La reprise se confirme, en attendant ses effets sur l emploi

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ÉCONOMIE La note d information économique de l Audiar n 7 juin 2015 1 2 3 Attractivité et rayonnement Vie des entreprises Emploi et activité L ÉDITO Au cours du mois de mai 2015, une quinzaine d entreprises innovantes du territoire ont été sollicitées par Rennes Métropole et l Audiar pour témoigner de la façon dont elles se sont saisies des objets connectés, du big data, de l intelligence artificielle Toutes nous ont rappelé l urgence d être plus réactif et plus agile pour produire des biens et des services, des «solutions» au bon endroit et au bon moment. Comme nous l indique ce numéro 7 de VigiEco, ces entreprises font preuve d un souffle créatif inédit dans le e-commerce, la presse, la santé, la construction ou l industrie. Aussi, des créateurs de start-up qualifiés de «disruptifs» se multiplient sur le territoire au sein des LabFabs, des incubateurs, des accélérateurs et autres tiers-lieux de l économie collaborative. Tous ces acteurs, indispensables à la transition digitale du portefeuille d activités métropolitain, nous devons les choyer et leur fournir les «facilités» de développement. C est une priorité dont Rennes Métropole s est saisie sans attendre en accompagnant l installation de la FrenchTech dans le Neway Mabilais, ou en diffusant les LabFabs dans les quartiers rennais. Gaëlle Andro Vice-présidente de Rennes Métropole, déléguée au développement économique, à l emploi et au commerce La reprise se confirme, en attendant ses effets sur l emploi L horizon se dégage enfin sur l économie européenne et française. Les fondamentaux de la croissance semblent maintenant plus solides, et le commerce mondial se redresse depuis le début du printemps, en dépit du ralentissement persistant des économies émergentes (Chine, Brésil, Russie principalement). L économie française a été dynamique au premier trimestre (+0,6 %), sous l effet d une accélération du pouvoir d achat et de la consommation des ménages et un regain des exportations. Au second semestre, les investissements des entreprises devraient prendre le relais, à condition que la crise grecque ne vienne pas trop perturber la stabilité de la zone euro. Les taux de marge des entreprises s améliorent actuellement, grâce à la baisse du cours du pétrole, à la montée en charge du CICE, au démarrage du pacte de responsabilité et une politique monétaire volontariste de la BCE pour l accès au crédit. Ces signes positifs se traduisent localement dans les indicateurs sur les difficultés des entreprises, marqués par une baisse importante des liquidations judiciaires et un recul des retards de paiement des cotisations de l URSSAF. Reste que cette embellie ne produit toujours pas ses effets escomptés sur l emploi et le chômage, même si la situation dans l aire urbaine reste toujours bien meilleure qu à l échelle nationale (+0,5% d évolution annuelle de l emploi salarié privé contre -0.1%). Le taux de chômage dans la zone d emploi est au plus haut (8,2%), le nombre de demandeurs d emploi en catégories A, B et C a continué d augmenter ces derniers mois, et le recours à l intérim s est contracté de 6% depuis décembre. Pourtant, la reprise est bien présente dans certains secteurs. Le rebond des effectifs salariés observé à l automne se confirme dans le secteur numérique, tout comme leur stabilisation dans l industrie, exceptée l industrie automobile, encore touchée par de nouveaux plans sociaux (Bretagne Ateliers et Faurecia). Surtout, le secteur de la construction résiste mieux depuis quelques mois, notamment comparé à l échelle régionale et nationale. Même constat dans les transports, qui enregistrent même un sursaut de leurs effectifs (+330). Résolument optimiste pour le second semestre, l INSEE prévoit que l accélération actuelle de l activité devrait enfin stimuler l emploi. Au niveau national, l institut table sur un gain net de 114 000 postes en 2015 contre seulement 41 000 en 2014, avec une stabilisation du taux chômage autour de 10,4%. Le territoire rennais devrait en profiter pleinement, d autant plus que les acteurs économiques et institutionnels s activent pour positionner les secteurs traditionnels dans le mouvement de fond de l économie collaborative, qui bouleverse leurs modes de création de la valeur. C est bien dans ce sens que les initiatives se multiplient pour créer des accélérateurs de start-up, des espaces de coworking, des plateformes de crowdfunding, des living labs, etc. Didier Gouray

1 Attractivité et rayonnement RÉFLEXION PROSPECTIVE SUR LES MODÈLES ÉCONOMIQUES DE DEMAIN Le 6 mai dernier, lors d un atelier prospectif sur la création de valeur organisé par l AUDIAR, 15 entreprises 1 résolument engagées dans la transformation digitale nouvelle génération 2, nous faisaient part de leur vision du marché des usages de demain et du type de produits et services qu elles imaginent développer dans la prochaine décennie. Face aux nouveaux acteurs de la révolution digitale, les entreprises doivent se réinventer Elles nous ont présenté la façon dont elles se préparaient à créer de la valeur dans un monde où ce qui va changer c est «la relation de l homme à la notion de faire» comme le souligne B. Charlès, PDG de Dassault Systèmes et copilote du plan usine du futur. Car au-delà du plan de modernisation de l appareil productif qui vise à lutter contre l obsolescence des machines (dont la moyenne d âge est supérieure à 10 ans selon Pierre Veltz 3 pour 6 ans en Allemagne) et la faiblesse de la robotisation (respectivement 17 000 pour 37 000), l usine 4.0, matrice de la nouvelle stratégie industrielle française 4 ne devrait plus ressembler à son «ancêtre fordiste». Elle pourrait même être à l origine d une relocalisation sur le territoire national de la création de valeur en substituant au travail délocalisé bon marché, un processus de production intensif en capital. En capital numérique tout particulièrement. Dans les services, par exemple, une société comme Airbnb, valorisée 13 milliards de dollars, autant que le groupe Accor, a mobilisé beaucoup plus de développeurs et de programmateurs informatiques pour développer sa plateforme, mais 300 fois moins d emplois fonctionnels que son concurrent. Prises de vitesse depuis moins d un an par 1 Les entreprises sont Amossys, Artefacto, B-Com, CHU - Centre Hospitalier Universitaire de Rennes, Delta Dore, Energiency, Eriger, Etiam, Groupe SIPA Ouest- France, HCS pharma, Médria, Schneider Electric, Silicon B, Siradel, Syrlinks. 2 C est la deuxième vague d innovations numériques (objets connectés, big data, intelligence artificielle). 