concurrence imparfaite auteurs Le tableau de Stackelberg Acheteurs Offreurs Un seul Un petit nombre Un grand nombre Un seul monopole bilatéral monopsone contrarié monopsone Un petit nombre monopole contrarié oligopole bilatéral oligopsone Un grand nombre monopole oligopole concurrence pure et parfaite Monopole d'innovation (référence à Schumpeter) peu étudié car transitoire, ne correspond pas à un situation durable du marché les barrières à l'entrée seront ponctuelles ex.: la pharmacie anticipation de la fin du monopole et des stratégies de baisse progressive des prix ou de fidélisation de la clientèle Les types de barrières à l'entrée (Michael Porter) existence d'économies d'échelle impose une part de marché minimum (peut aller jusqu'au monopole naturel, au-delà de la taille optimum): besoins de capitaux pour le développement de l'activité et de la concurrence coûts de transfert liés aux besoins de capitaux, la question de la mobilité des facteurs de production accès aux circuits de distribution la distribution sélective garantie (ex.: le débat sur la distribution de certains produits pharmaceutiques) différenciation du produit la capacité de légitimer les caractéristiques particulières qui justifient la préférence pour ce produit désavantages de coût indépendants des économies d'échelle (innovation, compétences) l'avantage viendra de la capacité d'innovation et des compétences de la main-d'œuvre caractéristiques des situations de quasi-monopole
La «charge morte» du monopole (triangle de Hotelling) Les pertes des consommateurs récupérées par le producteur le transfert du consommateur vers le producteur le consommateur perd-il du surplus uniquement par l'obligation d'acheter à un prix? non, il perd aussi en quantités non-produites : ne constitue pas un transfert mais globalement une perte le consommateur est donc doublement perdant le producteur apparaît comme gagnant mais il ne l'est pas systématiquement: perte de surplus pour le producteur due à la baisse des quantités produites en monopole la grandeur relative des surplus est due uniquement à la pente des courbes (élasticité des deux valeurs) le triangle regroupant les deux zones de perte = la charge morte du monopole il y a globalement une perte de surplus par rapport à la CPP un système moins efficace et moins performant que le marché de concurrence = une conclusion forte dans la perspective néo-classique L oligopole de Cournot Analyse date de 1838 Hypothèses fondamentales : Concurrence par les quantités un seul prix qui correspond à ce que les consommateurs sont prêts à payer pour la demande totale une concurrence en termes de partage de marché Producteur considère le comportement de l autre entreprise comme une donnée et se définit comme étant en monopole sur la portion de marché restante qui n'est pas satisfaite par l'autre producteur Pour chaque fraction du marché, le producteur calcule la production qui lui permet de maximiser son profit (égalisation prix coût marginal) Détermination des fonctions de réaction, dont il est possible de déduire la quantité produite par une entreprise qui permet de maximiser son profit compte tenu de la production de l autre Représentation graphique Equilibre du marché correspond au point d intersection entre les deux fonctions de réaction
1 ère interrogation sur le modèle de Cournot Quelles sont les modalités pour atteindre l équilibre? le raisonnement dit que l'équilibre est possible (parallèle avec Walras) Solution de Cournot (tâtonnement) apparaît contradictoire avec l hypothèse d indépendance des décisions des entreprises la conjecture est à la base du raisonnement, la détermination de la production se ferait dans le cas du tâtonnement en prenant compte la production de l'autre entreprise 2ème interrogation sur le modèle de Cournot Quel est la pertinence de l hypothèse de concurrence par les quantités? le prix serait déterminé après les quantités certaines théories reprennent ce raisonnement, d'autres le récusent L oligopole de Stackelberg 1934 : reprise de l hypothèse de concurrence par les quantités mais avec l identification d une entreprise «leader» Firme «leader» détient de l information pertinente sur la firme «suiveuse» ce qui lui permet de maximiser son profit en adaptant son comportement l'entreprise leader aura beaucoup plus de marge de manœuvre pour maximiser son profit la firme suiveuse est caractérisée par une fonction de réaction mais la firme leader peut construire une courbe d isoprofit une infinité des courbes d'isoprofit, plus elle est proche de l'axe horizontale plus le profit est fort l'équilibre déterminé dans la grande partie par les choix de l'entreprise leader une relation de pouvoir sur le marché question: justification de l'existence de l'entreprise leader, pourquoi cette différenciation? - explications difficiles
