2011-2012 Perspectives économiques

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2011-2012 Perspectives économiques

Publié par : Ministère des Finances Province du Nouveau-Brunswick Case postale 6000 Fredericton (Nouveau-Brunswick) E3B 5H1 Canada Internet : www.gnb.ca/0024/index-f.asp 22 mars 2011 Couverture : Communications Nouveau-Brunswick (CNB 7822) Traduction : Bureau de traduction, Approvisionnement et Services Imprimerie et reliure : Services d imprimerie, Approvisionnement et Services ISBN 978-1-55396-336-3 Imprimé au Nouveau-Brunswick Pensez à recycler!

L économie mondiale Perspectives économiques 2011-2012 La reprise mondiale a gagné en vigueur à l approche de la fin de l année 2010 et devrait poursuivre son élan au cours des premiers mois de 2011 avant de ralentir à nouveau vers la fin de l année. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance économique mondiale de 4,4 % en 2011, en baisse par rapport à la croissance de 5,0 % prévue en 2010. Les pays émergents mèneront la croissance en 2011. Selon le FMI, les économies émergentes devraient enregistrer une croissance de 6,5 % au cours des deux prochaines années, tandis que la production dans les économies avancées tirerait de l arrière avec une croissance d environ 2,5 % au cours de la même période. Des pays comme la Chine, l Inde et le Brésil contribueront le plus à la croissance mondiale en 2011. En même temps, de nombreuses économies en développement prendront des mesures pour ralentir la hausse inflationniste des prix et des salaires, freinant du même coup la production mondiale. 3

Une consolidation financière accrue et une incertitude plus grande au sujet de la stabilité du secteur bancaire et de la dette souveraine limiteront la croissance en Europe. Une croissance de 1,5 % est prévue pour la zone euro en 2011, avec des membres de base comme l Allemagne prendront les devants, alors que des nations périphériques comme l Irlande, le Portugal et la Grèce tireront de l arrière. Les perspectives de l économie américaine se sont améliorées au cours du dernier trimestre de 2010 grâce aux mesures de stimulation prolongées et à une reprise économique générale. Dans ses Perspectives de l économie mondiale, Mise à jour de janvier 2011, le FMI a projeté que l économie américaine enregistrera une croissance de 3,0 % en 2011, en hausse par rapport à la croissance de 2,3 % prévue plus tôt en octobre. Contrairement aux reprises précédentes, les meilleures conditions économiques ne se sont pas encore transposées sur le marché du travail. Les niveaux d emploi aux États-Unis s établissent à environ sept millions en dessous des sommets enregistrés avant la récession. Néanmoins, la croissance de l emploi devrait s affermir en 2011 en raison des mesures de stimulation supplémentaires prises au cours des derniers mois. La prolongation des réductions d impôt accordées par l administration Bush conjuguée à une augmentation de la masse monétaire par une deuxième ronde d assouplissement quantitatif devrait favoriser la consommation des ménages, une composante importante de l économie américaine. La persistance de la faiblesse dans le secteur du logement et de l incertitude sur le marché du travail représente des risques de perte en cas de baisse pour des perspectives autrement prometteuses pour 2011 et 2012. 4

L économie canadienne Perspectives économiques 2011-2012 En 2010, l économie canadienne est sortie de la récession avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 3,1 %. La Banque du Canada prévoit, dans son Rapport sur la politique monétaire de janvier 2011, que la croissance en 2011 serait ralentie à 2,4 %. Les réductions budgétaires entreprises par les gouvernements se traduiront par une baisse des investissements publics. Les nombreux projets de stimulation qui ont aidé le pays à traverser la récession seront graduellement liquidés en 2011 alors que l investissement dans le secteur public ralentira. Il faut se réjouir d une amélioration des investissements privés et des échanges commerciaux, ce qui contribuera favorablement à la croissance. Les niveaux d endettement à la hausse des ménages au pays pèseront sur les consommateurs, ce qui freinera la croissance des dépenses personnelles. Les changements annoncés récemment aux pratiques de prêt hypothécaire au Canada pourraient également avoir pour effet de ralentir davantage la consommation. L amélioration des perspectives économiques au sud de la frontière devrait stimuler la croissance des exportations et neutraliser partiellement la vigueur du dollar canadien en 2011. Les importations seront menées par un accroissement des 5

