2014 UN GYNECOLOGUE DANS L ECOLE FRANCE Membre Fondateur du FSF CNGOF 91 boulevard de Sébastopol 75002 Paris
CONSTATS Ces dernières années de nouvelles méthodes contraceptives sont apparues. Outre la pilule, le préservatif et le DIU (dispositif intra-utérin), les femmes peuvent aussi recourir à l implant, au patch ou encore à l anneau contraceptif. Malgré cette diversité, en France, environ un tiers des grossesses surviennent alors qu elles n étaient pas prévues et le nombre des avortements chez les adolescentes ne baisse pas. Selon une enquête Inpes BVA «Contraception, que savent les français?» réalisée en 2007, les français ont une bonne connaissance des méthodes contraceptives existantes. Cela étant, identifier les méthodes contraceptives existantes ne préjuge pas de leur connaissance réelle. En effet, si plus de 97% des personnes interrogées connaissent la pilule et 93% le stérilet (DIU), 34% des jeunes de 15-20 ans pensent que la pilule peut rendre stérile. De plus, 11% des jeunes âgées de 15 à 20 ans déclarent que la pilule protège des maladies et infections sexuellement transmissibles. QUELQUES CHIFFRES En France, 24 adolescentes âgées de 10 à 18 ans sont enceintes. Avec la Suède, la France a l un des taux les plus faibles de grossesse chez les adolescentes (notamment par rapport aux Etats-Unis qui ont le taux le plus fort des pays industrialisés). Les trois quarts de ces grossesses aboutissent à une interruption volontaire de grossesse (IVG) et seulement un quart sont menées à terme (données du Haut Conseil de la Population et de la Famille HCPF). En France, on compte 90 000 IVG chez les moins de 25 ans, avec un taux élevé chez les 15-17 ans. Chez les 15-24 ans, 1 grossesse sur 2 n a pas été planifiée. Un peu plus de 4 jeunes filles sur 10 ont eu recours à la contraception d urgence après un rapport sexuel non protégé selon l édition 2013 de l étude «France, portrait social «de l INSEE 2
La loi de 2001 sur l information sexuelle à l école (au moins 3 séances annuelles par groupes d âge homogènes), n est pas pleinement appliquée. En revanche, la pornographie est facilement accessible par internet. Selon l étude Sivis du ministère de l Education, qui recense les violences dans les établissements scolaires du second degré, 11,2 incidents graves se sont produits pour 1.000 élèves, en 2010. Parmi eux, 2 % étaient des agressions sexuelles envers les filles. Fort de ces constats, il paraît important de développer des actions spécifiques d éducation à la sexualité en direction des lycéens, sur le respect mutuel des deux sexes, la contraception, le dépistage et la prévention des infections sexuellement transmissibles. D'autant que l'adolescence est une tranche d'âge particulière où les jeunes ne vont plus voir de pédiatre mais ne vont pas encore consulter de gynécologue et parfois les relations avec leurs parents ne sont pas adaptées le plus souvent à un dialogue sur ces thèmes. OBJECTIFS DE FSF Participer dans tous les lycées à la formation des infirmières scolaires et s ils le souhaitent, à la formation des enseignants de SVT sur la sexualité, la contraception, les IST. Participer à l information des élèves dans le domaine de la contraception, des IST et de la sexualité ; Faire baisser le nombre d IVG, d IST et de violences sexuelles ; Mettre à disposition des outils pédagogiques et ludiques permettant : 1. D augmenter le respect dans les relations garçon-fille 2. De réduire les grossesses chez les adolescentes et les IVG par une meilleure information sur la contraception 3. De réduire les IST et leurs conséquences sur les douleurs et la fertilité par une meilleure information Etendre progressivement à tous les territoires, des initiatives de partenariats harmonisées et formatées, avec des intervenants extérieurs à la sphère scolaire. 3
