Moyennes professionnelles 2013

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Transcription:

PHARMACIES Moyennes professionnelles 2013 21 e édition

Édito Patrick Bordas Associé KPMG Responsable National du réseau Professions de Santé Joël Vellozzi Associé KPMG Responsable National du réseau Professions de Santé La 21 e édition de notre étude annuelle Pharmacies Moyennes Professionnelles nous interpelle. Les résultats de cette étude 2013, sans être foncièrement mauvais, sont toutefois préoccupants. Jusqu à l année dernière, nous constations avec satisfaction, dans un environnement officinal devenu difficile, des progressions encore significatives de marge et de rentabilité des pharmacies de notre échantillon. Cette année, dans un contexte de stagnation du chiffre d affaires, ces deux derniers indicateurs n évoluent quasiment plus et sont même en recul pour une officine sur deux. L officine sur son activité principale de vente de médicaments remboursables ne dégage quasiment plus de marges de manœuvre financières malgré l effet générique. Cette nette inflexion de l évolution des performances des officines pose à notre sens un problème majeur. Sans perspective d évolution, ces dernières sont contraintes à des efforts de gestion et d adaptation très importants. En tant que conseils très proches de nos clients pharmaciens, nous mesurons l importance de leurs actions quotidiennes pour optimiser leurs achats, leur approche marketing, leur contrôle de gestion. Les pharmaciens, avant tout professionnels de santé, ont désormais compris la nécessité d agir aussi en entrepreneurs. Cependant, la nécessité de pérenniser leur activité risque de les entraîner vers une maîtrise trop importante de leurs moyens et notamment vers une compression des charges de personnel. Depuis plusieurs années maintenant, ces dernières évoluent très peu et les effectifs salariés sont stables voire en régression. Cela nous semble fortement préjudiciable : les nouvelles missions souhaitées par le législateur et attendues très positivement par les pharmaciens se profilent avec la valorisation de l acte de dispensation et les nouvelles missions. Les officines doivent et devront toujours plus veiller à la formation des équipes et à la qualité du service et du conseil au comptoir. Les pouvoirs publics devront donc fixer des honoraires de dispensation en cohérence avec ces nouvelles missions et assurer aux officines des marges de manœuvre financières raisonnables.

Toutefois, nous restons résolument optimistes sur l évolution et le devenir du secteur. La pharmacie a démontré sa capacité à prendre part de façon très significative à la réduction des dépenses d assurance maladie dans l intérêt des comptes sociaux du pays, même si le potentiel générique n a pas été encore exploité dans les mêmes proportions que chez nos principaux voisins européens. La perturbation créée par la déconnexion entre les valeurs de marché très élevées des officines et leurs valeurs économiques plus faibles est toujours forte mais elle a tendance à s affaiblir car les dernières statistiques de transactions montrent des prix de cession en baisse. Et cela nous semble important notamment pour les jeunes entrant dans la profession et désirant s installer ; il est vital pour eux que les marges dégagées ne soient pas entièrement consacrées à des échéances d emprunt trop lourdes, liées à des endettements de rachats disproportionnés. Ces jeunes pharmaciens que nous rencontrons et conseillons dans leur démarche de reprise d officines perçoivent d ailleurs leur métier et ses perspectives de façon très positive. Ils sont en outre réconfortés par les dernières mesures législatives sur le renforcement du rôle du pharmacien comme professionnel de santé. La pharmacie d officine doit garder à leur image un optimisme raisonnable et une vigilance permanente. Bonne lecture Mars 2013

Sommaire 06 Méthodologie 07 Population étudiée 7 I Répartition des officines selon le chiffre d affaires 7 I Répartition des officines selon la typologie 8 I Répartition des officines selon le régime d imposition 8 I Répartition des officines selon le nombre de titulaires 8 I Répartition des officines selon la forme juridique 09 Analyse de l activité 9 I Évolution du C.A. hors taxes 10 I Analyse statistique de l évolution du C.A. / 10 I Évolution du C.A. / selon les strates de C.A. et la typologie d officines 11 I Analyse et évolution du C.A. / par taux de T.V.A. 11 I Analyse et évolution du C.A. / par nombre de titulaires 12 Analyse des marges 12 I Analyse statistique de l évolution de la marge / 13 I Analyse statistique du taux de marge / 13 I Taux de marge brute commerciale selon les strates de C.A. et la typologie d officines 14 I Analyse et évolution de la marge //2010 par taux de T.V.A. 15 Analyse des rentabilités 15 I Charges externes 15 I Charges externes selon les strates de C.A. et la typologie d officines 16 I Frais de personnel 16 I Frais de personnel selon le nombre de titulaires et les strates de C.A. 17 I Performance commerciale et de gestion (PCG) 17 I Analyse statistique de l évolution de la PCG / 17 I Performance commerciale et de gestion selon le nombre de titulaires 18 Analyse des résultats 18 I Officines à l impôt sur le revenu 18 I Officines à l impôt sur les sociétés 19 Analyse de la structure financière 19 I Fonds de roulement 19 I Besoin en fonds de roulement 19 I Trésorerie 20 I Analyse statistique de la trésorerie 20 I Autonomie financière 20 I Coût de l endettement 21 I Ratios moyens des éléments du besoin en fonds de roulement 22 Social 22 I Méthodologie 22 I Nombre d officines et de salariés de l étude sociale 23 I Photographie des ressources humaines 24 I Analyse de la composition de l équipe officinale 26 I Analyse de l âge et de l ancienneté par emploi 26 I Analyse de l ancienneté par emploi 28 Zoom sur les heures supplémentaires et complémentaires 30 Lexique 34 KPMG en un regard

