Traité de sociologie du travail Georges Friedmann, Pierre Naville pp.11-25 + 44-47 Qu est ce que le travail Le travail est considéré comme un trait spécifique de l espèce humaine. Il est ainsi un dénominateur commun et une condition de toute vie humaine en société. Si des formes de travail animal ont été répertoriées, tel celui des fourmis ou des abeilles, cette forme de travail s apparenterait plutôt à un comportement instinctif dans un environnement déterminé. Lorsque l on se trouve dans une situation imprévue qui nécessite une adaptation et la fabrication d outils, par exemple, on se rapproche des conditions du travail humain. Si le travail est un comportement essentiellement humain, il est nécessaire de voir quelles en sont les caractéristiques. Friedmann en identifie plusieurs : 1. l utilité : notion utilisée auparavant par de nombreux économistes. L activité de travail se distingue essentiellement par ses buts, son utilité et par la valeur des produits qu elle crée. L emploi des forces physiques et morales est représenté par le travail est ceci dans le but de produire des richesses ou des services. Pour Bergson, le travail humain consisterait même à créer de l utilité. La principale critique qui peut être émise est le fait que si le travail humain produit de l utilité, n est est-il par de même pour le comportement animal considéré comme une forme de travail? Il est nécessaire d aller voir plus loin pour trouver des caractéristiques originales du travail humain. 2. lutte contre la nature : d autres économistes affirment que le travail consiste avant tout à fabrique ainsi qu à organiser la lutte contre la nature dans un cadre société. Ce rapport homme-nature n est pas récent, mais c est principalement Marx qui a théorisé ce rapport en le mettant en lien avec la notion de travail. La nature est ainsi transformée par l homme, grâce à la technique, au moyen de travail et cette nature modifiée réagit ensuite sur l homme en le modifiant lui aussi. L homme est dans cette optique une puissance naturelle vis-à-vis de la nature, en utilisant et en mettant à profit les forces de son corps. Dans ce sens, cela participerait à définir partiellement le travail par cet énoncé : l ensemble des actions que l homme exerce de différentes manières sur la matière réagissent ensuite sur l homme en le modifiant. Cette interaction entre l homme et son milieu grâce à la technique représenterait une explication de la dynamique sociale. Néanmoins, cette définition du travail n est que partielle, car les activités de l homme ne sont pas obligatoirement rurales ou industrielles. Le développement du secteur tertiaire en est une démonstration, et qui échappe à cette définition. L homme serait même de moins en moins producteur d activités de «transformation. De plus, si l activité de travail comporte une transformation, celle-ci est orientée vers une finalité essentielle: celle de la domination de l homme sur la nature, cependant le travail ne peut pas être considéré comme une fin en soi même si il comporte une finalité. Théoriser le travail comme une finalité en soi, c est ne pas prendre en compte les groupes sociaux et les contextes dans lequel il est effectué. En effet, les attitudes envers le travail sont diverses. Si pour certains le travail peut être une fin en soi lorsqu il éclipse les autres composantes de la vie, d autres considèrent le travail comme un moyen pour arriver à d autres fins ou activités. Pour d autres enfin, le travail peut être considéré comme un devoir imposé sans autre finalité. 1
Les définitions du travail, métaphysiques ou générales, méritent d être considérées avec précaution car celles-ci sont détachées de l histoire, de la sociologie ou même de l ethnographie et ne prennent en compte ni la variété des formes concrètes de travail dans les sociétés, cultures ou civilisation, ni la manière dont le travail est ressenti par ceux qui l exécutent. Un autre élément primordial pour la définition de la notion de travail, est la distinction entre travail et l activité humaine en général. Contrairement à de nombreux philosophes qui amalgament les deux, les auteurs estiment que le terme de travail sousentend un ressenti de contrainte, qui n est pas présent dans les activités humaines générales. Le travail implique donc une contrainte, alors