Diagnostic d'une otalgie

Documents pareils
Apport de la TDM dans les cellulites cervico-faciales

Item 262 : Migraine et algie de la face

Cancers de l hypopharynx

OTO-RHINO- LARYNGOLOGIE pharyx, larynx, cancer

Item 262. Migraine et algie de la face. Objectifs pédagogiques

Item 201. Évaluation de la gravité et recherche des complications précoces chez un traumatisé crânio facial : fracture du rocher.

neurogénétique Structures sensibles du crâne 11/02/10 Classification internationale des céphalées:2004

Concours d Internat et de Résidanat

Cancers du larynx : diagnostic, principes de traitement (145a) Professeur Emile REYT Novembre 2003 (Mise à jour Mars 2005)

MIGRAINES. Diagnostic. A rechercher aussi. Critères IHS de la migraine. Type d aura. Particularités chez l enfant. Paraclinique.

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

Module digestif. II. Prévention du reflux gastro-œsophagien :

La langue, constituant la majeure partie de la partie inférieure de la cavité orale,

POLYCOPIES DES COURS d ORL Faculté de médecine d Angers

PROGRAMME DU CONCOURS D ACCES AU RESIDANAT DE CHIRURGIE DENTAIRE

LE LARYNX VUE ANTERIEURE DU LARYNX : Décembre 2007 Sources Étudiantes. Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes

Les grands syndromes. Endoscopie trachéo-bronchique. Professeur D. ANTHOINE CHU de NANCY

o Anxiété o Dépression o Trouble de stress post-traumatique (TSPT) o Autre

Docteur, j ai pris froid!

Item 308 : Dysphagie

Item 97 (ex item 262) : Migraine, névralgie du trijumeau et algies de la face Collège Français d'orl et de Chirurgie Cervico-faciale


MIEUX COMPRENDRE VOTRE TRAITEMENT. LA RADIOTHÉRAPIE DES CANCERS DES Voies Aéro-Digestives Supérieures

Les cancers des voies aérodigestives supérieures

LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique

Patient de 40 ans, pas d antécédent notable. Abcès dentaire soigné par ATB + AINS.

Item 145. Tumeurs de la cavité buccale et des voies aérodigestives. Objectifs pédagogiques

Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané

Céphalées. 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée. APP du DENAISIS

LE RACHIS : UNE ENTITE COMPLEXE IMPORTANTE A PRESERVER

Maladies et Grands Syndromes : Angiomes (223) Professeur Guy Magalon Juin 2005

LES DOULEURS LOMBAIRES D R D U F A U R E T - L O M B A R D C A R I N E S E R V I C E R H U M A T O L O G I E, C H U L I M O G E S

Anatomie. Le bassin inflammatoire. 3 grands cadres. 4 tableaux. Spondylarthrite ankylosante. Spondylarthrite ankylosante 26/10/13

TRAUMATISME CRANIEN DE L ENFANT : conduite à tenir?

Recherche Information - prévention - dépistage Actions pour les malades et leurs proches. Les cancers des voies aérodigestives supérieures

Le problème de la première ou nouvelle. céphalée. Il faudra avant tout :

Pseudotumor cerebri. Anatomie Le cerveau et la moelle épinière baignent dans un liquide clair, appelé le liquide céphalo-rachidien (LCR).

Assurance maladie grave

LES CEPHALEES I- INTRODUCTION

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

K I N é S I T H é R A P I E & D B C

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques

QUI PEUT CONTRACTER LA FA?

Veraviewepocs 3De Le Panoramique dentaire qui répond à tous vos besoins en imagerie tridimensionnelle (3D)

Qu est-ce qu un sarcome?

Tuméfaction douloureuse

Vertiges et étourdissements :

Référentiel métier / Compétences du chirurgien en chirurgie maxillo-faciale et stomatologie

La santé bucco-dentaire au cabinet OMS. Problèmes majeurs. Santé bucco-dentaire et santé générale. Santé. Déterminants sociaux et santé bucco-dentaire

Item 288 : Troubles des phanères : Onyxis

Le son est une vibration aérienne, une onde, qui se caractérise par sa hauteur (aigu ou grave) et son intensité (son fort, son faible).