Méthodologie Population étudiée La méthodologie utilisée pour cette 21 e édition est identique à celle des années précédentes. Cette étude est réalisée à partir d un échantillon d officines clientes de notre cabinet. Il se compose de pharmacies ayant clos un exercice comptable de 12 mois sur l année. Afin d obtenir des évolutions pertinentes d une année sur l autre, il prend aussi en compte les pharmacies ayant clos un exercice comptable de 12 mois sur l année. Les pharmacies ayant eu des événements impactant l analyse comparative de leurs comptes annuels d un exercice sur l autre sont exclues de l étude (changement de régime fiscal ; transformation juridique : par exemple passage en structure SEL ; changement de date de clôture des comptes ; changement du nombre de titulaires ). Afin d accélérer la sortie de cette étude, les pharmacies retenues dans l analyse ont clôturé majoritairement leurs comptes annuels courant (30 septembre par exemple). Total échantillon : 493 officines Répartition des officines selon le chiffre d affaires Tranche de C.A. HT Nombre % < 1 100 K 126 25,6 de 1 100 à 2 200 K 278 56,4 > 2 200 K 89 18,1 Total 493 100 < 1 100 K de 1 100 à 2 200 K > 2 200 K 18,1 56,4 25,6 Toutes les catégories d officines sont représentées même si la majorité est dans la tranche de chiffre d affaires intermédiaire (de 1 100 à 2 200 K ). Répartition des officines selon la typologie 2,6 Zone Nombre % Rurale 204 41,4 Urbaine 276 56,0 Centre commercial 13 2,6 Total 493 100 Rurale Urbaine Centre commercial 56,0 41,4 Cette répartition d officines étudiées selon la typologie urbaine, rurale et centre commercial est très stable sur les dernières années. 6 Pharmacies 2013 7

Répartition des officines selon le régime d imposition Régime Nombre % 61,9 38,1 Analyse de l activité Impôt sur le revenu 305 61,9 Impôt sur les sociétés 188 38,1 Total 493 100 Impôt sur le revenu Impôt sur les sociétés Si une large majorité des officines restent à l impôt sur le revenu, la part d officines à l impôt sur les sociétés est en augmentation. Répartition des officines selon le nombre de titulaires 4,5 1624,5 C.A. HT moyen en valeur en K 1621,7 Évolution moyenne du C.A. en % / + 0,17 Titulaires Nombre % 1 347 70,4 25,2 Évolution du C.A. hors taxes en % 2 124 25,2 70,4 3 et + 22 4,5 Total 493 100 1 titulaire 2 titulaires 3 titulaires et + 6 % 5 % 5,7 Plus des 2/3 des pharmacies analysées ont un seul titulaire. Le nombre de titulaires moyen par officine étudiée est de 1,3 en phase avec les données de l ordre national des pharmaciens (éléments démographiques ), avec un rapport de 27 733 pharmaciens titulaires (section A) sur 22 080 officines. 4 % 3 % 2 % 3,9 3,4 2,5 1 % 0 % 1,4 1,0 1,4 0,8 0,2 Répartition des officines selon la forme juridique 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Forme Nombre % Individuelle 173 35,1 SNC 82 16,6 29,2 35,1 L évolution du chiffre d affaires par rapport à est quasi nulle. Toutefois, cet indicateur doit être interprété avec précaution compte tenu de l évolution de la structure de prix et de produits dans la pharmacie. SARL 17 3,4 EURL 77 15,6 SEL 144 29,2 Total 493 100 Forme individuelle Forme SNC Forme SARL Forme EURL Forme SEL 15,6 3,4 16,6 Cette répartition selon la forme juridique est là aussi très proche des dernières données de l ordre national des pharmaciens, avec bien sûr, une très forte croissance des officines exploitées en société d exercice libéral, celles-ci atteignant désormais près d un tiers du total. 8 Pharmacies 2013 9