que l action, elle, est libre. Bien sûr, le travail peut être action lorsqu il dépend d un domaine librement consenti, comme un artiste réalisant une œuvre ou un écrivain son livre, néanmoins ces cas sont rares. De plus, le travail n est action que s il exprime les tendances profondes de l individu et l aide à se réaliser. Il est nécessaire aussi de prendre en compte la subjectivité vécue envers l activité de travail qui peut varier entre l état d insatisfaction, de dépression jusqu à un état d épanouissement voir même parfois de joie. Les états affectifs qui sont reliés à l activité de travail permettent de nombreuses nuances qui sont variables selon les contextes sociaux et culturels. L activité de travail peut engendrer des effets positifs sur la personnalité, comme des effets négatifs. Un travail qui est librement consenti et qui correspond à des aptitudes est un facteur d équilibre psychologique et de structuration de la personnalité. Pour Freud, le travail est un élément décisif de l ascension de l homme au-dessus de l animalité. Néanmoins, si l activité de travail peut amener des effets positifs sur la personnalité et peut participer à la réalisation de soi, le travail doit aussi être abordé sur son versant négatif qui peut comporter des formes d exploitation et d aliénation humaines. Ainsi, un travail qui ne correspond pas à l individu peut entraîner des effets nocifs. Tout travail ressenti comme quelque chose d étranger par celui qui l accomplit serait alors un travail «aliéné». En conséquence, un travail,, pour qu il ne soit pas aliéné, doit bénéficier de conditions favorables au niveau technique, physiologique mais aussi psychologique. Les conditions économiques et sociales entrent aussi en ligne de compte, car si elles se révèlent être déficientes, le sentiment d exploitation surgira alors. Ainsi, il faut que le travailleur ait l impression que son travail soit correctement rémunéré proportionnellement à sa qualification ainsi qu à l effort consenti tout comme par rapport à ses collègues et à d autres catégories de travailleurs. Les attitudes à l égard du travail en relation avec tout l environnement et les éléments qui l entourent, tel la structure de la société globale, de l entreprise, du mode de rémunération, sont autant d éléments que la sociologie du travail commence à explorer et dans lesquels de nombreuses connaissances sont à faire. Les sociétés contemporaines, quel que soit leur régime, comportent encore des formes de travail aliéné et d exploitation qui peuvent entraîner jusqu à la rébellion. Ces dernières formes de travail peuvent, comme mentionné auparavant, altérer la personnalité des travailleurs qui l effectuent. 2
Points de vue sur le travail Ce point veut décrire des perspectives à partir desquelles le phénomène du travail peut être observé comme phénomène social. Différents aspects permettent d éclairer les dimensions multiples d une activité professionnelle. Le texte observe les aspects dominants pour un tourneur dans un atelier de construction mécanique. 1. L aspect technique Dans les années 60, les théoriciens des sciences économiques envisageaient le travail avant tout sous l approche du poste de travail. Cela veut dire que le poste de travail est défini à partir des connaissances nécessaires pour accomplir les tâches d un poste. Tout d abord on décrit les aptitudes nécessaires pour le poste, ensuite on cherche un employé qui s adapte le mieux à ses exigences physiologiques et psychologiques. 2. L aspect physiologiste Chaque ouvrier a une certaine constitution physique. Selon l approche du poste de travail, un ouvrier est seulement engagé si sa constitution convient aux exigences physiques prédéfinies pour l activité. L aspect physiologiste entraînait des études qui se consacraient aux questions de fatigue, un élément important au sein du phénomène travail. 