JOURNAL DE LA CONSTRUCTION DE LA SUISSE ROMANDE www.batir-jcsr.ch CABANE DE MOIRY 84 e ANNÉE DÉCEMBRE 2010 FR. 7.50 Bois gciaire CENTRE PROFESSIONNEL Prisme pour lien 12
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Sommaire décembre 2010 Thomas Jantscher / Atelier Saint-Dismas / Thomas Jantscher / Sergey Skleznev Fotolia.com 29 21 53 13 5 Edito 7 Actualité 13 Extension Cabane Moiry Dialogue avec le gcier 21 Construction Fribourg Un prisme pour lien 29 Restauration Beau-Rivage Pace La tradition en mouvement 41 Infrastructures Tramway genevois Extensions décisives 51 Hommage Dante Luini Un présint essentiel La citation du mois «La montagne nous offre le décor A nous d inventer l histoire qui va avec!» Nicos Helmbacher 53 Bâtir pratique 55 FRMB Sauvegarr les fonds cantonaux 58 Métiers du bois Présents sur tous les fronts 61 Carrege Mondiaux en vue 63 Droit du travail Vacances jours fériés 66 Systèmes sécurité Stopper ou limiter l incendie 70 Instaltions fermure De prodigieuses avancées bâtir > décembre 2010 3
Edito bâtir Une réalisation Inédit Publications SA Rue s Jordils 40, 1025 Saint-Sulpice Tél. 021 695 95 10, fax 021 695 95 50 www.batir-jcsr.ch Organe officiel Fédération vaudoise s entrepreneurs Groupement romand l Union suisse s fabricants vernis peintures Groupement s étancheurs romands Fédération roman du carrege Fédération roman métiers du bâtiment Organe agréé Union européenne s miroitiers-vitriers Rédaction Rédactrice en chef: Annie Admane annie.admane@inedit.ch Rédactrice photo, rédaction: Sophie Kellenberger sophie.kellenberger@inedit.ch Secrétaire rédaction: Cudio Palstrelli cudio.palstrelli@inedit.ch Ont colboré à ce numéro: Laurent Schafer, Philippe Cadoux, Marie-Hélène Morf, Ludmi Glisovic, Emilie Boré. Photographies: Thomas Jantscher, Stéphane Romeu, Vanina Moreillon. Administration, abonnements Sara Cardoso Tél. 021 695 95 10, fax 021 695 95 50 abo@inedit.ch Régie s annonces Suisse roman Suisse alémanique Serge Bornand Tél. 021 695 95 67, fax 021 695 95 51 Mise en pages, photolithographie PAO, Inédit Publications SA pao@inedit.ch Couverture Cabane Moiry Photo: Thomas Jantscher Conception graphique Unigraf, Romanel Impression Courvoisier-Attinger Arts graphiques SA Abonnements Prix du numéro: Fr. 7.50 Abonnement annuel: Fr. 88. Tirage contrôlé La reproduction, même partielle, s textes illustrations n est autorisée qu avec l accord rédaction l indication source. Les auteurs s articles publiés ont responsabilité s théories opinions émises par eux. Une ébauche d avenir souriant Nous allons bientôt sortir d une année qui a pris le contre-pied s prévisions les plus armistes lorsque, à fin 2009, on ne savait pas encore ce que crise économique mondiale aurait pour incince sur pnète s affaires. L institut d analyses conjoncturelles KOF estime que l économie suisse vrait rester stable dans ses tendances, avec un redressement du marché l emploi baisse attendue du taux chômage à 2,8% en 2012. Les investissements construction resteront en croissance, même peu marquée (1%). Pour l institut, le plus gros risque reste lié à un franc fort par rapport à l euro au dolr. Dans construction, les chiffres sont là pour confirmer une bonne santé helvétique par rapport au contexte européen: sur le marché du travail, l un s indices les plus révéteurs, les activités ce secteur ont contribué fortement à croissance s emplois; par exemple, dans le tertiaire, les bureaux d architecture d ingénierie affichent l un s taux croissance les plus élevés (+3,7%). En revanche, l indicateur s difficultés recrutement pour construction révèle que les pces vacantes sont en forte augmentation ce qu on explique par un manque personnel qualifié ce vrait s accentuer puisque les prévisions l emploi affichent une progression 8,8%. Dès lors, où est donc cte main-d œuvre qualifiée que les patrons recherchent? Lors s assemblées générales d associations professionnelles, les entreprises formatrices dans le secteur construction se montrent très concernées par problématique s apprentissages. Selon les métiers, les comités romands luttent pour une formation en quatre ans au lieu trois; on veut faire reconnaître officiellement s professions qui existent sur le terrain; on veut remtre au goût du jour s savoir-faire un peu oubliés. Et surtout, on veut un meilleur mo financement, meilleurs règlements sans doute, une meilleure écoute l OFFT l Office fédéral formation professionnelle technologie. Mais faisons fi l aridité s chiffres! Pour finir l année encore plus positivement, pour rester sur bons rails, vous découvrirez, dans les pages qui suivent, les ultimes étapes du tram genevois qui traverse cité Cornavin au Cern. Nous avons aussi choisi vous présenter du «beau»: Cabane Moiry du CAS, rénovation coupole du Beau-Rivage à Lausanne, le récent bâtiment du Centre professionnel cantonal Fribourg. Ce brille, ce est coloré, ce est festif. Bonnes Fêtes. Annie Admane bâtir > décembre 2010 5
Actualité > EN BREF PASSAGE DE TÉMOIN CHEZ ROBERT AEBI SA Le conseil d administration Robert Aebi SA a nommé Marcel Zahner (à droite) CEO du groupe, à compter du 1 er janvier 2011. Il prend succession Stephan Zahner qui, en qualité présint du conseil d administration, continuera conduire les orientations stratégiques société. RACHAT D ENTREPRISE Walter Zürcher a annoncé avoir raché l entreprise menuiserie Tavapan à Tavannes, filiale du groupe portugais Sonae Industria. Il était jusqu ici le directeur production l entreprise, spécialisée dans les pcages haut gamme, qui occupe actuellement 32 personnes. THÉÂTRE SHAKESPEARIEN Le théâtre Royal Shakespeare Company, principale référence l œuvre du dramaturge angis, a rouvert ses portes au public à Stratford-upon-Avon, ville l écrivain au centre l Anglerre. Il était resté fermé durant trois ans mi pour cause travaux. La rénovation l imposant bâtiment en briques rouges a coûté 112,8 millions livres (plus 177 millions francs). VAUD, LAUSANNE ET CIO FONT LA COURSE ENSEMBLE Vaud, Lausanne le Comité olympique international (CIO) veulent créer un véritable pôle du sport international. Un pas supplémentaire qui vrait maintenant être franchi, jugent les trois partenaires. Ils s engagent à mtre en réseau les différents acteurs, à fonr une association, à construire vers Dorigny un bâtiment stiné à accueillir une académie du sport. La formation supérieure postgra sera érgie, en lien notamment avec l UNIL ou l EPFL. > PROJET Maison du sport vaudois à Leysin Le proj «Rasta Rock» du bureau d architectes usannois Mann & Capua Mann a été renu pour Maison du sport à Leysin. Destiné à accueillir s cours formation perfectionnement pour s moniteurs Jeunesse+Sport, s camps sportifs les camps scoires s écoles vaudoises, le nouvel édifice s inscrit dans partie supérieure parcelle réserve, en zone inférieure, s espaces stinés à pratique Le proj «Rasta Rock» a convaincu les édiles. sportive extérieure. La réalisation d une salle gymnastique, prévue dans une étape future, prend pce entre ces ux parties. Formé différents volumes simples assemblés dans une proximité faisant allusion aux constructions typiques région, une rge pce est faite au bois. La construction pourrait démarrer rapiment pour aboutir en décembre 2012. Le coût est évalué à quelque 6 millions francs. A.A. > ASCENSEURS Kone fête son 100 e anniversaire Fondée en 1910, Kone fête cte année son premier siècle d existence. L entreprise s est impliquée dans s activités aussi diverses que le textile, les technologies médicales conception d infrastructures transport hydraulique. Le cœur l activité a cependant toujours été les ascenseurs escators. La maison mère se trouve à Espoo (Finn). Grâce aux acquisitions dans le mon entier, elle est actuellement présente dans plus 40 pays du mon entier. Kone (Suisse) SA existe puis 1992. La filiale roman est à Sion. Capua-Mann Architectes / Robert Aebi SA / Kone SA bâtir > décembre 2010 7
Actualité Actualité CFF FVE / Unclesam Fotolia.com > TUNNEL DU WEINBERG Percement achevé Le 22 novembre rnier, le tunnelier a terminé le percement s rniers centimètres du tunnel du Weinberg, reliant Oerlikon à gare Zurich, sur 4 kilomètres, avec un passage sous Limmat. La ligne dite «diamétrale» Zurich est un maillon important l axe est-ouest du réseau ferroviaire suisse. Elle permtra nouvelles offres en trafic grans lignes régional dès 2014-2015. > EN BREF A9: ACQUITTEMENT Les neuf personnes accusées dans le cadre s irrégurités comptables constatées sur le chantier l autoroute A9 dans le Haut-Vais sont acquittées. Le Tribunal du district Brigue juge l acte d accusation trop flou. Il estime que le procureur n a pas été assez précis dans ses accusations. Ce rnier n aurait pas indiqué avec suffisamment crté «quel dommage était survenu qui l avait supporté». ABB ACQUIERT BALDOR Le groupe électrotechnique zurichois ABB veut acquérir le fabricant américain moteurs industriels Baldor Electric Company. La transaction porte sur 4,2 milliards dolrs inclut un enttement n 1,1 milliard. PRIX AGA KHAN Remis tous les trois ans, le Prix Aga Khan d Architecture distingue l excellence en architecture dans d autres formes d intervention sur l environnement bâti s sociétés musulmanes. Il est doté 500 000 dolrs. Les cinq projs uréats sont: Marécages Wadi Hanifa, Arabie saoudite; Revitalisation l hypercentre Tunis, Tunisie; Musée Madinat Al-Zahra, Cordoue, Espagne; Usine textiles Ipekyol, Edirne, Turquie; Ecolepont, Xiashi, Fujian, Chine. 8 bâtir > décembre 2010 > FÉDÉRATION VAUDOISE DES ENTREPRENEURS Un nouveau secrétaire patronal Jean-Charles Mignot quitte le service du contentieux pour reprendre le secrétariat patronal plusieurs groupes professionnels. Un homme du sérail pour aller plus avant dans réorganisation interne. En date du 15 novembre rnier, direction Fédération vaudoise s entrepreneurs (FVE) a annoncé nomination Jean-Charles Mignot au rang nouveau secrétaire patronal en charge s groupes vaudois plâtrerie-peinture, parquerie pose revêtements sols, d asphaltage étanchéité, ainsi que du groupe s travaux spéciaux en résine. Né le 30 juill 1968, il est entré au service FVE le 1 er novembre 1996. Tituire d un brev vaudois capacités aux fonctions préposé à l Office s poursuites faillites, il a œuvré durant plus treize ans à tête du bureau puis du service du contentieux. Il reprend ce poste dérivant vacance s secrétariats patronaux cités plus haut, répondant ainsi à son souhait pouvoir érgir ses expériences professionnelles, note Jean Genol, directeur FVE. Et d ajouter: «Ses activités dans défense professionnelle, formation ou au sein diverses commissions, entre autres, le conduiront à entrenir nombreuses rions avec les associations faîtières, les partenaires sociaux, les autorités cantonales, voire communales.» Formellement, l intéressé est en poste puis début octobre. FVE/com > CONVENTION COLLECTIVE DU SECOND ŒUVRE Accord paraphé à Tolochenaz La commission paritaire du second œuvre romand est parvenue à un accord pour convention collective qui entrera en vigueur le 1 er janvier 2012 qui étendra sa validité jusqu en 2016. C est en date du 19 novembre, à Tolochenaz, qu a été approuvé par signature Fabienne Kühn, porteparole syndical Pascal Schwab, son homologue patronal, le procès-verbal s négociations pour nouvelle convention collective du second œuvre romand (CCT_SOR). Un groupe paritaire a été constitué pour rédaction in fine l accord. Dans les grans lignes: La nouvelle CCT s étend 2012 à 2016. Les saires minimaux (harmonisation roman sur ux ans) réels (+98 fr./mois dès l an prochain) sont revus à hausse. Ils évolueront selon différents indices référence l indice s prix à consommation. Les inmnités repas s éléveront à 17 fr. pour tous les cantons dès le 1 er janvier 2013. L avenir conventionnel s métiers du second œuvre est garanti jusqu en 2016. Les absences congés suivent les prescriptions légales. Baisse 2% à 1,8% s cotisations CCRA-RESOR (convention collective pour rraite anticipée du second œuvre romand) avec cependant une hausse du saire assuré. Renseignements: Fédération vaudoise s entrepreneurs, secrétariats patronaux, tél. 021 802 88 88. > EN BREF NOMBRE D EMPLOIS EN PROGRESSION Le nombre d emplois en Suisse a fortement progressé au troisième trimestre. Par rapport à même pério l année précénte, il a augmenté 1% à 4,08 millions d emplois. Les prévisions pour le quatrième trimestre dénotent une tendance positive. Dans le secteur secondaire, branche construction (+1,6%) a contribué à tendance positive. La progression a été forte également dans branche l architecture ingénierie (+3,7%), où 4000 emplois ont été créés au troisième trimestre. EXTENSION PROVISOIRE DE CHAMP-DOLLON La première pierre l annexe Champ- Dollon a été posée le 29 novembre. Ce bâtiment provisoire en préfabriqué 100 pces doit permtre désengorger prison genevoise. Budgétés à 25 millions francs, les travaux doivent s achever en juin 2011. L extension proprement dite Champ-Dollon vrait voir le jour en 2016-2017, selon les prévisions actuelles. COUP DE FREIN DANS LA CONSTRUCTION Le secteur construction en Suisse a subi un renversement tendance au troisième trimestre. La production, ajustée s variations saisonnières, a fléchi 0,9% par rapport aux trois mois précénts, alors que les chiffres d affaires diminuaient 2,8%. Selon les résultats provisoires dévoilés par l Office fédéral statistique (OFS), le tassement production reflète pour l essentiel l affaiblissement dans le bâtiment. Pour mémoire, production ajustée s variations saisonnières dans construction avait augmenté 1,4% au uxième trimestre par rapport aux trois mois précénts. Les chiffres d affaires avaient progressé 1,7%. bâtir > décembre 2010 9 Pcostanzo Fotolia.com / Fotofrank Fotolia.com / Lisa F. Young Fotolia.com
