APPEL A COMMUNICATIONS Colloque régional UEMOA-CRDI sur Intégration régionale et stratégies régionales de réduction de la pauvreté 8-10 décembre 2009, Ouagadougou, Burkina Faso Délai de soumission de résumé : 31 juillet 2009 A l occasion du 15 ème anniversaire de l Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), la Commission de l UEMOA et le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) organisent un colloque régional sur le thème «Intégration régionale et stratégies de réduction de la pauvreté». Ce colloque offre l opportunité aux chercheurs de présenter sur ce sujet et d interagir avec leurs pairs et les décideurs politiques. L intégration régionale, d après certains économistes, présente des opportunités de croissance et de réduction de la pauvreté. Des pays qui ont souvent des tailles comparables et la même monnaie, sont susceptibles de profiter davantage de l intégration régionale que de leur entrée dans le marché mondial où la compétition peut leur être peu favorable. L objectif de ce colloque, le premier du genre dans les annales de l Union, est de passer en revue, de façon objective et critique, les avancées enregistrées dans le processus d intégration et de dégager des pistes de réflexion pour un approfondissement de l intégration régionale. Les objectifs spécifiques sont les suivants : 1) Faire le bilan de quinze années d intégration régionale de l UEMOA, particulièrement de sa contribution dans la lutte contre la pauvreté, en appréciant comment les différentes réformes et leur mise en œuvre répondent effectivement à cet objectif. 2) Promouvoir les échanges entre chercheurs et décideurs de l intégration régionale pour améliorer les politiques régionales de lutte contre la pauvreté. 3) Faciliter l appropriation des thématiques régionales de lutte contre la pauvreté par les communicateurs pour qu ils puissent mieux animer le dialogue politique public sur cette thématique. 4) Contribuer à la définition de pistes d action et de recherche pour les programmes et politiques.
Dans le cadre de ce colloque, les chercheurs sont appelés à présenter une communication de 5 000 à 8 000 mots, en interligne double sur un des trois sous-thèmes suivants du colloque et portant sur la zone UEMOA. Sous-thème 1 : Convergence économique et lutte contre la pauvreté Sous-thème 2 : Instruments régionaux de financement et la lutte contre la pauvreté Sous-thème 3 : Processus d élaboration, de mise en œuvre et de suivi-évaluation des politiques et programmes dans l UEMOA Un résumé de la communication (400 mots au maximum) devra être soumis au plus tard le 31 juillet 2009. Les résumés seront évalués de façon anonyme. Les membres du comité scientifique contacteront les participants à partir du 15 août 2009. En plus des communications écrites qui seront présentées et discutées, des tables rondes permettront des échanges entre les chercheurs et les décideurs, avec la participation de journalistes préparés pour l événement. Publications A l issue de ce colloque un ouvrage sera publié. Calendrier d appel à communications 31 juillet 2009 : date de réception des résumés des communications 15 août 2009 : décisions sur les communications retenues 1 er novembre 2009 : date de réception de la version finale des communications retenues pour être présentées au colloque. 8-10 décembre 2009 : présentation des communications au Colloque. 15 janvier 2010 : date de réception de la révision finale intégrant les commentaires reçus lors de la présentation au colloque. Proposition de plan de présentation des communications a) Page de couverture avec le titre de la communication, noms du ou des auteurs et leurs affiliations institutionnelles b) Résumé (moins de 400 mots) c) Introduction d) Problématique et justification e) Objectif du papier f) Méthodologie g) Résultats, discussions et travaux futurs h) Implications politiques et recommandations i) Conclusion j) Références bibliographiques k) Tableaux et graphiques l) Annexes (si pertinent) 2