3. L aspect moral Comme nous l avons vu, la technique est supposée à supprimer toute intervention humaine. L ouvrier est forcé à répondre aux aspects techniques avec une certaine condition physique. Ces aspects je dirais rationnels ont une influence sur le moral des travailleurs. Par conséquent on peut se demander: Quelles sont les réactions mentales à la tâche quotidienne? Quelles sont les motivations pour les accomplir? La considération de l aspect moral démontre qu il y a beaucoup d interactions entre l activité de travail et la personnalité. L ensemble des conditions pratiques influence les attitudes intellectuelles et morales, la satisfaction professionnelles, les motivations; donc la personnalité entière. Les réactions mentales qui émergent de l activité professionnelle, n impliquent pas seulement le comportement durant le travail, mais également le comportement hors du travail. 4. L aspect collectif Normalement, un ouvrier travaille dans une collectivité, ce qui fait du travail bien un phénomène social. Chaque ouvrier peut appartenir à plusieurs groupes sociaux, par exemple l équipe, l ensemble de l entreprise ou le syndicat. À part ces groupes internes, il y a également des groupes externes qui sont très importants: p.e. la famille, le parti politique, la classe sociale etc. Cet aspect collectif/social provoquait un développement considérable des études qui s intéressaient avant tout aux relations humaines dans une entreprise. Quand cette analyse des entreprises est poussée jusqu au bout, la science économique est appelée science des relations humanes nées du travail. 5. L aspect structurel Ca signifie la structure de l entreprise en tant qu unité économique et son mode de gestion. L organisation structurelle d une entreprise (entreprise familiale, compagnie sous forme de société anonyme ou de n importe quelle forme), influence la perspective de l employé envers son activité professionnelle. 3
Travail et besoins Quand on relie travail et besoins, le travail représente un producteur de valeurs d usage. Le travail est lié à des catégories comme la valeur, l échange, le marché, l argent, la consommation etc. Le travail représente alors un élément important de la réalité sociale. Le besoin peut être vu comme une catégorie économique. Mais dans nos sociétés occidentales d aujourd hui, le besoin relève plutôt des catégories psychologiques et sociales. Cela parce que le besoin ne peut plus être associé à un besoin économique fondamental. La consommation ne ressemble plus à une satisfaction des besoins de survie, mais à des consommations ostentatoires, influencées par les mass media et la publicité. Les tendances à la consommation se développent plus vite que les moyens économiques de les satisfaire. Ce décalage entre les moyen économiques/pouvoir d achat et le développement des besoins a des influences sur l activité de travail. Deux exemples: 1) le double emploi: à côté de son travail principal on accomplit autres activités rémunérées. 2) le travail au noir: les travailleurs au noirs acceptent des salaires inférieurs aux taux fixés par les conventions collectives. Ces phénomènes se multiplient avant tout à cause du déséquilibre entre le pouvoir d achat et la pression de besoins. Question Nous avons donné quelques indices ce que l approche du poste de travail veut signifier. Quelles différences/indices est-ce que vous pouvez vous imaginer pour une approche de travail plus moderne (approches de compétences)? Logique du poste de travail: - analyse du poste: les connaissances qui sont nécessaires définissent le travailleur engagé - s inscrit dans une approche taylorienne - c est une approche individualiste: chaque travailleur a sa place bien définit qu il accomplit seul - poste est rémunéré indépendamment de la personne Logique de compétences = moderne - potentiel d un employé en relation avec le poste (= employablité) est important. Les compétences d un employé peuvent transformer les activités remplies au sein d un poste. - Compétences =connaissances et aptitudes mises en situation, contextualisées - C est donc une approche plus dynamique - C est également une approche plus collective d une organisation flexible - Savoir/ savoir-être /savoir-faire/ savoir-évaluer Travail et non travail Georges Friedman et Pierre Naville proposent ensuite d analyser les activités de travail dans leur réalité complexe, autrement dit de définir les phénomènes de travail par rapport à des activités qui ne sont pas de travail. Ils proposent alors deux démarches pour ce faire : o étudier les activités hors travail afin de mieux saisir, par contraste, l essence des phénomènes de travail. Les auteurs expliquent ici que les activités 4