Ces entreprises ont participé à construction cabane Moiry Extension CABANE DE MOIRY Dialogue avec le gcier Ouverte tant aux familles qu aux alpinistes chevronnés, cabane Moiry, transformée étendue, offre plus confort à ses hôtes tout en exploitant au maximum les énergies naturelles. Al orée du gcier, plongeant littéralement sur une casca séracs, un bijou bois cuivre a trouvé là un écrin minéral à sa hauteur. Située à 2825 mètres d altitu, au-ssus du vilge Grimentz, cabane Moiry marie le passé le futur. Plus accueilnte C est en décembre 2005 que le Club Alpin Suisse section Montreux a mandaté le cabin d architectes Nico Baserga Christian Mozzti, Muralto, pour prendre en main le stin cabane. Afin répondre à l évolution société au pn social, technique sportif, il était venu nécessaire d améliorer les structures d accueil. Le maître d ouvrage désirait rendre le lieu accessible non seulement aux alpinistes confirmés, mais aussi au plus grand nombre dont les familles accompagnées d enfants. «Le programme ne consistait pas à augmenter capacité d accueil cabane, mais à améliorer sa qualité en créant plus volume, plus confort, plus sécurité en respectant les normes énergétiques Minergie», explique Nico Baserga. Dialogue contrasté «Nous avons opté pour conservation volumétrique architecturale cabane d origine, construite au milieu s années 1920», poursuit l architecte. Aux 1100 m 3 celle-ci est donc venu s ajouter le volume bâtir > décembre 2010 13
CABANE DE MOIRY Extension Lien entre cabane historique le nouveau volume, l entrée principale propose une vue traversante puis terrasse vers le rocher. Les grans ouvertures donnent le ton au bâtiment en même temps qu elles le projtent sur s paysages grandioses. Les bans cuivre s faças inscrivent le volume avec force dans son environnement naturel. construction, soit 1990 m 3. C espace inclut un dépôt 70m 3 créé sous terrasse. Les ux édifices sont reliés par l entrée principale située entre eux, mais ils sont architecturalement autonomes. «Ancien nouveau s opposent dans un dialogue manifestant s expressions architecturales différentes.» L ancienne entrée est uniquement utilisée comme accès hivernal. Bien ancré dans roche, l ancien bâtiment, avec ses pites ouvertures, «est un lieu d introspection», tandis que partie récemment créée est aérienne. Elle offre une vue ouverte, directe imprenable sur un paysage époustoufnt. «C est comme se tenir sur le bord d un balcon», souligne encore l architecte. 14 bâtir > décembre 2010 Les difficultés à surmonter pour ce chantier montagne, accessible uniquement à pied ou par les airs, ont été nombreuses. L altitu, le froid, s chutes neige inopinées, une saison courte cabane continuant à recevoir s randonneurs ont été autant d obstacles à surmonter. Ainsi, les travaux ont été répartis sur trois étés. La première tâche a consisté à excaver roche appelée à recevoir le socle construction. En raison s coûts d une telle opération, le forage a été limité au minimum. Une terrasse plus spacieuse a été réalisée à partir s «La vue est époustoufnte. C est comme si l on se tenait au bord d un balcon» Nico Baserga, architecte matériaux fouille s pierres préexistantes. D autre part, terrasse l ancienne maison était très rustique nécessitait s travaux. Un soubassement a été créé sous c espace. On y trouve aujourd hui une cave en béton qui abrite s dépôts les locaux techniques. Cte partie sert base au bâtiment lui-même isole pierre le bois s ux étages supérieurs. Légers à transporter par hélicoptère, résistants, chaleureux esthétiques, le cuivre le bois se sont imposés d eux-mêmes pour cte construction en altitu. «Les éléments en bois du bâtiment ont été préfabriqués il n a fallu que quelques jours pour les assembler, précise Nico Baserga. Il était important fermer le volume le plus rapiment possible.» Unité visuelle Les bans cuivre, fabriquées manière standard, ont été posées par suite. Outre l unité visuelle entre le toit l ancienne bâtisse couverture l extension contemporaine, ce métal présente l avantage noircir avec le temps, ce qui contribue à emmagasiner chaleur. Les grans baies vitrées bâtir > décembre 2010 15
Confiance CABANE DE MOIRY Extension Les intérieurs privilégient le bois, pour donner une ambiance chaleureuse au tout. Le système CEC utilise une technique brevée. L assainissement conduites est une affaire confiance. Nous en prenons soin puis plus 20 ans. La confiance ne se décrète pas, elle se construit dans durée. En qualité spécialiste l assainissement conduites d eau chauffage, Inter Protection SA agit au cœur d un système sensible. Nous utilisons un procédé homologué au niveau international garantissant une protection à long terme. Pour en savoir davantage : www.interprotection.ch. Certifié ISO 9001:2000 Inter Protection SA Cugy, tél. +41 (0)21 731 17 21 Berne, tél. +41 (0)31 333 04 34 info@interprotection.ch www.interprotection.ch fait partie du groupe chaleur force. C appareil calorifique, couplé aux panneaux soires installés sur le toit cabane d origine, produit l énerpermtent aussi un apport chaleur direct. Ainsi, tel un lézard, cabane se réchauffe en gran partie grâce au soleil. Avec son toit pratiquement pt, nouvelle cabane Moiry peut affronter s chutes neige importantes. En eff, cte surface pne n offre pas résistance au vent. La neige est soufflée formation congères est évitée. Les vingt centimètres d isotion en ine roche qui comble les parois, un bâtiment très hermétique chaleur naturelle dégagée par les visiteurs participent à l élévation température ambiante. En outre, les rez--chaussée s ux édifices sont chauffés par trois poêles à bois, dont ux sont installés dans le nouveau réfectoire. Enfin, chaleur dégagée par génératrice se trouvant dans cave, nécessaire au fonctionnement cuisine, «Cent dix pces sont disponibles» gie nécessaire à chauffer l eau s sanitaires ainsi que certains espaces comme salle conférences. La fin s grands dortoirs L été 2010 a été consacré à réhabilitation l ancien bâtiment en pierres. Exigence du service du feu, un escalier a été construit. «Dans cte maison, nous avons travaillé sur l espace, signale Nico Baserga. Le maître d ouvrage désirait une salle réunion, un lieu dédié à s cours formation sur l éthique le développement s valeurs en milieu alpin. Nous avons aussi réaménagé les chambres. Dans l ensemble, il s agissait essentiellement d une opération lifting.» Dans les ux bâtiments, les grands dortoirs ont disparu au profit chambres adaptées à pits groupes ou s familles. En outre, le réfectoire cuisine se trouvant au rez-chaussée nouvelle cabane, le pncher du 1 er étage où sont situées les chambres a été réalisé à partir dalles bois préfabriquées Lignatur silence. Offrant une excellente absorption acoustique, elles sont aussi très résistantes au feu. bâtir > décembre 2010 17
CABANE DE MOIRY Extension LES INTERVENANTS MAÎTRE DE L OUVRAGE Club Alpin Suisse CAS Section Montreux, Montreux Tout pour le soudage, à ux pas chez vous Gas & More, votre marché spécialisé PanGas Propane Gaz pour ballons Gaz techniques Gaz protection pour le soudage Gaz alimentaires BIOGON Gaz médicaux Gas & More Narciso Giz, Rte du Bois 14, 1024 Ecublens Téléphone 021 697 09 39, Fax 021 697 09 37 Grils marque accessoires Radiateurs rayonnants souffnts Ballons accessoires Matériel soudage Gce carbonique Appareils médicaux www.pangas.ch SikaCor SW 500 Revêtement à base résine époxy, exempt solvants, résistant aux sollicitations mécaniques, pour les constructions hydrauliques en acier Les grands dortoirs ne sont plus mise, les plus grands ont 12 lits, jusqu à s pites structures (4 pces) proposées. Au premier étage du nouvel édifice, on trouve également les pièces stinées aux membres du personnel chambre chauffée du gardien. De jolies fenêtres étroites servent à une aération naturelle. Au total, près 110 personnes, y compris les employés, peuvent loger se restaurer à Moiry. Ce chantier aura coûté quelque 6 millions francs. Le confort accru obtenu grâce à ces travaux perm d accueillir les visiteurs dans s conditions optimales encourage s séjours plus longue durée. Texte: Ludmi Glisovic Photographies: Thomas Jantscher LES MANDATAIRES Architecte Nico Baserga Christian Mozzti architti ETH STS, Muralto Direction s travaux Savioz, Fabrizzi Architectes Sàrl, Sion Ingénieur civil Pedrazzini Ingegneri Sarl, Lugano Ingénieur électricité Perrott Ingénieurs Conseils en électricité SA, Epalinges Ingénieur sanitaire ventition ER Energies Rationnelles SA, Ingénieurs Conseils, Denges Ingénieur sanitaire CCTB SA, Noville LES ENTREPRISES Entreprise construction consortium Imhof Armand, Naters befa-tec AG, Salquenen Construction en bois nouvelle cabane Gebr. Bissig Holzbau, Altdorf Fenêtres bois aluminium Franz Ormatt Fenster GmbH, Schattdorf Construction en bois ancienne cabane Astori Frères, Bramois Ferbntier Arnold Spenglerei AG, Flüelen Instaltion électrique Philippe Bonn, Pully Instaltion chauffage Marcel Bonvin & Fils SA, Corin sur Sierre Instaltion sanitaire Marcel Bonvin & Fils SA, Corin sur Sierre Menuisier Oswald Wyrsch Schreinerei, Attighausen Cuisine industrielle Restorex Cuisines professionnelles SA, Uvrier Transport Eagle Hélicoptère AG, Sion La vue en contre-plongée cabane donne une idée du défi constructif. Sika Schweiz AG, Tüffenwies 16, CH-8048 Zurich, Tél. 058 436 40 40, www.sika.ch bâtir > décembre 2010 19
Cte entreprise a participé à construction l école professionnelle Fribourg Rénover avec FLEX! info@nierberger-kriens.ch Fax 041 318 60 71 Construction FRIBOURG Un prisme pour lien PROFILS EN ALUMINIUM, ACIER ET PANNEAUX SANDWICH POUR TOITURES, FACADES ET PLANCHERS LE MODULE MINERGIE DE MONTANA En colboration avec les partenaires SFS ISOVER, société Montana Systèmes Construction SA a développé un module Minergie certifié. Il procure un confort accru grâce à une isotion thermique perméable. Il respecte l environnement moyennant une réduction consommation d énergie le recycge ses composants. Il garantit une gran conservation valeur. Il isse à l architecte s libertés créations sa pose est aisée rapi. Demanz le prospectus MONTAPLUS ou téléchargez à l adresse ci-ssous: www.montana-ag.ch > Services > Télécharger les brochures CERTIFIÉ. MINER IE - MONTAPLUS. MONTANA BAUSYSTEME AG Durisolstrasse 11 CH-5612 Villmergen Tél. + 41 0 56 619 85 85 Fax + 41 0 56 619 86 10 www.montana-ag.ch info@montana-ag.ch Swiss Ma MONTANA SYSTÈMES DE CONSTRUCTION SA CH-1028 Préverenges Tél. +41 0 21 801 92 92 Fax +41 0 21 801 92 93 www.montana-ag.ch info@montana-ag.ch C Ce prisme aux factes jauneorangé semble tutoyer cathédrale au loin. Inaugurée en novembre, après ux ans C mi travaux, réalisation unifie complète l offre fre locaux scoires Le proj «Boucle» complète stinés s à formation professionnelle. Voici le bâtiment «E», chaînon man- unit l offre scoire du quant dans un mailge épars d édi- Centre professionnel cantonal fices (A, B, C, D, F G) déjà datés Fribourg. Dans l alphab quelques décennies. L ouvrage est l œuvre du bureau usannois Butiko- architectural du quartier, le fer - Oliveira - Vernay. Vainqueur du bâtiment «E» offre désormais concours en 2005, leur proj architec- tural se nomme «Boucle»: «Telle une une nouvelle lecture. boucle, il tient ensemble les bâtiments existants. ts. Une boucle évoque aussi l idée centre ou réseau», explique Serge Butikofer, architecte. «La forme polygonale répond à complexité à contrainte du site, avec lequel nous voulions inter- agir. L orientation reprend partiel- lement direction s faças existantes, tes, comme au nord celle du bâtiment F l Ecole professionnelle elle artisanale. Ou au sud, celle du bâtiment C. Nous aménageons ainsi une nouvelle articution entre les différentes géométries du lieu.» Nouveau centre Côté programme, 28 salles csse, un auditoire, une cafétéria, une biblio- thèque un parking se distribuent dans une volumétrie complexe jouant avec pente colline. S y greffent un porte-à-faux un escalier public traversant le complexe e vers l école du Bourg en contrebas. Quatre étages émergent, ent, ux autres plongent sous surface l espna principale. Ces rniers accueillent notamment le restaurant ant biblio- thèque dans une cour en contrebas: «Ce patio a permis dégager un rge panorama l espna vers cathédrale. D autre part, grâce à c espace, nous avons pu obtenir un volume compact. Une gran partie du programme s locaux se situe sous le niveau l espna.» La structure béton dudit volume est dotée d un noyau central avec porteurs ponctuels bâtir > décembre 2010 21 Une entreprise Corus Group
