Numéro 60 juillet/août 2013 4 EUR Assurances Dossier pages 26-51
MADE IN LUXEMBOURG Numéro 60 juillet/août 2013 4 EUR www.entreprisesmagazine.lu News 4 Brèves 8 Seed4Start 2 e edition Faites financer votre start-up innovante! 12 BusinessMentoring Fabienne Colling : serial copywriter Communication 17 Le street marketing : variante classique ou mise en scène pour être vu Formation professionnelle continue 19 Quand formation continue rime avec diplôme 21 PwC s Academy Training makes the difference! Immobilier 22 L immobilier de bureaux à Luxembourg au 1 er trimestre Le marché se maintient Entreprendre au féminin 24 Le bien-être pour vocation Dossier Assurances 26 L assurance résiste à la crise comme aucun autre secteur 28 Le courtage se sent menacé 29 La Commission, les assureurs et les risques majeurs 30 La prévention des risques, un état d esprit à développer dans l entreprise 32 Ouvrir le 2 e pilier à toutes les personnes actives 33 Foyer Vie La réforme du régime des retraites, quels impacts? 34 Une solution d épargne innovante 35 Assurance vie et libre prestation de services Quel Etat pour lever les taxes sur primes? 38 Life Insurance Summit 2 e édition 40 IFBL Des parcours de formation dédiés au monde de l assurance 42 Le Conseil de la concurrence et l application du droit de la concurrence 44 L Office du Ducroire Aux côtés des exportateurs 46 TCRe Notre produit fait la différence 48 Atradius Faire des affaires en toute sécurité 50 Quelles assurances pour les frontaliers? Résultats du sondage diffusé en avril-mai sur le site www.lesfrontaliers.lu Ressources humaines 52 L'obligation de bonne foi et de loyauté du salarié au travers de la jurisprudence Nouvelles technologies 54 CASES Améliorer la sécurité de l information au Luxembourg : une passion qui dure Simplification.lu 56 La simplification administrative Faites-en profiter votre entreprise Bon à savoir 58 Réforme du régime des marques Commentaires des propositions de la Commission européenne 60 La facture : un vrai formalisme, un vrai outil A nos frontières 61 Saint-Hubert : le crash final Grande Région 62 Wat hues de gesot? Qu est-ce que tu as dit? Was hast Du gesagt? Le Luxembourg et ses langues Golf 64 Une nouvelle start-up dédiée au golf est née Deux champions de golf à l assaut d Internet Etapes gourmandes 65 Le Sud Beau et bon Auto 66 Volvo V40 D4 R-Design Le mariage de la perfection et du pur plaisir 69 Devons-nous craindre la rentrée d un véhicule en fin de contrat? Check-in 70 La Riviera turque, diamant aux multiples facettes Rencontre 72 Pierre Arditi : «Il est impératif de provoquer le désir des autres!» 74 Beauty case 76 Livres 78 Musique Editeur / Régie publicitaire / Media & Advertising S.à r.l. 104, rue du Kiem L-1857 Luxembourg Tél : (352) 40 84 69 Fax : (352) 48 20 78 Directeur de la publication / Rédacteur en chef Isabelle Couset E-mail : icouset@yahoo.com Rédaction / Isabelle Couset, Gérard Karas, Sébastien Lambotte, Catherine Moisy, Michel Nivoix, Carol Thill, Marc Vandermeir Merci à toutes les personnes qui ont contribué/aidé à la rédaction de ce numéro / 1,2,3,GO, BusinessMentoring, Netty Thines, INFPC, CBRE, Martine Borderies, Pierre Doyen, www.lesfrontaliers.lu, M e Gabrielle Eynard, CASES, Département de la Simplification Administrative, M e Emmanuelle Ragot, M e Céline Lelièvre, M e Nadine Cambonie, Claude Gengler et Jean-Luc Vanquin Mise en page / Romain Peiffer / imprimerie jmwatgen, Luxembourg Impression / imprimerie jmw atgen, Luxembourg Parution bimestrielle Abonnements 1 an 6 numéros : 36 EUR 2 ans 12 numéros : 65 EUR Media & Advertising S.à r.l. informe les lecteurs et abonnés du magazine qu elle collecte des informations uniquement aux fins de la publication, gestion des abonnements et marketing. Les personnes concernées disposent d un droit d accès et de rectification. 2013 Media & Advertising S.à r.l. Toute reproduction est interdite
News BIL 1. Performance et stratégie de croissance La Banque Internationale à Luxembourg (BIL) a annoncé des résultats financiers 2012 révélant une performance solide de ses activités Retail, Private et Corporate banking, une croissance solide de ses actifs sous gestion ainsi qu un retour à la rentabilité. La BIL a généré un résultat net de 30 millions EUR en 2012, une performance particulièrement dynamique comparativement à son résultat après impôt de 2011. Forte du soutien de ses actionnaires, Precision Capital (société anonyme de droit luxembourgeois détenant des participations dans des établissements bancaires) et le Grand-Duché de Luxembourg, la BIL se concentre désormais sur ses ambitions de croissance à l horizon 2015. La banque a en effet lancé plusieurs projets d envergure. Elle va élargir et renforcer sa présence géographique à travers une série de décisions stratégiques à travers le monde et au Luxembourg. Sur le marché belge, sous réserve de l approbation des autorités de régulation, la BIL ouvrira les portes d une succursale implantée à Bruxelles au 3 e trimestre 2013. Elle s adressera en premier lieu à une clientèle privée résidente en Belgique, mais également à des Independent Financial Advisers et des Family Offices. Cette nouvelle succursale sera dirigée par Bernard Mommens, actuellement membre du Comité de direction de la BIL. Au Moyen-Orient, la BIL poursuivra son expansion stratégique en inaugurant sa 1 ère succursale à Dubaï qui deviendra le nouveau hub d activité de la banque dans une région du Golfe en pleine expansion. En Asie du Sud Est, la banque renforcera sa présence à Singapour, notamment via une offre ciblée destinée aux High Net Worth Individuals. Au Luxembourg, la BIL a décidé d étendre les heures d ouverture de son réseau d agences afin de répondre plus efficacement à l évolution des besoins de sa clientèle. En parallèle, la banque continue d investir dans les nouvelles technologies, notamment avec une offre Mobile banking complète (BILnet mobile), des services de banque en ligne constamment optimisés ainsi qu un réseau Cash recyclers permettant des dépôts d argent liquide à travers le pays. Outre l annonce des résultats financiers, le Conseil d administration a également annoncé deux nouvelles nominations au sein du Comité de direction de la BIL : Adrian Leuenberger, nommé Head of International Private Banking, et Marcel Leyers, nommé Head of Corporate and Institutional Banking. www.bil.com Nouveaux horaires Depuis le 13 mai, la Banque Internationale à Luxembourg (BIL) a adapté les horaires d ouverture de toutes ses agences. Elle est ainsi la seule grande banque du pays à accueillir ses clients jusqu à 19h, les mercredis sur rendez-vous, pour des entrevues réservées au conseil. Par ailleurs, l agence de contact et de service est à l écoute de la clientèle du lundi au vendredi jusqu à 19h, par mail ou par téléphone et la hotline de la BIL est accessible jusqu à 20h pour toute question d ordre technique. Les nouveaux horaires des agences sont consultables sur www.bil.com (rubrique Agences & distributeurs). LuxairGroup Un exercice 2012 négatif 2012 a été une année difficile pour LuxairGroup. L exercice affiche un résultat négatif de 10,5 millions EUR. Les pertes de Luxair Luxembourg Airlines, la détérioration de la rentabilité de LuxairTours et le déficit de LuxairCARGO ont poussé la perte d exploitation à plus de 18 millions EUR en 2012 (2 millions EUR en 2011). Le chiffre d affaires du groupe est passé de 428,6 millions EUR en 2011 à 446,7 millions EUR en 2012. Le résultat net de l exercice résulte en une perte de 10,5 millions EUR en 2012 contre un résultat positif de 3,6 millions EUR en 2011. Et en intégrant les filiales, y compris Cargolux à concurrence de 43,4 %, le résultat net consolidé de LuxairGroup est une perte de 21,2 millions EUR en 2012 contre un bénéfice de 1,4 million EUR en 2011. L'exercice 2012 de Luxair Luxembourg Airlines a été marqué par une concurrence accrue sur ses lignes domestiques, notamment en ce qui concerne les vols vers et depuis Munich, Genève, Londres et Hambourg ainsi que sur le trafic en connexion via les hubs desservis par la concurrence. La hausse des prix du pétrole, + 10 % par rapport à 2011, est un autre facteur qui a lourdement pesé sur la performance financière de Luxair. À périmètre constant, Luxair a enregistré une hausse du nombre de ses passagers de 7 %. En 2012, 38 % des billets vendus étaient des billets Primo, commercialisés au prix d'entrée. Le succès de ce produit va de pair avec l'érosion des classes Business et Ecoflex (billets offrant une flexibilité de voyage moyennant un prix du billet plus élevé). L an passé, Luxair Luxembourg Airlines a transporté 804.198 passagers, avec un taux d occupation de 60,7 %, ce qui constitue une nette amélioration par rapport à 2011 (58,2 %). La compagnie affiche un résultat négatif approchant les 20 millions EUR pour l'exercice 2012, par rapport à une perte de quelque 16 millions EUR en 2011. Pour LuxairTours, 2012 a été une année compliquée. L instabilité politique en Afrique du Nord couplée à la crise due à la dette souveraine qui sévit toujours en Grèce, mais aussi en Espagne et au Portugal, ont nécessité une flexibilité de tous les instants de la part des équipes de LuxairTours pour maintenir la confiance des vacanciers. Cette démarche qualité a été couronnée de succès, à en croire la hausse de 15 % du nombre de passagers transportés (570.612 passagers transportés sur les 4.724 vols LuxairTours commercialisés en 2012) et un taux d'occupation en légère baisse (79,4 % en 2012 contre 80,8 % en 2011). Tributaire des échanges de marchandises au niveau mondial, l'activité de manutention fret est probablement l'activité de Luxair- Group la plus exposée à la crise. La diminution des échanges a résulté dans une baisse conséquente des volumes traités (638.000 tonnes en 2012) avec, à la clé, une perte d'exploitation pour LuxairCARGO en 2012. LuxairServices (assistance en escale aux passagers et catering) a bénéficié de la hausse du nombre de passagers à l aéroport de Luxembourg (+ de 1,9 million de passagers) alors que le nombre de mouvements d avions est resté stable à 39.000. L'activité du service Catering, avec 1.689.000 prestations en 2012, est en hausse de 14 % par rapport à 2011. En mars 2013, le Conseil d Administration a mandaté le Comité de direction pour implémenter les mesures nécessaires afin de parvenir à l'équilibre financier de l'activité Airline en 2015. Ces mesures doivent améliorer le résultat de manière récurrente de 25 millions EUR à partir de 2015. Ce projet, qui concerne toutes les activités de LuxairGroup, fait suite à l'analyse stratégique de l'activité Airline, réalisée sur demande des actionnaires par le consultant Roland Berger entre octobre 2012 et mars 2013. Alors que l IATA prévoit des résultats d exploitation légèrement positifs pour les transporteurs européens en 2013, la situation concurrentielle de Luxair Luxembourg Airlines va cependant encore s intensifier avec l arrivée de nouveaux opérateurs sur les lignes de Barcelone et de Milan. Pour LuxairTours, la crise qui perdure en Europe du Sud et 4
News les soubresauts politiques sans fin en Afrique du Nord (principalement en Tunisie), le 2 e marché après l Espagne, appellent à la prudence. Pour LuxairCARGO, au vu du contexte économique et de la situation conjoncturelle, une nouvelle réduction des volumes traités est à prévoir pour 2013, mais le nouveau Pharma & Healthcare Center va positionner l aéroport de Luxembourg parmi les acteurs de pointe dans ce domaine. Le rapport annuel 2012 LuxairGroup est disponible en téléchargement sur www.luxairgroup.lu. Allen & Overy Luxembourg Promotions M e Cyrille Tonnelet M e Arne Bolch M e Paul Péporté M e Cyrille Tonnelet, Arne Bolch et Paul Péporté, tous trois Senior Associates, ont été promus au rang de Counsel au sein du cabinet Allen & Overy Luxembourg. M e Cyrille Tonnelet a été promue Counsel au sein du département Know-How. Depuis 2010, elle est en charge du Knowledge Management du cabinet. Elle est impliquée dans des projets knowhow globaux et de leur coordination au niveau local. Elle est spécialisée dans le know-how en matière bancaire, restructuration et marchés des capitaux. M e Arne Bolch a été promu Counsel au sein du département Fonds d'investissement. Spécialisé dans l'établissement de fonds d'investissement et dans le conseil réglementaire en fonds OPCVM et en fonds alternatifs de droit luxembourgeois, M e Bolch peut se prévaloir de sept ans d'expérience dans ces domaines au sein de grands cabinets d'avocats luxembourgeois. Il est un membre actif de l'alfi. M e Paul Péporté a été promu Counsel au sein du département Droit des marchés de capitaux. Spécialisé en droit des marchés financiers, il conseille sur un large éventail d'opérations sur instruments de dette et de capital, en particulier des titrisations, produits structurés, lettres de gage, structures fiduciaires, introductions en Bourse et placements privés de valeurs mobilières. www.allenovery.com Deloitte Luxembourg 20 récompenses lors des ITR European Tax Awards Le 15 mai dernier, Deloitte Luxembourg s'est vu décerner les titres de Transfer Pricing Firm of the Year et de Tax Firm of the Year par l International Tax Review lors des European Tax Awards qui s'est tenu à Londres. Les cabinets membres du réseau Deloitte ont par ailleurs décroché pas moins de 20 récompenses et ont notamment été reconnus en tant que European client connection, European Tax firm of the Year et European Transfer Pricing firm of the Year pour l année 2013. Les principaux cabinets fiscaux et juridiques des 26 juridictions européennes et d'afrique du Sud figuraient parmi les nominés de l'international Tax Review qui visait à récompenser le travail réalisé au cours des 12 derniers mois. Sept nouveaux Partners Alexandre Prost-Gargoz Stéphane Hurtaud Petra Hazenberg Marco Lichtfous Christophe Diricks Michael Bloom Axel Motte Deloitte Luxembourg a accueilli, en avril et mai 2013, deux nouveaux Partners au sein des départements Tax et Advisory and Consulting : Alexandre Prost-Gargoz et Stéphane Hurtaud. Tous deux connaissent bien Deloitte Luxembourg puisqu ils y ont déjà effectué une partie de leur carrière. Par ailleurs, cinq nouveaux Partners ont été nommés : Petra Hazenberg (Advisory and Consulting), Marco Lichtfous (Advisory and Consulting), Christophe Diricks (Tax), Michael Bloom (Tax) et Axel Motte (Tax). Ils ont pris leurs fonctions en juin. 5
News Un nouveau leader pour l industrie bancaire Martin Flaunet En mai dernier, Martin Flaunet, Partner au sein du département Audit, a été nommé leader pour l'industrie bancaire chez Deloitte Luxembourg. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il accompagne les professionnels du secteur bancaire à travers les récentes évolutions réglementaires (comme CRD IV, SSM, AIFMD/UCITS V), tout en tenant compte du changement de paradigme dans la branche du Private Banking. Il est épaulé par Patrick Laurent, Partner au sein du département Advisory & Consulting, récemment nommé Banking Technology Leader pour le réseau Deloitte EMEA, ainsi que par Michel Guilluy, Partner au sein du département Tax chez Deloitte Luxembourg. Un nouveau directeur pour le département Marketing & Communications Virginie Michielsen Virginie Michielsen a rejoint Deloitte Luxembourg en tant que directeur du département Marketing & Communications. Pendant plus de 20 ans, elle a travaillé pour ING. Avant de débuter son parcours dans la communication, elle a occupé plusieurs postes à responsabilité de niveau mondial chez ING en Belgique et aux Pays-Bas dans les domaines de la banque commerciale et Wholesale banking. Ces fonctions lui ont permis d'acquérir une connaissance approfondie du secteur bancaire, de développer une solide expérience en gestion de projet, en relations clientèle et en gestion d'équipes multiculturelles. Virginie Michielsen connaît bien le Luxembourg puisque son mari, Rik Vandenberghe, depuis peu CEO d'ing Belgique, a été jusque récemment CEO d ING Luxembourg. www.deloitte.lu Marc Meyers à la Fiduciaire du Grand-Duché de Luxembourg (FLUX) Marc Meyers La Fiduciaire du Grand-Duché de Luxembourg (FLUX) a accueilli Marc Meyers comme Partner dans son équipe. Président de l Ordre des Experts Comptables de 2009 à 2011, Marc Meyers a été associé chez Deloitte ainsi qu au sein de sa société sœur, la Fiduciaire Générale de Luxembourg. En 2012, il a conseillé le Comité de direction de la Banque Raiffeisen. Fort d une expérience professionnelle de plus 15 ans, Marc Meyers est expert-comptable et fiscal, réviseur d entreprises et expert judiciaire assermenté. Au sein de FLUX, il accompagne surtout les entreprises luxembourgeoises (PME, PSF, indépendants et entreprises familiales). www.flux.lu Gabriel Bleser chez Kleyr Grasso Associés Gabriel Bleser Gabriel Bleser, recruté par Legitech le 14 janvier 2013 au poste de directeur en charge des éditions et du Legicenter, a quitté l entreprise le 13 mai dernier pour reprendre la robe d avocat. Gabriel Bleser a expliqué qu il était très «attaché au métier d avocat» et qu il se sentait «plus à l aise dans l univers des professions libérales», raisons pour lesquelles il a décidé de rejoindre le cabinet d avocats Kleyr Grasso Associés en tant que Counsel. Fort d une expérience de plus de 15 ans, dont 10 ans en tant qu avocat et 7 ans au ministère de l Economie, il est spécialisé en droit de la concurrence. Il a été le premier rapporteur général de l Inspection de la concurrence en 2004. www.kckg.com Hjoerdis Stahl A la tête du métier postal chez P&T Depuis mai dernier, Hjoerdis Stahl est la nouvelle responsable du métier postal de l Entreprise des P&T (EPT). Cette nomination s inscrit dans la stratégie de l EPT visant à conforter sa position en tant qu opérateur postal de référence sur un marché entièrement libéralisé au Luxembourg depuis le 1 er janvier 2013 et à proposer à ses clients des produits et services conviviaux et innovateurs. Hjoerdis Stahl Hjoerdis Stahl dispose d une solide expertise dans les métiers de la logistique. Après une carrière chez Lufthansa, elle a été directrice de LuxairCargo et membre du Comité de direction de LuxairGroup. Elle succède à Paul Peckels, appelé à de nouvelles fonctions au sein du Comité de direction. www.pt.lu Katrin Mockel Communication & Marketing Manager chez ZiDCard Katrin Mockel Katrin Mockel a rejoint la plateforme de gestion de carrière 2.0 ZiDCard en tant que Communication & Marketing Manager. Forte d une expérience en stratégie, conseil, gestion de projets 6
News de communication et marketing dans différentes entreprises de services, dont dernièrement PKF Luxembourg et Deloitte, l ancienne journaliste radio s est spécialisée ces dernières années dans la communication et le marketing 2.0. www.zidcard.com Luxair Luxembourg Airlines Vers Copenhague Depuis le 3 juin 2013, Luxair Luxembourg Airlines opère un vol quotidien aller-retour en semaine (lundi-vendredi) et le dimanche vers Copenhague, avec une offre tarifaire attrayante et des prix à partir de 149 EUR TTC (1) aller-retour au départ de Luxembourg. (1) Prix valable sur le site www. luxair.lu ou via le Call Center Luxair (352) 24 56 42 42. Svetlana Fedotova est diplômée de l Académie de Management de Moscou (1998) et de l Académie des Finances de Moscou (2003) où elle a obtenu son grade de Magister. Elle a ensuite travaillé pendant 20 ans dans différentes institutions financières internationales comme la Dresdner Bank/ DKV (Frankfurt), ABN AMRO Bank (Moscou), ING Group (Moscou). Sa mission est de poursuivre la nouvelle stratégie de East-West United Bank S.A. qui a le double objectif de développer plus activement la branche Corporate de la banque ainsi que le Private Banking et positionner la banque comme partenaire du groupe AFK Sistema et d autres grands holdings financiers. Fondée en 1974, la banque s adresse aussi bien aux entreprises qu aux particuliers. Ses actionnaires sont JSFC Sistema et MTS Bank (qui est contrôlée par JSFC Sistema). www.ewub.lu thèmes abordés sont : Système de management : qu y a-t-il derrière le masque? L éco-conception : un levier d innovation et de compétitivité, Gestion des services informatiques par ITIL et Evaluation de la conformité. L annuaire regroupe tous les acteurs de la Qualité établis au Luxembourg qui disposent des principales certifications et accréditations dans le domaine de la qualité. Les adhérents du MLQ y sont également répertoriés. Il s agit d entreprises engagées pour la Qualité de leurs produits et services. L ensemble des associations, administrations et prestataires de services disposant des compétences nécessaires au soutien des démarches d amélioration des entreprises y figurent également. www.mlq.lu Ferroknepper Buderus remporte le Green Energy Award Benoit Lespagnol, directeur, Ferroknepper Buderus. Ferroknepper Buderus, spécialiste des systèmes de chauffage et de production d eau chaude, a remporté, lors du Luxembourg Green Business Summit, le Green Energy Award, récompensant son projet Suite page 9... East-West United Bank S.A. Svetlana Fedotova Managing Director et membre du CA Guide Luxembourgeois pour la Qualité Edition 2013 GUIDE LUXEMBOURGEOIS POUR LA QUALITÉ 2013 INVESTIR DANS LA QUALITÉ : QUELS RETOURS? SYSTÈMES DE MANAGEMENT : QU Y A-T-IL DERRIÈRE LE MASQUE? L'ÉCO-CONCEPTION : UN LEVIER D'INNOVATION ET DE COMPÉTITIVITÉ GESTION DES SERVICES INFORMATIQUES PAR ITIL ÉVALUATION DE LA CONFORMITÉ Svetlana Fedotova Svetlana Fedotova a été nommée Managing Director et membre du Conseil d Administration de East-West United Bank S.A. à Luxembourg. Elle succède à Sergey Pavlov, en poste pendant 22 ans. Cette année, le Guide Luxembourgeois pour la Qualité, édité par le Mouvement Luxembourgeois pour la Qualité A.s.b.l., se concentre sur le retour sur investissement. L édition offre des pistes de réflexion aussi bien dans le sens positif que négatif. Les 7
News Seed4Start 2 e édition Faites financer votre start-up innovante! Seed4Start, la plate-forme transfrontalière de capital risque lance officiellement la deuxième édition de ses activités avec toujours comme objectif de faciliter la mise en relation entre entreprises à la recherche de capitaux en Grande Région et investisseurs privés. Pilotée par Business Initiative asbl et CCIO2Bilan, animée par BeAngels, Ader Investissement et LBAN, le premier Seed4Start Pitching Day organisé le 18 janvier 2013 à Luxembourg a tenu ses promesses. Et il le démontre chiffres à l appui. Côté entrepreneurs, 20 entreprises de la Grande Région (TIC, cleantech, industrie, santé, luxe, etc.) ont été dévoilées à 80 investisseurs potentiels, avec plus de 10 millions EUR recherchés au total pour des besoins en financement allant de 100.000 à 2 millions EUR. Des chiffres impressionnants, à la hauteur de cet événement prestigieux. Côté investisseurs, la 1 ère édition, créée ex-nihilo, a su attirer des «têtes de réseaux» de Business Angels, comme les appellent les initiés au capital-investissement dans le jargon. Parmi la dizaine de réseaux influents présents, figuraient France Angels, PME Finance, Femmes Business Angels... Ces réseaux représentent à eux seuls plusieurs centaines d'investisseurs individuels et participent au rayonnement national de l'opération Seed4Start. En effet, ces seuls réseaux ont initié 18 rencontres dans leurs locaux afin de présenter à leurs membres les projets qui ont retenu leur attention. A noter également la présence de fonds d'investissements interrégionaux et, en particulier, celle de WiSEED, plate-forme Web de référence en France, en crowdfunding, pour le Le 1 er Seed4Start Pitching Day organisé le 18 janvier 2013 à Luxembourg a tenu ses promesses. financement des start-up à partir de 100 EUR. A l'issue de ce Pitching Day, point d'orgue du programme Seed4Start, 8 marques d'intérêt en moyenne par entreprise présente ont été recensées, soit 162 demandes d'approfondissement des dossiers. La qualité des pro- jets sélectionnés n'est donc plus à démontrer et accorde à ce programme interrégional toute la crédibilité qu'il mérite. Bien plus qu'un forum de capitaux La force de Seed4Start réside dans l'accompagnement, pré et postforum, et dans son caractère interrégional. Prodigué à titre gratuit par les membres organisateurs, experts du capital-risque, ce suivi personnalisé permet d'établir des relations de confiance et promeut la coopération transfrontalière. Outre les 150 rendez-vous individuels consacrés aux entrepreneurs candidats, des 8
News A l'issue du Pitching Day, point d'orgue du programme Seed4Start, 8 marques d'intérêt en moyenne par entreprise présente ont été recensées, soit 162 demandes d'approfondissement des dossiers journées collectives de formations adressées aux entrepreneurs, mais aussi aux investisseurs, sensibilisent aux problématiques et aux enjeux de la levée de fonds. La levée de fonds est un processus long et complexe, jeu de négociations entre entrepreneurs et investisseurs afin que chacun y trouve son intérêt. Alors que les tractations de la 1 ère édition sont bien entamées, les organisateurs planifient d ores et déjà les activités de la nouvelle édition. Assurément, pas de répit pour les organisateurs. Toujours dans le feu de l'action de la 1 ère édition du forum, le lancement officiel de la 2 e édition a été annoncé le 2 avril. C'est donc le début de l'appel à candidatures des porteurs de projets à potentiel. Ils sont déjà une dizaine à avoir déposé leurs dossiers en ligne. Les heureux sélectionnés de cette 2 e édition auront l'opportunité d'être présentés en exclusivité à des investisseurs lors du Seed4Start Pitching Day qui aura lieu les 12-13 décembre 2013. Votre entreprise a du potentiel? Vous souhaitez ouvrir votre capital à des investisseurs privés? Pour candidater : seed4start@cc.lu ou directement sur le site www. seed4start.org. Agenda Seed4Start : Date limite des inscriptions entrepreneurs : 30 septembre 2013... Suite de la page 7 Energie Plus Home qui permet d optimiser le rendement énergétique des bâtiments. Ce projet, né en Allemagne, est en cours de développement au Luxembourg. Il repose sur 3 facteurs : des appareils de chauffage, de consommation d eau et électriques à très faible consommation (A++) ; une isolation optimale (élimination des ponts thermiques) ; et une production électrique à base d énergie renouvelable. «Nos simulations nous ont démontré que le retour sur investissement est rapide ou à moyen terme. En effet, en investissant 53.000 EUR, 4.300 EUR seront économisés par an et le retour sur investissement sera déjà réalisé 12 ans plus tard, même à prix d énergie constant», explique son directeur, Benoit Lespagnol. Filiale de Bosch et de sa division Thermotechnologie, Ferroknepper Buderus s est spécialisée dans tous les types d énergies renouvelables : air, eau, bois, soleil ou encore géothermie. Ainsi, 45 % des 3.870 brevets déposés en 2009 portent sur la protection de l environnement et des ressources. Pour rester à la pointe de la technologie et de l innovation, la recherche et le développement sont une des priorités de l entreprise, c est pourquoi 9,4 % du chiffre d affaires est consacré à ce département qui emploie 33.000 collaborateurs. www.buderus.lu Trèves et Luxembourg rendent possible une mobilité électrique transfrontalière Afin d approvisionner les véhicules électriques en électricité, de plus en plus de stations de charge intelligentes sont installées dans l'espace public et semi-public. À Trèves, existent déjà les premières stations de charge pour des voitures électriques et le gouvernement luxembourgeois a décidé de construire au total 850 «stationsservice électriques» de ce type dans tout le pays. Pour permettre l'utilisation transfrontalière pour les «électromobilistes» dans la région, des partenaires à Trèves et au Grand-Duché de Luxembourg ont mis au point une coopération : la régie d'énergie de la ville de Trèves (SWT) et l'opérateur luxembourgeois des Open Charge Points, Estonteco, permettent dès à présent à leurs clients une mise en charge gratuite à toutes les stations de charge de la région de Trèves et de Luxembourg. Dans le cadre du Treaty of Vaals conclu en mars 2012, tous les clients d Electris, Sudstroum et d Estonteco pourront en outre, comme toutes les 28 régies d'énergie partenaires de ladenetz.de, charger auprès des partenaires coopérants. Les contrats de Vaals sont une convention de coopération pour l'e-roaming entre ladenetz.de et Estonteco ainsi qu'elaad.nl (Pays-Bas), Blue Corner et becharged (Belgique), Vlotte (Autriche), ESBeCars (Irlande) et Inteli (Portugal). www.openchargepoint.eu Ernst & Young Manipulations financières au sein des entreprises L étude intitulée Navigating today s complex business risks, conduite cette année par Ernst & Young au sujet de la fraude dans la région Europe, Moyen Orient, Inde et Afrique (EMEIA), révèle notamment qu un employé sur cinq interrogé dans le cadre de cette étude est au courant de manipulations financières au sein de son entreprise au cours des 12 derniers mois. Dans les marchés à croissance rapide, cette proportion s élève à plus d un quart des sondés. Au niveau des administrateurs et des cadres supérieurs, la proportion est encore plus impor- tante avec plus de 40 % des sondés indiquant une manipulation des prix de ventes ou des frais dans leur entreprise. L enquête indique également que 38 % de tous les sondés pensent que les entreprises de leur juridiction mentent au sujet de leur performance financière. Près de la moitié des sondés basés dans les marchés à croissance rapide s accordent sur le fait que les entreprises dans leurs pays faussent souvent la performance financière, cette proportion atteignant 29 % pour ceux dont le siège de leur entreprise se situe en Europe occidentale. 57 % de tous les sondés sont d avis que la fraude et la corruption sont largement répandues dans leur pays, proportion s élevant à 67 % dans les marchés à croissance rapide. Cette proportion atteint toutefois 26 % des sondés qui estiment qu il est courant dans leur secteur d avoir recours à la corruption pour remporter de nouveaux contrats. Alors que la majorité des sondés sont informés de l existence d une procédure anti-fraude et anti-corruption (ABAC), l étude révèle une différence de perception entre les cadres supérieurs et les employés quand il est question de pertinence et d efficacité de cette procédure. 60 % des administrateurs et des cadres supérieurs pensent que leurs entreprises soutiendraient les employés faisant état de cas supposés de fraude ou de corruption alors que 34 % seulement des employés partagent cet avis. www.ey.com/luxembourg Logistique Près de 250 participants au Logistics Business Forum 2013 Le Logistics Business Forum 2013, qui s est tenu le 13 mai dernier à la Chambre de Commerce, a été l occasion d analyser l avenir du secteur de la logistique au 9