poursuivies durant le temps hors travail (obligations familiales, sociales, religieuses, para-professionnelles) ont toutes, avec le travail, le caractère commun de l obligation, de nature variée selon les cas. Toutefois, elles en diffèrent par l absence de rémunération. o analyser les réactions des individus qui, pour des raisons diverses telles l invalidité physique, le chômage ou la retraite, en sont privés. Selon Georges Friedman et Pierre Naville, de nombreux sujets se trouvant dans ce cas manifestent un comportement perturbé. L activité professionnelle apparaît donc comme une importante pour la structuration de la personnalité et de l équilibre psychique. Rôle du groupe de travail Selon certains auteurs, dont Elton Mayo et ses disciples, ce n est pas le travail en soi qui exerce sur l individu des conséquences positives, mais le groupe de travail. D après ces derniers, l homme, en tant qu animal social essentiellement occupé par le travail, ne peut se réaliser que dans la collectivité où il exerce son activité professionnelle, non dans la famille, dans l État ou dans les groupes spirituels. «S il existe une «bonne» société, c est dans la collectivité de travail qu il faut la chercher.» 1 Néanmoins, Georges Friedman et Pierre Naville critiquent cette position, étant donné les enquêtes récentes qui la rendent intenable. D une part, il ressort aujourd hui que ce sont les activités de non-travail qui forment le centre de l existence et le champ personnel où s exerce la tendance au bonheur de nombreux individus des sociétés évoluées. D autre part, si les collectivités de travail étaient telles que les pense Mayo, c est-à-dire épurées de tous leurs conflits et de toute opposition individuelle, la société globale serait privée de précieux leviers d amélioration et de progrès. Travail et contrainte Georges Friedman et Pierre Naville insistent alors sur le caractère compulsif de l activité de travail, dont les psychologues anglais ont d ailleurs donné de vigoureuses analyses. Les auteurs distinguent la compulsion est interne de la compulsion dont l origine est externe. La compulsion interne procède d une vocation au service de la société ou d un idéal (création artistique, recherche inventive dans les sciences et les techniques). La compulsion d origine externe, quant à elle, peut être soit la force physique, soit la persuasion morale, soit la contrainte économique, qui est d ailleurs la forme la plus fréquente de compulsion que recèlent les phénomènes de travail. La nécessité économique s exprime alors subjectivement, pour l individu, par des «besoins» qui se distribuent depuis les besoins fondamentaux jusqu à des exigences toujours nouvelles et plus raffinées. Georges Friedman et Pierre Naville soulignent ici que l élément de contrainte, d obligation et de discipline inhérent aux activités de travail se trouve ressenti de manière très diverse. Des enquêtes ont en ce sens montré la complexité des dimensions du moral de l entreprise. Les auteurs pensent toutefois que la satisfaction au travail, éprouvée malgré les inévitables contraintes que celui-ci implique, ne peut à la longue se maintenir sans une certaine adaptation de l individu à ses tâches et un degré minimum d engagement de la personnalité. 1 Georges Friedman & Pierre Naville, Traité de sociologie du travail, Paris, Éditions Armand Colin, 1961, p.23. 5
Travail et liberté Les auteurs démontrent que si la plus haute aspiration de l humanité est le passage de la servitude à la dignité et de la nécessité à la liberté, le travail oppose à cette aspiration de doubles et graves difficultés. D une part, ils mettent en avant une difficulté intrinsèque au travail : la reconnaissance des conditions techniques, physiologiques, psychologiques, économiques et sociales permettent, grâce à une adaptation réciproque du poste de travail et du travailleur, un maximum d intérêt et de satisfaction. Ils parlent alors d humanisation du travail. D autre part, Georges Friedman et Pierre Naville font référence à une difficulté extrinsèque au travail, en soulevant la question suivante : «comment assurer, grâce à al réduction de la durée de travail, l expression et le développement de la personnalité, durant le temps libre?» 