Analyse statistique de l évolution du C.A. / en % Analyse et évolution du C.A. / par taux de T.V.A. D10 - décile inférieur - 6,5 Q25 - quartile inférieur - 3,7 M50 - médiane - 0,3 Q75 - quartile supérieur 2,9 D90 - décile supérieur 6,7 La majorité des officines a une évolution de chiffre négative. Pour un quart d entre elles, le recul est d au moins 3,7 %. 10 % enregistrent même une régression de plus de 6,5 %. C.A. moyen en K en % C.A. moyen en K en % Évolution du C.A. / en % C.A. à 2,1 % 1 265,3 77,9 1 275,0 78,6 % - 0,8 C.A. à 5,5 % et 7 % 210,9 13,0 205,2 12,7 % 2,8 C.A. à 19,6 % 148,0 9,1 141,3 8,7 % 4,8 Part d officines avec évolution négative 52,9 Évolution du C.A. / selon les strates de C.A. et la typologie d officines en % CA < 1 100 K - 1,3 CA de 1 100 à 2 200 K 0,1 CA > 2 200 K 1,4 Zone rurale - 0,1 Zone urbaine - 0,1 Centre commercial 2,9 L effet taille est toujours de mise : plus le chiffre d affaires de l officine est important, plus l évolution de celui-ci est favorable. Il en va de même pour les pharmacies de centre commercial. 78 % du chiffre d affaires des pharmacies étudiées correspond à des ventes de médicaments et produits remboursables (taux de TVA à 2,1 %). Les ventes en valeur de ces médicaments ont reculé de 0,8 % de à. Ce recul est cohérent avec les chiffres de l assurance maladie faisant apparaître des dépenses de médicaments remboursées en diminution d environ 1 %. L augmentation de la délivrance de médicaments génériques à prix plus faible par rapport aux princeps a un impact important, particulièrement depuis mi-, suite à la nouvelle convention ainsi qu à la relance de la mesure tiers-payant contre génériques. Le chiffre d affaires à taux de TVA à 5,5 % et à 7 % (nouveau taux depuis le 1 er janvier ) correspond principalement aux ventes de médicaments non remboursables, aux dispositifs médicaux et aux compléments alimentaires. La progression de ces ventes de presque 3 % entre et traduit l effet des déremboursements et la tendance générale à la hausse de l automédication, très marquée en. Ce sont les ventes à taux de TVA à 19,6 % (principalement la parapharmacie) qui progressent le plus dans notre analyse : + 4,8 %. Elles contribuent à consolider de manière non négligeable l activité des officines. Ce retour au développement de la parapharmacie est observé depuis quelques années. Analyse et évolution du C.A. / par nombre de titulaires C.A. moyen en K C.A. moyen en K Évolution du C.A. / en % 1 1 478,8 1 478,3 0,0 2 1 853,3 1 849,0 0,2 3 et + 2 632,1 2 602,1 1,2 Comme les années précédentes, le nombre de titulaires impacte à la hausse l évolution du chiffre d affaires. 10 Pharmacies 2013 11

Analyse statistique du taux de marge / Analyse des marges Marge moyenne HT en valeur en K Évolution moyenne de la marge en valeur en % Taux moyen de marge brute commerciale en % La marge en valeur progresse de 1,3 % cette année, soit légèrement plus que le chiffre d affaires à + 0,2 %. Le taux de marge est en hausse et s élève désormais à 29,7 %. La hausse du taux de marge des officines intégrant les remises et coopérations commerciales se poursuit. / / 2010 2010 / 2009 2010 480,5 474,2 + 1,3 + 2,6 + 2,9 29,7 29,3 28,8 Analyse statistique de l évolution de la marge / en % Il faut relever néanmoins la faible progression de la marge en valeur, inférieure notamment au taux d inflation (+ 2 %). En outre, le pourcentage d évolution de cette marge en valeur est en nette inflexion d années en années. Taux de marge en % Taux de marge en % D10 - décile inférieur 26,8 26,8 Q25 - quartile inférieur 28,1 28,0 M50 - médiane 29,6 29,2 Q75 - quartile supérieur 31,0 30,6 D90 - décile supérieur 32,5 31,8 En matière de taux de marge, les dispersions sont significatives puisque 10 % de notre échantillon a un taux de marge inférieur à 26,8 % alors que 10 % en a un supérieur à 32,5 %. Taux de marge brute commerciale selon les strates de C.A. et la typologie d officines Taux de marge en % Taux de marge en % CA < 1100 K 29,7 29,3 CA de 1 100 à 2200 K 29,7 29,3 CA > 2200 K 29,5 29,2 Zone rurale 30,1 29,7 Zone urbaine 29,4 29,0 Centre commercial 28,8 28,9 D10 - décile inférieur - 5,5 Q25 - quartile inférieur - 2,5 M50 - médiane 0,9 Q75 - quartile supérieur 4,6 D90 - décile supérieur 8,6 Les niveaux de chiffre d affaires n impactent pas vraiment le taux de marge. Les officines de zone rurale ont tendance à légèrement surperformer sur ce ratio. Part d officines avec évolution négative 43,6 Près de la moitié des officines a désormais une évolution négative de la marge en valeur contre environ 1/3 l année précédente. 12 Pharmacies 2013 13