ÉCOLE PROFESSIONNELLE FRIBOURG Construction Les faças en verre représentent 2800 m 2. En raison s qualités intrinsèques du verre, surface est véritablement lisse. périphériques. Deux murs 35 cm font office voiles tenant, en partie, le porte-à-faux. Enveloppe transluci Par sa géométrie son volume compact, le bâtiment ne superpose pratiquement aucune paroi d un étage à l autre: «Les salles ont s tailles très variables. Nous nous sommes affranchis du système poteau-poutre, trop contraignant pour disposition du programme. Nous avons travaillé avec un module 31cm afin d avoir un maximum liberté.» Une enveloppe en verre 2800 m 2 recouvre l ouvrage. Aucun store exté- rieur. La protection soire est assurée par le vitrage. Cte peau lissée aux accents chamarrés confère son intité singulière à l ouvrage. Pièce maîtresse: le KoolGss. C élément 1,86m rge est opaque l extérieur, mais transparent l intérieur. Un eff produit par le KoolSha, un riau conception angise: s melles fines (1,27 mm) en bronze inclinées à 27 grés insérées dans le verre. L inclinaison ce riau bronze perm partiellement bloquer l irradiation chaleur à belle saison. En revanche, lorsque le soleil est bas matin, soir en hiver, les rayons pénètrent à l intérieur. Posé entre autres au Musée Tinguely à Bâle, le KoolSha reste rare, surtout à une telle échelle. Sa couleur orange est, elle, une première: «La toile métallique est en principe noire ou brune. Nous avons fait s essais couleurs, en cherchant à donner une matérialité au verre.» Détails extrêmement précis Deux autres éléments forment le canevas s faças: les verres sérigraphiés avec trame jaune (151 cm rge) les pits ouvrants translucis (93cm). La distribution ces trois éléments est fonction s programmes intérieurs l orientation. C est l entreprise Sottas qui a remporté l appel d offres pour fabrication, l assembge pose s éléments finis avec cadre aluminium. Chaque élément 500kg en moyenne a été suspendu en ux points sur les attaches solidaires à dalle. Il a ensuite été jointoyé avec les suivants. «Nous avions s détails soumission extrêmement précis nous avons ensuite traité chaque exception avec l entreprise», souligne Serge Butikofer. Et dans un bâtiment polygonal compact, les exceptions sont légion. Un challenge pour le façadier bullois: «Des renforts ont été prévus sur certaines traverses horizontales. Selon le En haut, pn d étage: le prisme s ouvre sur cour intérieure, qui gagne en luminosité grâce aux faças vitrées. Ci-ssus: l intégration du bâtiment E qui lie les éléments préexistants. Butikofer Oliveira Vernay Architectes 22 bâtir > décembre 2010 bâtir > décembre 2010 23
Cte entreprise a participé à construction l école professionnelle Fribourg ÉCOLE PROFESSIONNELLE FRIBOURG Construction fluage, nous avons aussi dû redéfinir le type joints entre les éléments afin d assurer le drainage l étanchéité. Le fait disposer nos propres équipes pour l ingénierie, l assembge, le transport pose a constitué un énorme atout», explique Andreas Ostwald, ingénieur chez Sottas. Vitrage réguteur Labellisé Minergie, le bâtiment bénéficie d une gestion thermique optimisée. La faça sud dispose d une protection soire accrue, grâce à GssX, un verre conception suisse à régution chaleur. Il contient un hydrate sel qui se liquéfie en accumunt chaleur. Puis, il redistribue en rournant à l état soli lorsque température fraîchit. Toutes les salles sont en outre équipées dalles actives apparentes assurant une excellente inertie thermique: «Au besoin, dalle peut être rafraîchie par l eau sanitaire. Même en été, celleci est à 15 grés. Le rafraîchissement dalle se fait par le préchauffage l eau chau sanitaire produite pour les bâtiments scoires salle sport. On est doublement gagnant», explique l architecte. A noter enfin que, outre une ventition à double flux, le bâtiment dispose également d un puits canadien. Depuis rentrée, les élèves ont pris possession s locaux. Ils peuvent aussi profiter halle gym triple semi-enterrée en contrebas du Cycle d orientation du Belluard associée au même proj architectural. Quant aux zones extérieures, leur aménagement en pce détente fait part belle aux piétons, sur près 18 000 m 2 aux alentours: «Le bâtiment E est certes compact mais son rôle s avère immense», estime Serge Butikofer. «C est un nouveau centre qui resserre, regroupe relie les bâtiments scoires dans un nouvel ensemble.» Texte: Laurent Schafer Photographies: Thomas Jantscher La contiguïté s bâtiments est rythmée par s éléments liaison, animés par le passage s élèves. bâtir > décembre 2010 25
ÉCOLE PROFESSIONNELLE FRIBOURG Construction LES INTERVENANTS MAÎTRE DE L OUVRAGE Association du Centre professionnel cantonal (ACPC), Fribourg LES MANDATAIRES Architectes Butikofer Oliveira Vernay Sàrl Architectes, Lausanne Management proj direction s travaux Tekne SA, Fribourg Direction s travaux bâtiment H transformations Atelier Copn, Fribourg Ingénieur civil Groupement Gibes: Synaxis SA, Lausanne; Crisinel & Favez associés, Payerne; Etec SA, Vilz-Saint-Pierre Ingénieur CVSE Groupement TSB: Tecnoservice Engineering SA, Fribourg; Belec SA, Givisiez Ingénieur en énergie Energiebüro Grossenbacher, Morat Paysagiste W+S Landschaftsarchitekten, Soleure Ingénieur faças Emmer Pfenninger Partner AG, Münchenstein Pnificateur cuisine Culitec SA, Le Mont-sur-Lausanne Constat bâtiments environnants Hirsiger & Pécrd SA, Domdidier Géomètre Pascal Bongard SA, Fribourg En se déployant sur plusieurs faces, le restaurant profite pleinement lumière naturelle. LES ENTREPRISES Tables salles csse cafétéria Agencements techniques mornes SA, Buttes Chauffage Albin Baeriswyl SA, Fribourg Riaux salles gym, engins mobiles fixes Alr + Eisenhut SA, Ebnat-Kappel Exutoires Algitec, Yverdon-les-Bains Protection contre foudre Alpiq intec Romandie SA, Fribourg Ouvrages métalliques AWA Constructions métalliques SA, Marly Chaises travail Batiplus SA, Lutry Fourniture tableaux électriques Baumann Constrelec SA, Rosé Tables restaurant, meubles rangement Bise G. SA, Tavel Revêtement sol résine époxy Brihosol SA, Châtel-Saint-Denis Portes extérieures en métal portes local engins Brodard Portes SA, La Roche Portes intérieures en bois Bruegger G. & Fils SA, Marly Revêtements parois en céramique Carreges Sassi SA, Fribourg Habilge acoustique parois, pfonds acoustiques Clément Peinture SA, Fribourg En contraste avec l esthétique s faças, les espaces circution en imposent par leur sobriété. Fourniture vaisselle Cash Hôtel Service SA, Givisiez Ventition Cofely, Granges-Paccot MCR, mesure Comman SA, Corminboeuf Système verrouilge Commerce fer CFR, Romont Travaux spéciaux, terrassement H Consortium ACPC p.a. Implenia Construction SA, Fribourg Aménagement jardin Consortium Lauper SA Realsport SA, Rossens Aménagement jardin Deco-Jardin.ch Sàrl, Dompierre Portes coupe-feu, portes, vitrages intérieurs bois Delta Türsysteme AG, Lonay Faux pfonds métalliques Dewaisol AG, Murten Peinture intérieure Dumas Raphaël & Fils SA, Mézières Eléments préfabriqués Element AG, Tavel Ntoyage bâtiment Ferreira Ntoyage SA, Pensier Equipement muscution Fimex Distribution AG, Lyss Revêtement coupe-feu Fire System SA, Bulle Revêtement sols dalle gymnastique Floortec Sport- und Bonbegssysteme AG, Mühlhurnen Mobilier représentatif divers Forme + Confort SA, Fribourg Crépis enduits intérieurs, cloisons, revêtements en plâtre Frepa AG, Bienne Marquage Friroute SA, Fribourg Béton, béton armé Bâtiment E, terrassement Bâtiments E, G Brodard & Fils SA, La Roche Revêtement parois en bois G.Sciboz SA, Farvagny Etanchéités souples Geneux Danc SA, Fribourg Agencement cuisine Ginox SA, Crens Chapes Guta Chapes SA, Vilrs-sur-Glâne Revêtements sols en bois HKM SA, Fribourg Equipements vestiaires Hunziker-Kal SA, Ecublens Travaux maçonnerie Implenia Construction SA, Fribourg Calorifugeage Issa SA, Bulle Instaltions électriques Kus Electricité SA, Givisiez Revêtements parois salles gym Lambda SA, Lausanne Système tableau interactif matériel audiovisuel Lehmann Media AG, Düdingen Matériel informatique Megahertz Computer SA, Vilrs-sur-Glâne Horloges Mobatime Swiss SA, Le Mont-sur-Lausanne Instaltions frigorifiques Newtherm SA, Vufflens--Ville Portes, armoires, rayonnages Oberson Marcel, Riaz Ascenseurs Otis, Fribourg Faças, bâtiment H Progin, Bulle Lustrerie Régent Appareils d écirage SA, Le Mont-sur-Lausanne Béton, béton armé, bâtiment H Repond André SA, Charmey Charpente Robert Pascal Sallin SA, Vilz-Saint-Pierre Echafaudages Roth Echafaudages SA, Fribourg Cloisons fixes Saka AG, Forel/Lavaux Chaudière Schmid SA, Moudon Signalisation Sciboz Timbres + gravures, Fribourg Surveilnce chantier Securitas SA, Neuchâtel Détection incendie Siemens Suisse SA, Renens Marquage au sol Signal SA, Vaulruz Les salles cours s ouvrent rgement sur l environnement extérieur. «Boucle» en survol > Maître l ouvrage: Association du Centre professionnel cantonal Fribourg (ACPC) regroupant l Etat, les communes le patronat > Investissement total: 54,7 millions, dont 14,8 à charge Confédération > Principaux programmes: Bâtiment E Minergie 28 salles cours, auditoire 120 pces, cafétéria 150 pces, restaurant 200 pces, bibliothèque 540 m 2 Bâtiment H Halle sport triple, salle fitness Aménagement pces détente extérieures d une surface 17 500 m 2 > Cube SIA 116: 59 455 m 3 > Surface brute totale: 12 910 m 2 > Pces parc: 140 Chauffage déshumidification Soagesmat, Farvagny Revêtements sols lino moqute Sols Ambiance SA, Fribourg Faças Bâtiment E Sottas SA, Bulle Rayonnages, archivages SSB Service aux bibliothèques SA, Berne Ferbnterie Staremberg SA, Bulle Instaltions sanitaires Stritt & Forlin SA, Rosé Ecirage sécurité, sonorisation Tyco Fire & Integrated Solutions Suisse SA, Préverenges Revêtement sols en Haltoplex Walo Bertschinger SA, Saint-Sulpice Gestion s déchs Zumwald Transports SA, Vilrs-sur-Glâne Faux pfonds métalliques Alfred Buchmann SA, Giffers Revêtements parois céramique AP Carreges SA, Fribourg Instaltions électriques Barboni + Colud SA, Fribourg Menuiserie Charrière SA, Le Mour Cloisons plâtre Laner SA, Vilrs-sur-Glâne Déménagement Leibzig SA, Marly 26 bâtir > décembre 2010 bâtir > décembre 2010 27
20 Ces entreprises ont participé à restauration Roton l Hôtel Beau-Rivage à Lausanne ANS RESTAURATION DE LA ROTONDE DU BEAU-RIVAGE PALACE À LAUSANNE La tradition en mouvement Restauration Après huit mois travaux, aux, le Beau-Rivage age Pace a inauguré le 30 septembre un s fleurons son architecture: roton Belle Epoque entièrement emen t restaurée sa nouvelle verrière. L Longtemps masquée par une opaque véranda construite dans les années 1970, roton 1900 du Beau-Rivage Pace a désormais rrouvé sa pce choix au «cœur l hôtel». Dernier chantier initié par l hôtel, après sa lon- gue exempire opération réno- vation s bâtiments principaux entre 1993 2000, roton a été complè- tement restaurée afin d accueillir un espace flexible répondant aux nécessi- tés d un hôtel luxe du XXI e siècle, tout en rrouvant ses couleurs d ori- gine, à l intérieur comme à l extérieur. Contexte historique d un hôtel prestige Reprenant enant à leur compte l adage du Beau-Rivage Pace «La tradition en mouvement», le bureau d architectes usannois Richter-Dahl Rocha Associés, responsable du proj, a conçu une extension toute en transpa- rence, stinée à prolonger l espace à sublimer puré rrouvée bnche roton Construite en même temps que l aile Pace par l architecte suisse Eugène Jost entre 1905 1908, roton subit un incendie en 1972 qui altéra ses peintures intérieures. En 1976, une annexe avec un toit en zinc fut construite autour, à cte occasion, une partie du riche décor sculpté l extérieur disparut. A l aube s tra- vaux commencés en 2009, le souhait du maître d ouvrage était cir: il falit redéfinir cte articution entre les ux bâtiments, «alliant une fonction représentation à une fonction distribution». Pour cte salle inscrite en note 2 d in- térêt régional, dont restauration bâtir > décembre 2010 29