L'OTITE CHEZ LE BÉBÉ ET L'ENFANT

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies :

Don d organes et mort cérébrale. Drs JL Frances & F Hervé Praticiens hospitaliers en réanimation polyvalente Hôpital Laennec, Quimper

097AS2014/02/18. Thérapie à Ultra-son. BTL-4000 Smart/Premium ENCYCLOPÉDIE THÉRAPEUTIQUE DU BTL 100AS2014/02/18FR

SYNDROME DU TUNNEL CARPIEN, EPICONDYLITE ET TRAVAIL : POINT DE VUE DU RHUMATOLOGUE

Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés

Conduite à tenir devant des œdèmes chez l enfant. Véronique OYHARCABAL Centre Hospitalier de la Côte Basque

Lombosciatalgie aigue et chronique Quelle prise en charge? Dr Azizi Fatima Rabat

Céphalées vues aux Urgences. Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

CHAPITRE 8 LES CEPHALEES SEMIOLOGIE ET STRATEGIE D EVALUATION. Gilles Géraud et Nelly Fabre

Traumatologie en odontostomatologie du sport

Os Hyoïde. Cartilage thyroïde. Cartilage Cricoïde. Cartilage Trachéal. S ouvre à la déglutition et à l expiration

Apport de l IRM dans la

Il est bien établi que le réseau d eau hospitalier peut

DIVERTICULE PHARYNGO-OESOPHAGIEN (DPO) DE ZENKER À PROPOS DE QUATRE CAS J. MOALLA, L. BAHLOUL, B. HAMMAMI, I. CHARFEDDINE, A.

Université Paris-VI. Orthopédie. Questions d internat

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Les céphalées aux urgences. G Demarquay Hôpital Croix-Rousse Service Neurologie

Prise en charge de l atrésie choanale Choanal atresia management

Manuel d hygiène bucco-dentaire Destiné à la formation de prophylaxistes

LES TROUBLES MUSCULOSQUELETTIQUES. Le 2 décembre 2008

La toux chronique de l adulte, démarche diagnostique

DIPLOME DE CHIRURGIE ORALE

B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs

TUMEURS DU BAS APPAREIL URINAIRE

Cordarone et Thyroïde par François Boustani

.( /.*!0) %1 2"+ %#(3004) 05' 203 .(.*0"+ ) '!2"+ %#(30+ 0!"%) 4!%2) 3 '!%2"+ %#(30! &' 4!!% .+.*0%!!'!(!%2" !

De la chirurgie du nodule aux ganglions

Applications Manométriques de la SWS

Marchés des groupes à affinités

Item 215 : Rachialgies

Spondylarthropathies : diagnostic, place des anti-tnf et surveillance par le généraliste. Pr P. Claudepierre CHU Henri Mondor - Créteil

LES CONTUSIONS DU REIN

MÉDECINE FAMILIALE. Préparer des médecins de famille pour le Québec de demain. Objectifs du stage de médecine familiale (abrégés)

PARTIE II : RISQUE INFECTIEUX ET PROTECTION DE L ORGANISME. Chapitre 1 : L Homme confronté aux microbes de son environnement

Démarche d évaluation médicale et histoire professionnelle

L'imputabilité et l'état antérieur dans le dommage corporel

SYNTHÈSE DES RECOMMANDATIONS PROFESSIONNELLES. Spondylarthrites. Décembre 2008

Le psoriasis est une maladie qui touche environ 2 à 3 % de la population et qui se

Item 305, 262 : Douleurs buccales et algies de la face

Réflexions sur les possibilités de réponse aux demandes des chirurgiens orthopédistes avant arthroplastie

UNIVERSITE DE PARIS ANNEE UNIVERSITAIRE MEMOIRE EN VUE DE L OBTENTION DU DIPLOME INTERUNIVERSITAIRE DE PEDAGOGIE MEDICALE

