ANALYSE SEMIOLOGIQUE (1)

Documents pareils
Les pathologies infectieuses en pédiatrie

Service d ambulance. Normes. de soins aux patients. et de transport

Évolution des pratiques vaccinales : 3. vaccination après la grossesse

PARTAGER NOTRE PASSION. Livret de présentation de la vaccination et de nos vaccins

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

Vaccinations - Rédaction Dr BOUTON

La maladie de Still de l adulte

A. Bourgeois SMIT. CHRU de Montpellier

Migraine et Abus de Médicaments

Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané

CONVULSIONS DE L ENFANT Item 190 JP. CARRIERE

Orientation diagnostique devant une éosinophilie 1

Précautions standard et complémentaires : quelles mesures pour quels patients?

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

Actualités thérapeutiques dans le VHC : les recommandations de l AFEF Vendredi 8 et samedi 9 avril 2011 à Paris

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques

Vaccination et tuberculose en Gériatrie. Unité de Prévention et de Dépistage: Centre de vaccination et centre de lutte anti tuberculeuse CH Montauban


Le don de moelle osseuse :

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

Faq 1 - Mener l interrogatoire et l examen clinique d un enfant fébrile

S o m m a i r e 1. Sémiologie 2. Thérapeutique

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Peut-on reconnaître une tumeur de bas-grade en imagerie conventionnelle? S. Foscolo, L. Taillandier, E. Schmitt, A.S. Rivierre, S. Bracard, CHU NANCY

Club Santé. «Vaccination : quelle évolution pour une meilleure prévention?» Dimanche 16 octobre 2005

Etes-vous vacciné? La rougeole oblige à rester à la maison.

Docteur, j ai pris froid!

Anatomie. Le bassin inflammatoire. 3 grands cadres. 4 tableaux. Spondylarthrite ankylosante. Spondylarthrite ankylosante 26/10/13

Définition de l Infectiologie

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001

Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis?

PLAC E DE L AN ALYS E TOXIC OLOG IQUE EN URGE NCE HOSP ITALI ERE

Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

Conduite à tenir devant des œdèmes chez l enfant. Véronique OYHARCABAL Centre Hospitalier de la Côte Basque

Arthralgies persistantes après une infection à chikungunya: évolution après plus d un an chez 88 patients adultes

Session Diagnostic. organisme gestionnaire du développement professionnel continu.

INFORMATIONS pour le médecin qui contrôle et complète le formulaire

Nurofen 400 Fastcaps, 400 mg capsules (molles) Ibuprofène

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

LA TUBERCULOSE Docteur ALAIN BERAUD

Apport de la biologie moléculaire au diagnostic des parasitoses

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 3 septembre 2008

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies :

Quelles sont les maladies hautement contagieuses susceptibles d être hospitalisées en réanimation en France?

Céphalées. 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée. APP du DENAISIS

Tuberculose bovine. Situation actuelle

Les eczémas: l approche au cabinet

PEDICULOSES PARASITOSES. Hélène DALMAS

SURVEILLANCE DES SALARIES MANIPULANT DES DENREES ALIMENTAIRES

LES DOULEURS LOMBAIRES D R D U F A U R E T - L O M B A R D C A R I N E S E R V I C E R H U M A T O L O G I E, C H U L I M O G E S

Manifestations cliniques après la vaccination

Du 20 au 27 avril 2013 Semaine européenne de la vaccination

Le diagnostic de Spondylarthrite Ankylosante? Pr Erick Legrand, Service de Rhumatologie, CHU Angers

Questionnaire Médical

L ANGINE. A Epidémiologie :

neurogénétique Structures sensibles du crâne 11/02/10 Classification internationale des céphalées:2004

INSUFFISANCE CARDIAQUE DROITE Dr Dassier HEGP

1.1.2 : Indiquer la voie de pénétration du microorganisme

Les différentes maladies du coeur

GENERALITES SUR LA GALE

Spondylarthrite juvénile. Dr Sandrine Lacassagne Hôpital Necker 25 Novembre 2010

Otite Moyenne Aiguë. Origine bactérienne dans 70 % des cas. Première infection bactérienne tous âges confondus

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

Vaccinations pour les professionnels : actualités

Céphalées vues aux Urgences. Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS

Projet de grossesse : informations, messages de prévention, examens à proposer

7- Les Antiépileptiques

Vaccinologie et Stratégie de Développement des Vaccins

Vaccination des voyageurs dont la sérologie VIH est positive.