News Luxembourg, un des piliers de la politique de diversification du gouvernement, et de proposer des orientations nouvelles dans le but de renouer avec la croissance En sa qualité de président du Cluster for Logistics, Pierre Gramegna a rappelé le rôle du Cluster qui se fait le porte-parole du secteur de la logistique auprès des autorités publiques, en favorisant le rapprochement avec les autres clusters européens, en participant à des congrès et salons internationaux et en maintenant le contact avec les institutions européennes. Créé en 2009, il rassemble aujourd hui une centaine de membres. Pierre Gramegna a annoncé que les conclusions de l'étude Future for Logistics avaient été remises au gouvernement. Le Cluster for Logistics avait été chargé de réaliser cette étude qui constitue une démarche prospective sectorielle visant à détecter les enjeux auxquels seront confrontés les acteurs à moyen et long terme, à définir les objectifs stratégiques à poursuivre pour s y préparer et, enfin, à fixer les pistes d actions et projets concrets à suivre et à mettre en oeuvre pour les atteindre. Deux membres du gouvernement ont pris part aux débats. Étienne Schneider, ministre de l Économie et du Commerce extérieur, a réaffirmé la volonté du gouvernement de soutenir activement le développement du Luxembourg comme hub logistique pour assurer l'avenir économique du pays. A ce titre, le ministre a mentionné la mise en service du Pharma & Healthcare Hub, dédié au stockage et au transit de fret à caractère pharmaceutique et médical, l inauguration du train de l'autoroute ferroviaire qui relie désormais Bettembourg à la Turquie, connectant ainsi l Europe à l Asie, et la pose de la première pierre de la zone franche au Luxembourg. Etienne Schneider a ensuite évoqué le début des travaux du site Eurohub Sud. Eurohub Centre (Contern) et Eurohub Sud (Bettembourg/Dudelange) ont été désignés comme zones dédiées à des projets logistiques à valeur ajoutée. L une privilégie la logistique en relation avec les flux aériens et l autre, celle avec les flux ferroviaires. Eurohub Sud est destiné à devenir une zone logistique de premier choix en Europe. Le ministre est aussi revenu sur le Plan Marshall pour le Luxembourg et a rappelé qu un montant de 70 millions sera alloué à S.O.L.E.I.L. (Sogaris Logistics Estates International Luxembourg), la structure en charge de l exploitation de la future zone d activités logistique sur les anciennes installations de WSA à Bettembourg. Le ministre a poursuivi en annonçant le lancement du portail www.logistics.lu et la tenue au Luxembourg, en janvier 2014, de CoolChain Logistics Europe, le plus grand salon européen de la communauté logistique spécialisée dans la chaîne du froid et de la température contrôlée. Claude Wiseler, ministre du Développement durable et des Infrastructures, a notamment mis en avant la multimodalité, permettant une meilleure utilisation des véhicules, des infrastructures et la réduction des émissions de carbone. Il a encouragé les entreprises à prendre part au programme européen Marco Polo international. qui offre des possibilités de cofinancement intéressantes pour les idées innovantes et efficaces visant à repenser la chaîne logistique. Dans ce contexte, il a également annoncé un régime d aides nationales qui favorisera le transfert modal de la route vers la navigation intérieure ou le rail afin d inciter les opérateurs à opter pour des solutions de transport combiné. www.clusterforlogistics.lu www.lord.lu Gestion du droit d auteur en temps réel et promotion des Luxemburgensia tement et facilement le détenteur Communiqué luxorr par luxorr (Luxembourg en date du Organization For Reproduction Rights) est voulue. vendredi 17 de mai droit 2013 pour obtenir la licence l organisme de gestion autorisé Si l utilisateur ne trouve pas par le ministre de l Economie et l oeuvre souhaitée ou si un droit du Commerce extérieur à gérer n est pas listé, une interface lui collectivement, pour le compte permet facilement de contacter des auteurs et éditeurs (luxembourgeois et étrangers), certains mations nécessaires. luxorr, qui lui délivrera les infor- droits d auteur de contenus protégés du type textes et images droits est actuellement limitée L acquisition en ligne de (livres, presse ). aux oeuvres luxembourgeoises. Le 17 mai dernier, luxorr En général et plus particulièrement a présenté sa plate-forme électronique lord (Luxembourg Online protégées Rights étrangères, Desk l utilisateur en ce qui concerne les oeuvres www.lord.lu Luxembourg Online Rights Desk). La marque garde la faculté de contracter une Gestion du droit d auteur déposée, en temps accessible réel et aux promotion adresses licence des Luxemburgensia offline auprès de luxorr. www.luxorr.lu, www.luxorr.eu L IMPORTANCE DU DROIT et www.lord.lu, D AUTEUR DANS constitue LA SOCIETE la 1 ère DE L INFORMATION version d une base de données CRP Henri Tudor Au Grand-Duché de Luxembourg luxorr (Luxembourg Organization For Reproduction Rights) constitue l organisme de gestion autorisé par qui le permet Ministre technologiquement de l Economie et du Deux Commerce innvoations extérieur à ont gérer collectivement pour le compte des d identifier auteurs et et éditeurs d acquérir (luxembourgeois en ligne été et présentées étrangers) certains à la droits d auteur de contenus protégés du type tout textes type de et images contenu (livres, ainsi que presse ). les foire internationale droits d auteur y relatifs. Transport Logistic A l occasion d une conférence de presse dans les locaux de la Chambre de commerce en date du 17 mai 2013, luxorr vient de présenter sa plateforme lord offre électronique 4 fonctionnalités lord (Luxembourg Le CRP Henri Online Tudor Rights a présenté Desk). La marque déposée accessible aux principales adresses : www.luxorr.lu, information et sensibilisation qui du permet grand public technologiquement sur le droit d identifier Transport Logistic et d acquérir de Munich en ligne qui www.luxorr.eu deux et de www.lord.lu ses innovations constitue à la foire la première version d une base de données tout type de contenu ainsi que les droits d auteur y relatifs. lord constitue donc en son genre une première mondiale et se comprend comme d'auteur contribution (avec flux RSS) à une ; gestion philosophie s est de diversification tenue du 4 au économique 7 juin 2013. du Luxembourg qui se greffe sur une collective récente temps recommandation réel de droits du Conseil La 1 ère économique innovation est et le social système du Grand-Duché de Luxembourg: «En d'auteur ligne avec (licences l ambition d utilisation de la de Commission d'information européenne géographique de créer un véritable marché intérieur pour le contenu numérique, le CES est d avis qu il convient d œuvrer pour droits) ; promotion des Luxemburgensia d auteur, droits au niveau voisins des et livres la propriété et System) industrielle. dédié» au transport et GIS (Geographical Information faire du Luxembourg un centre de négoce de contenus et de droits pour tous contenus numérisés en valorisant la législation sur les droits périodiques, au Luxembourg et surtout à l'étranger globale, (vitrine les technologies virtuelle) ; numériques de la région sont de l'europe en passe du Nord- de logistique, et couvrant l ensemble A l ère de la société de l information révolutionner tous les domaines de la vie humaine, dont l enseignement, l économie et le social. Cette évolution est exponentielle et appelle et intégration une refonte dans urgente les réseaux du cadre législatif Ouest. Le national, GIS est une européen plate-forme et sociaux les plus utilisés. pour la cartographie géospatiale La fonctionnalité centrale de qui permet de créer des applications recoupant les données de Au cœur de ce processus se trouve l économie du savoir et des contenus, de plus en plus porteuse de lord est celle qui permet à l Internaute épinière de rechercher de la société dans sa cognitive base naissante géolocalisation en termes sur la d emplois carte. C'est richesses, dont la protection est assurée par la propriété intellectuelle et les droits d auteur qui représentent de plus en plus la moelle et de données (catalogue de droits) une oeuvre à l aide d un moteur de recherche intuitif permettant la recherche rapide (mot-clé) ou la recherche avancée combinant des critères (titre, auteur, éditeur, catégorie, sujet, année ). L oeuvre affichée est décrite visuellement et par des métadonnées (titre, auteur, éditeur, résumé ), et liste les droits d auteur disponibles. L utilisateur, qui a le choix de s inscrire ou non par un compte, identifie dès lors le produit/droit (licence d utilisa- COMMUNIQUÉ - COMMUNIQUÉ - COMMUNIQUÉ - COMMUNIQUÉ - COMMUNIQUÉ tion) auquel il s intéresse et peut l acquérir dans son panier d achat. Si un droit est listé mais n est pas accessible en ligne, l utilisateur a la possibilité de contacter direc- la 1 ère fois que l'on a pu visualiser des données de transport et de logistique comme les principales infrastructures, les capacités, les goulets d'étranglement, la circulation, les couloirs, les produits pour tous les modes de transport, en un seul endroit sur Internet. Ce GIS a été développé par le CRP Henri Tudor et l Agence d'urba- 10
News nisme de la Région du Havre (AURH) dans le cadre du projet Weastflows (www.weastflows.eu) cofinancé par le programme FEDER INTERREG IV B. Il a été mené avec 22 partenaires européens. Cette innovation a été présentée sur un autre outil innovant réalisé par le CRP Henri Tudor, à savoir une table tangible. Grâce à cette table interactive, l'utilisateur interagit avec des objets physiques afin de manipuler l'information numérique et observer les effets sur le GIS. Pour en savoir plus sur le programme d innovation, visitez la page Internet dédiée : www.tudor.lu/transport-logistics. PWC Luxembourg Mise à jour de son analyse comparative entre IFRS et Luxembourg GAAP La loi du 10 décembre 2010 autorise les entreprises établies au Luxembourg à préparer leurs états financiers selon le référentiel IFRS, lequel vient ainsi s'ajouter au principe comptable luxembourgeois (LuxGAAP) déjà en application. Dans le cadre de la préparation et de la soumission de leurs comptes annuels ou consolidés, les entreprises établies au Luxembourg peuvent ainsi appliquer soit les normes IFRS, soit le référentiel LuxGAAP avec l'option «juste valeur». La brochure IFRS and Luxembourg GAAP:Similarities and Differences fournit une vue d'ensemble des principales différences entre les normes internationales d'information financière et les principes comptables généralement reconnus au Luxembourg ainsi qu'un aperçu des évolutions futures dans ce domaine. Cette brochure tient compte de l'ensemble des évolutions des référentiels IFRS et LuxGAAP intervenues jusqu'au 31 mars 2013. Ce guide s'adresse à l'ensemble des entreprises établies au Luxembourg, y compris les succursales luxembourgeoises de sociétés de droit étranger. Une publication parallèle, intitulée Similarities and différences: IFRS and Luxembourg Banking GAAP est également mise à la disposition des établissements de crédit sur le site de PwC Luxembourg. La brochure est téléchargeable sur http://www.pwc.lu/en/ifrs/ publications.jhtml. The Network Prochains événements Le 17 juillet 2013 : Soirées Afterwork de l été à 19h30 Bar Frenchie, 23 rue Notre Dame L-2240 Luxembourg Le 25 septembre 2013 : conférence Training for Success and Life Long Learning (Importance of Personal development & Lifelong Learning, What's Available for Personal Growth & Advancement (Motivational courses, Presenter Skills )). Sofitel Kirchberg 4, rue du fort Niedergrunewald 19h30 (ouverture des portes à 19h00). Les conférences sont gratuites pour les membres. Les nonmembres doivent régler 10 EUR à l entrée. Pour plus de renseignements ou pour devenir membre : www.the-network.lu. Règlements des recours collectifs sur valeurs mobilières en dehors des États-Unis 6,4 milliards EUR par an d ici 2020 Une nouvelle étude prévisionnelle conduite par le groupe Goal, l un des spécialistes mondiaux en matière de services d actions collectives, prévoit que les règlements des recours collectifs sur valeurs mobilières à l extérieur des États- Unis atteindront 6,4 milliards EUR (8,3 milliards USD) par an d ici 2020. A l heure actuelle, selon les données du groupe Goal, la connaissance du marché et des ressources tierces, 360 millions EUR ne seraient pas réclamés par les investisseurs luxembourgeois dans le monde. Cette étude révèle également que si l activité en dehors des États-Unis connaît les mêmes taux de non-participation que ceux observés dans les recours collectifs américains, d ici la fin de la décennie, 1,56 milliard EUR d indemnités judiciaires dues aux investisseurs ne sera pas réclamé chaque année. Il s agit d un avertissement pour les fiduciaires car la multiplication des recours collectifs en dehors des États-Unis et le fait que certains dépositaires restreignent la portée géographique de leurs prestations en matière d actions collectives indiquent que les taux de non-participation devraient être au moins équivalents à ceux observés actuellement aux États-Unis, et probablement bien supérieurs. De plus, il est de plus en plus manifeste que les fonds incluent désormais la responsabilité d identification et de participation à des recours collectifs dans les contrats qui les lient à leurs dépositaires. Le groupe Goal a récemment établi une joint-venture avec CapFields, cabinet conseil auprès de l industrie de la gestion de fonds, pour fournir des services de recours collectifs sur valeurs mobilières aux fonds domiciliés et gérés au Luxembourg. www.goalgroup.com www.capfields.fr Ernst & Young Prix du Young Tax Professional of the Year De g. à dr. : Katrin Lakebrink, Tax Partner, Ernst& Young Luxembourg ; Andreas Brunnbauer, finaliste du Young Tax Professional of the Year in Luxembourg ; Effrosyni Sakka, finaliste du Young Tax Professional of the Year in Luxembourg ; Annette Boehm, Manager, Human Resources, Ernst & Young Luxembourg ; Pol Mellina, gagnant du Young Tax Professional of the Year in Luxembourg ; Marc Schmitz, National Director of Tax, Ernst & Young Luxembourg. C est Pol Mellina qui a été élu Meilleur jeune fiscaliste de l année (Young Tax Professional of the Year) le 27 mai dernier à Munsbach. Cette compétition, organisée dans plus de 250 universités de 30 pays, donne la possibilité aux jeunes étudiants talentueux d y prendre part et de démontrer leurs compétences techniques, professionnelles et de leadership en matière fiscale, non seulement dans leur propre pays, mais également à l échelle internationale. Cette année, Ernst & Young a organisé le prix YTPY pour la première fois au Luxembourg. Suite page 14... 11
News BusinessMentoring Fabienne Colling : serial copywriter CMYK 35/0/100/10 RGB 176/185/0 Pantone 383 C CMYK 0/0/20/70 RGB 92/101/95 Pantone 417 C Après l obtention de sa licence en Communication et Information à l Université Catholique de Louvain en 2007, Fabienne Colling rejoint un grand groupe bancaire luxembourgeois. Evoluant pendant deux années au sein de son département Marketing, elle découvre ainsi les dessous de la communication interne, mais surtout, le monde du Web. Dès lors, elle ne cesse d approfondir ses connaissances en matière de rédaction, de référencement Web et d utilisation des réseaux sociaux au travers de multiples formations. Nourrissant une véritable passion pour la rédaction multilingue elle est elle-même issue d une famille multiculturelle c est en août 2009, à l âge de 24 ans seulement, qu elle décide de devenir copywriter indépendante. Rencontre avec cette jeune cheffe d entreprise. Tout d abord, pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a poussé à devenir indépendante et nous en dire plus sur votre société? J'ai débuté ma carrière au sein d une grande banque luxembourgeoise. À l'occasion d'un projet de refonte de l'intranet initié par le département Marketing pour lequel j étais chargée d études, j'ai découvert et exploré plus avant les technologies du Web et leur environnement professionnel direct. C'est ce projet qui m a véritablement donné la passion du Web. Cependant, la liberté de création laissée aux équipes de communication dans un grand groupe comme celui-là est assez restreinte. J ai donc décidé de lancer ma propre activité. Après maintes formations et de premiers entretiens avec des partenaires professionnels potentiels, j'ai ainsi fondé l'agence de communication insideout (insideout.lu), qui est spécialisée dans la création de contenus multilingues, notamment pour des sites Internet. Vous êtes aujourd hui avant tout prestataire pour des agences de communication et de graphisme classiques. Pourquoi ce positionnement spécifique? Tout d'abord, je ne crois plus au modèle des agences de communication 360 degrés (full service). Les activités et les technologies de la communication sont devenues beaucoup trop complexes pour pouvoir y répondre uniquement avec les équipes d'une agence traditionnelle. Aujourd'hui, le mot d'ordre est spécialisation, mais avec un point d'ancrage central pour le client. En ce sens, insideout est soit prestataire de services pour d'autres agences et leur fournit les contenus que les clients tardent à produire, soit conseiller en com- munication pour le client, qu elle oriente vers le prestataire le plus adapté. Votre entreprise est aujourd hui stable et mieux structurée. Elle entre donc dans une nouvelle phase de son cycle de vie. Quel sera, selon vous, le plus grand défi que vous aurez à relever dans les années à venir pour bien aborder cette phase de transition? Dans un premier temps, notre plus grand challenge sera le recrutement de rédacteurs. Il faut savoir que les formations en Communication sont à la traîne par rapport aux évolutions technologiques ou à l'omniprésence des réseaux sociaux. De plus, nos «plumes» doivent avoir un certain sens du marketing, qui leur permette de se placer dans la peau d'une ou de plusieurs cibles pour adopter leur langage. Nous avons également constaté un besoin accru en termes de marketing en ligne chez les administrations et entreprises luxembourgeoises. C'est la raison pour laquelle nous étudions actuellement la piste d une collaboration plus approfondie avec des experts du domaine, dont les compétences complètent les nôtres. Est-ce justement pour bien aborder la croissance de votre entreprise que vous avez rejoint le programme BusinessMentoring? En toute honnêteté, avant le programme, j'avais du mal à envisager Je pense que les échanges avec ma mentor m'ont surtout ouvert les yeux sur ce qui se passe au sein et autour d'une entreprise peu importe son activité. Le programme a certainement changé mon approche managériale, mais pas en m'imposant un modèle particulier. J'ai surtout obtenu toute une série d'outils et de conseils pratiques qui me permettront, à terme, de trouver mon propre style managérial 12
News la croissance de la société ou même son évolution. Mauvaise structuration comptable, pas de vision détaillée des coûts, gestion du temps moyenne. J'avais plus ou moins la «tête dans le guidon» et aucune véritable stratégie d'avenir je me contentais d'exercer mon métier. Aujourd'hui, et notamment au contact de ma mentor, je commence seulement à devenir une véritable cheffe d'entreprise. Quels sont justement les objectifs que vous vous êtes fixés avec votre mentor dans le cadre de cette relation mentorale? Les premiers objectifs que nous nous étions fixés étaient l'évolution de mes connaissances en matière de gestion d'entreprise et de gestion comptable ainsi que le développement d'une stratégie d'avenir pour l'agence. C'est chose faite. Par contre, le suivi apporté tout au long du programme a fait qu en cours de relation mentorale, j ai constaté que je ne m étais pas forcément posé les bonnes questions, ou en tout cas, qu'il me restait d'autres problématiques à explorer. C'est ce à quoi nous nous attelons aujourd'hui avec ma mentor. Avec le recul de quelques mois, pouvez-vous dire que votre relation mentorale vous a amenée à modifier votre approche managériale et, si oui, de quelle façon? Je pense que les échanges avec ma mentor m'ont surtout ouvert les yeux sur ce qui se passe au Fabienne Colling, mentorée issue de la Promotion BusinessMentoring 2012 et directrice de l agence insideout communication. Les sélections BusinessMentoring 2013 (4 e cycle) sont ouvertes jusqu au 15 septembre. Les intéressés peuvent déposer leur dossier de candidature via le site www.businessmentoring.lu pour devenir mentoré(e). Contact : businessmentoring@cc.lu sein et autour d'une entreprise peu importe son activité. Le programme a certainement changé mon approche managériale, mais pas en m'imposant un modèle particulier. J'ai surtout obtenu toute une série d'outils et de conseils pratiques qui me permettront, à terme, de trouver mon propre style managérial. Quel message adresseriezvous aux entrepreneurs qui n osent pas franchir le pas et demander un accompagnement? Ne renoncez surtout pas à l'accompagnement d'un mentor mais prenez votre temps. D abord pour réfléchir à ce que vous attendez d'un tel programme, à ce que vous souhaitez en tirer, et ensuite pour définir avec quel type de personne vous aimeriez travailler. Ne perdez jamais de vue qu un mentor n'est pas là pour régler vos problèmes à votre place, mais pour vous aider à évoluer. Même si dans un premier temps, il vous mettra mal à l'aise en vous posant des questions auxquelles vous n'avez pas de réponse immédiate ou auxquelles vous n'avez même pas pensé, c est par ce questionnement qu il vous poussera à vous challenger vousmême. En bref, profitez au maximum de votre relation mentorale, car 12 ou même 18 mois, cela passe très vite 13
News... Suite de la page 11 Le vainqueur du concours prendra part à la 3 e édition de la finale internationale qui se déroulera fin août 2013 à Copenhague. Les finalistes auront l occasion de participer ensuite à une cérémonie prestigieuse lors de laquelle seront désignés 3 grands vainqueurs. Les prix décernés représentent autant une opportunité d expérience personnelle qu une immersion et compréhension de différentes juridictions : 1 er prix : un voyage d affaires de 30 jours «autour du monde» dont 10 jours dans des centres fiscaux d Ernst & Young à Londres, à Washington et à Hong Kong ; 2 e prix : une visite de 10 jours dans l un des centres fiscaux d Ernst & Young à Londres, à Washington ou à Hong Kong ; 3 e prix : une invitation à participer à une conférence internationale organisée par Ernst & Young, lors de laquelle le gagnant aura l opportunité de rencontrer des dirigeants et clients d Ernst & Young. www.ey.com/luxembourg House of Com More Attitude et M(a)Gsolutions mettent en commun leurs savoir-faire Marc Glesener, M(a)Gsolutions, et Nathalie Dondelinger, More Attitude. House of Com est un nouveau nom dans le domaine de la consultance en communication qui réunit deux sociétés : More Attitude et M(a)Gsolutions. Les deux entités, fondées par Nathalie Dondelinger (More Attitide ) et Marc Glesener (M(a)Gsolutions), restent indépendantes, mais mettent en commun expérience et know-how. Les deux sociétés sont spécialisées dans la communication et le marketing. L offre de services est axée sur le contenu et va de la consultance proprement dite à la communication de crise, jusqu au développement de projets éditoriaux et médiatiques. www.houseofcom.lu PwC Luxembourg Les femmes entrepreneurs à l honneur Photo-PricewaterhouseCoopers, Société coopérative, 2013 De g. à dr. : Marie-Hèlène Massard (CEO, Axa Luxembourg), Amal Choury (fondatrice et directrice, e-kenz), Betty Fontaine (associée-directeur général, Brasserie Simon), Rima Adas (associée, Financial Services Market Leader, PwC Luxembourg), Michèle Detaille (Managing Director, No-Nail Boxes), Didier Mouget (Managing Partner, PwC Luxembourg) et Marie-Christine Mariani (fondatrice et directrice, MCM Steel). Près d une centaine de femmes entrepreneurs et leaders du Grand-Duché de Luxembourg et de la Grande Région avaient répondu présentes à la 6 e édition de Connected Women, organisée par PwC Luxembourg le 22 mai dernier. Lors d une table ronde modérée par Michèle Detaille, Amal Choury, Betty Fontaine, Marie-Hélène Massard et Marie- Christine Mariani se sont tour à tour interrogées sur les motivations et freins à l entrepreneuriat féminin. «Etre visionnaire, avoir le sens de l entreprise et être passionné sont à mon sens les caractéristiques indispensables à la création d entreprise en dehors de toute considération de genre», indique Betty Fontaine, associée-directeur général de la Brasserie Simon. Et Amal Choury, fondatrice et directrice d e-kenz, d ajouter : «On ne naît pas entrepreneur, on le devient. Il faut avant tout être porteur d un projet à moyen et long terme, et être optimiste.» Pour ces femmes, l entrepreneuriat serait plutôt une affaire de diversité et de valeurs. Marie-Hélène Massard, CEO, Axa Luxembourg dit attacher «beaucoup d importance à la diversité des parcours et des profils. Et la première diversité à valoriser en entreprise, c'est celle de la complémentarité dans les équipes. Une entreprise doit fédérer et non diviser». Et Marie- Christine Mariani, fondatrice et dirigeante de MCM Steel de conclure : «mes valeurs sont toujours restées au centre de mes affaires, c est à travers celles-ci que j ai pu notamment bâtir la réussite de mes projets». Toutes les femmes présentes étaient ravies d échanger leur expérience. Le rendez-vous est d ores et déjà pris pour l année prochaine. www.pwc.lu Lëtz Step to Fairtrade Tour du monde solidaire en 66.433 fair steps La campagne nationale Lëtz Step to Fairtrade s est terminée avec 66.433 fair steps. Le but de celle-ci est de faire un tour du monde symbolique en 40.000 pas, l équivalent des 40.000 km de circonférence de la terre le long de l Equateur, dans les pays du Sud où sont cultivés les produits que nous consommons quotidiennement. Pendant les 12 jours de campagne, 54 événements ont été réalisées par des organisations ou personnes privées dans le pays. Les 4 communes que sont Ettelbruck, Feulen, Steinsel et Weiler-la-Tour ont été certifiées Fairtrade Gemeng dans le cadre de la campagne. 4 points de vente et FT Zone ont élargi leur gamme de produits. Au terme de la campagne, 18 produits équitables ont été introduits dans les points de vente au Luxembourg. Le 1 er Fairtrade Maart a accueilli de nombreux visiteurs à Beckerich, dont le couple grandducal. Les randonnées pédestres, courses à pied et en VTT à travers Beckerich ont connu un franc succès. L originalité du concept était garanti grâce aux stations de ravitaillement Fairtrade jalonnant la route. Toutes les actions et les steps réalisés peuvent être consultés sur www.faitrade.lu MarkCom Bilan 2012 positif De g. à dr. : Claude Nesser (Mad about Soul), Silvia Teixeira (clc), Camille Groff (Mikado), Marc Haas (Binsfeld), Françoise Reuter (Concept Factory), Dan Dechman (Dechman Communication), Claude Müller (Comed), Ghislain Ludwig (Brain & More), Netty Thines (Mediation S.A.), Nicolas Ernster (Kneip Communication), Laure Elsen (Accent Aigu) et Dan Thill (Dété). Des membres en augmentation, un nouveau visage et des projets de développement, la MarkCom (Association des agences conseil en marketing et en communication asbl) est une fédération qui a le vent en poupe et ne cesse de vouloir évoluer. Avec 19 membres provenant du secteur de la communication, de l événement et du Web, la MarkCom se concentre sur 4 missions spécifiques : promouvoir les compétences de ses membres, construire une reconnaissance accrue de la profession, développer des normes concernant 14
News les pratiques professionnelles et encourager le professionnalisme, voire l excellence. Depuis 2 ans, dans l optique de faire rayonner le Luxembourg à l international, la MarkCom fait appel à ses membres pour envoyer des jeunes publivores de moins 28 ans au Cannes Lions International Festival of Creativity, dans le but de les inspirer pour de futures campagnes. Dans cette même optique, la fédération a décidé de s associer à l European BEA (Best Event Awards) et de motiver ses membres à participer à ce concours européen. «Il existe une forte créativité au Luxembourg, mais nous sommes encore trop timides pour nous exporter. Cependant, je pense que nous n avons rien à envier aux pays limitrophes beaucoup plus grands que nous et loin d être aussi dynamiques dans la création publicitaire» souligne sa présidente, Françoise Reuter. www.markcom.lu L ITM change de visage De g. à dr. : Paul Weber, ancien directeur de l ITM, Robert Huberty, nouveau directeur de l ITM, et Nicolas Schmit, ministre du Travail, de l Emploi et de l Immigration. Le 3 juin dernier, Paul Weber, directeur de l Inspection du Travail et des Mines (ITM) a annoncé son départ à la retraite en présence du ministre du Travail, de l Emploi et de l Immigration, Nicolas Schmit. Depuis le 10 juin dernier, c est Robert Huberty, ancien directeur adjoint, qui a pris la relève. L ITM a été créée en 1902 dans le but de contribuer au développement durable du bienêtre des salariés au travail et à la sécurité des établissements classés. «Au cours de ces dernières années, mon équipe et moi-même avons eu à cœur de nous remettre en question en permanence afin d être toujours au plus près de nos administrés. C est ainsi que de nouveaux outils sont nés comme le Help Center», confie Paul Weber. Le Help Center est un centre d accueil téléphonique qui répond à toutes les questions que peuvent se poser les salariés et les employeurs en matière de droit au travail, de sécurité et de santé sur le lieu de travail. Comme ce service n est ouvert qu en journée, l Inspection du travail et des mines a décidé de mettre en place un nouveau site Internet comprenant une rubrique Foire aux Questions - Frequently Asked Questions sur le droit du travail. La rubrique comprend dorénavant 3 niveaux pour chaque réponse avec une définition, des textes de loi, des jurisprudences et souvent des documents modèles. La sécurité des établissements classés est une autre priorité de l ITM. Le service commodoincommodo travaille de manière proactive et préventive afin de garantir la sécurité des salariés et du voisinage des établissements classés. Ainsi, le rôle de l ITM est d identifier les installations à risques et de définir des réglementations qui se déclinent en autorisations. Le nouveau site Internet reprend la liste des installations qui nécessitent le respect de certaines normes, la nomenclature y afférente et les organismes de contrôle. Des documents sont également téléchargeables afin de faciliter l ensemble des démarches administratives. «Dans les années à venir, nous souhaitons utiliser les nouvelles technologies pour améliorer notre contribution à la réduction des accidents sur les lieux de travail et à la réduction du nombre des maladies professionnelles. La refonte de notre site Internet fait partie de cette stratégie», explique le futur directeur de l IMT, Robert Huberty. www.itm.lu François Scalais Creative Young Entrepreneur Luxembourg 2013 François Scalais Le concours Creative Young Entrepreneur Luxembourg (CYEL), organisé par la Jeune Chambre Economique du Grand-Duché de Luxembourg asbl (JCEL), s adresse aux jeunes entrepreneurs de 18 à 40 ans qui se sont fait remarquer pour avoir utilisé leur imagination et leur créativité dans la résolution d une problématique et la mise en avant d un service ou produit. Le 1 er prix du concours 2013 a été décerné, le 5 juin dernier, à François Scalais, fondateur et directeur de la société Neo Medical Systems, qui est aujourd hui un des pionniers des écrans 3D dans le domaine médical. Le nom du vainqueur de la 7ième édition du concours«organisé par la Jeune Chambre Economique du Grand-Duché de Luxembourg a.s.b.l. (JCEL, JCI Luxembourg, www.jci.lu) a été révélé ce mercredi, 5 juin au cours d une cérémonie qui s est déroulée à l hôtel Parc Belle-Vue, à Luxembourg ville. Le 2 e prix a récompensé Virginie Simon, fondatrice et directrice de la société MyScience- Network, et le 3 e Laurent Muller, associé de la Fiduciaire Muller & Associés. Le jury a voulu également encourager Myrian Klien, de Luxembourgeois.net dans le developpement de son entreprise en lui attribuant le coup de cœur du Jury CYEL 2013. Les trois finalistes participeront au concours mondial CYEA organisé par JCI. La finale aura lieu lors du Congrès Mondial de la Jeune Chambre Economique en novembre prochain à Rio de Janeiro en novembre 2013. P&TLuxembourg Acquisition de 30 véhicules électriques Renault Kangoo Z.E. Au volant, Marco Schank, ministre délégué au Développement durable et aux Infrastructures, et Claude Strasser, directeur général de P&TLuxembourg. P&TLuxembourg vient d acquérir 30 véhicules utilitaires électriques de type Renault Kangoo Z.E. destinés au réseau de distribution postale. A ce jour, P&T dispose, avec quelque 60 véhicules électriques, du plus important parc de véhicules de ce type au Luxembourg. «Cette initiative s inscrit pleinement dans la démarche de développement durable de P&T dont l un des objectifs est la diminution des émissions de CO2 générées par ses activités. De plus, P&T contribue ainsi au nouvel objectif de réduction de CO2 de International Post Corporation (IPC) dont les membres, parmi eux P&T, viennent de décider de réduire les émissions de CO2 des opérateurs postaux de globalement 33 % dans le monde d ici à 2020 (par rapport à 2010)», a souligné Claude Strasser, directeur général de P&TLuxembourg, lors de la cérémonie de remise des clés, le 5 juin dernier. www.pt.lu 15
News BGL BNP Paribas Inauguration de l agence Esch Belval Développée selon un concept tout à fait innovant, cette nouvelle agence, située au 12, avenue Rock n Roll, met l accent sur la convivialité tout en étant à la pointe des nouvelles technologies (tablette tactile, vidéoconférence, PC portable, téléphone portable, accès internet, WiFi gratuit, ipads). L agence entend ainsi répondre à l évolution des besoins des clients, tout en misant sur une proximité accrue avec ceux-ci. De type 100 % cashless, elle ne dispose pas de guichets physiques, mais des conseillers sont disponibles et accompagnent les clients afin de les aider à utiliser les services mis à disposition. Olivier Ciancanelli, le directeur d agence, Moreno Spano, le directeur de proximité, ainsi que leur équipe accueillent les clients durant des heures d ouverture exceptionnelles, à savoir du mardi au vendredi de 12h30 à 18h30 et le samedi de 9h00 à 12h00. Orientée vers le conseil aux particuliers, l agence Esch Belval est complémentaire à l agence Esch Benelux. Avec cette nouvelle agence, BGL BNP Paribas compte 39 agences à travers le pays. www.bgl.lu Handicap International Sensibilise les lycéens luxembourgeois En mai dernier, Handicap International est retournée dans les lycées luxembourgeois pour sensibiliser les jeunes aux dangers causés par les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions (BASM) sur les populations civiles. L occasion pour l ONG d expliquer une nouvelle fois l importance que revêt la compréhension des problèmes et des enjeux liés à ces armes barbares, grâce aux explications et démonstrations de Philippe Houliat, démineur professionnel et référent technique déminage pour l association. Plus de 200 élèves du Lycée technique Mathias Adam de Pétange, du Lycée de Garçons de Luxembourg et du Lycée technique Michel Lucius de Luxembourg ont participé à ces ateliers. A ce jour, une trentaine de pays n ont toujours pas rejoint le Traité d Ottawa contre les mines antipersonnel et plus de 80 Etats n ont pas rejoint le Traité d Oslo contre les BASM, limitant ainsi l ensemble des moyens (déminage, prévention des risques, assistance aux victimes) qui sont nécessaires pour venir efficacement en aide aux milliers de civils qui vivent sous la menace de ces armes. Une étape importante dans le combat contre ces armes vient néanmoins d être franchie le 14 mai dernier, puisque la République d Irak, un des pays les plus contaminé au monde par les BASM après le Laos, vient de ratifier le Traité d Oslo contre les bombes à sousmunitions. La ratification de l'irak représente un moment historique pour la Convention, compte tenu de l'utilisation massive de ces armes qui continuent à menacer les populations et à entraver le développement du pays. www.handicap-international.lu www.sousmunitions.lu Luxembourg Air Rescue A.s.b.l. 25 ans Fondée en 1988, Luxembourg Air Rescue compte aujourd hui plus de 185.000 membres et, avec ses 5 hélicoptères de sauvetage, fait partie du service luxembourgeois de sauvetage SAMU, dans lequel elle est intégrée depuis 1991. Depuis, les hélicoptères du sauvetage aérien ont effectué plus de 18.500 interventions, soit pour transporter le médecin urgentiste sur le lieu de l accident et/ou transporter un malade ou un blessé à un hôpital. Depuis 1998 Air Rescue a aussi des avions sanitaires à son service, grâce auxquels quelque 5.000 vols ont été effectués surtout pour rapatrier des membres LAR blessés ou malades depuis les endroits les plus éloignés du monde vers le Luxembourg. Ce service, qui n est pas remboursé par les caisses de maladie, est offert gratuitement par LAR à ses membres. Sans les membres, la LAR n existerait pas. Mais les cotisations ne suffisent pas et la LAR rentabilise ses avions sanitaires en les utilisant non seulement pour des vols retour pour ses membres de partout dans le monde, mais aussi pour des rapatriements pour des sociétés d assistance et d assurance. Rien qu en 2012, elle a ainsi réalisé plus de 900 vols dans 94 différents pays du monde entier. Depuis 2001, par ordre de l Etat luxembourgeois, elle opère aussi l hélicoptère de la Police. Depuis 2005, elle met à disposition de la Rhénanie-Palatinat et de la Sarre un hélicoptère de sauvetage qui assure plus de 900 interventions par an. En cas de catastrophes humanitaires, elle met à disposition son savoir, son personnel et son matériel. Depuis 2008, la LAR est exclusivement responsable pour les transports d organes en France. Presque chaque nuit, elle sauve une vie humaine par le transport d organes. Elle offre aussi la formation de pilote pour d autres exploitants européens MD-900 et MD902. Depuis 2010, ses hélicoptères peuvent intervenir lors d incendies de forêt grâce au Bambi Bucket. Depuis deux ans, en collaboration avec SES TechCom, Hitec et le ministère luxembourgeois de la Coopération, elle assure Emergency.lu, qui offre un système de communication par satellite en cas de catastrophe internationale. Sans toutes ces activités complémentaires, la LAR ne pourrait pas assurer les opérations d un hélicoptère au Luxembourg. Si vous souhaitez devenir membre, apporter votre aide ou un don à la LAR : Tél : (352) 48 90 06 ou www.lar.lu. Centre Hospitalier du Kirchberg Nouveaux sites Internet Les sites de l Hôpital du Kirchberg (www.hkb.lu), la Clinique Bohler (www.cbk.lu) et le portail Centre Hospitalier du Kirchberg (www.chk.lu), qui met en évidence les filières de synergie entre les différents établissements de la FFE (Fondation François-Elisabeth) et redirige les Internautes qui le souhaitent vers les sites respectifs de l Hôpital Kirchberg ou de la Clinique Bohler, se veulent résolument tournés vers l usager en étant plus informatifs, intuitifs et pratiques, avec de nouvelles fonctionnalités telles que la compatibilité avec les smartphones, tablettes ou encore l ouverture aux réseaux sociaux. Grâce à l enrichissement et la mise à jour des contenus, ils proposent dorénavant aux patients un panorama complet des services médicaux et de l offre de soins, une réponse en ligne aux questions les plus fréquemment posées, des informations sur les démarches administratives ainsi qu une multitude de renseignements sur l évolution de l offre de soins et les enjeux médicaux et stratégiques des prochaines années. Le site de l Hôpital Kirchberg propose 4 portes d entrées aux informations selon la raison de la visite : une urgence, une consultation/examen, une hospitalisation, voir un proche. 16