LE TRAVAIL SUR ÉCRAN DANS LA BRANCHE DES TÉLÉCOMMUNICATIONS

Le dépistage des cancers

Nouvelle option thérapeutique pour les enfants présentant cette forme rare et sévère d arthrite

G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E. La prise en charge de votre mélanome cutané

Exemple 1: Entorse cheville. ÉVALUATION INITIALE: entorse cheville

LIGNES DE CONDUITE POUR L IMAGERIE POUR LES CEPHALEES AIGUES ET CHRONIQUES NON TRAUMATIQUES

Transcription:

Diagnostic d'une otalgie Author : dr-jahidi I - DEFINITION INTERETS L otalgie est une douleur de l oreille ou rapportée à l oreille. Lorsque l oreille montre des lésions patentes, on parle d otodynie en réservant le terme otalgie aux douleurs avec oreille normale. C est l otalgie réflexe qui représente 50% des douleurs de l oreille. Ce signe fonctionnel est intéressant car: - Il est très fréquent. - L origine de la douleur n est pas toujours auriculaire. Il peut s agir de douleurs rapportées ou névralgiques et cacher une étiologie grave. Après un bref rappel sur l innervation sensitive de l oreille, nous nous intéresserons aux mécanismes physiopathologiques et au diagnostic étiologique. II. RAPPEL ANATOMIQUE l innervation sensitive de l oreille est riche et fait appel à 4 paires crâniennes: le trijumeau, le facial, le glosso-pharyngien et le pneumogastrique ainsi qu à des racines du plexus cervical. * Le trijumeau reçoit par l intermédiaire du nerf auriculo-temporal les stimuli douloureux provenant du tragus, de la partie supérieure et antérieure du CAE et de la partie antérieure de l hélix. * Le facial assure par l intermédiaire de son rameau sensitif (intermédiaire de Wrisberg VIIbis) l innervation de la zone de Ramsay Hunt située au niveau de la conque et de la partie postérieure du CAE. * Le plexus cervical superficiel reçoit l innervation sensitive de la partie postérieure du pavillon et du lobule par l intermédiaire de sa branche auriculaire réunion des rameaux auriculo-mastoïdien et auriculo-parotidien. * L innervation sensitive de l oreille moyenne est assurée par le plexus tympanique formé par les branches du glosso-pharyngien, le nerf de Jacobson et la partie supérieure des branches corticotympaniques du plexus sympathique. 1 / 7

Cette innervation riche et complexe assurée par plusieurs paires crâniennes qui innervent diverses régions de la sphère O.R.L. rend compte de la fréquence d otalgies rapportées et d origine réflexe. III - PHYSIOPATHOLOGIE Toutes les pathologies de l oreille sont susceptibles d induire des douleurs secondaires à l irritation des récepteurs sensitifs in situ. Mais lorsque l oreille est normale, l otalgie peut s expliquer par un mécanisme névralgique ou par un mécanisme réflexe. La névralgie : la douleur auriculaire est en rapport avec une névralgie des nerfs assurant l innervation sensitive de l oreille. Elle est soit essentielle, soit liée à une atteinte secondaire d un nerf. Le mécanisme réflexe : peut s expliquer par deux théories. * Celle de la division périphérique d un protoneurone commun. * Celle de la convergence des sensations tégumentaire et viscérale véhiculées par deux protoneurones distinctes vers un deutoneurone commun. Dans ces deux théories, les informations douloureuses provenant de 2 zones anatomiques différentes aboutissent à la même voie afférente. Ensuite les structures nerveuses supérieures attribueraient préférentiellement cette douleur à la zone tégumentaire dont la représentation serait dominante par rapport à la zone viscérale correspondante qui est mois souvent stimulée. Ainsi la stimulation d un viscère peut être rapportée à l oreille. IV - DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE Le diagnostic étiologique d une otalgie repose sur : L interrogatoire. Précise les caractéristiques de la douleur. - ancienneté, horaire, rythme. - type et intensité. - unilatéralité ou bilatéralité. 2 / 7

