METACARPE PHALANGES (4 DERNIERS DOIGTS) MODELISATION et MOUVEMENTS

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1 METACARPE PHALANGES (4 DERNIERS DOIGTS) MODELISATION et MOUVEMENTS Vidéo : «LA MAIN. METACARPE ET PHALANGES. LES 4 DERNIERS DOIGTS» Introduction L organisation du membre supérieur est au service de la main afin de lui permettre d évoluer dans un espace le plus vaste possible et de se présenter dans la position la plus favorable pour la préhension d un objet. L architecture osseuse de la main est à la base de cette fonction de préhension qui est la fonction essentielle de la main grâce au pouce capable de s opposer aux autres doigts. Cette fonction s exerce de manière si précise qu elle permet à la main de jouer un rôle majeur dans le toucher. «Elle est l éducateur de la vue dont elle permet de contrôler et d interpréter les informations. Sans la main, notre vision du monde serait plate et sans relief Elle forme donc avec le cerveau un couple fonctionnel indissociable» (Kapandji). La main présente à décrire cinq doigts : quatre doigts longs et un court, le pouce. L observation de la main lors de la préhension d objets de forme et de volume variés montre que chacun des cinq doigts exerce une fonction spécifique : - le pouce s oppose aux autres doigts - le médius et l index réalisent deux types de pince : pouce-index très précise et pouce-index-médius - l annulaire et l auriculaire assurent des prises de force ou bien permettent le maintien d un objet placé dans le creux de la paume de la main. L observation de la main montre également que, suivant les objets, les pressions subies ou exercées, la main peut s aplatir ou se creuser et qu elle peut s adapter aux formes très variables des objets qu elle prend, porte, lance ou manipule. L architecture des os du poignet et de la main s organise à partir de ces fonctions. La modélisation des métacarpiens (la paume de la main) et des phalanges des quatre doigts longs ainsi que leurs mouvements sera présentée dans ce chapitre. La modélisation du pouce et l opposition seront traitées dans un autre chapitre. Rappelons que de nombreuses informations de ce chapitre ne doivent pas être mémorisées passivement mais qu elles peuvent être déduites d une simple observation des mouvements de la main et des doigts. Constitution du métacarpe Le métacarpe est constitué de 5 os longs : les métacarpiens. Les 5 métacarpiens sont articulaires : - en haut avec la rangée inférieure du carpe - en bas avec la phalange distale :

2 Les 5 métacarpiens constituent le squelette osseux de la paume de la main : Le métacarpe prolonge en bas le canal carpien : la paume de la main se présente donc comme une gouttière concave en avant en position de repos : Le pouce et les 4 doigts longs La main présente à décrire cinq doigts : - le pouce qui présente 2 phalanges intégrées au sein des 5 os de la colonne du pouce - 4 doigts «longs» intégrés au sein des colonnes centrale et interne du carpe et qui présentent 3 phalanges : Les 4 métacarpiens des doigts longs Leur longueur diminue du IIème au Vème doigt, condition nécessaire à l opposition :

3 Leur corps est prismatique : Leur extrémité supérieure - encore appelée «base» - est cubique : La face supérieure de la base Elle est recouverte de cartilage articulaire. Les articulations carpo-métacarpiennes sont des arthrodies donc presque planes et sièges de mouvements très limités. Elles réalisent des mouvements de flexion-extension de faible amplitude qui permettent le creusement de la paume. La base des IIème et IVème métacarpiens s articule avec le capitatum (cf : «le complexe articulaire du poignet») ; les articulations sont encastrées, ce qui constitue un facteur de stabilité : La base du IIème métacarpien s articule avec le trapézoïde ; l emboîtement des surfaces articulaires est un facteur de stabilité :

