N 308 DIAGNOSTIC D UNE DYSPHAGIE

Documents pareils
Item 308 : Dysphagie

ABREGE D HEPATO-GASTRO-ETROLOGIE- 2ème édition - Partie «Connaissances» - Octobre 2012 par la CDU-HGE - Editions Elsevier-Masson

Module digestif. II. Prévention du reflux gastro-œsophagien :

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies :

Cancers de l hypopharynx

Item 308 : Dysphagie

Cancers du larynx : diagnostic, principes de traitement (145a) Professeur Emile REYT Novembre 2003 (Mise à jour Mars 2005)

Apport de la TDM dans les cellulites cervico-faciales

Qu est-ce que le cancer de l œsophage?

Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic de cancer

Patho Med Cours 5. Maladie Pulmonaires Obstructives BPCO Asthme

Mieux informé sur la maladie de reflux

Cancer de l'œsophage. Comprendre le diagnostic. Le cancer : une lutte à finir

TUMEURS DU BAS APPAREIL URINAIRE

Chapitre 1 Œsophage. Embryologie

Les grands syndromes. Endoscopie trachéo-bronchique. Professeur D. ANTHOINE CHU de NANCY

DIVERTICULE PHARYNGO-OESOPHAGIEN (DPO) DE ZENKER À PROPOS DE QUATRE CAS J. MOALLA, L. BAHLOUL, B. HAMMAMI, I. CHARFEDDINE, A.

Les différents types de cancers et leurs stades. Dr Richard V Oncologie MédicaleM RHMS Baudour et Erasme La Hulpe 1/12/07

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques

Marchés des groupes à affinités

Qu est-ce qu un sarcome?

Pierre OLIVIER - Médecine Nucléaire

Actualités s cancérologiques : pneumologie

Régimes pathologies de l œsophage

Erosions dentaires chez l enfant et l adolescent: arrière-plans gastroentérolo

D.I.U. Coeliochirurgie HERNIES HIATALES

Apport de l IRM dans la

PLAN DE THESE INTRODUCTION OBJECTIFS. RAPPEL DE PHYSIOPATHOLOGIE MATERIEL ET METHODE D'ETUDE

Document: WonderCube Medical. Version: 1.1

PATHOLOGIE DE L ŒSOPHAGE AFFECTIONS GASTRO-DUODENALES

Os Hyoïde. Cartilage thyroïde. Cartilage Cricoïde. Cartilage Trachéal. S ouvre à la déglutition et à l expiration

Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express

L'œsophage L'œsophage est un tube musculaire qui traverse de la bouche à l'estomac. Causes

F-FLUORODÉOXYGLUCOSE EN ONCOLOGIE Expérience en Ile de France

Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés

Maladie de Hodgkin ou lymphome de Hodgkin

INCONTINENCE URINAIRE

Coordinateur scientifique: Prof. Univ. Dr. Emil PLEŞEA. Doctorant: Camelia MICU (DEMETRIAN)

Peut-on reconnaître une tumeur de bas-grade en imagerie conventionnelle? S. Foscolo, L. Taillandier, E. Schmitt, A.S. Rivierre, S. Bracard, CHU NANCY

Définitions. PrioritéVie Enfant MC. Assurance contre le risque de maladie grave

Cancer de l œsophage. Comprendre le diagnostic

IRM du Cancer du Rectum

Migraine et Abus de Médicaments

Médecine ostéopathique. L oesophage et l estomac. Luc Peeters & Grégoire Lason

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

Assurance maladie grave

Applications Manométriques de la SWS

G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E. La prise en charge de votre mélanome cutané

PLACE DE L IRM DANS LE BILAN D EXTENSION DU CANCER DU RECTUM. Professeur Paul LEGMANN Radiologie A - Cochin Paris

pathologie du 8cd terminologie :