Le street marketing : variante classique ou mise en scène pour être vu Communication Le street marketing existe depuis la naissance du commerce. Mais, cet outil a pris tout son essor dans les années 80 où il a été développé par des marques alternatives qui souhaitaient se faire connaitre auprès des habitants des ghettos américains. Aujourd hui, aucune marque, qu elle soit internationale ou locale, ne peut se passer de cet outil qui permet de toucher sa cible là où elle se trouve. Même si les opérations deviennent de plus en plus nombreuses, certaines entreprises ne semblent pas se soucier du fait que les actions terrain sont faites pour être vues. En effet, il existe une nette différence entre distribuer des flyers et créer une expérience de marque qui touche le consommateur émotionnellement. Mais, quelles sont les solutions pour atteindre efficacement sa cible? Utiliser le marketing sensoriel pour attirer l attention Quelle que soit la technique utilisée, il est essentiel de bien choisir ses lieux de présence et de se mettre dans la peau du consommateur. Les opérations les plus fréquentes dans le pays étant les distributions de flyers, il n est pas rare d en avoir au même moment pour des marques différentes dans un lieu de très forte fréquentation comme la gare. Mais, ici, les gens, en plus d être sollicités par plusieurs prestataires, sont pressés et ne sont pas ouverts à la discussion. Il est donc d autant plus important de trouver des moyens pour se démarquer et attirer l attention en faisant appel à nos 5 sens. Cela peut être la vue avec l utilisation de street balloons ou de sacs-banners aux couleurs de votre marque. Mais, cela peut être également l ouïe avec la diffusion d une musique spécifique. Peu importe l outil utilisé, l essentiel est d inciter vos chalands à stopper leur course 5 secondes. De plus, en employant les techniques de marketing sensoriel, vous augmenterez le taux de mémorisation de votre marque. 17
Communication La mise en scène de vos produits pour engager la conversation Des actions de sympathie comme la distribution de croissants le matin, accompagnée d un grand sourire du promoboy ou de la promogirl habillés aux couleurs de la marque, peut faire toute la différence par rapport à une distribution classique réalisée par une personne anonyme. La mise en scène ne connaît pour seule limite que celle de la créativité des marketers. Des actions novatrices, telles que l organisation d un salon de coiffure sur une place publique pour promouvoir une marque de shampoing, mettent en scène le produit dans un environnement insolite. Ce type d action, encore peu développé au Luxembourg, garantit un retour sur investissement grâce au bouche à oreille qu il provoque et aux retombées médiatiques dues à la rareté et à l originalité de ce genre d opération. Continuer le dialogue sur les réseaux sociaux Aujourd hui, notamment si vous souhaitez toucher une cible jeune, il est indispensable de faire appel aux réseaux sociaux. Facebook a, par exemple, développé un outil de jeu-concours très simple à utiliser et peu onéreux. Dernièrement, une marque de voiture a utilisé cet outil pour promouvoir son nouveau véhicule. Des hôtesses étaient présentes dans la rue et invitaient les prospects à jouer et à tester l automobile. Cette opération a connu un énorme succès et a permis de doubler le nombre de fans sur la page Facebook de l entreprise. Avec cette action, la marque a ainsi développé sa notoriété auprès d une cible plus jeune. Les flashmobs et autres rassemblements comme «l apéro en blanc» sont des outils de street marketing qui débutent la conversation sur les réseaux sociaux. Vodafone a ainsi été, en Angleterre, la première à réaliser un flashmob pour faire parler d elle. D autres entreprises ont suivi la tendance en France ou en Allemagne. Au Luxembourg, peu de marques s y sont déjà risquées. Un retour sur investissement important Souvent, les entreprises pensent que remplacer une simple distribution de flyers par un outil plus innovant, ou par une mise en scène va leur coûter le double. Il est certain que mettre en place une opération de Guérilla Marketing, tel qu un salon de coiffure mobile, sera plus onéreux qu une distribution de prospectus. Cependant, la question à se poser n est pas uniquement celle du coût, mais également celle de l expérience marque recherchée et celle du retour sur investissement souhaité. En effet, l impact d une distribution s arrête la plupart du temps à la personne qui a reçu le flyer, alors qu une opération plus complexe marquera les esprits longtemps, déclenchera plus facilement l acte d achat et fera parler d elle. Netty Thines Conseiller en communication Mediation S.A. 18
Formation professionnelle continue Quand formation continue rime avec diplôme L INFPC publie deux ouvrages dédiés aux possibilités de perfectionnement professionnel et personnel par la formation continue et aux dispositions destinées à accompagner l entreprise et l individu dans cette démarche. Dans une perspective de développement des compétences et du capital d employabilité, se former et acquérir un diplôme à tout âge est une nécessité. Ainsi, les voies alternatives aux filières traditionnelles sont de plus en plus nombreuses et variées. Les modes d apprentissage tels que les cours du soir, l apprentissage pour adultes, les cours à distance permettent d obtenir un diplôme en maintenant une activité professionnelle. Une expérience professionnelle ou extra-professionnelle d au moins 3 ans (soit 5.000 heures) peut être sanctionnée par un diplôme ou un certificat grâce à la validation des acquis de l expérience. En parallèle, les pouvoirs publics proposent une large palette d aides financières et de facilités destinées à soutenir les entreprises et les particuliers dans leur effort de formation. Les entreprises peuvent prétendre à des aides financières pour la formation de leurs salariés. Les particuliers peuvent bénéficier de congés payés spéciaux, de mesures agissant sur le temps de travail et d autres aides spécifiques. Les livrets Aides à la formation et Obtenir un diplôme Les voies alternatives sont téléchargeables sur le portail lifelong-learning.lu/collection et peuvent être commandés gratuitement, par e-mail à collection@infpc.lu. NEWS OLAP Un 55 e anniversaire marqué par un environnement économique difficile Créé en 1957, l Office Luxembourgeois pour l Accroissement de la Productivité asbl (OLAP) a célébré son 55 e anniversaire en novembre 2012. Depuis sa création, l OLAP a organisé plus de 6.100 cours et séminaires et a accueilli près de 76.000 participants. Malgré ces bons chiffres, l OLAP se voit aujourd hui confronté aux réalités d un marché non seulement en pleine mutation, mais aussi affecté par une crise économique qui touche de plus en plus les PME, son «vivier» traditionnel. Si en 2011, le résultat affiché a été qualifié d «exceptionnel», celui de 2012 est en deçà des attentes. Si le nombre de 274 formations réalisées est motivant, il n en est pas de même pour la moyenne du nombre de participants par formation qui affiche une tendance décroissante. Néanmoins, la direction de l OLAP tient à souligner le succès de son catalogue annuel de cours et séminaires qui, en collaboration avec ses partenaires que sont la Luxembourg School for Commerce et le département formation de la Chambre des Métiers, génère chaque année un nombre de formations élevé. www.olap.lu 19
Formation professionnelle continue Salon de la Formation Continue Universitaire Succès pour la 1 ère édition Martine Hansen, ministre de l Enseignement supérieur et de la Recherche, lors de son allocution. Le 23 mai dernier, la Luxembourg School for Commerce (LSC), l organisme de formation de la Chambre de Commerce, a organisé, sous le haut patronage du ministère de l Enseignement supérieur et de la Recherche et en collaboration avec le Centre de Documentation et d'information sur l'enseignement Supérieur (CEDIES), l'institut National pour le développement de la Formation Professionnelle Continue (INFPC), le Luxembourg Lifelong Learning Center (LLLC), l'université du Luxembourg, l'institut Universitaire International Luxembourg (IUIL), ICN Business School Nancy- Metz, le CRP Henri Tudor, BBI-LUX School of International Hospitality & Tourism Business, eufom Luxembourg, Institut européen d'administration publique (EIPA), Sacred Heart University et United Business Institutes Luxembourg, le 1 er Salon de la Formation Continue Universitaire. Autour de 12 stands et de 12 ateliers, les visiteurs du salon ont pu découvrir plus en détail les offreurs de formation, les aides aux particuliers en matière de formation ou encore les perspectives sur la formation continue universitaire dans la Grande Région. Une conférence s est déroulée en présence de Pierre Gramegna, directeur général de la Chambre de Commerce, de Martine Hansen, ministre de l Enseignement supérieur et de la Recherche, et du Prof. Dr. Eric Tschirhart, vice-recteur académique de l Université du Luxembourg. Tous ont insisté sur l importance de la formation pour les actifs professionnels et les entreprises. Vu le succès de cette 1 ère édition, les partenaires et organisateurs de l événement ont d ores et déjà annoncé leur volonté de reconduire le salon en 2014. www.lsc.lu Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) 3 e édition de l'enquête d'opinion paneuropéenne La nouvelle enquête d'opinion paneuropéenne menée par Ipsos MORI au nom de l'agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) révèle notamment que 51 % des travailleurs européens estiment que le stress lié au travail est courant sur leur lieu de travail, voire très courant, pour 16 % d'entre eux. Les femmes semblent plus enclines que les hommes à considérer ce phénomène comme étant commun (54 % contre 49 %), tout comme le sont les travailleurs de 18 à 54 ans (53 %) par rapport à leurs homologues de 55 ans et plus (44 %). La perception du stress lié au travail varie également en fonction du secteur, les professionnels de la santé et des soins étant les plus nombreux à considérer que ce problème est courant (61 %, dont 21 % le jugeant comme «très courant»). Christa Sedlatschek, directrice de l'eu-osha, indique que «41 % des travailleurs européens estiment que le stress lié au travail n'est pas correctement pris en charge sur leur lieu de travail, voire pas pris en charge du tout, selon 15 % d'entre eux». L'année prochaine, la campagne Lieux de travail sains sera d ailleurs axée sur la gestion du stress. La cause la plus courante de stress lié au travail en Europe semble être l'insécurité de l'emploi et les restructurations (72 %), suivie par les horaires ou la charge de travail (66 %). Toutefois, chez les jeunes travailleurs (18 à 34 ans), ces deux causes arrivent à égalité (69 % pour les deux). En outre, pour les professionnels de la santé et des soins, les horaires et la charge de travail semblent être la cause principale (77 %). Interrogés sur le vieillissement de la population active, 1 travailleur sur 8 (12 %) a connaissance des politiques et programmes d'aide aux travailleurs qui poursuivent leur carrière jusqu'à l'âge de la retraite et au-delà. La connaissance de ces politiques augmente avec la taille de l'entreprise, de 7 % dans les petites entreprises (1 à 10 employés) à 19 % dans les plus grandes (plus de 250 employés). Résultats exhaustifs pour l UE et les différents pays : https://osha. europa.eu/en/safety-health-infigures/index_html#tabs-2. http://osha.europa.eu Université du Luxembourg Formation Continue en Aménagement du Territoire La Formation continue en aménagement du territoire proposée par l Université du Luxembourg entame sa 8 e année d existence. Les inscriptions pour l année académique 2013/2014 sont ouvertes jusqu au 31 août 2013. Lors de 150 heures de cours, ce programme dispense des connaissances techniques de base dans des domaines particuliers comme, par exemple, en matière de concepts intégrés d aménagement du territoire, de développement durable régional, en matière d assurance qualité dans les travaux d urbanisme et d architecture, d équilibre écologique et des bases juridiques spécifiques. La formation s adresse à des personnes travaillant dans des administrations communales, dans des bureaux de planification, dans des associations et autres organismes qui s occupent des questions de planification régionale et communale au Luxembourg et en Grande Région. Sont en particulier concernés, les architectes, les urbanistes et les géographes étant tous diplômés d une Haute École tout comme des ingénieurs-techniciens/ingénieursindustriels ayant une certaine expérience professionnelle. La formation se penche essentiellement sur les nouvelles réglementations luxembourgeoises d aménagement du territoire au niveau national et communal (études préparatoires, plans d aménagement généraux, plans sectoriels, etc.). Des chargés de cours externes ayant une longue expérience professionnelle assurent un lien étroit avec la pratique. Les langues d enseignement sont le français et l allemand. L enseignement est dispensé au campus Walferdange. Les cours auront lieu du 17 septembre 2013 jusqu à juillet 2014. Plus d informations sur http://fcat.uni.lu ou auprès de Dr. Julia Affolderbach E-mail : julia.affolderbach@uni.lu Tél : (352) 46 66 44-9710 et Dr. Estelle Evrard E-mail : estelle.evrard@uni.lu Tél : (352) 46 66 44-9578 20
Immobilier L immobilier de bureaux à Luxembourg au 1 er trimestre Le marché se maintient Le 1 er trimestre est généralement un des plus calmes d une année immobilière. Environ 28.000 m² ont été pris en occupation à la fin du 1 er trimestre 2013, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne des années 2010 à 2012. L offre en nouvelles surfaces de bureaux restera encore limitée, car peu de projets seront finalisés dans les prochains mois. Par conséquent, la vacance locative continue également à décroître. Les loyers prime se maintiennent et une pression vers le haut au sein des quartiers avec peu de disponibilités commence à se mettre en place. Le marché de l investissement est de nouveau sur les rails. Le volume d investissement au 1 er trimestre est en nette hausse comparativement aux années précédentes. Le contexte économique reste mitigé Les marchés boursiers européens restent tendus, ce qui n est pas étonnant au vu des récents événements à Chypre et dans d autres pays de la zone euro. D après les dernières publications du Statec, l économie luxembourgeoise a connu une année de très faible croissance en 2012 (0,3 %). Le PIB devrait progresser au long de l année, mais ne surmontera probablement pas un taux de 1 %. Le secteur financier, acteur majeur de l économie luxembourgeoise, continue à manquer de dynamisme. La pression de l Union européenne sur le Luxembourg, notamment concernant le secret bancaire, joue un rôle non négligeable dans ce contexte. Un retour vers un rythme de croissance élevé de ce secteur semble peu probable à l heure actuelle. Au sein du secteur des services non financiers, le climat semble cependant s améliorer. La croissance de l emploi intérieur s élevant à 2,3 % en 2012 est en diminution. En 2013, ce taux ne devrait pas surmonter 1,3 %. Le taux de chômage continue son augmentation et devrait atteindre 6,5 % à la fin 2013. Quant aux prix à la consommation, ceux-ci baisseront probablement davantage en 2013. Le taux d inflation prévu fin de l année est de 1,9 %. A l heure actuelle, on observe également une baisse des prix des matières premières. La prise en occupation du 1 er trimestre 2013, s élevant à environ 28.000 m², a augmenté d environ 8 % par rapport au résultat atteint en 2012. Le secteur BFI n occupe plus que la 2 e place du marché de l occupation Les acteurs majeurs au sein du marché de l occupation ont été le secteur des services (24,3 %), le secteur banques, finance, assurances (22,7 %) ainsi que l Etat luxembourgeois (16,8 %). Ceci est en ligne avec les années précédentes, sauf que le secteur des services non financiers devance le secteur financier. Les transactions les plus importantes ont été la prélocation de plus de 4.000 m² dans le projet Square Mile Lot 4 situé à Esch-Belval par l Université de Luxembourg ainsi que la location de presque 4.000 m² dans le bâtiment Vitrum de l Atrium Business Park à Bertrange par KPMG. De plus, le centre d affaires Regus a pris en location deux nouvelles surfaces : 1.400 m² situés dans le bâtiment The Square au Kirchberg et 1.100 m² de bureaux au 42-44 avenue de la Gare. Nouvelles évolutions au sein du marché de l occupation La tendance à la baisse de la taille moyenne des transactions se poursuit. La moyenne annuelle en 2012 s élevait à 635 m². Au 1 er trimestre 2013, la moyenne s établit à 433 m², alors que ce chiffre était encore de 475 m² en 2012 et de 712 m² en 2011, sur la même période. En résumé, on constate qu il y a plus de transactions, mais de taille moins importante. Le nombre de prélocations, indice de la confiance des occupants, se situe avec 17 % de toutes les transactions à un niveau respectable. La sous-location, indice peu positif pour le marché, ne représente plus que 3 %. La majorité des transactions a été réalisée dans les quartiers centraux En analysant le nombre de transactions, le CBD se place au premier rang avec environ 17 % des transactions réalisées. Il est suivi par le Kirchberg et le quartier de la gare avec des parts de marché de 16 % et 14 %. Le quartier ayant connu la prise en occupation la plus importante est Esch-Belval où se concentrent environ 17 % des surfaces louées. Le Kirchberg et Bertrange suivent avec 16 % et 14 %. Ce trimestre, ce sont les quartiers plus excentrés qui priment sur les quartiers centraux, conséquence des transactions importantes qui y ont eu lieu de la part de l Université et de KPMG. En 2012, le volume de livraisons a été très restreint avec seulement 64.000 m². La pénurie de nouvelles surfaces de bureaux se précise au courant de 2013, car peu de projets seront finalisés dans les prochains mois. En tout, à peine 70.000 m² verront le jour avant la fin 2013. A peine 33.600 m² des surfaces livrées en 2013 sont encore 22
Immobilier disponibles, le reste ayant déjà fait l objet de prélocations ou de développements pour occupation propre. Pour 2014, les chiffres totaux sont plus élevés, mais les surfaces disponibles restent très limitées : environ 168.000 m² de nouvelles surfaces devraient arriver sur le marché, mais uniquement 18.600 m² (11 %) restent à disposition pour des nouveaux occupants. Le nombre de nouvelles surfaces disponibles est et sera limité au moins jusqu en 2015. Vue du bâtiment Kowac-Drosbach à la Cloche d Or. ponibles tant au travers d un choix qui se restreint que par des conditions de location moins attrayantes qu auparavant. Les propriétaires sont les gagnants : même les bâtiments qui étaient vacants pendant plusieurs mois, voire années, se remplissent progressivement. Certains propriétaires réagissent à ce changement de tendance et augmentent les loyers. Les projets majeurs Parmi les projets livrés en 2013, on peut citer le projet Central Plaza Office (environ 14.000 m²) au sein du quartier de la gare qui a été livré à la fin du 1 er trimestre de l année. Le projet Aurora (environ 4.500 m²) au centre-ville ou Quels changements pour les occupants et les propriétaires? Les occupants prennent conscience de cette diminution des espaces disencore le nouveau siège de la banque Raiffeisen à Leudelange (environ 9.000 m²) suivront dans les prochains mois. Les développeurs rencontrent de nombreuses contraintes Au cours des dernières années, les promoteurs avaient rencontré de grandes difficultés pour démarrer leurs projets. Sans contrat de bail signé et sans apport conséquent en fonds propres, le démarrage d un projet spéculatif était particulièrement compromis. Avec ces conditions de marché plus ardues, on a pu assister à des changements d affectation et certains projets ont été totalement abandonnés. On Photo.CBRE observe également que la taille moyenne des bâtiments livrés diminue et se situe à environ 5.000 m². En effet, des bâtiments de taille importante comme le Président (30.000 m²) sont devenus difficilement finançables. Le taux de vacance devrait baisser en dessous de 5 % à la fin 2013. Evolution entre 2008 et 2013 Après une forte augmentation du taux de vacance entre fin 2008 et 2010, une stabilisation s est mise en place en 2011. La vacance locative a commencé à faiblir et s élève à environ 5,8 % du stock total, ce qui représente environ 206.000 m². Vu que le nombre de livraisons de projets disponibles est limité sur l année 2013, le taux de vacance devrait décroître davantage et se stabiliser aux alentours de 4,5 % à la fin de l année. Retour à un marché de propriétaires? La baisse du taux de vacance met les propriétaires dans une situation plus confortable. Même si la demande ne bat pas de records, l offre se réduit. Cela devrait mener assez rapidement à un marché de propriétaires. Malgré une pression baissière plus accentuée en 2009 et 2010, les loyers faciaux s étaient maintenus à leur niveau de 40 EUR/ m²/mois (loyers dits prime) dans les nouveaux bâtiments de haut standing au centre-ville. Les loyers économiques (surtout pour des surfaces en périphérie) avaient diminué suite à l octroi supérieur de gratuités et de participations de la part des propriétaires (participation aux aménagements locatifs par exemple). Pour la première fois, un prime rent de 40 EUR/m²/ mois a été réalisé au Limpertsberg, dans le nouveau projet Citylink, situé au coin rue de la Chapelle/ boulevard de la Foire. Suite à la diminution du taux de vacance, qui devrait encore s accentuer en vue des taux de livraisons bas, la pression haussière sur les loyers augmente progressivement. Certains quartiers offrent encore des conditions de location attrayantes Dans ce contexte, il faut différencier les quartiers centraux des zones plus périphériques. Pour l instant, cette pression haussière se fait surtout sentir dans des quartiers où la vacance atteint des niveaux très bas, comme dans le quartier de la gare où la vacance locative s élève à 2,8 % ou bien au sein du CBD avec un taux de 3,2 %. Les zones plus éloignées du centre-ville, comme Bertrange ou Leudelange, avec des taux de vacance supérieur à 20 %, sont encore épargnées pour le moment et les propriétaires sont encore disposés à faire des offres attractives à des occupants potentiels. Comme la vacance diminue également dans ces quartiers, cette situation ne devrait cependant pas s éterniser. Le marché de l investissement est de nouveau sur les rails Par rapport aux dernières années, le 1 er trimestre 2013 totalise un volume d investissement d environ 206 millions EUR, ce qui est 9 fois supérieur à la moyenne des années 2010 à 2012, sur la même période. Parmi ces transactions figurent aussi bien des investissements que des achats pour occupation propre ainsi que des achats de projets. Les achats pour occupation propre représentent environ 43 % du volume d investissement. Le prime yield s élève à 5,5 %. Ces transactions concernent en grande majorité des bâtiments à usage de bureaux et ont été réalisées sur la commune de Luxembourg. Plus d intérêt pour le Luxembourg, plus de biens proposés à la vente L intérêt croissant de la part d investisseurs de tous horizons (fonds institutionnels, Family offices, privés, etc.) pour la place luxembourgeoise persiste. La pénurie de produits qui avait paralysé le marché d investissement à Luxembourg semble se terminer. Quelques propriétaires commencent à mettre en vente certains de leurs objets. De plus, différents fonds institutionnels pourraient être contraints à vendre leurs actifs à Luxembourg à court et moyen terme suite à la législation en vigueur. Les difficultés d obtention de crédit auprès des banques restent cependant un sujet non résolu. Contact : Véronique Koch luxembourg@cbre.com CBRE 23
Entreprendre au féminin Le bien-être pour vocation Dans un contexte de crise et de changements profonds, notre société est plus que jamais à la recherche du bien-être. Ceci a ouvert un marché et créé des vocations. Les entrepreneuses que nous avons rencontrées se vivent plus comme des altruistes que comme des business women. Elles sont très conscientes que leur matière première est l humain et que cela influence incontestablement leur vision du métier. Martine Franquin, Vital Massage. Quel parcours vous a mené à votre activité actuelle? Initialement, j ai suivi des études d esthétique et de massage à Mulhouse. J ai ouvert mon premier cabinet tout de suite après dans la région de Longwy. J ai exercé pendant 16 ans, avant d ouvrir un centre d esthétique à Luxembourg- Ville. Cinq ans plus tard, j ai suivi mon époux en France et je suis devenue gérante d un centre de massages à Paris. J en ai profité pour suivre deux nouvelles formations : massages thérapeutiques et massages chinois. De retour au Luxembourg, j ai ouvert un cabinet à Rodange et je me suis formée au Reiki et au Tao (voir lexique), deux techniques asiatiques qui complètent parfaitement mon offre. Est-ce facile d exercer au Luxembourg quand on a obtenu son diplôme en France? Au Luxembourg, la prestation de massages n est pas considérée comme une pratique médicale. Elle est assimilée à un métier d artisanat. C est donc auprès de la Chambre des Métiers qu il faut se faire enregistrer avec notamment une copie de son diplôme pour obtenir une autorisation de commerce et un numéro de TVA. Après quelques va-et-vient entre les administrations française et luxembourgeoises, j ai pu présenter mon dossier, qui a été examiné en commission. Lors de ma deuxième installation au Luxembourg, tout est allé beaucoup plus vite. Il a suffi de ré-ouvrir mon dossier. Quels services proposez-vous exactement? Je propose différents types de massages, de la réflexologie, des soins avec aimants, d autres avec les élixirs Fleurs de Bach, ou encore des séances de Reiki. Mes clients sont pour la plupart des actifs qui subissent des situations de stress au quotidien. Je recommande d avoir recours à mes pratiques de façon préventive pour un bien-être global. On peut aussi y faire appel, en accompagnement d un traitement ou à la suite d une intervention chirurgicale ou d un accident pour hâter le processus de guérison. Dans ces cas, j agis toujours avec l accord du médecin traitant. Quelles sont vos perspectives d avenir? Je souhaiterais consacrer davantage de temps à enseigner les méthodes que je maîtrise, notamment le Reiki Usui et Karuna, la magnétothérapie ainsi que le Healing Tao. Différents modules de cours seront prêts pour l été 2013. Je les proposerai le week-end pour qu ils soient accessibles à tous. J envisage de faire des sessions au Luxembourg, en France et en Belgique, sous forme de modules de 2 jours et en ateliers pratiques. www.massages.lu Isabelle Gassmann-Capesius, Be-zen. Quel parcours vous a mené à votre activité actuelle? A la base je suis institutrice. Il y a 22 ans, j ai eu l occasion de bénéficier d un traitement Shiatsu, à la suite d une épreuve. Je n arrivais plus à dormir, je n arrivais pas à pleurer. Cette technique m a fait tellement de bien que j ai décidé de m y former, d abord comme un hobby puis, petit à petit pour en faire mon métier. En 2006, j ai eu l opportunité d organiser des séances au sein d un grand cabinet de conseil et de fidéliser cette clientèle. Puis, je me suis aperçue que je pouvais ajouter des cordes à mon arc pour être encore plus efficace dans l aide apportée à mes clients. Je me suis donc formée à la sophrologie en 2008. Ensuite, j ai rajouté d autres pièces à mon puzzle de compétences pour pouvoir apporter des réponses globales à des clients arrivant avec des problématiques complexes et évolutives, liant bien souvent le corps et l esprit. J ai donc suivi une formation de coach et une formation à la Programmation Neuro-Linguistique (PNL). Il y a deux ans, j ai ouvert mon cabinet où je propose un ensemble de techniques au service du bien-être de l esprit et du corps. Qu est-ce qui explique le succès de ce genre d offres? Le changement a toujours fait partie du monde, mais, de nos jours, il s opère beaucoup plus vite et les personnes ont plus de mal à s y adapter. Beaucoup de gens vivent cela comme une violence et se posent beaucoup de questions. D où l engouement pour les pratiques du bien-être. A quelles occasions vient-on vous voir? Il y a de multiples raisons de venir me voir. Il y a toutes les situations de changement : grossesses, divorces, 24
Entreprendre au féminin changement de travail, maladie Mes techniques peuvent être efficaces en cas de phobies ou de peurs, en cas de stress ou de troubles du sommeil, en période de préparation d examens, pour traiter un problème de fertilité ou tout simplement, quand tout va bien, pour aller encore mieux. Quel que soit le problème que l on a à résoudre, quand celui-ci est réglé, on va globalement mieux. Quelles difficultés et opportunités avez-vous rencontrées? A vrai dire, j ai eu plutôt des opportunités. D abord, le fait que de grandes entreprises m aient fait confiance pour proposer ces techniques à leur personnel. Partant de là, j ai bénéficié rapidement d un bouche à oreille positif. Ensuite, j ai eu l opportunité de rencontrer Rita Knott et sa structure d encouragement à l entrepreneuriat féminin dont je suis devenue la première «Pionnière» au Luxembourg. Cela m a permis de passer du statut de travailleur indépendant à celui de créatrice d entreprise. J apprécie également au Luxembourg la richesse de contacts des différents réseaux féminins dont la Fédération des Femmes Cheffes d Entreprise du Luxembourg (FFCEL). Ces réseaux sont de belles plates-formes d échanges d expériences. On y rencontre également des clients potentiels. Quelles sont vos perspectives d avenir? Je voudrais développer mes interventions en entreprises et également proposer des stages de développement personnel pour des groupes, sous forme de retraites dans un endroit agréable ou sous forme de croisière à thème. Le travail individuel, à mon cabinet, est d une grande richesse interpersonnelle, mais le travail collectif permet d utiliser la dynamique du groupe et de démultiplier les messages au bénéfice de plus de monde. be-zen@pt.lu Dorothy Germaine, Spa anywhere anytime. Quel parcours vous a mené à votre activité actuelle? J ai fait des études de psychologie et d espagnol au Canada. Puis, je suis entrée au bureau d achat d une enseigne très connue. J y ai travaillé presque 18 ans. Quand l enseigne a fait faillite, j ai décidé de m orienter vers ce que je voulais vraiment : associer travail de l esprit et travail des mains. Alors, j ai repris des études de massages et d esthétique, cette fois. Au Canada, il est très aisé de changer de voie. C est très courant. Je ne renie pas ma première vie professionnelle. J ai appris à faire un budget, à négocier des achats, du marketing, du merchandising et toutes sortes de choses utiles à la gestion d une société. A peine ma nouvelle carrière entamée, j ai décidé de venir m établir en Europe. J ai d abord pris deux ans pour installer convenablement mes enfants dans leur nouvelle culture. Pendant ces deux ans, j ai réfléchi à mon concept. J ai suivi une formation en réflexologie, puis je me suis lancée. Cela n a pas été facile car je suis anglophone et toutes les démarches administratives et juridiques sont à faire en français. De plus, je réside en Belgique et j ai créé une société de droit luxembourgeois. Cela ne simplifie pas les choses. Quelle clientèle visezvous? Mon concept est de faire profiter des bienfaits de moments de calme et de relaxation, d apporter ce «wow» dans la vie de quelqu un et faire durer ce moment de détente avant de repartir sur d autres choses. J apporte donc mes services (massages et soins esthétiques) au domicile des gens, aux heures où les instituts sont fermés ou parce que cela évite de devoir faire garder les enfants. Je propose également mes services dans les hôtels, soit en chambre (massage relaxant après une journée de séminaire ou de tourisme...), soit dans l espace spa. Je suis aussi appelée dans des entreprises, lors d événements ou sur base d une présence régulière. Enfin, je peux exercer lors de soirées ou de cocktails. L idée est de travailler avec les gens qui veulent minimiser leur stress, la fatigue et la douleur musculaire dues à leur travail ou leur style de vie. Comment fixez-vous les tarifs? J ai fait des recherches pour savoir quels étaient les tarifs pratiqués au Luxembourg, notamment par les instituts. J inclus mes déplacements dans le prix ainsi que le fait que je viens à l heure qui arrange la personne. Ce «sur mesure» a un prix, une valeur. Mes prix sont en rapport avec le haut niveau de qualité et les produits «bio» que je propose. Par exemple, je passe le temps qu il faut avec les gens pour qu ils soient totalement détendus et profitent pleinement de mes prestations. J ai mis au point un système d offres spéciales incluant une formule abonnement et une formule parrainage qui récompense ceux de mes clients qui me recommandent. Je peux aussi faire des bons cadeaux et je propose des offres saisonnières (au moins 4 par an). Par exemple, en avril, c était la formule Nettoyage de printemps. Quelles sont vos perspectives d avenir? Je voudrais développer mes 4 clientèles cibles (domiciles, hôtels, entreprises, événements), mais peut-être aussi proposer mes services dans d autres cadres. Pourquoi pas les maisons de retraite? Le développement du site Web, que je suis en train de relancer, et l optimisation des réseaux sociaux font également partie de mes priorités. Je voudrais prospecter plus largement en France, en Belgique et en Allemagne, et pour cela créer un réseau de praticiens, sous ma marque. Je me constitue un vivier de partenaires possibles grâce aux candidatures spontanées que je reçois et aux contacts que je noue lors de différentes rencontres. C est un véritable processus de recrutement, très sélectif car je veux garantir le respect de mes méthodes et exigences de qualité. www.spaanywhereanytime.lu Lexique : Propos recueillis par Catherine Moisy Reiki : méthode japonaise d autoguérison par imposition des mains et canalisation de l énergie. Tao : philosophie chinoise visant l équilibre des énergies du corps et de l esprit. Shiatsu : technique de thérapie manuelle qui utilise des pressions réalisées à l'aide des pouces, sur les méridiens du corps. Sophrologie : ensemble de méthodes de relaxation et de gestion du stress. Réflexologie : massages sur les mains ou les pieds dont les différents points de pression correspondent à différentes parties du corps. 25
