APPORT DE L IRM DANS LE DIAGNOSTIC DES SPONDYLODISCITES INFECTIEUSES (à propos de 27 cas)



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Transcription:

APPORT DE L IRM DANS LE DIAGNOSTIC DES SPONDYLODISCITES INFECTIEUSES (à propos de 27 cas) D DAKOUANE, M EL MOULATTAF, H KAMRANI, I EL IDRISSI, N IDRISSI EL GUANNOUNI, M OUALI IDRISSI, H JALAL, O ESSADKI, A OSSEHAL CHU MOHAMED VI- MARRAKECH - MAROC

INTRODUCTION Infection du disque et des corps vertébraux adjacents URGENCE DIAGNOSTIQUE et THERAPEUTIQUE 30% des infections ostéo-articulaires Examen de choix : IRM+++ Diagnostic précoce, très sensible, et spécifique. Objectifs : Illustrer la sémiologie IRM dans Le diagnostic positif des infections disco-vertébrales Le bilan d extension locorégional La surveillance post- thérapeutique

MATERIEL ET METHODES Analyse rétrospective : 27 observations Durée : 26 mois (janvier 2008 Février 2010) Techniques d examen : IRM vertébro-médullaire Séquences sagittales T1, T2 Séquences axiales T1, T2 Séquences T1 avec injection de gadolinium et saturation de graisse

RESULTATS I/Données épidémiologiques Âge moyen : 39 ans (10 75) Sex-ratio : 66 % hommes / 34 % femmes II/ Clinique Syndromes rachidiens et radiculaires : 65 % des cas Tableau de compression médullaire : 30 % des cas

III/Imagerie Niveau de l atteinte : L atteinte rachidienne a intéressé : L étage cervical : 11 % des cas L étage dorso-lombaire : 89 % des cas L atteinte était : Uniétagée : 50 % Bi-étagée : 32 % 3 étages : 10 % + de 3 étages : 8 %

Types de l atteinte: I/Atteinte osseuse Effacement des corticales des plateaux vertébraux : 90% des cas Anomalie de signal des corps vertébraux adjacents au plateaux (hyposignal T1/hypersignal T2) : 96 % des cas Irrégularités avec érosions des plateaux vertébraux : 88% des cas Rehaussement après injection de gadolinium: 100% des cas Tassement : 85 % des cas II/ Atteinte discale Pincement : 82 % Modification du signal(hypersignal T2 franc) : 85 % des cas Rehaussement après injection de gadolinium : 74 % des cas Collection : 25 %

III/ Atteinte épidurale : 54 % des cas Epidurite : 63 % des cas Collection épidurale : 37 % des cas IV/ PM péri vertébrales : 72 % des cas Épaississement prévertébral : 35 % des cas Collections prévertébrales : 50 % Abcès du muscle psoas : 32 % des cas V/Compression avec souffrance médullaire 25 % des cas

SPT1 SPT1 SPT2 SPT2 Infiltration osseuse extensive en hyposignal T1 (a) en miroir de part et d autre du disque D9-D10 avec perte de la différentiation ostéo-discale, T2 : Hypersignal des corps vertébraux + hypersignal discal franc avec collections prévertébrales, discales et épidurales antérieures et postérieures comprimant la moelle en regard

T1+C T1+C SpT1 après injection de gadolinium: rehaussement discosomatique, avec prise de contraste périphérique des collections prévertébrales et épidurales SPT1 SPT2 T1+C

SPT2 SPT1+G SPT1 T1+G H/24ans/lombalgies mixtes : Atteinte disco-vertébrale D12-L1 en hypersignal hétérogène T2 avec érosions des plateaux vertébraux, tassement de D12 et délimitation de collections prévertébrales, intrasomatiques et épidurale antérieure après injection de gadolinium

SPT1 SPT2 T1+G Pincement discal L3-L4, avec perte du liseré cortical des corps vertébraux en hyposignal T1 et T2 et irrégularité des plateaux vertébraux T1+G : Rehaussement discosomatique après avec collections épidurales et des muscles psoas

SPT1 SPT2 T1+G SPT1 T1+C Infiltration discovertébrale D10-D11 en hyposignal T1, hypersignal T2 hétérogène rehaussée après injection de gadolinium avec collections discales, péri vertébrales, et épidurales responsable d une compression avec souffrance médullaire en regard

SPT1 SPT2 T1+G T1+G Atteinte disco-vertébrale D11-D12, avec gibbosité, collection épidurale antérieure bombant en intracanalaire responsable d une compression avec souffrance médullaire en hypersignal T2/à signaler la présence d un bloc vertébral D12-L1 séquellaire d une ancienne atteinte

SPT1 T2 T1+G T1+G SPT1 T1+G Spondylodiscite L3-L4 avec collections prévertébrales épidurales et du muscle psoas iliaque droit

Spondylodiscite D1-D2 avec tassement des corps vertébraux, abcès prévertébral associée à une épidurite (E) abcédée responsable d une compression avec souffrance médullaire. E

T1 T2 T1+G Spondylodiscite D11-D12: Infiltration osseuse en miroir de part et d autre du disque en hyposignal T1 rehaussée après injection de gadolinium avec prise de contraste phlegmoneuse épidurale antérieure + infiltration et rehaussement sous ligamentaire antérieure