3 L industrie, notre avenir, P. Veltz, Th Weil, La Fabrique de l Industrie, Eyrolles, janvier 2015. 4 Aider 2000 PMI à se numériser. C est le contenu de la relance de l investissement capitalistique imaginée par le gouvernement Valls. ces plateformes digitales aux effets radicaux sur la production et la distribution de produits et de services, les entreprises acceptent progressivement de se réinventer en profondeur. Elles voient surgir sur leur cœur de métier des acteurs nouveaux qualifiés cette fois de disruptifs en référence à la notion de rupture qu ils véhiculent. Pour O. Passet 5, ces nouveaux acteurs qui émergent de la mise en réseau généralisée de la société (on évoque les chiffre de 30 milliards d objets connectés à l horizon 2020, de 100 milliards en 2030) vont développer de nouveaux produits intelligents, de nouveaux assemblages entre produits et services, de nouveaux façonnages de la matière (robotique intelligente, imprimante 3D) qui invalideront nos schémas conventionnels sur la saturation des besoins, sur la vitesse d obsolescence des produits, sur la taille critique des entreprises, sur les processus d innovation comme sur le fonctionnement du marché des biens et services et du marché du travail. Ce bouleversement des modes de création de la valeur dans les secteurs traditionnels impose aux entreprises de bouger et rapidement. Car demain, selon nos interlocuteurs, l entreprise devra offrir des solutions plutôt que des produits. Dans tous les domaines qui nous entourent, on parlera de solutions de mobilité, de solutions de logements, d éducation, de bien-être, etc... au plus près des usagers dans une économie de la fonctionnalité et de plus en plus collaborative 6. Tout l enjeu pour l entreprise consistera à s installer au plus près des clients pour leur offrir une expérience unique qui va les fidéliser. C est «l Internet for me», l ère de la personnalisation à grande échelle qui permet à un client d être mis en relation avec des collaborateurs dispersés sur toute la planète et capables de lui fournir le bon produit au bon moment et au bon endroit. C est ce que fait Silicon-B pour le groupe Beaumanoir en imaginant le e-com- 5 Olivier Passet, économiste au Xerfi, a participé à l élaboration du rapport de France Stratégie sur «La France dans 10 ans» en publiant une note sur les «Evolutions de notre système productif». 6 L économie de la fonctionnalité privilégie la mise à disposition d un produit ou d un service, à sa propriété. L économie collaborative se développe avec les plateformes d intermédiation (place de marché ou de services) où des millions d individus se rassemblent pour distribuer des capacités de production ou de consommation. merce de demain. C est déjà ce que proposent les plateformes d intermédiation BlaBlaCar et Uberpop dans l offre de mobilité. Des entreprises plus agiles pour se glisser dans les chaînes de valeur mondialisées Pour y arriver, les entreprises des secteurs traditionnels devront développer leur agilité. Elles auront à prendre davantage de risques. Ainsi, dans le secteur de l assurance par exemple, certaines compagnies n ont pas attendu d être «disruptées» pour investir dans des partenariats avec des start-up n ayant encore rien prouvé, comme la MAIF avec Koolicar (partage de voitures entre particuliers). D autres, telle la SNCF, inquiète de la concurrence du covoiturage ou des autocars longues distances, crée de nouvelles solutions de mobilité, comme celle du «train à la demande TGVpop» qui part, en fonction du vote des internautes, à partir d un certain seuil de remplissage Pour saisir les nouveaux comportements des clients induits par l hyperconnexion généralisée, les entreprises feront appel aux «hackers bienveillants» pour repenser l innovation en leur sein. En rachetant des start-up, comme Delta Dore et Lifedomus, ou en collaborant avec elles, sur le modèle de Triballat et d Energiency. Demain, les entreprises devront être des assembleurs de compétences, de savoir-faire, de briques technologiques, sans prétendre couvrir l ensemble d un secteur d activités. Evoluant au sein d écosystèmes locaux plus ou moins favorables, elles devront réussir à se glisser dans les chaînes de valeur mondialisées, à la faveur du développement d une excellence technologique, d une compétence singulière ou d un savoir-faire de niche. Ce sont ces nouvelles chaînes de création de valeur, infiniment plus flexibles que les secteurs d activités d aujourd hui, qui vont nous faire entrer dans la «personnalisation à grande échelle» 7 où des milliers, voire des millions d agents autonomes (des enablers) rassemblés sur une même plateforme numérique, surpasseront en performance l entreprise traditionnelle. 7 N. Colin, fondateur de «The family» développe ce thème de «l Internet pour moi» dans son ouvrage 2 La note d information économique de l Audiar n 7 juin 2015 AUDIAR

bservatoire ÉCONOMIE DEUX ENTREPRISES LOCALES QUI ANTICIPENT SILICON B, le commerce de l habillement de demain Certaines entreprises choisissent de développer un écosystème innovant à proximité immédiate de leur activité pour anticiper l évolution des marchés en adoptant la démarche d innovation décloisonnée et créative des startup. Le groupe malouin Beaumanoir (Cache- Cache, Bréal, Morgan...), par exemple, avec son audience de consommateurs et ses 1 400 boutiques veut hisser son offre de service actuelle en créant une «expérience utilisateur» haut de gamme avec des cabines d essayage tout confort et un conseil ultra-performant sur le modèle des boutiques Nespresso. Pour y parvenir, le groupe a créé l incubateur et accélérateur de start-up Silicon B. Cette structure lancera chaque année un appel à projets pour sélectionner des entreprises qui travaillent sur une des thématiques du commerce connecté (digitalisation du point de vente, exploitation des données, nouveaux services aux consommateurs...). Les entreprises lauréates pourront ainsi tester leurs solutions au sein du groupe, et en cas de succès, devenir des prestataires du groupe Beaumanoir. ENERGIENCY, à la pointe des solutions d efficacité énergétique Fondé en 2013 à Cesson-Sévigné, Energiency utilise les technologies du big data pour optimiser la consommation énergétique des sites industriels. Sa technologie se fonde sur la démarche PDCA (plan, do, check, act) de la nouvelle norme ISO 50001 sur les systèmes de management de l énergie. Le logiciel cloud permet de comprendre et d analyser les consommations d un site via les systèmes d information de l usine (et les capteurs installés par l industriel). Il identifie également les gisements d économies en modélisant le comportement énergétique du site et propose un plan d action, ainsi qu un suivi en temps réel des données de consommation via