du 11 juin au 12 juillet 2014 Compte rendu de la réunion publique Salle du conseil municipal Gennevilliers Gare des Agnettes Gare des Grésillons 2 juillet 2014 20h
La réunion publique a duré 2h15, de 20h10 à 22h25 et a rassemblé 115 personnes. En tribune, les intervenants étaient les suivants : - La SGP : Didier BENSE, membre du directoire, Isabelle RIVIERE, directrice des relations territoriales et Xavier DUCLAIROIR, directeur de projet - Le garant nommé par la CNDP : Jean-Yves AUDOUIN Christian GARCIA, directeur des relations territoriales à la SGP, a animé la réunion. Introduction Accueil Christian GARCIA accueille les participants et les remercie de leur présence. Il indique que cette réunion se tient sous le contrôle attentif de Jean-Yves AUDOUIN, garant de la concertation désigné par la Commission nationale du débat public (CNDP). Il annonce que, pour sa restitution, la réunion est enregistrée. Il précise qu un photographe est également présent en invitant les participants qui ne souhaitent pas être photographiés à se faire connaître. Patrice LECLERC, maire de Gennevilliers et conseiller général des Hauts-de-Seine, souhaite la bienvenue aux représentants de la SGP. Il juge que cette concertation, bien qu elle ne soit pas obligatoire, est une excellente initiative pour travailler sur le projet avec les habitants. Il rappelle que dès le débat public, la ville de Gennevilliers avait manifesté son vif intérêt pour le Grand Paris Express dans une délibération du conseil municipal. A ce titre, il remercie l équipe municipale précédente d avoir travaillé avec la SGP pour obtenir deux gares à Gennevilliers, ce qui est important pour le développement économique, social et urbain de la commune. Il souligne qu il s agit d un enjeu fort en lien avec le contrat de développement territorial signé en février 2014 entre l Etat, les villes d Asnières-sur-Seine, de Bois-Colombes et de Gennevilliers. Il regrette cependant que ce tronçon soit le dernier mis en service et qu il faille attendre 2027 pour voir le futur métro arriver à Gennevilliers. Il indique que les gares gennevilloises du Grand Paris Express permettront une correspondance avec la ligne 13 pour Les Agnettes et avec le RER C pour Les Grésillons. Il fait part, par ailleurs, de plusieurs revendications sur la réalisation des gares, demandes qu il a déjà formulées dans le cadre des réunions de travail régulières avec la SGP. La première demande concerne la gare des Grésillons, dont il souhaite qu elle constitue un pôle unique intermodal, fonctionnel et lisible, regroupant la gare actuelle du RER C et la future gare du Grand Paris Express. Ceci supposera une attention particulière quant à l insertion architecturale de la gare dans son environnement urbain. Concernant la gare des Agnettes, il souhaite que le relogement des habitants de la barre 11-21 qui devra être démolie préalablement au chantier de construction de la gare se fasse dans les meilleures conditions et qu un projet urbain voie le jour avant 2027 sur cet emplacement, afin de ne pas laisser un terrain vague jusqu en 2027. Il rappelle que la municipalité fait du développement de ce quartier une priorité. S adressant au STIF et à la RATP, il demande que la réalisation de la ligne 15 du Grand Paris Express ne se fasse pas au détriment du réseau de transport existant. Il rappelle que la ville est favorable au débranchement de la ligne 13 qu elle ne réussit pas à obtenir jusqu à présent. Il estime que les dysfonctionnements de la ligne cesseront lorsque la RATP exploitera une ligne 13 et une ligne 13bis, car l embranchement rend tout incident très difficile à résoudre. Il indique être favorable à un prolongement de la ligne 13 jusqu au port de Gennevilliers, à la création d une troisième gare du RER C sur la commune déjà inscrite au PLU et à une amélioration du réseau de bus. Il précise que ces enjeux sont inscrits dans le contrat de développement territorial précité (signé en février 2014 entre l Etat, les villes d Asnières-sur- Seine, de Bois-Colombes et de Gennevilliers). Enfin, il indique avoir noté qu un décret permet à la SGP de contribuer financièrement à l amélioration de l existant à condition que les projets aient un lien avec les gares du Grand Paris Express : il estime que ce 2
peut être aussi bien positif que représenter un danger, car il ne souhaite aucun retard dans la réalisation de la ligne 15. Manuel AESCHLIMANN, maire d Asnières-sur-Seine, remercie la SGP pour l organisation de la réunion et pour son professionnalisme dans la conduite de cette concertation qu il juge très importante pour l avancement du projet. Il souligne que le Grand Paris Express se construit grâce à un copilotage des élus il salue au passage plusieurs membres de son conseil municipal participant à la réunion, comme Josiane FISCHER et Marie-Do AESCHLIMANN. Il indique que de nombreuses réunions entre techniciens et élus permettent au projet d avancer et de l intégrer dans les territoires traversés sans oublier l humain. Bien que la gare ne soit pas située stricto sensu sur le territoire d Asnières, il juge son implantation extrêmement importante pour sa commune. Il se dit ravi d être un partenaire de ce processus et souhaite une bonne réunion aux participants. Présentation de la concertation et de la réunion Christian GARCIA remercie le maire de Gennevilliers de son accueil et les services municipaux pour avoir facilité l organisation de la réunion. Il rappelle que le débat de ce soir sera centré sur les futures gares du Grand Paris Express «Les Agnettes» et «Les Grésillons». Il indique, de plus, qu à la différence du débat public de 2010, il n est plus question de l opportunité du projet, mais d ajuster les phases ultérieures des études et d enrichir le projet en prévision de l enquête publique prévue au printemps 2015. Toutes les remarques, avis et interrogations sont donc bienvenus à propos des fonctionnalités des gares, de leur architecture, de la méthode constructive ou encore du déroulement des travaux. Pour répondre le plus largement possible aux questions, la Société du Grand Paris propose trois possibilités : - une phase de questions/réponses, après l exposé des intervenants ; - une urne à l entrée de la salle pour déposer des questions écrites sur les papiers distribués par les hôtesses ; - le site internet affiché à l écran : www.ligne15ouest.fr. Didier BENSE, membre du directoire de la SGP, salue les participants. Il présente les membres de la tribune : - Jean-Yves AUDOUIN, garant de la concertation nommé par la CNDP - Isabelle RIVIERE, directrice des relations territoriales - Xavier DUCLAIROIR, directeur de projet Il salue également les partenaires de la SGP présents dans la salle : le STIF, RFF, la