Analyse et évolution de la marge //2010 par taux de T.V.A. Marge en % Taux de marge N 2010 Coefficient ventes TTC/Achats HT Taux de marge N-1 Coefficient ventes TTC/Achats HT Taux de marge N-2 Total activité 29,7 29,3 28,8 Coefficient ventes TTC/Achats HT Activité à 2,1 % 28,7 1,43 28,3 1,42 27,7 1,41 Activité à 5,5 % et 7 % 33,8 NA 33,5 1,59 33,0 1,57 Activité à 19,6 % 31,8 1,75 32,3 1,77 33,2 1,79 Analyse des rentabilités Charges externes Marge en valeur Marge Marge Variation en valeur Variation en % Total activité 480,5 474,2 6,4 1,3 Activité à 2,1 % 363,0 360,8 2,2 0,6 Activité à 5,5 % et 7 % 71,2 68,7 2,5 3,6 Activité à 19,6 % 47,1 45,6 1,5 3,3 La hausse du taux de marge moyen s explique uniquement par l appréciation du taux de marge sur les médicaments remboursables, effet générique oblige. Les taux de marge sur les autres activités, médicaments non remboursables et parapharmacie principalement, n évoluent pas de façon significative. La progression de la marge en valeur pour l activité à 2,1 % des officines est très faible cette année, laissant peu de marge de manœuvre pour faire face à l évolution des frais généraux. Charges externes/c.a. en % Locations immobilières/c.a. en % Les charges externes ont été très bien maîtrisées. Le ratio charges externes/c.a. reste en effet stable, l évolution des charges et du chiffre d affaires ayant été semblable, c est-à-dire quasi-nulle. Charges externes selon les strates de C.A. et la typologie d officines 4,8 4,8 1,2 1,2 Charges ext./c.a. en % Charges ext./c.a. en % C.A. < 1100 K 6,0 6,0 C.A. de 1 100 à 2200 K 4,5 4,4 C.A. > 2200 K 4,1 4,0 Zone rurale 4,5 4,4 Zone urbaine 5,1 5,1 Centre commercial 4,9 5,0 Ces charges sont comme toujours plus lourdes pour les petites structures compte tenu de leur caractère souvent fixe. 14 Pharmacies 2013 15

Frais de personnel Performance commerciale et de gestion (PCG) Frais de personnel en valeur en K Évolution moyenne des frais de personnel en valeur en % / / 2010 168,9 166,2 + 1,7 + 1,6 Effectif équivalent temps plein (titulaire(s) compris) 5,3 Performance commerciale et de gestion en valeur en K Évolution moyenne de la PCG en valeur en % 2010 233,3 230,8 + 1,1 + 3,8 + 5,1 C.A. TTC/Effectif équivalent temps plein en K 318,7 La progression des frais de personnel salarié est plus importante que celle du chiffre d affaires et surtout de la marge (+ 1,3 %), d où une perte de rentabilité. Le ratio chiffre d affaires TTC sur effectif équivalent temps plein titulaire compris permet de positionner l activité au comptoir des équipes officinales ; cette année, le chiffre d affaires par personne s élève à 319 K, très stable par rapport à l année dernière (320 K ). La performance commerciale et de gestion est l indicateur financier le plus pertinent de mesure de la rentabilité et de son évolution. Cette évolution est non seulement faible mais en plus, en net retrait par rapport aux années précédentes. Ceci s explique par la très faible augmentation du chiffre d affaires et de la marge, conjuguée à des frais généraux et notamment de personnel, en progression plus forte. Analyse statistique de l évolution de la PCG / en % Frais de personnel selon le nombre de titulaires et les strates de C.A. Frais de personnel/ C.A. C.A. < 1 100 K en % C.A. de 1 100 K à 2 200 K en % C.A. > 2 200 K en % 1 titulaire 9,6 11,1 12,3 2 titulaires 6,7 8,3 10,1 3 titulaires et + N/A 9,5 9,6 Le ratio frais de personnel/chiffre d affaires doit être analysé en tenant compte à la fois du nombre de titulaires et de la strate de chiffre d affaires de l officine. Ce ratio s est dégradé par rapport à l an dernier et particulièrement pour les officines avec un seul titulaire. D10 - décile inférieur - 16,3 Q25 - quartile inférieur - 8,4 M50 - médiane 0,0 Q75 - quartile supérieur 8,8 D90 - décile supérieur 19,9 Part d officines avec évolution négative 49,1 Une officine sur deux enregistre un recul en valeur de sa performance commerciale et de gestion. La part d officines à évolution négative n était que de 35 % l an dernier. Performance commerciale et de gestion selon le nombre de titulaires PCG/C.A. en % PCG/C.A. en % 1 titulaire 13,4 13,4 2 titulaires 16,4 16,0 3 titulaires et + 15,2 14,9 Le ratio performance commerciale et de gestion/chiffre d affaires permet une comparaison pertinente entre officines. Mais, comme pour les frais de personnel, il doit être calculé en fonction du nombre de titulaires. 16 Pharmacies 2013 17