un navigateur web ou une application. Energiency a implanté sa solution sur le site industriel de Triballat à Noyal sur Vilaine. Il devrait permettre de réduire d environ 20% la facture énergétique du site. Ces nouveaux modèles économiques vont impacter fortement la société La taille ne sera plus l élément déterminant pour accéder au marché. Il s agira moins d avoir des grands groupes que de favoriser de nouvelles alliances, PME et start-up, de faire émerger de nouveaux partenariats. Dans une chaine de valeur de plus en plus fragmentée, le modèle social héritier du fordisme, ou le salariat était le plus développé et le plus efficace, devra s adapter au développement de l entreprenariat individuel et de l intermittence. La «freelancisation» de l économie devrait bouleverser l organisation du marché du travail. Pour conclure dans ce nouveau modèle de croissance révolutionné par l économie numérique, il faudra aller vers une économie plus fluide, dont les parcours individuels seront sécurisés et où les barrières entre branches, métiers ou statuts auront sautées. Une économie en mouvement comme le préconise le rapport sur la «France dans 10 ans» élaboré sous la direction de Jean Pisani-Ferry 8. 8 Quelle France dans 10 ans? Les chantiers de la décennie, rapport France Stratégie au Président de la République, juin 2014. AUDIAR juin 2015 La note d information économique de l Audiar n 7 3

2 Vie des entreprises Les informations présentées ci-dessous sont une sélection de l actualité locale parue dans la presse durant le premier semestre 2015. Pour ce 7 e VigiEco, ont été traités les secteurs de l automobile, du numérique, du transport-logistique et les dispositifs d accompagnement des entreprises. NUMÉRIQUE : RENNES SE MUSCLE SUR LE MARKETING DIGITAL ET LA «4 E ARMÉE» ; LA CYBERSÉCURITÉ Le secteur numérique demeure en effervescence. Les grands établissements consolident leur position (Canon Bretagne, Thomson Video Networks, Mitsubishi ) et les startups des années antérieures sont devenues de belles pépites qui explorent les marchés à l international (Kelbillet, Taztag, Eliga, Olnica ). Rennes voit également éclore une série d entreprises spécialisées dans le marketing digital (Target2sell, Advalo, Wedig, Digitaleo, NoviaSystems, Everspring, Nethelium, Leadnid, Sillage, Tactilia, Korben, Dolmen Technologies, Hiboost, Wedig, Mediego ) et le «performance web» (Scribe design, Dareboost, Digital & Co) qui consiste à optimiser la vitesse d affichage des pages sur les supports. Les solutions développées par ces entrepreneurs permettent aux éditeurs de contenus internet et aux e-commerçants de mieux connaître leurs visiteurs et clients afin de leur proposer des offres par la suite. Ils optimisent le positionnement sur les moteurs de recherche, les liens sponsorisés, le marketing des réseaux sociaux, la synergie entre les différents outils web & mobile... Canon Bretagne (Liffré) 660 salariés Thomson Vidéo Networks 300 salariés Sodifrance (Saint-Grégoire) 900 salariés dans le groupe R&D Mitsubishi Electric R&D Centre Europe Mediego Advalo Wedig Sillage (Le Rheu) Target2Sell (Saint-Sulpice-la-Forêt) développe sa sous-traitance industrielle pour compléter son plan de charge, notamment sur les consommables d imprimantes 3D et les objets connectés. intègre un nouvel espace de 7200 m2 situé dans le secteur Saint-Sulpice/ ViaSilva à Cesson-Sévigné. 300 personnes s y regroupent ; jusqu à présent, les équipes rennaises de Thomson Video Networks étaient installées dans des bureaux situés à Rennes dans le quartier des Longs Champs. a réalisé un chiffre d affaires de 18,7 millions au 1 er trimestre 2015 en progression de 7,6%. L ensemble des entités de son périmètre a bénéficié de la reprise du marché. A fin mars, 45 consultants et ingénieurs nouveaux, hors croissance externe, ont rejoint le groupe qui emploie plus de 900 personnes. Sodifrance est porté par les projets de modernisation et de migration de données des entreprises des secteurs de l aéronautique, l automobile ou l assurance. a fêté ses 20 ans de présence à Rennes. Dans les laboratoires, une cinquantaine d ingénieurs, docteurs ou doctorants, d une demi-douzaine de nationalités innovent dans des domaines variés comme la R&D dédiée aux télécoms, à l énergie, à l environnement et aux systèmes visuels. Ils ont déposé 28 brevets en 2014. Issue des laboratoires de l Inria Mediago détermine les comportements des internautes sur le web. Le réseau Entreprendre Bretagne lui a apporté un prêt d honneur sans intérêt de 30 000. La start-up experte des profils clients vise 1,5 millions de chiffre d affaires en 2016 et souhaite créer 15 emplois. Elle vient de recevoir un prêt d honneur de 45 000 remis par Entreprendre en Bretagne. a été lancé début 2015 par le groupe Precom (Ouest-France). Cette agence, spécialisée en marketing digital et relationnel, s appuie sur les compétences de sept experts. né il y a trois ans, compte 11 collaborateurs et devrait atteindre 50 personnes d ici à cinq ans. Sillage a ouvert un bureau au Canada, pour prendre pied sur les marchés d Amérique du Nord. François Ziserman, ancien créateur de Wok-up et fondateur de Target- 2Sell, mise sur le développement à l international ; Target2Sell était notamment présente aux salons eshow de Barcelone et OMExpo de Madrid. 1 seconde de temps de chargement supplémentaire se traduit par une baisse de 7% du chiffre d affaires du site de e-commerce Photo : Technicolor 4 La note d information économique de l Audiar n 7 juin 2015 AUDIAR

bservatoire ÉCONOMIE A l autre extrémité de la chaîne numérique (car le e-commerce nécessite de la confiance numérique), les acteurs de la cybersécurité (également appelée 4 e armée) ont une actualité forte. 