SNCF, la RATP et les services de l Etat, avec qui la SGP travaille au quotidien pour faire avancer le Grand Paris Express. Il rappelle que la SGP a la responsabilité de la mise en œuvre du Grand Paris Express et travaille depuis juin 2010 à l élaboration de ce projet. Un débat public s est tenu fin 2010 début 2011 au cours duquel la SGP a déjà eu l occasion de venir dialoguer avec les habitants d Asnières-sur-Seine et de Gennevilliers. Vint ensuite un temps de stabilisation du projet pour rassembler l ensemble des acteurs autour d un projet commun. Depuis 2012, les études préliminaires ont été conduites et c est le stade atteint aujourd hui pour le projet de ligne 15 ouest : ces études sont aujourd hui terminées. Il rappelle que l objectif de ces études est de préciser le projet, les ouvrages, l emplacement des gares, les fonctionnalités et de commencer à positionner le tracé. Ces études permettront de constituer le dossier d enquête publique qui est la prochaine étape pour la ligne 15 ouest, l enquête publique étant envisagée mi-2015. Cette ligne 15 ouest devrait donc être le quatrième tronçon après la ligne 15 sud, la plus avancée, la ligne 16 et la ligne 14 sud qui fait également l objet d une concertation renforcée avec les habitants en ce moment. Il souligne que la SGP ne présente pas aujourd hui de résultats définitifs mais bien des intentions sur lesquelles la SGP souhaite engager la discussion avec les citoyens. Il indique que l objectif de cette deuxième réunion est d informer, d échanger, de recueillir l ensemble des avis. Toutes les contributions seront prises en considération et analysées dans un bilan de la concertation qui complètera le dossier d enquête publique. 3
Un film de quelques minutes est projeté à la salle. Il présente les objectifs du Nouveau Grand Paris, le calendrier du Grand Paris Express et le cadre de la concertation. Jean-Yves AUDOUIN, garant de la concertation nommé par la CNDP, présente sa mission. Il souligne que depuis le débat public de 2010-2011, la concertation a été continue ; la SGP, maître d ouvrage du Grand Paris Express, revient vers le public dans une phase de concertation renforcée constituée de 5 réunions, organisée en amont de l enquête publique pour préparer l élaboration du dossier d enquête publique. Il rappelle que le garant est désigné par la CNDP, autorité administrative indépendante. Il indique avoir déjà officié en tant que membre de deux commissions particulières et en tant que garant sur une concertation. Jean-Yves AUDOUIN respectera quatre principes : - neutralité vis-à-vis du projet : le garant peut être sollicité pour des questions liées à la qualité de la concertation, et non sur le fond du projet ; - transparence ; - argumentation : il ne suffit pas de donner sa position, et ce d autant plus qu il ne s agit plus aujourd hui de remettre en cause l opportunité du projet ; - égalité de traitement des participants. Dans un premier temps, il a veillé à ce que les informations diffusées au travers des différents supports soient fiables, de qualité et compréhensibles par tous et à s assurer que les meilleures dispositions ont été prises pour la diffusion de l information. En tant que garant, il rédigera ensuite un rapport, qui sera transmis à la CNDP et rendu public. Ce rapport sera joint au compte-rendu du maître d ouvrage et sera intégré au dossier d enquête publique. Le projet de ligne 15 Ouest Le Grand Paris Express Didier BENSE précise que le Nouveau Grand Paris est le fruit de la vision commune entre l Etat et la Région Ile-de-France en matière de transports en commun. Il comporte deux volets : le plan de mobilisation, piloté par le Président de la Région Ile-de-France et du STIF et qui vise la modernisation et l extension du réseau existant (prolongement du RER E ou de la ligne 11 du métro par exemple), et le Grand Paris Express, qui crée plus de 200 km de métro automatique de banlieue à banlieue entre 2020 et 2030, soit un doublement du réseau actuel. A titre de comparaison, il souligne qu il a fallu un demi-siècle pour réaliser le réseau actuel voire un siècle si on y inclut la ligne 14, qui date de 1998. Au total, 4 nouvelles lignes et 69 nouvelles gares (plus 3 sur le prolongement de la ligne 11 à Noisy / Champs) seront créées ; l ensemble contribuera à l amélioration de l ensemble du réseau de transport. Le calendrier fixé le 6 mars 2013 par le gouvernement impose de mener l ensemble des enquêtes publiques avant la fin 2015, ce que la SGP respectera. 2 millions de voyageurs quotidiens seront attendus sur le réseau du Grand Paris Express. Le Grand Paris Express poursuit quatre objectifs : - offrir des déplacements plus faciles, en assurant la desserte du territoire en transport en commun ; - alléger le trafic sur les lignes de transport en commun existantes, sans avoir à passer par Paris, à hauteur de 10 à 20 % de voyageurs en moins sur les lignes actuelles ; - favoriser l égalité entre les territoires en désenclavant les territoires ; il s agit par exemple de permettre aux territoires situés non loin de la Plaine Saint-Denis ou de Roissy de se rendre aisément sur leur lieu de travail ; - soutenir le développement économique et l emploi. Ce grand projet est mis en œuvre par la SGP, maître d ouvrage, en partenariat avec les acteurs nationaux et locaux concernés, en particulier avec le STIF, autorité organisatrice des transports en Ile-de-France, la RATP, gestionnaire de l infrastructure et maître d ouvrage du prolongement de la ligne 14 au nord jusqu à Mairie de Saint-Ouen, les opérateurs de transport, les élus locaux et les habitants. 4
Didier BENSE revient sur les retombées économiques du Grand Paris Express. C est un moteur formidable pour l emploi, en phase chantier, avec 15 à 20 000 emplois directs créés par an, dont une partie sera réservée à l insertion professionnelle, et à terme avec la création de 115 000 à 315 000 emplois induits (en plus de l évolution naturelle). L investissement à la charge de la SGP est de 25,525 milliards d euros. Il comprend la réalisation de l ensemble du réseau du Grand Paris Express (à hauteur de 22,625 milliards d euros pour sa construction) et des contributions à l extension et à l amélioration des réseaux existants (à hauteur de 450 millions d euros), une contribution de 650 millions d euros au Plan de mobilisation, le prolongement de la ligne 14 au nord de Saint-Lazare à Mairie de Saint-Ouen (800 millions d euros), prolongement du RER E à l ouest (1 milliard d euros). La SGP contribue également à la modernisation des RER. Pour financer cet investissement, la SGP dispose de recettes fiscales affectées, des recettes en propre qui garantisse la pérennité de l investissement : une fraction de la taxe locale sur