Douleurs thoraciques aiguës d origine digestive J. MATHIAS AFPR 6/12/11

POLYCOPIES DES COURS d ORL Faculté de médecine d Angers

La toux chronique de l adulte, démarche diagnostique

Céphalées vues aux Urgences. Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS

Par: TAMINIKaniah Augustine Laure épouse TOGUYENI née le 28 juillet 1972 à Ouagadougou

par Mary Nelson, B.Sc. Pharm, R.Ph.

sur la valve mitrale À propos de l insuffisance mitrale et du traitement par implantation de clip

Recherche Information - prévention - dépistage Actions pour les malades et leurs proches. Les cancers des voies aérodigestives supérieures

o Anxiété o Dépression o Trouble de stress post-traumatique (TSPT) o Autre

Montréal, 24 mars David Levine Président et chef de la direction DL Strategic Consulting. DL Consulting Strategies in Healthcare

B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs

Informations sur le cancer de l intestin

1 Les symptômes et signes courants en gastro-entérologie

Qu'est-ce que l'atrésie de l'œsophage? Information destinée aux parents

Brûlures d estomac. Mieux les comprendre pour mieux les soulager

Définitions. PrioritéVie MC. Votre assurance contre le risque de maladie grave

UE2 CANCEROLOGIE Place de la Médecine Nucléaire

SOMMAIRE I. INTRODUCTION 4 II. SOURCES D INFORMATION 5

LANCEMENT DE IPRAALOX, 20 mg Pantoprazole

G U I D E P A T I E N T - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E. La prise en charge du cancer du foie

Quel apport de l imagerie dans les traitements anti-angiogéniques?

Prolapsus génital et incontinence urinaire chez la femme Professeur Pierre BERNARD Septembre 2002

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 23 mai 2007

Céphalées de tension. Hélène Massiou Hôpital Lariboisière, Paris

Le VIH et votre foie

Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané

F JABNOUN, H BERMENT, R KHAYAT, M MOHALLEM, Y BARUKH, P CHEREL Institut Curie Hôpital René Huguenin, Saint Cloud JFR 2010

QU EST-CE QUE LA PROPHYLAXIE?

Les traitements du cancer invasif du col de l utérus

Item 145. Tumeurs de la cavité buccale et des voies aérodigestives. Objectifs pédagogiques

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène

Lymphome non hodgkinien

Moyens d étude de la peau

Définitions. MALADIES GRAVES Protection de base Protection de luxe. PROTECTION MULTIPLE pour enfant

Pathologies tumorales thoraciques : intérêt de l IRM de perfusion et de diffusion avant biopsie

GASTRO-ENTEROLOGIE. Variabilité. A des entrées. B des sites anatomiques. C inter-individuelle. D intra-individuelle

Prise en charge des symptômes gastro-intestinaux courants dans la communauté

Imagerie TDM et IRM des obstacles du bas cholédoque

OTO-RHINO- LARYNGOLOGIE pharyx, larynx, cancer

Le dépistage du cancer de la prostate. une décision qui VOUS appartient!

L arthrose, ses maux si on en parlait!

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

De la chirurgie du nodule aux ganglions

INFORMATIONS AU PATIENT SUR LA COLOSCOPIE

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

Chapitre 1 Evaluation des caractéristiques d un test diagnostique. José LABARERE

DÉFICITS IMMUNITAIRE COMMUN VARIABLE

Comment traiter le reflux gastro-oesophagien?