L oligopole de Bertrand 1883 : remise en cause de l hypothèse de concurrence par les quantités au profit de l idée d une concurrence par les prix Conclusion : présence de deux entreprises sur un marché conduit nécessairement à un équilibre comparable à celui de long terme de la concurrence pure et parfaite «guerre des prix» - la possibilité de capter une part du profit du concurrent, la guerre continuera tant qu'il y aura du profit supplémentaire le marché d'oligopole débouche sur le même équilibre que la CPP en analyse économique, il n'y a que deux marchés soit un marché de monopole soit celui qui correspond à la concurrence, qui ramène les prix au plus bas la préoccupation était de généraliser les conclusions de la CPP Interrogation : hypothèses fortes sont nécessaires et leur levée conduit à des conclusions différentes du modèle initial chacune des entreprises doit répondre à la totalité de la demande sur le marché; si on supprime cette hypothèse, il n'y a plus d'équilibre stable sur le marché de monopole la question des hypothèses héroïques Un équilibre indéterminé? Bowley Critique du modèle de Stackelberg : s'il y a existence de plusieurs entreprises leader, marché débouche sur une situation d indétermination Sweezy Reprise du principe de Bertrand (concurrence par les prix) Mais comportement asymétrique des concurrents suivent les baisses de prix mais pas les hausses Définition d une courbe de «demande coudée» Conclusion de Sweezy est que les entreprises ont intérêt à maintenir un prix légèrement plus élevé que celui de l équilibre concurrentiel «collusion tacite» ou «équilibre de la terreur» si les prix sont fixés nettement au-dessus : concurrents qui capteront les surplus juste au-dessus : menacer les concurrents avec les baisses des prix un équilibre fragile Phénomènes de «guerre des prix» ne peuvent se maintenir durablement (Edgeworth) la tendance est que la guerre de prix ne s'arrête pas au niveau de profit 0, elle descend jusqu'à les pertes, ce qui n'est pas tenable cycles : phases de guerre des prix et leur remonte pour reprendre les forces
La concurrence monopolistique Analyse développée par Edward Chamberlin dans les années 30 (précisée par Joan Robinson) Évolution de la théorie microéconomique qui s appuie également sur le constat de mutations économiques développement de la concentration, des grandes entreprises; la transformation des politiques commerciales Concurrence monopolistique décrit une situation caractéristique d une branche avec un grand nombre de firmes présentes sur le marché une absence de mesures de type cartel ou collusion une entrée sur le marché relativement facile Concurrence monopolistique décrit la situation d une firme qui arrive à créer une «zone de différentiation» pour son produit attire des consommateurs vers son produit spécifique sans décourager d autres acheteurs éventuels Différentiation du produit suppose la mise en œuvre de coûts particuliers (marketing) Entreprise doit baisser ses prix pour attirer de nouveaux clients mais situation non strictement comparable à celle du monopole car possibilité de capter une partie de la clientèle des concurrents, par des politiques de différenciation et de mise en valeur du produit Existence de profit suscite des réactions de concurrents Équilibre de long terme avec profit ramené à zéro (égalité coût moyen recette moyenne) Entrée de concurrents entraine une baisse de la demande adressée au producteur Concurrence monopolistique se traduit par une perte d efficacité existence de capacités de production inutilisées (équilibre à gauche du minimum de coût moyen) Concurrence monopolistique entraîne une perte de surplus pour le consommateur prix d équilibre est supérieur au coût marginal Mais concurrence monopolistique est marquée par une diversité des produits ce qui peut générer un bien-être accru pour les consommateurs qui apprécient la possibilité de choix