Dossier-enseignants Historique l'hôtel I ) De l'hôtel l'aigle à l'hôtel II ) L'orphelinat et la spécialisation dans le textile III ) L'hôtel aux XIXè et XXè siècles IV ) Transcription d'une partie du testament
I ) De l'hôtel l'aigle à l'hôtel Complétez la chronologie suivante : 1409 Première mention d'un hôtel particulier. Son propriétaire est Pierre s Marest 1524 Destruction l'hôtel lors du grand incendie. 1556 Achat et rénovation l'hôtel par 1563 Testament 1570 1580 Mort Mort la femme 1409 : Première mention d'un hôtel particulier (dit l'aigle) sur le site l'actuelle MOPO. Le premier propriétaire connu est Pierre s Marest, issu d'une gran famille troyenne, seigneur Payns, Brantigny, Creney et Saint-Phal. 1524 : Après être passé entre plusieurs mains, l'hôtel est détruit lors du grand incendie qui touche Troyes. Trois jours durant, le quartier s foires est ravagé par les flammes. 1556 : achète et rénove l'hôtel l'aigle. Les locaux servent commerce avec une boutique, s comptoirs et s lieux stockage différentes marchandises. On y trouve également une chapelle. On parle désormais d'hôtel. 1563 : écrit son testament : il y man que soit fondé après sa mort et celle sa femme, un orphelinat dans son hôtel particulier pour apprendre un métier à une douzaine d'enfants. (voir la transcription d'une partie du testament). 1570 : Mort 1580 : Mort Loyse Pleurre, épouse. Elle confirme à son tour la fondation l'orphelinat dans son testament. Qui est qui a donné son nom à l'hôtel où se trouve actuellement la MOPO? C'est un notable troyen du XVIè siècle, issu d'une riche famille marchands. Il a occupé s charges prestigieuses au sein la ville : il a été par exemple échevin, c'est à dire conseiller municipal. Il a également acheté plusieurs offices, c'est-à-dire s charges fonction publique exercées au nom du roi. Ainsi, il est gar s monnaies auprès la Cour s monnaies Troyes, chargé surveiller la qualité s monnaies ainsi que la contre-façon. Il a aussi été contrôleur s recettes s ais (impôt indirect sur différents produits ou sur les péages) et s tailles (impôt direct et personnel). Enfin, Troyes avait comme beaucoup villes le privilège s'auto-défendre grâce à sa milice bourgeoise. est chef d'une partie cette milice, celle s arquebusiers. Il est par ailleurs suspecté d'appartenir à la Réforme protestante, est démis ses fonctions d'échevin avant d'être réintégré en 1564. En 1563, dans son testament, il man que soit fondé après sa mort et celle sa femme, un orphelinat dans son hôtel particulier pour apprendre un métier à une douzaine d'enfants. Il meurt en 1570.
II ) L'orphelinat et la spécialisation dans le textile Complétez la chronologie suivante : 1582 1746 Ouverture l'orphelinat et arrivée s premiers enfants. 1750 Installation d'une manufacture avec métiers à tricoter 1772 10 000 paires bas sont produites sur 26 métiers 1794 20 à 25 000 paires bas sont produites sur 65 métiers. Fermeture l'orphelinat pour s raisons d'économies. A partir 1582 : Entrée s enfants dans l'orphelinat. Ils sont occupés à la filature au rouet la laine puis du coton. 1746 : L'orphelinat est le lieu d'installation la première manufacture métiers à tricoter Troyes (bonneterie troyenne). En effet, les stocks cotons filés se vennt très mal et une nouvelle production est rendue nécessaire. Cependant, tous les enfants ne travaillent pas sur les métiers par manque force physique et il vient nécessaire faire appel à la main d œuvre extérieure. Des ouvriers sont alors employés, ce qui ne manque créer s tensions avec les bonnetiers troyens. 1750 : 10 000 paires bas sont produites sur 26 métiers 1772 : 20 à 25 000 paires bas sont produites sur 65 métiers. Une partie s métiers est installée dans une annexe située à proximité L l'hôtel. 1794 : L'Hôtel-Dieu dont dépend l'orphelinat déci le fermer. Il s'agit faire s économies car les coûts fonctionnement l'institution sont importants. Le but est aussi d'utiliser l'argent la vente pour restaurer une partie l'hôtel Dieu. Les enfants sont réunis à ceux l'orphelinat Saint-Nicolas. Le règlement 1749 établit avec précision l'emploi du temps s enfants. Récapitulez-le ci-ssous : Heure Activité 5h Lever 5-9 h Disposition du maître spirituel (étus, prières) 9-11 h 11-12 h Repas et récréation 12h à 3h l'am Disposition du maître spirituel (étus, prières) 3h à 6h 6-7h Repas et récréation 7-8h 8-9 h Prières et récréation 9h Coucher.
