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PRINCIPES DE TRAITEMENT UTILISATION PRIORITAIRE DE TECHNIQUES D AUTOTRAITEMENT PENDANT LA SÉANCE ET À LA MAISON ÉDUCATION POSTURALE ET ERGONOMIQUE ADAPTÉE AU SYNDROME SI NÉCESSAIRE, UTILISATION DE TECHNIQUES PASSIVES (EFFECTUÉES PAR LE THÉRAPEUTE)
PROMOUVOIR L AUTONOMIE DU PATIENT LUI DONNER DES OUTILS LUI DONNER DES STRATÉGIES
EFFICACITÉ DES MOBILISATIONS AUTO-PASSIVES Des exercices simples, faciles à exécuter par le patient, sont le plus souvent aussi efficaces que des interventions manuelles complexes
A- TRAITEMENT DU SYNDROME DE DÉRANGEMENT
TRAITEMENT DU SYNDROME DE DÉRANGEMENT 1- Réduire le dérangement: Direction / Niveau de force requis 2- Maintenir la réduction 3- Récupérer la fonction 4- Prévenir les récurrences
1- Réduire le Dérangement : P.D. en Extension De nombreux patients ont besoin de faire de nombreuses répétitions en décharge avant que l extension en charge ne devienne asymptomatique!!! Même plus mal! INITIALE MENT ABOLITION APRÈS PLUSIEURS JOURS DE SÉRIES DE RÉPÉTITION D EXTENSION EN DÉCHARGE ULTÉRIEU REMENT
L'extension stricte n'est pas toujours la P.D. initiale Parfois l extension doit être modifiée, ou précédée d exercices dans un autre plan de mouvement Les exercices PEUVENT ÊTRE modifiés pour agir asymétriquement Exercices en fermeture latérale PARFOIS effectués avant de faire de l extension Exercice en rotation PARFOIS effectués avant de faire de l extension LA DOULEUR GUIDE LE CHOIX DE DIRECTION
Parfois le patient à besoin d'aide du thérapeute SURPRESSION, MOBILISATIONS EN EXTENSION, EN INCLINAISON LATÉRALE LOMBAIRE ET EN ROTATION LA DOULEUR GUIDE LA PROGRESSION DES FORCES
Dérangement: Préférence Directionnelle en Flexion PROGRESSION DES FORCES EN FLEXION EN DECUBITUS
Dérangement: Préférence Directionnelle en Flexion PROGRESSION DES FORCES EN FLEXION EN POSITION ASSISE
Exemple de combinaison de mouvements en flexion avec de l inclinaison latérale
2- MAINTENIR LE RÉSULTAT ENTRE LES SÉANCES Faire ses exercices régulièrement pour éviter ou éliminer les douleurs et MAL! PLUS MAL! CORRECTION POSTURALE ET ERGONOMIQUE : DANS LE SENS DE LA PRÉFÉRENCE DIRECTIONNELLE DANS LE SYNDROME DE DÉRANGEMENT
3- Réintroduire la fonction : P.D. en Extension Même plus mal! + EN FONCTION DE LA DOULEUR FINALEMENT
4- Prévenir les récurrences Réintroduire les mouvements initialement aggravants progressivement Récupération de la force et de l endurance des muscles du tronc Spinaux +++ Apprendre au patient à équilibrer les contraintes (surtout dans le plan sagittal)
2- TRAITEMENT DU SYNDROME DE DYSFONCTION 90
Exemple Syndrome de Dysfonction de la Flexion Quelques patients chroniques conservent une douleur lors de la mise en tension uniquement dans une direction Même pas mal!!!!!!! Extension Debout Flexion La Debout Flexion Flexion Couché
Il faudra remodeler les structures rétractées Vérifier qu'il n'y a pas de dérangement = pendant 24 à 48 heures Mettre en tension de façon répétée les structures adhérentes de façon progressive
3- TRAITEMENT DU SYNDROME POSTURAL
Exemple de Syndrome Postural ASSIS = le plus fréquent Surtout chez des sujet jeunes, il faut leur faire prendre conscience de ce qui provoque la douleur 30'!!! Même plus mal! CORRECTION POSTURALE ET ERGONOMIQUE : DANS LE SENS INVERSE de CELUI QUI PROVOQUE la DOULEUR
CONTRE INDICATIONS DE LA MÉTHODE McKENZIE Pathologies non-mécaniques Toutes les contre-indications à une thérapie mécanique Certaines pathologies structurelles spécifiques (canal LBR étroit, certains spondylolysthésis) Dérangements non-réductibles
LIMITES DE LA MÉTHODE McKENZIE PATHOLOGIE CHRONIQUE A DOMINANTE PSYCHOSOCIALE PATIENT INCAPABLE DE COMPRENDRE LES EXERCICES PATIENT QUI REFUSE DE SE PRENDRE EN CHARGE
LA MÉTHODE McKENZIE EST INDIQUÉE DANS LE TRAITEMENT DES: DOULEURS MECANIQUES AIGUËS ET SUB- AIGUËS DOULEURS MÉCANIQUES RÉCURRENTES DOULEURS CHRONIQUES, SI ELLES CONTINUENT À AVOIR UNE DOMINANCE MÉCANIQUE