Format de présentation des références de la littérature citées dans la communication (en anglais ou en français) : Pour les articles publiés dans des revues scientifiques Keller, W. (1996). Absorptive capacity: on the creation and acquisition of technology in development. Journal of Development Economics, 49(2), 199-227. Hortsmann, I., & Markusen, J.R. (1987). Licensing versus direct investment: a model of internalization by the multinational enterprise. Canadian Journal of Economics, 20(3), 464-481. Coe, D.T., Helpman, E., & Hoffmaister, A.W. (1997). North-South R&D spillovers. The Economic Journal, 107(440), 131-149 Pour les chapitres publiés dans un livre Evenson, R.E., & Westphal, L.E. (1995). Technological change and technology strategy. In J. Behrman, & T. N. Srinivasan (Eds.), Handbook of development economics (vol. 3a, pp. 2209-2300). Amsterdam: North Holland. Pour les livres Wooldridge, J. (2002). Econometric analysis of cross section and panel data. Cambridge, MA: MIT Press. Adresses pour l envoi des résumés et des communications : eayuk@idrc.org.sn et douedraogo@issp.bf 3
Description des sous-thèmes du Colloque régional UEMOA-CRDI sur le thème : «Intégration régionale et stratégies régionales de réduction de la pauvreté» Sous-thème 1 : Convergence économique et lutte contre la pauvreté La question de la soutenabilité de la dette publique a été au centre des débats dans les années 90 et 2000. Dans la définition des critères de convergence nominale, jugeant nécessaire la question de la viabilité de la dette et de la soutenabilité des finances publiques, les institutions de l Union ont arrêté un indicateur tel que le stock de la dette publique rapporté au PIB nominal assorti de la norme communautaire inférieure ou égale à 70%. L idée centrale était de permettre à la puissance publique de disposer d un espace budgétaire pour faire face aux dépenses sociales. Dans le même ordre d idée, la Commission a fait adopter par les instances de l Union, le critère relatif à l inflation assorti d une norme communautaire de 3% maximum. L objectif visé est la stabilité des prix afin que la politique monétaire contribue à l amélioration des perspectives économiques et à l augmentation du niveau de vie des populations. Ce faisant, les conditions de convergence favorisent-elles la réduction de la pauvreté dans l Union? L encours de la dette intérieure, également très souvent décrié par le secteur privé ces derniers temps, reste plus que jamais un indicateur à surveiller de près au cours de cette période de crise financière. Afin d éviter une mise en difficulté financière du secteur privé pouvant créer des vagues de licenciements, les États doivent entreprendre des efforts supplémentaires pour régler, dans les échéances normales, leurs dettes vis-à-vis de ce secteur. L Initiative PPTE vise, à travers l effort concerté des créanciers bilatéraux et multilatéraux, à ramener l endettement public à un montant soutenable pour les pays lourdement endettés qui ont enregistré des performances au plan macroéconomique sur une période donnée. Avec l admission de la Côte d Ivoire, fin mars 2009, tous les États membres de l Union sont désormais bénéficiaires des ressources ou facilités liées à l initiative PPTE, excepté la Guinée-Bissau. Les ressources engrangées grâce à cette initiative, ont-elles favorisé les secteurs sociaux dans l espace UEMOA? Quels sont leurs impacts sur les soldes budgétaires? La convergence nominale connait un suivi régulier et un intérêt croissant dans l espace UEMOA. Qu en est-il de la convergence réelle? Autrement dit l évolution des revenus moyens par tête (indicateurs sigma-convergence, convergence conditionnelle, etc.) dans l Union, témoigne-t-elle d une convergence réelle? Quelles leçons peut-on tirer des comparaisons avec les autres organisations d intégration africaines? Quelles explications et propositions par rapport aux réformes communautaires, notamment en matière de marché commun et de facilitation des transports? L agriculture est-elle performante et assure-t-elle la sécurité alimentaire aux populations? Les industries sont elles aux normes pour le renforcement de la compétitivité des économies de l Union, but ultime de l intégration régionale? Comment s expliquent la rationalité et les impacts des outils de gouvernance économique mis en œuvre par l UEMOA (pacte de convergence, monnaie commune, marché commun, coordination 4