Analyse des résultats Analyse de la structure financière Les résultats des bilans en valeur, leur évolution, leur taux par rapport aux chiffres d affaires, doivent être calculés en fonction du régime fiscal de l officine. Fonds de roulement Officines à l impôt sur le revenu Résultat moyen en valeur en K Taux moyen de résultat/c.a. en % 113,1 112,8 7,4 7,4 + 0,2 % Fonds de roulement en valeur en K Couverture financements stables/ Valeurs immobilisées en % 58,8 60,8 106,5 106,7 Un résultat qui stagne pour les officines à l impôt sur le revenu. Besoin en fonds de roulement Officines à l impôt sur les sociétés Besoin en fonds de roulement en valeur en K - 12,8-1,4 Résultat moyen en valeur en K 75,0 80,5-6,8 % Couverture passif circulant/actif circulant en % 106,3 100,7 Taux moyen de résultat/c.a. en % 4,2 4,6 Salaire et charges pour 1 titulaire en K 66,0 Pour les officines à l impôt sur les sociétés, le résultat est même en recul. Les titulaires de ces officines ont prélevé un montant moyen de 66 K pour couvrir leur rémunération annuelle ainsi que leurs charges sociales personnelles. Trésorerie Trésorerie en valeur en K Les structures financières restent saines. La légère dégradation de leur fonds de roulement par rapport à l année précédente a été largement compensée par un meilleur excédent de financement de leur cycle d exploitation. Ainsi, les trésoreries restent globalement positives et même, en moyenne, en légère amélioration. 71,5 62,2 18 Pharmacies 2013 19

Analyse statistique de la trésorerie Ratios moyens des éléments du besoin en fonds de roulement Trésorerie D10 - décile inférieur - 3,8 Q25 - quartile inférieur 20,0 M50 - médiane 57,0 Q75 - quartile supérieur 113,0 D90 - décile supérieur 173,0 Part d officines avec trésorerie négative 11,6 Crédit clients/jours Crédit fournisseurs/jours Rotation du stock/jours Stock par rapport au C.A. HT en % 7,8 7,5 43,2 39,3 42,8 41,8 8,6 8,6 À la date d établissement de leurs comptes, 12 % des officines étudiées font apparaître néanmoins une trésorerie négative, proportion légèrement en recul par rapport à l année précédente. On constate cette année un allongement du crédit fournisseurs de 4 jours qui a permis, comme vu précédemment, l amélioration de l excédent de financement d exploitation. Les autres ratios, crédit clients et rotation des stocks, sont restés globalement stables. Autonomie financière Fonds propres/endettement total (Dettes à LT + dettes différées + découvert) en % 129,6 109,5 Coût de l endettement Frais financiers * / Performance commerciale et de gestion en % * Intérêt des emprunts + autres charges financières 7,3 7,9 20 Pharmacies 2013 21

Photographie des ressources humaines Social Méthodologie L analyse ratios sociaux porte sur un échantillon de 321 officines clientes de notre cabinet, dont la gestion sociale du personnel a été confiée à KPMG Facilio. Il se compose de pharmacies clientes de KPMG sur les exercices et et dont le système de gestion de la paie est identique. Les données qui vous sont présentées portent sur l année civile. KPMG a développé depuis plusieurs années une offre de gestion sociale externalisée, Facilio, pour accompagner les entreprises et les associations de toutes tailles et de tous secteurs d activité dans les domaines de la gestion sociale de leur personnel : paie, déclarations sociales obligatoires, conseil en droit social, administration du personnel, audits sociaux, tableaux de bords sociaux, formations, gestion des emplois et des compétences, etc. Plus de 400 experts en matière sociale, du gestionnaire paie au juriste en droit social, présents dans une trentaine de sites régionaux, gèrent près de 100 000 bulletins de salaires et assurent l optimisation et la sécurisation des missions de gestion sociale qui leur sont déléguées. Nombre d officines et de salariés de l étude sociale Année Officines 321 Salariés 2 144 Nombre de salariés par tranche d âge et par sexe Âge Hommes Femmes Total 65 2 12 14 60-64 16 59 75 55-59 26 185 211 50-54 26 221 247 45-49 11 222 233 40-44 13 219 232 35-39 21 206 227 30-34 58 238 296 25-29 49 271 320 20-24 40 222 262 < 20 6 21 27 Total 268 1876 2 144 Pyramide des âges en >=65 60-64 55-59 50-54 45-49 40-44 35-39 30-34 25-29 20-24 <20 femmes >=65 hommes 100 50 0 50 100 150 60-64 200 250 300 55-59 Hommes Femmes À l instar des années précédentes, la pyramide des âges témoigne 45-49d une forte représentation des salariés de moins de 35 ans avec un peu plus de 42 % de l effectif total. 40-44 Au-delà de 35 ans, l effectif est réparti de façon homogène sur les tranches d âge allant de 35 à 60 ans. Seulement 35-39 4 % de l effectif atteint ou dépasse les 60 ans. 30-34 L effectif est fortement féminisé pour toutes les tranches d âge avec 20-2488 % de l effectif total. Les femmes sont présentes en grande majorité sur tous les emplois, y compris dans <20les positions cadres. Nombreux sont les salariés sous contrat à temps partiel. 50-54 25-29 Femmes Hommes 100 50 0 50 100 150 200 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 >=65 <20 Ces phénomènes ne sont pas sans incidence sur l organisation du travail au sein des officines. 100 50 0 50 100 150 200 250 300 22 Pharmacies 2013 23