PARTICULIÈREMENT INDIQUÉE EN PRESENCE DE SCIATALGIES, CRURALGIE et douleurs irradiées Membre supérieur RADICULOPATHIES LOMBAIRES AVEC HERNIE DISCALE DOCUMENTÉE BLOCAGES AIGUS EN BAÏONNETTE, EN CYPHOSE LOMBAIRE, EN HYPERLORDOSE
MOINS CONNU Et en plein développement Cervicalgie et dorsalgie Pathologies articulaires des membres Pathologies musculaires des membres
EFFICACITÉ DE LA MÉTHODE MCKENZIE ÉTUDES DE COHORTES ÉTUDES RANDOMISÉES ET CONTRÔLÉES REVUES SYSTÉMATIQUES et RECOMMANDATIONS 100
ÉTUDES DE COHORTES ÉTUDES POPULATIONS RÉSULTATS KOPP Clin Orth Rel Res 1986 67 Candidats chirurgicaux pour radiculopathie lombaire 50% des patients tolèrent les exercices en extension. Traitement conservateur favorable pour 97% des patients du groupe extension DONELSON spine 1995 87 patients avec Lombalgies et irradiation dans le MI 85% des centraliseurs, 33% des non centraliseurs avaient des résultats bons ou excellents LONG A spine 1995 223 patients avec des lombalgies chroniques 47% centraliseurs Diminution de la douleur > chez les centraliseurs (p=0.05) Meilleurs taux de retour au travail (p=0.034) KARAS R Phys ther 1997 171 patients avec lombalgies avec ou sans irradiation 73% centraliseurs Retour au travail plus frequent chez les centraliseurs (p=0.038) SUFKA JOSPT 1998 36 patients avec lombalgies avec ou sans irradiation 69% centraliseurs en 14 jours Meilleurs resultats fonctionnels chez les patients qui centralisent completement en moins de 14 jours WERNEKE Spine 1999 289 patients avec lombalgies ou cervicalgies Centraliseurs avaient besoin de moins de visites (p<0,001) Moins de douleur et une meilleure fonction (p<0,001) WERNEKE Spine 2001 225 patients avec lombalgies ou cervicalgies Absence de centralisation = prédit incapacite future et soins a long terme BROETZ Neuro Rehabil 2010 85 patients avec radiculopathies lombaires succès pour 50 des 85 patients
ÉTUDES CONTRÔLÉES ET RANDOMISÉES ÉTUDES POPULATIONS PROTOCOLES RÉSULTATS PETERSON Spine 2002 260 patients lombalgiques chroniques consécutifs Groupe 1: McKenzie Groupe 2: Renforcement intensif des extenseurs «Tendance» à résultat sup. pour McKenzie, mais pas significatif statistique LONG Spine 2004 230 patients lombalgiques consécutifs (avec ou sans irradiations) avec préf. directionnelle Groupe 1: conforme Préf Directionnelle Groupe 2: opposé Préf Dir Groupe 3: recommandat. internationales Groupe conforme préférence directionnelle supérieur pour tous paramètres étudiés Albert Spine 2011 190 patients consécutifs souffrant de radiculopathie lombaire sévère. 181 pts inclus. Groupe 1: McKenzie + Stabilisation lombaire Groupe 2: exercice fictif Groupe McKenzie supérieur pour récup neurologique, jours arrêt travail, et évitement chirurgie PETERSON Spine 2011 350 patients lombalgiques avec pref dir (avec ou ss irradiation ds MI) Groupe 1: McKenzie Groupe 2: Manipulations Ts pts recommandations internationales McKenzie modérément supérieur
Revues systématiques et recommandations AINA - The centralization phenomenon of spinal symptoms - a systematic review Manuel Therapy 2004 SURKITT - Efficacy of Directional Preference Management for Low Back Pain: A systematic review Physical Therapy 2012 DELITTO - Clinical Practice Guidelines Linked to the International Classification of Functioning, Disability, and Health from the Orthopaedic Section of the American Physical Therapy Association - J Orthop Sports Phys Ther. 2012
PERSPECTIVE PERSONNELLE SUR LES DOULEURS MÉCANIQUESM AUTRE «NICHES» «NICHE» McKENZIE DOULEURS MÉCANIQUES RÉPONDANT FAVORABLEMENT À McKENZIE ET À PLUSIEURS AUTRES APPROCHES MÉCANIQUES
La méthode McKenzie : une approche originale Ne pas avoir peur de la BONNE DOULEUR Tests des Mouvements Répétés La Préférence Directionnelle Centralisation / Périphérisation Rendre le patient autonome / SYNDROME = Autotraitement
MERCI DE VOTRE ATTENTION! Plus d'infos : www.mckenzie.fr www.afmck.fr