8 cyberattaques par seconde dans le monde (virus, fraudes, vols de données personnelles, espionnage industriel...) Retis (Montauban de Bretagne) Bretagne Telecom (Châteaubourg) Amossys A2Com (Rennes, Paris) Laboratoire de haute sécurité DGA (Bruz) a obtenu la labellisation ISO 27001 qui permet de garantir la confidentialité et la sécurité des données hébergées. a obtenu la labellisation ISO 27001. Bretagne Télécom qui dispose d une salle de data-center (1 500 serveurs) à Chateaubourg, déjà saturée, a investi 500 000 dans une 2e salle qui sera prête en septembre et recherche un site à Caen. est lauréate du label France Cybersecurity, remis par Axelle Lemaire. Amossys est également qualifiée par l ANSI (Agence Nationale de la Sécurité Informatique) et l Arjel (Autorité de régulation des jeux en ligne). A reçu une aide de la Région pour son projet Giga-Orecas (outil réseau de cartographie et de surveillance des flux). a obtenu l agrément du Ministère de la santé pour héberger des données relatives aux personnes (hôpitaux, laboratoires ). A2Com dispose de deux datacenters basés à Rennes et à Paris.. Un Laboratoire de haute sécurité, porté par l INRIA, Supelec et la DGA-Mi, est créé à Rennes. Ce nouveau laboratoire composé à terme d'une dizaine de personnes, travaillera sur 4 axes : l'analyse de la menace, la liaison entre le logiciel et le matériel, la supervision de la sécurité et la protection de la vie privée du citoyen. La DGA de Bruz a accueilli une réunion du Comité de cyberdéfense de l Otan en mars 2015 (40 militaires et diplomates de 22 pays de l otan). ETRS Ariadnext Dareboost SII Opale Security Claranet (Chantepie) First Wan Delivery Tevalis Durant 4 jours l école de Cesson a participé à l exercice interarmées DEF- NET 2015 sur les risques de cyberattaque (en association avec Telecom Bretagne, Supelec, Insa et Rennes 1). La Région a attribué une aide financière globale de 593 000 à 11 projets dans le cadre d un dispositif visant à conforter la filière cybersécurité bretonne. On compte 8 entreprises rennaises parmi la liste des bénéficiaires : Ariadnext pour Best (borne d enrôlement pour la sécurité des transactions), Dareboost pour Tasdel (brique de tests de sécurité automatisés des logiciels). SII et Opale Security pour Hardsploit (outil logiciel et matériel d audit du niveau de sécurité d un système embarqué) Claranet et First Wan Delivery Network Services pour Improve 1000 (solution d optimisation réseau) Tevalis pour Infrasec (système de cartographie des éléments vitaux d une architecture et d identification des chemins d attaque). LES GÉANTS DU NUMÉRIQUES S ATTAQUENT AUX INTERMÉDIAIRES FINANCIERS Les GAFAM préparent leur irruption sur les marchés de la banque de détail : Le chinois Alibaba propose des produits financiers, commandés depuis les smartphones. Au 3 e trimestre 2014 il gérait déjà 87 milliards $ d actifs. Au Royaume-Uni, Google-mail a installé sur sa messagerie électronique un service de transfert d argent par mail, sans frais. Apple a installé sur ses i-phone 6 un système de paiement sans contact. Facebook qui a débauché le Président de PayPal s attaque au marché bancaire via Messenger qui permettra aux USA des transferts financiers sans frais. AUDIAR juin 2015 La note d information économique de l Audiar n 7 5

2 Vie des entreprises DYNAMISME ET MODERNISATION DE L ACCOMPAGNEMENT DES ENTREPRISES : ESSOR DU CROWDFUNDING ET DU COWORKING À RENNES De nombreux outils de financement et d accompagnement des entreprises se sont structurés ou développés en ce début 2015. Ces initiatives sont portées par des collectivités (StartMeUp, SAS en Bretagne), des chefs d entreprises (BBA, Nominoë), d un mix banques-institutionnels-entreprises (Ouest Venture III) ou de crowdfunding local (Gwenneg, Kengo, Finsquare, KioskToInvest). D autres formes de soutien, comme le coworking offert par des entreprises mâtures, complètent cette dynamique locale. La création d accélérateurs de start-up est plébiscitée par les entreprises traditionnelles à la recherche de la créativité et de l agilité des générations digitales. Coworking Accélérateur de start-ups Financement SAS (Porteur : Région Bretagne) Ouest Venture III (Go Capital) Bretagne Atlantique Ambition (R. Beaumanoir, C. Roulleau) Gwenneg (Groupama Loire Bretagne) Kiosk To Invest (CCIT Rennes) Finsquare (F. Perret du Cray) Fonds Kreizig (Fonds Nominoë) Kengo (Arkéa, Le Télégramme) Silicon B (Groupe Beaumanoir) Sart inpost (La Poste) Orange Fab StartMeUp (Rennes Atalante) Breizh Lab (C. Gallet, P. Guyon, J-L Thomé, F. Lescure, X. Orain) MV Cube (Mediaveille) Mabilay (French Tech Rennes) Le conseil régional de Bretagne crée un fonds qui se positionne sur des investissements de 100 K (limite haute des business angels) à 750 K (limite basse de fonds privés de capital risque). Le capital, entièrement détenu par la Région Bretagne, sera de 10 millions dont 8 millions d'apport FEDER programme opérationnel 2014-2020. Go Capital lance le fonds Ouest Ventures III doté de 32 millions. Il s'agit d'aider les sociétés à forte croissance et matures dans leur déploiement international. Bretagne Atlantique Ambition est un fonds de dotation de soutien à la recherche créé par R. Beaumanoir, président du groupe éponyme et C. Roulleau, président du groupe Samsic. Une 1 ère enveloppe de 500 000 a été versée à l Institut des Neurosciences Cliniques de Rennes qui travaille sur le cerveau. Une plate-forme de de financement participatif (crowdfunding) est créée par K. Essemiani qui auparavant travaillait pour Bretagne Commerce International. Gwenneg, accompagnée par Groupama Loire Bretagne, soutiendra uniquement des projets régionaux. La CCI de Rennes adhère à la plateforme de crowdfunding Kiosk to Invest qui a été créée par la CCI de Caen Normandie. Les prises de participations vont de 5 000 à 100 000. Les CCI de l'eure, du Nord, du Var et de Seine Estuaire adhèrent aussi à Kiosk to Invest. La plateforme Finsquare a été développée par François Perret du Cray, ingénieur spécialisé en sécurité informatique. Ce crowdfunding propose des financements inférieurs à 50 000 euros. Le fonds financier breton Kreizig dirigé par Alain Le Roch rejoint Nominoë qui regroupe des mécènes de la région (J-P Legendre, P. Le Duff, J. Delanoë...) pour le financement d'innovations dans le domaine de la santé. Il accompagne actuellement la création d'une Biobanque (1,5 millions ). Ouverture d une plateforme de crowfunding destinée à soutenir des projets bretons. Silicon B a lancé son 1 er appel à projets, accessible aux startups qui travaillent sur le commerce connecté (digitalisation du point de vente, exploitation des données, nouveaux services, etc.). Les entrepreneurs retenus présenteront leurs solutions au Groupe Beaumanoir et à ses partenaires et bénéficieront d'une mise en avant auprès de business angels et de fonds d'investissement. La Poste accompagne des startups dans le domaine du e-commerce, des services de proximité et de la confiance numérique. Les Rennais Pro-sapre (économie circulaire), Ordz, Mobile ready, et Dareboost (services numériques) ont défendu leurs dossiers récemment. Le groupe a présenté à Rennes «Orange Fab France», son dispositif d'accélérateur de startups. Mentors, workshops, co-working (à Paris) et financement à la clé. Rennes Atalante lance le programme StartMeUp pour accélérer les startups. Les créateurs retenus démarrent immédiatement le parcours de soutien pendant une période de 3 mois. Des formations assurées par des experts leur sont dispensées. Breizh Lab réunit des industriels qui mettent gratuitement à la disposition de startups des espaces de travail (laboratoires ou usines, bureaux, en France et partout dans le monde). Le coworking se déroule pour une période de 6 mois, renouvelable 5 fois. Médiaveille propose 4 de ses bureaux (coworking) à des jeunes créateurs dans le digital, pour 6 mois sans loyer. Pour sélectionner les projets, Médiaveille a réuni un comité constitué de French Tech (Cantine Numérique, Novosphère), la CCI, Go Capital, Bpifrance... Le Mabilay abritera un espace de coworking, un hôtel d entreprises et un lieu d animation autour de l innovation numérique. 6 La note d information économique de l Audiar n 7 juin 2015 AUDIAR