les bureaux, la taxe spéciale d équipement et une composante de l imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux. Au total, la SGP perçoit ainsi plus de 500 millions d euros de recettes fiscales affectées par an. La SGP aura également recours à l emprunt, dans un second temps, qu elle remboursera avec les ressources fiscales affectées, les redevances d usage payées par les exploitants une fois les lignes mises en service et les recettes complémentaires tirées notamment de l exploitation commerciale des gares. Didier BENSE précise que la SGP prévoit de rembourser complètement les emprunts sur une période de 40 ans ; à titre de comparaison, il indique qu il a fallu un siècle pour rembourser la réalisation du réseau actuel. La ligne 15 ouest Isabelle RIVIERE, directrice des relations territoriales, rappelle que le Grand Paris Express est une réponse à trois objectifs cruciaux tels qu ils sont clairement apparus lors du débat public de 2010 : disposer d une liaison entre le nord et le sud des Hauts-de-Seine ; être connecté rapidement aux aéroports de Roissy, Orly et du Bourget ; relier les pôles d emploi et d habitat des Hauts-de-Seine. Elle indique que les gares des Agnettes et des Grésillons s inscrivent dans un secteur en pleine mutation, riche en projets urbains inscrits dans le contrat de développement territorial «Boucle Seine Nord», validé en comité de pilotage le 4 juin 2013 et signé le 10 février 2014 par la préfecture d Ile-de-France et les communes de Colombes, Bois-Colombes, Asnières-sur-Seine et Gennevilliers : la gare des Agnettes est implantée dans une zone de construction d un éco-quartier de 1700 logements et contribuera à l amélioration de l entrée de ville entre Asnières-sur-Seine et Gennevilliers ; la gare des Grésillons est située dans la zone d activité économique de Gennevilliers et jouxtera 4 zones de développement, tertiaires et mixtes d une superficie totale de 570 000 m². Elle souligne que le département des Hauts-de-Seine est concerné par trois grands rendez-vous du Grand Paris Express : - En 2020, la partie sud de la rocade, avec 5 nouvelles gares ouvertes au public dans les Hauts-de- Seine : Bagneux M4, Châtillon-Montrouge, Fort d Issy-Vanves-Clamart, Issy RER et Pont de Sèvres ; - En 2020 également, l arrivée d Eole constituera aussi une étape importante pour les Hauts-de- Seine, avec la desserte du pôle d affaires de la Défense et de la ville de Nanterre la SGP contribue à ce projet à hauteur d 1 milliard d euros ; - En 2025, la partie ouest de la rocade sera mise en service entre Pont-de-Sèvres et Nanterre, avec 4 nouvelles gares construites dans les Hauts-de-Seine : Saint-Cloud, Rueil - Suresnes «Mont Valérien», Nanterre La Boule et Nanterre La Folie en terminus provisoire. - En 2027, la partie ouest de la rocade jusqu à Saint-Denis Pleyel s achèvera avec la création de 5 autres gares : la Défense, Bécon-Les-Bruyères, Bois-Colombes, Les Agnettes et Les Grésillons ; et sur la ligne 18 de la gare des Hauts-de-Seine, la gare d Antonypôle sera créée. Elle indique qu il sera alors possible, en effectuant une correspondance, de rejoindre aisément les aéroports, celui d Orly avec la ligne 14 au sud, celui de Roissy CDG avec la ligne 17 au nord. 5
La ligne 15 ouest, d une longueur de 20 km et entièrement souterraine, s insèrera sous des secteurs urbains particulièrement denses et déjà bien connectés au réseau de transport en commun existant. Elle comptera 9 nouvelles gares. Parmi elles, 3 ont été rajoutées à la demande des élus et des participants au débat public de 2010-2011 : la gare de Rueil Suresnes «Mont Valérien», initialement, située à Rueil-Malmaison ; la gare de Bois-Colombes ; la gare de Nanterre La Boule, dont le caractère optionnel a été levé par la décision gouvernementale du 6 mars 2013, grâce à la forte demande des élus et des habitants du territoire A l horizon 2030, lorsque le réseau sera achevé, la ligne 15 ouest accueillera un trafic d environ 600 000 voyageurs par jour pour 9 gares. A titre de comparaison, au même horizon, le trafic sur la ligne 15 sud sera de l ordre de 600 000 à 800 000 voyageurs par jour, pour 16 gares. Onze communes sont concernées par notre projet. La ligne 15 Ouest sera au service de 4 départements franciliens : les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis, les Yvelines et le Val d Oise. A terme, toutes les gares de la future ligne seront en correspondance avec des lignes de métro, RER, tramway et Transilien, à l exception de la gare de Rueil - Suresnes «Mont Valérien», dont l implantation a été motivée par l absence de métro dans les quartiers des hauts de Rueil et des hauts de Suresnes. La ligne 15 ouest desservira deux pôles de transport majeurs à l échelle de l agglomération parisienne : La Défense et Saint-Denis Pleyel. Ces nombreuses correspondances permettront aux usagers du Grand Paris Express de réaliser des gains de temps conséquents sur leurs trajets quotidiens. Isabelle RIVIERE explique qu un travail très conséquent a été réalisé entre 2010, année du débat public, et aujourd hui, avec l ensemble des partenaires de la SGP : les élus et les acteurs du transport de voyageurs. Elle indique que les réunions publiques qui se sont déroulées sur le territoire ont permis de positionner deux gares, celles des Agnettes et des Grésillons. Par ailleurs, les élus et les acteurs du territoire sont étroitement associés à l avancement du projet au sein des comités de pilotage, dédiés à chaque gare, permettant d examiner avec l ensemble des partenaires les meilleures solutions techniques, urbaines et environnementales pour l implantation et l insertion des gares. Les deux gares sont traitées dans un même comité de pilotage car elles ont la spécificité d être en articulation avec les communes d Asnières-sur-Seine et de Gennevilliers. Depuis début 2011, 80 réunions rassemblant tous les partenaires se sont tenues sur les 9 gares de la ligne 15 ouest. Par ailleurs la SGP intervient à la demande des élus lors des conseils municipaux ; elle répond également aux différentes interrogations des habitants et des associations, à l occasion de réunions de quartier ou lors de réunions publiques. Un site internet dédié est également disponible pour répondre à toutes les questions. Enfin, elle rappelle qu après le débat public de 2010-2011, la SGP a mené des études préliminaires qui ont porté sur l implantation des gares, leur intégration dans l espace existant, la délimitation des emprises nécessaires ou encore la définition du fonctionnement intérieur de la gare. Aujourd hui, la SGP revient vers les citoyens dans le cadre de la concertation renforcée afin de partager le résultat de ces études. Elle sollicite les remarques, avis et interrogations qui viendront nourrir l élaboration du projet de dossier d enquête publique qui sera mis à disposition du public dans le cadre de l enquête publique, prévue pour le printemps 2015. Cette dernière étape, essentielle pour la poursuite du projet, doit permettre d obtenir la déclaration d utilité publique du projet, autorisant le démarrage des travaux. En parallèle, la SGP va procéder à l identification et à l acquisition des volumes en sous-sol nécessaires au passage du tunnel, ainsi que des emprises en surface dont elle a besoin pour l implantation des nouvelles gares et des équipement annexes du tunnel. En 2015, les études de maîtrise d œuvre pourront démarrer. Elles permettront de préparer la phase travaux qui débutera mi-2018 pour une mise en service en deux temps : - En 2025, le tronçon allant de Pont de Sèvres à Nanterre La Folie, en terminus provisoire. - En 2027, le tronçon allant de Nanterre La Folie à Saint-Denis Pleyel. 6