- Contexte: traumatisme, soins dentaires. - facteurs déclenchants et facteurs antalgiques. - Signes d accompagnement locaux: surdité, acouphène, écoulement, vertiges. - Signes d accompagnement régionaux: dysphagie, dysphonie. - Signes généraux: fièvre, AEG. Les ATCD O.R.L. sont recherchés. L examen clinique. Il comporte un examen détaillé de l oreille avec inspection et palpation du pavillon et surtout une otoscopie au microscope binoculaire qui examine soigneusement le CAE et le tympan. Puis un examen O.R.L. complet est réalisé, avec examen de la cavité buccale, de l articulation temporo-mandibulaire, de l oropharynx, du rhinopharynx, de l hypopharynx ainsi qu une palpation cervicale avant de terminer par un examen général. * Les examens paracliniques. Ils découlent des constatations cliniques et peuvent comprendre. Une audiométrie, une radio de l articulation temporo-mandibulaire, un orthopantomogramme, TDM et IRM cervicales et enfin endoscopies et biopsies. A) Causes auriculaires : (les otalgies primitives). Les otalgies primitives sont secondaires à une lésion de l oreille externe (pavillon, CAE) ou de l oreille moyenne. * Lésions du pavillon. * Traumatiques : - Plaies, d autant plus graves qu elles intéressent le cartilage (risque de chondrite). - Contusions responsables d un othématome. - Traumatismes par agents physiques: brûlures, engelures. 3 / 7

* Inflammatoires et infectieuses : - Dermites microbiennes (érysipèles ou dermites staphylococciques). - Perichondrite du pavillon : infection touchant le cartilage et son périchondre. - Mycoses du pavillon. * Pathologie allergique et irritative : - Dermite de contact ou eczéma atopique. * Tumeurs : - Bénignes: kystes sébacés, nodules douloureux du pavillon. - Malignes : les épithéliomas spino-cellulaires beaucoup plus que les baso-cellulaires. Lésions du CAE. * Pathologies obstructives : - un bouchon de cérumen ou un CE peuvent être à l origine d otalgies. * Pathologies infectieuses : - Otite externe diffuse: dermo-épidermite aiguë du CAE caractérisée par un conduit inflammatoire dans son ensemble et très douloureux. - Furoncle du CAE: siège au 1/3 externe. Il est responsable d otalgies violentes. Il comporte plusieurs stades : maturation, nécrose, élimination du bourbillon, puis cicatrisation. - La myringite phlycténulaire : se caractérise par la présence de phlyctènes au niveau de la membrane tympanique. L otalgie est très vive. - Otomycose : qui est une infection fongique du CAE le plus souvent à Candida ou à Aspergillus. L otoscopie montre des filaments mycéliens obstruant le CAE. - Zona auriculaire : caractérisée par une éruption vésiculeuse au niveau de la 4 / 7

zone de Ramsay Hunt. * Pathologie allergique et irritative - Il s agit essentiellement de l eczéma du CAE surinfecté. - Irritations secondaires à des manipulations intempestives du CAE (coton tiges). * Traumatiques : - blessures directes par objets tranchants ou indirecte par fracture du rocher qui peut être due à une traumatisme mandibulaire. * Tumeurs du CAE : - kystes sébacés en poussées de surinfection. - Ostéome et exostose du CAE fréquemment chez les nageurs. - les tumeurs malignes sont représentées par les épithéliomas spino-cellulaires et baso-cellulaires. Au niveau de l oreille moyenne. * L otite moyenne aiguë : Survient dans un contexte fébrile, c est la cause la plus fréquente chez l enfant. L otoscopie est caractéristique avec un érythème et hyper-vascularisation du tympan qui bombe et perd ses reliefs en cas de collection. La perforation spontanée signe l OMA suppurée perforée. * La mastoïdite aiguë :Est devenue rare. Elle complique une OMA et s accompagne d un syndrome infectieux sévère. La douleur diffuse en arrière avec un comblement du sillon rétro-auriculaire et une voussure mastoïdienne (signe de Jacques). * L otite moyenne chronique :qui est en principe indolore sauf en cas de poussée de réchauffement. Elle doit alors faire suspecter une ostéite, un choléstéatome ou complications endocrânienne. * Les atteintes traumatiques: - Directes par objet contondant. - le blast provoquée par une gifle ou une explosion peut entraîner la perforation du tympan. 5 / 7