bservatoire ÉCONOMIE AUTOMOBILE : LE VÉHICULE ÉLECTRIQUE DE BOLLORÉ FABRIQUÉ À LA JANAIS Le site de la Janais assurera prochainement l assemblage de deux nouveaux véhicules : la Bluesummer en septembre et un nouveau modèle PSA-Citroën (nom de code P87) en fin 2016. La sous-traitance locale devrait en bénéficier, Plastic-Omnium (Guichen), Faurecia (Bains-sur-Ouest et Crévin) ont déjà obtenu des contrats. Mais, pour l instant, les équipementiers demeurent sous tension : Faurecia ferme le 30 juin, Bretagne Ateliers annonce un plan social, ISS logistique et production (Crévin) a perdu un contrat de St-Gobain Sekurit (pare-brise). La plate-forme de R&D Excelcar, qui fait partie du plan de sauvegarde de l emploi (PSE), a été inaugurée en mai. Des entreprises s installent sur le site en cours de réindustrialisation (SNCF, B3 EcoDesign, Pigeon Holcim, Sita-Suez ) mais 60 hectares sont encore disponibles et pourraient être vendus aux collectivités. Photo : Blue summer de Bolloré PSA/Bolloré La Janais (Chartres-de-Bretagne) 3500 salariés Excelcar (Chartres-de-Bretagne) Halcyon (Bruz) Cooper Standard France (CSF) Faurecia-Siebret (Redon) Gefco (Bruz et Noyal-Châtillonsur-Seiche) Bretagne Ateliers (Noyal-Châtillon-sur- Seiche) Gefco (Bruz et Noyal-Châtillonsur-Seiche) Le site de La Janais produira, à partir de septembre, 15 véhicules électriques Bolloré par jour (3 500/an). Ce cabriolet Bluesummer d une autonomie de 200 km en cycle urbain sera commercialisé pour moins de 20 000. A plus long terme, Bolloré pourrait confier à la Janais une partie de la production de ses bus Bluetram actuellement assemblés à Ergué-Gabéric (29). D autre part, les 2 partenaires s associent pour développer l autopartage en Europe. PSA se sépare de l activité «préparation et envoi de véhicules neufs» installée à Poissy, Sochaux, Mulhouse et Rennes. Cette activité sera cédée à Gefco. A Rennes, 60 salariés sont concernés. La direction de PSA a également annoncé qu elle allait se séparer de plusieurs dizaines d hectares sur son site de La Janais. La plateforme de R&D Excelcar spécialisée en innovation industrielle sur la carrosserie du futur a été inaugurée. 5,7 millions sur 3 ans vont être investis dans cet outil installé sur 800 m² à l entrée de l usine de La Janais. Il sera composé de 40 ingénieurs et cadres dont 15 issus de PSA. Les financements proviennent à 60% du secteur privé et 40% du public. Les équipementiers Faurecia, Cooper, Coriolis Composites, Edixia en sont partenaires. Halcyon qui réalise des pièces en 3D en matériau alvéolaire ultra-léger est accompagnée par Réseau Entreprendre Bretagne à hauteur de 45 000. Sa clientèle est composée de constructeurs automobiles, ferroviaires et aéronautiques. Halcyon table sur un chiffre d affaires de 1,2 millions et un effectif de 12 personnes en 2017. va spécialiser ses usines de Rennes (fabrication de systèmes antivibratoires) et Vitré (joints d étanchéité). 138 des salariés de la Barre Thomas devraient rejoindre le site vitréen qui va bénéficier d un agrandissement de 14 000 m². A Rennes, il est prévu une enveloppe de 12 millions dans la création de 11 000 m² d espaces industriels neufs. Globalement, les deux usines comptent 950 salariés mais les syndicats craignent des licenciements. fermera définitivement ses portes le 30 juin prochain. Elle emploie encore 36 salariés pris en charge par une cellule de reconversion. Le groupe a annoncé 486 suppressions de postes dont 19 à Bruz et 38 à la Touche-Tizon, pour faire face à des pertes récurrentes. va réduire son effectif (550 salariés) de 80 personnes. Elle a souffert de la conjoncture économique, particulièrement de la baisse importante de ses activités dans l automobile (45% de son CA). a annoncé 486 suppressions de postes dont 19 à Bruz et 38 à la Touche-Tizon pour faire face à des pertes récurrentes. TRANSPORT ET NUMÉRIQUE : DES INNOVATIONS QUI BOUSCULENT LE MARCHÉ Au-delà d Uber, très médiatisé, et des sites de covoiturage entre particuliers, émerge une organisation complexe et plus structurée de la mobilité, associant des gestionnaires d infrastructures, des collectivités et des entreprises privées. En voici quelques signaux faibles : Sharette a été retenue par la RATP pour apporter une solution de covoiturage alternative aux bus/ tram /métro sur le trajet de RER A d Ile-de-France, qui est fermé pour travaux lourds en été 2015. Lors de la recherche d un itinéraire, l ensemble des modes possibles, en incluant les offres de covoiturage, sont proposés. Tripndrive, déjà présent dans 17 autres aéroports et gares, s installe à l aéroport de Nantes Atlantique. Ce service consiste à proposer aux voyageurs qui laissent leur voiture sur le parking de la louer à ceux qui arrivent à Nantes, le groupe Allianz se chargeant de l assurance de l ensemble de la prestation. idvroom, filiale de la SNCF, organise du covoiturage à partir des gares. Drivy, le airbnb de l automobile, compte désormais 500 000 utilisateurs réguliers. La startup s adresse aussi aux entreprises qui peuvent mettre en location leurs parcs automobiles. AUDIAR juin 2015 La note d information économique de l Audiar n 7 7

2 Vie des entreprises LES INVESTISSEMENTS EN LOGISTIQUE REDÉMARRENT DANS LE BASSIN RENNAIS Les leaders locaux du transport-logistique consolident leurs positions nationales (STG, Montmur /Transports Lahaye, Le Roy Logistique) et les projets redémarrent dans le bassin rennais, confirmant la position rennaise stratégique pour le Grand Ouest. Intermarché (Erbrée) Le Calvez Surgelés (Noyal-sur-Vilaine) TCS DS Restauration (Châteaubourg) Sefi (Pacé) M. Garnier Logistique (St-Méen-le-Grand) Parcolog (Le Rheu) Biocoop (Melesse) Logical (Pleumeleuc) Transports Pedretti (Bédée) Etude rail-route (Chartres-de-Bretagne) La Janais STG (Noyal-sur-Vilaine) Montmur Transports Lahaye, Transports Prod homme (Vern-sur-Seiche) Le Roy Logistique (Vern-sur-Seiche) Mory va construire une plateforme logistique de 74 000 m² à Erbrée dans laquelle seront regroupées les activités du groupe actuellement réparties entre Argentré-du-Plessis, le Grand-Fougeray et Mellac. 50 millions y seront investis. 