Le Grand Paris Express près de chez vous Xavier DUCLAIROIR, directeur de projet, présente les gares des Agnettes et des Grésillons. Ces deux gares souterraines sont situées sur des territoires correctement connectés à Paris et aux banlieues nordouest mais très mal reliés entre eux par des transports en commun lourds, c est-à-dire pouvant accueillir un grand nombre de passagers. En effet, les transports actuels ne permettent pas de relier efficacement les villes d Asnières-sur-Seine, Gennevilliers et L Ile-Saint-Denis avec d autres villes de la proche banlieue sans avoir à passer obligatoirement par Paris.. Ces gares seront parfaitement intégrées au réseau de transports existant la gare des Agnettes sera en correspondance avec la ligne 13 et la gare des Grésillons sera en correspondance avec le RER C. Par ailleurs, les lignes de bus pourront être réorganisées pour assurer au mieux la correspondance avec les gares du Grand Paris Express. Les gares accueilleront également des consignes et des abris pour les vélos. Le site d implantation de chacune des deux gares a été trouvé grâce à l étroite collaboration établie entre les villes d Asnières-sur-Seine, de Gennevilliers et la SGP. La gare des Agnettes Le quartier desservi par la gare des Agnettes est composé notamment de résidences collectives, en particulier dans le quartier des Agnettes, et d un quartier pavillonnaire. La gare s inscrit dans un projet porté par la ville de Gennevilliers de requalification du quartier des Agnettes, actuellement desservi par la ligne 13 du métro qui offre une liaison efficace vers Paris. La gare est entourée d équipements publics tels que le collège-lycée Auguste Renoir ou encore la cité administrative de Gennevilliers et se trouve à 10 minutes à pied du centre-ville de Gennevilliers. En termes d organisation, la future gare des Agnettes se trouvera au sud-est de la station de la ligne 13, à proximité du carrefour entre la rue Robert Dupont, la rue des Bas, la rue Louis Calmel et le boulevard Pierre de Coubertin. Elle sera construite à l emplacement d une barre d immeuble du quartier des Agnettes, à l angle entre la rue des Bas et la rue Louis Calmel. Le volume souterrain de la gare, qui comprendra 4 niveaux, sera surmonté d un bâtiment élaboré en collaboration avec la ville de Gennevilliers. L accès à la gare se fera sur le carrefour à la limite des villes d Asnières-sur-Seine et de Gennevilliers ; un couloir de liaison est prévu sous la rue Louis Calmel pour assurer la correspondance entre la station de la ligne 13 et la future gare de la ligne 15. Le tunnel du métro sera situé à environ 25 mètres de profondeur. Les quais, longs de 108 mètres, seront accessibles à tous, grâce à des escaliers mécaniques et des ascenseurs. La gare des Grésillons Le quartier desservi par la gare de Grésillons accueille de nombreux entrepôts et locaux industriels du côté de Gennevilliers et des zones d habitation et d activités du côté d Asnières-sur-Seine. La gare se situe au cœur d un quartier de Gennevilliers aujourd hui majoritairement industriel en plein renouvellement : projet de ZAC sur les anciens terrains PSA, ZAC des bords de Seine ou encore la ZAC Parc d affaires à Asnières-sur- Seine. La gare pourra aussi desservir les zones d habitat situées au sud de L'Ile-Saint-Denis et le centre sportif de l Ile des Vannes. Ce quartier dispose aujourd hui d une liaison efficace vers Paris et les banlieues du Val d Oise avec le RER C. La gare se situe au nord de l avenue des Grésillons, entre la rue Henri Vuillemin à l ouest et les voies du RER C à l est. Elle est à proximité de la gare du RER C et des arrêts de bus qui la desservent. Le bâtiment est situé entre le talus du RER C et une nouvelle voie publique qui sera construite au nord de l avenue des Grésillons, sur une parcelle actuellement occupée par une entreprise. Deux accès sont prévus, un accès depuis la voie nouvelle à l ouest et un autre débouchant sur l avenue des Grésillons à l est. Le tunnel se situera à une profondeur d environ 15 mètres. Par ailleurs, la partie souterraine comprendra 4 niveaux et les quais seront accessibles à tous par des escaliers mécaniques et des ascenseurs. 7
Les ouvrages En plus de la gare, Xavier DUCLAIROIR souligne que des ouvrages sont nécessaires au bon fonctionnement de la ligne de métro, en toute sécurité : - Le tunnel est conçu pour faire circuler les trains, en souterrain, à une vitesse de pointe de 120 km/h, ce qui impose des contraintes importantes pour son tracé. - Les puits de ventilation et d accès des pompiers permettent le désenfumage du tunnel et l évacuation des blessés en cas d incident ; ils sont implantés tous les 800 mètres au plus, conformément à la réglementation. - Pour l ensemble de la ligne 15, la maintenance sera assurée sur un site localisé à Champigny dans le Val-de-Marne. Les travaux Xavier DUCLAIROIR indique que la quasi-totalité du tunnel sera réalisé avec un tunnelier. Cette technique de creusement permet de réaliser l infrastructure en réduisant considérablement les gênes pour les riverains du projet, car celui-ci creuse en profondeur et nécessite peu d emprise en surface. L utilisation du tunnelier garantit la stabilité du terrain situé au-dessus du tunnel et en fait la technique la plus sûre. Le tunnelier est introduit dans un ouvrage, qui permet également l évacuation de tous les déblais. Les 20 km que compte la ligne 15 ouest seront réalisés à l aide de deux tunneliers. Un de ces tunneliers sera d ailleurs lancé depuis l installation de chantier des Cabœufs, en bord de Seine à Gennevilliers. Il creusera les 9 km de tunnel vers la gare de Nanterre La Folie puis les 1,5 km de tunnel restant vers Saint-Denis Pleyel. Pour préparer ces travaux, la SGP a pris en compte l ensemble des enjeux