assurances L assurance résiste à la crise comme aucun autre secteur 2012 aura été une année exceptionnelle pour le secteur de l assurance. Ses bons résultats ont été confirmés au 1 er trimestre 2013. Toutefois, les enjeux sont réels et il convient de rester prudent. La conjoncture économique, en Europe, est difficile pour tout le monde. Malgré cela, le secteur de l assurance au Luxembourg affiche une santé insolente. 2012 fut une année remarquable. Et le 1 er trimestre de 2013 s inscrit dans la continuité de cette année exceptionnelle. Toutefois, les enjeux sont nombreux et l équilibre fragile. L activité de l assurance, au Grand-Duché, s articule autour des deux axes que sont les branches vie et non-vie. Elle s adresse en outre à une clientèle locale, régionale et internationale. Mais qu importe, tous les domaines d activité du secteur, sur l ensemble des segments, connaissent une évolution positive. Les branches non-vie ont progressé de 14,73 % en 2012, alors que les activités liées à l assurance vie, elles, enregistrent une hausse de 42,93 %. Sur l ensemble de l année, le Commissariat aux Assurances fait état d une hausse globale des primes de 39,16 %. Dynamique positive «Les résultats de la branche nonvie, qui s adresse à avant tout à la clientèle résidente, aussi bien les particuliers que les d entreprises, dépendent principalement de la conjoncture économique», précise Marc Hengen, le CEO fraîchement nommé de l Association des Compagnies d Assurances du Grand-Duché de Luxembourg (ACA). «Malgré une conjoncture morose, cependant, le Luxembourg bénéficie d une dynamique particulière. De nombreuses personnes continuent à venir s installer ici, dès lors, on construit, on rénove, on continue à immatriculer des véhicules, à créer de l activité économique.» Les assureurs continuent à encaisser des primes toujours plus nombreuses. Les branches vie, elles, bénéficient de l image attractive dont jouit le Luxembourg en la matière et de l attractivité des produits d assurance à rendements garantis proposés sur la Place, qui allient la sécurité à des rendements supérieurs à ceux de l épargne. Pour ceux-ci, la hausse des primes a été de 84,09 %. Pour ce qui est des produits en unité de compte, la hausse de l encaissement de 24,63 % entre 2012 et 2013, traduit un frémissement positif lié à la reprise des marchés boursiers. Le Commissariat aux Assurances fait état d un résultat après impôt de 164,16 millions EUR, en augmentation de 117,70 % par rapport à l année 2012. Les entreprises vie dépassent leur meilleur résultat jamais enregistré. Prudence de mise Que des bonnes nouvelles donc? Si l ACA se réjouit de la croissance 2012 fut une année remarquable. Et le 1 er trimestre de 2013 s inscrit dans la continuité de cette année exceptionnelle. Toutefois, les enjeux sont nombreux et l équilibre fragile Marc Hengen, CEO, Association des Compagnies d Assurances du Grand- Duché de Luxembourg (ACA). de l encaissement des primes en 2012, qui s est poursuivie au cours du 1 er trimestre 2013, elle tient aussi à relativiser ces résultats et reste prudente. «Si les chiffres d affaires sont en hausse, les taux d intérêt sont aujourd hui au plus bas. Ce qui pèse sur la rentabilité des actifs. En outre, les nouvelles réglementations annoncées, comme Solvency II ou encore FATCA, entraînent des coûts liés aux travaux de préparation. Nos membres sont confrontés à un tsunami réglementaire qui n est pas sans conséquence», précise le CEO de l ACA. 26
assurances Heureusement, d ailleurs, que les chiffres d affaires connaissent des hausses aussi magistrales De quoi compenser, à entendre les représentants des compagnies d assurance, les coûts inhérents à l implémentation de ces réglementations. «Il faut se rendre compte que les acteurs de l assurance de la Place sont de petite taille. Il s agit de PME. La compagnie la plus importante compte 500 personnes. Les mesures à mettre en œuvre sont pourtant les mêmes que pour un acteur d envergure nettement plus important dans un pays voisin. C est, dès lors, plus difficile à assumer», explique Marc Hengen. De l emploi créé En 2012, dans ce contexte, les acteurs de l assurance ont créé des postes. L emploi direct en dehors des intermédiaires que sont les agents et les courtiers des entreprises d assurance a augmenté de 272 unités pour s établir à 4.242 personnes à la fin de l année dernière. Et au CEO de l ACA de préciser que, «finalement, on peut dire que le secteur de l assurance au Luxembourg résiste bien à la crise qui, on peut le constater, se fait aujourd hui bien ressentir». La prudence est donc de mise au cœur du secteur. La taille de la Place, faut-il le rappeler, est petite. Et sa réputation pourrait être rapidement mise à mal par des facteurs extérieurs. Dire que le Luxembourg est régulièrement pointé du doigt pour la manière dont sa place financière est positionnée reste un euphémisme. Il ne faudrait parfois pas grand-chose pour engendrer des conséquences importantes. Par exemple, récemment, une discussion a particulièrement inquiété le secteur. En Belgique, un avant-projet de loi organisant la nouvelle procédure de régularisation fiscale assimilerait l usage des assurances vie étrangères à une fraude fiscale grave et organisée. Rien de moins Si d aucuns pensent qu un tel projet ne pourrait pas passer, parce qu il contreviendrait à de nombreux principes en vigueur à l échelle européenne, il pourrait inquiéter la clientèle. «Si, jusque-là, les chiffres du 1 er trimestre 2013 sont encourageants, on voit que l on n est à l abri de rien», constate Marc Hengen. D autres enjeux concernent le secteur de l assurance en 2013. Et notamment la mise en œuvre attendue de la loi sur les Professionnels du Secteur Financier (PSA). Les acteurs de l assurance, en effet, regrettent qu elle n ait pas pu être adoptée plus tôt dans l année. Une contestation des courtiers, se sentant mis en danger par ce projet, ainsi que des remarques formulées par le Conseil d Etat ont retardé l adoption de cette loi qui doit permettre de générer de nouvelles activités liées aux métiers de l assurance. «Aujourd hui, ces discussions, qui ne sont relatives qu à une partie du projet de loi qui comprend plusieurs volets, empêchent d aller chercher de nouvelles opportunités pour le secteur. Nous avons accumulé par mal de retard à ce niveau et L ACA a un nouvel administrateur délégué c est regrettable», commente le CEO de l ACA. Comme le statut de PSF a permis de créer de l activité au sein du secteur financier, celui de PSA veut permettre l émergence de nouvelles activités attachées au secteur de l assurance. Le statut de PSA doit, par exemple, permettre aux compagnies de confier leurs contrats d assurance vie gérés en run off à des gestionnaires spécialisés et agréés. L ensemble devrait dynamiser le secteur et consentir plus de flexibilité aux acteurs. Ce besoin d être plus flexible devrait être renforcé avec la mise en œuvre de Solvency II. Le dossier PSA devrait donc rester au cœur des discussions du secteur pour cette année 2013. Sébastien Lambotte Figure bien connue du monde de l assurance, Paul Hammelmann, qui a occupé pendant de longues années le poste d administrateur délégué de l ACA, a fait valoir ses droits à la retraite. Paul Hammelmann, durant plus de 30 ans, a consacré son énergie aux activités de l Association luxembourgeoise et à la défense des intérêts du secteur de l assurance. C est sous sa direction, notamment, que l ACA a connu un développement important, notamment lors de l expansion de l activité de libre prestation de services à Luxembourg. Pour toutes ces bonnes raisons, l Association lui a conféré le statut d administrateur honoraire. Le départ à la retraite de Paul Hammelmann a entraîné une série de changements au sein de l organisation. En octobre 2012, l ACA avait nommé Marc Hengen au poste de directeur. Il a accédé au poste d administrateur délégué le 21 mars dernier. Âgé de 46 ans, ce juriste de formation et assureur de métier, a rejoint l ACA en 2010. Marc Hengen dispose de plus de 15 ans d expérience dans le secteur tant dans les domaines de l assurance vie et IARD à Luxembourg que dans ceux de la Libre Prestation de Services Vie. Le Conseil d administration de l ACA a nommé Christian Eilert au poste de directeur. Notons enfin que Paul Hammelmann continuera à s occuper, à titre de bénévole, de l asbl La Sécurité Routière ainsi que de l Institut pour le droit européen de la circulation. 27
assurances Le courtage se sent menacé Devant permettre de mieux réguler le marché de l assurance au Grand-Duché, le projet de loi relatif au statut de professionnel du secteur de l assurance (PSA) mécontente avant tout les petits courtiers. En tant qu intermédiaires entre les clients et les compagnies, ils ne comprennent pas pourquoi l on souhaite les soumettre à des contraintes qu ils jugent injustifiées et qui pourraient menacer l activité de courtage au Grand-Duché. Historiquement, les compagnies d assurances se présentent à leurs clients par le biais d agents qui leur sont attachés. Le courtage n a fait son apparition que tardivement sur le territoire luxembourgeois. Cela malgré les intérêts évidents de recourir à un courtier plutôt qu à un agent. Le courtier étant obligé d opérer une mise en concurrence pour répondre aux besoins de chacun de ses clients et de lui proposer les meilleures offres en toute indépendance. Depuis l été dernier, les courtiers se disent particulièrement inquiets. Le projet de loi par lequel le législateur souhaite mettre en place un statut de Professionnel du Secteur de l Assurance (PSA) devrait instaurer de nouvelles contraintes aux intermédiaires en assurances. «Si le projet est voté en l état, la loi imposera aux courtiers d immobiliser 50.000 EUR s ils sont établis en tant que personne physique et 125.000 EUR s ils sont en société. Pour les petits courtiers, c est tout simplement intenable et injustifié», explique Christian Tassigny, administrateur de l Association Professionnelle des Courtiers en Assurance du Luxembourg (APCAL). Les courtiers se sont mobilisés pour faire entendre leur voix L Association s est notamment fendue d un courrier adressé au ministre des Finances, Luc Frieden, ainsi qu à l ensemble des élus de la Chambre des députés afin de les inviter à reconsidérer «certaines incohérences et défaillances graves» du projet de loi. Parce que «ces nouvelles contraintes ne sont simplement pas tenables pour un petit courtier qui voudrait s installer. Et cela risque de tuer l activité de courtage au Grand- Duché». Aujourd hui, 120 numéros d agréation pour tenir une activité En tant qu intermédiaires entre les clients et les compagnies, les courtiers ne comprennent pas pourquoi l on souhaite les soumettre à des contraintes qu ils jugent injustifiées et qui pourraient menacer l activité de courtage au Grand-Duché de courtage ont été délivrés. 80 courtiers exerceraient effectivement cette activité. «Alors que la plupart des courtiers n encaissent pas directement de primes, on veut nous imposer des contraintes en termes de capital et de fonds propres immobilisés ainsi qu en matière d audit de l activité. Ces contraintes sont disproportionnées par rapport au faible risque encouru», explique Christian Tassigny. Pour l APCAL, si la transposition des directives européennes visant à réguler le secteur de l assurance est nécessaire, les courtiers ne doivent pas être concernés de la sorte. D autant plus que les agents, autres intermédiaires en assurances, ne seront pas concernés. «Cette loi crée une discrimination injustifiée entre les intermédiaires qui constitue, selon nous, une distorsion grave de la concurrence», poursuit l APCAL, qui précise en outre que d autres solutions existent pour réguler les courtiers qui encaissent directement les primes d assurances. Les représentants de l AP- CAL ont été reçus par le ministre des Finances et été entendus par plusieurs élus à la Chambre. L idée d octroyer un temps d adaptation de quelques années pour permettre aux courtiers de rassembler les sommes requises circulait de manière non officielle. «Ce qui est déjà rassurant», explique Didier Bossicart, courtier à Steinfort. «On entend dire que les exigences en matière de rapport à fournir ne devraient pas passer par des réviseurs d entreprise et qu elles pourraient être rapportées par un bureau d experts comptables. Ce qui, en termes de coûts, constitue une belle différence.» Le combat que les courtiers mènent depuis quelques mois semble avoir éveillé les consciences. «Beaucoup, avant cette affaire, n avaient même pas connaissance de notre métier. Les actions menées par les courtiers mobilisés ont permis de corriger cela, aussi bien auprès des élus que du grand public», ajoute Didier Bossicart. L APCAL ne compte toutefois pas se contenter de ce qui a été avancé de manière non officielle. «Retarder l échéance des mesures ne change pas grand-chose. Une fois le temps d adaptation dépassé, comment celui qui désirera lancer une activité de courtage pourra-t-il y parvenir? La menace qui pèse sur l avenir du courtage est toujours bien réelle et est nuisible pour le marché et les consommateurs.» Sébastien Lambotte 28
assurances La Commission, les assureurs et les risques majeurs Dans son Livre vert publié le 16 avril 2013, intitulé Les assurances contre les catastrophes d origine naturelle et humaine, la Commission européenne soulève un certain nombre de questions concernant «l adéquation des réponses apportées par les assureurs européens face aux catastrophes naturelles ou d origine humaine». L objectif affiché de ce document est de sensibiliser les assureurs aux nouvelles problématiques et, ce faisant, de poser la question de la nécessité d une action européenne qui viendrait améliorer le fonctionnement du marché des assurances couvrant les risques majeurs. Dans son exposé, la Commission constate qu avec le changement climatique qui affecte la zone UE, tempêtes, inondations, incendies sauvages de forêts, raz-de-marée, grands froids ou fortes chaleurs, dont la fréquence et l intensité vont croissant sur l ensemble du territoire de l UE, les services d assurances qui devront couvrir des sinistres ne pourront probablement plus faire face sur le moyen et long terme. Les assurances pourraient alors devenir inabordables dans certaines zones «mettant ainsi les pouvoirs publics face à des risques financiers potentiellement élevés». De la même façon, «les risques industriels eux aussi évoluent en raison des avancées technologiques».des substances chimiques dangereuses peuvent, en se répandant, impliquer des dommages transfrontaliers de grande ampleur. Catastrophes naturelles et catastrophes humaines peuvent en outre s additionner et s aggraver mutuellement, conduisant à des pertes économiques très élevées (445 milliards EUR en 2011 pour les seuls dégâts climatiques et pour l ensemble de l Europe). Quelles solutions? Parallèlement, la Commission observe, études à l appui, que le marché des assurances contre les catastrophes ne semble pas répondre à tous les risques existants ou bien que les risques majeurs sont couverts avec d autres risques. Des données révèlent aussi que les entreprises (encouragées, mais nullement obligées de détenir des garanties financières), tout comme les particuliers, ont tendance à sous-estimer les risques de catastrophes et ne sont pas assurés ou faiblement assurés. L assurance obligatoire pourrait, selon elle, être une solution envisageable permettant de mettre en place une meilleure couverture, et la Commission pose la question aux assureurs : «le fait de rendre obligatoire l offre de produits liés serait-elle un moyen efficace d accroître la couverture contre les risques majeurs?» et «existe-t-il d autres moyens moins restrictifs, en dehors de la vente liée obligatoire?» On l aura compris, la Commission tente de mobiliser les assurances privées dont elle pense qu elles peuvent répondre à un certain nombre de préoccupations dans le domaine des risques majeurs et «contribuer ainsi à la viabilité des finances publiques» ; elle souhaite aussi «promouvoir les services d assurances en tant qu instruments de gestion des catastrophes» et leur demande de participer à la mise en place d une culture générale de la prévention des risques par des polices et des tarifs adaptés ainsi que d intégrer les nouvelles donnes. Martine Borderies Pour consulter : http://ec.europa.eu/internal_market/consultations/2013/disastersinsurance/index_fr.htm E-mail : markt-consultation-disasterinsurance@ec.europa.eu. Les parties intéressées sont invitées à envoyer leurs commentaires jusqu'au 15 juillet 2013 à cette adresse électronique. Sur la base des résultats de cette consultation, la Commission décidera de la meilleure marche à suivre sur les questions présentées dans le présent Livre vert. 29
assurances La prévention des risques, un état d esprit à développer dans l entreprise La société évolue sous l influence des nouvelles technologies et des conditions économiques et sociales changeantes. Ces nouvelles situations de travail qui, potentiellement représentent des menaces, exigent des approches différentes tant de la part des politiques et des administrations que de la part des chefs d entreprise et de leurs salariés. Le développement d une culture de la sécurité qui place l homme au cœur de la démarche de prévention est l approche à privilégier. Cela suppose de la part des chefs d entreprise et leurs salariés, en particulier et indépendamment de la taille de l entreprise, une prise de conscience permanente des phénomènes de risques, que ceux-ci soient d origine naturelle, indusrielle ou liés à la santé et la sécurité sur les lieux de travail afin d être mieux à même de les comprendre et de les maîtriser. Le risque zéro n existant pas, ils devront s attacher à le réduire en amont. Si les grandes entreprises mettent bien en œuvre évaluation des risques et autres procédures comme le montre l enquête diligentée par l Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) (1), les petites et moyennes entreprises ne le font pas dans la plupart des cas. Elles avancent comme principales raisons leur propre manque de ressources, le coût, l inutilité de cette démarche compte tenu des risques auxquels elles pourraient être confrontées ainsi que la complexité des réglementations. Plusieurs raisons peuvent expliquer ces comportements, notamment l absence de transparence et de formation, le manque de responsabilité sociétale des entreprises. Une démarche de prévention, c est quoi? Dans la démarche de prévention, l objectif n est pas de supprimer les risques, mais de les maîtriser. Cela suppose d identifier correctement les types de risques et leurs conséquences potentielles, de s interroger de manière permanente sur la possibilité de les éviter ou de les prévenir par la mise en place de système de veille et contrôle, d avoir prévu des modes de couvertures adaptés. Pour les petites entreprises qui ne disposent pas d une assise financière suffisante, cela implique de donner une formation diplômante ou qualifiante à l un de ses responsables, celui qui sera le mieux placé pour la recevoir en raison de son expérience, de ses compétences et des fonctions qu il exerce. La prévention réside en effet dans la qualité des hommes et de tous les acteurs de la chaîne sécurité : il ne doit pas y avoir de maillon faible et, pour cela, l engagement du chef d entreprise est essentiel. Repérage et corrections des maillons faibles doivent être réalisés de manière constante, notamment par des exercices de simulations d accidents impliquant tous les employés concernés : ingénieurs et techniciens, opérateurs, agents d intervention et de surveillance, sans oublier managers et décideurs. La formation de ces personnes à la prévention et gestion des risques conduit à l évaluation systématique de leurs compétences. Le strict respect de la réglementation est une condition nécessaire, mais pas suffisante dans tous les cas et toutes les circonstances. Bien entendu, les actions de prévention concernent en premier lieu l application de normes, règlements et directives, tels que la norme 14001 pour l'environnement, la norme OHSAS 18001 pour la sécurité et la santé au travail, des règles nationales et européennes pour les équipements de sécurité incendie, la directive européenne Seveso sur les installations industrielles présentant des risques d'accidents majeurs qui comporte un volet sur le Système de Gestion de la Sécurité (SGS) et bien d autres encore. Le plus difficile est que ces différents systèmes doivent être mis en place de manière coordonnée afin d éviter une superposition sans cohérence de consignes au sein de l entreprise. Les petites entreprises éprouvent le plus souvent des difficultés à appréhender et gérer ces dispositifs, ce qui les conduit à prendre des risques non mesurés en croyant bien faire. Les principes généraux de prévention peuvent être résumés en 9 points Selon L INRS en France (l Institut National de Recherche de Sécurité pour la prévention des accidents de travail et maladies professionnelles), il faut éviter les risques, évaluer ceux qui ne peuvent pas être évités, combattre les risques à la source, adapter le travail à l individu (conception des postes de travail, choix des équipes, des méthodes de travail et de production), tenir compte de l état d évolution de la technique, remplacer ce qui est dangereux par ce qui n est pas dangereux ou moins dangereux, planifier la prévention, prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protections individuelles et, enfin, donner des instructions appropriées aux salariés. Les assureurs tout comme les consommateurs attendent des chefs d entreprise qu ils prennent toutes les mesures nécessaires pour réduire les risques (produits défectueux et autres).les consommateurs savent qu ils ont désormais le droit de demander raison à une entreprise devant les tribunaux. De cette attitude dépendra désormais la survie de l entreprise. Martine Borderies 30 (1) https://osha.europa.eu/fr/ publications/reports/fr_esener1-summary.pdf
assurances Ouvrir le 2 e pilier à toutes les personnes actives A l heure actuelle, pour accéder à un régime de pension complémentaire, il faut être salarié et avoir un patron qui décide d accorder ce type de compensation. Suite à l entrée en vigueur de la réforme des retraites, les compagnies d assurances luxembourgeoises préconisent un accès plus large à ce mécanisme de prévoyance. Jusqu à présent, au Luxembourg, les régimes de retraite n ont jamais vraiment été un sujet d inquiétude. L Etat, pour ce qui est du 1 er pilier, a su faire preuve de générosité. Toutefois, les craintes relatives à la pérennité du système sont nombreuses. C est pour cette raison que, en janvier, il a connu une première réforme. Beaucoup pensent que ce ne sera pas la dernière. Et c est aussi pour cela que les compagnies d assurances, à travers l Association des Compagnies d Assurance (ACA), ont décidé de soutenir l idée de faciliter l accès au régime de pension complémentaire le 2 e pilier à l ensemble des personnes actives. «A l heure actuelle, pour bénéficier d un régime de pension complémentaire, il faut être salarié et que l employeur décide de mettre en place des compensations par le biais des solutions actuellement proposées», explique Marc Hengen, administrateur délégué de l ACA. Les indépendants et les personnes exerçant une profession libérale, les fonctionnaires et employés publics et assimilés ne sont légalement pas autorisés à être affiliés à un régime complémentaire de pension. «La possibilité d ouvrir l accès au régime de pension complémentaire aux indépendants, par exemple, est dans le programme de majorité depuis 2009, mais n a encore jamais été mise en œuvre», poursuit Marc Hengen. De la même manière, les salariés dont l employeur a décidé de ne pas mettre en place un tel régime complémentaire de pension ne peuvent pas cotiser en bénéficiant des aspects fiscaux qui y sont liés. Les compagnies d assurances luxembourgeoises entendent exercer un lobbying pour que les choses bougent. Dans le contexte de réforme que connaît le 1 er pilier, elles souhaiteraient que chaque personne active puisse mieux organiser sa pension, avec prévoyance. Les assureurs, qui ont développé une expertise sur le sujet, veulent aujourd hui la mettre au service du plus grand nombre. «Nous pensons opportun de créer un cadre pour le versement de cotisations patronales et/ ou personnelles dans un régime de pension complémentaire», a insisté Pit Hentgen, président de l ACA, lors de l Assemblée générale de l Association. Mêmes avantages Dans ce cadre, chacun pourrait faire preuve de prévoyance en bénéficiant des mêmes avantages. L ACA souhaite que chacun puisse cotiser plus librement, soit à travers ce que l entreprise peut proposer à son salarié, soit en se substituant à son employeur et en payant personnellement ses cotisations. Selon la proposition de l ACA, les cotisations versées dans un régime complémentaire de pension resteraient déductibles dans le chef de la partie qui les paie. Le maximum déductible total serait maintenu à 20 % du salaire annuel de chaque affilié. Payées par l employeur, ces cotisations seraient déductibles comme charges d exploitation dans son chef et majorées de l impôt forfaitaire de 20 % existant. Des cotisations personnelles seraient déductibles du revenu imposable à concurrence du même maximum. Les propositions sont là, mais encore faut-il convaincre le législateur qui, semble-t-il, ne veut pas donner l impression que son 1 er pilier est fragile. Toutefois, l ACA ne désespère pas de voir arriver un projet de loi sur la table avant la fin de l année. Selon son président, il y aurait un certain consensus au niveau des partenaires sociaux et des autorités publiques pour étendre ce régime complémentaire. Mais les nuances sont encore nombreuses dans la vision des uns et des autres. «Il faut en effet encore prévoir de nombreuses modalités pour permettre la mise en œuvre de ce régime. Nous pensons que notre proposition peut être mise en œuvre en s appuyant sur des organismes et des infrastructures existantes, en matière de suivi, de contrôle ou de véhicules de financement», a poursuivi Pit Hentgen. Sébastien Lambotte 32
assurances Foyer Vie La réforme du régime des retraites, quels impacts? La réforme du régime des retraites a pris cours le 1 er janvier 2013. Quelles conséquences a-t-elle sur les régimes complémentaires de pension? Delphine Fischer, responsable commerciale Groupe de Foyer Vie, fait le point avec nous. Quelles sont pour vous les principales modifications à prendre en compte dans cette réforme? L'augmentation continue de l'espérance de vie a amené des modifications nécessaires qui reposent essentiellement sur le fait qu'il faudra travailler plus longtemps pour obtenir des prestations équivalentes à aujourd hui. La formule de calcul de la pension légale repose principalement sur les majorations forfaitaires et sur les majorations proportionnelles, complétées par une allocation de fin d'année. Les changements appliqués sur les taux de ces majorations ont un impact progressif sur le montant des prestations que nous allons percevoir. L'idée est de prolonger sa carrière active d'environ 3 ans pour arriver à un niveau de prestations comparables. Mais l'objectif est également d'éviter de mettre certains retraités dans des situations de précarité en consolidant leurs rentes par des majorations forfaitaires. Il n'est ainsi pas porté atteinte aux pensions à faible niveau. Il est dès lors possible pour les seniors de continuer à travailler en favorisant le cumul entre le bénéfice d'une pension vieillesse et la rémunération d'une occupation professionnelle partielle. Le principe des 40 années de cotisations est confirmé, tout comme l'accès à la pension anticipée dès l'âge de 57 ans et le maintien de l âge légal de départ à la retraite à 65 ans. Le financement reste tripartite et paritaire quant aux cotisations des assurés, de l employeur et de l Etat. La réforme ne touche pas aux conditions pour le départ à la retraite, ni aux droits des bénéficiaires de pension et des assurés actifs générés par des périodes de carrière antérieures à l'entrée en vigueur de la réforme. Depuis le 1 er janvier, qu est-ce que cela change pour les régimes déjà mis en place? On sait depuis longtemps que les pays européens sont confrontés à un vieillissement démographique et que les systèmes de pensions ne pourront faire face à ces changements en matière de régime légal. La réforme est sans aucun doute d actualité, elle renforce la notion de protection sociale en lui donnant encore plus de sens. Face à cette prise de conscience, nous conseillons à nos clients de réfléchir aux améliorations possibles de leur régime déjà en place. Les améliorations peuvent porter bien évidemment sur une augmentation du financement, mais également sur l ouverture de cet avantage extra-légal à d autres catégories de salariés au sein de l entreprise, ou sur le fait de rattraper le financement des Photo-Alain Wemers Delphine Fischer, responsable commerciale Groupe, Foyer Vie. années de service passées ou tout simplement d inciter les affiliés à contribuer par des cotisations personnelles fiscalement déductibles à hauteur de 1.200 EUR par an. Il faut souligner que les employeurs, même en période économique difficile, restent attentifs à leur capital humain. L assurance groupe demeure un moyen de motivation du personnel, d attraction ou de rétention des talents. Quels conseils donnezvous aux entreprises? A quoi doivent-elles être attentives? Notre ancrage local est un avantage majeur dans l'accompagnement des salariés. Nous sommes attachés à répondre aux évolutions ou changements imposés. Les besoins et objectifs des employeurs et des salariés ne sont pas toujours identiques en termes de retraite, mais de plus en plus, tous sont sensibilisés aux mesures de prudence à mettre en place. Les réformes mettent en évidence l'intérêt, voire la nécessité, de constituer un complément retraite par des mécanismes d'épargne fonctionnant par capitalisation. A l'avenir, les salariés dépendront de plus en plus des prestations perçues de ces pensions complémentaires issues des 2 e (assurance groupe) et 3 e (initiative personnelle) piliers. La combinaison entre le 1 er et le 2 e pilier, renforçant un système légal basé sur la répartition avec un système patronal basé sur la capitalisation, offre l avantage d une diversification et d une consolidation. La sphère professionnelle semble parfaitement adaptée au développement de l'épargne au bénéfice des salariés, bien qu'il n'existe aucune obligation légale d'instauration de ce type de régime au sein des entreprises. L'utilité de ces dispositifs facultatifs est reconnue et le législateur incite à leur mise en place, notamment en proposant des régimes fiscaux au bénéfice de l'employeur et des salariés. Propos recueillis par Isabelle Couset www.advantis.lu 33
assurances Une solution d épargne innovante Fruit d une collaboration entre Cardif Lux Vie et BGL BNP Paribas, OptiLife2 Luxembourg est le premier produit d assurance vie qui s adresse tout particulièrement aux résidents luxembourgeois. Quels sont ses avantages? Réponses de Guillaume Rochigneux, directeur Employee Benefits et Retail de Cardif Lux Vie, et Jérôme Tournigand, directeur Banque Privée de BGL BNP Paribas. Pouvez-vous nous rappeler brièvement le lien entre Cardif Lux Vie et BGL BNP Paribas? Guillaume Rochigneux Cardif Lux Vie est née de la fusion, en 2011, entre Cardif Lux International et Fortis Luxembourg Vie. C est la filiale Assurances de BGL BNP Paribas. Pour quelles raisons avoir choisi de lancer un produit conjointement? Jérôme Tournigand Dans le secteur de la banque privée, avoir une approche globale de la gestion du patrimoine de nos clients est primordiale. Notre métier est de conseiller nos clients au mieux de leurs intérêts. Dans notre offre, il n y a donc pas de standardisation. Nous recherchons toujours la solution la plus adaptée à chaque situation. L assurance vie fait partie des solutions que nous pouvons proposer et que nous faisons évoluer en fonction des besoins, en assurant un dialogue régulier avec nos clients. Nous n envisageons pas les produits bancaires et d assurances comme des produits concurrents, mais comme des outils complémentaires. Guillaume Rochigneux Sur le marché, il manquait réellement un produit dédié aux résidents luxembourgeois. Les deux entités ont donc décidé d allier leur Guillaume Rochigneux, directeur Employee Benefits et Retail, Cardif Lux Vie, et Jérôme Tournigand, directeur Banque Privée, BGL BNP Paribas. expertise pour proposer une solution d épargne qui prend en compte les besoins spécifiques des résidents et qui leur garantit une sécurité en termes de capital et un bon niveau de rendement. Pour mémoire, nous avons servi au titre du Fonds Garanti de Cardif en 2012 un taux brut de 3,80 %. OptiLife2 Luxembourg estil un outil d optimisation patrimoniale? Guillaume Rochigneux Oui, dans la mesure où il s agit d un contrat d assurance vie qui peut évoluer au gré des besoins du client, celuici pouvant à tout moment modifier les clauses bénéficiaires ou la répartition des actifs. L objectif est de se constituer une épargne à moyen ou long terme, avec un minimum de départ de 10.000 EUR. Jérôme Tournigand OptiLife2 Luxembourg offre 3 possibilités : investir dans le Fonds Garanti de Cardif Lux Vie qui représente plus de 3 milliards EUR et qui offre une garantie de capital à 100 %, choisir parmi une large gamme d OPCVM et SICAV ou opter pour un Fonds Dédié qui donnera accès à différentes formules de mandat de gestion gérées par les spécialistes de la banque privée. Dans ce contrat est incluse une garantie décès qui permet la protection des proches. Guillaume Rochigneux De plus, le cadre réglementaire des assurances vie luxembourgeoises offre une protection renforcée au preneur d assurance vie que l on appelle le Super Privilège, c est-àdire un privilège primant sur tous les créanciers puisque le souscripteur reste le premier bénéficiaire quoi qu il arrive, même en cas de défaut de la compagnie d assurances. Que se passe-t-il si le souscripteur vient à quitter le Luxembourg? Jérôme Tournigand Notre Groupe maîtrise parfaitement toutes les problématiques liées à la fiscalité internationale et aux questions de succession qui peuvent en découler. Cette expertise, nous la mettons au service de nos clients, de même que celle de la place luxembourgeoise qui est en train de développer une véritable activité d engineering patrimonial. Même s il quitte le pays, nous sommes en mesure d accompagner notre client en faisant évoluer son contrat pour qu il soit juridiquement et fiscalement adapté aux contraintes réglementaires de son nouveau pays de résidence. Avez-vous d autres projets conjoints pour l avenir? Jérôme Tournigand Afin de sensibiliser les chefs d entreprise aux enjeux des retraites dans les années à venir, nous sommes occupés à préparer une conférence qui se tiendra en septembre et qui traitera de la problématique globale des retraites au Luxembourg. Notre mission est aussi celle d informer bien en amont. Propos recueillis par Isabelle Couset 34