BEAU-RIVAGE LAUSANNE Restauration Les revêtements peints ont été rénovés dans le respect l aspect d origine. Les figures hautsreliefs en staff n ont mandé qu un ntoyage avant d être passés au beige très cir. Le restaurant a rrouvé son faste d antan une plus gran luminosité grâce à un allègement s décors, notamment s dorures. La nouvelle verrière vient en prolongement roton. Elle rempce avantageusement une ancienne extension. s est déroulée sous surveilnce section s Monuments sites, volonté était préserver rrouver l héritage historique, tout en y adjoignant une fonction morne service, par création d une annexe aux lignes cirement contemporaines qui ne masquerait pas ces belles rrouvailles, viendrait se développer sur les jardins le c. Intervenants passionnés fiers Après environ neuf mois d éboration en étroite colboration avec François Dussart, directeur général du Beau-Rivage Pace, Laurent Chenu, conservateur s Monuments sites, les architectes ont piloté huit bureaux mandataires spécialisés afin chapeauter suivre les inter- ventions 26 entreprises 3 ateliers conservation-restauration: un travail quasiment diplomatique pour accorr tout ce mon autour d une réalisation commune. Cependant, comme le résume le directeur travaux du bureau Richter-Dahl Rocha Associés, Daniel Ghielmini, «il y a une gran fierté pour les différents intervenants d avoir œuvré, avec leur savoir-faire, à rrouver qualité d une époque passée isser, à leur tour, un travail bien fait pour les ouvriers futurs». Le chantier, conduit dans un déi rivement court huit mois afin préserver au maximum clientèle, a débuté par struction s anciennes instaltions pose d un échafaudage extérieur avec une toiture provisoire. Coupole entièrement rénovée La première nécessité était s assurer l état structure porteuse coupole. Si charpente métallique était intacte, le voligeage en bois, lui, a dû être changé à 60%. Par ailleurs, «après plus cent ans bons loyaux services, toiture montrait s signes certains faiblesse en matière couverture ferbnterie», note l architecte Jacques Richter. Les ardoises les membrons en zinc ont donc été intégralement arrachés rempcés. «Tout a été fait sur mesure, précise Daniel Ghielmini, les pièces, préfabriquées en atelier, ont été taillées adaptées sur pce.» Il s agit au total 5681 ardoises d Angers, 3500 kilos zinc titane: un travail titan très délicat, qui a requis 12 000 fixations cinq mois travaux. Seules les pques en acier accueilnt un décor branchages feuilgés stylisés sont d origine, mais elles ont été sablées, 30 bâtir > décembre 2010 bâtir > décembre 2010 31
BEAU-RIVAGE LAUSANNE Restauration Atelier Saint-Dismas Un ange qui a rrouvé sa prime fraîcheur. traitées à l antirouille repeintes. Autant soins qui ont permis rrouver prestance cte coupole d ardoises, signal fort tout en courbes du beau parc arboré. Les tailleurs pierre au pied du mur: comment intervenir? Si faça extérieure a perdu au cours du siècle ses fameux groupes sculptés, elle a néanmoins conservé une ordonnance certains décors, comme les consoles en enroulement rocaille, les pistres les colonntes encadrant les baies. Olivier Fawer, mandaté par les Monuments sites comme responsable du suivi chantier pour cte étape, le rappelle: «L objectif pour pierre taille était justement respecter les lignes, les proportions, les arêtes les moulures.» La première étape a donc consisté en un pon- «La couleur est réellement un prolongement l architecture» Eric-James Favre-Bulle, restaurateur d art çage un ravalement intégraux s faças; pierre mise en œuvre ici est un calcaire tendre bnc du norst France dont particurité est développer un calcin protecteur, qui s assombrit avec le temps. Une fois bncheur rrouvée, plusieurs attitus s imposaient selon le gré faiblesse pierre, toujours dans volonté respecter le bâti d origine: «Le bâtiment a s ris, mais il ne s agit pas d en faire une vieille dame siliconée!» explique Olivier Fawer. Assainir sans dénaturer, voilà le mot d ordre. Lorsque dégradation menaçait trop pierre, il a fallu procér à s rempcements en pièces massives dans l appareilge. Cte technique est généralement renue lorsque pièce à changer est d une surface plus 30 cm 2. Ce a été le cas par exemple pour ux enroulements fragmentaires en haut faça, qui ont été intégralement rempcés. Taillés à l intique dans pierre d origine Savonnières, les blocs 150 à 200 kilos chacun ont été intégrés dans l appareilge. Un véritable tour force, qui ne se voit absolument pas à l œil nu! Verrière terrasse En rempcement d une extension «pas très heureuse» réalisée dans les années 1970, les architectes ont proposé une verrière beaucoup plus transparente lumineuse pour y installer salle s pits déjeuners, offrir à roton une affectation plus souple (s conférences aux banqus). Ce nouvel espace, prolongé par une terrasse généreuse, bénéficie d une situation exceptionnelle vant les jardins le c, par sa transparence, «vient mtre en valeur faça historique» roton y diffuser une douce lumière. Dans un aménagement intérieur aux accents très actuels, avec systèmes chauffage, écirage climatisation ultraperformants, l extension a renoué avec une ambiance feutrée luxueuse grand hôtel. La restauration du pfond peint a été un véritable défi: d abord pour stopper les dégradations toile, puis pour procér à s rouches picturales. 32 bâtir > décembre 2010 bâtir > décembre 2010 33
Ces entreprises ont participé à restauration Roton l Hôtel Beau-Rivage à Lausanne BEAU-RIVAGE LAUSANNE Restauration CONCEPTION - DÉVELOPPEMENT - FABRICATION - MONTAGE Depuis plus 35 ans! Nouveau produit : Building Integrated Photovoltaic (BiPV) ACOMET SA Constructions métalliques Z.I. Pré-du-Pont - CH-1868 Collombey Tél. : +41 (0)24 473 62 62 - Fax : +41 (0)24 471 68 46 info@acom.ch - www.acom.ch ments picturaux, a été conduite restauration l intérieur roton. Après un sondage au scalpel pour déterminer séquence stratigraphique s différents décors, il a été décidé rénover les stucs les revêtements peints dans le respect l aspect d origine. Le principe ici a donc été rénover, c est-à-dire repeindre à neuf par-ssus, tout en conservant les anciennes couches pour ne pas courtcircuiter les interventions futures. Un camaïeu trois nuances beige a été appliqué pour créer un rythme entre les différents éléments architectoniques. L autre scénario est le rhabilge, lorsque surface à remédier est inférieure à 30 cm 2, à l ai d un mortier composé chaux poussière même pierre. La réfection s joints s est aussi imposée par endroits, pour absorber les micro-tassements. Aucun badigeon ou vernis protection n a été appliqué à fin cte cure jouvence, qui a permis redonner lisibilité prestance à roton centenaire. Restauration s décors intérieurs Sous houlte d Eric-James Favre- Bulle l Atelier conservation restauration Saint-Dismas, chargé s examens s sondages s revête- La couleur en prolongement Dans le cas s parois, l Atelier Saint- Dismas a rrouvé sous couche picturale bnche les anciennes couleurs qu il a été convenu réappliquer: un camaïeu trois nuances beige qui perm créer un rythme entre les différents éléments architectoniques (beige cir sur les colonnes, beige foncé dans les angles, beige très cir sur corniche les éléments décor). «La couleur est réellement un prolongement l architecture», comme tient à le préciser Eric-James Favre-Bulle. C est à c égard que les dorures ont été appliquées à leur empcement d origine, dans une disposition beaucoup plus élégante ponctuelle: bronzine avait en eff, au cours du siècle rnier, été pcée manière inopportune, légèrement trop foisonnante s était oxydée. Ce nouveau décor discr minutieux redonne à l espace toute sa lumière son cach raffiné d antan. bâtir > décembre 2010 35
Ces entreprises ont participé à restauration Roton l Hôtel Beau-Rivage à Lausanne BEAU-RIVAGE LAUSANNE Restauration Les appliques en bronze doré d origine ont rrouvé leur patine, même que les éléments décoration s piliers. Les grans phases du chantier (octobre 2009-juin 2010) > Octobre-novembre 2009: Phase démolition > Novembre-décembre: Phase d échafaudage extérieur toiture provisoire bâchée > Décembre 2009-Janvier 2010: La toiture Travaux démontage s ardoises ferbnterie en zinc > Janvier-février: La terrasse Pose structure > Janvier-avril: La roton Conservation, restauration reconstitution s décors peints s stucs > Janvier-mars: La roton - Restauration faça (pierre) coupole (ferbnterie) > Juin: Finitions Les sculptures en staff, représentant s allégories l architecture alternant avec s putti, n ont exigé qu un simple ravalement (racge, masticage, rhabilge, ntoyage) puis ont été passées au beige très cir. On peut toutefois regrter que nouvelle lustrerie, installée en hauteur afin les écirer, nuise un peu à lecture s volumes, brouillés par s ombres anarchiques. Restauration du pfond peint Le pncher d origine en bois a été déposé, une chape béton coulée une nouvelle moqute installée. Les pfonniers les appliques en bronze doré d origine ont été restaurés repcés. Le défi très attendu était restauration du pfond, peint par le Zurichois Otto Haberer en 1908, qui a duré presque quatre mois. Cte immense toile style symboliste, marouflée sur le pfond en plâtre coupole, a rrouvé, grâce à l intervention l Atelier Saint-Dismas, ses couleurs même quelques-uns ses éléments, qui avaient été passablement dégradés ou effacés suite à un ntoyage un peu trop vigoureux après l incendie 1972. Il falit agir en ux temps. D abord conserver, afin stopper les dégradations toile peinte dues aux injures du temps à s infiltrations d eau, puis restaurer proprement dit, en apportant s rouches pictu- rales. Bien que vise d Eric-James Favre-Bulle soit «s arrêter où commence l hypothèse», présence d un épais vernis sur toile, appliqué jadis quasiment irréversible, a permis aux conservateurs-restaurateurs proposer une rouche picturale plus étendue que prévu compléter les éléments manquant au décor, cte intervention n étant pas en contact direct avec couche picturale l œuvre d origine. C est ainsi que l on peut contempler aujourd hui, en levant tête, toute finesse grâce peinture Haberer, qui avait pour beaucoup disparu. Texte: Emilie Boré, historienne l art Photographies: Vanina Moreillon bâtir > décembre 2010 37
Ces entreprises ont participé à restauration Roton l Hôtel Beau-Rivage à Lausanne BEAU-RIVAGE LAUSANNE Restauration LES INTERVENANTS MAÎTRE DE L OUVRAGE Beau-Rivage Pace, François Dussart (directeur général), Lausanne Service s Monuments sites, Lausanne Laurent Chenu (conservateur), Lausanne LES MANDATAIRES Architectes Richter-Dahl Rocha & Associés architectes SA, Lausanne Aménagement décoration d intérieur Wilsdon Design Associates, Londres (GB) Ingénieur civil MP-ingénieurs, Crissier Ingénieur faças BCS, Neuchâtel Ingénieur électricien (toiture Roton) Agabekov SA, Vésenaz Ingénieur en chauffage-ventition Weinmann-Energies SA, Echallens Ingénieur acousticien AER, Lausanne Ingénieur géomètre Lehmann Géomètre, Lausanne Ateliers spécialisés Atelier Saint-Dismas SA, 1007 Lausanne (conservation restauration d œuvres d art) Sabine Sille, Savaux (tapisseries) Archeotech, Epalinges (relevé mesure 3D) LES ENTREPRISES Maçonnerie, béton Dentan Frères SA, Lausanne Echafaudages Conrad Kern SA, Ecublens Charpente métal («La Terrasse») Stephan SA, Fribourg Charpente bois Atelier Vol SA, Saint-Légier-La Chiésaz Faça Verrière («La Terrasse») Acom SA, Collombey Pierre naturelle Chevrier Caprara Sàrl, Crissier Ferbnterie (toiture Roton) Consortium Richard Graf, Vevey Ferbnterie (toiture «La Terrasse») Hanhart Toitures SA, Nyon Etanchéité Simac SA, Renens Voiles terrasse extérieurs («La Terrasse») Sun Protect, Erlen Stores faça Verrière («La Terrasse») Storama AG, Burgistein Instaltions électriques R. Monn & Cie SA, Lausanne Instaltion chauffage Brauchli SA, Lausanne Instaltion frigorifique («La Terrasse») Frialp SA, Ecublens Instaltion ventition Klima SA, Vilrs-Sainte-Croix Instaltions sanitaires Diémand SA, Lausanne Portes automatiques Iffnd SA, Epalinges Pte-forme automatique pour personnes handicapées Meditec SA, Bercher Agencement cuisine s offices («La Terrasse») Construction inoxydable SA, Châtel-Saint-Denis Une touche mornité qui respecte cependant l esprit s bâtiments désormais historiques. Plâtrerie, peinture pfond acoustique («La Terrasse») Varrin SA, Bremblens Plâtrerie-peinture (salle Roton) Charles Auer, Granges-près-Marnand Chapes Laik Sàrl, Forel Carrege faïences («La Terrasse») Carlo Vero SA, Crissier Revêtement sol en pierres naturelles («La Terrasse») Chevrier & Caprara Sàrl, Crissier Moqute Pochon René, Lausanne Restauration lustrerie (salle Roton) Bronze d Art Français (F) Aménagements extérieurs («La Terrasse») Germa SA, Monthey Agencement, ébénisterie mobilier («La Terrasse») Consortium Wir SA Moraz SA, Montreux bâtir > décembre 2010 39
