PARTENAIRES MOBILITE GÉNÉRER DES REVENUS (TRÈS SIGNIFICATIFS) SUR MOBILE PROGRAMME Le mobile génère un trafic mondial considérable. Ce device représente presque 50 % du chiffre d affaires de Facebook. La valorisa"on de Candy Crush est es"mée à 5 milliards de dollars... Pour autant, nous notons que le mobile ne représente que 6% des inves"ssements publicitaires. > Quelle est la situaon actuelle des services mobiles payants? > Applicaons gratuites vs Applicaons payantes : quelles sont les règles qui perme'ent de passer au payant? valeur perçue, entertainment vs serviciel, prix psychologique, récurrence, mode de paiement > Comment faire payer un service mobile en situaon offline? Intervenants : ADICTIZ, Alexis de Charentenay, Director of Business Development and Marke"ng GOOGLE, Renaud de Saint Sernin, Mone"za"on Expert LEKIOSK.FR, Michaël Philippe, Co-fondateur RAD.CO, Alexandre Ali, COO Animatrice : EBG, Fanny Raimbault A RETENIR Pour Rad.co, le site mobile représente la meilleure solu"on pour un e-commerçant qui fait ses premiers pas sur le marché du mobile. Il est ainsi présent simultanément sur l ensemble des supports et peut acquérir rapidement une précieuse exper"se. Les éditeurs se tournent vers le modèle «Freemium», formule basée sur des développements moins lourds. Une fois familiarisé au support, l u"lisateur franchit plus facilement le pas pour acquérir des contenus addi"onnels. Selon Adic"z, la souplesse technologique est le facteur-clé du succès sur mobile. LeKiosk recommande d adopter une stratégie 100% mobile, il faut éviter de proposer une simple réplique du site Web. 1/7
L ENTRÉE FRACASSANTE DU FREEMIUM" Adic"z édite des jeux pour les devices mobiles depuis 2009, selon un modèle dit «Freemium». Aujourd hui, 60% de nos revenus sont générés par les transac"ons effectuées au sein-même du jeu, contre 40% issus de la publicité. Nous avons adopté une stratégie de volume : il s est agi de réunir le plus grand nombre d u8lisateurs pour ensuite valoriser ce9e popula8on de joueurs. Au cours des dernières années, les éditeurs ont tourné le dos au modèle Premium au profit du Freemium. Les applica"ons sont téléchargées gratuitement, avant que soient mis en place des mécanismes de moné"sa"on de l u"lisateur. Plutôt que de convaincre les internautes de payer pour un jeu ou un logiciel, les développeurs les leur offrent. Ces derniers misent sur le fait qu'une fois familiarisés au support, les mobinautes franchissent plus facilement le pas et acceptent de payer pour bénéficier de l'intégralité des fonc"onnalités du produit. ALEXANDRE ALI, RAD.CO Notre site de e-commerce autour de la décora"on, de la mode et du design a été lancé en 2012. Le m-commerce représente assurément le nouveau défi auquel se trouvent aujourd hui confronté les retailers online. Actuellement, un 8ers de notre trafic provient des devices mobiles. CeHe part devrait être portée à 50% d ici à la fin de l année 2014. Dès lors, l enjeu principal, c est la capacité à servir le consommateur de la même manière sur tous les supports. 2/7
QUELLE STRATÉGIE POUR RÉUSSIR SUR MOBILE? C est au départ un étudiant passionné par le développement de jeux vidéo qui a eu l idée de concevoir «Paf le Chien». La première étape a consisté à rassembler une communauté sur Facebook avant de se tourner, dans un second temps, vers le mobile. Il était indispensable de s entourer au préalable de ce9e communauté de joueurs afin de ne pas se retrouver perdus dans la masse des applica8ons. Nous é"ons, dès 2007, convaincus qu un nouveau device allait apparaître et bouleverser la façon de lire la presse. L ipad propose une expérience beaucoup plus immersive que l ordinateur. Il ne fallait donc pas se contenter de proposer sur les table9es une simple réplique de notre site Internet. Au final, le recours à la modélisa"on d un kiosque en 3D répond parfaitement à la nécessité d offrir une expérience u8lisateur 100% mobile. Apple prélève certes 30% des recehes, mais le géant offre en contrepar"e un environnement incomparable. L enjeu est, à terme, de diriger nos clients vers nos propres mécanismes de paiement afin d acquérir nos propres données sans passer par itunes. ALEXANDRE ALI, RAD.CO Pour un site comme le nôtre, l explosion du mobile nous pousse à revoir en profondeur notre façon de penser. Il s agit d une nouveau canal qu'il faut apprendre à maîtriser. Une ques"on se pose inévitablement à tout e-marchand : faut-il proposer un site Internet accessible depuis les mobiles, ou bien est-il préférable de lancer une applica8on? Nous es"mons que le site mobile représente la meilleure solu"on pour un e-commerçant qui fait ses premiers pas sur le marché du mobile : cela permet d être présent simultanément sur l ensemble des supports et d acquérir très rapidement une précieuse exper8se. L inconvénient majeur, c est que le site mobile ne permet pas de recourir au système de no"fica"ons Push, contrairement aux applica"ons. 3/7