15 emplois supplémentaires seront créés sur 3 ans. mettra en service 3 000 m 2 supplémentaires de stockage surgelé (soit 4 millions d investissement), en juin. TCS, messager-expressiste pour les gros émetteurs de courriers (banques, administrations ), a agrandi son agence de la ZI Sud Est de 500 m 2 ; 8 recrutements supplémentaires sont prévus. Prévoit 32 emplois sur sa plate-forme en cours de réalisation (12 800 m 3 ). D ici 2020 22 recrutements devraient suivre ainsi que 2 phases complémentaires de travaux pour atteindre 35 000 m 3 de stockage au total. Cette plate-forme de stockage de pièces industrielles a quitté la ZI Sudest pour 850 m 2 à Pacé ; un recrutement est en cours. Transports Garnier (Loudéac, 22) prend en location 6 000 m² couverts à St-Méen-le-Grand, précédemment occupés par Kronenbourg. envisage une extension sur 11 145 m² de sa plate-forme, utilisée par Carrefour via sa société logistique Logidis pour les produits frais et secs livrés dans ses magasins de l Ouest. 30 emplois nouveaux seraient créés. lance un agrandissement de sa plateforme logistique à Mélesse (4,9 millions d investissements). Développée sur 10 000 m 2 après extension, elle doit permettre une densification de son réseau breton. a été choisi par Bombardier Transport pour assurer le stockage et la logistique régionale de ses pièces détachées de TER. Cette entreprise dispose de 3 400 m² de surfaces couvertes. Les Transports Pedretti (74) créent à Bédée une agence de groupage/ distribution qui lui permettra de desservir l Ille-et-Vilaine, la Mayenne, le Maine-et-Loire, la Loire-Atlantique, les Côtes d Armor, le Morbihan et la Manche. Une étude d opportunité de plate-forme rail-route est lancée sur le site de La Janais. Elle viendrait en complément de la plate-forme Combiwest située sur la plaine de Baud à Rennes. Le projet pourrait se situer dans une fourchette de 7 à 12 millions. Michelin ferme son unité de Châteaubourg dont la gestion était assurée par STG, mais lui confie pour 4 ans son dépôt de Valenciennes. Les 15 personnes concernées par la fermeture du dépôt de Châteaubourg restent salariés de STG. vient de reprendre Distripal (Crevin, spécialisée dans la collecte et la maintenance de support de manutention) qui devient Lahaye Packaging et y investira 260 000. En juin, les travaux de sa nouvelle plate-forme Transports Prod homme d Etrelles débuteront (6 millions d investissement). Transports Lahaye a racheté 8 000 m² à Calberson à St-Aignande-Grand-Lieu (44) et ouvert une implantation à Compiègne (60). Le Roy Logistique vient de créer 2 agences à Croissy-Beaubourg (77) et Béziers (34) et a prévu une extension à Lille sur 4 000 m² supplémentaires et à Paris Nord sur 10 000 m². Globalement, il dispose de 26 sites. 80 employés du site rennais sont concernés par la chute du groupe Mory-Global (2150 salariés en France), pour lequel auquel repreneur ne s est manifesté. 8 La note d information économique de l Audiar n 7 juin 2015 AUDIAR

bservatoire 3 Emploi et activité ÉCONOMIE L EMPLOI ET LA MASSE SALARIALE EMPLOI SALARIÉ PRIVÉ ET MASSE SALARIALE (DONNÉES CVS) Territoire Emploi au 31/03/2015 Evol. Emploi 1er trim. 2015 Evol. Emploi sur 1 an Evol. Emploi en % sur 1 an Evol. Masse salariale % sur 1 an Aire urbaine de Rennes 212 040 0,2% 1 120 0,5% 2,2% Rennes Metropole 164 990 0,3% 800 0,5% 2,2% Ville de Rennes 75 850-0,4% -600-0,8% 0,7% Ille-et-Vilaine 295 772 0,2% 1 900 0,6% 2,4% Bretagne 780 910 0,1% 1 470 0,2% 1,7% France entière 17 757 620 0,1% -25 900-0,1% 1,6% Source : ACOSS - URSSAF cellule statistique de Bretagne ÉVOLUTION DE L EMPLOI SALARIÉ PRIVÉ EN GLISSEMENT ANNUEL (données CVS) 3% 2% 1% 0% -1% 3% -2% 1% -3% 0% -4% -1% Résilience de l'économie locale AU Rennes Bretagne France entière 1T 09 2T 09 3T 09 4T 09 1T 10 2T 10 3T 10 4T 10 1T 11 2T 11 3T 11 4T 11 1T 12 2T 12 3T 12 4T 12 1T 13 2T 13 3T 13 4T 13 1T 14 2T 14 3T 14 4T 14 1T 15-2% Source : ACOSS- URSSAF Cellule statistique Bretagne -3% -4% AU Rennes Bretagne France entière 1T 09 2T 09 3T 09 4T 09 1T 10 2T 10 3T 10 4T 10 1T 11 2T 11 3T 11 4T 11 1T 12 2T 12 3T 12 4T 12 1T 13 2T 13 3T 13 4T 13 1T 14 2T 14 3T 14 4T 14 1T 15 Source : ACOSS- URSSAF Cellule statistique Bretagne ÉVOLUTION DE L EMPLOI SALARIÉ PRIVÉ DANS L AIRE URBAINE DE RENNES COMPARÉE AU PIB FRANÇAIS Produit intérieur brut (%) 2,0% 1,5% 1,0% 0,5% 0,0% -0,5% -1,0% -1,5% -2,0% -2,5% Résilience de l'économie locale PIB 2T 08 3T 08 4T 08 1T 09 2T 09 3T 09 4T 09 1T 10 2T 10 3T 10 4T 10 1T 11 2T 11 3T 11 4T 11 1T 12 2T 12 3T 12 4T 12 1T 13 2T 13 3T 13 4T 13 1T 14 2T 14 3T 14 4T 14 1T 15 Source : ACOSS - URSSAF Cellule statistique Bretagne (données CVS) - INSEE (PIB en volume) 0,5% 0,2% -0,1% 2 000 1 500 1 000 +319 500 0-500 -1 000-1 500-2 000-2 500 0,5% -0,1% 0,2% Emploi (effectifs) Le rythme de progression de l emploi se stabilise autour de 0,5% par an L emploi dans l aire urbaine progresse depuis début 2014 sur un rythme de croisière de +0,5%/an, toujours au-dessus des taux régionaux et nationaux. Localement, le mouvement de déconcentration de l emploi vers la proche périphérie a été particulièrement soutenu ces six derniers mois et explique en grande partie les pertes sur le territoire communal de Rennes (regroupements des sites de la BPO et installation de Siradel à Saint-Grégoire, déménagement d Artefacto à Betton, etc...). L amélioration se confirme dans le secteur numérique, dans la construction et les transports La reprise observée dans le secteur numérique à l automne se confirme en début d année (+222 postes sur les six derniers mois), grâce aux recrutements de Sopra Steria (dans son pôle cyberdéfense, 189 postes), d Astek Grand Ouest, ou d Hexatel (services télécoms). A la peine en 2014, le secteur de la construction résiste mieux depuis quelques mois, notamment comparé à l échelle régionale et nationale. Même constat dans les transports, qui enregistre un sursaut de ses effectifs (+330). Le développement des activités d assistance aéroportuaire de Samsic (+128) et le déploiement des activités de Vortex dans l agglomération (spécialiste du transport de personnes à mobilité réduite, +99 postes.) a notamment permis de compenser la fermeture des sites de Mory Ducros et de Bomex. La majorité des secteurs industriels, avec l agroalimentaire en tête, maintiennent ou augmentent légèrement leurs effectifs, hormis l industrie automobile, toujours impactée par la durable baisse des effectifs de PSA La Janais, et tout récemment par les plans sociaux de Bretagne Ateliers à Vern-sur-Seiche et Faurecia à Crevin. L érosion des effectifs du site de La Janais devrait encore continuer jusqu en 2017, pour approcher les 3 000 salariés. Structurellement très dynamique, le secteur de la santé-action sociale entame depuis l été dernier un net ralentissement de sa progression, tandis que le commerce de gros a perdu 140 postes, affecté par les plans de restructuration d ISB (ex-wolseley France, à Pacé) et de Brossette à Chantepie. AUDIAR juin 2015 La note d information économique de l Audiar n 7 9