- Les barotraumatismes favorisés par une dysperméabilité tubaire entraînant des lésions du tympan que l otoscopie classe en 5 stades de Haynes et Harris. * Les atteintes tumorales sont exceptionnelles et se manifestent en plus de la douleur par une otorrhée et une otoragie. L otoscopie visualise la tumeur. B) Causes extra-auriculaires : Les otalgies réflexes ou rapportées. L absence de cause auriculaire doit faire rechercher l origine de cette douleur irradiée dans un terrain parfois éloigné de l oreille. Elles Seront cités par ordre de fréquence. * Causes dentaire - Algie dentaire banale mais surtout une dent de sagesse incluse. - Troubles de l articulé dentaires: il peut s agir d une pathologie fonctionnelle (syndrome de Costen) ou organique (arthrites temporo-mandibulaires; fractures du condyle). * Causes inflammatoires et infectieuses - Pharyngites, angines mais surtout les phlegmons péri amygdaliens et rétro pharyngés et les suites d amygdalectomies. - Glossite, stomatite, aphtes, ulcérations pharyngées - Arthrites crico- aryténoïdiennes et certaines chondrites post-radiques. * Causes néoplasiques. Un cancer doit être recherché devant toute otalgie surtout chez un sujet âgé éthylo-tabagique. Il peut s agir: - Du cancer de la langue, du plancher buccal, de l amygdale ou de la vallécule. - Un cancer du cavum, de l hypopharynx et de la margelle laryngée à l exception des cordes vocales qui n entraîne pas d otalgies. 6 / 7

Powered by TCPDF (www.tcpdf.org) UPR ORL Au moindre doute, il faudra palper la muqueuse de la cavité buccale et du pharynx, réaliser une laryngoscpie indirecte pour examiner l hypopharynx et le larynx. Toute lésion suspecte doit être biopsiée. Un naso-fibroscopie permet de contrôler toutes les VADS lors du même examen. * Causes rares - Otalgie secondaire à une stylalgie : Cette affection est rare. Elle est due à une calcification du ligament stylo-hyoïdien. La palpation endobuccale de l appophyse styloïde est douloureuse. - Région cervicale. - Glandes salivaires : parotidiens ou sous maxillites. - Affection ganglionnaires (surtout sous digastrique) : adénite, adénophlégmon. - Glande thyroïdes : thyroïdites. - Causes viscérales : sont exceptionnelles peuvent se voir pour des pathologies oesophagiennes ( Tm, RGO, oesophagite), ou C-Vx (angor, anévrisme de l aorte) Les névralgies otologiques. Elles résultent de l irritation d un nerf à fibres sensitives. Elles peuvent être essentielles ou symptomatiques d une affection sous-jacente qu il faudra rechercher par un examen neurologique et au moindre doute par un bilan d imagerie. - Les névralgies faciales et du trijumeau sont responsables d otalgies lorsqu elles touchent le territoire du nerf maxillaire inférieure. - Les névralgies du glosso-pharyngien, du pneumogastrique et les névralgies cervicales d Arnold qui se traduisent par des douleurs de la nuque irradiant vers l oreille. V- CONCLUSION L otalgie est le plus souvent en rapport avec une atteinte auriculaire, mais la normalité de l examen de l oreille doit faire rechercher des cause rapportées ou névralgiques. L otalgie peut aussi être révélatrice d une cause néoplasique ce qui justifie un examen O.R.L. et régional très précis. Le diagnostic précoce améliore le pronostic de ces affections. 7 / 7