4 Les surfaces articulaires entre le Vème métacarpien et l hamatum sont très légèrement cylindriques. Leur axe n est pas strictement transversal de telle sorte que, en flexion, le Vème métacarpien se porte légèrement en dehors ce qui permet à la paume de se creuser : L extrémité inférieure des 4 derniers métacarpiens est plus volumineuse que la base. Elle est encore appelée la tête. Les articulations métacarpo-phalangiennes sont de type condylien ; la surface articulaire de la tête du métacarpien est plus étendue et plus large en avant, ce qui permet la flexion : Par conséquent, elles ne permettent que des mouvements de flexion-extension et d inclinaison latérale. Cependant, des mouvements de rotation axiale limités sont possibles en raison de la laxité des ligaments. La tête présente deux gros tubercules où s insèrent les ligaments latéraux : La forme des têtes métacarpiennes varie du IIème au Vème métacarpien. Elles présentent des dissymétries des surfaces articulaires. Lors de la flexion des doigts, la forme des têtes associée aux tensions des ligaments joue un rôle essential dans le flexion oblique des doigts. Les faces interne et externe de la base Elles sont articulaires avec un métacarpien (sauf le Vè qui ne présente qu une surface articulaire externe).

5 Les surfaces articulaires de la base des 4 métacarpiens sont presque planes : Ces surfaces articulaires - presque planes et/ou encastrées limitent les mouvements des métacarpiens et des articulation carpo-métacarpiennes ; elles sont donc un facteur de stabilité/solidité permettant une préhension efficace d un objet lourd : Les 3 phalanges des doigts longs Les métacarpiens des doigts longs s articulent avec les phalanges proximales : Les 3 phalanges (P1, P2, P3) s articulent entre elles au niveau : - de l articulation interphalangienne proximale - de l articulation interphalangienne proximale

Les 1ères et 2èmes phalanges (P1, P2) des 4 doigts longs présentent un corps en forme de demi-cylindre aplati : 6 La face antérieure des corps est concave en avant ; les tendons des muscles fléchisseurs des doigts coulissent sur cette face ; ils sont maintenus en place par un système fibreux qui s insère sur les bords : L extrémité supérieure - ou base - a une forme de parallélépipède rectangle : Sa face supérieure est concave dans les deux sens ; elle est articulaire avec la tête d un métacarpien ; sa surface articulaire est bien moins étendue que celle de la tête du métacarpien : L extrémité inférieure - ou tête - présente la forme d une poulie ; elle est donc de type trochléen, avec un

7 seul degré de liberté et ne permet que des mouvements de flexion-extension : Les articulations inter-phalangiennes La base de la phalange présente deux cavités glénoïdes concaves (flèches) séparées par une crête antéropostérieure qui vient se loger dans la gorge de la poulie : La tension des ligaments latéraux ne permet aucun mouvement de latéralité en flexion et en extension complètes. L articulation interphalangienne distale est comparable à l articulation proximale (une poulie articulaire avec deux surfaces concaves séparées par une crête) :

8 L extrémité de la 3 ème phalange est aplatie et située juste sous l ongle : L ongle joue des rôles importants (cf Dufour) : - protection en raison de sa situation (exemple : creuser le sol) - stabilisation de la pulpe du doigt, celle-ci jouant un rôle dans la préhension - amélioration des prises fines «puisqu il dépasse de la pulpe, offrant un liséré de contact dur» - «réflecteur tactile dans les appuis pulpaires. Les messages de pression pulpaires ne sont clairement perçus que grâce à la contre-pression offerte par l os et l ongle. En cas de perte de l ongle, le message se perd dans la pulpe, au lieu d être reflété, à la manière d un écho-radar, par l ongle». La mobilité du métacarpe et des 4 doigts longs Lors de la prise d un objet, la main est capable de s adapter à de multiples formes, les mouvements d opposition du pouce jouant un rôle essentiel. D autre part, la main est capable de réaliser des mouvements de force ou de grande précision, un compromis s étant établi au niveau de toutes les articulations entre deux fonctions contradictoires : solidité/stabilité et mobilité. La stabilité du poignet et des articulations carpo-métacarpiennes est une condition nécessaire à l efficacité de la main, qu il s agisse d un exercice de force ou de précision. La mobilité de la paume de la main - le ligament profond et transversal limite l écartement des têtes des métacarpiens et stabilise les extrémités inférieures des métacarpiens : - la paume se creuse lors de la flexion des doigts les plus internes sachant que le phénomène est le plus marqué au niveau du Vème métacarpien :