3 Emploi et activité ÉVOLUTION DE L EMPLOI SALARIÉ PRIVÉ DANS LES DÉPARTEMENTS FRANÇAIS ÉVOLUTION DE L EMPLOI INTÉRIM PAR SECTEUR D ACTIVITÉ DANS LE BASSIN DE RENNES Secteur d activité Effectifs fin avril 2015 Évol. sur 1 an Évol. sur 4 mois Construction 2 173 3% -5% IAA 1 139-13% -4% Transports-logistique 796-44% -18% Autres tertiaire 778 43% 14% Industrie divers 665 0% -3% Commerce 647-7% -6% Services aux entreprises 477-6% -14% Industrie Electronique-machinerie 331-14% -3% Eau-énergie-Déchets 261 24% -4% Industrie Automobile 52 ns ns Agriculture 23 ns ns Intérim total 7 342-7% -6% Source : Pôle Emploi Bretagne DÉCLARATIONS PRÉALABLES À L EMBAUCHE Contrats de plus d un mois par trimestre dans l aire urbaine de Rennes 30 000 25 000 20 000 15 000 10 000 5 000 0 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 L Ille et Vilaine dans le peloton de tête des départements les plus dynamiques Après une courte accalmie au cours de l été 2014, les destructions d emplois sont reparties à la hausse sur le territoire national. Sur un an, seulement douze départements et la région parisienne enregistrent des gains d emplois. L Ille-et-Vilaine en fait partie, et se positionne comme le 4 ème territoire le plus dynamique, avec 1 900 postes supplémentaires, tandis que les autres départements bretons voient leurs effectifs se stabiliser. L autre fait marquant concerne le fort ralentissement de la dynamique des pôles aéronautiques de Toulouse, Bordeaux et Nantes, touchés par une politique drastique d optimisation des réseaux de sous-traitance d Airbus. Le recours à l intérim continue de diminuer La demande mensuelle en main d œuvre intérimaire est repassée sous la barre des 7 500 postes en début d année, soit 1 000 de moins qu en septembre dernier. Sur les derniers mois, quasiment tous les secteurs sont concernés par cette contraction de la demande, surtout les transports-logistique, l industrie agroalimentaire et les services aux entreprises. Mais sur un an, les effectifs intérimaires se maintiennent globalement dans la construction et le commerce. Le volume d embauches augmente légèrement, mais la part des contrats courts bat des records Le volume d embauches augmente de 3% sur un an dans l aire urbaine, mais la part des contrats courts enregistrés par l URSSAF atteint le chiffre record de 74% sur les deux derniers trimestres. Aussi, les tendances sectorielles observées en début d année se confirment : les recrutements dans la construction et l immobilier continuent de se contracter, tandis que l industrie et le secteur numérique accroissent encore leurs recrutements, surtout en CDI pour ce dernier (+45% comparé à 2014). Il faut également noter l augmentation des niveaux de recrutements dans les services à la population (éducation et santé-action sociale, loisirs principalement), qui atteint +7% sur les six derniers mois, et représentent près de la moitié des embauches dans l aire urbaine. 1 er trim 2 ème trim 3 ème trim 4 ème trim Industrie Construction Commerce, transport, hôtellerie-restauration Services Source : ACOSS - URSSAF 10 La note d information économique de l Audiar n 7 juin 2015 AUDIAR

0% 5% 10% 15% bservatoire ÉCONOMIE LE CHÔMAGE ÉVOLUTION DES DEMANDEURS D EMPLOI (DEFM) Territoire Cat. A Cat. ABC NB fin Évol. sur Évol. sur NB fin Évol. sur Évol. sur mai 2015 1 an 6 mois mai 2015 1 an 6 mois Zone d emploi Rennes 33 730 6,2% -6,0% 58 500 9,8% 0,2% Bretagne 143 400 6,3% -9,0% 247 400 9,3% -1,1% ZE grandes métropoles * 1 400 200 5,9% -2,6% 2 074 800 7,8% 0,8% France métropolitaine 3 673 300 5,2% -4,5% 5 279 800 7,5% 0,3% Source: STMT - Pôle Emploi - DARES (Données brutes) *Lille, Paris, Lyon, Marseille-Aix, Nice, Grenoble, Toulon, Strasbourg, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Nice, Rennes et Nantes ÉVOLUTION DU TAUX DE CHÔMAGE (CVS) 11% 10% 9% 11% 8% 10% 7% 9% 6% 8% 5% 7% 4% 6% 3T 2007 4T 2007 1T 2008 2T 2008 3T 2008 4T 2008 1T 2009 2T 2009 3T 2009 4T 2009 1T 2010 2T 2010 3T 2010 4T 2010 1T 2011 2T 2011 3T 2011 4T 2011 1T 2012 2T 2012 3T 2012 4T 2012 1T 2013 2T 2013 3T 2013 4T 2013 1T 2014 2T 2014 3T 2014 4T 2014 5% Source: INSEE - Taux de chômage localisés 4% 350 Source: INSEE - Taux de chômage localisés OUVERTURES 300 DE PROCÉDURES COLLECTIVES AU TRIBUNAL DE COMMERCE DE RENNES 250 350 200 300 150 250 100 200 50 150 0 100 50 0 S1 06 S2 06 S1 07 S2 07 S1 08 S2 08 S1 09 S2 09 S1 10 S2 10 S1 11 S2 11 S1 12 S2 12 S1 13 S2 13 S1 14 S2 14 S1 15 Source: Greffe du tribunal de commerce de Rennes Source: Greffe Finances-assurance du tribunal de commerce de Rennes Adm publiq, Enseign, Santé-Act 2ème trim. 2015 Services aux entreprises 2ème trim. 2014 TAUX D IMPAYÉS Autres activités Finances-assurance 30 de JOURS servicesaprès L ÉCHÉANCE Territoire Adm publiq, Enseign, Immobilier Santé-Act Entreprise de 10 salariés et plus Entreprise de moins de 10 salariés 2ème trim. 2015 Services aux entreprises Industrie Taux Écart Taux Écart 2 e 2ème trim. 2014 trim. 2015 annuel (pt) 2 e trim. 2015 annuel (pt) Autres activités de services TOTAL AU de Rennes 3,7% -0,2 10,3% -0,7 BretagneCommerce, transport, hôtellerie- Immobilier 3,7% 0,1 10,1% -0,7 France métropolitaine Numérique Industrie 4,0% 0,2 12,4% -0,6 Données provisoires sur le deuxième Construction trimestre TOTAL Commerce, transport, hôtellerie- 0% 5% 10% 15% Numérique AUDIAR juin 2015 Construction 11% France métropolitaine 10% 10% Bretagne 8,9% 9% ZE Rennes 8,2% France métropolitaine 10% 8% 7% Bretagne 8,9% 6% ZE Rennes 8,2% 5% 3T 2007 4T 2007 1T 2008 2T 2008 3T 2008 4T 2008 1T 2009 2T 2009 3T 2009 4T 2009 1T 2010 2T 2010 3T 2010 4T 2010 1T 2011 2T 2011 3T 2011 4T 2011 1T 2012 2T 2012 3T 2012 4T 2012 1T 2013 2T 2013 3T 2013 4T 2013 1T 2014 2T 2014 3T 2014 4T 2014 LES DIFFICULTÉS DES ENTREPRISES S1 06 S2 06 S1 07 S2 07 S1 08 S2 08 S1 09 S2 09 S1 10 S2 10 S1 11 S2 11 S1 12 S2 12 S1 13 S2 13 S1 14 S2 14 S1 15 4% 350 liquidation judiciaire 300 redressement250 judiciaire sauvegarde 200 liquidation judiciaire 150 redressement judiciaire 100 sauvegarde 50 Source : Acoss-Urssaf 0 Le chômage progresse encore Le taux de chômage atteint le chiffre historique de 8,2% des actifs sur le territoire rennais. Il faut remonter aux années 1993 et 1994 pour retrouver un tel taux. Sur un an, la poussée des effectifs inscrits à Pôle Emploi concerne surtout les jeunes de moins de 25 ans, (+13% en catégories ABC), et les inscrits de très longue durée (plus de deux ans d inactivité, augmentation