environnementaux et conduit de nombreuses études sur ces différents enjeux. Ces études environnementales sondages de sols, prospections écologiques, modélisations des fonctionnements des nappes d eau souterraines, viennent alimenter les études de conception des différents ouvrages (tunnels, gares, ouvrages de sécurité, organisation des chantiers ), de façon à employer des méthodes de constructions adaptées et réalistes. S agissant plus particulièrement de la ligne 15 Ouest, certains enjeux environnementaux font l objet d une attention particulière, notamment en matière d hydrogéologie et de risque d inondation, avec la présence de la boucle sud de la Seine au niveau de Boulogne et celle du nord au niveau de Gennevilliers. Le territoire de la ligne 15 ouest comporte également des sites naturels remarquables, comme la Seine et ses berges ou le parc de Saint-Cloud. A ce titre, la SGP s est engagée dans une campagne d inventaires faunistiques et floristiques sur tous ces sites identifiés pour préserver les espèces, en phase chantier comme en phase d exploitation. Des campagnes de sondages géotechniques et de mesures des niveaux de pollution permettront à la SGP de mieux connaître la nature du sous-sol concerné. Compte tenu de l ampleur du projet et donc des quantités de déblais à évacuer, un schéma directeur d évacuation des déblais a été élaboré, qui tient compte de l équilibre territorial et veille à l évacuation des déblais au plus près de leur zone de production. Ce plan recense tous les centres de stockage et de traitement des déblais, les grandes orientations en matière de type d évacuation, par le fleuve, le train, la route, ainsi que les secteurs de destination pour ces déblais. L objectif est de diminuer la gêne sur les territoires et les riverains, lors de l évacuation de ces déblais, en recherchant le transport par péniche ou train lorsque cela est possible, et en privilégiant l utilisation des grands axes de circulation, s il n est pas possible d évacuer les déblais autrement que par camions. Un travail de réduction des gênes est également réalisé, très en amont avec les maîtres d œuvre afin d agir sur les méthodes de réalisation si besoin. Ce travail sera complété par des échanges avec les riverains et une communication adaptée à chaque chantier. Les acquisitions foncières 8
Isabelle RIVIERE présente le dispositif d acquisitions foncières de la SGP. Ces acquisitions concernent environ 800 parcelles, dont 10 % seulement en surface, pour l intégralité de la Ligne 15 Ouest. Ces emprises accueilleront les gares et les puits de sécurité. La SGP a veillé à implanter, autant que faire se peut, ces ouvrages sur des emprises publiques, qui représentent un quart des parcelles concernées par la ligne 15 ouest. Pour acquérir des propriétés privées, la SGP a mis en place un processus de négociations amiables afin de réduire autant que possible le recours à l expropriation. Elle reste particulièrement vigilante sur ces territoires en plein développement. Un exemple concret : sur Asnières-sur-Seine, le projet de ZAC PSA a été travaillé en lien étroit avec la SGP. Les premières acquisitions des tréfonds sur la Ligne 15 ouest ont ainsi été menées à bien afin de s assurer de la compatibilité du projet avec les fondations des futures constructions. Sur la commune de Gennevilliers, des négociations sont engagées depuis un an et demi sur des parcelles à proximité de la gare des Grésillons. La SGP désignera un opérateur foncier au dernier trimestre 2014 : il prendra contact avec chaque propriétaire directement concerné par le projet. Pour réaliser le tunnel de la Ligne 15 ouest, entièrement en souterrain et à grande profondeur, la SGP achètera aux propriétaires, le volume de sous-sol nécessaire au passage du tunnel. Les performances du Grand Paris Express Isabelle RIVIERE termine la présentation en détaillant les performances du futur métro, conçu pour transporter un grand nombre de voyageurs à une vitesse élevée. La ligne 15 sera ainsi en mesure d accueillir jusqu à 1 000 voyageurs par train toutes les 3 à 4 minutes en heure de pointe cette fréquence pourra tomber à 2 minutes lorsque le réseau sera intégralement mis en service. Pour garantir une circulation régulière, les trains seront automatiques, et supervisés depuis un poste de commande centralisé installé à Champigny-sur-Marne. Il permettra d assurer la sécurité et le bon fonctionnement du métro en tunnel et en gare. Questions / réponses Christian GARCIA indique qu il prendra, si possible, les questions trois par trois. Il demande aux intervenants de se présenter. L insertion des futures gares dans leur environnement Léo LANDAU, représentant de l association Environnement 92, demande comment seront dimensionnés les garages à vélos, car il constate que sur les stations de la ligne 13, peu de stationnements vélos sont prévus et de très nombreux cyclistes sont contraints de les cadenasser autour des gares de manière peu sécurisée. En ce qui concerne la gare des Agnettes, il estime que le choix de l emplacement est incompréhensible et ne comprend pas pourquoi la SGP n envisage pas d implanter la future gare en-dessous de celle de la ligne 13, à une plus grande profondeur pour ne pas gêner le bon fonctionnement de la gare actuelle. Il considère qu une mutualisation serait bienvenue, pour éviter la correspondance avec la ligne 13 par le biais d un long tunnel ou pour mieux exploiter le hall de la gare actuelle, très souvent vide. Il regrette également qu un second accès ne soit pas prévu au sud-est de la gare envisagée, pour mieux desservir le quartier des Agnettes. Il fait une remarque similaire pour la gare des Grésillons, pour laquelle un seul accès est envisagé alors qu il en faudrait un second au nord-ouest. Xavier DUCLAIROIR indique que les études préliminaires n intègrent pas encore le dimensionnement des parkings de vélos et que la SGP travaille avec le STIF sur ces questions. Il observe que la topographie des quartiers des Agnettes et des Grésillons se prête particulièrement à l usage du vélo. En ce qui concerne l implantation de la future gare des Agnettes, il explique qu il est impossible de se rapprocher davantage de la station actuelle sous peine de devoir réaliser des travaux très impactants pour la surface ; pour cette 9