Ces entreprises ont participé à restauration Roton l Hôtel Beau-Rivage à Lausanne Des professionnels au service personnes handicapées ou âgées Infrastructures Lifts verticaux Lifts à siège SA case postale 9 1038 Bercher (VD) Tél. 021 887 80 67 Fax 021 887 81 34 E-mail: info@meditec.ch Site intern: www.meditec.ch Points vente à Marin (NE) à Sion (VS) Contactez-nous: 021 613 06 70 www.banquewir.ch Crédits construction hypothèques dès C est le taux qui fait musique TRAMWAYS GENEVOIS Extensions décisives La ligne tramway Cornavin- Meyrin-CERN, en cours réalisation, participera aux 35% d accroissement l offre transports publics d ici à 2014. Une évolution marquée à l échelle l agglomération genevoise. Al image s grans villes européennes, Genève renoue avec le réseau tramways. En 1969, le tram 12 était le seul rescapé du démantèlement l ancien réseau. Depuis 1993, les réalisations nouvelles lignes se succènt totalisant actuellement 26 km d infrastructures, dont dix-sept construites en moins quinze ans. La ligne Cornavin-Meyrin-CERN (TCMC), dont mise en service a été faite par étapes puis 2007, sera inaugurée dans sa totalité le 30 avril 2011. Elle permtra, avec le tram 16 reliant Moillesuz, traversée du canton en quarante-cinq minutes. Ce chantier d envergure, sur 9 km, a conduit à un investissement 420 millions francs. Le secteur Cornavin-Meyrin-CERN est l un s axes les plus dynamiques les plus nses l agglomération genevoise. Ce territoire comprend une pite partie du centre-ville, s quartiers urbains, s grands générateurs dépcements avec s centres commerciaux d activités dont Balexert, suivent cité le vilge Meyrin, le CERN, enfin le Pays Gex (F). Le contexte présente un trafic routier important dès l entrée dans le canton, à hauteur du CERN, avec rgement plus 25 000 véhicules franchissant frontière. Puis, le trafic est doublé par les flux provenant Meyrin Vernier, ce jusqu à l entrée l autoroute. Le bus 9 qui sservait Meyrin jusqu en 2009 avec une fréquence trois minutes ne répon- bâtir > décembre 2010 41
TRAMWAYS GENEVOIS Infrastructures Le pont Bndonn, sur les voies CFF, a fait l obj d une réfection totale. Des passages inférieurs ont été créés, également à station «Jardin alpin» (photo ci-contre). Le viaduc Lect est dévolu à circution double voie du tram. Il a été construit avec métho s voussoirs préfabriqués à joints conjugués. dait plus à man. Reliant Meyrin au centre-ville, le tram circulera avec une fréquence quatre minutes mie, dans s conditions temps concurrentielles par rapport au transport individuel. Le tramway présente aussi l avantage d une capacité plus que doublée par rapport à un bus (+212%). En site protégé sur quasi-totalité du tracé La nouvelle infrastructure bénéficie l expérience acquise lors s précéntes extensions du réseau tramway. Le tram circulera en site protégé sur quasi-totalité son tracé, le plus souvent au centre chaussée pour ne pas gêner les accès riverains, sur une emprise également utilisable 42 bâtir > décembre 2010 La possibilité d atteindre l écartement ferroviaire normal est préservée par les bus. Au total, 5 km voies sont situés en site propre, 11 km en site protégé, 2 km en site banal. En voie métrique, le rayon mesure au minimum 20m pente du sol évolue à un maximum 7 %. Dans le cadre d un réseau transfrontalier futur, possibilité est réservée pour l instaltion d un troisième rail afin d atteindre l écartement ferroviaire normal. Aux 17 arrêts, les quais s étennt sur 62 m, permtant l arrêt simultané d un tram 44m d un bus 18m. Les quais se positionnent également à 25 cm hauteur facilitant l accès niveau à s véhicules aux pnchers surbaissés. Un avantage s tramways mornes, notamment pour les personnes à mobilité réduite les mamans avec s pousstes. Les quais sont téraux ou centraux selon le site, les portes s véhicules bidirectionnels pouvant s ouvrir d un côté ou l autre. Ce en fonction l environnement soit urbain resserré, soit périphérique souvent plus ouvert. La répartition dans l espace s haltes suit aussi logique nsité popution: les arrêts sont d autant plus rapprochés qu ils sservent s quartiers nses, d autant plus éloignés qu ils traversent s secteurs peu habités, façon à gagner en temps parcours. Ingénierie complexe La réalisation du TCMC n a pas engendré grands travaux génie civil, sauf sur le tronçon Avanchs-Meyrin. Sa complexité en ingénierie se traduit par construction ou l érgissement cinq ouvrages d art. Le coût cte uxième étape est 140 millions francs. Le pont Val-Ombré (sur l A1) a été érgi renforcé. Celui Bndonn (sur les voies CFF) a fait l obj d une totale réfection. Le pont Pré- Bois a été adapté ux nouveaux ouvrages ont été réalisés au nord bâtir > décembre 2010 43
TRAMWAYS GENEVOIS Infrastructures Systèmes construction moduire La passerelle s Avanchs surplombe route Meyrin. Un espace en 24 heures chrono. Concta vous offre s solutions efficaces, rapis économiques (location, achat ou leasing): Containers chantier Bureaux d atelier contremaître Bâtiments bureaux administratifs Jardins d enfants, écoles pensions Sanitaires vestiaires Concta (Romandie) SA Chemin Clopte 30, CH-1040 Echallens Téléphone +41 (0)21 886 34 00, contact@concta.ch au sud ce secteur. La circution a nécessité construction passages inférieurs aux arrêts Bndonn Jardin alpin, ainsi que démolition reconstruction s passerelles s Coquelicots du Centre commercial Bndonn. L une s constructions les plus significatives est le viaduc Lect construit exclusivement pour circution double voie tram. Devisé à 14 millions francs, l ouvrage a conduit à mise en pce d une technique complexe n ayant plus été utilisée en Suisse roman puis quarante ans, lors construction du viaduc Chillon l A9. Il s agit métho s vous- Le pont routier Feuilsse a été déconstruit pour réalisation d un nouvel ouvrage plus adapté aux besoins actuels. Deux tiers nuisances sonores en moins Parmi les particurités cte ligne, les prescriptions sécurité aérienne ont obligé à l abaissement route Meyrin à proximité piste l aéroport. Dans ce même secteur, les Transports publics genevois (TPG) se dotent d un centre maintenance secondaire près Bndonn, rendu incontournable en raison l exploitation s nouvelles branches tramway l augmentation du parc s véhicules. Les atouts du tram sont probants selon le Département l intérieur mobilité. «Le TCMC a beaucoup d impacts très positifs aucun impact négatif déterminant», analyse Rond Ttamanti, Direction générale mobilité. «Une réduction 16% pollution est estimée sur l axe du tracé, ainsi qu une diminution signifisoirs préfabriqués à joints conjugués, sur le principe pièces d un puzzle. Le nouveau viaduc offre l économie d une double pente en enjambant le trafic automobile. A l extrémité Genève du viaduc sur route Meyrin, le pont routier P.-S.--Feuilsse existant a été déconstruit afin d en réaliser un plus adapté aux besoins actuels (coût démolition reconstruction c ouvrage: 3 millions). La tranchée couverte routière (70 millions francs) sous le vilge Meyrin est un ouvrage complémentaire indispensable pour assurer le trafic transit, notamment l accès à l autoroute contournement. Ainsi, le centre Meyrin-Vilge sera aménagé en pce vilgeoise, faisant part belle aux piétons aux ux-roues légers. bâtir > décembre 2010 45
TRAMWAYS GENEVOIS Infrastructures cative s nuisances sonores en milieu urbain en particulier, comme ce a été observé à rue Lausanne.» Pour ce faire, une dalle en béton 50 cm d épaisseur sur 6,5 m au moins rge sert seuil aux traverses en béton scellées dans celle-ci. De plus, un amortisseur entre le rail traverse est une plus-value à l isotion phonique évite transmission s vibrations aux infrastructures voisines. Reconversion voiries Une insertion urbaine paysagère en ville Genève s effectue par restructuration s espaces publics concernés en réorganisant s rues s pces, longtemps dominées par le trafic individuel. En couronne périphérique, l infrastructure perm d engager reconversion voiries d équipements conçus surtout pour l automobile. A terme, l axe quasi autoroutier route Meyrin sera reconverti progressivement en une avenue type urbain. Le TCMC a une vocation double. Il renforcera l intégration Meyrin dans l agglomération en offrant un accès tramway direct à gare Cornavin aux pôles d échanges TPG, à Moillesuz à Carouge, il permtra, par suite, sserte du Pays Gex, en France voisine. Les autorités françaises ont entamé les étus pour le prolongement du tram à Saint-Genis-Pouilly. Ce sera ensuite au tour du tram Cornavin-Onex- Bernex (TCOB) d être mis en service à fin 2011, puis le prolongement jusqu à Bernex-ouest à fin 2013. En outre, s projs tramways transfrontaliers sont à l étu, telles les extensions du tram à Annemasse (en 2016) à Saint-Julien (en 2017). Quant au tram du Grand-Saconnex, il sera réalisé lorsque route s Nations sera construite. Le passage inférieur station «Jardin alpin» profite lumière naturelle par un nterneau en surface. Texte: Philippe Cadoux Photographies: Stéphane Romeu Les usagers s transports publics découvrent peu à peu un réseau étendu. bâtir > décembre 2010 47
SÉRIE DE PRIX ÉDITION 2010 La référence indispensable pour touslestravaux du bâtiment Depuis près soixante ans, Série prix vous donne les tarifs afin d établir vos projs tous travaux du bâtiment du génie civil. Sur plus 550 pages, vous y trouverez les bases les plus sûres pour l étu comparative, l établissement s vis mise au concours s travaux; ainsi, vous avez en permanence sous main: un catalogue s normes SIA; le recueil s lois cantonales fédérales; environ 40 rubriques professionnelles présentant plus 21 000 prix actualisés manière cire complète, établis par s professionnels reconnus ( Société vaudoise s ingénieurs architectes Fédération vaudoise s entrepreneurs). LA SÉRIE DE PRIX, C EST SIMPLE Explications, listes, schémas, tableaux, tous les détails concernant les dimensions le genre matériaux utilisés. BULLETIN DE COMMANDE LA SÉRIE DE PRIX, C EST COMPLET Des matériaux à main-d œuvre, s terrassements aux ultimes finitions, en passant par toutes les instaltions. Pour architectes, ingénieurs paysagistes; entrepreneurs maîtres d état, communes gérances. parution en juill OUI, je comman ex. Série prix 2010 A rourner sous enveloppe à: Membre SVIA, FVE, FRM Fr. 150. (non-membre Fr. 170. ) TVA non comprise + participation aux frais port d embalge Nom ou raison sociale: Secteur d activité: Membre: SVIA FVE FRM Adresse/Case postale: NP/Localité: Date: LES PRIX DU MARCHÉ DE LA CONSTRUCTION, SIMPLES ET COMPLETS, RÉFÉRENCÉS PAR LA SIA ET LA FVE 383 Portes métalliques (Exécution hors série)prix ns (sans TVA) 300 Portes en aluminium 334 Portes à châssis en profilés d aluminium calorifugés 335 Portes en profilés calorifugés Encadrement châssis en profilés d aluminium calorifugés Y compris fiches, serrure à mortaiser poignée 001 02 Marque, type ALSEC 13 Epaisseur du vantail 59 mm 800 Travaux accessoires plus-value 811 Plus-value 1 001 01 Ergissement l encadrement 02 Selon pn 03 Latéralement 04 En haut 05 Matériau d exécution: tube acier 06 Mo fixation: tampons 820 Plus-value 2 822 Jointoyage au mastic à ésticité permanente Prestations comprises dans les prix unitaires: Ntoyage du joint (dépoussiérage) Colge d une protection sur les bords du joint Couche d apprêt Lissage surface du joint 001 03 Matériau nature s surfaces d adhérences: béton aluminium 06 Mastic, type silicone 09 Section du joint 10 x 10 mm 19.17 INÉDIT PUBLICATIONS SA Rue s Jordils 40 Case postale 135 1025 Saint-Sulpice ou faxer au n o 021695 95 50 Tél.: Signature: 1 CLASSEUR 1 CD-ROM PC LA NOUVELLE SÉRIE DE PRIX, ÉDITION 2010, + QU UN OUTIL DE TRAVAIL... 