Institut Universitaire de Formation Technique

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MINISTERE DE L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE République Togolaise Travail Liberté - Partie Institut Universitaire de Formation Technique FORMATEC N d ordre : N PFE/LP-239/2013 CONCEPTION DE MODELES D INFRASTRUCTURES POUR LA GESTION DES DECHETS SOLIDES MENAGERS: CORRELATION ENTRE LE COUT ET LE NOMBRE DE CONTENEURS Projet de fin d étude pour l obtention de la Licence Professionnelle Option: GENIE CIVIL Présenté et soutenu Par : AMOUSSOU Komla Adjiwanou S. Promotion 2012-2013 Jury de soutenance Président : Dr. P KLA Abalo, Ingénieur Génie Civil Directeur : Dr. AMEY B. Kossi, Ingénieur Génie Civil Membres: M. NAYO Ezoba, Ingénieur Génie Civil M. EDORH E. Mawulé, Ingénieur Génie Civil

RESUME Pour assurer des conditions favorables pour un développement urbain durable, la gestion des déchets solides au sein des centres urbains est un élément primordial à prendre en compte. L objectif de cette étude est d assurer un renforcement des capacités de gestion des déchets solides ménagers dans la ville de Lomé à travers une conception et surtout, une maîtrise de l espace et des coûts de réalisation des ouvrages de gestion des déchets solides ménagers. Ainsi, pour parvenir à cet objectif que s assigne notre étude, nous avons analysé les systèmes de gestions des déchets solides ménagers existants dans nos villes africaines. Nous avons également proposé des modèles d infrastructures par rapport aux réalités de nos milieux et de nos modes de vie. Pour terminer, nous avons réalisé une étude financière des infrastructures de gestion des déchets solides proposées appuyée par une analyse des résultats. De cette étude, nous avons pu concevoir et proposer des infrastructures répondant aux exigences et aux besoins de la filière de gestion des déchets solides ménagers de la ville de Lomé. Aussi par une étude financière en déboursé sec et une analyse des résultats, nous avons pu établir d une part, une corrélation entre le nombre de conteneurs n des espaces de regroupement et leur coût de réalisation Cn donnée par : C n = 10 7 n + 8.10 6. D autre part, une corrélation entre le nombre de conteneurs n des espaces de regroupement et la surface S n à occuper par l ouvrage donnée par : S n = 120n + 140. Cette étude a permis de mettre en place un outil de maîtrise de l espace d occupation et des coûts des ouvrages lors des projets futurs. Ainsi pour la réalisation des espaces de regroupement, connaissant le nombre de conteneur qui est fonction des déchets solides produits, on peut estimer directement la surface d occupation et le coût global des travaux. Page I

TABLE DES MATIERES RESUME... I DEDICACES... II REMERCIEMENTS... III TABLE DES MATIERES... V LISTE DES FIGURES... VII LISTE DES TABLEAUX... VIII INTRODUCTION... 1 1 -REVUE BIBLIOGRAPHIQUE... 4 1.1 LES DECHETS SOLIDES MUNICIPAUX... 5 1.1.1 Définitions... 5 1.1.2 Classification et composition des déchets solides urbains... 7 1.1.3 Analyse des systèmes de gestion des déchets solides urbains... 10 1.1.3.1 Généralités... 10 1.1.3.2 La pré-collecte... 13 1.1.3.3 La collecte et le transport... 16 1.1.3.4 Le traitement des déchets... 21 1.1.3.5 La mise en décharge contrôlée des déchets... 23 1.1.3.5.1 Définition préliminaire... 23 1.1.3.5.2 Classification des décharges contrôlées... 23 1.1.3.5.3 Critères de choix d une décharge contrôlée... 24 1.1.3.5.4 Fonctionnement et structure d une décharge contrôlée... 27 1.1.3.5.5 Quelques nuisances dans une décharge contrôlée... 28 1.2 LA MAITRISE DE PRIX... 29 1.2.1 Généralités... 29 1.2.2 Nécessité et objectif de l estimation... 30 1.2.3 Méthodes de détermination du prix de vente... 31 1.2.3.1 Méthodes empirique... 31 1.2.3.2 Méthodes basée sur ce que font les autres... 32 1.2.3.3 Méthodes basée sur le coefficient de vente... 33 Page II