investissements commerciaux dans le matériel et l outillage ce qui entrainera des gains de productivité. Toutefois, et contrairement à l année 2010 au cours de laquelle les exportations nettes avaient ralenti la croissance du PIB canadien réel, le commerce devrait positivement contribuer à la croissance en 2011. Les provinces riches en ressources comme la Saskatchewan, l Alberta et Terre-Neuve-et-Labrador stimuleront la croissance en 2011, tandis que la croissance des provinces maritimes et Québec devrait être en-dessous de la moyenne nationale. La vigueur du dollar canadien continuera de poser un défi aux fabricants et d avoir des effets défavorables sur les provinces comme l Ontario. Les États-Unis ont seulement récupéré une faible portion des emplois perdus au cours de la récession. Toutefois, le Canada est presque retourné à ses niveaux d avant la récession. La croissance de l emploi se poursuivra en 2011 du fait que les entreprises envisagent d étendre leur masse salariale en raison d un regain d optimisme vis à vis de l économie. Les tensions inflationnistes ne devraient pas se manifester pendant que l économie se maintient en dessous de sa capacité. La Banque du Canada ne devrait envisager d augmenter les taux d intérêt que plus tard durant l année. 6

Bilan statistique - Taux de croissance 1 Population et travail Perspectives économiques 2011-2012 2009 à 2010 N.-B. Canada Population totale au 1 er juillet 0,3 1,2 Population active -0,4 1,1 Emploi -0,9 1,4 Taux de chômage (%) 9,3 8,0 Taux d activité (%) 63,6 67,0 Salaires et traitements 3,7 4,0 Consommateurs et logement Ventes au détail 4,1 5,1 Indice des prix à la consommation 2,1 1,8 Mises en chantier 16,5 27,4 Entreprises Ventes manufacturières 21,1 8,9 Exportations internationales 27,0 11,6 Permis de construction -1,3 18,7 1 Écart en pourcentage, à moins d indication contraire. Source : Statistique Canada. L économie au Nouveau-Brunswick Une forte reprise des exportations et du secteur de la fabrication a sorti la province de la récession en 2010. La hausse des prix de l énergie, la production à partir du terminal de GNL de Canaport et une forte relance des exportations de potasse ont contribué à l amélioration. De plus, le secteur forestier de la province a enregistré le meilleur rendement depuis des années, les exportations dans ce secteur ayant considérablement augmenté au cours de la deuxième partie de l année. À l instar du Canada, la croissance économique au Nouveau- Brunswick est prévue d être moins prononcée en 2011 qu en 2010. Le ministère des Finances prévoit que la croissance du PIB réel ralentira pour atteindre 1,5 % en 2011 en baisse comparativement au taux de 2,0 % de 2010 en raison de la diminution des investissements du secteur public et des dépenses de stimulation. Cette estimation est comparable à la croissance de 1,8 % qu entrevoient les prévisionnistes dans le secteur privé. 7

Le marché du travail de la province qui s est relativement bien maintenu au cours de la récession et de la première partie de 2010 a eu de la difficulté au cours des six derniers mois de l année, période où le reste du pays a enregistré des gains au niveau de l emploi. Le nombre d emplois a diminué de 3 400 en 2010, en baisse de 0,9 % comparativement à l année précédente. La province devrait récupérer une partie des emplois perdus en 2011, du fait que les emplois dans le secteur des services remplaceront les emplois de la construction; il reste que la croissance de l emploi ne sera pas aussi vigoureuse que dans la plupart des autres provinces. 8