assurances Assurance vie et libre prestation de services Quel Etat pour lever les taxes sur primes? Quel est l Etat compétent pour appliquer sa fiscalité indirecte sur les primes d un contrat d assurance vie? L Etat de résidence du preneur au moment de la souscription du contrat ou bien l Etat de sa résidence lors du paiement de la prime? C est tout le débat qu a dû trancher la Cour de Justice de l Union européenne dans un arrêt du 21 février 2013. Les faits sont limpides. Une compagnie d assurances néerlandaise, ne disposant pas en Belgique d un établissement stable, avait souscrit des contrats d assurance vie auprès de personnes qui, à la date de la signature du contrat, résidaient toutes aux Pays-Bas. Mais, par la suite, celles-ci émigrèrent en Belgique. Après ce déménagement, le fisc belge revendiqua le droit de prélever sa taxe sur les primes d assurance acquittées par ces nouveaux résidents. Il faut savoir que les Pays-Bas ne connaissent pas de telles taxes, alors qu en Belgique, une taxe de 1,10 % (majorée aujourd hui à 2 %) est prélevée sur les primes d assurances vie individuelles. Le litige fut porté devant un tribunal belge, qui se tourna vers la Cour de Justice. Une réglementation imprécise La directive européenne de 2002 qui organise le marché intérieur dans le secteur de l assurance vie, et notamment en matière de libre prestation de services au sein de l Union, n apporte aucune réponse précise à cette question. Son but était de faciliter aux compagnies d assurances ayant leur siège dans l Union la prise d engagements à l intérieur de celle-ci et de permettre, par la même occasion, aux consommateurs de faire appel, non seulement à des compagnies établies dans leur propre pays, mais également à des compagnies sises ailleurs dans l Union. Toutefois, comme au niveau européen, il n existe aucune harmonisation en matière d imposition indirecte en assurance vie, il avait été prévu que tout contrat d assurance était exclusivement soumis aux impôts indirects et taxes parafiscales gre- vant les primes d assurance dans «l Etat membre de l engagement». Et ce dernier était défini comme étant l Etat où le preneur a sa résidence habituelle (ou, si le preneur est une personne morale, l Etat où est situé l établissement de cette personne morale auquel le contrat se rapporte). Mais ce principe ne permettait pas de déterminer le moment auquel il fallait prendre en compte cette résidence du preneur : à la date de la conclusion du contrat d assurance ou au moment du versement des primes? A partir de là, deux interprétations ont pu être développées : une interprétation «statique» : l Etat membre de l engagement est déterminé une fois pour Dans le cas d impôts indirects grevant les primes d assurance, le fait générateur de l imposition est, non pas la conclusion du contrat d assurance, mais bien le versement des primes. Il en découle que l État compétent pour imposer ces primes doit être l État avec le territoire duquel le preneur présente un lien à la date du paiement de ces primes, sous forme de résidence habituelle toutes, à savoir au moment de la signature du contrat d assurance. Conserverait ainsi la compétence fiscale pendant toute la durée du contrat, l Etat membre dans lequel le preneur avait sa résidence habituelle au moment de la conclusion de celui-ci, peu importe qu il ait déménagé par la suite. C était évidemment la position de l assureur hollandais ; une interprétation «dynamique» : pour la Belgique, mais aussi pour la Commission européenne, l Etat membre de l engagement peut varier dans le temps. La compétence fiscale revient dans ce cas à l Etat dans lequel le preneur a sa résidence habituelle au moment du versement de ses primes. Pour une interprétation dynamique Appelé à donner son avis, l avocat général partit du constat que, même si la réglementation était imprécise à ce sujet, le contexte 35
assurances En rattachant la compétence pour imposer les primes d assurance à la résidence habituelle du preneur, la directive vise à garantir que l offre de contrats d assurance vie soit soumise au même régime fiscal, indépendamment de l État d établissement de la compagnie d assurances et que, par conséquent, le choix du prestataire de services en assurance vie ne soit pas influencé par des considérations relatives à l imposition de ces primes dans lequel s inscrivait cette règle européenne sur le prélèvement des taxes contenait néanmoins des éléments permettant de conclure à une interprétation statique. Par exemple, la notion d «Etat membre de l engagement» : elle est en effet utilisée dans d autres dispositions de la directive. Ainsi, notamment pour déterminer le droit applicable au contrat d assurance. Dans ce cadre, il est permis de penser que le législateur européen n a pas voulu donner à cette disposition, une interprétation dynamique qui ferait que le droit applicable changerait chaque fois que le preneur déplacerait sa résidence. Dès lors, l Etat membre de l engagement devrait être l Etat membre dans lequel le preneur a sa résidence habituelle au moment de la signature du contrat. Néanmoins, cet argument est contredit par la directive elle-même qui stipule que la loi applicable au contrat d assurance est sans incidence sur le régime fiscal applicable. L avocat général développa encore d autres arguments en faveur de l interprétation statique mais, fait assez rare, la Cour de Justice refusa de le suivre sur ce terrain. En prévoyant que tout contrat d assurance vie est exclusivement soumis à la fiscalité indirecte de l État membre de l engagement, la réglementation a voulu attribuer cette compétence d imposition à un seul État membre afin d éliminer ainsi tout risque de double imposition. Et pour les juges européens, le critère retenu implique que la compétence d un État membre pour prélever ces taxes dépend de l existence d un lien entre le territoire de cet État et le preneur, concrétisé par la résidence habituelle de ce dernier. L interprétation statique aurait pour conséquence de privilégier un lien qui peut s avérer très ancien, ayant existé à la date de la signature du contrat d assurance aux dépens d un lien actuel existant à la date du paiement des primes d assurance. Or, dans le cas d impôts indirects grevant les primes d assurance, le fait générateur de l imposition est, non pas la conclusion du contrat d assurance, mais bien le versement des primes. Il en découle que l État compétent pour imposer ces primes doit être l État avec le territoire duquel le preneur présente un lien à la date du paiement de ces primes, sous forme de résidence habituelle. Pour la Cour, il faut également examiner cette directive à la lumière de son objectif, consistant à prévenir que les différences existant entre les régimes fiscaux en vigueur dans les différents États membres se traduisent par des distorsions de concurrence en matière de services d assurance entre ces États. En rattachant la compétence pour imposer les primes d assurance à la résidence habituelle du preneur, la directive vise à garantir que l offre de contrats d assurance vie soit soumise au même régime fiscal, indépendamment de l État d établissement de la compagnie d assurances et que, par conséquent, le choix du prestataire de services en assurance vie ne soit pas influencé par des considérations relatives à l imposition de ces primes. Ainsi, les compagnies d assurances ne se trouvent pas avantagées ou désavantagées par une fiscalité plus ou moins favorable dans leur État d origine et peuvent participer au jeu de la concurrence sur un pied d égalité avec les compagnies établies dans l État de résidence du preneur. Dès lors, pour la Cour, seule l interprétation dynamique de cette directive permet de garantir une telle égalité de traitement et de prévenir les distorsions de concurrence, dans la mesure où le même régime fiscal s applique à un contrat en cours et à un éventuel nouveau contrat. En conclusion Dans le cas visé, les primes de contrats d assurance peuvent être soumises à la taxe belge dès le moment où les preneurs d assurance ont établi leur résidence habituelle en Belgique. Cet arrêt de la Cour a été rendu sur base de la directive Vie de 2002, directive qui a été remplacée, au 1 er novembre 2012, par une nouvelle directive du 25 novembre 2009 «sur l accès aux activités de l assurance et de la réassurance» (Solvabilité II). Néanmoins, celleci n a en rien changé la manière de résoudre la problématique qui était soumise à la Cour. La solution retenue par celle-ci reste donc entièrement d actualité. Pierre Doyen Conseiller juridique ESOFAC Luxembourg S.A. 36
assurances Life Insurance Summit 2 e édition L édition 2013 du Life Insurance Summit a eu lieu le 16 mai dernier en présence de 280 décideurs du domaine de l'assurance vie. Les challenges et les problématiques du secteur ont été au cœur des débats. Roger Hartmann, président de l International Capital Market Association (ICMA), a ouvert la journée avec un retour sur la création de la Charte de qualité de l'icma (qui a inspiré la récente Life Insurance Charter of Quality). La Charte ICMA prend ses origines dans la nécessité d'améliorer la réputation du secteur bancaire privé. La Charte est le premier document transfrontalier de ce genre et doit être considérée comme un exemple dans le monde entier. Pour Roger Hartmann, une telle initiative permet d'éviter une réglementation excessive. L un des panels organisés a traité des stratégies de libre prestation de services (LPS) des sociétés européennes d assurance vie. Animé par Christophe Verdure, professeur à l'université du Luxembourg, la table ronde était composée de Philip Woolfson, associé chez Steptoe & Johnson, Alan Morgan Moodie, CEO de AILO (Association of International Life Offices) et Vincent Derudder, président de la FECIF (Fédération Européenne des Conseils et Intermédiaires Financiers). Tous ont affirmé que les principaux défis des stratégies LPS ont été premièrement de garder en tête l environnement de crise, mais aussi de faire face à l'accumulation de nouvelles ou futures politiques de régulation telles que UCITS 2. Serge Krancenblum, président de LAFO (Association Luxembourgeoise des Family Offices) a tenu un discours sur le potentiel de l'assurance vie comme outil de structuration de patrimoine puisqu elle offre une large gamme de produits et est intéressante fiscalement. Stephen Nye, Partner et Head of Insurance chez KPMG Luxembourg, a animé une table ronde composée de Fabrice Sauvignon, PDG de La Mondiale Europartner, Christophe Verdure, professeur à l'université du Luxembourg, Xavier Guyard, directeur de l ALPP et Jérôme Carbonnelle, Head of Core Europe Markets à la Banque Internationale à Luxembourg. Fabrice Sauvignon a rappelé que beaucoup de revenus d'assurance vie provenaient de France, du fait de la relation de longue durée avec les banques privées françaises, mais aussi de la récente méfiance envers la fiscalité envisagée par l actuel gouvernement français. Christophe Verdure a insisté sur le fait qu avec tous les changements à venir, notamment la réglementation, beaucoup oublient les éventuels litiges qui pourraient mener à la Cour de justice, puisque chaque fois qu'une décision de l'exécutif est prise, elle devient valable pour les 27 Etats membres. La vague de réglementations à venir doit être minimisée afin d'harmoniser les activités au sein de l'union. Cela ne signifie pas que chaque pays ne peut pas appliquer des règles locales plus strictes, mais ce ne serait pas compatible avec sa compétitivité et générerait de nouvelles différences entre les pays et leurs manières de faire des affaires. La conclusion de cette journée est que les panélistes et les participants ont été plus intéressés et préoccupés par l'offensive fiscale internationale que par la Life Insurance Charter of Quality qui, de leur point de vue, représente seulement un ensemble de lignes directrices. Des discussions privées ont révélé que les professionnels ont de fortes craintes quant à la viabilité des petites compagnies d'assurances et à l'arrivée de nouveaux acteurs sur le marché. www.lifeinsurance.lu 38
assurances IFBL Des parcours de formation dédiés au monde de l assurance A la demande de l Association des Compagnies d Assurances du Grand-Duché de Luxembourg (ACA) qui souhaitait doter ses membres d une offre commune, l IFBL a mis en place, il y a tout juste deux ans, des formations spécifiques aux métiers de l assurance. Tour d horizon des différents cursus proposés avec Robert Bast, consultant en formation et chef de projet à l IFBL. Comment ont été élaborées les formations? Suite aux souhaits des membres de l ACA de pouvoir mutualiser une offre de formation accessible au personnel des compagnies et à leurs agents, l IFBL et l ACA ont travaillé en étroite collaboration afin de définir les objectifs, d offrir des contenus qui soient pragmatiques et proches des besoins réels du terrain, de recruter des experts dans les différentes matières et, enfin, de valider qualitativement ces contenus par une certification qui soit reconnue par toutes les compagnies. Notre offre actuelle se compose de 13 thèmes différents. Jusqu à présent, nous avons formé 340 personnes sur 31 sessions. L offre se décline en 3 grands thèmes, le premier étant la Formation d insertion En effet, c est une formation de base qui s adresse aux employés des compagnies d assurances ou aux candidats-agents d assurances et qui comporte 4 modules dont une introduction générale à la matière (20h), puis les fondamentaux de la RC et Auto (20h), de l assurance combinée habitation (16h) et de l assurance des personnes (16h). Chaque module de formation propose en option un examen validant les connaissances acquises. Cette formation reprend donc les grandes généralités comme : comprendre la répartition d un risque, avoir une vue d ensemble sur les différentes directives européennes et les acteurs dans les processus du règlement d un sinistre, savoir répondre de manière professionnelle aux questions d usage, ou encore savoir situer le volet indemnitaire en parallèle avec une couverture forfaitaire Tous les cours sont planifiés en séances de 4h. Afin de garantir un maximum de flexibilité, nous proposons des inscriptions séparées aux formations et aux examens. Ainsi, le participant peut s inscrire à un cours sans passer l examen, ou s inscrire à un examen juste pour faire attester ses connaissances. Le deuxième porte sur la Formation LPS. Comment l offre est-elle structurée? Cette formation est récente, elle a été lancée en 2012 suite à la circulaire 08/1 du Commissariat aux Assurances portant sur la Libre Prestation de Services en Robert Bast, consultant en formation, chef de projet, IFBL. assurances (LPS), son but étant de fournir une vue globale des spécificités en matière d assurances LPS. Elle est composée de trois grands volets, le premier expliquant la situation du marché luxembourgeois de l assurance vie, ses aspects économiques et juridiques. Chaque participant est ici considéré comme souhaitant créer sa propre compagnie et proposer des produits d assurances vie en LPS. Le deuxième volet est consacré aux spécificités des contrats et aux architectures juridique et financière qui y sont associées. Enfin, le troisième volet a pour but de familiariser les participants à l environnement européen des contrats. Le 3 e thème est dédié à la lutte contre le blanchiment d argent et le financement du terrorisme (AML/Anti Money Laundering) Le premier module se base sur les fondamentaux et peut être validé par un examen. Le second module, plus avancé, est axé sur des études de cas et de la mise en pratique. Les participants ont également la possibilité de suivre une formation condensée par e-learning de +/- 105 minutes, test final inclus. Propos recueillis par Isabelle Couset 40
assurances Le Conseil de la concurrence et l application du droit de la concurrence Le respect des règles de la concurrence est le cheval de bataille des autorités européennes : chasse aux ententes illicites entre entreprises d un même secteur, sanctions des abus de position dominante, interdiction de fusions qui, dans certains secteurs, conduisent de fait à l instauration de monopoles. Toutefois, elles ne sont pas les seules à faire respecter les règles du jeu concurrentiel dans l UE. Chaque Etat membre dispose d autorités nationales de la concurrence habilitées à faire respecter ces règles. Au Luxembourg, la mise en œuvre, tardive, des règles concurrentielles a donné lieu à la création d un premier Conseil de la concurrence en 2004. Cette autorité bicéphale, peu efficace pour des raisons structurelles et soumises à des contrepouvoirs internes, a fait l objet d une réforme, en 2011, visant à renforcer son indépendance et ses pouvoirs d intervention. Mieux armée, le nouveau Conseil de la concurrence s attache à veiller au bon fonctionnement des règles du marché ainsi qu au bon comportement des entreprises, que leurs activités soient industrielles, commerciales, artisanales ou de services. Ce que chacun a pu constater à l occasion de quelques affaires très médiatisées. D autres dossiers moins médiatisés (avocats et taxis) font l objet de négociations qui ont pour objectif de sensibiliser aux règles et enjeux de la concurrence les professionnels concernés, et non de réprimer. Focus sur cette nouvelle entité présidée depuis peu par Pierre Rauchs. Le nouveau visage du Conseil de la concurrence Le remplacement des deux petites entités, l Inspection de la concurrence, un service du ministère de l Economie et du Commerce extérieur chargé de constater les infractions au droit de la concurrence, et le Conseil de la concurrence, autorité administrative dotée d un pouvoir de décision et de sanction, par un organisme unique, le nouveau Conseil de la concurrence, garantit, selon son président Pierre Rauchs, une plus grande efficacité et une plus grande indépendance : là où l ancien Conseil n était pas en mesure de donner des instructions à l Inspection de la concurrence, le nouveau Conseil se voit désormais doté du pouvoir d engager des enquêtes dans les différents secteurs d activité où certaines circonstances donnent à penser que la concurrence est restreinte. En outre, le Conseil s est vu attribuer des fonctions consultatives élargies qui lui permettront d émettre des avis sur des projets Pierre Rauchs, président, Conseil de la concurrence. législatifs ou réglementaires touchant à la vie économique et à la concurrence. Parallèlement, le nombre de personnes chargées de l application du droit de la concurrence a sensiblement augmenté, encore insuffisamment, selon Pierre Rauchs. Outre son président, on compte trois conseillers, dont un économiste, nommés à temps plein cette fois et pour un mandat de sept ans. Un pouvoir qui ne s exerce pas seul Le Conseil de la concurrence ne travaille pas seul, mais en relation avec les organismes de défense des intérêts des consommateurs, Union luxembourgeoise des consommateurs, Centre européen luxembourgeois des consommateurs ainsi que diverses organisations professionnelles. Les entreprises, l Université, l Association luxembourgeoise pour l étude du droit de la concurrence sont également des partenaires régulièrement consultés. Le Conseil, membre du Réseau européen de la concurrence au même titre que les autres Etats membres, participe, via son président, aux travaux menés par la Commission européenne dans le cadre de sa stratégie Europe 2020 Single Market. Le Conseil de la concurrence face aux entreprises Dans son activité quotidienne, chaque entreprise est concernée par les règles de la concurrence, 42
assurances qui peuvent porter tout d abord sur l interdiction d ententes anticoncurrentielles : les accords entre entreprises impliquant fixation des prix d achat ou de vente, alignements de tarifs ; les accords qui limitent ou contrôlent la production, les débouchés, les développements techniques ou bien qui ont pour conséquence la répartition des marchés, et la liste n est pas exhaustive. Des accords qui in fine débouchent sur des prix plus élevés et se font, rappelle Pierre Rauchs, «au détriment du consommateur». Concernant la deuxième règle, la condamnation de l abus de position dominante, le Conseil entend lutter contre des pratiques unilatérales par lesquelles les entreprises profitent de leurs pouvoirs sur le marché au détriment des concurrents les plus faibles et des consommateurs. Ces entreprises peuvent faire l objet, de la part du Conseil, de visites/perquisitions dans les locaux de l entreprise soupçonnée ou dénoncée pour enquêter sur une éventuelle violation des ces règles : locaux, terrains, moyens de transport, livres de comptes, fichiers informatisés, matériel informatique, rien ne sera laissé au hasard. Il est dans l intérêt des entreprises de coopérer. Ainsi, en acceptant de prendre certains engagements en vue de modifier leurs comportements futurs, elles pourront échapper à tout ou partie de la sanction. Conclusion Il est clair qu il faudra du temps et des moyens conséquents pour que l institution créée il y a moins de dix ans constitue une jurisprudence suffisante et acquière une réputation aux effets dissuasifs. Dommage par ailleurs que le Conseil continue d être hébergé dans les locaux du ministère de l Economie, ce qui n est pas la meilleure façon d afficher son indépendance. Martine Borderies 43
assurances L Office du Ducroire Aux côtés des exportateurs Aujourd hui, assurer ses exportations est devenu une obligation pour les sociétés qui travaillent avec l étranger. Quel bilan le Guichet unique des exportateurs tire-t-il de l année 2012? Réponses de Simone Joachim, secrétaire générale de l Office du Ducroire, et Danielle Wirtz, Account manager. Comment l ODL juge-t-il l année 2012? Dans les grandes lignes, l année a été satisfaisante. Nous notons une baisse des activités des entreprises exportatrices sur l ensemble de l année. Les opérations assurées ont diminué et les primes encaissées ont augmenté car les délais de crédit se sont allongés et le risque s est détérioré dans de nombreux pays. Pour ce qui concerne les opérations à moyen/long terme, nous avons dû répondre à une plus forte demande d assurance pour les pays européens, alors qu avant 2012, nous avions surtout des demandes pour des pays hors UE. Quant aux indemnisations, elles ont été moindres qu en 2011, qui avait été une année record à ce niveau-là. Simone Joachim, secrétaire générale, et Danielle Wirtz, Account manager, Office du Ducroire. Photo-Focalize/Emmanuel Claude Comment se porte Northstar? Ses activités se développent bien. Beaucoup de dossiers sont rentrés en 2012. Rappelons que les programmes de financement de Northstar s adressent aux entreprises exportatrices européennes réalisant des transactions de petite et moyenne envergures (entre 250.000 et 5 millions EUR). Ces crédits acheteurs peuvent couvrir jusqu à 85 % de la valeur du contrat, avec des modalités de remboursement sur 2 à 5 ans. Les taux d intérêt peuvent être fixes ou variables selon les modalités de remboursement du prêt, des risques liés au pays et de la capacité financière de l emprunteur. L assurance top up a-telle été réintroduite en 2012? La couverture a été réactivée pour la Grèce au 1 er juin 2012. L assurance top up est une couverture qui s applique en complément d une assurance-crédit à l exportation de base souscrite auprès d un assureur privé. Vous avez créé, en partenariat avec la Chambre de Commerce, l Export Award. Pour quelles raisons? L objectif de ce prix est de stimuler et d encourager les PME nationales à promouvoir leurs biens et services vers les marchés extérieurs. L Export Award est décerné tous les 2 ans, le premier ayant été remis en décembre 2011 à l occasion du 50 e anniversaire de l ODL. Quatre entreprises y avaient été distinguées : Codiprolux S.A., spécialisée dans les anneaux de levage articulés (1 er prix) ; Hein S.à.r.l., entreprise leader au Benelux et en Allemagne dans la conception et la fabrication de fours pour boulangeries et pâtisseries (2 e prix). Fallprotec S.A., spécialisée dans l équipement pour la sécurité des travaux en hauteur, et BPM-Lux, active en logistique e-commerce et réexpédition de courriers et colis (3 e prix ex aequo). Dans le cadre de la 2 e édition, nous invitons toutes les entreprises exportatrices à déposer leur dossier de candidature jusqu au 1 er octobre 2013. Les prix seront remis mi-décembre par le ministre de l Economie et du Commerce extérieur, Etienne Schneider. Quels conseils donnez-vous aux exportateurs actuellement? Nous encourageons, bien entendu, les entreprises à se développer à l international. Néanmoins, nous leur conseillons de bien préparer cette démarche en faisant appel aux services de l ODL et des autres organismes compétents (SNCI, Chambres professionnelles), qui trouveront avec elles les meilleures solutions pour qu elles puissent travailler plus sereinement sur les marchés étrangers. Propos recueillis par Isabelle Couset 44
assurances TCRe Notre produit fait la différence Dans le monde des assureurs-crédits, Trade Credit Re (TCRe) se démarque clairement. La couverture que la Compagnie propose, trouve son origine dans le monde de la réassurance et est appelée Excess of Loss, excédent de pertes ou encore couverture du risque catastrophe. Entretien avec Camille Wester, directeur commercial et administrateur de TCRe. En novembre 2012, Camille Wester a remplacé en tant qu administrateur délégué de TCRe² et mandataire général de TCRe Luxembourg, Claude Stiennon, qui a été le premier administrateur délégué de TCRe² et qui a assuré le développement depuis 2005. Camille Wester, licencié et maître en Sciences économiques et sociales, assume la tâche de directeur commercial depuis 2004 et a une expérience en assurancescrédit de plus de 30 ans. Depuis mars 2012, l Office National du Ducroire a pris une participation majoritaire de 55,11 % dans le capital de TCRe. Cette participation majoritaire a déjà porté ses fruits en matière de souscription de nouvelles affaires. En effet, l ONDD jouit du rating de l Etat belge. L ODL, de son côté, a maintenu sa participation de 13,20 % et contribue à la notoriété de TCRe. Quels sont les faits saillants de l exercice 2012? Malgré une augmentation générale des impayés et des défaillances en 2012, TCRe a clôturé son 8 e exercice le 31.12.2012 avec un résultat technique positif de 4,3 millions EUR. Nos primes s élèvent pour l exercice 2012 à 40 millions EUR, soit en augmentation de +/- 5 % par rapport à l exercice précédent, montrant ainsi un intérêt croissant pour nos produits dans un marché global de taux de prime très bas et d un taux de satisfaction au niveau des limites de crédit élevée. Notre taux de sinistralité 2012 s est maintenu au niveau de celui de l exercice précédent. Et les perspectives pour 2013? Depuis le début de l année 2013, nous constatons une diminution des sinistres tant en nombre qu en montant. C est le résultat d un certain nombre de mesures prises au niveau des conditions de nos polices fin 2011 et en 2012. Fin décembre 2012, notre compagnie possédait des structures propres dans 6 pays : Belgique, Luxembourg, Italie, France, Espagne et Allemagne. Début de cette année, la décision fut prise d ouvrir un bureau à Londres et à Arnhem (P-B). Les deux succursales sont déjà opérationnelles depuis deux mois et les marchés ont réagi de façon très positive à ces deux nouvelles implantations. Nous restons confiants dans une demande accrue de nos produits liée à un environnement économique incertain. En effet, la tendance mondiale au rebond des Camille Wester, directeur commercial et administrateur, TCRe. défaillances d entreprises observée en 2012 risque de se prolonger en 2013. Suivant les dernières prévisions, l Europe resterait en récession en 2013, due à ses faiblesses structurelles et les retards accumulés en matière de réformes budgétaires et institutionnelles. Quelles sont les particularités de vos produits? Le risque majeur pour les entreprises qui exportent est le crédit accordé aux clients. La défaillance d un ou plusieurs client(s) peut leur être fatal. Notre produit est basé sur trois critères : la somme du risque que nous allons assurer ; la franchise, c est-à-dire le risque conservé par l assuré ; et la prime. Nous laissons aux entreprises le choix de déterminer deux de ces critères et nous fixons le troisième. Nous partons du principe que les entreprises connaissent mieux que nous l indice de confiance qu elles peuvent accorder à tel ou tel de clients et le risque qu elles peuvent supporter si un ou plusieurs de ceux-ci faisaient faillite. Bien que nous ne nous ingérions jamais dans les relations clients de l entreprise, une de nos missions est de l aider à mieux gérer ses risques crédit, ce qui signifie récupérer ses créances dans les délais contractuels prévus. www.tcre.com 46
assurances Atradius Faire des affaires en toute sécurité Assurance-crédit, recouvrement de créances et gestion des risques financiers sont les trois piliers des activités d Atradius depuis près de 80 ans. Cette expérience, Atradius la met plus que jamais au service des entreprises partout dans le monde. Rencontre avec Pierre-Henri Molle, mandataire général d Atradius Luxembourg. Quel bilan tirez-vous de l année 2012? Par rapport à 2011, qui avait été une excellente année, 2012 a été une année correcte. Nous avons enregistré un taux plus élevé de sinistres, en raison de la santé économique et financière de certains pays comme l Italie, par exemple, et de certains secteurs tels que la construction, le textile, la métallurgie ou encore les transports. Par contre, toutes les branches liées à la pharmacie ou à la chimie se portent bien. Et au Luxembourg? Même si on nous explique que le secteur financier se porte mieux, notamment en matière de gestion de fonds, tout ce qui touche à l intermédiation financière, c est-à-dire à l obtention de crédit, reste très en deçà des besoins des entreprises. Celles-ci ont toujours d énormes difficultés à obtenir de l argent auprès des banques. Je pense que, là, nous avons un rôle à jouer auprès des entreprises. Comment? Peu d entre elles savent qu elles peuvent mettre leur police en gage auprès de leur banquier. L assurance-crédit revenant à couvrir le poste clients dans le bilan de nos assurés, ceux-ci peuvent la mettre en garantie auprès d un organisme financier ou d une société de factoring. C est une démarche que nous conseillons de plus en plus à nos assurés qui souhaitent se développer ou se lancer sur de nouveaux marchés. Rappelez-nous brièvement ce qu est une assurancecrédit? C est une solution qui permet, via une assurance, de minimiser les risques quant au non- paiement de marchandises livrées ou de prestations de services. Chez Atradius, nous assurons les entreprises en leur proposant, et c est pour nous la partie la plus importante de l assurance-crédit, une analyse de solvabilité de leurs clients. Quand nous relevons des points négatifs, nous leur expliquons clairement les risques qu elles encourent si elles travaillent avec tel ou tel client. En règle générale, l assuré a une approche commerciale de son client. Nous, nous lui apportons l angle financier. Grâce à notre avis, le client va pouvoir prendre toutes les précautions qui s imposent pour éviter les impayés. C est l aspect préventif de l assurance-crédit. Ensuite, viennent les aspects curatifs. Si notre client, malgré tous les moyens qu il aura mis en place Pierre-Henri Molle, mandataire général, Atradius Luxembourg. pour que sa facture soit honorée, se trouve devant un impayé, Atradius va recouvrir la créance et ce, partout dans le monde grâce à ses réseaux locaux. Ces dernières années, cet axe est devenu très important chez nous si bien qu il peut être sorti du package Assurance-crédit. Certaines entreprises font ainsi appel à nous uniquement pour du recouvrement de créances. Enfin, si malgré tous nos efforts, nous n arrivons pas à recouvrer l impayé, nous indemnisons notre client à hauteur de 90 % du montant de la facture. De plus en plus d entreprises travaillent avec des marges bénéficiaires très faibles. Lorsqu elles sont face à un impayé, c est toute leur trésorerie qui s en trouve ébranlée. Pour récupérer ce qu elles ont perdu, elles vont devoir travailler 50 ou 60 fois plus. Ce n est pas toujours réalisable. Avec une assurance-crédit, elles travailleraient bien plus sereinement! Propos recueillis par Isabelle Couset 48
assurances Quelles assurances pour les frontaliers? Résultats du sondage diffusé en novembre/décembre sur le site www.lesfrontaliers.lu Que ce soit en matière de santé, d'habitation, de retraite, de voyage ou encore d'automobile, il existe aujourd'hui des assurances pour tout et pour tout le monde. Les assureurs se multiplient et il est possible de souscrire une assurance par le biais d'agents, de courtiers, de banques, d'entreprises spécialisées ou encore en passant par des institutions financières. Quelles sont les assurances des frontaliers, bénéficientils d'une prise en charge de leur entreprise? Ce questionnaire a été élaboré en partenariat avec entreprises magazine et a recueilli 262 votes de frontaliers. Avez-vous des assurances particulières? a. Complémentaire santé 21 % (220 votes) b. Assurance vie 15 % (157 votes) c. Assurance décès 9 % (98 votes) d. Assurance automobile 22 % (232 votes) e. Assurance habitation 23 % (236 votes) f. Assurance voyage 5 % (52 votes) g. Autre 5 % (47 votes) Comment vous sentez-vous assuré? a. Mieux qu'il y a quelques années 13 % (33 votes) b. Bien 43 % (113 votes) c. Moins bien depuis quelques années 15 % (40 votes) d. Mal 3 % (8 votes) e. Normalement 26 % (68 votes) Vos assurances sont généralement souscrites : a. Au Luxembourg 20 % (64 votes) b. En France 56 % (177 votes) c. En Belgique 20 % (65 votes) d. Dans plusieurs pays 3 % (11 votes) e. Autre 0 % (1 vote) Aimeriez-vous que votre société vous propose des assurances? a. Oui, je pense que c'est utile pour préparer l'avenir 30 % (85 votes) b. Oui, vu la situation actuelle, cela pourrait être une garantie supplémentaire 38 % (107 votes) c. Non, je n'en vois pas l'intérêt 10 % (28 votes) d. Je ne sais pas 7 % (21 votes) e. Je bénéficie déjà de ce type d'assurances 15 % (44 votes) 50
assurances Est-ce que votre société vous propose des assurances? a. Oui, cela fait partie de mon package salarial 12 % (37 votes) b. J ai droit à une mutuelle/complémentaire santé via mon entreprise 11 % (36 votes) c. J ai une assurance retraite avec ma société 20 % (63 votes) d. Je cotise pour un compte bloqué via ma société 3 % (10 votes) e. Non, mais j aimerais que cela fasse partie de mon package salarial 42 % (134 votes) f. Non, mais de toute manière cela ne m'intéresse pas 10 % (31 votes) g. Autre 2 % (6 votes) Vous sentez-vous assez informé sur les assurances? a. Oui, globalement je connais les assurances auxquelles je peux prétendre 23 % (60 votes) b. Oui, mais j'aimerais avoir plus d'informations 26 % (70 votes) c. Je n'y connais pas grand-chose en matière d assurances 21 % (57 votes) d. Non, mais j aimerais avoir plus d'informations 27 % (73 votes) e. Ça ne m intéresse pas 2 % (6 votes) 51