des politiques sectorielles (éducation, santé, énergie, environnement, facilitation des transports et amélioration des infrastructures) sur la pauvreté dans la sous région? Quelles orientations stratégiques peuvent être formulées en vue de mieux prendre en compte la dimension de la pauvreté dans les politiques et programmes d intégration régionale de l Union? Sous-thème 2 : Instruments régionaux de financement et la lutte contre la pauvreté La crise financière internationale s est muée très rapidement en récession économique. Les pays du Nord ont alors des besoins immenses de ressources financières pour assurer la relance économique. En conséquence, l Afrique craint que sa coopération avec le Nord n en souffre. En particulier, l aide publique au développement nécessaire à l investissement dans les secteurs sociaux, pourrait se réduire sensiblement. Ce contexte de crainte et de recherche de stratégies ou moyens alternatifs, contraint au renforcement du partenariat au niveau régional. Les programmes régionaux bien ciblés pourraient aider à créer des synergies et catalyser les stratégies nationales, accélérant ainsi la croissance et la réduction de la pauvreté. L approfondissement de l intégration régionale devient ainsi une opportunité à saisir. Dans cette perspective, comment les instruments de financement régionaux tels le Fonds d Aide à l Intégration Régionale FAIR, la FDC, le Fonds Régional de Développement Agricole, (FRDA), la Banque Régionale de Solidarité (BRS) et autres fonds structurels au sein de l UEMOA, contribuent-ils à réduire la pauvreté dans l espace UEMOA? Quel bilan pourrait-on tirer de toutes les expériences et instruments financiers mis en place à l'échelle de l Afrique de l Ouest en général et de l UEMOA en particulier pour lutter contre la pauvreté (micro finance par exemple)? Quel bilan tirer des politiques sectorielles mises en œuvre? Quelles orientations stratégiques ce bilan pourrait susciter pour une plus grande efficacité de ces programmes sur la réduction de la pauvreté dans les prochaines décennies? Sous-thème 3 : Processus d élaboration, de mise en œuvre et de suivi-évaluation des politiques et programmes dans l UEMOA En vue de favoriser la mise en œuvre des chantiers d intégration régionale, l Union s est doté d un cadre institutionnel qui se renforce progressivement. Ce cadre s élargit suivant les besoins identifiés et les stratégies nouvelles visant principalement à associer la société civile. En dehors du Comité Interparlementaire (CIP), organe de contrôle composé de députés et de la Chambre Consulaire Régionale, organe consultatif regroupant les opérateurs économiques, la Commission vient de faire prendre par la Conférence des Chefs d État et de Gouvernement le 17 mars 2009, un acte additionnel portant création du Conseil du Travail et du Dialogue Social. La question que l on est en droit de se poser est de savoir comment les institutions de la société civile de l UEMOA peuvent-elles aider à renforcer la gouvernance économique tout en assurant la consolidation de l intégration régionale et la réduction de la pauvreté dans l Union? Comment peuvent-elles s impliquer réellement dans la mise en œuvre des programmes et réformes communautaires? Depuis quinze ans, l Union s est engagée dans l adoption d une série de réformes et programmes en vue de faire des huit États, un espace économique unique. Dans une première phase, l accent a été mis sur l adoption des réformes et programmes. Dans une seconde, l Union se concentre sur 5
la réalisation d actions concrètes, visibles des populations, pour «faire de l intégration, une réalité quotidienne». Cependant aujourd hui, on déplore la faiblesse de l application des diverses réformes par les États. Ces réformes et programmes répondent-ils réellement aux besoins des populations? Comment faire pour une véritable appropriation des réformes communautaires par les États, les couches socioprofessionnelles, la société civile? Le rythme d adoption de ces réformes et programmes ne dépasse-t-il pas la capacité de leur appropriation par les populations et les structures nationales? Faut-il poursuivre ou marquer un arrêt dans l adoption de nouvelles réformes afin de veiller à la mise en œuvre et à l exécution de celles qui sont déjà adoptées? 6