DISCUSSION La spondylodiscite infectieuse représente 4 à 7 % des ostéomyélites Recrudescence dans les pays occidentaux vieillissement de la population, thérapeutiques et affections immunosuppressives, toxicomanies, gestes interventionnels Prédominance masculine (3/2), pic de fréquence bimodal adolescence et au-delà de 50 ans Siège fréquent rachis lombaire (plus de 50 % des cas), puis dorsal (30 %) et cervical (20 %)

Mode de contamination 1/Voie hématogène  partir d un foyer infectieux à distance Atteinte de la région sous chondrale antérieure du corps vertébral (spondylite) Disque intervertébral par contiguïté Vertèbre sus ou sous jacente (spondylodiscite) Extension fréquente Espace épidural (épidurite ou véritable abcès) Parties molles prévertébrales Rq : Disque vascularisé chez l enfant : atteinte directe du disque corps vertébraux

Rare 2/ Contamination par contiguïté: Risque augmenté dans les régions cervicale et pelvienne à partir de foyers infectieux adjacents 3/ Inoculation directe Inoculation directe au niveau du disque au cours d une chirurgie discale, ponction Germes en cause les plus fréquents Mycobactérium tuberculosis Staphylocoque doré ++++

Etude clinico-biologique Clinique souvent non spécifique Rachialgie non calmée par le repos Perte de la mobilité segmentaire Signes neurologiques radiculomédullaires Fièvre et altération de l état général sont inconstantes hyperleucocytose (35 % des cas) VS augmentée (75 % des cas)

IMAGERIE: IRM+++ Rôle primordial Diagnostic précoce éviter les complications neurologiques Topographie lésionnelle : Atteinte unique ou multiple Extension osseuse,vertébrale, discale, épidurale, paravertébrale Déceler des complications éventuelles : Abcès épidural Indication neurochirurgicale Identification du germe: prélèvement guidé par imagerie Traitement antibiotique adapté Surveillance post thérapeutique

Sémiologie IRM Phase précoce Aspect en hyposignal T1, hyper T2 de la région sous chondrale antérieure du corps vertébral (spondylite) Signal inflammatoire épidural ou des parties molles para vertébrales Hypersignal T2 focal du disque intervertébral, sans rehaussement

Sémiologie IRM Phase d état Interruption de l hyposignal T1, T2 de la corticale des plateaux vertébraux «SPT1+gadolinium» Réaction inflammatoire en bande des plateaux vertébraux, homogène «Séquence STIR ou Fat-Sat T2» Anomalies de signal du disque : Disparition de la ligne centrodiscale hypointense en T2 Affaissement discal Hypersignal T2 de type liquidien Rehaussement discal après injection de gadolinium

Sémiologie IRM Phase d état Infiltration des tissus mous paravertébraux, foraminaux et épiduraux : Phlegmon: Signal intermédiaire homogène T1/ hypersignal T2/rehaussement homogène après injection. Abcès : Signal faible ou intermédiairet1/ hypersignal T2/ rehaussement périphérique après injection Epidurite et abcès épidural: Compression+/- souffrance médullaire (hypersignal T2)

Diagnostic différentiel I/DISCOPATHIE DÉGÉNÉRATIVE Signal anormal des plateaux vertébraux (Modic I) Diminution en pondération T2 du signal discal+++ Rehaussement discal T1 par le produit de contraste (inflammation active) Absence d infiltration paravertébrale ou épidurale+++ II/SPONDYLARTHROPATHIES INFLAMMATOIRES Enthésopathie inflammatoire = spondylite antérieure Absence de destruction osseuse Hyperostose réactionnelle habituelle Contexte clinique

III/LÉSIONS TUMORALES En faveur de l atteinte tumorale : Le respect du disque l atteinte de l arc postérieur La biopsie reste dans certains cas nécessaire IV/ SPONDYLARTHROPATHIE DESTRUCTRICE DES HÉMODYALISÉS Atteinte multiétagée + atteinte interapophysaire postérieure, voire spondylolisthésis L hypersignal T2 est rare dans le corps vertébral et absent dans le disque

Surveillance radiologique des spondylodiscites traitées Dissociation radioclinique avec normalisation lente de l imagerie Les signes de réponse favorable au traitement: Diminution de l inflammation et des collections des parties molles Diminution de la prise de contraste ostéodiscale Normalisation progressive de L hypersignal discal en T2 Fréquente aggravation des images pendant les premières semaines de traitement.

CONCLUSION L IRM est un examen très sensible et spécifique, qui permet un diagnostic positif précoce, un bilan d extension locorégional précis ainsi qu une évaluation des répercussions méningées et radiculomédullaires des spondylodiscites infectieuses.

IRM rachis dorsolombaire ou cervical T1, T2 (+ suppression graisse), injection Gadolinium Signes évocateurs de spondylodiscite : Corps vertébral - effacement des plateaux vertébraux - Hyposignal T1 / Hypersignal T2 - Prise de contraste après gadolinium Disque intervertébral : - Hyposignal T1 - Disparition de la cleft centrale/ Hypersignal T2 liquidien - Prise de contraste hétérogène après gadolinium Epidurite Epaississement des parties molles ou abcès paravertébrale