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Ingénierie SA, Genève Architecte urbaniste SRA Kössler & Morel, Genève Géomètres Morand+Bovier SA, Carouge Architecte paysagiste Gilbert Henchoz architecte paysagiste SA, Thônex LOT 2 LES ENTREPRISES Terrassement, génie civil Soraco, Meyrin Génie civil Consortium AVALP p.a. Jean Piasio SA, Pn-les-Ouates; Rampini & Cie SA; Construction Perr SA Consortium Cobeco p.a. Cos Sa, Genève; Bernasconi SA, Meyrin Terrassement, génie civil Implenia construction SA, Onex Serrurerie carrefours à feux G. Kunz SA, Meyrin; Hevron SA, Courtételle Adaptation carrefours, fourniture boîte à feux Hamard SA, Meyrin Contrôleurs feux signalisation Siemens Suisse SA, Renens Signalisation marquage Signal SA, Vernier; BO Pstiline SA, Tolochenaz Paysagiste Jaqu SA, Genève TRONÇON «DIRETTISSIMA» LES ENTREPRISES Génie civil Consortium Dirtissima JPF Construction SA, Genève; Grisoni Zaugg SA, Genève Paysagiste Boccard Parcs Jardins SA, Cartigny ENTREPRISES PRINCIPALES SOUS LA DIRECTION DES TPG Fourniture s poteaux métalliques Fürrer & Frey AG, Berne Pose poteaux Induni & Cie SA, Pit-Lancy Lignes contact Kummler & Matter AG, Zurich Appareils voies, aiguilges Kihn SA, Rumenge (Lux) Mécanismes d appareils voies Trelco AG, Muhen Recharge s voies par soudure Goldschmidt Thermit Railservices AG, Münchenstein Infrastructures Trente-ux trams ultramornes supplémentaires Le groupe suisse Stadler Rail fournira aux TPG une comman 32 tramways ultra mornes. Les premiers véhicules feront leur apparition au printemps 2011 inaugureront ligne tram Cornavin-Onex-Bernex (TCOB) en décembre même année. Ils seront bidirectionnels, avec 5 articutions, 7 portes chaque côté, d une longueur 44 m pour 2,30 m rge, pesant quelque 58 t offrant 261 pces au total, dont 80 assises. Ils seront également équipés climatisation, l accès à bord facilité grâce au pncher bas ou encore les écrans d information voyageur. Montage s voies Laurent Membrez SA, Lausanne Fourniture s rails Corus Rail France SA, Saint-Germain-en-Laye (F) Fourniture s traverses Creabéton Matériaux AG, Lyss Sous-stations Sécheron SA, Genève LOT 3 LES MANDATAIRES Ingénieurs-conseils p.a. Trafitec SA, Onex; RGR Ingénieurs-conseils SA, Acacias; B+C ingénieurs SA, Onex Génie civil Groupement TeCH-Fer p.a. RBA Ingénieurs conseils SA, Genève; AJS Ingénieurs civils, Neuchâtel Géomètres Grunr ingénieurs AG, Burgdorf Paysagiste Gilbert Henchoz architecte paysagiste, Thônex LES ENTREPRISES Génie civil Consortium ISP p.a. Induni & Cie SA, Pit-Lancy; Scrasa SA, Genève; Perrin Frères SA, Bernex Signalisation marquage Signal SA, Vernier; BO Pstiline SA, Tolochenaz Paysagiste Boccard Parcs Jardins SA, Cartigny Chauffage à distance sous les rails Les habituels travaux génie civil accompagnant construction d une nouvelle ligne tram ont également été entrepris: adaptation s réseaux s Services industriels Genève (eau, gaz, électricité) pour un montant quelque 30 millions francs, Swisscom, du téléréseau signalisation lumineuse. La pose d importantes conduites pour le chauffage à distance pour ville Meyrin a pu être intégrée dans le programme du TCMC en cours travaux, ce qui par ailleurs est une première pour un chantier tram. Ces travaux ont occasionné s tranchées très importantes passablement compliqué pnification s travaux. Une réalisation Une édition FVE bâtir > décembre 2010 49
Bâtir HOMMAGE À DANTE-CHARLES LUINI Un présint essentiel Souvenir Dante-Charles Luini, présint Fédération vaudoise s entrepreneurs (FVE) 1969 à 1979. Dante-Charles Luini est décédé le 8 novembre 2010 dans sa 103 e année. Une vraie gran stature, au propre comme au figuré: c est en ces termes qu André Overney, directeur actuel FVE, se le remémore, une personnalité forte élégante, un visionnaire, ajoute-t-il: «J étais un jeune Dante Luini en compagnie son épouse Lea lors son 100 e anniversaire. chef service; il était une personne qui en imposait. Le plus grand souvenir que je gar lui est lorsqu il a annoncé création fondation l Ecole construction. C était à l occasion du 75 e anniversaire Fédération.» Patron musicien Dante Luini est né en 1908, d un père maçon, ce qui probablement décida son avenir. Car pour ses contemporains, son nom reste associé à l entreprise qui portait son nom dont les prémices remontent à 1945 pour finalement fermer ses portes en 2003. Son fils aîné a travaillé avec lui. Le côté attachant du personnage meure, pour beaucoup, le musicien en lui. Saxophoniste hors pair, il a joué dans fameuse fanfare Perce-Oreille mais aussi à Fanfare Blonay à La Lyre Vevey. Une vie associative pleine L homme, particulièrement actif, a trouvé le temps d assumer également une vie associative bien remplie. Dès 1950, il est présint section Morges du Groupe vaudois s entreprises maçonnerie en bâtiment génie civil pour en venir finalement le présint vaudois. Il est élu membre du conseil d administration Fédération vaudoise s Dante Luini dans ses heures artistiques. Sa vie musicien a beaucoup compté. entrepreneurs le 15 septembre 1967, vient membre du comité directeur en 1969 est nommé présint, même année, en décembre. Parallèlement, il a été actif au sein Société suisse s entrepreneurs (SSE), en tant que délégué dès 1953, puis à direction centrale à partir 1972. Il assumera présince Fédération vaudoise s entrepreneurs jusqu en 1979, année son élection comme membre d honneur. A. A. bâtir > décembre 2010 51
Sergey Skleznev Fotolia.com pratique > ASSOCIATIONS FÉDÉRATION ROMANDE DES MÉTIERS DU BÂTIMENT 55 Sauvegarr les fonds cantonaux GROUPE VAUDOIS DE MENUISERIE-ÉBÉNISTERIE-CHARPENTERIE 58 Présent sur tous les fronts > MÉTIERS CARRELAGE 61 Mondiaux en vue DROIT DU TRAVAIL 63 Vacances jours fériés SYSTÈMES DE SÉCURITÉ 66 Stopper ou limiter l incendie INSTALLATIONS DE FERMETURE 70 De prodigieuses avancées bâtir > décembre 2010 53
bâtir pratique FÉDÉRATION ROMANDE DE MÉTIERS DU BÂTIMENT Sauvegarr les fonds cantonaux Jean-Jacques Hauswirth, à gauche, Laurent Bleul, respectivement présint secrétaire patronal FRMB. La Fédération roman métiers du bâtiment (FRMB) s est réunie le 26 octobre pour faire le point sur l exercice 2009. L horizon reste dégagé. Auditoire moste mais visages sereins: les ux rniers exercices les aléas économiques internationaux survenus à charnière 2009-2010 n ont apparemment pas issé d empreinte marquante. Les constats présintiels Après avoir évoqué quelques mutations dans les associations professionnelles membres, le présint, Jean-Jacques Hauswirth, a constaté une intensification s tâches s secrétariats institutionnels, déjà soulignée lors précénte assemblée, en raison s nouvelles contraintes légales imposées aux organes d application l AVS (taxe CO 2, fonds cantonaux formation professionnelle, François Hubert a été remercié pour son engagement longue date. mise en pce d un registre fédéral s allocations familiales au 1 er janvier 2011, c.). Positions associatives défendues Laurent Bleul, secrétaire patronal, a résumé, en l absence Gabriel Barillier, représentant FRMB auprès l Union suisse s arts métiers (USAM), les positions qui ont été défendues: une résolution a été votée pour l allègement s charges administratives d ici à 2018, soit une économie 20% quelque 10 milliards francs. Dans le domaine Laurent Bleul a remis une attention à André Overney, représentant FVE au comité FRMB, avant un départ en rraite annoncé pour l an prochain. formation professionnelle, il s est agi défendre sauvegar s fonds cantonaux. Dans foulée, l assemblée a été informée que l USAM souhaite mener un «combat» contre les faux indépendants. Enfin, l assemblée a remercié François Huber, délégué FRMB longue date, ainsi que André Overney, représentant Fédération vaudoise s entrepreneurs auprès du comité FRMB, qui prendront leur rraite prochainement. Annie Admane bâtir > décembre 2010 55
FÉDÉRATION ROMANDE DE MÉTIERS DU BÂTIMENT bâtir pratique QUELQUES OBJECTIFS L AVS au premier pn En marge l assemblée, Jean-Jacques Hauswirth trace le portrait d une fédération dont le rôle éminent dans les institutions sociales pourrait être appelé à s érgir. roie transmission entre les différentes associations. Nous sommes déjà intervenus dans d autres domaines comme les autorisations travailler d un canton à l autre, par exemple. Charpente Menuiserie Escaliers Isotion pfond Réfection complète toiture 7-9, chemin Verseuse 1219 Le Lignon Tél. 022 757 17 06 Fax 022 757 43 92 E-mail: l.geneve@construction-bois.ch Avec quelque 1340 membres qui constituent ses rangs, Fédération roman s métiers du bâtiment a progressé régulièrement au cours s années. Le présint détaille quelques axes travail. Bâtir Quelles entreprises constituent-elles les rangs FRMB? Jean-Jacques Hauswirth Nos membres sont en majorité s PME, pour plupart s instalteurs sanitaire chauffage. Nous comptons également s électriciens, s métiers du bois s constructeurs métalliques. La taille moyenne se situe entre 10 15 employés. Quelques grans entreprises se trouvent à Lausanne, Genève Sion. Les prestations AVS sociales sont-elles les plus importantes prestations que vous offrez? Oui, essentiellement. En fait, FRMB est à l origine constitution d une caisse AVS, Meroba, stinée à nos membres. Quelle est l importance s fonds que gère votre caisse AVS? Le montant s cotisations AVS/AI/ AC atteignait 78,2 millions francs en 2008, contre 71,5 millions en 2007. Et pour le uxième pilier? Nous avions une fondation qui regroupait à peu près les mêmes membres. Il y a quelques années, nous avons décidé Jean-Jacques Hauswirth, présint FRMB. gérer nous-mêmes nos fonds ne plus faire appel à s compagnies d assurance car nous n étions pas satisfaits. Chaque canton gère dorénavant lui-même les fondations uxième pilier, façon autonome. Au niveau s apprentissages, comment les choses se passent-elles? La formation est prise en charge par chaque association professionnelle, selon les dispositions cantonales. Nous avons toutefois un pit lien avec ce domaine puisqu au travers s cotisations institutionnelles, nous participons au financement formation. L idée d uniformiser formation se répand. N auriez-vous pas un rôle à jouer à ce niveau? Nous ne l avons pas encore fait mais ce pourrait bien arriver parce que justement, FRMB est une cour- Au lenmain d une crise économique à l issue incertaine, comment vos métiers s en sont-ils sortis? Il faut nuancer selon les régions. Globalement, je pense que construction n a pas vraiment souffert. Reste que pression sur les prix n a jamais été aussi forte. Ce pourrait-il mtre en péril certaines vos PME? Oui, bien sûr. Et pourtant, paradoxalement, il n y a pas plus faillites que d habitu. Dans dynamique actuelle, les entreprises ne vraient pas avoir à se battre pour arracher s commans. D un autre côté, nous avons aussi pression s gens qui viennent d ailleurs: les frontaliers, aussi ceux s autres cantons. Ne serait-ce pas justement le rôle FRMB «moraliser» un peu ce contexte? Bien sûr, mais on ne peut pas imposer s prix à nos membres sans risquer voir intervenir Comco. On peut juste les informer. De toute façon, il y aura toujours s outsirs qui ne font partie d aucune organisation professionnelle pour casser le marché. Propos recueillis par Annie Admane bâtir > décembre 2010 57
bâtir pratique Depuis ux ans, le groupe MEC a le privilège possér sa propre fanfare, qui a animé partie festive l assemblée. bâtir pratique Perspectives encourageantes GROUPE VAUDOIS DE MENUISERIE, ÉBÉNISTERIE, CHARPENTE Présent sur tous les fronts Cte année, les professionnels vaudois du bois se sont rrouvés le 5 novembre à Payerne pour leur assemblée générale. Bin positif d une année très active. du groupe vaudois s menuisiers, charpentiers ébénistes s est réunie dans L assemblée l au du Gymnase intercantonal Broye pour faire le bin l exercice 2009 aborr l année 2010 finissante. Le comité a été très actif. Dans son rapport présintiel, Yves Nicolier a fait un rge tour d horizon du contexte économico-politique. Persuadé que les taux hypothécaires resteront stables, le présint ne redoute pas une évolution analogue à celle s années nonante. Ainsi donc, si certaines entreprises ont s problèmes, il estime qu il s agit davantage déficits structurels ou organisationnels qui leur sont propres. Les nouveaux tituires du brev contremaître. De gauche à droite: Staniss Picard (menuisier), Jean-Louis Meyer (ébéniste), Florian Kohli (ébéniste) Gilles Dumuid (ébéniste). Willy Sauge, en charge formation base. Une paix sociale garantie Yves Nicolier a ensuite abordé question s négociations avec les syndicats pour convention collective travail (CCT-SOR), se montrant satisfait s résultats qui vraient aboutir façon imminente. Pour l heure, CCT actuelle a été étendue jusqu à fin 2011. La formation au cœur l action Willy Sauge s est attaché à l étu d alternatives au suj réforme du règlement d apprentissage pour le maintien s ux métiers sur quatre ans avec une option en troisième année (manuel ou technique informatique). Pour sa part, le directeur Fédération roman s métiers du bois, Daniel Vaucher, a apporté ux compléments d information: pour formation supérieure s menuisiersébénistes,un groupe travail a été constitué en vue révision envisagée afin répondre aux exigences posées par l Office fédéral formation professionnelle technologie (OFFT). D un autre côté, ux csses chefs d équipe ont été mises sur pied pour le perfectionnement s charpentiers. Enfin, les nouveaux tituires du brev contremaître ont été dûment récompensés. Texte: Annie Admane Photographies: Cudine Guser PUBLICITÉ Yves Nicolier, présint du Groupe MEC. Le présint du groupe MEC a teinté ses différentes interventions d un optimisme rassurant. Quelques précisions s imposent. Bâtir Etes-vous sougé signatures s accords pour CCT-SOR? Yves Nicolier J en suis satisfait. Cte négociation a été rivement rapi; nous ne nous sommes rencontrés que trois fois J apprécie surtout que nous ayons pu signer pour cinq ans alors qu en principe, ces négociations aboutissent à s conventions pour trois ans. Au niveau formation professionnelle, Romands Alémaniques se rapprochent. Est-ce bon augure pour l avenir vos métiers? De toute façon, les CFC sont s formations nationales. A un moment donné, les Suisses alémaniques avaient une vision plus industrielle du métier donc, d autres exigences que les nôtres. Je ne pense pas qu on puisse parler d un rapprochement mais le rnier règlement d apprentissage avait s cunes que chacun déplorait nous étions du même avis. Disons qu il y a une évolution favorable. La nouvelle Série prix est-elle une façon juguler pression concurrentielle? Pas vraiment; simplement, loi sur les cartels nous interdit les ententes. Ces séries prix sont surtout un soutien aux chefs d entreprise pour les air à établir leurs calcutions. Alors bien sûr, on espère, avec ce, que les prix pratiqués soient plus justes. La pression sur les prix est-elle toujours aussi forte? Non, on a déjà constaté une détente c automne, liée au jeu l offre man. Les entreprises sont actuellement bien occcupées les maîtres d ouvrage peinent à trouver s professionnels disponibles. Les prix ont donc tendance à remonter. C est l embellie? Nous sommes effectivement dans une bonne tendance. Propos recueillis par Annie Admane 58 bâtir > décembre 2010 bâtir > décembre 2010 59