2 PRESENTATION DE L ETUDE ANTERIEURE : MODELES D INFRASTRUCTURES DE GESTION DES DECHETS SOLIDES... 36 2.1 CADRE DE L ETUDE... 37 2.2 PRESENTATION DES MODELES D INFRASTRUCTURES CONCUS... 39 2.2.1 Modèle d implantation de conteneurs... 39 2.2. Modèle d espace de regroupement ou dépotoir intermédiaire... 41 2.2.3 Modèle d aménagement complet pour une décharge contrôlée... 47 3 - ETUDE DU COUT DES MODELES D INFRASTRUCTURE DE GESTION DES DECHETS SOLIDES MENAGERS... 50 3.1 METHODOLOGIE ET CONSIDERATIONS DE BASE... 51 3.1.1 Méthode de détermination du prix de vente en déboursé sec... 51 3.1.2 Considérations de base... 53 3.2 COUT DES MODELES D IMPLANTATION DE CONTENEUR ET DE L ESPACE DE REGROUPEMENT... 64 3.2.1 Devis quantitatif... 64 3.2.2 Détermination du coût du modèle d implantation en déboursé sec... 66 3.2.2.1 Etude des déboursés secs des parties d ouvrages élémentaires... 66 3.2.2.2 Etude des déboursés matériaux des parties d ouvrages élémentaires... 66 3.2.2.3 Etude des déboursés main d œuvre des parties d ouvrages élémentaires... 70 3.2.2.4 Etude des déboursés matériels des parties d ouvrages élémentaires... 73 3.2.2.5 Etude des déboursés secs des parties d ouvrages élémentaires... 75 3.2.2.6 Devis estimatif du modèle d implantation de conteneur en déboursé sec... 78 3.2.3 Détermination du coût du modèle d espace de regroupement... 80 3.3 ANALYSES ET INTERPRETATIONS DU COUT DES MODELES... 83 CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS... 86 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES... 89 ANNEXES... 91 Page III

INTRODUCTION De nos jours, l urbanisation est l une des préoccupations majeures dans les pays en développement. Il est donc plus que jamais nécessaire d y assurer les conditions favorables pour un développement urbain durable. Parmi celles-ci, la gestion des déchets solides produits par les centres urbains en est un élément primordial. En effet, elle reste intimement liée à l amélioration des conditions de vie de la population et à la protection de l environnement. Il est clair que le défi est d envergure pour les villes de ces pays qui, par manque de moyens financiers et ou matériels, ne peuvent s offrir les solutions techniques des pays industrialisés. Ainsi, il suffit de faire un tour dans ces villes pour se rendre compte de la gravité de la situation en matière de gestion des déchets solides ménagers. Ceci, à travers les dépotoirs sauvages qui fleurissent un peu partout, les caniveaux remplis de déchets solides ménagers, les lagunes et les lacs transformés en décharge public malgré les moyens mis en œuvre par les municipalités. Cependant, les villes africaines disposent d atouts non négligeables sur lesquels elles peuvent compter et s appuyer pour une amélioration de la salubrité de leur environnement urbain. En effet, il suffirait d un renforcement des compétences en matière de gestion de l environnement des nombreuses petites et moyennes entreprises privées et associations communautaires intervenant déjà dans la pré-collecte et le recyclage des déchets. Tout cela, associé à un renforcement et à une revalorisation adéquate des infrastructures sanitaires dans les principales villes, ainsi que la bonne maîtrise des coûts à investir et le budget à allouer pour la réalisation des différentes composantes du système de gestion des déchets seraient sans doute une solution efficace envisageable pour la résolution du problème. C est dans cette optique que nous avons dans une étude antérieure [1], conçu des infrastructures de gestion des déchets solides ménagers. La présente étude pour sa part axée autour du thème : «Conception de modèles d infrastructures pour la gestion des déchets solides ménagers : Corrélation entre le coût et le nombre de conteneur» tentera à travers les résultats antérieurs, notamment les infrastructures conçues, de contribuer à l amélioration de la salubrité en donnant des outils et des informations nécessaires sur les estimations financières, afin de permettre une bonne maîtrise de la surface d occupation et Page iv