Ressources humaines L'obligation de bonne foi et de loyauté du salarié au travers de la jurisprudence Le contrat de travail engendre des obligations réciproques à charge de chacune des parties, l'obligation principale du salarié étant de prester le travail pour lequel il a été engagé et celle de l'employeur étant de le rémunérer pour le travail effectué. A ces obligations vient s'ajouter pour chacune des parties l'obligation de bonne foi consacrée à l'article 1134 alinéa 3 du Code civil, aux termes duquel les conventions doivent être exécutées de bonne foi. Cette obligation de bonne foi implique dans le chef du salarié une obligation de loyauté à l égard de son employeur, obligation fréquemment rappelée par les juridictions du travail. Cette obligation de loyauté existe pendant la relation de travail, perdure pendant les périodes de suspension du contrat de travail (en cas de maladie ou en période de congés), de préavis qu'elle soit assortie ou non d'une dispense de travail et, enfin, après la résiliation du contrat. Cette obligation couvre de nombreux aspects, allant d'agissements uniques à examiner sous l'angle de la loyauté générale (i) jusqu'aux actes s'inscrivant dans le cadre de la non-concurrence (ii). (i) Exemples illustrant l'obligation générale de loyauté La jurisprudence a reconnu comme violation de l'obligation de loyauté justifiant un licenciement le fait pour un salarié d'avoir : pendant une absence pour maladie, travaillé à titre personnel ou participé à un quizz télévisé ou encore s'être produit plusieurs fois sur scène en qualité de membre d'un groupe de musique ; poussé deux autres salariés à quitter leur emploi et tenté de les débaucher ou, dans le cadre d'une démission collective, prêté main forte en utilisant son ordinateur pour la rédaction des lettres de démission ; pris un travail secondaire ou avoir poursuivi ses intérêts privés pendant les heures de travail au lieu de travailler pour son employeur. La jurisprudence peut considérer qu'un fait isolé, du moment qu'il est de nature à ébranler la confiance devant exister entre le salarié et son employeur, confiance basée sur la loyauté des parties, est de nature à justifier un licenciement, même sans préavis. (ii) Exemples illustrant l'obligation générale de loyauté sous l'aspect de la non-concurrence En vertu de son obligation générale de loyauté, le salarié doit s'abstenir de tout acte de concurrence déloyale à l'égard de son employeur. Cette obligation de loyauté existe pendant la relation de travail, perdure pendant les périodes de suspension du contrat de travail (en cas de maladie ou en période de congés), de préavis qu'elle soit assortie ou non d'une dispense de travail et, enfin, après la résiliation du contrat Une clause de non-concurrence ne doit ainsi pas nécessairement être conventionnellement prévue par les parties. En effet, il est de jurisprudence constante que le salarié, dans le cadre de ses relations de travail et même en l'absence de clause spécifique du contrat de travail, est tenu, sur base de l'obligation générale de loyauté, de s'abstenir de concurrencer l'employeur, et que ce devoir de loyauté lui impose une obligation de fidélité qui lui interdit d'agir pour le compte d'une entreprise concurrente ou d'exercer une activité concurrentielle pour son propre compte. Pendant la relation de travail, l'obligation de loyauté n'interdit cependant pas au salarié de préparer une activité future que l'employeur peut considérer comme concurrente, à condition toutefois qu'il ne commence cette activité qu'après la rupture de son contrat de travail. Si le salarié dépasse le cadre des activités préparatoires autorisées, il y aura alors violation de l'obligation de loyauté. Ainsi, le fait pour un salarié d'avoir constitué une société, même abstraction faite de toute clause de non-concurrence, justifie son licenciement. L'employeur ne doit pas nécessairement attendre le moment où la société constituée décide de déployer l'activité concurrentielle. En revanche, la jurisprudence juge généralement que la projection d'une activité concurrente ne heurte pas l'obligation de loyauté. A la fin des relations de travail, en l'absence d'une clause de 52
Ressources humaines Congé parental et nouveaux droits du salarié non-concurrence, le salarié qui retrouve son indépendance et sa liberté doit néanmoins s'abstenir de tout acte de déloyauté et de toute concurrence déloyale à l'égard de son ancien employeur. Ce n'est donc pas la concurrence en soi qui est interdite à l'ex-salarié, mais l'emploi de moyens fautifs. La Cour d'appel a jugé, dans certaines affaires, que les faits suivants étaient compatibles avec l'obligation de loyauté : en l'absence de toute manœuvre, le fait d'avoir, en quittant un employeur pour un autre, causé un déplacement de la clientèle vers le second ; le fait d'utiliser le savoir-faire ou les connaissances acquises auprès de son ancien employeur, à condition toutefois de ne pas employer des manœuvres frauduleuses ou déloyales. Le salarié ne peut toutefois utiliser à son profit ou à celui d'une entreprise concurrente les informations privilégiées et confidentielles portant sur des données stratégiques de son ancien employeur, dont il a eu connaissance dans le cadre de son travail. Il est important de noter qu'en cas de litige mettant en cause l'obligation générale de loyauté du salarié, l'appréciation du caractère réel et sérieux, voire grave, de la violation à cette obligation se fait toujours au cas par cas, en tenant compte des circonstances de chaque situation, et relèvera en fin de compte du pouvoir d'appréciation souverain des juges. Enfin, il convient de souligner que de simples soupçons entraînant la perte de confiance de l'employeur ne constituent pas à eux-seuls un motif de licenciement, dès lors le licenciement motivé par la conduite du salarié doit être fondé sur des faits objectifs, concrets et précis constituant un manquement à l'obligation de loyauté. M e Gabrielle Eynard Senior Associate Allen & Overy Luxembourg Une loi du 14 mai 2013 (la loi) modifie le Code du travail par des dispositions relatives au congé parental visant une meilleure conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale. La loi transpose ainsi la directive 2010/18/UE du Conseil du 8 mars 2010 (la directive) portant application de l'accord-cadre révisé sur le congé parental. Les changements intervenus par la loi concernent principalement l'introduction d'un entretien entre le salarié et l'employeur à l'issue du congé parental (I) et la prolongation du congé parental non indemnisé (II). I. Entretien entre le salarié et l'employeur à l'issue du congé parental Afin de satisfaire aux vœux de la directive visant à faciliter le retour au travail des salariés à la fin du congé parental, un paragraphe (12) est ajouté à l'article L.234-48 du Code du travail, créant un nouveau droit pour ces salariés. Ainsi, le salarié qui reprend son activité à l'issue du congé parental a droit à un entretien avec son employeur aux fins de solliciter l'aménagement de son horaire et/ou de son rythme de travail pendant une période d'un an maximum à partir de la date fixée pour le retour au travail. L'employeur n'a pas l'obligation d'accorder la flexibilité demandée. Néanmoins, il est tenu d'examiner la demande du salarié et d'y répondre en tenant compte des besoins de l'entreprise et du salarié. S'il rejette la demande, il doit dûment motiver sa décision. L'employeur qui ne respecte pas les obligations précitées peut se voir condamner à des dommages-intérêts fixés par le tribunal du travail. II. Prolongation du congé parental non indemnisé Lorsqu'un parent n'a pas pris le premier congé parental consécutivement au congé de maternité ou au congé d'accueil, et qu'il souhaite laisser le 2 e congé parental à l'autre parent, un congé parental non indemnisé peut lui être accordé. Afin de satisfaire aux critères de la directive, la durée de ce congé parental non indemnisé est prolongée par la loi de trois à quatre mois. M e Gabrielle Eynard Senior Associate Allen & Overy Luxembourg 53
Nouvelles technologies Améliorer la sécurité de l information au Luxembourg : une passion qui dure 10 ans déjà que CASES (Cyberworld Awareness and Security Enhancement Services) sensibilise le Grand- Duché de Luxembourg aux bonnes pratiques de la sécurité des systèmes d information. Les e-mails ILOVEYOU vous rappellent-ils quelque chose? Pour beaucoup la réponse est «Oui, malheureusement». Ces courriers étaient porteurs du ver informatique du même nom identifié en 2000. Il a secoué le monde entier en envahissant en 4 jours plus de 3 millions d ordinateurs. ILOVEYOU a fait disparaître des fichiers d utilisateurs, changé la page d accueil d Internet Explorer, s est approprié les carnets d adresse d Outlook ou Outlook Express pour (r)envoyer du courrier infecté, saturant ainsi des milliers de boîtes à lettres électroniques et mettant ponctuellement en arrêt des centaines d organisations : c est dire sa puissance Le regard porté sur l informatique en a été profondément modifié : une prise de conscience allait se développer quant à la nécessité de sécuriser les systèmes d information dans une société basée sur la communication digitale. En effet, alors qu Internet et les nouvelles technologies avaient conquis nos modes de communication, aucune structure nationale n existait pour familiariser les utilisateurs aux risques inhérents à l utilisation des nouveaux médias. L incident ILOVEYOU a clairement renforcé la volonté au Luxembourg de créer un système d alerte aux virus, aboutissant en 2003 à la création de CASES (Cyberworld Awareness and Security Enhancement Structure) du ministère François Thill, responsable CASES à la direction du Commerce électronique et de la sécurité informatique, ministère de l Economie. de l Economie et du Commerce extérieur. CASES a mis en place le premier Plan Directeur National de la Sécurité des Systèmes et Réseaux de l Information et a construit un véritable outil de prévention et de réaction aux incidents. Rétrospective Depuis 2003, CASES a réussi à s imposer comme portail de la sécurité informatique au service de l économie luxembourgeoise et ce, grâce à l esprit visionnaire de ses responsables et au soutien des 3 ministres de l Economie successifs Henri Grethen, Jeannot Krecké et Etienne Schneider. La renommée de CASES se construit au départ d un site Internet grand public et de fiches thématiques sur l usage des nouveaux médias. L objectif est de sensibiliser un maximum d utilisateurs, quels que soient leurs âges ou leurs occupations. Fort de cette popularité, CASES instaure des cours pour le personnel scolaire, les élèves de la 7 e secondaire au Grand-Duché et leurs parents. Ces cours deviendront obligatoires en 2008 : une mesure inédite qui fera des émules dans d autres pays européens. A cette même époque, CASES devient un des portails publics les plus consultés au Luxembourg, avec un millier de visites par jour. Des alertes sont régulièrement émises pour avertir les Internautes de vulnérabilités importantes, voire critiques. CASES, épaulé par CIRCL, le Computer Incident Response Center Luxembourg, aide plusieurs organismes financiers à réagir de façon coordonnée contre les nombreuses attaques de type phishing. La cybercriminalité, jusque-là méconnue au Luxembourg, devient une réalité pour le pays. CIRCL, encore appelé CERT national, est l équipe d intervention qui répond aux incidents de sécurité informatique du secteur privé et des administrations communales luxembourgeoises (www.circl.lu). Lors de foires nationales, telles que la Foire de Printemps, d Automne ou de l Etudiant, le public afflue par milliers au stand CASES, témoignant ainsi de son Alexandre Dulaunoy (CIRCL), cofondateur de la conférence Hack.lu. intérêt. L initiative se lance dans ses premières campagnes nationales de sensibilisation, A poil sur la Toile et Brosse à dents, qui rappellent au public de préserver leur vie privée sur Internet et de rester vigilant avec les mots de passe. Parallèlement, CASES procède à une simplification des méthodologies internationalement reconnues dans le secteur de la sécurité de l information afin de les adapter notamment aux besoins spécifiques des PME du Grand-Duché. Le Luxembourg est un des pionniers dans ce domaine, de sorte que l ENISA (European Network and Security Information Security Agency) déclare CASES best practice pour ses efforts de sensibilisation des PME. Les partenariats avec des projets européens 54
Nouvelles technologies CYBERWORLD AWARENESS AND SECURITY ENHANCEMENT SERVICES CAPITAL TECHNOLOGIQUE Risques informatiques CAPITAL HUMAIN Risques métiers CAPITAL INTELLECTUEL Risques informationnels www.cases.lu VOTRE PORTAIL PUBLIC DE SERVICES EN SÉCURITÉ DE L'INFORMATION my.cases.lu GÉRER PROTÉGER APPRENDRE de même nature se multiplient, cases.lu est opéré par SMILE g.i.e. 41, Avenue de la Gare L-1611 Luxembourg www.smile.public.lu info@smile.public.lu permettant créer des réseaux d échanges d informations et de connaissances. En 2010, l ensemble des activités grand public qui ont vu le jour au Luxembourg sont consolidées sous l initiative BEE SECURE (www. bee-secure.lu) coordonnée par le Service National de la Jeunesse. La création du groupement d intérêt économique SMILE centralisant les actions de CASES, de CIRCL et de BEE SECURE est un pas important en vue d une structuration des tâches de la réorientation des objectifs et du public cible de CASES. Aujourd hui, l'initiative s'occupe de la sensibilisation des fonctionnaires et employés de l Etat et dispense des cours aux administrations luxembourgeoises en partenariat avec l Institut National d Administration Publique (INAP). CASES se consacre également à sa mission d accompagner les PME dans la sécurisation de leurs systèmes d information (voir encadré). La sécurité pour tous «CASES est une structure indépendante, ce qui garantit sa crédibilité auprès des utilisateurs», explique François Thill, responsable CASES à la direction du Commerce électronique et de la sécurité informatique du ministère de l Economie. «La sécurité des systèmes d information doit être accessible à tout le monde», affirme-t-il. La réputation de CASES se fonde sur cette volonté constante : démocratiser la sécurité, concrètement et simplement. C est grâce à cette démarche que l initiative saura se frayer un chemin au niveau national comme au niveau européen. Partage d expériences La conviction d enrichir le savoirfaire par le partage d expériences entre spécialistes a motivé l équipe à soutenir l'organisation de Hack.lu, la première conférence internationale au Luxembourg traitant des nouvelles tendances dans le domaine des risques informatiques. «Un des grands objectifs dans ces rencontres est l identification de failles informatiques et le partage de connaissances avec le plus grand nombre d utilisateurs possible», explique Alexandre Dulaunoy de CIRCL et co-fondateur de la conférence. Hack.lu en est à la 9 e édition cette année (informations et inscriptions sur hack.lu). La sécurité de l information en tant qu infrastructure «Le Luxembourg a manifesté une volonté très claire d agir sur le plan de la sécurité lié aux technologies de l information ( ). C est cette dynamique qui fait la différence entre le Luxembourg et d autres pays», constate Bertrand Lathoud, Information Risk Manager chez Paypal. «Créer la confiance dans l Internet et les NTIC en général est notre devoir», explique Marco Houwen, directeur général de DClux. Ce sont là quelques échos de professionnels du secteur des TIC qui félicitent le Luxembourg pour le chemin parcouru dans ce domaine. En l espace de 10 ans, l initiative CASES quant à elle aura évolué de structure gouvernementale informant le citoyen sur les risques et solutions en matière de nouveaux médias vers un tiers de confiance offrant des services d accompagnement à la sécurité des systèmes d information pour les PME, administrations et ministères luxembourgeois. L objectif pour ces prochaines années est de munir les acteurs économiques du Grand-Duché d un ensemble de connaissances et d outils en matière de sécurité des systèmes d information. «Instaurer la sécurité des systèmes d information en tant qu infrastructure, au même titre que d autres équipements indispensables au bon fonctionnement de la société, est une condition essentielle si nous souhaitons rester attractifs pour le marché de l économie numérique», a souligné en mars dernier le ministre de l Economie et du Commerce extérieur, Etienne Schneider, lors de la conférence internationale IEEE International Conférence on Software Testing, Verification and Validation. Afin de répondre aux nouveaux besoins, le portail CASES (www.cases.lu) a subi une refonte complète et une plate-forme B2B my.cases.lu a été mise en place. Il s agit d un espace de travail professionnel pour la gestion des risques, dont le lancement est prévu cet été. Le nouveau site www.cases.lu Vous avez une question à propos des courriers électroniques suspects? La section SOS Besoin d aide? vous guide vers les explications nécessaires. Vous souhaitez prévenir ou traiter un risque, pour un seul actif ou pour toute votre société? La section RISQUES décrit de manière exhaustive les mesures à prendre. Vous souhaitez mieux gérer la sécurité? Consultez la section MAÎTRISE pour la réalisation d une analyse des risques et la mise en place d'une politique de sécurité. Pour plus d informations, visitez www.cases.lu ou envoyez un e-mail à help@cases.lu. Promouvoir un environnement stable et sécurisé pour les acteurs économiques Vous êtes chef d entreprise ou responsable informatique, vous avez des questions concernant le profil de votre organisation en matière de sécurité de l information et vous souhaitez éventuellement améliorer celui-ci? My.CASES.lu offrira un espace B2B sécurisé permettant d améliorer progressivement la sécurité de votre entreprise. Vous serez accompagné par des spécialistes du réseau CASES à chaque étape du processus et vous aurez accès à du matériel de sensibilisation adapté à vos besoins. La plate-forme my.cases.lu se fonde sur des méthodologies créées en partenariat avec le Centre de Recherche Public Henri Tudor et le CERT national CIRCL ainsi que sur les services de prestataires spécialisés du marché de la sécurité. Les objectifs : développer le marché de la sécurité de l information avec les fournisseurs de la place et créer des synergies ; encourager une culture proactive de la sécurité ; offrir une plate-forme d échanges dédiée aux clients et à leurs fournisseurs de services. L assistance de CASES se fait par le biais de modules gradués pour lesquels le client choisit son niveau d analyse et de suivi. Pour plus d informations sur my.cases.lu, contactez services@cases.lu. 55
Simplification.lu La simplification administrative Faites-en profiter votre entreprise La Cellule de facilitation en matière d urbanisme et d environnement officiellement mise en place La Cellule de facilitation en matière d urbanisme et d environnement, présentée dans le dernier numéro d entreprises magazine, vient d être officiellement mise en place par la publication au Mémorial de l arrêté grand-ducal du 25 avril 2013 déterminant les attributions et l'organisation d'une Cellule de facilitation relative aux autorisations dans les domaines de l'urbanisme et de l'environnement (1). Pour rappel, la Cellule de facilitation pourra être saisie par toute entreprise et personne privée ainsi que par toute commune qui, par rapport à un projet déterminé, s estime lésée par un manque de diligence, de transparence ou de coordination au niveau des services publics de l Etat en rapport avec une procédure en matière d urbanisme et d environnement. (1) http://www.legilux.public.lu/ leg/a/archives/2013/0086/a086. pdf#page=2 Adresse de contact : Ministère d Etat Département de la Simplification Administrative Cellule de facilitation Urbanisme & Environnement c/o : Mme Paulette Lenert 4, boulevard Roosevelt L-2450 Luxembourg Tél : (352) 247-88167 E-mail : paulette.lenert@me.etat.lu Introduction du contrôle technique dans les garages En date du 24 avril 2013, un nouveau pas vers une décongestion des stations de contrôle technique de Sandweiler, Esch/Alzette et Wilwerwiltz, et une procédure de contrôle technique plus flexible et plus adaptée aux besoins des automobilistes a été réalisé par l introduction officielle du contrôle technique dans les garages, organisé par la SNCT en collaboration avec les fédérations professionnelles du secteur, Fegarlux et ADAL, à Diekirch, en présence du ministre du Développement durable et des Infrastructures, Claude Wiseler. À l avenir, les détenteurs d automobiles auront donc le libre choix, soit de présenter leur véhicule à l une des stations de contrôle technique de la SNCT (Sandweiler, Esch/Alzette ou Wilwerwiltz), soit chez un garagiste spécialement conventionné par la SNCT. Ainsi, après réception d une notification d échéance du contrôle technique de son véhicule, le détenteur pourra prendre rendez-vous auprès du garagiste de son choix. La prise de rendez-vous dans un garage annulera celui proposé par les services de la SNCT. Le jour du contrôle et à l heure convenue, l automobiliste pourra confier son véhicule au garage qui se chargera de faire passer le véhicule au contrôle technique et d effectuer, avec l accord du client, les réparations éventuellement nécessaires. Le véhicule pourra être récupéré en fin de journée, réparé et muni d un nouveau certificat de contrôle d une durée de validité d un an. Sur rendez-vous spécifique, le client peut également attendre sur place la fin du contrôle et récupérer son véhicule immédiatement après si aucune réparation ne s est avérée nécessaire. L inspection du véhicule sera réalisée conformément aux standards de qualité de la SNCT par deux techniciens assermentés à l aide d un équipement technique du garage agrémenté. Cet équipement est soumis à un contrôle strict par la SNCT, de manière à ce que les inspections techniques dans les garages s effectuent avec le même niveau de qualité que dans les stations de contrôle propres à la SNCT. En complément des inspections techniques dans les centres de la SNCT, les contrôles dans les garages devraient à moyenne échéance être proposés par une vingtaine d entreprises du secteur à travers tout le pays. Il convient de rappeler qu afin de remédier à la congestion des stations de contrôle technique telle qu elle s est présentée en automne 2012, des mesures immédiates avaient été prises et des mesures à moyen terme avaient été décidées. Ainsi, les horaires d ouverture des trois stations de contrôle technique ont été avancés d une demi-heure, de sorte qu elles sont maintenant ouvertes à 7h00 (au lieu de 7h30) à Sandweiler et à Esch-sur-Alzette et à 6h30 (au lieu de 7h) à Wilwerwiltz. Par ailleurs, sur le plan opérationnel, toutes les capacités ont été mises à profit. De même, la station mobile, qui avait été utilisée de manière ciblée dans le cadre du contrôle technique des poids lourds, a été employée plus régulièrement afin de contribuer ainsi au dégorgement des pistes au sein des centres de contrôle technique. Des rendez-vous prioritaires ont été accordés aux véhicules dont le certificat de contrôle technique était venu à échéance en raison de la congestion des stations au mois de septembre 2012. En résumé, les mesures envisagées à court et à moyen terme sont les suivantes : 1. Depuis le 1 er janvier, il est possible de présenter un véhicule au contrôle périodique 8 semaines avant (et non plus seulement 3 semaines avant) l expiration du certificat. La validité du nouveau certificat continue d être calculée à partir du jour d échéance du certificat ayant cours. Cette nouvelle disposition apporte une plus grande flexibilité dans la prise de rendez-vous, tant pour le conducteur que pour l organisme de contrôle technique et ce, sans que la durée de validité du certificat n en soit affectée. 2. L obligation actuelle de présenter les autobus et les camions au moins tous les 6 mois au contrôle technique périodique 56
Simplification.lu sera allégée en ce sens à augmenter ce délai à 12 mois. 3. Par ailleurs, tout en anticipant le paquet «contrôle technique», qui est actuellement discuté au niveau européen, la périodicité du contrôle technique sera allégée en ce sens que le 2 e contrôle technique périodique intervenant au moment où le véhicule a atteint l âge de 4 ½ ans sera supprimé. Ce 2 e contrôle technique n interviendra qu au moment où le véhicule aura atteint l âge de 5 ½ ans. 4. Le contrôle technique qui a lieu au moment de l immatriculation d un véhicule neuf et qui consiste en un contrôle de conformité sera supprimé, en ce sens qu il ne sera à l avenir plus nécessaire de présenter le véhicule neuf sur les pistes de l organisme de contrôle et d augmenter ainsi le flux des voitures à passer le contrôle technique. La nouvelle procédure a été arrêtée de commun accord avec Fegarlux/ADAL. Conformément à la pratique à l étranger et face au constat que le volet technique du contrôle de conformité n apporte aucune plus-value au niveau de la sécurité routière, ce dernier sera aboli. L immatriculation se fera sur base du dossier introduit auprès de la SNCA par voie postale ou par voie électronique. Le certificat d immatriculation pourra être envoyé par courrier recommandé ou enlevé auprès de la SNCA. 5. Par ailleurs, le contrôle de conformité/vignette de conformité auquel sont actuellement soumises certaines autres catégories de véhicules, tel que le pédelec, sera aboli. La mise en œuvre de ces mesures requiert une modification de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant la réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques. La procédure législative y afférente sera entamée prochainement. Du nouveau en matière de TVA La loi du 29 mars 2013 (1) transpose plusieurs dispositions des directives 2008/8/CE et 2010/45/UE en matière de la TVA. Les principales innovations sont : la modification aux règles régissant le lieu des prestations de location de longue durée de moyens de transport effectués à des personnes non assujetties : ces locations sont désormais imposables à l endroit d établissement du preneur non assujetti. Il est fait exception de cette règle pour les locations de longue durée de bateaux de plaisance dans la seule hypothèse où la mise à disposition effective de ces bateaux a lieu à l endroit d établissement du prestataire, cet endroit étant alors le lieu d imposition ; l adaptation de la définition de la facture électronique en tenant compte aussi bien des moyens de transmission utilisés que du comportement des opérateurs : est désormais acceptée comme facture électronique toute facture qui contient les mentions et informations exigées, quels que soient le mode de transmission et le format de fichier transmis ; la détermination de l Etat membre dont la législation est applicable en matière de facturation : en principe, pour les opérations se situant sur le territoire de la Communauté européenne, la législation de l Etat membre de la situation de l opération s applique ; l harmonisation du délai dans lequel doivent être établies les factures relatives aux livraisons intracommunautaires de biens et aux prestations de services effectuées à des destinataires établis dans d autres Etats membres et qui y sont redevables de la taxe ; la faculté, retenue par le Luxembourg, d offrir aux petites et moyennes entreprises un système d imposition d après les recettes, en introduisant des règles en matière de déduction devant réduire toute incidence négative sur le flux de trésorerie lié aux recettes TVA. (1) Loi du 29 mars 2013 portant transposition a) de l article 4 de la directive 2008/8/CE du Conseil du 12 février 2008 modifiant la directive 2006/112/CE en ce qui concerne le lieu des prestations de services ; b) de la directive 2010/45/ UE du Conseil du 13 juillet 2010 modifiant la directive 2006/112/ CE relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée en ce qui concerne les règles de facturation ; modifiant la loi modifiée du 12 février 1979 concernant la taxe sur la valeur ajoutée. Pour en savoir plus : http://www.aed.public.lu/actualites/2013/04/circulaire_762/ index.html Un texte coordonné de la loi du 12 février 1979 concernant la taxe sur la valeur ajoutée est disponible sur le site de l Administration de l Enregistrement et des Domaines : http://www.aed.public.lu/tva/loi/ Loi_TVA_2013_rect.pdf. Mise à jour des données du site de l Observatoire de l absentéisme au travail www.observatoire-absenteisme.public.lu En mai 2011, l Observatoire de l Absentéisme au Travail, né d une collaboration entre le CEPS/INSTEAD, l Inspection Générale de la Sécurité Sociale (IGSS) et le Groupe de haut niveau, lui-même constitué des ministres de la Sécurité sociale, du Travail et de l Emploi ainsi que des partenaires sociaux, a mis à disposition des entreprises privées de plus de 10 salariés, implantées au Luxembourg, une série d indicateurs. Ces derniers doivent permettre aux entreprises de dresser un diagnostic de leur absentéisme et de se comparer aux sociétés qui composent leur secteur d activité afin de réfléchir aux raisons et, si nécessaire, aux moyens à mettre en œuvre pour réduire l absentéisme. Pour suivre l évolution du phénomène, une mise à jour semestrielle des données est réalisée. Dans les prochains jours, les chiffres du second semestre 2012 s ajouteront à ceux des semestres précédents. Chaque entreprise de plus de 10 salariés recevra prochainement ses paramètres de connexion pour naviguer dans son espace privé sur www.observatoire-absenteisme.public.lu. Jusqu à présent, près d une entreprise sur 4 a consulté l Observatoire de l Absentéisme. Ce chiffre, encourageant compte tenu du jeune âge de l Observatoire, doit cependant continuer à progresser, puisqu il témoignerait d un intérêt croissant des entreprises à la question de l absentéisme au travail. Les entreprises concernées sont donc invitées à consulter le site de l Observatoire pour profiter pleinement des services offerts. Pour en savoir plus : http://www.observatoire-absenteisme.public.lu/ Ministère d Etat Département de la Simplification Administrative (DSA) 4, boulevard Roosevelt L-2450 Luxembourg Tél : (352) 247-88162 Fax : (352) 247-88169 57
Bon à savoir Réforme du régime des marques Commentaires des propositions de la Commission européenne Depuis les années 1990, ni la directive sur les marques ni le règlement sur la marque communautaire n ont subi de modifications majeures malgré les évolutions de l environnement des entreprises. La Commission européenne a réuni des propositions (Comm. UE, communiqué IP/13/287, 27 mars 2013) concernant des modifications de la directive de 1989 rapprochant les législations des États membres sur les marques (codifiée par la directive 2008/95/ CE, 22 oct. 2008) ; une révision du règlement de 1994 sur la marque communautaire (codifié par le règlement (CE) n 207/2009, 26 févr. 2009) ; une révision du règlement de la Commission relatif aux taxes à payer à l'ohmi (règlement (CE) n 2869/95, 13 déc. 1995). La refonte de la directive et la révision du règlement sur la marque communautaire sont des propositions législatives que le Parlement européen et le Conseil devront adopter conformément à la procédure de codécision. La révision proposée du règlement relatif aux taxes à payer à l'ohmi suivra, quant à elle, une procédure différente : elle sera approuvée par la Commission sous forme d'acte d'exécution, et il faudra pour cela l'approbation préalable du comité compétent pour les questions relatives aux taxes à payer à l'ohmi. Ce comité tiendra sa première réunion avant l'été, en vue d'une adoption du règlement révisé avant la fin de l'année. Principales dispositions Concernant les taxes à acquitter La Commission propose le principe d'une «taxe par classe», qui s'appliquera aux demandes de marque communautaire et de marque nationale. Toute entreprise pourra alors se voir protégée selon ses besoins pour un coût proportionnel à ceux-ci. Actuellement, la taxe d'enregistrement d'une marque permet de couvrir trois classes de produits. Dans le système révisé, une marque pourra désormais être enregistrée pour une seule classe de produits. Au niveau de l'ue, les entreprises étant protégées pour une seule classe paieront donc moins. Concernant la rationalisation et l harmonisation des procédures d enregistrement Motifs absolus de refus à enregistrement Il serait ajouté, dans la liste de la directive, les signes constituant une indication géographique ou une mention traditionnelle viticole. Extension des motifs relatifs de refus à un enregistrement Désormais, selon les droits antérieurs invoqués, on ne peut invoquer contre l enregistrement d une seconde, une marque susceptible d être déclarée nulle faute d avoir acquis un caractère distinctif suffisant à la date du dépôt contesté, ou n ayant pas acquis un caractère suffisamment distinctif pour générer un risque de confusion à la date de dépôt. L office national saisi d une opposition à enregistrement peut désormais rejeter l opposition s il 58