LA MALADIE DE KAWASAKI du diagnostic à la thérapeutique. DU de Rhumatologie Dr Fanny Bajolle M3C-Necker Service de Cardiologie Pédiatrique

Infiltrats pulmonaires chez l immunodéprimé. Stanislas FAGUER DESC Réanimation médicale septembre 2009

Traitement actuel de la migraine

INDICATIONS DE L AMYGDALECTOMIE CHEZ L ENFANT

Item 95 Maladies sexuellement transmissibles : infections urogénitales à gonocoque et Chlamydia trachomatis (en dehors de la maladie de Nicolas-Favre)

Gestion des épidémies en FAM et MAS. 2 ère réunion annuelle FAM/MAS 20 mars 2015

Institut WanXiang Historique de santé du patient

Dracunculose Association Française des Enseignants de Parasitologie et Mycologie (ANOFEL)

Carte de soins et d urgence

Apport de la TDM dans les cellulites cervico-faciales

Protégeons-nous ensemble!

Mise en place du contrôle du bon usage des carbapénèmes: expérience d une équipe pluridisciplinaire

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 18 novembre 2009

MIGRAINES. Diagnostic. A rechercher aussi. Critères IHS de la migraine. Type d aura. Particularités chez l enfant. Paraclinique.

prise en charge médicale dans une unité de soins

Infection à CMV et allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : Expérience du Centre National de Greffe de Moelle Osseuse, Tunis.

La vaccination, une bonne protection

Complément à la circulaire DH/EO 2 n du 30 mai 2000 relative à l'hospitalisation à domicile

LES HEPATITES VIRALES

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 10 mai 2006

Nouvelle option thérapeutique pour les enfants présentant cette forme rare et sévère d arthrite

Lombalgie inflammatoire. François Couture Rhumatologue Hôpital Maisonneuve Rosemont Avril 2010

MINISTERE DE LA SANTE ET DES SOLIDARITES DIRECTION GENERALE DE LA SANTE- DDASS DE SEINE MARITIME

PROTOCOLE D IMMUNISATION DU QUÉBEC, ÉDITION MAI 2013 Liste des mises à jour d AVRIL 2014

Place et conditions de réalisation de la polysomnographie et de la polygraphie respiratoire dans les troubles du sommeil

Prévenir... par la vaccination


Douleurs des mains. Douleurs des mains les plus fréquentes: pertinence, causes, traitements. C.Zenklusen septembre 2013

Transcription:

Fièvres éruptives

Éruption fébrile ANALYSE SEMIOLOGIQUE (1) éléments éruptifs association topographie caractère prurigineux ou non caractères évolutifs

Éruption fébrile ANALYSE SEMIOLOGIQUE (2) Contexte clinique : - analyse de la courbe thermique - recherche d'un énanthème - reste de l examen Étude de l'anamnèse : - signes précédant l'éruption et leur durée - traitements reçus Contexte épidémiologique

Éruption fébrile DIFFERENTES TYPES éruption scarlatiniforme éruption morbilliforme éruption érythémateuse éruption vésiculeuse éruption pustuleuse autres

Eruptions maculo-papuleuses

I.Agent causal : paramyxovirus

II. Fréquence 93 92 91 26621 90 90 91 90 92 94 92 92 93 87 88 87 82 82 83 79 80 81 73 8431 7863 6008 3512 2306 1689 1577 2125 2505 2512 1324 10723 3742 2548 4703 10841 6399 2212 1217 2248 1455 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 Cas de Rougeole Tx de couverture vaccinale

III. Réservoir, contagiosité homme = seul réservoir transmission aérienne contagiosité immunité à vie IV. Pathogénie période d'invasion atteinte de l'épith respiratoire période éruptive incubation = 10 jours.