bâtir pratique ASSOCIATION SUISSE DU CARRELAGE Mondiaux en vue Les trois médaillés. De gauche à droite: Markus Waldvogel (2e), Thomas Gugger, champion suisse, Jérôme Cardinaux (3e). Le Bernois Thomas Gugger représentera les carreleurs helvétiques aux Mondiaux s métiers. Les championnats s métiers permtent aux jeunes nouvellement formés mtre en valeur les compétences professionnelles. Les sélections nationales permtent désigner les champions suisses qui iront ensuite disputer les épreuves mondiales. Les championnats suisses carreleurs se sont déroulés du 23 au 25 septembre 2010 au centre formation Dagmersellen. Au départ, 7 Romands 17 Alémaniques briguaient les médailles. Les épreuves étaient constituées plusieurs parties: ux murs à couvrir avec s travaux coupe très exigeants un revêtement sol au mortier. Sur les murs, il s agissait représenter les drapeaux du Royaume-Uni Suisse. Il falit également exécuter un «1» l année La réalisation s défis techniques les plus pointus obj du regard aigu s experts. 2011 en trois dimensions. Dix-sept heures étaient mises à disposition s candidats pour ces différentes exécutions, y compris le carrege au sol. Le champion suisse décré est le Bernois Thomas Gugger, suivi près par le Lucernois Markus Waldvogel le Vaisan Jérôme Cardinaux, Champéry, employé l entreprise Bernard Avanthay SA à Monthey. Thomas Gugger représentera donc les carreleurs suisses aux championnats mondiaux qui se dérouleront à Londres, du 5 au 8 octobre 2011. Annie Admane Worldskills London Les Mondiaux sont plus gran compétition internationale entre jeunes pnète. Pas moins 150 000 visiteurs quelque 1000 concurrents issus 50 Etats, dans 45 métiers, sont attendus. Pour construction: maçon, ébéniste, charpentier, menuisier, ntoyage, instaltion électrique, environnement, chauffage ventition, paysagisme, peinture décoration, plâtrerie, plomberie, climatisation, couverture, travaux en pierre carreleurs. ASC/DR bâtir > décembre 2010 61
bâtir pratique Tél. 027 205 70 80 Fax 027 205 70 81 Route Chippis 1967 Bramois info@astorifreres.ch www.astorifreres.ch Constructions en bois Constructions par éléments Charpente Menuiserie intérieure Menuiserie extérieure Agencement Escaliers Fenêtres DROIT DU TRAVAIL Vacances jours fériés Andreas Haertle Fotolia.com FASA-FONDERIE ET ATELIERS MECANIQUES D'ARDON S.A. FONTES DE VOIRIE BAUGUSS GHISA STRADALE CATALOGUE 2010: www.fasa.ch CH - 1957 Ardon +41 27 305 30 30 +41 27 305 30 40 www.fasa.ch fontevoirie@fasa.ch du secteur principal p construc- tion (CN) Convention collective travail roman du second œuvre (CCT SOR) en prévoyant cinq ou six semaines es vacances selon l âge du colborateur. Une ini- tiative a par ailleurs été déposée le 26 juin 2009 Le b aux fins faire inscrire dans Constitution fédérale le principe l octroi six semaines du vacances ances payées aux travailleurs. Le peuple les cantons seront appelés à voter prochainement sur c obj, le Conseil fédéral recomman- dant pour sa part rejer l initiative ive précitée. Pour permtre le repos adéquat, les vacances doivent être accordées pen- dant l année service correspon- on- dante comprendre, au moins une fois l an, ux semaines consécutives. Tant que durent les rapports travail, ail, elles ne peuvent pas être rempcées Le suj étant circonstanceconstance à l approche s fêtes fin d année, il paraît utile rappeler quelques es principes juridiques en matière vacances jours fériés. A. La notion s vacances Selon loi, le but s vacances est le repos du colborateur. orateur. Celui-ci a droit à une pério récupération, durant quelle sa prestation travail n est pas sollicitée. D après le Co s obligations, l employeur accor au travailleur, chaque année ser- vice, quatre semaines vacances au moins cinq semaines au moins aux travailleurs jusqu à l âge 20 ans révolus (art. 329a CO). Il est bien évimment possible d accor- r plus jours vacances que le minimum légal, c est ce que font notamment Convention nationale par s prestations en argent. C est à l employeur que revient décision finale quant au moment prise s vacances; il doit cependant tenir compte s désirs du colborateur Le but s vacances ances est le repos du colborateur dans mesure compatible avec les intérêts l entreprise l informer suffisamment tôt. A titre exception- nel, on peut admtree un report du sol s vacances non prises d une année service à l autre. Le droit aux vacances se prescrit par 5 ans, séparé- ment pour chaque année service (TF 3 décembre 2009, 4A_333/2009). Le travailleur ne respecte ecte quant à lui pas le but s vacances ces s il effectue bâtir > décembre 2010 63
DROIT DU TRAVAIL bâtir pratique C est à l employeur que revient décision finale quant au moment prise s vacances. Herreneck Fotolia.com pendant celles-ci du travail rémunéré pour un tiers. Dans ce cas figure, le Co s obligations autorise l employeur à refuser le paiement du saire afférent aux vacances ou à en récmer le remboursement si le paiement est déjà intervenu (art. 329d CO). B. La madie ou l accint pendant les vacances On conçoit mal, sauf exception, qu un colborateur qui tombe ma ou subit un accint pendant ses vacances profite pleinement celles-ci. Si le repos a effectivement été entravé, le travailleur peut récupérer, certificat médical à l appui, ses jours vacances perdus. Tel sera le cas lors d alitement, séjour hospitalier, d une madie nécessitant un suivi médical. Selon doctrine, un rhume, une blessure faible intensité, s maux tête passagers n empêchent par contre pas le colborateur bénéficier ses vacances. C. Les vacances résiliation du contrat travail Lorsque le contrat travail est résilié, que ce soit ensuite licenciement ou démission, les vacances vront dans mesure du possible être prises pendant le déi congé. Il n est cependant pas admis que l entier du déi congé soit pris en vacances. Selon loi, le but du déi congé est d accorr du temps au colborateur pour chercher du travail. On conçoit dès lors difficilement qu un travailleur licencié puisse concurremment se reposer déployer tous les efforts requis pour rrouver un emploi. Dans cte hypothèse, loi autorise à titre exceptionnel le paiement s vacances en espèces. On pourrait aussi admtre une prise s vacances partiellement en temps partiellement en argent sorte à respecter les principes légaux. D. Les jours fériés Sauf dérogation admise par les autorités, il est interdit travailler le dimanche. La loi sur le travail assimile le 1 er août à un dimanche. Elle autorise les cantons à assimiler au dimanche huit autres jours fériés au plus par an à les fixer différemment selon les régions (art. 20a LTr). Selon Constitution fédérale, le 1 er Août est un jour rémunéré (art. 110 al. 3). Le paiement s autres jours fériés se règle en conformité au contrat individuel travail ou à CCT. La CCT-SOR va au-là du minimum légal prévoit le paiement neuf jours fériés définis pour chaque canton (art. 21). L Annexe III CCT-SOR prévoit que Noël le 1 er janvier sont s jours fériés dans toute Suisse roman. Le 2 janvier est par contre férié uniquement dans les cantons Vaud, du Jura, du Jura bernois Fribourg (partie protestante). La CN renvoie quant à elle aux CCT locales qui doivent inmniser à titre jours fériés huit jours au minimum par an, pour autant qu ils tombent sur un jour normalement travaillé (art. 38). Pendant les vacances, le colborateur doit bénéficier d un temps repos payé aux fins se remtre fatigue accumulée en cours d année. Durant les jours fériés assimilés à un dimanche, il n a pas non plus à fournir sa prestation travail; il sera inmnisé selon ce que prévoit son contrat travail ou convention collective applicable. Bonnes Fêtes bon repos! Sonia Ganr lic. iur. tituire du brev d avocat Cheffe du Service juridique Fédération vaudoise s entrepreneurs bâtir > décembre 2010 65
InstaltIon systèmes protection d extinction réduit pas teneur en oxygène, offre une plus gran marge sécurité pour l être humain que les gaz inertes. Il opère une extinction rapi (dix à vingt secons) n est pas conducteur l électricité. Il a également l avantage ne pas endommager les biens précieux comme l électronique, ce qui perm aux entreprises aux bureaux meurer opérationnels. Ce produit, considéré comme l agent d extinction troisième génération, tend à rempcer le halon, un composé chimique halogéné bromé que l on emploie communément contre l incendie dans s locaux où l eau ne peut être utilisée. «Les systèmes existants sont opérationnels, aucune date butoir n ayant été fixée dans notre pays pour stopper l emploi du halon. Par contre, Une instaltion d extinction à gaz. Stopper ou limiter l incendie Parmi toutes les solutions envisageables pour assurer sécurité s bâtiments contre le feu, trois techniques sont principalement proposées par l entreprise visitée aujourd hui: détection incendie, l extinction à gaz les instaltions sprinkler. au cas où une instaltion vrait être vidée, elle serait rempcée par s gaz inertes ou par le Novec, ce rnier ayant une durée vie ux à cinq jours dans l atmosphère, contrairement au halon qui y meure durant septante ans!» 66 bâtir > décembre 2010 Damien Roche. Anthony Pahud. Protection locaux Les extinctions à gaz, qui sont généralement commandées par détection incendie, assurent quant à elles protection s locaux où elles sont installées: dans le cas où un feu serait découvert, une détection incendie commanrait directement l extinction dans le volume protégé. «Des locaux informatiques stratégiques, où se trouvent s serveurs ou s appareils très sensibles, sont s lieux que les propriétaires souhaitent protéger au maximum. Pour ce faire, ils optent pour ce genre d instaltion qui, immédiatement, procè à l extinction du feu», précise Anthony Pahud. Le choix du gaz En cas départ feu, l arme enclenchée par les détecteurs pilote une batterie bouteilles gaz. Ce type d instaltion a le choix entre ux options: l utilisation gaz inertes (azote, argon ou Inergen qui travaillent sur réduction l oxygène), ou l emploi du NovecTM 1230, un flui basé sur un agent chimique brevé firme 3M, qui se transforme en gaz lors décharge qui absorbe l énergie du feu, interrompant ainsi chaîne combustion. Le NovecTM 1230, qui ne Durée dix à quinze ans En Suisse, les systèmes sécurité incendie sont homologués certification doit être renouvelée tous les cinq ans. Généralement, leur durée vie varie entre dix quinze ans. Mais, parallèlement, technique évolue rapiment: grâce à nouveaux algorithmes, les détecteurs se perfectionnent continuellement s enrichissent paramètres toujours plus sensibles. Aujourd hui, un capteur peut donner s informations sur quatre critères: thermique, optique, infrarouge CO (monoxy carbone). Les instaltions les plus sophistiquées sont souvent posées au sein multinationales sociétés chimiques phar- Le travail en atelier (ici chez Abarisk SA, à Romanel-sur-Lausanne). Vue d une centrale sprinkler. A nthony Pahud Damien Roche expliquent les attentes liées aux différentes conceptions systèmes sécurité incendie. Directeurs division au sein société Abarisk SA à Romanel-sur-Lausanne, ils ont chacun leur domaine prédilection. Une instaltion détection incendie se compose d une centrale plusieurs détecteurs qu elle gère. Ceux-ci peuvent être activés par divers fac- teurs: présence fumée ou une hausse chaleur ambiante, voire les ux combinées. L ensemble du système prend pce au sein même du bâtiment qu il protège. Aussitôt l incendie détecté, l information captée par les détecteurs est transmise à centrale. Dotée d un transmteur, celle-ci communiquera alors l arme aux organes officiels, tels que l ECA dans le canton Vaud. Photos Abarisk Par Atanasov Fotolia.com bâtir pratique bâtir > décembre 2010 67