Bon à savoir considère que le droit antérieur n est pas suffisamment «solide». L évolution est très notable. Les demandes d enregistrement des marques La forme de la demande est harmonisée. Les libellés de produits et de services sont précisés. Il est fait référence aux catégories générales (reprise de la jurisprudence de l OHMI). Il est désormais possible d invoquer, dans le cadre de la procédure d opposition et dans une procédure en nullité fondée sur une marque antérieure, le nonusage. Il semble que les offices de marque sont désormais investis du pouvoir de statuer sur l usage sérieux d une marque ainsi que sur sa validité pour rejeter une opposition, ce qui a une importance pratique. Concernant la modernisation de la législation et l accroissement de la sécurité juridique Signes susceptibles de constituer une marque L obligation de représentation graphique est supprimée. Cela ouvre la voie aux marques sonores et olfactives. Cela renforce la sécurité juridique car de nouveaux moyens technologiques permettent d identifier la marque. Par exemple, un fichier numérique peut être déposé pour représenter une marque sonore. Marque de renommée Les marques nationales jouissant d une renommée bénéficient désormais d une protection équivalente à la protection d une marque communautaire. Cette faculté était jusqu à présent laissée aux Etats membres. Droits conférés par la marque On constate un amoindrissement de la portée de la marque : en cas de double identité (signes et produits ou services identiques), la contrefaçon n est plus automatique : il faudra désormais démontrer une «atteinte à la fonction de marque consistant à garantir aux consommateurs l origine des produits ou des services». Il faudra démontrer en pratique l existence d un risque de confusion qui était jusqu alors réservé aux cas de similitudes (de produits ou services et/ou de signes). Cette réforme majeure transpose dans le droit écrit les arrêts de la CJUE Adwords ; dans les autres cas (signes et produits ou services non identiques), il est toujours nécessaire de démontrer un risque de confusion mais, désormais, la précision selon laquelle le risque de confusion inclut le risque d association est supprimée. Cependant, dans nombre de cas, la confusion résulte non de la croyance fausse d une provenance commune, mais de la croyance fausse à l existence d un accord entre le contrefacteur et le titulaire de marque. Limitation des effets de la marque La réforme intègre les solutions jurisprudentielles, permettant notamment de faire usage : de signes ou d indications non distinctives ; de la marque d autrui pour désigner ses produits ou services. Sous réserve que cette citation soit conforme aux usages honnêtes en matière commerciale. Usage de la marque/déchéance Les jurisprudences sur la notion d usage sous une forme modifiée valant usage sérieux, en énonçant qu il est indifférent que la forme modifiée sous laquelle la marque est utilisée soit ou non enregistrée à titre de marque, sont intégrées. De plus, le titulaire de la marque ne peut engager une action en contrefaçon si sa marque est susceptible d être déchue au moment où l action est intentée. Cela pose question : l action en contrefaçon sera-t-elle rejetée sans déchéance de la marque antérieure, au seul motif qu elle est susceptible de l être, sans même que le défendeur à l action ne fasse une demande de déchéance? S agit-il seulement de poser une Actuellement, la taxe d'enregistrement d'une marque permet de couvrir trois classes de produits. Dans le système révisé, une marque pourra désormais être enregistrée pour une seule classe de produits. Au niveau de l'ue, les entreprises étant protégées pour une seule classe paieront donc moins règle de computation des délais d usage sérieux qui serait nouvelle? Le manque de clarté laisse la question en suspend. La marque en tant qu objet de propriété Une section est ajoutée à la directive marque : une marque peut être cédée avec ou indépendamment de l entreprise, et la cession de l entreprise implique, sauf précision contraire, la cession des marques (cf. textes sur les cessions de fonds de commerce) ; une marque peut faire l objet d un droit de gage ou autre droit réel (cf. nantissement de marque) ou de procédure d exécution. Concernant le renforcement de la lutte contre les marchandises contrefaites L usage du signe comme dénomination sociale et nom commercial ou encore l usage d un signe dans le cadre d une publicité comparative ne respectant pas la législation de telles publicités sont ajoutés parmi les faits susceptibles de constituer une contrefaçon. Concernant les marchandises en transit, rompant avec la position de la CJUE des arrêts Philipps et Nokia selon laquelle il était nécessaire, pour s opposer à l introduction de marchandises sur le territoire douanier, de prouver qu elles font l objet d un acte commercial visant les consommateurs de l UE, le projet propose de permettre aux titulaires de marques de s opposer à l introduction sur le territoire douanier de l UE des produits revêtus d une marque identique ou similaire. Conclusion Le processus législatif concernant la refonte de la directive et la révision du règlement ainsi que la procédure concernant le règlement relatif aux taxes à payer à l'ohmi en est à ses prémices. Des modifications et des amendements sont à attendre, notamment sur certaines dispositions d ores et déjà contestées. On pense ici notamment à la règle concernant l action en contrefaçon en cas de déchéance de la marque dont les tenants et les aboutissants ne sont pas encore parfaitement clairs. Un débat s est également instauré quant au revirement par rapport aux arrêts Philipps et Nokia concernant les marchandises en transit. La réforme est en cours mais le processus est encore long avant l entrée en vigueur définitive de toutes les dispositions. M e Emmanuelle Ragot Avocat à la Cour Head of IP - TMT Wildgen, Partners in Law 59
Bon à savoir La facture : un vrai formalisme, un vrai outil L article 109 du Code de commerce pose comme principe que les achats et les ventes se constatent par une facture acceptée. De cette disposition, les tribunaux ont déduit, par une jurisprudence aujourd hui constante, que le silence gardé au-delà du temps nécessaire pour prendre connaissance d une facture, en contrôler ses mentions et les fournitures auxquelles elle se rapporte, fait présumer que le destinataire de la facture l a bien acceptée. Ce principe dit «de la facture acceptée» permet de faciliter les procédures de recouvrement. La jurisprudence constante considère que, sans contestation dans le mois de la réception de la facture, la facture est considérée comme acceptée. Le débiteur devra pour se départir de ce principe prouver que son silence dans ce laps de temps doit s interpréter différemment que par une acceptation. Toutefois, la réception de la facture par le débiteur doit encore être prouvée et la facture en cause établie en bonne et due forme. En effet, la facture se doit de comporter certaines mentions légales. La liste de ces mentions devant figurer sur une facture ressort en grande partie des dispositions de la loi modifiée du 12 février 1979 concernant la taxe sur la valeur ajoutée (la loi). Certaines mentions sont cependant attachées à la qualité particulière du vendeur, sociétés commerciales, commerçant indépendant ou artisan. La loi précise, en son article 63, que les factures, dont le montant, TVA comprise, dépasse100 EUR, doivent notamment contenir les mentions suivantes : la date de délivrance ; un numéro séquentiel qui identifie la facture de façon unique ; le numéro d'identification à la TVA du vendeur ou du prestataire ; le cas échéant, le numéro d'identification à la TVA du client ; le nom complet et l'adresse de l'assujetti et de son client ; la quantité et la nature des biens livrés ou l'étendue et la nature des services rendus ; la date à laquelle est effectuée ou achevée la livraison de biens ou la prestation de services ; la base d'imposition pour chaque taux ou exonération, le prix unitaire hors taxe, ainsi que les escomptes, rabais ou ristournes éventuels, s'ils ne sont pas compris dans le prix unitaire ; le taux de TVA appliqué ; le montant de la taxe à payer. Le cas échéant, la facture devra préciser s il y a une exonération de TVA ou si le client est redevable de la taxe, si le régime de la marge bénéficiaire est applicable ou s il y a eu livraison intracommunautaire d un moyen d un transport neuf. Outre ces mentions obligatoires, les sociétés commerciales devront encore préciser leur dénomination, leur forme juridique, leur siège social (sauf pour les sociétés coopératives). Une particularité concerne les sociétés à responsabilité limitée qui doivent indiquer leur capital social. De leur côté, les artisans et les commerçants en nom propre (à savoir sans l intermédiaire d une société commerciale) devront préciser leur profession et le numéro de leur autorisation d établissement. Délais de paiement et intérêts de retard La facture ainsi établie sera un mode de preuve tant de l existence du contrat que de la prestation réalisée. Pour cette raison, la facture devra être émise en double exemplaire. L auteur de la facture devra alors en conserver un exemplaire, tant pour sa comptabilité que pour, le cas échéant, procéder au recouvrement. Enfin, conscient que les retards de paiement sont préjudiciables à la compétitivité et à la rentabilité des entreprises, le Grand-Duché de Luxembourg vient de transposer, par la loi du 29 mars 2013, la directive 2011/7/UE relative à la lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales. Ce nouveau texte modifie ainsi la loi du 18 avril 2004 (déjà modifiée) sur les délais de paiement et intérêt de retards. Dorénavant, si le créancier a rempli ses obligations contractuelles et légales, et émis une facture en bonne et due forme, il bénéficiera des intérêts de retard commerciaux de manière automatique, que ces intérêts soient stipulés ou pas au contrat. A noter toutefois que ces dispositions (facture acceptée et intérêts de retard commerciaux automatiques) ne s appliquent pas dans les relations avec les consommateurs, lesquels bénéficient d une plus grande protection face au créancier professionnel. M e Céline Lelièvre M e Nadine Cambonie Associées DCL Avocats 60
A nos frontières Saint-Hubert : le crash final Le très apprécié petit aérodrome de tourisme et de vol à voile pourrait bien vivre ses derniers jours suite au très probable retrait d Idelux. Le petit aérodrome de Saint-Hubert, idéalement niché au cœur du massif ardennais et très courtisé par des pilotes luxembourgeois et français d avions de tourisme et de planeurs, vit sans doute sa dernière saison. Un crash final qui devrait entraîner la disparition pure et simple du Centre National (belge) de Vol à Voile (CNVV), organisme public qui, chaque année, par ses stages à prix plus qu abordables, forme nombre de jeunes au vol en planeur. Pourquoi une telle aberration? La gestion d un tel aérodrome coûte très cher (entretien des pistes en herbe, de la tour de contrôle, des hangars, coût du personnel nécessaire). Jusqu en 2011, elle incombait à la Société wallonne des aéroports régionaux (Sowaer), qui s en est logiquement retirée, cet aérodrome n ayant rien d un aéroport commercial. Ce faisant, la Sowaer mettait tout le monde au pied du mur : le site n a aucune viabilité économique s il reste un lieu où l on vient entre amis (souvent ennemis, car les opérateurs n ont jamais cessé de se tirer dessus à boulets rouges) s adonner, quelques tout petits mois par an, à un pur hobby, qui de planeur, qui d aviation de tourisme, qui de voltige. Ces relations houleuses entre opérateurs, mais aussi entre Ville et Région ont émaillé la vie du lieu depuis belle lurette, remettant chaque fois en cause le maintien des activités. Pourtant, le site, très vaste (115 hectares) présente de multiples avantages tant en termes d aviation (espace aérien libre et météo favorable) que touristiques. Pour peu que l on y ajoute quelques activités économiques, la rentabilité est possible et l avenir pourrait enfin être dégagé, plutôt que remis en cause à chaque saison. Et pour autant que tout le monde s accorde. Un projet global pour la viabilité C est ce qu avait très bien compris l Intercommunale de développement économique du Luxembourg belge, Idelux, en particulier son numéro deux, Georges Cottin, qui, en 2011, a repris la gestion du lieu. «Mais ceci dans le cadre d un projet global basé sur quatre axes : l aéronautique, l économique, la formation et le tourisme», explique Georges Cottin. Précision utile : il y a à Saint-Hubert une piste en dur, invisible depuis les bâtiments, et inutilisée qui a été construite lors de la guerre froide pour servir de réserve éventuelle d accueil des avions de l OTAN. Elle lui reste réservée, mais désespère de revoir un avion. «Notre projet est multisecteur, mais la piste en dur et les activités économiques y sont interdépendantes», souligne Georges Cottin. A preuve, une entreprise de maintenance est intéressée au projet pour effectuer à Saint-Hubert l entretien de petits avions turbopropulseurs. Une trentaine, selon Idelux, ce qui ne ferait donc pas du site une «autoroute» aéroportuaire. Technifutur a pour sa part marqué son intérêt à développer là un centre de formation, tandis que diverses PME liées à l aéronautique semblent toutes prêtes à s installer sur le lieu au caractère idyllique. Enfin, un effort important aurait aussi été entrepris pour l essor touristique potentiellement très fort. Idelux a donc souhaité installer une Zone d Activités Economiques (ZAE) et est allée chercher quelque 2 millions EUR de subsides régionaux, obtenus à la condition que les travaux soient achevés pour le 30 juin 2014. Autrement dit demain. Le permis d urbanisme a été demandé en temps et heure. Surprenant recours Mais voilà, quatre personnes, dont trois sont de simples utilisateurs ponctuels, ont interjeté un recours en suspension et en annulation devant le Conseil d Etat, qui a refusé la suspension, mais continue son analyse quant à l annulation. Les experts s accordent à dire que l annulation devrait l emporter pour des questions de procédure. Des motivations juridiques qui cachent chez les plaignants, selon diverses sources, la volonté de considérer que Saint-Hubert doit rester un petit aérodrome saisonnier, «club de copains ou petite asbl», a expliqué Elie Deblire, le président d Idelux. «Mais qui donc paiera l entretien des 115 hectares, les assurances, le maintien en conformité des équipements de sécurité, les investissements pour les normes de sécurité, etc.?», répondent en substance tant Idelux que les opérateurs favorables au projet. Côté Idelux qui, depuis 2011, n a ménagé ni son portefeuille, ni ses efforts, la tendance est à se retirer, ce que le Conseil d administration devait décider début de ce mois de juin. A la fois parce que le délai pour l obtention des subsides n est déjà quasi plus tenable et que le lancement des nouvelles procédures (étude d incidences, permis d urbanisme impliquant une modification du plan de secteur, etc.) coûteraient très cher et exigeraient beaucoup de temps, pour un résultat incertain. Sans oublier que la Ville de Saint-Hubert a une position ambiguë, elle qui dit officiellement vouloir soutenir les efforts de développement tout en évitant de réellement s engager. D ultimes contacts sont en cours pour débloquer la situation, mais le pessimisme l emporte. Marc Vandermeir Photo-Marc Vandermeir 61
Grande Région Wat hues de gesot? Qu est-ce que tu as dit? Was hast Du gesagt? Le Luxembourg et ses langues La population du Luxembourg n arrête pas d augmenter. Au 1 er janvier 2013, le STATEC a compté 537.039 habitants, soit 12.186 personnes de plus qu un an plus tôt (1). Pour l année 2012, le taux de croissance a été de 2,3 %, une valeur record en Europe! Si le solde migratoire crève tous les plafonds (départs : 10.442 pers. ; arrivées : 20.478 pers. ; solde : + 10.036 pers.), le solde naturel n est pas négligeable non plus (6.026 naissances ; 3.876 décès ; solde : + 2.150 pers.). Pour la première fois depuis 45 ans, le solde naturel des Luxembourgeois a été positif, puisqu il y a eu plus de bébés (3.167) que de décès (3.134) parmi les autochtones. Champagne! Le Luxembourg, terre d immigration par excellence Le Luxembourg est connu pour être une terre d immigration depuis longtemps, environ un siècle et demi. Le pays garde aujourd hui toute son attractivité, malgré la crise. Ou alors à cause de la crise économique justement, qui frappe bien plus la plupart des autres pays européens, à commencer par ceux du Sud. Pour 2012, le solde migratoire net s élève à plus de 10.000 personnes il fallait le faire! De plus en plus de Portugais et de Français Environ 35 % de ce solde sont imputables à la communauté portugaise et 20 % aux ressortissants français, eux aussi de plus en plus nombreux au Grand-Duché. Bientôt, le nombre de Portugais résidents atteindra le seuil de 100.000 personnes ; d après les chiffres (gonflés?) du Consulat portugais, c est déjà la réalité depuis plusieurs années. Quant aux Français, leur progression est également spectaculaire (2). Ils étaient 13.000 en 1991, 20.000 en 2001 et 35.200 au 1 er janvier 2013. Depuis le début des années 1990, leur effectif s est accru de 170 %! A titre de comparaison : au cours de la même période, le nombre d Allemands résidant au Luxemurg a augmenté de 40 % «seulement» (1991 : 8.800 ; 2013 : 12.400). Qui parle quoi? Pour sept Luxembourgeois sur dix, c est le luxembourgeois ou le lëtzebuergesch justement qui est la principale langue utilisée, que ce soit au travail, à l école ou en privé, à la maison. Voilà le constat d une petite équipe de chercheurs (3) qui ont travaillé à l Université du Luxembourg et au STATEC sur les premiers résultats du recensement de la population de 2011 (4). La langue française occupe une très bonne 2 e place et l allemand la 3 e. A noter que le portugais et l anglais sont des langues courantes pour (à chaque fois) à peu près 20 % des gens vivant au Luxembourg. Des pourcentages étonnants, non? 62
Grande Région Qui parle quoi? Pour sept Luxembourgeois sur dix, c est le luxembourgeois ou le lëtzebuergesch justement qui est la principale langue utilisée, que ce soit au travail, à l école ou en privé, à la maison. Voilà le constat d une petite équipe de chercheurs qui ont travaillé à l Université du Luxembourg et au STATEC sur les premiers résultats du recensement de la population de 2011. La langue française occupe une très bonne 2 e place et l allemand la 3 e Quatre Luxembourgeois sur dix pratiquent principalement une seule langue, un sur quatre deux langues, pratiquement un sur six trois langues et un sur huit quatre langues. un sur cinq anglais. Force est de constater que c est bien le français qui est devenu la principale langue étrangère parlée du pays. Tout un monde sépare les Luxembourgeois d origine des Les différentes pratiques du multilinguisme On savait les Luxembourgeois de souche traditionnellement multilingues. Pratiquement un sur deux parle régulièrement français, plus d un sur trois allemand et presque résidents français, en tout cas en ce qui concerne les pratiques et les compétences linguistiques. Mais on fait des efforts : un Français sur quatre déclare utiliser le luxembourgeois, un sur trois l anglais (ou le «franglais») et presque un sur cinq l allemand. Pas mal, les amis! La pratique des langues dépend de multiples facteurs tels que la nationalité, l âge, l âge au moment de l immigration, le niveau d éducation, la place occupée sur le marché du travail et dans la société. Souvent, la pratique des langues se fait en mode «deux à deux», les duos dominants étant le luxembourgeois avec le français, le luxembourgeois avec l allemand et le français avec l allemand. L usage de l anglais progresse et se normalise, pour ainsi dire ; il atteint 17,8 % en combinaison avec le français, 13,2 % avec l allemand et 12,9 % avec le luxembourgeois. A noter aussi la place importante occupée par la combinaison «français + portugais». Au Luxembourg, si on veut réussir, économiquement, socialement et culturellement parlant, on a besoin de parler plusieurs langues, même si la langue nationale des Luxembourgeois de souche est et restera le luxembourgeois. Claude Gengler claude.gengler@forum-europa.lu Forum EUROPA (1) Source : www.statec.public.lu. (2) Ce n est pas la première fois que nous évoquons ce phénomène dans entreprises magazine, voir à ce sujet notre article Les Français au Luxembourg, entreprises magazine n 53, mai/juin 2012, p. 97. (3) Fernand Fehlen, Andreas Heinz, François Peltier, Germaine Thill. (4) Source : Premiers résultats du recensement de la population de 2011, n 13, STATEC/UdL, avril 2013. 63
Golf Une nouvelle start-up dédiée au golf est née Deux champions de golf à l assaut d Internet Deux jeunes champions de golf ont lancé une start-up entièrement dédiée au golf et aux golfeurs. «Avec 65 millions de golfeurs au monde et un engouement croissant dans de nombreux pays, notamment dans les pays de l Est et la Chine nous souhaitons, dans un premier temps, attirer les golfeurs sur notre site allsquaregolf.com et, par la suite, les faire revenir sur notre plate-forme parce qu ils y trouvent du plaisir et un intérêt», explique Patrick Rahmé, l un des deux fondateurs du site. Golfeur depuis l âge de 11 ans, Patrick Rahmé, 25 ans et handicap 2, membre du Golf Club Grand-Ducal de Luxembourg, a décroché deux titres de champion national du Luxembourg en 2009 et 2010, et a participé à plusieurs reprises à des championnats d Europe. Arthur de Rivoire, le cofondateur d allsquaregolf.com, 25 ans et handicap +1, membre du Golf Club de Genève, a remporté le championnat national suisse junior en 2005 et a également participé à de nombreuses finales européennes, comme l European Young Master ou le Duke of York Trophy. Le Luxembourgeois et le Suisse se sont rencontrés lors de leurs études à HEC Lausanne. Une sympathie réciproque, une passion commune pour le golf, un projet emballant et, un business plan plus loin (école de commerce oblige!), la start-up était sur les rails, avec un lancement le 1 er juin dernier. Un réseau social dédié au golf et aux golfeurs Domicilié au Luxembourg, allsquaregolf.com est un réseau social qui se situe à la rencontre de Facebook, pour son aspect convivial et ouvert à tous les golfeurs, LinkedIn, avec son coté business, et Twitter, pour sa réactivité. Ces réseaux sont interconnectés sur le site allsquaregolf. com. Sur le site figure une carte du monde regroupant, par zones géographiques, les quelque 32.000 parcours de golf disponibles à ce jour sur la planète. Chaque visiteur peut à loisir visiter virtuellement les 450 parcours actuellement répertoriés sur le site ou poster ses impressions et commentaires après avoir joué l un de ces parcours. Un lien avec des agences de voyages et un member review figurent en bonne place sur le site. Un autre lien permet d entrer en contact avec des joueurs désirant partager un voyage golfique vers d autres horizons. Le côté ludique du site est la mise à disposition d une fiche signalétique où chaque joueur peut poster une vidéo de son swing, indiquer le contenu de son sac avec les différents clubs utilisés, et afficher ses commentaires sur ses parties récemment jouées. «Nous souhaitons agréger toutes les données utiles à un golfeur et lui offrir la possibilité de comparer ses expériences golfiques avec d autres passionnés», indique Patrick Rahmé. De g. à dr. : Patrick Rahmé et Arthur de Rivoire, cofondateurs, allsquaregolf.com. Deux partenaires prestigieux L Association Européenne de Golf (EGA) et Valedictorian sont les partenaires d allsquaregolf.com. Valedictorian est né de la collaboration entre des partenaires expérimentés, partageant une même passion pour le golf et la haute horlogerie. La symbiose de ces deux passions a conduit à l'élaboration d'un putter de luxe, personnalisable et modulable, donnant naissance à une déclinaison d'éditions limitées de putters Valedictorian. L objectif d allsquaregolf.com est de toucher la communauté des golfeurs européens et d atteindre les 15.000 membres peu après le lancement du site. Le golfeur est un individu toujours avide de nouveauté et de découverte Soyons certains que ce nouveau point de rencontre virtuel saura trouver rapidement son public et poursuivra son développement vers de nouvelles applications! Gérard Karas Photo-allsquaregolf.com 64
Etapes gourmandes Le Sud Beau et bon Cette maison, passée dans le groupe 1COM l an dernier, n a rien perdu de son élégance ni de son prestige. A la barre de la cuisine, on trouve désormais Clovis Degrave, jeune prodige de 23 ans, formé par l ancien chef Christophe Petra, lui-même disciple de Paul Bocuse. La nouvelle équipe de direction, les associés Steve Darné et Jean-Claude Colbach, a décidé de faire confiance à la jeunesse et elle a eu raison. Nous montons d abord au bar, au 5 e étage, par l ascenseur vitré panoramique. Il fait encore jour et, même si le temps est au gris, nous admirons la vue sur l ensemble du site de Clausen niché dans un écrin de verdure, que nous n avions jamais remarqué à hauteur de rue. La terrasse extérieure étant un peu trop fraîche, on se met à l abri dans l espace bar, directement aménagé dans les cuves de l ancienne brasserie. Là, nous est servi le cocktail maison, Clin d œil provençal, à base de tonic et de gin, agrémenté de basilic. Un régal de fraîcheur accompagné d amuse-bouches qui en disent déjà long sur le talent qui se déploie en cuisine : petites tomates confites, craquantes comme des pommes d amour lilliputiennes, enrobées de graines de sésame et mini-cassolette de velouté de homard éveillent nos papilles. Nous descendons ensuite par l escalier intérieur, traversons la cuisine qui n a rien à cacher et arrivons dans le restaurant, véritable salle de château, avec ses proportions généreuses, ses murs de belles pierres claires, ses amples lustres et ses grandes fenêtres à petits carreaux. Notre table est justement à côté de l une d elle et bénéficie d une belle clarté. Sous nos yeux, c est le grand jeu : menu dégustation oblige, nous avons 4 fourchettes et 4 couteaux. 3 ver- res s alignent devant chaque assiette au décor de cyprès. C est l adresse idéale pour les occasions solennelles ou simplement pour les amateurs de belles traditions gastronomiques. Dans nos assiettes, un festival Pour nous mettre en appétit, le maître d hôtel vient nous raconter le menu dégustation. Celui-ci n est pas une obligation ; on peut aussi opter pour la carte et, le midi, on peut choisir le menu lunch à 24, 32 ou 39 EUR selon le nombre de plats. Le menu dégustation ne compte pas moins de 2 amusebouches, 3 entrées, 1 plat au choix, un chariot de fromages et un dessert. Les portions sont idéalement calibrées pour que l on ait plaisir à manger du début à la fin. Parmi les spécialités maison à ne pas rater, on peut citer le Croustidos de truffes, huile d olive et fleur de sel et le Pigeonneau en croûte farci au chou, foie gras de canard et truffes, jus de rôti, purée de pommes de terre aux truffes. La purée est tout simplement divine. C en est presque un péché!! Pour encore affirmer sa place parmi les meilleurs gastronomiques de Luxembourg, Le Sud accueillera désormais, environ une fois par mois, un chef étoilé pour une représentation unique de «théâtre gastronomique», soit une succession de plats emblématiques du chef invité, préparés sous les yeux des convives, dans la cuisine surélevée et ouverte sur la salle. Le Sud a déjà accueilli Roger Jaloux, en mai, et Wolfgang Becker, en juin. La suite, à partir de septembre, est à surveiller sur le site Internet. Ces moments d exception ont un prix, 110 EUR hors boisson, mais laisseront sans nul doute un souvenir inoubliable. Catherine Moisy Le Sud 8, Rives de Clausen L-2165 Luxembourg Téléphone : (352) 26 47 87 50 Fermé samedi midi, dimanche soir et lundi. Parking offert en semaine pour l achat d un menu lunch. www.le-sud.lu 65
Auto Volvo V40 D4 R-Design Le mariage de la perfection et du pur plaisir Avec la déclinaison R-Design de sa V40, Volvo frappe un grand coup avec un modèle au look unique et aux qualités sportives très avancées. En plus des caractéristiques de sécurité propres à la marque. De quoi faire frémir les allemandes à l étoile, aux anneaux et à l hélice. Puis-je vous faire une confidence? J ai eu un très fort pincement au cœur lorsqu il m a fallu rapporter chez Autopolis, qui l avait mise à ma disposition pour essai, cet engin qui ne peut que très vite provoquer un joli plaisir dès que l on se met à son volant. C est que, avec sa V40 présentée il y a quelques mois, le constructeur ex-suédois (il est aujourd hui propriété d investisseurs chinois qui ont eu l excellente idée de ne rien changer à la politique de la marque) frappait déjà un grand coup du côté des berlines compactes premium. Avec sa toute récente déclinaison en version R-Design, Volvo balaie définitivement avec éclat l image de «voiture-armoire de papa obsédé de sécurité active et passive» qui lui collait à la peau. Et que la vague de nouveaux modèles n avait pas tout à fait réussi à faire oublier alors que, pourtant, elle tournait déjà la page de ce passé. La V40 R-Design allie les exceptionnelles qualités de sécurité de Volvo la V40 a d ailleurs été élue voiture la plus sûre du monde, c est dire! à une ligne qui en fait un modèle fort différent, à l allure et aux capacités sportives (très) accrocheuses (la voiture d essai était de plus d un rouge pétant). Avec en prime, à l intérieur, un tableau de bord aussi innovant qu unique, dans une finition parfaite et de la plus haute qualité. Cette R-Design est disponible en plusieurs motorisations La V40 R-Design allie les exceptionnelles qualités de sécurité de Volvo la V40 a d ailleurs été élue voiture la plus sûre du monde, c est dire! à une ligne qui en fait un modèle fort différent, à l allure et aux capacités sportives (très) accrocheuses essence et diesel et en boîtes automatique et manuelle. J avais pour ma part la motorisation diesel 1984 cc 5 cylindres, 177 cv, de 130 kw à 3.500 t/m. Le châssis, abaissé, est une version «sport», beaucoup plus réactive, permettant des performances à faire pâlir d envie. Le moteur diesel est un modèle de sobriété : j ai très facilement pu descendre à 5,5 l/100 km en mode économique (qui n altère pas le plaisir de conduite) et je n ai pas dépassé les 6,5 l/100 km en mode sport, alors que, pourtant, je prenais plaisir à permettre à la voiture d exprimer tout son tempérament sur de très sinueuses petites routes de campagne. 66
Auto Luxe, volupté et perfection A l intérieur, tout n est que luxe, volupté et perfection, même pour les plus exigeants. La qualité au mieux de sa forme a manifestement été le leitmotiv des designers de Volvo, qui ont imaginé une finition exclusive toute de cuir et de dynamisme, qui souffle la concurrence teutonne. L insonorisation est parfaite juste, au démarrage, le cliquetis classique du diesel et les sièges (avec appuie-tête anti-coup du lapin) assurent une position de conduite, un confort et un maintien absolument irréprochables, même en conditions «difficiles». L ergonomie est bien sûr au rendez-vous. Le volant n est pas «trop» multifonction, comme sur d autres marques. La très grosse branche centrale verticale de sa partie inférieure est à mon sens parfois gênante. De petits bémols toutefois. D abord, la console centrale «flottante» (une exclusivité Volvo) comporte trop de boutons de commandes et, surtout, l on touche facilement du doigt l une ou l autre d entre elles lors de la manipulation du changement de vitesse. Ensuite, l informatique embarquée, en particulier pour tout ce qui est info-divertissement, bourré de gadgets pour frénétiques du genre, est un chouïa trop complexe et exige de longuement se plonger dans le manuel de l utilisateur, qui «pèse» rien moins que 400 et des pages Enfin, la V40 est une 4 places (la 5 e, au milieu arrière, est carrément symbolique), mais, si les occupants avant sont grands ce qui est mon cas et ont donc les sièges très reculés, la place laissée aux jambes des passagers arrière rendra tout long trajet assez pénible. Uniquement dans ces conditions, je le souligne. Le volume de coffre (335 l) est assez banal, compacte oblige, tandis que les montants de parebrise sont franchement trop épais. Il faut s arrêter au tableau de bord, incroyablement unique en son genre. Finis, les grands cadrans ronds à aiguilles. Ici, tout est «virtuel», tout étant réalisé par un écran TFT qui change complètement selon le mode de conduite sport, économique, élégance (ce dernier étant un mixte des deux premiers). Ainsi, le seul rond central devient-il selon les modes simple compteur de vitesse avec, des deux côtés autour, indications de conduite économique et compte-tours vertical, ou, au contraire, compte-tours avec la vitesse s affichant en grands chiffres, les deux côtés reprenant d autres indications avec, toujours, la puissance disponible. Qui plus est, les couleurs changent selon la conduite. Le compte-tours, par exemple, vire au rouge lorsque l on monte trop dans les tours. Un vrai... 67
Auto régal avec, là, une ergonomie et une intuitivité parfaites. Tranchante et sûre Sur la route, sans fausse flatterie, c est le bonheur assuré, quel que soit le mode de conduite. Car cela mérite d être remarqué même en mode économique, la voiture se montre joliment réactive et agile (une agilité qui, au parking, est entachée par un rayon de braquage trop grand), tandis que la motricité est toujours au rendez-vous. Que dire lorsque l on passe en mode sport! Les diverses modifications que l informatique entraîne alors font de la V40 R-Design un véritable félin. Le châssis permet de bondir de virage serré en virage serré sans le moindre roulis, sans jamais aucune réaction brutale ni mauvaise surprise, dans un impeccable contrôle de trajectoire, d autant que le couple a été optimisé et que la direction dont la dureté est, dans chaque mode, réglable au millimètre près. Le tout garantit une maîtrise totale. L arsenal sécurité Volvo n a bien sûr pas délaissé son autre point fort, la sécurité active et passive, pour favoriser le plaisir de conduite. Que du contraire, jugez-en : ABS et contrôle de stabilité DSTC, évidemment, mais surtout renforts de caisse, City Safety (anti-collision sous les 50 km/h), anticipateur de collision (option), détecteur de piéton avec freinage automatique, régulateur de vitesse adaptatif (option), alerte de franchissement de ligne, dispositif anti-angle mort, airbag pour genoux et première mondiale un airbag piéton qui le protège du pare-brise et de ses montants! Impossible de trouver autant ailleurs. Du coup, incontestablement, la V40 R-Design est promue à un très bel avenir dans le segment très convoité des premium compactes. Marc Vandermeir Photos-Volvo SsanYong passe à l offensive C est sans doute le plus petit constructeur automobile au monde avec, en 2012, 120.000 voitures de 4 modèles produites. Pour cette année, le chiffre devrait grimper à 150.000. Mais, surtout, l ambition est d atteindre très rapidement les 300.000, entre autres en donnant vie en série à plusieurs des quatre concept cars présentés depuis quelque temps et en s attaquant aux marchés d Amérique du Nord et d Afrique. Et, comme l a signalé le nouveau Managing Director de la marque pour le Belux et cinq autres pays européens, Herman Claes, lors d une récente conférence de presse à Mondorf, l ambition ne s arrêtera pas là, loin s en faut. Car l investisseur indien Mahindra&Mahindra vient d injecter rien moins qu un milliard USD chez le constructeur coréen pour, justement, développer toute une gamme de nouveaux modèles. Chose à remarquer car c est une sorte de première mondiale, cela passera d abord par l écoute des importateurs, distributeurs et concessionnaires afin de coller aux attentes des clients finaux, vous et moi. SsangYong vit pour le moment sur quatre modèles : le Korando, le Rexton W, le Rodius et un pick-up de luxe quasi absent de nos marchés. Le Rexton comme le Rodius sont pour le moment pénalisé par un moteur 2,7 l qui, chez nous, ne peut que servir de répulsif, aussi bien vis-à-vis du fisc que de la consommation. Et, le Rodius par une ligne pas du tout prévue pour le client occidental. Mais, dès les semaines à venir, tout cela ne sera plus que passé. Car ces deux modèles SsanYong Rodius. SsanYong Rexton. reviennent avec un face-lift en profondeur, des moteurs 2 litres, des boîtes 6 vitesses manuelles et 5 vitesses automatiques (cette dernière, à commandes au volant, étant une Mercedes), le 4x4 long et court (! ) débrayable (donc moins de consommation), un équipement de base qui éclipse déjà la concurrence (que dire, alors, des full options!), 5 ans de garantie, et je vous en passe. Pour un poids de 2 petites tonnes. Le tout à un prix inférieur en milliers EUR par rapport à la même concurrence. En période de crise, voilà qui ne pourra que séduire la clientèle. Et Marc Graas, patron d Autodis (qui peut se targuer d être en même temps le plus gros concessionnaire Hyundai distribué chez nous par le Groupe Alcopa, qui rassemble également SsangYong, Suzuki et Isuzu d Europe) n a pas caché, lui non plus, son enthousiasme et ses ambitions lors de la conférence de presse. Bien sûr, il ne s agit pas vraiment d urbaines. Toutes deux sont des 7 places avec grand coffre. La nouvelle Rodius, dont, à notre avis, la ligne arrière supérieure reste à améliorer, fait 5,18 m de long. Le constructeur cible ainsi les grandes familles, les professions libérales (qui profiteront de taxes réduite en version utilitaire), les sociétés de taxis et de navettes aéroports, les services d hôtels, etc. En Belux, Ssang- Yong entend prendre 1 % de parts de marché, soit 410 unités. Aucun chiffre n a été fourni pour le Rexton, mais l objectif est d évidence plus fort encore. A suivre. Et de près Marc Vandermeir Photos-SsanYong 68