raison, une mutualisation du hall ou la suppression d un couloir de correspondance ne sont pas possibles. Il indique que le couloir fera environ 70 mètres de long, ce qui reste relativement court quand on le compare à certains couloirs du métro parisien actuel : la correspondance a été conçue pour des déplacements optimisés, même si elle paraît longue. Il ajoute que la SGP va étudier les possibilités de créer de nouveaux accès aux gares des Agnettes et des Grésillons, mais il souligne que les gares du Grand Paris Express sont plus profondes que les stations du métro parisien pour lesquelles il est facile de réaliser plusieurs accès. Il précise que la création de nouveaux accès peut engendrer des problèmes de sécurité : il rappelle que les accès secondaires du métro parisien sont parfois un peu délaissés et peu sûrs. Il fait également remarquer que tout nouvel accès créé doit être accessible aux personnes à mobilité réduite, ce qui implique des aménagements plus conséquents. Revenant sur la remarque de M. LANDAU sur le hall vide de la station des Agnettes, Isabelle RIVIERE précise que cet emplacement de gare a été choisi avec les élus et correspond à leur volonté de dynamiser les quartiers desservis et transformer l entrée de ville aux Agnettes en réalisant un projet urbain d envergure. Elle ajoute que la SGP travaille avec les élus pour que les gares du Grand Paris Express s insèrent dans un environnement urbain renouvelé pour ses habitants. Yves HERMES demande des précisions sur ce qui va être construit au-dessus de la gare : si ce sont des logements, il souhaite savoir si ceux-ci seront ouverts à l accession à la propriété. Il souhaite également connaître la part dans le financement total des plus-values effectuées dans le cadre des acquisitions foncières de la SGP. Par ailleurs, il demande à comprendre pourquoi la barre du 11-21 doit être démolie et pour quelles raisons la SGP ne réalise pas des accès tout autour du rond-point pour rendre la future gare plus accessible. Isabelle RIVIERE indique que le projet urbain autour de la gare relève des élus municipaux, qui devront préciser ce qu ils veulent mener dans ce quartier. Elle souligne que la loi prévoit un objectif de création de 70 000 logements par an que les élus peuvent concourir à remplir. Elle ajoute que la SGP travaille avec les élus sur ces questions. Benoît LABAT, directeur de la valorisation et du patrimoine à la SGP, explique qu initialement, la SGP devait percevoir des recettes liées aux opérations d aménagement autour des gares dans un périmètre de 1 500 mètres ; ce système a été abandonné, ce qui signifie que la SGP ne touche rien sur les opérations immobilières réalisées à proximité des gares. Le financement du Grand Paris Express s effectue aujourd hui grâce à des recettes fiscales affectées et le recours à l emprunt. En revanche, il souligne que la SGP est en mesure de proposer des opérations immobilières à proximité des gares : ces opérations doivent être validées par les communes concernées, qui ont des prérogatives en matière d urbanisme et de permis de construire. Il insiste sur l importance qu accorde la SGP à bien intégrer les gares dans leur quartier et à répondre, même de manière minoritaire, à l objectif des 70 000 logements annuels souhaités par les Franciliens. Il indique que des discussions auront lieu avec les communes pour déterminer ce qui pourrait être réalisé à proximité et au-dessus de la gare. Didier BENSE ajoute que l enquête publique, que prépare la SGP, ne concernera que le futur métro et non les opérations d aménagement : il ne s agit donc pas de proposer dès à présent des projets urbains. Il précise que si un projet venait à émerger, il serait mentionné et décrit dans le dossier d enquête publique, mais pas davantage. Marc IKROU, habitant des Agnettes estime qu il faut également travailler avec les habitants, car il y a peu de dialogue avec ceux-ci. Isabelle RIVIERE fait remarquer que les élus représentent la population ; elle précise que la SGP est tout à fait prête à organiser des réunions de quartier quand ce sera nécessaire mais rappelle que ce sont bien les élus qui détiennent cette compétence, et non la SGP. Jacques CAPET, association Naturellement Nanterre et également membre d Environnement 92, dit bien comprendre qu il est plus simple de réaliser plusieurs accès lorsque la gare est peu profonde ; il relève néanmoins que certaines gares récentes sont à faible profondeur et ne comportent qu un seul accès, comme c est le cas sur les dernières gares de la ligne 13. Il regrette cette tendance car les gens mettent longtemps à sortir de la gare en raison des affluences vers une sortie unique. 10
Xavier DUCLAIROIR souligne que tous les travaux liés à la création d accès se feraient en tranchée couverte, ce qui aurait un fort impact sur la voirie. Il invite le public à prendre du recul et estime dommage qu on multiplie les couloirs souterrains peu sûrs dans le sous-sol d un quartier concerné par un projet de renouvellement urbain. Il insiste sur le fait qu un accès est sécurisé s il est beaucoup emprunté, ce qui invite à limiter le nombre d accès. Il ajoute enfin qu en ce qui concerne l accès à la gare, les escaliers mécaniques ou non sont dimensionnés pour accueillir tous les usagers qui emprunteront le futur métro, avec une marge de sécurité importante. Bektas ASLAN, habitant de Gennevilliers, demande si la commune de Gennevilliers a prévu de préempter l ensemble du périmètre autour des gares pour créer un nouveau quartier. Isabelle RIVIERE rappelle que 800 parcelles sont à acquérir pour la ligne 15 ouest, dont un quart appartiennent à des personnes publiques Etat, communes, Elle ajoute qu un opérateur foncier va être désigné au dernier trimestre 2014 pour prendre contact avec les propriétaires de ces parcelles et effectuer le rachat. Elle souligne que la SGP n acquiert que ce qui lui est nécessaire pour réaliser l infrastructure. Alexis BACHELAY, député de la 1ère circonscription des Hauts-de-Seine, juge que l accès unique aménagé aux Courtilles sera source de complication pour les usagers car les escaliers sont étroits. Il demande donc que l étude d un second accès soit envisagée sur la future gare des Agnettes, tout en insistant sur le bon dimensionnement des escaliers. Il salue le rôle joué par l ancien maire Jacques BOURGOIN pour l obtention de deux gares sur la commune de Gennevilliers. Didier BENSE indique que les flux de voyageurs ont été étudiés pour réaliser un bon dimensionnement des escaliers et des cheminements au sein de la gare. Xavier DUCLAIROIR insiste à nouveau sur le fait qu il est nécessaire que les accès ne soient pas discriminatoires : il faut ainsi que tous ces accès soient accessibles aux personnes à mobilité réduite, ce qui suppose une démultiplication des ascenseurs et des escaliers mécaniques. Dans le cas des Agnettes, la SGP va étudier la question : il souligne à ce propos que le nombre d accès dépendra aussi du projet urbain porté par la commune. Les travaux et les nuisances Charly ELDIN, habitant de la barre du 11-21 de la rue des Agnettes à Gennevilliers, exprime ses craintes sur l arrivée du futur métro, qui suppose