bâtir pratique Quelle: Duravit S2500 STOP MOISISSURES...conseillé par: Breinbacher Hof Hilton Berlin... d autres top hôtels internationaux LE MEILLEUR SILICONE SANITAIRE DU MONDE * Après d intenses recherches, Henkel a pu développer s joints sanitaires avec une optimale protection anti-moisissures à long-terme. LE RESULTAT : Formule protection anti-moisissures unique Protection ux fois plus longue Our neutre Excellente adhérence sur matériaux sanitaires acryliques Le mastic optimal pour les joints sanitaires. Un investissement qui vaut peine pour moins rénovation plus bien-être. Demanz à votre revenur ou votre ouvrier. * Henkel & Cie AG CH-4133 Pratteln Téléphone 061 825 70 00 www.henkel.ch maceutiques, dont les organisations internes les normes sécurité sont très pointues. Une autre façon lutter contre l incendie est le sprinkler, un principe créé il y a une centaine d années aux USA, dont le mécanisme est entièrement basé sur un système hydraulique. «Dans son utilisation plus simple, le sprinkler ne nécessite pas d apport d énergie autre que celle l eau du réseau», explique Damien Roche. «Actuellement, on peut trouver ce système dans tout type locaux, hormis dans les immeubles d habitation où son usage n est pas habituel.» Le principe? Il s agit d une buse ou sprinkler en iton posée en hauteur sur une tuyauterie. Cte pite buse est dotée d une capsule verre remplie d un liqui. Lorsque chaleur ambiante s élève suffisamment, capsule, résistante jusqu à un maximum 68 C, écte isse passer l eau. Prestations services déterminantes Les instaltions que vous concevez installez sont exigées par l organe cantonal d assurance incendie. Les sociétés actives dans votre domaine n ont donc pas une gran marge manœuvre pour proposer leurs services? Dans 19 cantons, l autorité cantonale d assurance réglemente pose s instaltions incendie; dans les autres cantons, ce sont les assurances privées qui assurent cte tâche. Ces organes édictent un rapport avant les travaux pour définir construction le matériel nécessaire à sécurité incendie. Nous vons répondre à ces exigences; notre propre chef, nous pouvons proposer d autres variantes, mais toujours soumises à l autorité cantonale. Dans telles conditions, comment se démarquer concurrence? Le nerf guerre, c est le prix. Par ailleurs, chacun a ses compétences ses qualités. On mtra en avant les prestations services. La plusvalue se situera dans qualité réactivité durant les travaux; par suite, dans le cadre d une maintenance, conseils d un support technique durant pério d exploitation lors futurs projs. Privilégier simplicité «Ce principe est tellement simple qu il n y a aucun besoin le compliquer!» nce Damien Roche. «Avant que les pompiers n arrivent, l extinction du feu est en cours, voire réalisée. Sachant qu une tête arrose douze mètres carrés en moyenne, il est intéressant d apprendre que, dans 80% s cas, cinq têtes sprinkler suffisent à éteindre ou à maîtriser un feu.» Le débit moyen par tête sprinkler est 60 litres/minute. Des variantes apparaissent avec s systèmes dont tuyauterie n est plus remplie d eau mais d air. Les endroits soumis au gel, comme les parkings souterrains, sont dotés d une telle instaltion. Dès lors, lorsque capsule écte, l air s échappe d abord, immédiatement suivi par l eau sous pression. Domaines d utilisation Pour certains locaux où l eau est proscrite s lieux dédiés à protection d archives par exemple on utilisera une instaltion à pré-action: pour que le système incendie se déclenche, il faudra qu un détecteur décèle présence fumée ou chaleur que capsule saute sous l eff d une hausse température. Le mécanisme fonctionnera seulement si ces ux conditions sont réunies. Quels sont les critères choix entre les détecteurs chaleur une instaltion sprinkler? «Pour simplifier, on peut dire que le sprinkler est plutôt stiné à l industrie, aux dépôts aux ateliers production. Quant à détection incendie, elle sera souvent choisie pour protéger s locaux habités, dans lesquels nombreuses personnes sont présentes, vront être rapiment évacués.» Marie-Hélène Morf Instaltion utilisant le Novec TM 1230. L ensemble détecteur (ci-ssus) centrale comman (ci-contre). Une vue heureusement exceptionnelle: une buse sprinkler en action. bâtir > décembre 2010 69
TouchGo, un système électronique: il suffit toucher poignée porte, serrure reconnaît si vous avez l autorisation d entrer. bâtir pratique INSTALLATIONS DE FERMETURE ET SYSTÈMES DE GESTION DU TEMPS De prodigieuses avancées Protéger s locaux contre toute intrusion, préserver l accès s personnes orga- niser leur flux, enregistrer les données s colborateurs: concepts très techniques. AAndré Marques, conseiller vente filiale roman AKaba Gilgen SA, à Crissier, démontre que les systèmes fermure autres scendants timbreuse apportent portent désormais une contribution non négligeable au confort s usagers dans leur vie quo- tidienne. Tour d horizon. Bâtir Alors quoi nouveau dans votre domaine d activités? André Marques Le Kaba TouchGo! Il s agit d une nouvelle technologie RCID, brevée par Kaba, qui utilise charge électrostatique du corps pour transporter les informations jusqu à poignée porte. A manière du bluooth? Non, notre système s en différencie férencie car il est dépourvu rayonnement lors transmission l information. Il n y a donc aucune incince sur santé s personnes, même envers celles qui portentt un stimuteur cardiaque. les propriétaires vils ou d appar- tements haut gamme. En 2011, nous allons sortir un tapis à fixer sous moqute ou souss le carrege. Lorsque personne portera son trans- ponur sur elle, le tapis détectera autorisera l accès. Cte application sera tout d abord mise en œuvre dans Avec technologie RCID, on n a plus besoin sortir son badge lorsqu on on se présente vant le lecteur? les salles d opération où le chirurgien, par exemple, ne doit rien toucher après s être vé les mains puis les avoir Oui, c est un grand séchées avec une servite stérile. avantage! Il suffit d avoir le badge sur soi (à sa ceinture ou dans un sac à main pour les dames, par exemple) poser main sur poignée porte pour que l accès soit donné à un local, à une armoire, à un ascenseur. Qu en est-il du sign? Jusque-là, nos lecteurs contrôle d accès nos timbreuses étaient res- pectivement fabriqués en Suisse en Allemagne; ces ux gammes produits ne partageaient ent pas même ligne esthétique. Nous avons remédié à ce en créant un seul sign pour A qui s adressent ces systèmes? Les premiers projs, ncés en 2009, 09, l ensemble nos produits. Aux côtés sécurité d accès du confort concernaient naient s EMS où cte tech- l utilisateur, l esthétique a pris nologie évite aux personnes en chaise l importance dans notre branche rounte chercher leur badge. d activités! La nouvelle gamme, Depuis, ce système est très prisé par présentée en octobre rnier, suit tendance générale actuelle: revêtue d un noir brilnt d un encadrement gris, elle est forme carrée, discrète sobre. Ce nouveau sign s est étendu à chaque composant, jusqu aux cylindres porte! Avez-vous s nouveautés à présenter aux artisans qui travaillent avec vos produits? Oui, une chose importante est à signa- ler. Deux profils cylindres méca- niques existent dans notre pays: le 17mm, que l on rrouve dans toute l Europe, le 22 mm, propre à Suisse créé par Kaba en 1934. La gran nouveauté? Dans les gammes Kaba 20 (dotée 20 goupilles) les) Kaba Star (dotée 26 goupilles), nous propo- sons désormais un profil 17 mm. Ceci afin nous adapter au marché euro- péen (qui pénètre façon massive en Suisse via les fabricants portes) répondre aux mans nos partenaires serruriers ers menuisiers. Développer ce profil 17 mm a repré- senté un véritable défi technique pour notre centre recherche dévelop- pement Zurich. Transférer ces sys- tèmes, complexes par le nombre goupilles qu ils recèlent, dans un volume ntement plus pit était une tâche ardue. Vos concurrents européens ne produisent-ils pas d objs aussi perfectionnés? En Suisse se trouvent trois grands fabricants cylindres. Chacun a ses méthos ses spécialités mais tous ont un souci élevé par rapport à sécurité à complexité s pns fermure. En Europe, le fait d avoir plusieurs clefs pour une maison est moins important. Dans notre pays, plupart s clefs sont protégées contre copie par un certificat nominatif déli- vré pour tous les systèmes stèmes sécurisés. Pour revenir aux nouveautés, où en est-on avec les lecteurs biométriques? Les premières générations étaient plutôt lentes peu confortables. Aujourd hui, les lecteurs eurs biométriques sont ntement plus performants: reconnaissance votre profil biomé- trique peut être combinée avec votre co PIN ou avec votre badge. On comprend que ce niveau sécurité, ntement ent accru, soit utilisé dans s lieux tels que les banques, les locaux d accès à Bourse, les salles où sont pcés les serveurs. Les lecteurs biométriques existent aussi sans badge Oui, d ailleurs nous installons nom- breux systèmes ce type. Chez les menuisiers, par exemple, qui ne sont pas s porteurs badge. L accès à une menuiserie doit être sécurisé car les machines qui s y trouvent sont coû- teuses mais le menuisier trouve pra- tique d actionner porte principale en touchant simplement le lecteur du bout du doigt (même un peu écorché) sans s voir transporter un trous- seau clefs sur lui. Les lecteurs à reconnaissance faciale sont désormais fréquemment utilisés s dans votre domaine d activités. ités. Vers quoi évoluent-ils? Oui, ces lecteurs trouvent souvent leur pce dans nos systèmes d accès. Plu- sieurs autres solutions biométrie apparaissent en ce moment, comme me lecture 3D ou encore reconnais- sance s réseaux veineux. Mais je pense que l évolution va surtout vers une augmentation du confort pour l utilisateur. teur. Propos recueillis par Marie-Hélène Morf Ci-contre, un lecteur biométrique compact. Ci-ssous, un terminal gestion du temps. Un exemple nouvelle génération é contrôles d accès autonomes. Le défi s solutions intégrées Quel est le somm sophistication dans votre domaine? «Pour nous, sophistication passe par l utilisation d un seul média (badge téléphone portable) pour toutes les activités, dans le cadre l entreprise au-là. Le progrès va dans ce sens: à l avenir, personne sera au centre du système le support d intification ntification donnera le moyen d accér non seulement aux lecteurs eurs d accès mais également aux PC, voire aux services sur Intern. Parallèlement, nouvelles technologies cryptage communication cation (NFC) se développent dans le secteur téléphonie mobile. Les sociétés sécurité cherchent ent le moyen réaliser, en colboration avec cte branche, un support port d intifi- cation unique qui trouvera sa pce dans le téléphone mobile.» Kaba Gilgen SA 70 bâtir > décembre 2010 bâtir > décembre 2010 71
Denis Babenko Shutterstock.com Bullin d abonnement OUI, je m abonne au mensuel «Bâtir» pour 1 an au prix Fr. 88. (TVA incluse). OUI, je m abonne au mensuel «Bâtir» pour 2 ans au prix Fr. 155. 5. (TVA incluse). Nom Prénom Société ou entreprise Profession Adresse NPA Localité E-mail Date Signature Bâtir, le journal construction Suisse roman Mensuel: 12 numéros par an. Tirage utile 8000 exempires. es. Tirage spécial 12 000 exempires. es. Hors-séries: 4 numéros par an, suppléments thématiques. 12.10 > Coupon à faxer ou à rourner sous enveloppe à: Bâtir, Case postale 135 CH-1025 Saint-Sulpice Tél. 021 695 95 10 Fax 021 695 95 50 > Abonnez-vous en ligne sur www.batir-jcsr.ch Journée d étu Infra 2011 Mardi 1 er février 2011, dès 8 h 45, EPFL Ecublens, Rolex Learning Center Agglomérations: Aubaine ou déroute annoncée? Conférences Loi sur l aménagement du territoire ses implications Mme Maria Lezzi, Directrice l Offi ce Fédéral du développement territorial (ARE) Situation à l échelon régional communal M. César Conforti, Directeur du bureau Team+, transports aménagements du territoire Débat Agglomérations: Aubaine ou déroute annoncée? De nombreux projs sont en voie réalisation. Les membres Infra sont parmi les premiers concernés. Pour ces différentes raisons, les invités suivants le public participeront au débat modéré par Dominique Choffat, journaliste économique à RSR. Mme Maria Lezzi M. César Conforti M. Jean-René Germanier, Conseiller National Présint commission s transports M. Philippe Leuba, Conseiller d Etat du Canton Vaud, Chef du Département l intérieur Exposés Stockage l énergie électrique : Proj Nant Drance M. Gérard Seingre, direction générale s travaux Nant Drance, AF-Colenco SA Désert sable crue : Surprise à construction d un barrage en Iran M. Traugott Benz, conseiller technique du bureau Stucky SA, aujourd hui responsable génie civil pour le proj Nant Drance, Alpiq SA Pour tout renseignement Fédération Infra Tél. 021 641 43 20 Ou courriel : romandie@infra-suisse.ch Inscription en ligne sur : www.infra-suisse.ch/journee
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