Analyse de la composition de l équipe officinale Comparatif : coefficients moyens par emploi de l étude et classification conventionnelle* Composition moyenne d une équipe officinale en équivalent temps plein (ETP en %) Coef. moyen de l étude Fourchette avenant du 30 janvier 2008 Aide préparateur 175 175 47,7 35,4 16,9 Préparateurs* Pharmaciens adjoints Préparateurs* Employés Préparateurs* Pharmaciens adjoints Pharmaciens adjoints Employés Préparateurs* Employés Pharmaciens adjoints Apprenti NS NS Pharmacien adjoint 500 400 à 800 Préparateur 280 230 à 330 Rayonniste/conditionneur 140 130 à 150 Autres emplois NS - Employés Les pharmacies d officine se composent de trois principaux profils d emplois : les pharmaciens (les titulaires et les adjoints), les préparateurs (y compris les apprentis préparateurs) et les employés de pharmacie regroupant le personnel attaché aux tâches administratives, à la gestion des commandes ou à l entretien. L effectif est représenté pour moitié de préparateurs et apprentis-préparateurs. Les pharmaciens ne représentent que 16 % de l effectif ETP salarié, avec en moyenne un effectif ETP de 0,7 par officine. Cette situation est induite par le fait que les pharmaciens titulaires sont pour la plupart non-salariés. * Y compris les apprentis préparateurs. Composition moyenne d une équipe officinale en coefficient Les coefficients moyens relevés dans notre étude sont dans la fourchette de la convention et restent très proches des coefficients constatés en. * Classification de l avenant du 30 janvier 2008 portant révision de la convention collective nationale étendue de la pharmacie d officine du 3 décembre 1997. Répartition des pharmaciens adjoints par coefficient en % 1 4 17 8 4 Moins de 430 Aide préparateur 175 430 à 470 (non inclus) 470 à 500 (non inclus) 500 à 600 (non inclus) Pharmacien adjoint 500 66 600 à 800 (non inclus) Plus de 800 Préparateur Rayonniste conditionneur 280 140 0 100 200 300 400 500 Cette répartition reste stable par rapport à. 66 % des pharmaciens adjoints ont un coefficient compris entre 500 et 600 (non inclus) contre 65 % en. 18 % d entre eux ont un coefficient de 600 et plus, contre 20 % en. 24 Pharmacies 2013 25

Analyse de l âge et de l ancienneté par emploi Âge moyen par emploi 43 Aide préparateur 47 Apprenti 22 21 35 Préparateur 35 Rayonniste conditionneur 42 44 Pharmacien adjoint 39 40 0 10 20 30 40 50 Moyenne Moyenne L analyse des âges de l ensemble des salariés fait apparaître une stabilité. Les jeunes sont majoritairement représentés. L âge moyen des emplois aide préparateur et rayonniste-conditionneur diminue. Analyse de l ancienneté par emploi Ancienneté par emploi Aide préparateur Apprenti Rayonniste conditionneur Préparateur 10 12 1 1 5 7 7 7 2 Pharmacien adjoint 2 0 2 4 6 8 10 12 Seule la catégorie d emploi aide préparateur connaît une ancienneté de plus de 10 ans. Les préparateurs conservent une ancienneté moyenne proche de 7 ans. L ancienneté des pharmaciens adjoints demeure à 2 ans, chiffre faible dû aux nombreux remplacements sur ce type de poste. 26 Pharmacies 2013 27