la démolition de la barre. Il estime que les discours de la SGP paraissent beaux, mais manquent d éléments concrets, comme le calendrier de cette démolition. Il indique que plusieurs dates ont déjà été données sans que tous les habitants en soient informés. Il souhaite savoir à quelle sauce les habitants de la barre seront mangés, relevant que depuis les aménagements d Haussmann, les ouvriers sont contraints de s éloigner de plus en plus de Paris. Il est en attente d éléments concrets sur le devenir des habitants du 11-21 : le calendrier et les conditions de vie qu auront les habitants contraints de déménager. Marc IKROU qui est déjà intervenu sur la nécessité d un dialogue avec les habitants, espère que les prix de l immobilier ne vont pas flamber avec l arrivée du Grand Paris Express, car les habitants sont pour la plupart des locataires et non des propriétaires. Isabelle RIVIERE souligne que l emplacement de la gare a été décidé en concertation avec les élus du territoire et les acteurs des transports. Elle indique que plusieurs possibilités ont été envisagées pour la gare des Agnettes. Au final, les élus et la SGP ont décidé de placer la gare sous la barre du 11-21 ; cependant, elle précise qu un projet de relogement des habitants de cette barre existait déjà avant le projet du Grand Paris Express et que ce dernier n a fait qu accélérer un processus déjà en marche. Elle ajoute que la SGP est là ce soir pour répondre à toutes les questions et que cette réunion n est pas la dernière occasion de le faire. Elle insiste sur le souci de la concertation qu ont les élus du territoire, indiquant qu une réunion s est tenue cet après-midi même pour évoquer le devenir des habitants de la barre et la prise en charge de leur relogement avec l Office public de l habitat de Gennevilliers et les élus municipaux. Eric GARRIGUES, habitant des Agnettes, indique avoir entendu que la minimisation des nuisances vibratoires et sonores était l un des principes de conception du tunnel du futur métro. Il souhaite connaître les méthodes retenues dans les études préliminaires pour minimiser ces nuisances et demande à disposer 11
des critères et des valeurs seuils correspondantes pour se faire une idée de l engagement pris par le maître d ouvrage. Didier BENSE estime que le sujet des nuisances est très important, bien que peu réglementé. En ce qui concerne les vibrations, il indique que la SGP procèdera à des études de sol pour caractériser le terrain et évaluer les risques. Il souligne que ce sujet a été beaucoup évoqué lors de l enquête publique sur la ligne 15 sud et que la SGP a pris un certain nombre d engagements installation d amortisseurs entre le tunnel et les rails, par exemple que le public peut consulter sur le site internet de l enquête publique : www.enquetepubliquelignerouge15sud.fr Bektas ASLAN souhaite savoir si les Gennevillois qui seront directement touchés par les travaux en surface ont été prévenus. Par ailleurs, il demande si les travaux prévus sont encore susceptibles de changer six mois avant, par exemple pour positionner les puits de sécurité. Didier BENSE lui répond que les choses peuvent encore évoluer ; ceci étant, il rappelle que la SGP a déjà mené un certain nombre d études qui permettent de penser raisonnablement que le projet final sera semblable à ce qui est présenté aujourd hui. Le dossier d enquête publique contiendra l ensemble des intentions de la SGP : les gares, les puits de sécurité, les accès des tunneliers Cela peut encore changer en fonction des résultats de l enquête publique, comme ce fut le cas pour la ligne 15 sud. En ce qui concerne les modalités d information des riverains, il indique que le projet n en est pas au stade où le calendrier précis des travaux est arrêté. Il indique que les habitants seront prévenus de l enquête publique par plusieurs moyens prévus par la loi affichage, boîtage, newsletter du Grand Paris. Il ajoute que chaque chantier sera doté d un plan de communication de gestion de chantier, avec un chargé de communication qui sera en relation avec les riverains pendant les travaux. Des courriers individuels seront adressés ultérieurement, lorsque le projet se précisera davantage encore par la suite. La tarification et la future offre de transports Marc IKROU demande pourquoi le ticket T+ n est pas disponible dans les bus comme dans le métro et s interroge sur l évolution de la tarification avec l arrivée du futur métro. Cyril DELONCA, représentant du STIF, indique que M. IKROU fait référence au ticket T, acheté dans les bus et qui ne permet pas de correspondance, contrairement au ticket T+. Pour élargir sur la tarification, il précise que le Grand Paris Express sera intégré dans la tarification francilienne ; néanmoins, celle-ci devrait évoluer pour davantage tenir compte des trajets de banlieue à banlieue permis par le futur métro de rocade. En effet, le système actuel de zones concentriques autour de Paris n est pertinent que pour le réseau actuel, organisé en étoile vers Paris. Il indique que des réflexions sont en cours au sein du STIF pour faire évoluer le système tarifaire. Jacques CAPET s étonne de la réponse de M. DELONCA. Il rappelle que pendant la campagne des élections régionales de 2010, Jean-Paul HUCHON et ses colistiers avaient promis de mettre en place le dézonage à mi-mandat. Il demande où en est cette promesse de campagne. Cyril DELONCA indique que le Conseil du STIF a validé en 2011 le concept du dézonage, déjà effectif le week-end et pendant les vacances scolaires pour les titulaires d un forfait Navigo. Il souligne que cette mesure a un coût 40 millions d euros par an et que l engagement pris par Jean-Paul HUCHON était conditionné à des ressources de financement complémentaires. Il rappelle que les coûts de fonctionnement du réseau des transports franciliens s élèvent à 8,5 milliards d euros par an et que toute nouvelle offre à un coût nécessitant l entretien et la maintenance de l infrastructure qui vient s ajouter au coût total. Didier COTTIN, habitant de Paris, indique que lors de la concertation sur la ligne 15 sud en 2012, la SGP avait expliqué que pour bien exploiter une ligne circulaire, il fallait traiter l une des gares comme un terminus dans lequel les usagers devaient changer de rame pour poursuivre leur voyage. A l époque, cette gare était Noisy-Champs. Il explique qu en mars 2013, suite à la restructuration du projet, la gare de Champigny- Centre devenait ce terminus, ce qui signifie que la ligne 15 sera circulaire tout en présentant une fourche, soit une spirale fermée du côté intérieur. Il demande des précisions sur le scénario d exploitation qui sera retenu à l horizon 2030 : où seront les changements de rames pour les usagers? Y aura-t-il une gare 12