UTILISATION DU FICHIER DES PAIEMENTS

Transcription:

N 308 DIAGNOSTIC D UNE DYSPHAGIE Pr S. Chaussade Service d Hépato gastroentérologie Hôpital COCHIN Objectifs Devant une dysphagie, argumenter les principales hypothèses diagnostiques et justifier les examens complémentaires pertinents. 1 1-DEFINITION La dysphagie est une sensation de blocage ou de gêne ressentie lors du passage des aliments dans l œsophage. Elle impose toujours une endoscopie oeso-gastro-duodénale qui doit être effectuée de première intention pour éliminer une lésion organique de l oesophage. La dysphagie doit être distinguée de l odynophagie qui est douleur rétrosternale provoquée par la progression des aliments dans l oesophage, ou d une sensation de satiété précoce décrite parfois par les malades comme un blocage épigastrique, et des dysphagies oro-pharyngées hautes. Les causes principales des dysphagies sont : le cancer de l oesophage, la sténose peptique par reflux acide, les oesophagites infectieuses et l achalasie primitive de l oesophage.

2 ORIENTATION DIAGNOSTIQUE 2.1 INTERROGATOIRE : 2.1.1 l interrogatoire a une importance capitale et permet d orienter rapidement vers une étiologie. L interrogatoire précise l évolution de la dysphagie : elle peut être continue, s aggravant progressivement ou intermittente marquée par d épisodes de blocage séparés d intervalles libres, ses caractères : elle peut être élective pour les solides, survenant aussi bien pour les solides que pour les liquides, ou parfois paradoxale plus marquée pour les liquides, elle peut être temporaire, disparaissant par certaines manoeuvres de compression cervicale ou permanente ; 2.1.2 circonstances de survenue : âge, notion d intoxication alcoolo-tabagique chronique, exposition à des agents irritants pour l oesophage (médicaments, caustique, radiation) immunodépression, affection maligne ou 2.1.3 maladie générale (diabète, sclérodermie) connue; 2.1.4 existence de symptômes oesophagiens associés : reflux gastro-oesophagien, douleurs à l alimentation (odynophagie), douleurs rétrosternales, régurgitations alimentaires, fausses routes, toux immédiate à l alimentation, dysphonie, douleurs thoraciques à l alimentation, hyperscialorrhée, hoquet, otalgie ; 2.1.5 le retentissement nutritionnel : la notion de perte de poids est capitale ainsi que le pourcentage de perte pondérale par rapport au poids initial 2.2 L EXAMEN CLINIQUE Il recherche des ganglions sus claviculaires, une tuméfaction d un diverticule cervical, une hépatomégalie métastatique, une ascite, 2.3 EXAMEN A DEMANDER DANS LE CAS D UNE DYSPHAGIE : L examen essentiel est la fibroscopie oeso-gastro-duodénale. La fibroscopie recherche la lésion responsable. En fonction des étiologies, seront réalisés un transit oesogastro-duodénal, une échoendoscopie, un scanner médiastinal, une Phmétrie, une manométrie 3 ETIOLOGIES DES DYSPHAGIES 3.1 CAUSES LESIONNELLES La dysphagie prédomine sur les solides, elle s aggrave progressivement et retentit sur l état général. La fibroscopie trouve une lésion sténosante dont la nature est souvent d emblée évidente. Des biopsies sont indispensables. En cas de négativité, elles doivent être répétées.