Zoom sur les heures supplémentaires et complémentaires Compte-tenu de l amplitude d ouverture des officines, les pharmaciens titulaires sont obligés d organiser le temps de travail de leurs équipes. La période n étant pas aux recrutements de masse, ils font de plus en plus appel aux heures supplémentaires et complémentaires. Salariés à temps partiel dans l officine Selon notre étude, nombreuses sont les officines qui emploient des salariés à temps partiel. Ces salariés bénéficient d un horaire individualisé. La durée du travail qu ils ont à effectuer peut être répartie sur la semaine, le mois ou l année. Ils peuvent, par ailleurs, être amenés à effectuer des heures complémentaires. N étant pas soumis à l horaire collectif de l entreprise ou de l établissement, ils doivent donc être informés par écrit (remise de plannings par exemple) de leurs horaires de travail pour chaque journée travaillée. Le contrat de travail doit préciser les modalités de cette information. Le régime des coupures/interruptions dans le cadre du temps partiel Une coupure (ou interruption) sépare deux séquences autonomes de travail. Elle diffère donc de la pause qui constitue quant à elle un arrêt momentané au sein d une même séquence. Les coupures en cours de journée sont soumises à limitation. En effet, les horaires de travail à temps partiel ne peuvent comporter, au cours d une même journée plus d une interruption d activité, ou une interruption supérieure à deux heures. Les heures complémentaires dans le cadre du temps partiel Selon le Code du travail, l employeur a la possibilité de faire exécuter au salarié à temps partiel, au moyen d heures complémentaires, un horaire supérieur à l horaire contractuel. Cependant, cette possibilité est strictement encadrée par la loi dans la mesure où les heures complémentaires sont soumises à une double limite à savoir : Le nombre d heures complémentaires effectuées au cours de la même semaine ou d un même mois ne peut être supérieur à 1/10 e de la durée hebdomadaire ou mensuelle de travail prévue au contrat. Les heures complémentaires ne peuvent avoir pour effet de porter la durée du travail du salarié au niveau de la durée légale du travail, ou de la durée fixée conventionnellement. Le contrat de travail à temps partiel doit préciser la possibilité et les limites dans lesquelles peuvent être effectuées des heures complémentaires. En conclusion, le recours aux contrats à temps partiel nécessite un certain nombre de diligences tant dans sa rédaction que dans son usage au quotidien. Nos experts KPMG sont à votre disposition pour vous accompagner : Dans la rédaction des contrats et l organisation du travail des salariés à temps partiel. Et plus largement, dans la réalisation d un diagnostic social destiné à vérifier la conformité de votre organisation et de votre gestion du personnel avec les textes en vigueur. Véronique Budin Directrice du bureau KPMG de Creil, en charge des données sociales de cette étude 28 Pharmacies 2013 29

Lexique Performance commerciale et de gestion (% du C.A.) Marge commerciale - charges externes - impôts et taxes - frais de personnel Calcul = C.A. H.T. x 100 Taux de marge brute commerciale (% du C.A.) Calcul = Ventes de la pharmacie H.T. - (stock début + achats - stock fin) Ventes de la pharmacie H.T. x 100 Ce ratio calcule la différence entre le prix de vente et le coût d achat d un produit. C est donc le solde qui reste à l officine pour couvrir ses frais et rémunérer le service rendu. Ce taux de marge retraite également les coopérations commerciales. Charges externes (% du C.A.) Ce ratio mesure la performance économique globale. Il est la résultante de l activité commerciale (CA généré et marges dégagées), du poids des charges externes et frais de personnel (salaires, charges sociales et patronales). Il est souhaitable bien évidemment que ce ratio soit le plus élevé possible. Le résultat obtenu à ce niveau n est pas influencé par les cotisations sociales du ou des titulaires, par la situation ou la politique financière (générant des produits et charges financières), par la politique d investissement (générant des amortissements, notamment ceux liés aux frais d établissement), par les éléments exceptionnels (traduits dans les produits et les charges exceptionnels) et, enfin, dans certains cas, par l impôt sur les sociétés. Tous ces postes viennent effectivement en déduction pour donner le résultat comptable. Fonds de roulement C est la différence entre les financements stables (capitaux propres et dettes à long terme), qui apparaissent au passif du bilan, et les biens stables (fonds de commerce, investissements et immobilisations financières), qui figurent à l actif. Calcul = Autres achats et charges externes C.A. H.T. x 100 Le fonds de roulement doit être suffisant pour couvrir le besoin en fonds de roulement. Ce ratio calcule le rapport entre les charges externes, qui par nature sont essentiellement des charges fixes (loyers, assurances, honoraires, frais postaux et télécommunications, services bancaires ) et le chiffre d affaires réalisé par l officine. Frais de personnel (% du C.A.) Calcul = Salaires + charges sociales patronales C.A. H.T. x 100 Ce ratio calcule le rapport entre les frais de personnel et le chiffre d affaires. On entend par frais de personnel, les salaires bruts et les charges sociales et patronales des équipes salariées de l officine. Ils ne comprennent pas les salaires et charges sociales des gérants et titulaires. 30 Pharmacies 2013 31