terminus pour tous les trains avec changement obligatoire de quai? Enfin, il souhaite savoir si la ligne est conçue pour permettre d autres scénarios d exploitation. Didier BENSE confirme que la SGP a eu de nombreux échanges avec le STIF sur les scénarios d exploitation, qui ont conduit à prendre des dispositions pour permettre plusieurs possibilités. Les trains doivent pouvoir circuler en boucle ouverte depuis Noisy-Champs jusqu à Champigny Centre ou en boucle fermée de Champigny -Centre à Champigny Centre, sans passer par Noisy-Champs. Sylvaine JUMEL, habitante de Gennevilliers, relève que le caractère automatique du futur métro rend possible l extension des horaires d ouverture. Elle suggère de faire circuler des trains en nocturne pour rejoindre facilement les aéroports à toute heure. Didier BENSE indique que cette question des horaires a été largement évoquée pendant le débat public. Il explique qu après de nombreuses réflexions, il a été décidé que les horaires du Grand Paris Express s aligneraient sur celles du réseau avec lequel il est en correspondance. Par ailleurs, il précise que le futur gestionnaire d infrastructure aura besoin d au-moins 3 heures pour réaliser la maintenance des trains et que cet entretien est fait de nuit pour plus de commodité. Isabelle RIVIERE ajoute qu il existe trois instances au sein de la SGP : un conseil de surveillance, qui rassemble plusieurs personnalités publiques, un directoire dont Didier BENSE est membre et un comité stratégique, qui rassemble l ensemble des élus d Ile-de-France, le STIF et les exploitants. Elle indique que c est au sein de ce comité stratégique que les questions liées à l intermodalité ou aux amplitudes horaires sont travaillées afin d apporter les meilleures réponses possibles. Alexis BACHELAY estime que ce projet apporte une réponse à l engorgement et aux difficultés rencontrées sur la ligne 13 dont il est usager. S il note que le prolongement de la ligne 14 au nord apportera une amélioration, il considère que la ligne 15 permettra aussi de désaturer la ligne 13. Il souhaite ainsi connaître le pourcentage de désaturation qui sera permis par le futur métro. Didier BENSE précise que la ligne 15 apportera une désaturation estimée à 10 % du trafic sur les branches de la ligne 13. Le tracé et les ouvrages de la ligne 15 ouest Martine GARRIGUES, habitante d Asnières-sur-Seine, demande des précisions sur le tracé de la ligne 15 entre Bois-Colombes et les Agnettes. Elle souhaite savoir si la SGP privilégie le passage sous les bâtiments publics, comme les collèges et les lycées. Par ailleurs, elle demande à connaître l emplacement des puits de sécurité. Xavier DUCLAIROIR indique que les études actuelles n ont pas encore identifié le tracé précis mais un fuseau de 100 mètres de large qui sera indiqué dans le dossier de l enquête publique. Il précise que la SGP privilégiera le passage sous la voirie et les bâtiments publics et recensera les différents obstacles potentiels, comme les bâtiments avec des fondations profondes ou les réseaux (assainissement par exemple). Il ajoute que l emplacement des puits de sécurité sera affiné lorsque le tracé sera défini un seul puits sera installé entre Bois-Colombes et les Agnettes. Autres sujets Fadi OUESLATI gérant d une société de légumes à la gare des Courtilles et habitant d Asnières-sur-Seine, observe que la ligne 15 ouest passera aux Agnettes et non aux Courtilles pour offrir une correspondance avec la ligne 13 alors que la station des Courtilles permettrait également une correspondance avec le tramway T1 et accueille plusieurs terminus de bus. Il demande à la SGP de s expliquer sur ce choix. Xavier DUCLAIROIR indique que cette question renvoie aux interrogations soulevées pendant le débat public. Il rappelle que le choix de la gare des Agnettes fait partie des conclusions du débat public. La réflexion menée à l issue du débat public avait en effet conduit à choisir cette gare car après un passage par Bois-Colombes puis les Grésillons, une station aux Courtilles aurait représenté un détour trop important pour 13
le futur métro. Il souligne que la gare des Agnettes permet tout de même une correspondance avec la ligne 13 et que ce débat a été tranché suite au débat public. Léo LANDAU demande à quoi correspondent les pointillés entre les futures gares de Saint-Denis Pleyel et de la Défense et qui semblent longer la ligne 15 ouest : il souhaite savoir s il s agit d un tronçon commun avec une autre ligne ou un nouveau tunnel en parallèle. Didier BENSE indique que la carte globale du Grand Paris Express est un résultat du débat public de 2010-2011. Il explique qu un autre projet, Arc Express, coexistait avec le réseau de transport du Grand Paris et comprenait un arc nord différent de celui envisagé aujourd hui. Il précise que cet arc nord, représenté en pointillés sur la carte actuelle, n est pas financé dans le cadre des 22,625 milliards d euros alloués au Grand Paris Express. Il ajoute que le tracé initial du futur métro ne comprenait qu une quarantaine de gares et qu il en compte aujourd hui 69 : cette volonté de desserte fine exprimée lors des débats publics a contribué au rapprochement des projets Arc Express et de réseau de transport du Grand Paris, pour donner naissance au Grand Paris Express. Afin de respecter l enveloppe financière initiale, il a été décidé que les deux tronçons en pointillés seraient réalisés au-delà de 2030. Conclusion Manuel AESCHLIMANN remercie la SGP pour l organisation de cette réunion publique. Comme l a indiqué le garant, il souligne que la concertation est permanente, car chacun peut continuer à poser des questions, que ce soit dans les fiches écrites distribuées en réunion ou sur le site internet de la SGP. Il remercie le maire de Gennevilliers pour son accueil dans sa mairie. Patrice LECLERC remercie également la SGP pour cette réunion. Il fait remarquer qu il ne comparera pas la désaturation de la ligne 13, le prolongement de la ligne 14 au nord et la ligne 15, car malgré les baisses annoncées, il espère que de plus en plus de personnes prendront les transports en commun : c est pourquoi il continuera de se battre pour le débranchement de la ligne 13 et pour le prolongement du tramway T1. En réponse aux interrogations de certains participants sur le projet urbain porté par sa municipalité, il explique que les certitudes autour du calendrier de la SGP permettent d annoncer que des réunions auront lieu à partir de septembre avec les habitants du 11-21 pour examiner les conditions de leur relogement. Il ajoute qu à ce stade, rien n est encore prévu de façon précise concernant l aménagement sur le périmètre de la gare et que ce sera l objet des prochains mois. 14