de +16%). Les évolutions du nombre de chômeurs de catégorie A ou ABC montrent toutefois une situation plus favorable dans la zone d emploi et dans le reste de la Bretagne comparé à l ensemble du pays et les zones d emploi des autres grandes métropoles. Moins d entreprises en difficulté sur les derniers mois La situation financière des entreprises continue de s améliorer. Les défaillances d entreprises au premier semestre fléchissent comparé à 2014, avec une forte baisse des liquidations judiciaires. Près de 680 emplois sont potentiellement menacés au premier semestre 2015, principalement dans l industrie (Menuiseries Helleux 3T 2007 4T 2007 1T 2008 2T 2008 3T 2008 4T 2008 1T 2009 2T 2009 3T 2009 4T 2009 1T 2010 2T 2010 3T 2010 4T 2010 1T 2011 2T 2011 3T 2011 4T 2011 1T 2012 2T 2012 3T 2012 4T 2012 à Fougères), la construction (Guérin Fluides à Landéan, Blandin Façades à Guipry), le commerce (Ets Chevet à Rennes) et l immobilier (LP Immobilier à Rennes). Les taux d entreprises en retard de paiements des cotisations de l URSSAF ont augmenté d un point depuis l automne dernier, mais ils restent toujours en-deçà des taux nationaux. De plus, observés sur un an, les taux de retards de paiements dans l aire urbaine sont en baisse dans la majorité des grands secteurs d activité, surtout dans la construction, l immobilier et l industrie. Le secteur numérique fait figure d exception. Son taux d impayés franchit pour la première fois la barre des 10% Source: INSEE - Taux de chômage localisés S1 06 S2 06 S1 07 S2 07 S1 08 S2 08 S1 09 S2 09 S1 10 S2 10 S1 11 S2 11 S1 12 S2 12 S1 13 S2 13 S1 14 S2 14 depuis cinq ans. TAUX D IMPAYÉS SUR L ENSEMBLE DES ENTREPRISES Comparaisons 2 ème trim. 2014 et 2 ème trim. 2015 Source: Greffe du tribunal de commerce de Rennes Finances-assurance Adm publiq, Enseign, Santé-Act Services aux entreprises Autres activités de services Immobilier Industrie TOTAL Commerce, transport, hôtellerie- Numérique Construction 0% 5% 10% 15% La note d information économique de l Audiar n 7 2ème trim. 2015 2ème trim. 2014 11 Fr

SOURCES DES DONNÉES bservatoire ÉCONOMIE VIE DES ENTREPRISES Cette note livre une synthèse des faits marquants de l actualité économique locale, parus dans la presse durant le semestre précisé. L analyse ne prétend pas à l exhaustivité ; il s agit d une sélection d informations. ACOSS-URSSAF Le champ de l URSSAF couvre l ensemble des cotisants exerçants leur activité en France (Métropole et Dom) dans le secteur concurrentiel, qui comprend tous les secteurs d activité économique sauf les administrations publiques, l éducation non marchande (établissements d enseignement relevant de l État ou des collectivités locales), la santé non marchande et l emploi par les ménages de salariés à domicile. Il est très proche de ceux de l UNEDIC (hors grandes entreprises nationales) et de l INSEE (qui inclut l emploi à domicile). Pour le secteur de l agriculture, la branche du recouvrement n a qu une couverture marginale par rapport à la Mutualité Sociale Agricole (MSA). Cette dernière est présente également dans le domaine des industries agroalimentaires (IAA), du commerce de gros et des services financiers, pour lesquels la couverture des URSSAF n est donc pas totale. Taux d impayés 30 jours après l échéance. Ce sont les cotisations déclarées de l exercice en cours qui ne sont pas soldées. Elles constituent la dette sociale des employeurs. L emploi salarié privé. Effectif salarié en fin de trimestre, déclaré par l entreprise sur son bordereau récapitulatif des cotisations. Chaque salarié compte pour un quel que soit son temps de travail. Masse salariale. Assiette salariale totale désignant l ensemble des rémunérations sur lesquelles repose le calcul des cotisations des assurances sociales, des accidents du travail et des allocations familiales. Embauches de plus d un mois. Regroupement des CDI et CDD de plus d un mois (31 jours). La déclaration préalable à l embauche (DPAE) recense les intentions d embauches de tout salarié au sens droit du travail, quelles que soient la nature et la durée du contrat. DEMANDEURS D EMPLOI EN FIN DE MOIS (DEFM) Les demandeurs d emploi inscrits à Pôle emploi sont regroupés en différentes catégories. La DARES et Pôle emploi présentent à des fins d analyse statistique les données sur les demandeurs d emploi inscrits à Pôle emploi en fonction des catégories suivantes : catégorie A : demandeurs d emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi, sans emploi ; catégorie B : demandeurs d emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ; catégorie C : demandeurs d emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. de plus de 78 heures au cours du mois) ; catégorie D : demandeurs d emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi (en raison d un stage, d une formation, d une maladie ), sans emploi ; catégorie E : demandeurs d emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés). Périmètres au 01/01/2014 GREFFE DU TRIBUNAL DE COMMERCE DE RENNES Les défaillances d entreprises correspondent à l ouverture d une procédure collective selon les perspectives de poursuite d activité de l entreprise et les pouvoirs du dirigeant. La sauvegarde. L entreprise n est pas en état de cessation de paiements, mais ne peut surmonter seule ses difficultés. Le tribunal va mettre en place un plan de sauvegarde facilitant la réorganisation de l entreprise. Le redressement judiciaire. L entreprise est en état de cessation de paiements et n est plus en mesure de payer ses dettes courantes. Le tribunal va mettre en place un plan destiné à poursuivre l activité, maintenir l emploi et apurer le passif. La liquidation judiciaire. L entreprise est en état de cessation de paiements et n est plus en mesure de payer ses dettes courantes, de plus, son redressement est manifestement impossible. Le tribunal va liquider l entreprise dont l activité sera arrêtée et les actifs seront liquidés. Nous remercions la cellule statistique de l URSSAF pour sa participation à l élaboration de cette publication. Les travaux de l observatoire de l économie de l Audiar sont l expression de ses partenariats avec l URSSAF, le CODESPAR, Rennes Métropole, le Pôle Emploi Bretagne, le Greffe du Tribunal de commerce de Rennes, la DIRECCTE Bretagne, l INSEE Bretagne et la CCIT de Rennes. AGENCE D'URBANISME ET DE DÉVELOPPEMENT INTERCOMMUNAL DE L'AGGLOMÉRATION RENNAISE 3 rue Geneviève de Gaulle-Anthonioz - CS 40716-35207 RENNES Cedex 2 T : 02 99 01 86 40 - www.audiar.org Contacts Ronan Viel, Hélène Rasneur, Alain Lalau Keraly (Audiar) Christine Guémené (Cellule statistique URSSAF Bretagne) 2015-011-ETU-010 12 La note d information économique de l Audiar n 7 juin 2015 AUDIAR