3.1.1 LES STENOSES TUMORALES 3.1.1.1 CANCER DE L OESOPHAGE Essentiellement chez l homme de 50 ans, carcinome épidermoide ou adénocarcinome, la dysphagie est le premier signe précédé parfois par les blocages, au début, simple sensation de gêne à la déglutition, gêne rétro sternale associée ou non à une douleur à la déglutition, odynophagie. L amaigrissement est très précoce et très important à préciser. Elle est au début intermittente puis permanente, partielle ou totale, si le cancer est évolué, la dysphagie s associe à des douleurs postérieures, à une modification de la voix ou dysphonie, voire une toux à l alimentation par fistule oesotrachéale. 3.1.1.2 CANCER DU CARDIA Il s agit d une tumeur située à la jonction oeso-gastrique souvent une lésion préexistante d endobrachyoesophage due au reflux gastro oesophagien. Le cancer du cardia est rapidement obstructif et entraîne une dysphagie marquée et un amaigrissement. 3.1.1.3 LES AUTRES TUMEURS OESOPHAGIENNES Il s agit de tumeurs malignes rares (lymphomes, fibrosarcomes, léiomyosarcomes, rhabdomyosarcomes, mélanomes et métastases oesophagiennes) ou il peut s agir de tumeurs bénignes : tumeurs stromales (léiomyomes le plus souvent). 3.1.1.4 TUMEURS EXTRINSEQUES Développées au contact de l oesophage (adénopathie, tumeur bronchique, médiastinale, médiastinite carcinomateuse) qui peuvent être responsables d une sténose de l oesophage dont la muqueuse est normale. C est le scanner et l écho-endoscopie qui permettent le diagnostic. 3.1.2 LES STENOSES NON TUMORALES 3.1.2.1 LA STENOSE PEPTIQUE Il s agit d une complication rare et sévère des oesophagites ulcérées du reflux gastro oesophagien. Après une longue période de reflux gastro oesophagien acide, le patient signale progressivement la diminution du reflux et l apparition d une dysphagie étalée sur plusieurs années avec un amaigrissement très modéré. La sténose siège le plus souvent au niveau de la jonction tiers moyen-tiers inférieur de l oesophage. Le diagnostic est endoscopique, des biopsies répétées doivent être systématiques. Le transit oeso-gastro-duodénal montre un rétrécissement court, bien centré, se raccordant progressivement avec la muqueuse oesophagienne voisine. 3.1.2.2 LES AUTRES STENOSES OESOPHAGIENNES BENIGNES - STENOSES CAUSTIQUES : 2 à 12 semaines après l ingestion accidentelle ou volontaire d un acide fort ou d une base forte - STENOSES POST-CHIRURGICALES : développées sur anastomose oesophagienne - STENOSES RADIQUES : survenant plusieurs mois ou années après l irradiation du médiastin.

3.1.3 LES OESOPHAGITES NON STENOSANTES Une dysphagie peut être observée au cours des oesophagites sans qu il n existe une sténose à l endoscopie ou à la radiologie. 3.1.3.1 OESOPHAGITE PEPTIQUE Conséquence habituelle du reflux gastro oesophagien : ulcération à l endoscopie au niveau de la jonction oeso-gastrique remontant plus ou moins sur l oesophage 3.1.3.2 OESOPHAGITES INFECTIEUSES Surviennent essentiellement chez les malades immuno-déprimés. La dysphagie et l odynophagie associées peuvent limiter considérablement l alimentation : les trois agents infectieux identifiés sont le CANDIDA, le CYTOMEGALOVIRUS et l HERPES-VIRUS 3.1.3.3 OESOPHAGITES MEDICAMENTEUSES Elles se manifestent par des douleurs rétro sternale brutale et intense, accentuée par la prise alimentaire. Les médicaments le plus souvent en cause sont la doxycycline, les nouveaux biphosphonates (alendronate). Ces oesophagites sont favorisées par la prise d un comprimé «à sec» et au coucher. 3.1.4 LES DIVERTICULES ET ANNEAUX OESOPHAGIENS 3.1.4.1 DIVERTICULE DE ZENKER Il siège à la face postérieure de la jonction pharyngo-oesophagienne, se manifeste chez un sujet âgé par une dysphagie haute intermittente et des régurgitations d aliments non digérés qui soulagent le patient, ces régurgitations peuvent être déclenchées par la rotation de la tête ou la pression sur une région particulière du cou. 3.1.4.2 ANNEAU DE SCHATZKI Il s agit d un diaphragme incomplet du bas oesophage constitué d éléments musculaires recouvrant la muqueuse qui pourrait être favorisée par le reflux gastro oesophagien. 3.2 CAUSES FONCTIONNELLES Le diagnostic de dysphagie d origine fonctionnelle ne peut être porté qu après constatation à la fibroscopie oeso-gastro-duodénale, du caractère normal de la muqueuse oesophagienne. Les dysphagies fonctionnelles sont liées à un trouble moteur oesophagien primitif ou secondaire mis en évidence par la manométrie oesophagienne. 3.2.1 LES TROUBLES MOTEURS OESOPHAGIENS PRIMITIFS 3.2.1.1 ACHALASIE OU CARDIOSPASME Il s agit d une affection nerveuse dégénérative d étiologie inconnue. Caractérisée anatomiquement par une altération de l innervation intrinsèque de l oesophage avec raréfaction des plexus nerveux de Meissner et Auerbach. Il existe une perte des ganglions nerveux de l oesophage inférieur entraînant une