Indicateurs économiques du Nouveau-Brunswick Taux de croissance 1 de 2008 à 2012 2008 2009 2010 2011 P 2012 P Comptes économiques Produit intérieur brut (PIB) 1,2 0,4 4,0 3,2 4,6 Dépenses personnelles 4,9 1,8 5,0 4,8 5,0 Dépenses publiques courantes 7,5 6,4 6,1 4,4 4,0 Formation brute de capital fixe 2,4-9,2 9,1 1,0 5,9 PIB (réel) -0,2-0,3 2,0 1,5 2,2 Revenus Revenu personnel 5,3 2,5 3,7 3,1 3,0 Revenu du travail 6,7 2,6 2,4 3,1 3,9 Bénéfices des sociétés avant impôts -33,1-10,9 11,8 7,9 17,3 Population et travail Population totale au 1 er juillet 0,2 0,3 0,3 0,3 0,2 Population active 1,7 0,4-0,4 0,5 0,5 Emploi 0,6 0,1-0,9 0,4 0,6 Taux de chômage (%) 8,5 8,8 9,3 9,4 9,4 Taux d activité (%) 64,3 64,2 63,6 64,1 64,7 Autre Indice des prix à la consommation 1,7 0,3 2,1 1,9 2,1 Mises en chantier 0,8-17,6 16,5-7,0 10,9 1 Écart en pourcentage, à moins d indication contraire. Sources : Statistique Canada. Prévisions (P) - Finances N.-B. Les faibles coûts d emprunt devraient exercer une influence positive sur les dépenses personnelles chez les consommateurs puisque la Banque du Canada prévoyant maintenir son taux de financement à un jour aux niveaux actuels durant la majeure partie de 2011. Les changements aux prêts hypothécaires freineront la consommation résidentielle dans la province dans une certaine mesure, mais pas autant que dans certains des marchés de l habitation plus coûteux au Canada. Malgré le resserrement budgétaire par tous les ordres du gouvernement, les restes des dépenses de stimulation continueront d agir sur l économie au cours de la première moitié de 2011. Une réduction des dépenses en immobilisations gouvernementales et le maintien des restrictions budgétaires laissent indiquer que la croissance dépendra de plus en plus du secteur privé. 9

Les investissements en immobilisations dans la province résulteront de la poursuite des travaux dans le cadre du projet de remise à neuf de Point Lepreau, l agrandissement de la mine de potasse et une croissance modeste dans le secteur de la fabrication. Toutefois, aucun nouveau projet d envergure n est envisagé et les dépenses dans le secteur public seront réduites, ce qui ralentira la croissance des investissements et maintiendra du même coup la formation de capital en-dessous des niveaux d avant la récession. Le forage du gaz de schiste offre un potentiel économique à la province. Actuellement, une somme d environ 75 millions de dollars a été engagée dans l exploration du gaz de schiste et la possibilité d un investissement supplémentaire de 100 millions de dollars existe à cours terme. Les exportateurs au Nouveau-Brunswick devraient connaître une autre bonne année en 2011, ce qui est attribuable à l activité économique accrue au sud de la frontière. Néanmoins, à cause de la vigueur du dollar canadien, ils auront de la difficulté à maintenir leur part du marché d exportation aux États-Unis. Alors que l année 2010 a été caractérisée par la relance des exportations provinciales, la croissance en 2011 devrait être plus stable et soutenable en grande partie grâce aux exportations d énergie. 10

Les perspectives pour 2012 laissent indiquer une reprise mondiale bien établie et une remontée modérée de l emploi au Nouveau-Brunswick qui contribueront à une modeste croissance économique. À long terme, le secteur minier bénéficiera d une augmentation de la production de potasse à la mine près de Sussex, ce qui créera jusqu à 150 nouveaux emplois dans la région. Par ailleurs, un déclin de la production à Brunswick Mines au cours des prochaines années limitera la croissance dans l industrie. En l absence de grands projets d investissement à l horizon et des efforts par les pays dans le monde entier en vue d améliorer leur bilan, le ministère des Finances prévoit une croissance économique proche des moyennes historiques pour la période de 2013-2015. 11