III ) l'hôtel aux XIXè et XXè siècles Complétez la chronologie suivante directement sur la frise : Différents locataires Caserne se succènt 1794 1837 1852 Maison l'outil et la pensée ouvrière Activités en lien avec l'eglise catholique (internat, journal) Propriété d'edmecharles Huot 1904 1966 1974 1794-1837 : Différents locataires louent tout ou une partie l'hôtel pour s activités commerciales liées au textile ou une ou ux pièces pour y vivre. 1837-1852 : La ville Troyes doit loger s soldats et loue l'hôtel pour le transformer en caserne. Les conditions vie sont difficiles et l'administration militaire dénombre 17 soldats malas ou décédés du fait s mauvaises conditions vie dans la caserne entre août 1837 et décembre 1839. En 1851, la ville Troyes réclame la restitution s lieux à l'armée suite au départ s militaires. 1852-1904 : Les hospices civils Troyes décint vendre l'hôtel à Edme-Charles Huot. Le bâtiment sert logement, magasin commerce et lieu stockage s produits ses filatures. Des travaux restauration sont entrepris et l'hôtel est classé monument historique en 1862. Au début du XXè siècle, un incendie ravage l'hôtel qui n'est plus entretenu. Quelques photographies l'hôtel lorsqu'il appartenait à Edme-Charles Huot Photographie montrant la restauration l'hôtel vers 18521856 (prise vue opposée à la photographie précénte). Photographie montrant le délabrement l'hôtel vers 1850 Photographie montrant les dégâts sur la tourelle incendiée en 1902. 1904-1966 : L'hôtel et l'eglise catholique. L'hôtel vient tour à tour : Un internat pour les élèves du collège Urbain IV (aujourd'hui Saint-Bernard) jusque dans les années 1920. Durant la première guerre mondiale, un internat pour les élèves du collège ecclésiastique Saint-Dizier, réquisitionné par l'armée et pour le petit séminaire Troyes dont le bâtiment est converti en hôpital. A partir 1923, la rédaction et le lieu production d'un journal catholique local : l'express l'aube, venu L'Indépendant l'aube après la uxième guerre mondiale puis le Courrier l'aube 1960 à 1962. Le bâtiment appartient alors à André Valton en 1923, industriel à la tête la marque Petit-Bateau. 1966 : A la suite la disparition du journal, l'hôtel est racheté par la ville Troyes. Il est attribué à l'association s compagnons du voir qui assurent sa restauration. 1974 : Inauguration la Maison l'outil et la pensée ouvrière afin d'exposer la collection d'outils Paul Feller.
IV ) Transcription d'une partie du testament Le document est issu s archives départementales l'aube, et plus précisément s archives hospitalières la Trinité. Il s'agit du testament daté 1566 dans lequel il lègue l'ensemble ses biens en vue créer un orphelinat. L'extrait choisi se situe à la moitié du testament. y décrit l'âge s enfants pouvant être accueillis, le modèle sur lequel l'institution doit être créée et l'objectif l'institution. A vous découvrir ces informations en remplissant les cases suivantes. Tant filz que filles, orphelins et [pauvres, en la] forme, règle et manière qu'est le Collège s enfans la Trinité Paris et après Qu'ilz auront attainct l'age douze ans, je prie et ordonne qu'ilz seront mis à mestier Et que les jurés et maistres s mestiers Seront tenuz les prendre comme les enfans De la Trinité Paris et leur apprendre Leur mestier et que chacun sditz enfans Auront telle nourriture, habillement, choffage Que aultres clauses contenues en l'institution Des enfans l'hospital la Trinite Paris laquelle je prie et ordonne estre suivie De point en point, sans toutefois prejudicier [...] Signé :, [15]63