Auto Devons-nous craindre la rentrée d un véhicule en fin de contrat? La problématique est souvent générale : si la commande ou le jour de la livraison de son nouveau véhicule passe littéralement pour un jour de fête, il n en est certainement pas de même pour la période de rentrée en fin de contrat. En effet, l application de franchises, la facturation directe de dégâts, de dépassements kilométriques, de nettoyage du véhicule peuvent être appliqués par votre loueur. Pour éviter les surprises et autres factures inattendues, il est important de surveiller l utilisation des véhicules de votre parc, en commençant par la comparaison du kilométrage réel par rapport au kilométrage contractuel. Devezvous demander à votre loueur de procéder au recalcul de tel ou tel contrat? Une règle devrait vous permettre de procéder avec rigueur : si la différence est de plus de 10 % (10 % de plus par rapport au contrat), il est bon de contacter votre loueur et de lui solliciter une proposition de recalcul. Ainsi, au terme de votre location, la facture n en sera que réduite. Pour vous aider à procéder à ce comparatif, Automotion vous propose de télécharger sur la page Fleet/Entreprise du site www.automotion.lu un outil de travail (sans prétention) qui vous guidera dans le choix de votre demande. Que faire des dégâts de carrosserie? Le choix de la réparation en cours de contrat vous revient, sachant que le choix de l image que vous souhaitez donner de votre entreprise ira probablement de pair avec cette décision. Lors de la rentrée de votre véhicule, votre loueur procédera à l expertise de celui-ci afin de déceler les éventuelles dégradations. Dans un premier temps, la ligne entre usure normale et dégâts pourra être discutée. En effet, si les loueurs luxembourgeois utilisent un document commun (émanant de la fédération FLLV) permettant de procéder au check du véhicule, peu d enseignes utilisent un outil de comparaison pour définir l acceptable et l inacceptable. Ce sera donc à vous de faire garder l église au milieu du village. Toutefois, il en résulte deux choses : si le montant estimé des dégâts est de même valeur ou inférieur au montant de votre franchise, on ne pourra que vous conseiller de régler directement votre facture sans passer par la case assurance, et ceci afin d éviter l augmentation de votre prime d assurance ; si, par habitude, votre loueur négligeait la qualité de présentation des véhicules à revendre en fin de contrat (remarketing), il est fort à parier que les valeurs résiduelles chuteraient davantage et auraient pour effet l augmentation de vos loyers. Et la propreté? Dans la mesure du possible, la pluie n étant pas ici l ami du conducteur ou du loueur, vous veillerez à la propreté du véhicule le jour de sa rentrée. Ainsi, la moindre imperfection sera décelée et n entraînera pas de fâcheuses surprises. Pour en apprendre encore plus et vous préparer aux futures rentrées des véhicules de votre parc, nous vous invitions dès aujourd hui à réserver vos places au prochain Fleet Morning qui, nous l espérons, vous éclairera sur ce passage souvent difficile de la vie d un véhicule fleet. Jean-Luc Vanquin Founder Automotion Prochain Fleet Morning : Devons-nous craindre la rentrée d un véhicule en fin de contrat? Mardi 24 septembre 2013 aux Etablissements Namur à Luxembourg-Hamm. Plus d informations sur www.automotion.lu. 69
Check-in La Riviera turque, diamant aux multiples facettes Avec les sites historiques exceptionnels qu elle recèle, les impressionnants parcours de golf que l on y arpente, ses paysages atypiques, ses plages de sable fin, la Riviera turque séduit une large variété de publics. Hospitalière, savoureuse, délassante, voilà une région qui a plus d un atout à faire valoir. La vieille ville d'antalya, au charme indéniable. Photo-Kirk.K/CC Side révèle quelques trésors d'une autre époque. Photo-Ingo Mehling/CC La Turquie est devenue, depuis quelques années, une des destinations préférées des Luxembourgeois. A la remarquable Istanbul, et son histoire culturelle incroyable, nous avons préféré, cette fois, nous aventurer un peu plus loin dans le pays. La Riviera turque fait, chaque été, le plein de visiteurs. Celle-ci s étend sur plusieurs centaines de kilomètres, au sud de la péninsule, le long de la méditerranée. On y accède en atterrissant à Antalya, la capitale touristique de la région. Où l on peut rester un moment, histoire de découvrir les charmes de cette impressionnante mais jolie ville côtière, sans doute celle qui a connu les développements les plus importants de ces dernières années. Antalya, historique et charmante En couple, on n hésitera pas, si l occasion le permet, à passer une première nuit dans son centre historique appelé Kaleici. Celui-ci abrite de sympathiques hôtels de charme, au cœur desquels les amoureux se verront plonger dans une ambiance locale, typique et romantique. Ce centre historique, marqué par l époque ottomane, est en effet des plus agréables. L architecture locale, que ce soit celle des mosquées ou des habitations traditionnelles, ne manquera pas de charmer le visiteur. Cette vieille ville est installée au sommet d une falaise escarpée. A l abri de celle-ci s étend un agréable port de plaisance, où l on prend plaisir à déambuler, en admirant les bateaux et en savourant une ambiance unique. Un séjour au cœur de la Riviera turque, cependant, ne doit pas se limiter à sa capitale touristique. Ce serait bien dommage. Nous ne pouvons que vous inviter à sortir de cette grande ville plus d un million d habitants pour découvrir la campagne turque. Chacun s assurera, de cette manière, un réel dépaysement. Que vous preniez la direction de Bodrum, autre centre touristique intéressant, situé à l est d Antalya, ou celle de Side, vers l ouest, vous vous retrouverez rapidement au cœur d une campagne étonnante. Si la Riviera turque est tant appréciée, c est parce qu elle allie soleil et mer sur des centaines de kilomètres. Il faut bien le reconnaître, la Côte d Azur, plus proche, n offre pas les mêmes garanties de soleil. Et, après le long hiver que le Luxembourg a connu, ils sont peu à courir le risque de vivre des vacances tout aussi pourries. Belek, pour les golfeurs Le long de la côte méditerranéenne turque se succèdent petits villages ruraux et impressionnants Resorts Hotels. Les parcours de golf, parfois attachés à l un ou l autre hôtel, principalement dans la région de Belek, coupent le caractère sec et poussiéreux du pays par leurs verdoyantes étendues, quitte à dénaturer ces paysages typiques. 70
Check-in Belek est un réel paradis pour les golfeurs et pour les amateurs de sports nautiques. Le climat et la situation géographique offrent aux adeptes de la discipline les conditions idéales pour s adonner à leur sport favori, tout en passant des vacances en famille. Une quinzaine de parcours de golf, de 18 ou 27 trous, attendent les amateurs. Le développement de cette clientèle au niveau de cette cité, cela dit, tend à tirer les prestations et le service vers un standing toujours plus élevé. Entre plage et montagne Side constitue sans doute une étape qui parlera à un public plus large. Ici, comme dans de nombreuses autres stations de la Riviera turque, chacun pourra profiter de la mer, en toute quiétude, ainsi que de plages de sable fin à perte de vue. En soi, chaque étape de la Riviera constitue un petit paradis. Beaucoup, toutefois, se lassent vite du farniente. Heureusement, la région offre de nombreuses raisons de sortir d une longue torpeur. Depuis Side, par exemple, on prendra vite du plaisir à quitter son hôtel, en louant un 4x4 par exemple, pour arpenter les routes et sentiers turcs. Au détour d un chemin, quelques vaches paissent en liberté, des habitants vous saluent, des enfants s amusent avec enthousiasme d un simple ballon ou d un bout de bois dans un terrain vague. La campagne poussiéreuse et aride laisse place à des étendues de cultures, des plantations d orangers ou de fraisiers, puis à la montage. Logée au cœur des montagnes, à seulement 15 km de Side, se trouve l'ancienne cité de Bucaksihlar. Il s agit d une étape d excursion intéressante, comme il en existe par dizaines dans cette région. Cette cité recèle de superbes trésors antiques : théâtre, agora, bain romain, église et mausolée Gastronomie et relaxation Sur votre trajet, on vous conseille de faire une halte, ici et là, pour visiter une mosquée (merci toutefois de On savourera un moment dans un port de plaisance, le long de la côte. Photo-Foça/CC La Riviera turque, c'est aussi le plaisir des plages. Sans oublier le plaisir de la baignade. Photo-Sindre Sorhus/CC respecter les traditions), une petite boutique ou un marché. Il n y a pas mieux pour goûter à l hospitalité de la population turque. Une pause dans un des petits établissements isolés au bord de l eau turquoise vous permettra, par ailleurs, de savourer l un ou l autre plat typique. La gastronomie en Turquie constitue une autre source de dépaysement. Si la plupart des Resorts Hotels proposent des buffets continentaux, quasiment tous disposent aussi d un ou plusieurs restaurants à la carte qui proposent des merveilles locales. On retrouve dans ses assiettes ces nombreux produits frais et peu connus dans nos contrées que, peut-être, chacun aura la chance de découvrir sur un de ces marchés colorés que l on peut visiter avec curiosité. Notons encore que la Riviera est aussi une destination de premier choix pour celui qui veut se relaxer. Nombreux sont les établissements qui proposent désormais un spa et un centre de bien-être. Entre le sauna et le hammam, on confiera son corps aux mains expertes d un professionnel du massage. Délassement optimal garanti! Sébastien Lambotte Photo-Marcia Taylor/CC 71
Rencontre Pierre Arditi : «Il est impératif de provoquer le désir des autres» Acteur protéiforme et jamais blasé, Pierre Arditi (68 ans) fait preuve d un talent et d une énergie singuliers tant sur les planches que sur le petit ou le grand écran. Après avoir publié un livre (1) en début d année, il a enchaîné avec la pièce Comme s il en pleuvait à Paris (reprise de la tournée, fin 3013, en France et en Belgique), puis avec le 7 e art. Dans son dernier film, La fleur de l âge, il forme un délicieux duo avec Jean-Pierre Marielle. Les deux monstres sacrés se donnent la réplique sur un mode tantôt railleur, tantôt tendre. Pour faire face au temps qui passe. Rencontre. Vous avez récemment tourné avec Jean-Pierre Marielle. Le contact s est-il tout de suite établi entre vous? Immédiatement! Les Marielle, Belmondo, Rochefort ou encore Noiret sont une génération phare. Pas seulement pour moi, mais aussi pour les acteurs plus jeunes. Ces grandes pointures nous ont marqués. Avec Jean-Pierre, on s est très bien entendus. Entre nous, il y a plus que de la complicité ; presque une filiation. Nous n avions jamais eu l occasion d être proches à ce point à l écran. Ni de faire passer ce message : essayons de profiter au maximum de ce que l existence nous propose. Ces deux héros retrouvent leur côté cabotin grâce à une femme Ils tombent amoureux d elle, chacun à sa manière. Elle représente la légèreté de la vie, sentiment qu ils avaient perdu de vue. L un, le fils, est pris par son métier. Et son père, engagé dans la dernière ligne droite de l existence, se referme. Cette jeune femme enjouée les pousse à redécouvrir des joies simples. Ce rôle est interprété par Julie Ferrier qui m a épaté. Elle est parvenue à maîtriser un jeu difficile. D autant qu on lui demandait d avoir un accent étranger. Cet élément demande encore plus de concentration à une actrice. Julie a fait un très beau travail. Je l ai tellement appréciée que l on va se retrouver pour tourner un volet du téléfilm Le sang de la vigne. Le film évoque aussi l âge. Le temps qui passe vous effraie-t-il? Oui, comme tout le monde. Je ne suis pas encore à l âge de Marielle, mais je sais que le temps m est compté. Ne crachons pas sur l existence, elle est trop précieuse que pour être méprisée. En outre, la jeunesse, comme la vieillesse, est un état d esprit. Ne nous lamentons pas, oublions les outrages du temps. Mon métier me donne un avantage : j ai mille vies. Dès que l une meurt, une autre renaît. Ça me permet de ne pas penser à ce qui nous attend tous. Votre métier n est pas de tout repos. Ne songez-vous pas à sauvegarder votre énergie? Si vous vous économisez, de toute façon, à l arrivée, on ne vous servira pas plus d intérêts pour autant! La vie n est pas une caisse d épargne! Il faut vivre avec son temps, avec ce que l on est à ce moment-là. Et ne pas se préoccuper de la suite. Mes rôles ne seront bien sûr pas les mêmes, ils évolueront forcément avec les années. Cependant, à force d enchaîner les projets, la fatigue ne vous gagne-t-elle pas? La question Vas-tu te reposer? m agace. Ça sonne comme Quand vas-tu mourir? Mon job difficile, ambitieux, est aussi un jouet. Pourquoi irais-je le casser? Les rythmes infernaux ne m effraient pas. A l instar de mon copain Depardieu, je suis un impatient, avec l envie de crier : «Allons-y, vivons, jouons!». Je ne crois pas les acteurs qui prennent leur retraite sous le prétexte qu ils s ennuyaient trop. En fait, ils ennuyaient leur public. Comment vous définiriezvous : un touche à tout? Je suis un acteur généraliste, j accepte des rôles tant à la télé qu au cinéma et au théâtre. En tout cas, je n abandonnerai jamais la scène, c est toute ma vie. Un 72
Rencontre projet de fiction m attend avec le cinéaste Pascal Thomas, puis de nouveaux épisodes du téléfilm Le sang de la vigne. Je varie les plaisirs! Votre rapport à la télévision est-il plus difficile, voire plus conflictuel? Je déplore quelques fois le manque d ambition de la télé. Mais ce n est pas mon seul lieu d expression, au contraire de certains camarades qui y jouent un rôle récurrent, parfois depuis plus de dix ou quinze ans. Attention, je ne méprise ni les acteurs ayant fait ce choix, ni les feuilletons dans lesquels j apparais, mais je veille à ne pas en devenir esclave. Maîtriser un héros de fiction vous tient donc à cœur? Bien sûr. Pas question de me laisser enfermer dans un rôle, même populaire. Mon personnage dans Sauveur Giordano a, par exemple, subi une évolution que je n ai pas souhaitée. Il est devenu plus formaté, moins fantasque qu à ses débuts. Cette logique n est pas la mienne. Je l ai acceptée tout en injectant un état d esprit pas forcément présent dans le scénario initial afin d échapper au conventionnel. Est-ce possible de vous imposer une certaine ligne de conduite? Je veux avant tout m amuser. Même si mon métier nécessite beaucoup de discipline et d efforts, j emploie le terme «m amuser» à dessein. Car même lors de scènes tendues où l on est appelé à se disputer avec son ou sa partenaire, on jouit de s entretuer, de libérer ses sentiments. Vos propos risquent de choquer Les artistes vont au charbon et déterrent souvent des matières dérangeantes. Les comédiens sont de drôles de zèbres s ingéniant à remuer fêlures et soucis que la plupart des êtres humains tentent d enfouir le plus profondément possible. Le talent ne va pas sans le caractère. Quel est le vôtre? Humble mais pas modeste. Si ma concierge me dit : «Votre dernier film est mauvais», j assume. Si elle Pierre Arditi et Jean-Pierre Marielle forment un délicieux duo dans La fleur de l âge. me lance : «Vous n êtes pas un bon interprète», je ne l accepte pas. Je dois également être égoïste devant la caméra, exiger d être considéré comme un objet précieux et être traité en tant que tel. Cela n implique ni le caprice ni la volonté de faire ch mon prochain. Mais il est impératif de provoquer le désir des autres, leur donner envie de vous regarder. Sinon, ils vous zappent. Propos recueillis par Carol Thill Photos-Mars Distribution Dans La fleur de l âge, Pierre Arditi se remet en question, entre une maîtresse ambitieuse (interprétée par Audrey Fleurot, ci-dessus) et la fraîcheur d une jolie inconnue. (1) Les pensées gourmandes : anthologie des répliques les plus appétissantes de la littérature, du théâtre et du cinéma, éditions Le Cherche-Midi, 2013 (13 EUR). Il a également publié Les répliques les plus drôles au théâtre, éditions Le Livre de Poche, 2010 (6,60 EUR). 73
Beauty case Dior Une peau détoxifiée En 2012, un flacon de Dior One Essential a été vendu toutes les minutes dans le monde! Son secret : détoxification, régénération et booster. Libérée de toutes toxines, la peau s illumine et les traits sont lissés, comme après un week-end au grand air. Biotherm Les solaires 2013 Biotherm propose 3 textures qui, chacune à leur façon, marient plaisir et protection solaire efficace : la Brume Solaire Lactée, l Huile Solaire Soyeuse et le Lait Solaire. Shu Uemura Art of Hair Les touches finales Bird of Paradise 5 Couleurs-Blue Lagoon 5 Couleurs-Peacock 1 Couleur Eye Gloss Zenith Duo de Vernis Jelly Lip Pen Carioca Nuances exotiques pour cet été : le célèbre 5 Couleurs plonge dans la profondeur des lagons (Blue Lagoon) ou imite les reflets changeants des plumes de paon (Peacock). Cette saison, 1 Couleur Eye Gloss habille les yeux d'un halo évanescent micro pailleté brun chaud ou sable doré. Avec sa formule baume qui combine soin, pigments et ultra brillance, le nouveau Jelly Lip Pen résiste aux longues journées d été. La collection propose aussi 2 duos de vernis mains et pieds : du vert plume de paon moiré sur les mains, du bleu turquoise sur les pieds... Ou inversement. Autre version : rose hibiscus et bleu pétrole. Chanel Photo-Chanel L une est une cire fondante brillante (Touch of Gloss), l autre, une pâte à modeler matte (Clay Definer). Deux finis différents, mais qui s adaptent à toutes les coupes. Amor Amor in a flash L émotion du coup de foudre 74 Amor Amor in a flash s ouvre sur des notes fraîches de mandarine et d abricot. Puis, la note de coeur se dépose sur la peau : une pomme rouge, sensuelle et charnelle associée aux notes de caramel blanc avec, en fond, des notes de cannelle et de vanille. Un sillage délicieusement gourmand! Photo-Chanel - O + T (Olivia DA COSTA - Thomas LEGRAND) COCO MADEMOISELLE Des étincelles d orange, vives et pétillantes. Un coeur clair et transparent aux accords de jasmin et de rose, et des accents épurés de patchouli et de vétiver. Dédié à toutes les inconditionnelles de la fragrance, le flacon iconique de COCO MADEMOISELLE s offre en flacon spray de 200 ml. En ROUGE COCO ROUGE COCO SHINE se décline en 8 nuances enrichies en pigments pour un brillant à lèvres bien couvrant et ROUGE COCO propose 6 nuances inédites inspirées de l atmosphère des coulisses du 7 e art. Quant au VERNIS, 4 laques aux tonalités intemporelles sont proposées. SUBLIMAGE LE FLUIDE Des soins SUBLIMAGE qui se déclinent en différentes textures, LE FLUIDE en est la plus aérienne. Ce soin déploie au coeur de la peau son infini pouvoir de régénération. Après application, la peau revêt un fini doux et velouté. Photos-CHANEL/Iris Velghe (Opos)
Les stickers se distinguent par leur structure 3 D et leur éclat, et leurs motifs semblent avoir été dessinés à la main. Toutes les créations sont traitées à la lumière UV pour garantir une parfaite tenue des couleurs pendant 14 jours environ. YSL L Oréal Paris Des cils XXL Nutrilift Gold sérum de teint et BB Cream Ce sérum de teint infusé d or nourrit tout en faisant un teint éclatant grâce à des ingrédients anti-âge associés à une couvrance parfaite. Découvrez aussi la nouvelle BB Cream anti-âge infusée d or, pour un maquillage léger et lumineux. Essie Collection Sleek Stick Le Mascara Volume Effet Faux Cils Baby Doll révèle le regard grâce à la structure inédite de sa brosse en élastomère. Multifacettée, elle offre une alternance de picots épais et espacés pour enrober et gainer les cils. Résultat : un volume sur mesure qui se construit au gré des envies (existe en noir, brun, bleu et violet). Diesel Fuel for Life Spirit Un élixir intensément masculin Avec sa belle couleur ambrée, Diesel Fuel for Life Spirit est plus qu un parfum, dans un beau flacon façon flasque. Lancôme In Love Beauty case L univers In Love s enrichit d une nouvelle génération de gloss, dans un écrin qui s ouvre d un clic : Gloss In Love. Son applicateur deux-en-un facilite la pose : sa face incurvée dépose la texture de manière homogène sur la lèvre inférieure et, en tournant l applicateur, la pointe haute précision souligne les contours de la lèvre supérieure. Rouge In Love s enrichit de 9 nouvelles teintes dont le Rose Me, Rose Me not s annonce déjà comme une teinte culte. Côté ongles, Vernis In Love propose 4 nouveaux tons gourmands. Activateur de jeunesse Le jour comme la nuit, ADVANCED GÉNIFIQUE déploie une double action sur les signes-clés de la jeunesse : il répare et active10 signes visuels et tactiles qui caractérisent la jeunesse de la peau. Maybelline Intensité chromatique Turquoise Forever Turquoise Forever Proposée dans 10 couleurs vibrantes, Color Tattoo est une ombre à paupières en crème-gel qui tient 24 heures. Clinique On and on bronze Endless Purple Innovation pour les peaux sensibles Clinique a développé un vernis à ongles visant à minimiser les réactions indésirables au niveau des ongles, de la peau et des yeux : A Different Nail Enamel for Sensitive Skins. Existe en 12 nuances et en éditions limitées. KENZOKI Une équipe de choc Nouvel acolyte de la CREME QUI FAIT BELLE, le SPRAY QUI FAIT BELLE, à utiliser toute la journée pour un effet bonne mine instantané. Soin correcteur de teint Superdefense CC Cream SPF 30 Colour Correcting Skin Protector est doté d agents correcteurs de teint qui permettent de remédier visiblement à un certain nombre de défauts : peau grise et terne, rougeurs, marbrures Disponible en 3 coloris. 75
Livres Belles histoires, romans à suspense, ouvrages de réflexion, livres relatifs aux entreprises, itinéraires touristiques, et phrases remarquables de beaux esprits : c est le programme que nous avons concocté pour vous aider à choisir les lectures de vacances estivales que nous vous souhaitons excellentes. Michel Nivoix Nouveaux horizons C est une véritable tradition : dans une entreprise, le management de l innovation est, la plupart du temps, la chasse gardée du service Recherche et Développement. Pourtant, cette posture intellectuelle traduit une rigidité d esprit préjudiciable à la création de valeur à moindre coût. Dans cet ouvrage, Paul Millier indique d autres pistes et ouvre d autres voies d autant plus pertinentes qu il les a expérimentées pendant plusieurs années, partant de l émergence des idées pour aboutir à la mise en œuvre des meilleures d entre elles en passant par des étapes de créativité orientée, de tri, de classement et de choix. Ce livre est un véritable manuel pragmatique. Créer de la valeur à moindre coût Le toolkit de l innovateur de Paul Millier Pearson (300 pages 26 EUR) Gérer ses compétences Au cours d une vie professionnelle, les individus développent des compétences à travers diverses activités auprès d un ou de plusieurs employeurs. Certains améliorent leur capital de compétences et restent donc employables, alors que d autres renoncent à progresser. Mais qu est-ce qui différencie les premiers des seconds? La réponse est dans cet ouvrage dont l auteur analyse le portage des compétences dans le temps (les compétences durables) et dans l espace (les compétences transférables d une activité à une autre, d un emploi à un autre) et leur relation avec l employabilité des individus. Un vaste sujet de réflexion pour les salariés et les employeurs. Compétences durables et transférables Clés pour l employabilité de Jean-Marie Dujardin De Boeck (175 pages 22 EUR) L esprit d ouverture C est le titre d une collection des Editions Belfond dans laquelle, pendant les vacances estivales, nous vous conseillons de vous plonger. Au cours de cet hiver et de ce printemps, elle s est enrichie de cinq nouveaux titres : La source Manuel de magie quotidienne d Ursula James ; S épanouir Pour un nouvel art du bonheur et du bien-être de Martin Seligman ; S aimer Comment se réconcilier avec soi-même de Kristin Neff ; Compassion Manifeste révolutionnaire pour un monde meilleur de Karen Armstrong ; et Apprentissage de la méditation Comment vivre dans la plénitude de Sharon Salzberg. Belfond (de 247 à 426 pages de 17,50 à 21,50 EUR) Beau parler Jadis et même encore naguère, lorsque des personnages en vue qu ils appartinssent notamment au milieu de la politique et du pouvoir ou au monde des arts et des lettres, mais pas exclusivement répliquaient aux piques de leurs interlocuteurs, ils faisaient assaut de bons mots, voire de mots d esprit. De nos jours, le niveau s est hélas abaissé. On saura donc fort gré à Stéphane Bern d avoir rassemblé dans ce livre des reparties amusantes souvent, cinglantes parfois, mais toujours exprimées par le truchement d un vocabulaire adapté aux circonstances et de phrases généralement assassines. Un authentique plaisir d esthète de la belle langue. Le bel esprit de l Histoire de Stéphane Bern Albin Michel (323 pages 12 EUR) Insoutenable suspense Ayant découvert un terrible secret au sujet de son nouvel époux, important politicien, une jeune veuve prend la fuite avec ses deux enfants : question de vie ou de mort. Embauchée en qualité d intendante d une propriété isolée, elle pense avoir trouvé une cachette idéale. Mais son employeur décède brutalement. Le neveu héritier de celui-ci, inspecteur de police, n est pas préparé à partager sa nouvelle demeure avec l intendante, qui est manifestement terrifiée par quelque chose ou quelqu un, et qui, de surcroît, le trouble. Il décide d enquêter à son sujet lorsqu une habitante des environs est sauvagement assassinée. Ce roman nous plonge dans un suspense délicieusement insoutenable. Traquée de Melinda Leigh MA Editions (360 pages 17,90 EUR) Secret de famille Dans la Dombes, terre de pisciculture, d élevage et de chasse située dans la partie ouest de l Ain, vivent Maxence, propriétaire de fermes et d étangs, et son épouse Isabelle. Certain jour, elle quitte le domicile conjugal. Que s est-il passé? On l ignore. Maxence envoie alors en pension leur fille, Jeanne, à qui l on dit que sa mère est partie en Australie. A la Libération, Jeanne gagne Nice où elle connaît d indéfectibles amitiés et des rêves d amour déçus, revenant constamment vers ce père dont elle ignore le secret. Son fils, enfin, suivra le fil d Ariane de l amour fou qui unissait son grand-père à sa grand-mère. Un roman délicat à la très belle écriture qui explore la relation père-fille. L oiseau de passage de Philippe Lemaire Calmann-Lévy (292 pages 19,50 EUR) 76
Livres Région privilégiée La Bourgogne est une région particulièrement riche : châteaux raffinés, très belles églises romanes, canal romantique, palais somptueux, lieux d Histoire et d histoires, bourgs et villages remarquables, tables délicieuses, vignobles et caves réputés constituent un patrimoine unique. Par le biais de huit circuits judicieusement conçus, Thierry Perrin nous propose de découvrir cinquante sites incontournables, parmi lesquels Guédelon, le chantier du Moyen Âge, et Noyers-sur- Serein, capitale icaunaise du cinéma et de la télévision (pour citer deux exemples très «touristiques»). Une excellente idée pour des vacances hors des sentiers battus. Bourgogne 50 sites incontournables de Thierry Perrin Editions Ouest-France (119 pages 13,50 EUR) Retour en avant Louis vient de retrouver par hasard Eléonore, une femme qu il a beaucoup aimée lorsqu ils étaient jeunes. Une liaison romanesque, passionnée, ponctuée de violents affrontements, mais qu il n a jamais pu oublier. Sa nièce, Judith, qui ne parvient qu à avoir des relations passagères avec des hommes, se demande en quoi l amour, jadis, était différent de celui d aujourd hui. Pour le savoir, elle va, en cachette, trouver Eléonore et comprend que celle-ci continue à aimer Louis. Le passé s est dissipé et le souvenir de leurs autres amours a disparu. Alors, est-il trop tard pour qu ils vivent enfin ce grand amour inoublié? L inoubliée de Madeleine Chapsal Fayard (189 pages 17 EUR) Difficile époque Contraints à l exil après la proclamation de l indépendance en juillet 1962, les Pérez, Français d Algérie, sont très mal accueillis à Marseille où ils arrivent avec quelques valises. Là-bas, ils exploitaient des vignes dans l Oranais. En métropole, ils achètent (naïvement à prix d or) au pied des Cévennes un terrain à partir duquel ils parviennent à produire des vins rapidement réputés, ce qui dérange les Chaptal, qui entendent conserver le monopole du marché viticole. Christian Laborie recrée ici avec subtilité le climat de tension de l époque, qui va perdurer pendant des années, ponctué par un crime imbécile, alors qu une fille Pérez et un fils Chaptal vivent en secret un amour qui dérange. Les Rives blanches de Christian Laborie Presses de la Cité (448 pages 19,50 EUR) Parcours infernal Travestie en médecin sous le nom de Druon de Brévaux, Héluise Fauvel court les chemins du Royaume de France. Nous sommes au XIV e siècle. Elle a déterré d anciens manuscrits dépositaires d une science humaine interdite et les écrits uniques laissés par les druides, mais qui ne doivent pas tomber entre de viles mains. Contraint de les mettre à l abri, Druon devient l homme le plus pourchassé : par l Inquisition, par messire de Nogaret, et par l ordre du Temple. Le prieuré de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême serat-il son refuge ou son tombeau? Druon va, en effet, de surprises en découvertes, toutes négatives, chaque secret en cachant un autre plus terrible que le précédent. Le diable dissimulerait-il ses pièges dans les voies du Ciel? In Anima Vili Les mystères de Druon de Brévaux d Andrea H. Japp Flammarion (431 pages 22 EUR) Nous vous recommandons aussi L héritier des Beaulieu de Françoise Bourdin Belfond (321 pages 20,50 EUR) Témoin hostile de Rebecca Forster MA Editions (419 pages 18,90 EUR) La nuit, in extremis d Odile Bouhier Presses de la Cité (263 pages 19,50 EUR) Le jugement dernier L énigme du Codex Lucis de Stéphane Haumant J Editions (381 pages 20,90 EUR) Les Pardons de Locronan d Edouard Brasey Calmann-Lévy (469 pages 20,90 EUR) Les perles de la Moïka d Annie Degroote Presses de la Cité (329 pages 20 EUR) VIII de Harriet Castor MA Editions (415 pages 19,90 EUR) Villa avec piscine de Herman Koch Belfond (437 pages 21 EUR) 77
Musique L été est la saison des festivals les plus divers. Plusieurs des disques que nous vous présentons dans ce numéro sont autant d invites à aller apprécier ici et là, au hasard de vos vacances, quelques soirées musicales enchanteresses. Michel Nivoix Indispensable Le New York Times a écrit du Trio Keith Jarrett qu il était unanimement reconnu comme «l étalon or» des formations de jazz. Ce nouveau disque le confirme. Entouré de Gary Peacock à la contrebasse et Jack DeJohnette à la batterie, le pianiste célèbre la trentième année du trio grâce à un enregistrement réalisé en public au Concert Hall de Lucerne en 2009. L ensemble du programme ici proposé est varié et témoigne une nouvelle fois de la richesse musicale des trois complices. Leur grande virtuosité s accompagne d une merveilleuse inventivité dans un répertoire diversifié. Le ton est donné dès le premier morceau, Deep Space, totalement improvisé. Un disque indispensable aux grands amateurs de jazz. Keith Jarrett Trio Somewhere (ECM par Universal) Diamant Certains disques sont de petits bijoux : celui-ci est un véritable diamant. Pianiste classique à l origine, Eliane Elias propose ici quatorze titres en hommage à Chet Baker, l une des légendes du jazz américain dont elle reprend de grands standards. L artiste, qui a naguère abordé avec un bonheur particulier la musique brésilienne (elle est née à Sao Paulo), est également depuis plusieurs années une chanteuse au timbre magnifique, particulièrement adapté au jazz dont elle sait mettre en relief les émotions et les enthousiasmes. Confondante de talent et inspirée ô combien, elle parvient à nous surprendre en interprétant des morceaux qui sont pourtant de grands classiques. On observera qu elle a su mêler cool jazz et bossa nova sur plusieurs des titres. Splendide. Eliane Elias I thought about you A tribute to Chet Baker (Concord par Universal) Festival d exception Chaque année, Lugano accueille le Progetto Martha Argerich, dédié essentiellement à la musique de chambre et qui réserve toujours de belles surprises. Ce coffret de trois disques à se procurer impérativement rassemble les enregistrements réalisés lors de la onzième édition : celle de 2012. Entourée de vingt-cinq solistes prestigieux (et, pour l une des pièces, de l Orchestra della Svizzera Italiana), la remarquable pianiste argentine proposait un programme d oeuvres de Mozart, Schuman, Mahler, Brahms, Dvorák, Martucci, Smetana, Prokofiev, Debussy, Medtner, et Mores. Tout ceci est simplement magnifique. Nous avons spécialement apprécié la transcription pour trois pianos de La mer, de Debussy, par Carlo Maria Griguoli, qui est un habitué de ce festival dont la douzième édition s est déroulée cette année du 9 juin au 3 juillet. Martha Argerich Live from Lugano 2012 (EMI) Musicien tous styles De tous les instruments du jazz, l accordéon est le moins utilisé car considéré comme non adapté à ce genre de musique. Vincent Peirani démontre ici le contraire. Après avoir remporté cinq 1 er prix (clarinette classique, solfège, analyse musicale, jazz, solfège et harmonie jazz) et les compétitions les plus importantes de cet instrument (Allemagne, Suisse, et Italie), il a travaillé avec les meilleurs musiciens du classique, du jazz, et de la chanson, a réalisé de nombreux projets, et s est produit également sur de prestigieuses scènes. Il a aussi participé à de multiples enregistrements. Ce disque est son premier en qualité de leader. Il faut le découvrir tant est riche sa palette musicale et fort intéressante sa créativité. Vincent Peirani est assurément un grand Monsieur du panorama musical actuel. Vincent Peirani Thrill Box (ACT) Soleil brésilien En ce début d été tant attendu, voici un disque couleur soleil, rythme, vacances, avec des musiques dansantes qui dégagent un parfum sonore de fête. Bienvenue dans le Brésil de la samba et de la bossa nova : Flavia Coehlo est originaire de Rio de Janeiro et sa voix illumine ce disque dont l originalité réside dans sept nouveaux mixages à partir de son premier disque Bossa muffin sorti en 2011 et cinq nouveaux titres. Pour cette production, on observera que la musique brésilienne et la voix «dansante» mais démontrant une très grande technique de Flavia Coehlo se sont parées d atours électro du plus heureux effet. C est dynamique, vivant et joyeux. Flavia Coehlho Bossa Muffin Remixes et ineditos (Discograph) 78