absence de péristaltisme oesophagien et de relaxation du sphincter inférieur de l oesophage. La dysphagie est présente chez tous les patients, elle affecte d emblée les liquides et les solides. Elle est plus rarement paradoxale affectant sélectivement les liquides. Elle est variable d un jour à l autre, capricieuse, elle se manifeste au début par des blocages intermittents, les régurgitations alimentaires sont possibles en fin de repas, elles peuvent entraîner des fausses routes, des quintes de toux. Des douleurs thoraciques par distension considérable de l oesophage sont possibles, pendant longtemps, il n existe pas d amaigrissement. A un stade évolué, la dysphagie devient permanente et entraîne un amaigrissement Le diagnostic de l affection repose sur la manométrie : l anomalie constante est l absence d ondes péristaltiques propagées (achalasie), qui sont remplacées par des complexes non propulsifs, associée à un trouble de relaxation du sphincter inférieur de l oesophage lors de la déglutition dont le tonus de base est normal, ou augmenté dans 50% des cas (cardiospasme). Des contractions sont possibles, spontanées ou déclenchées par la déglutition, parfois très vigoureuses, mais elles ne sont jamais propagées. Le traitement repose sur la dilatation pneumatique ou la chirurgie (séromyotomie de Heller) qui peut être réalisée sous coelioscopie. 3.2.1.2 LA MALADIE DES SPASMES DIFFUS DE L OESOPHAGE Dans cette affection, la dysphagie est variable, capricieuse et modérée, il peut exister une dysphagie paradoxale plus marquée pour les liquides que pour les solides, des douleurs (spasmes). Ces contractions simultanées alternent cependant avec un péristaltisme normal et des relaxations du sphincter inférieur de l œsophage normales. 3.2.2 B LES TROUBLES MOTEURS OESOPHAGIENS SECONDAIRES 3.2.2.1 LA SCLERODERMIE 3.2.2.2 ACHALASIES SECONDAIRES (PSEUDO-ACHALASIES) Elles correspondent le plus souvent à des compressions tumorales de la région cardiale à développement essentiellement sous-muqueux ou péri-oesophagien (tumeur du cardia, tumeur de voisinage)

Figure 1 Manométrie oesophagienne normale : une déglutition déclenche une onde de contraction oesophagienne qui se propage le long de l'oesophage en même temps que le sphincter oesophagien inférieur s'ouvre (baisse de pression à ce niveau d'enregistrement). Figure 1 bis Relation entre le péristaltisme oesophagien et la progression d'un bolus dans l'oesophage. Le bolus est schématisé par la zone grisée. La survenue d'une contraction d'amont puis sa propagation (reconnue par le recueuil d'une augmentation de pression sur les différentes voies d'enregistrement) assurent la progression du bolus.

Figure 2 Profil manométrique typique d'une achalasie (ou mégaoesophage) avec l'existence de contractions constamment simultanées et jamais propagées alors qu'existent au niveau du sphincter inférieur une hyperpression et une abscence de relaxation en réponse à une déglutition. Dans les formes évoluées d'achalasie, les contractions oesophagienne sont de petite amplitude aux différents d'enregistrement.

Figure 3 : Aspects endoscopique et radiologique d une achalasie Figure 4 : Aspect radiologique d un spasme diffus