Cette caractéristique est due à l obliquité de l axe de flexion du Vème métacarpien et à l orientation des surfaces articulaires de l hamatum et du Vème métacarpien. Au cours de ce mouvement, le Vème métacarpien réalise une flexion associée à une légère supination et une légère abduction : 9 L association de ces trois mouvements permet au Vème doigt une opposition symétrique à celle du 1 er métacarpien sachant que le mouvement du Vème est beaucoup moins marqué : La mobilité des articulations métacarpo-phalangiennes Pour ce qui concerne la flexion des doigts : - l amplitude de la flexion augmente du IIème (90 maximum) au Vème doigt (NB : la flexion d un doigt seul est très limitée par des tensions ligamentaires) : Ce phénomène s observe facilement sur soi-même :

La flexion de la 1 ère phalange porte les 3 derniers doigts longs vers la styloïde radiale grâce à la dissymétrie des surfaces articulaires et de leurs axes de flexion et des tensions ligamentaires : 10 Lorsque les doigts sont en extension, des mouvements d écartement-rapprochement sont possibles au niveau des métacarpo-phalangiennes ; ces mouvements sont limités par des tensions ligamentaires lorsque les doigts sont fléchis : Le IIème doigt est très mobile ; il est capable des mouvements d adduction-abduction beaucoup plus importants que ceux des autres doigts ; de ce fait, il est capable de réaliser des mouvements de circumduction : Au niveau des métacarpo-phalangiennes, les doigts étant en extension : - une rotation passive est possible : Cette fonction permet une préhension adaptée à la forme des objets :

11 - une hyperextension active ou passive est possible et les amplitudes varient suivant les sujets, l hyperextension passive étant beaucoup plus importante : La mobilité des articulations inter-phalangiennes proximales et distales (cf également vidéo «L opposition») On peut observer sur sa propre main que : - tout mouvement de latéralité est impossible (sauf de très légers mouvements passifs au niveau des articulations distales) - l amplitude de la flexion partant d'une extension maximale où les doigts sont légèrement écartés, les doigts se rapprochant en flexion et s'écartant en extension : - elle augmente du IIème au Vème doigt - est plus importante au niveau des articulations interphalangiennes proximales - l index se fléchit dans un plan sagittal - la flexion est associée à un mouvement de latéralité vers le dehors qui augmente du IVème au Vème doigt - la flexion du IIème doigt est associée à un léger mouvement de latéralité vers le dedans. Cette organisation permet au pouce de s opposer aux doigts : - l amplitude de l hyperextension active : - est nulle au niveau des articulations interphalangiennes proximales - est très limitée ou nulle au niveau des articulations distales :

12 - l amplitude de l hyperextension passive: - est nulle au niveau des articulations proximales - relativement importante niveau des articulations distales, le système fibreux étant plus lâche : La main présente une zone stable et 3 zones mobiles La zone stable correspond à la rangée inférieure du carpe et aux 2 ème et 3 ème métacarpiens : Le 3 ème métacarpien est plus fixe que le 2 ème métacarpien : il correspond à l axe de la main : Trois zones mobiles s appuient sur cette zone stable : 1/ le pouce, seul doigt capable de s opposer aux autres :

13 2/ le 2 ème et le 3 ème doigts Ils sont impliqués dans les prises globales et indispensables pour les prises fines : 3/ le 3 ème et le 4 ème doigts Ils sont impliqués dans les prises de force grâce à leurs muscles intrinsèques :