QUESTION DE LA SALLE : Avez-vous recours à la technologie de développement HTML 5? ALEXANDRE ALI, RAD.CO Même si Apple y demeure opposé, le HTML 5 permet de contourner avantageusement les techniques liées au Flash et de proposer des contenus plus agréables, le tout avec des coûts beaucoup plus réduits. Le mobile implique une grande souplesse technologique, car les plateformes évoluent à très grande vitesse. Globalement, les acteurs du marché tendent effec"vement à aller vers ce type de technologie, moins coûteuse. Pour autant, le HTML 5 n est pas la panacée. Pour LeKiosk, qui a recours à la 3D, le HTML 5 n est pas une solu"on viable. Au final, cela dépend de l effort que l on souhaite porter sur le mobile : veut-on simplement assurer une simple présence sur ces devices, ou bien proposer une vraie expérience mobile? LE MONOPOLE DES PLATEFORMES Il ne s agit pas d une probléma"que propre au mobile ; elle concerne l ensemble du digital. Un e-commerçant peut être mis à mort par Amazon, un producteur de contenu peut, du jour au lendemain, être dé-référencé par Google... Les guidelines posées par les plateformes sont tellement floues qu il est possible de leur faire dire tout et son contraire. 4/7
Je pense que si les développeurs u"lisent avec tant d enthousiasme ces plateformes, c est qu ils s y retrouvent parfaitement. Ce sont les règles du business... Il convient d embarquer dans les applica"ons des SDK (SoTware Development Kits), ou"ls indispensables aux mécanismes de moné"sa"on. L annonceur peut ainsi mieux contrôler l affichage de sa publicité. L objec8f est de créer de la transparence, de la confiance pour convaincre d inves8r davantage. Au final, c est l ensemble de l écosystème qui en profitera. Car pour l heure, il subsiste un décalage entre le niveau du trafic mobile et le poids des inves"ssements publicitaires. LES MÉCANISMES DE MONÉTISATION Quatre grands chan"ers rythment la vie du développeur : le trafic, l engagement, la réten"on et la moné"sa"on. La réponse consiste à superviser les données acquises pour modifier régulièrement le contenu du jeu et op8miser le parcours de l u8lisateur. Ainsi, nos applica"ons sont mises à jour chaque semaine. Il convient de créer chez le joueur de la «frustra8on posi8ve» afin de susciter l envie, à par"r d une émo"on, de dépenser à l intérieur-même du jeu. Les modifica8ons régulières apportées à nos contenus perme9ent d op8miser ces mécanismes. Peut-on prévoir l évolu8on du marché français à par8r de l analyse de pays-tests? Le Canada représente par exemple un pays-test tout à fait per"nent. Il permet de prendre le pouls des Etats-Unis sans risquer de se «griller» sur le marché français en cas d échec. Comme l internaute, le mobinaute a la culture du «zapping» : si on ne parvient pas à capter son ahen"on au cours des 15 premières secondes, il va voir ailleurs... 5/7
Le marché britannique est beaucoup plus mature en termes d inves"ssements et de solu"ons publicitaires sur les devices mobiles. De même, les Etats-Unis sont beaucoup plus avancés sur le plan des technologies RTB. LES FORMATS PUBLICITAIRES Les bannières représentent encore la grande majorité de l inventaire publicitaire. L inters""el, bien plus intrusif dans le parcours du mobinaute, connaît un succès grandissant. Sur des contenus en display, il existe désormais la possibilité de placer des vidéos en inters88el. Dans ce cas, l annonceur ne paie que si la vidéo a été visionnée dans son intégralité. Enfin, les formats HTML 5, plus riches, permehent à l u"lisateur d interagir directement avec la publicité. Au final, il ne faut pas enterrer la bannière, qui demeure un vrai standard, même si les formats plus récents permehent d aheindre de nouveaux annonceurs. Nous es"mons qu en 2017, les inves8ssements publicitaires sur mobile auront rejoint le niveau du desktop. La bannière reste effec"vement le levier le moins coûteux et, à mon sens, le plus performant pour l éditeur et l annonceur. Le coût explose lorsque l on choisit la vidéo ou l inters""el. 6/7
CONCLUSION : LE MOBILE EST-IL L ULTIMATE DEVICE? L enjeu principal qui va à l avenir concentrer les réflexions des acteurs du marché, c est la géolocalisa8on. Il s agit-là pour le mobile d un formidable atout, par rapport au desktop et à la tablehe. De plus, l appari8on des objets connectés dotés de capteurs sensoriels va permehre d aller beaucoup plus loin dans l immersion en mobilité. Le mobile parvient à capter le temps libre de l u"lisateur. Ce temps libre est, à ce jour, en8èrement accaparé par le diver8ssement : ce sont les jeux qui trustent les premières places de classement de l AppStore. Le mobile n est donc pas l ul"mate device pour tous les acteurs, à moins de parvenir à capter ce fameux temps libre. 7/7