Indicateurs annuels du Nouveau-Brunswick Indicateurs annuels du Nouveau-Brunswick (au 7 mars 2011) Variation en % Indicateurs 2007 2008 2009 2010 2007-08 2008-09 2009-10 Travail Population 15 ans et plus ('000) 608,1 610,7 613,9 616,8 0,4 0,5 0,5 Population active ('000) 386,1 392,6 394,2 392,5 1,7 0,4-0,4 Emploi ('000) 357,1 359,1 359,5 356,1 0,6 0,1-0,9 À temps plein ('000) 299,8 302,5 302,3 301,7 0,9-0,1-0,2 À temps partiel ('000) 57,3 56,6 57,3 54,4-1,2 1,2-5,1 Secteur de la production des biens ('000) 81,3 79,7 80,6 79,8-2,0 1,1-1,0 Secteur des services ('000) 275,8 279,4 278,9 276,3 1,3-0,2-0,9 Chômage ('000) 29,0 33,5 34,6 36,4 15,5 3,3 5,2 Taux d activité (%) 63,5 64,3 64,2 63,6 Taux d'emploi (%) 58,7 58,8 58,6 57,7 Taux de chômage (%) 7,5 8,5 8,8 9,3 Gains hebdomadaires moyens ($) 706,59 729,15 747,45 759,80 3,2 2,5 1,7 Salaires et traitements (M$) 12 098,3 12 879,6 13 189,3 13 678,1 6,5 2,4 3,7 Bénéficiaires d'assurance-emploi (#) 41 036 40 930 47 007 46 556-0,3 14,8-1,0 Consommateurs Ventes au détail (M$) 9 407,5 10 017,9 10 092,7 10 506,9 6,5 0,7 4,1 Ventes de véhicules automobiles neufs (unités) 37 293 39 522 35 274 38 776 6,0-10,7 9,9 Ventes de véhicules automobiles neufs (M$) 1 077,6 1 076,9 1 061,9 1 231,8-0,1-1,4 16,0 Restauration et débits de boissons (M$) 846,6 891,3 938,7 973,6 5,3 5,3 3,7 Indice des prix à la consommation (2002=100) 111,3 113,2 113,5 115,9 1,7 0,3 2,1 Logement Mises en chantier (unités) 4 242 4 274 3 521 4 101 0,8-17,6 16,5 Permis de construction résidentiels (M$) 559,8 590,0 575,1 570,8 5,4-2,5-0,7 Ventes résidentielles MLS (unités) 8 161 7 555 7 003 6 702-7,4-7,3-4,3 Entreprises Ventes manufacturières (M$) 15 649,2 17 820,6 14 161,1 17 143,0 13,9-20,5 21,1 Exportations internationales (M$) 11 182,5 12 808,2 9 901,8 12 573,2 14,5-22,7 27,0 Permis de construction non résidentiels (M$) 405,3 523,8 573,2 562,5 29,2 9,4-1,9 Industriel et commercial (M$) 338,8 382,1 272,0 292,3 12,8-28,8 7,5 Institutionnel et gouvernemental (M$) 66,6 141,7 301,1 270,2 112,9 112,5-10,3 Commerce de gros (M$) 5 094,8 5 293,1 5 486,1 5 918,2 3,9 3,6 7,9 Production minière (M$) 1 540,2 1 537,0 1 100,4 1 154,6-0,2-28,4 4,9 Recettes monétaires agricoles (M$) 455,8 472,0 496,6 487,5 3,6 5,2-1,8 Production de bois d œuvre ('000 m 3 ) 3 349,0 2 408,2 1 933,5 2 383,1-28,1-19,7 23,3 Démographiques Population au 1 er juillet (#) 745 515 746 902 749 324 751 755 0,2 0,3 0,3 Accroissement naturel (1 er juillet au 30 juin) (#) 704 490 301 Migration nette (1 er juillet au 30 juin) (#) 683 1 932 2 130 n'ayant pas lieu de figurer MLS est une marque de commerce enregistrée de l'association canadienne de l'immeuble. Sources : Statistique Canada, Ressources naturelles Canada et l'association canadienne de l'immeuble. 12