2 D après eux, la réduction du temps de travail ne crée par la liberté, elle la suppose. Pour la créer véritablement, les auteurs postulent qu il faut que le travailleur fasse partie d un milieu qui, loin de l étouffer, suscite en lui le besoin de choix, de culture, de pensées libres, afin qu il ne soit pas rongé ni envahi par toutes les formes de travail noir, de «double emploi», de servitudes nouvelles, telles les mass média, la publicité et la propagande, le façonnement totalitaire des esprits et la consommation forcée. Approche, technique et méthode Georges Friedman et Pierre Naville soulignent que les faits qu ils dégagent sont des construits qui dépendent de leur approche, de leur technique, de leur méthode. Notons que les auteurs spécifient la signification de ces termes, qui sont selon eux trop souvent employés les uns pour les autres. Ainsi, l approche est un point de vue, une optique, une façon de voir. La technique concerne quant à elle les procédés de mesure ou de repérage, tel le calcul d un indice. Enfin, la méthode correspond à l enchaînement ordonné de certaines techniques, visant la recherche de certaines lois. Ses caractéristiques essentielles sont la cohérence logique et la continuité. D après ces auteurs, une méthodologie complète en sciences du travail est loin d être élaborée, d autant moins qu elle ne l est pas non plus en sociologie générale. Toutefois, ils constatent que l étude sociologique du travail s inspire de diverses sciences mieux constituées. Le travail est ainsi souvent considéré comme un fait biologique et physiologique. Il est aussi vu sous l angle de la psychologie et des rapports entre les personnes. Enfin, il est inclut dans le cadre de l économie politique. Georges Friedman et Pierre Naville proposent ainsi de tenter de serrer d un peu plus près les conditions sociologiques d une méthodologie relative aux faits de travail. Mesure, ordre et concepts Les auteurs expliquent enfin que tout travail ayant pour objet et fin des productions nécessite d en organiser les modalités, dont sa mesure, qui devient ainsi l un des traits essentiels de l organisation. En effet, tout ce qui concerne le travail doit pouvoir être mesuré, précisément parce que le fonctionnement de la société exige qu il obéisse à certaines règles. Ainsi, dans le domaine du travail, les mesures ne sont donc pas des relevés faits arbitrairement par simple souci d analyse, mais ce sont d abord des exigences sociales. Georges Friedman et Pierre Naville démontrent alors que cette exigence intrinsèque au travail rejoint naturellement les exigences méthodologiques propres à la science, toujours fondée sur des mesures. 2 Georges Friedman & Pierre Naville, op. cit., p.25. 6
Florence Sargant explique toutefois que si les sciences sociales débutent par une analyse structurelle, c est pour ensuite envisager la fonction. En effet, leur point de départ est l existence d une société ou corporations d hommes, mesurables et observables, mais l investigation se poursuit, en compréhension, vers les relations ou les fonctions de ces structures. En sciences sociales, la mesure ne conduit donc pas aux données : elle en provient et les englobe. Ce qu elle vise, c est une logique. 3 Georges Friedman et Pierre Naville prennent alors l exemple de la durée de travail, effectivement constatée par des mesures scientifiques (données), qui s élève en moyenne à 9h par jour en France (premier ordre de mesures). Ils expliquent que cette durée dépend de rapports spécifiques entre salaires, profits et besoins en produits (second ordre de mesure), et que ce rapport est lié à la structure générale de l économie dans des conditions données (troisième ordre de mesure). Enfin, ils affirment qu il est possible de prévoir une modification de ces différents ordres de mesure par des estimations tenant compte d une série de paramètres eux-mêmes soumis à des mesures (quatrième ordre de mesures, prévisionnelles et expérimentales). Selon ces auteurs, la mesure en sciences sociales conduit ainsi au classement, à l ordre. Georges Friedman et Pierre Naville estiment qu aucune explication n est valable si elle ne tient pas compte de la logique propre aux systèmes sociaux de travail, dont la règle est la structure d ordre. Marlise Hayoz Seraina Grünig Christine Landry 3 Florence Sargant, The logic of British and American Industry, p.350, citée par Georges Friedman & Pierre Naville, op. cit., p.47. 7