V. Clinique : 1. Phase d'invasion (4 jours) : catarrhe oculo-respiratoire fièvre : 39,5-40 C "bouffi, grognon et pleurard" signes neurologiques possibles signe de Koplik +++ 2. Éruption

V. Clinique : 1. Phase d'invasion 2. Éruption

3. Complications : surinfection respiratoire : otite laryngite broncho-pneumonie Atteintes neurologiques : encéphalite aiguë pancéphalite subaiguë sclérosante Rougeole maligne

VI. Diagnostic positif : essentiellement clinique certitude : IF sérologie VII. Diagnostic différentiel :

VIII. Traitement : forme commune : antipyrétiques surinfection des VAS : ATB atteinte neurologique

Vaccination Sous-cutanée ± IM Deux politiques vaccinales : pays industrialisés : 12 mois PVD : 9 mois Actualités : vieillissement progressif des sujets réceptifs instauration d'une 2 ème dose de vaccin ROR

Évolution des manifestations cliniques

La rubéole

VACCINATION Rubéole Vaccination à tout âge à partir de 9 mois :1 IM ou SC Tolérance bonne Immunité post vaccinale solide et stable (20 ans) Seule contre-indication formelle : grossesse Stratégies vaccinales : interrompre la transmission virale éradiquer totalement la rubéole

Exanthème subit maladie contagieuse due à l'herpès virus HVH6 6 mois et 3 ans phase pré-éruptive : fièvre à 39-40 C crise convulsive éruption morbilliforme leuco-neutropénie

Mégalérythème Parvovirus épidémies 5 à 10 ans éruption pas de fièvre régression

Syndrome de Kawasaki Signes cliniques : Signes majeurs Fièvre Conjonctivite Exanthème Énanthème Lésions des extrémités Adénopathies Autres manifestations : Infection O.R.L Arthrite Troubles digestifs Atteinte neurologique + uvéite Atteinte cardiaque

Syndrome de Kawasaki Diagnostic positif : données cliniques : 5 des 6 critères majeurs critères manquent + syndrome inflammatoire fièvre > 5 jours sans étiologie infectieuse absence de signes biologiques spécifiques Diagnostic différentiel : devant la fièvre devant l'éruption

Syndrome de Kawasaki Etiologie :? Prise en charge : Médicaments : Gammaglobulines Aspirine Traitement d'une complication cardiaque Surveillance Pronostic : atteinte cardiaque +++ rechutes rares

Fièvre boutonneuse méditerranéenne

Eruptions vésiculeuses

Epidémiologie - physiopathologie

II clinique 1. Forme typique : incubation : 14 jours phase d invasion : fébricule érythème scarlatiniforme phase d'état guérison spontanée

2. Complications Surinfections cutanées Complications neurologiques Formes de l immunodéprimé Risque de varicelle néonatale sévère Varicelle congénitale

III - Diagnostic biologique diagnostic clinique ++++ culture virale sérologie PCR

IV Diagnostic différentiel pas de variole zona généralisé en cas d immunodépression prurigo : dureté des papules topographie

V - Traitement de la varicelle 1. Traitement symptomatique : pas d aspirine antihistaminiques ongles propres et coupés courts douches et bains quotidiens antibiothérapie en cas de surinfection cutanée 2. Traitement antiviral : formes sévères et immunodéprimé aciclovir IV

VACCINATION La varicelle Vaccin vivant atténué Effets secondaires Réponse immunitaire chez 90% des adolescents et des adultes Efficacité protectrice d au moins 75% Pas de vaccination «universelle» Association au vaccin ROR, en des sites séparés, sinon espacés d un mois Réticences surtout d ordre financier et épidémiologique

Le syndrome mains-pieds-bouche virus Coxsackie A 16 éruption vésiculo-aphteuse sur les gencives, la face interne des joues et la langue, ainsi que les mains et les pieds

Eruptions bulleuses

Eruptions polymorphes

Érythème polymorphe causes multiples 2 formes : forme mineure : érythémato-papuleuse en cocarde avec parfois des vésicules ou des bulles forme majeure : éctodermose érosive pluri-orificielle ou syndrome de Stevens Johnson

Érythème noueux dermo-hypodermite nodulaire étiologies multiples symétrique face d extension des membres