PRESENTATION DE L ACTION VOLET 1 : Formation par un gynécologue des infirmières scolaires et des enseignants de SVT VOLET 2 : Intervention d un gynécologue dans chaque établissement secondaire français BENEFICIAIRES - Environ 4 948 infirmières scolaires et les professeurs de SVT qui souhaiteront participer aux journées de formation animées par deux gynécologues. - 530 299 élèves de seconde en France en 2013-2014 (chiffres officiels- Ministère de l Education). VOLET 1 : Formation par un gynécologue des infirmières scolaires et des enseignants de SVT DESCRIPTION DE L ACTION Le projet a pour objectif la diffusion d un jeu type «jeu de l oie» sur les thèmes «contraception», «IST» et «relations affectives & sexuelles garçons-filles» dans les collèges et lycées français, auprès de professionnels de l éducation nationale (infirmières et enseignants de SVT). Créé par le Dr Catherine Pintas, médecin à l'unité de Gynécologie-Obstétrique Médico- Psycho Social (UGOMPS) du CHU de Nantes, ce jeu permet d'acquérir, sous forme ludique, des connaissances sur les trois thèmes «contraception», «IST» et «relations affectives & sexuelles garçons-filles». Mis à disposition des infirmières scolaires et des enseignants de SVT, cet outil pédagogique leur permet d'aller à la rencontre d'un public mixte et d'échanger, via un jeu de questionsréponses, sur ces trois thèmes de manière plus vivante que les plaquettes d'informations déjà existantes. 4
Ce jeu comprend : o 1 plateau de jeu avec des cases identifiées «contraception», «IST» et «relations affectives & sexuelles garçons-filles» o 60 cartes questions sur les trois sujets : «contraception», «IST «et «relations affectives & sexuelles garçons-filles» o 1 livret support à destination de l animateur o 8 pions de couleurs identifiant les joueurs o 2 dés o Un kit contraception comprenant des préservatifs féminins et masculins, 1 anneau vaginal factice, 1 implant, 1 plaquette de pilules factice, 1 dispositif intra-utérin (DIU stérilet) factices o 1 règle du jeu en 8 pages JOURNEE TYPE DE FORMATION DES INFIRMIERES SCOLAIRES Ces journées se dérouleront dans un établissement secondaire susceptible d accueillir les personnes concernées par cette formation : infirmières scolaires et de professeurs de SVT qui le souhaitent venant d autres établissements. 9H00 PRESENTATION DE LA JOURNEE- Equipe FSF - Directeur de l établissement d accueil Le principe est d établir un dialogue avec le groupe et de répondre à des situations de tous les jours. 9H15 GENERALITES SUR LA CONTRACEPTION 9H30 METHODES NATURELLES : coït interrompu, Ogino, températures, Billings 10H00 CONTRACEPTION HORMONALE : oestroprogestatifs : voie orale (2 ème,3 ème et 4 ème génération) voie percutanée, voie vaginale et progestatifs purs (voie orale, implants, injectables) 10H45 PAUSE : Préparation des questions sur la 1 ère partie 11H00 REPONSES AUX QUESTIONS 11H15 CONTRACEPTION LOCALE : préservatifs, stérilets, spermicides, diaphragme et capes 5
11H30 CONTRACEPTION D URGENCE : orale, DIU, législation 12H00 IST : gonococcie, chlamydiae, syphilis, sida 12H30 DEJEUNER 14H00 LA SEXUALITE DES ADOLESCENTS Comprendre la sexualité des adolescents : Comment parler de la sexualité aux adolescents Les dangers de la pornographie La sexualité expliquée aux adolescents : - Relation affective et respect - Différences filles-garçons - Sexisme-violence-agressions - En pratique : fête, alcool et sexe - pièges à éviter pour les filles - mauvais plans pour les garçons - Guide d information sur le net et qu attendre des réseaux sociaux - Conseils aux parents 15H30 PRESENTATION DU JEU DE L OIE 16H00 LES URGENCES EN MILIEU SCOLAIRE Grossesse législation sur l IVG Agressions sexuelles et viol Comment aider un adolescent en difficulté 16H45 SYNTHESE DE LA JOURNEE - Equipe FSF - Directeur de l établissement d accueil VOLET 2 : Intervention d un gynécologue dans tous les lycées français Dans un second temps, un gynécologue se rendra dans chaque établissement secondaire afin de rencontrer les élèves de seconde. Le principe est de permettre la rencontre entre les élèves et un gynécologue ou médecin compétent dans ce domaine et d échanger dans le milieu scolaire sur ces thèmes. 6