des coûts des ouvrages en vu d une meilleure préparation financière des projets et une budgétisation correcte pouvant permettre leurs bonnes réalisations. Ainsi, notre étude s assigne comme objectif global de contribuer à améliorer la salubrité dans les villes africaines en particulier la ville de Lomé en renforçant d une part, la capacité de gestion des ordures ménagères ; d autre part, en permettant une bonne maîtrise des coûts de réalisation des ouvrages afin de faciliter une bonne budgétisation des actions à mener dans ce secteur et ainsi une recherche adéquate des financements. Pour atteindre cet objectif, nous avons procédé de la façon suivante : - une étude et une analyse des modes de gestion des déchets solides ménagers ; - une proposition d infrastructures par rapport aux réalités de nos milieux et de nos modes de vie ; - une étude financière des infrastructures de gestion des déchets solides proposées appuyée par une analyse des résultats. Le présent document est organisé en trois (3) chapitres à savoir : - revue bibliographique ; - présentation de l étude antérieure : modèles d infrastructures de gestion des déchets solides ; - étude du coût des modèles d infrastructure de gestion des déchets solides ménagers ; Nous terminerons par une conclusion et des recommandations. Page v

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS Les déchets urbains posent un problème environnemental très préoccupant pour les pays en développement. En effet, bien que le système de gestion des déchets solides subit des réformes en vue de son amélioration, la salubrité ne s est pas pour autant améliorée. Le simple cas de la ville de Lomé en fait écho. Où, malgré la présence d un organisme bien spécifié qui n est autre que la municipalité, voit son environnement se dégrader de jour en jour. Ceci, à cause des infrastructures de gestion des déchets solides des villes inadéquates, ainsi qu une mauvaise maîtrise des coûts à investir et du budget à allouer pour la réalisation des différentes composantes du système de gestion des déchets. La présente étude a été réalisée en vue de contribuer à améliorer la salubrité dans les villes africaines en particulier la ville de Lomé en renforçant d une part, la capacité de gestion des ordures ménagères par la proposition d infrastructures ; d autre part, en permettant une maîtrise des coûts de réalisation des ouvrages afin de faciliter une bonne budgétisation des actions à mener dans ce secteur et ainsi une recherche adéquate des financements. Ainsi, pour atteindre ces objectifs visés, il a été effectué : - une étude et une analyse des modes de gestion des déchets solides ménagers ; - une proposition d infrastructures par rapport aux réalités de nos milieux et de nos modes de vie ; - une étude financière des infrastructures de gestion des déchets solides proposées appuyée par une analyse des résultats. Cette démarche a permis d établir pour les modèles d espace de regroupement deux corrélations : - la corrélation entre le nombre de conteneur et la surface à occuper par l ouvrage donnée par S n =120n + 140 ; - la corrélation entre le nombre de conteneur et le coût de réalisation de l ouvrage donnée par : C n = 10 7 + 8.10 6. Page vi

Ceci afin de permettre une maîtrise des coûts de réalisation des ouvrages et de faciliter une bonne budgétisation des actions à mener dans ce secteur. Conscient que l enjeu est de taille et n est pas seulement limité à la ville de Lomé d une part, et que d autre part, le coût des matériaux, des mains d œuvre et des matériels ne sont pas immuables, nous recommandons que : - la même étude financière soit réalisée en prenant en compte les différentes régions et la variation des coûts des matériaux, de la main d œuvre et du matériel. Ceci afin de disposer en tout lieu de données financières facilitant la maîtrise des coûts et de la budgétisation ; - soit mise au point un programme ou un logiciel pour permettre facilement et rapidement l actualisation de la relation établit par cette étude (en d autre terme l actualisation des coûts de réalisation en fonction de la variation du nombre de conteneurs) en fonction de la variation des considérations de base ; - une étude d impact environnemental soit mener vis-à-vis des modèles d infrastructures proposés afin de mieux les évaluer ; - une étude soit réalisée en vue d exploiter le modèle de décharge contrôlé proposé et/ou celui en cours d exploitation pour en faire un centre de compostage à but lucratif à long terme. Page vii