L idée est de faire entrer dans les établissements un intervenant extérieur à la vie scolaire sans aucun lien avec l'histoire de chacun, situation qui devrait faciliter l'échange et une parole libérée. Préalablement à cette intervention, le gynécologue/médecin compétent aura rencontré le directeur de l établissement, les équipes pédagogiques et les associations de parents d élèves pour savoir ce qui est fait sur place, recueillir les attentes de ces professionnels, des parents et bien intégrer sa future intervention dans le dispositif existant. La durée de cette intervention sera de 2 heures (avec la nécessité de prendre en charge éventuellement isolément filles et garçons sur la sexualité). Il sera accompagné par l infirmière scolaire ou par un professeur de l établissement. Les objectifs pédagogiques pour les jeunes sont multiples : - s approprier des connaissances dans le domaine de l anatomie, de la physiologie, la psychologie, le droit : se connaître soi-même, connaître l autre dans sa différence, connaître les limites de la liberté de chacun. - acquérir des compétences : être capable de parler de son corps et de ses sentiments, prendre en compte les risques de la sexualité, recourir aux personnes et lieux ressources. - développer des attitudes : s estimer et avoir confiance en soi, accepter l autre dans sa différence et exiger le respect mutuel. Le principe, en absence d outil numérique interactif (en cours d étude et de réalisation), est de favoriser les échanges et d éviter le cours magistral. Il s agit plutôt d envisager un «dialogue et des questions-réponses avec un gynécologue» en abordant successivement le thème de la contraception, de la grossesse, des IST et de la sexualité. Le gynécologue proposera aux élèves de poser leurs questions sur ces différents thèmes par écrit et de façon anonyme afin de ne pas bloquer la parole. Il répondra ensuite oralement aux dites questions pour que toute la classe en profite. Dans un premier temps, ce projet sera mis en place dans trois départements dits «pilote» où des gynécologues sont d'ores et déjà prêts à s'approprier le projet et à intervenir en classe. Il s'agit des Yvelines (94), de l'isère (38) et de l'indre et Loire (37). 7
Il est prévu d'intervenir dans 5 classes de chacun de ces départements lors du 3ème trimestre de l'année scolaire 2014-2015 et de manière similaire lors du 1er trimestre de l'année scolaire 2015-2016, soit 10 classes par département en 2015. Date de début envisagée : 2 ème /3 ème trimestre 2015 Nombre de bénéficiaires estimés en 2015 : 1200 élèves de seconde 8
BUDGET PREVISIONNEL VOLET 1 NB : 1 mission = 1 département DEPENSES Désignation Nb de missions Coût/mission Coût TTC en Formation des infirmières scolaires Frais de déplacement Formateurs FSF(200 /pers./journée de formation) 101 400,00 40.400,00 Rémunération des 2 formateurs (1000 /jour) 101 1.000,00 101 000,00 Paniers repas pour Formateurs FSF (15 /pers./journée de formation) 101 30,00 3.030,00 Frais de publicité/publication à destination des participants (150 /jour) 101 150,00 15.150,00 Boîte de jeu Achat boîtes de jeux - 4 948 animateurs en santé scolaire à former, soit 4948 boîtes à envoyer en amont. PRIX UNITAIRE = 30 TTC/boîte 101 1.469,70 148.440,00 Envoi de chaque boîte de 1,2 kg en colissimo: 8,50 /boîte 101 416,42 42.058,00 Total Dépenses prévisionnelles (arrondi à l unité) 3.466,00 350.078,00 9
L outil pédagogique/volet 1 : la boîte de jeu 10
L outil pédagogique/volet 1 : le plateau du jeu 11
BUDGET PREVISIONNEL VOLET 2 année 2015 DEPENSES Désignation Nb d interventions Coût/intervention Coût TTC en Formation des infirmières scolaires Frais de déplacement gynécologue/médecin (100 /intervention) 30 100,00 3.000,00 Indemnisation du gynécologue/médecin pour perte d activité (préparation en amont avec l Etablissement/professeurs + intervention en classe: 300 /classe) 30 300,00 9.000,00 Frais d impression- documents pédagogiques (50 /jour) 30 50,00 1.500,00 Total Dépenses prévisionnelles (arrondi à l unité) 450,00 13.500,00 12