Besoin en fonds de roulement Les délais de stockage ainsi que les délais d encaissement des créances clients génèrent un besoin de financement. Le besoin est diminué (voire annulé) par les délais accordés par les fournisseurs. La différence est appelée besoin en fonds de roulement. Trésorerie C est la différence entre le fonds de roulement, la caisse et les placements à court terme (trésorerie positive) et les découverts bancaires et éventuelles dettes différées (trésorerie négative). Durée de rotation du stock (en jours) (Stock début + stock fin) nombre de jours Calcul = 2 Achats H.T. Ce ratio de rotation mesure le délai d immobilisation, en jours d achat qu il représente, et facilite les comparaisons dans le temps ou avec d autres officines. Mais l objectif est d équilibrer son stock de manière à répondre à la demande, sans pénaliser la trésorerie de l officine. Durée du crédit client (en jours) Comptes clients nombre de jours Calcul = Chiffre d affaires TTC Ce ratio mesure la durée que mettent en moyenne les clients pour régler leurs dettes. En officine, le dû tiers payant (caisses primaires, mutuelles) représente la majeure partie des encours clients. Durée du crédit fournisseur (en jours) Calcul = Comptes fournisseurs nombre de jours Achats TTC Ce ratio mesure la durée que l officine met en moyenne pour régler ses fournisseurs. 32 Pharmacies 2013 33

KPMG en un regard KPMG, un partenaire impliqué Du local à l international, KPMG offre un ensemble de compétences pluridisciplinaires en France et dans 156 pays. KPMG intervient auprès des groupes internationaux, sociétés cotées, PME/PMI, entités du secteur public et de l économie sociale et solidaire, dans le cadre d activités d audit, d expertise comptable, de conseil, de droit et fiscalité. KPMG en France * Ef fectif : 7 980 salar iés Chiffre d affaires consolidé : 859,6 millions d euros KPMG dans le monde * Audit : 374,5 millions d euros Services non audit : 465,2 millions d euros Droit et fiscalité ** : 19,9 millions d euros Ef fectif : 152 000 Chiffre d affaires : 23,03 milliards de dollars US 82 % des 500 premières entreprises * Chiffres au 30 septembre. ** CA réalisé par STC Partners membre de KPMG. En France, KPMG compte plus de 70000 clients parmi lesquels : 200 sociétés cotées ou faisant appel public à l épargne Près de 30 % des PME de plus de 50 salariés 6300 associations et acteurs de l Economie Sociale et Solidaire 47000 TPE, artisans, commerçants et professions libérales 6000 références dans les collectivités publiques Aujourd hui, le réseau Professions de Santé de KPMG vous propose : Des collaborateurs dédiés à votre secteur répartis sur toute la France Plus de 7000 professionnels de la santé clients, dont 1200 pharmaciens Des relations fortes avec les élus de l Ordre, les syndicats professionnels, les facultés de pharmacie, et la presse professionnelle Des conférences tout au long de l année près de chez vous sur l actualité réglementaire et des conseils pour optimiser la performance de votre officine Des publications reconnues par la profession Des formations en gestion spécifiques à la pharmacie KPMG, un partenaire qui vous accompagne tout au long de vos projets Reprise d une officine Nos professionnels analysent, prévoient et vous assistent dans la concrétisation de votre opération : étude de faisabilité, élaboration des prévisions financières et d exploitation, identification et recherche des financements, choix du statut juridique et fiscal de votre officine, conseil sur le statut du titulaire, au regard de sa situation professionnelle et personnelle, accompagnement dans la relation avec les partenaires extérieurs : banques, administrations, etc. Développement Nous vous aidons à améliorer votre organisation administrative et comptable, nous analysons et produisons votre information, afin d optimiser la gestion de votre officine. Nous établissons et suivons périodiquement un tableau de bord d activité et de rentabilité. Nous positionnons vos performances en lien avec nos moyennes professionnelles annuelles et vous proposons des axes d amélioration. Cession - Transmission Nous évaluons, calculons les incidences fiscales de la cession, nous vous assistons dans votre négociation et nous analysons vos revenus futurs : retraite, rente, etc. En cas de transmission de l officine, notamment dans un cadre familial, nous analysons et optimisons les différents montages juridiques et fiscaux possibles. 34 Pharmacies 2013 35

Notes

kpmg.fr Contacts KPMG Immeuble Le Palatin 3 cours du Triangle 92939 Paris La Défense Cedex Tél. : +33 (0) 1 55 68 86 66 Fax : +33 (0) 1 55 68 86 60 Responsables Nationaux du réseau Professions de Santé Patrick Bordas Tél. : +33 (0) 1 55 68 95 00 pbordas@kpmg.fr Joël Vellozzi Tél. : +33 (0) 4 96 20 53 60 jvellozzi@kpmg.fr EST Alexandre Joly 03 83 81 14 83 ajoly@kpmg.fr Laurence Stoerkel 03 88 18 23 00 lstoerkel@kpmg.fr Jean-Philippe Vernel 03 24 33 25 57 jpvernel@kpmg.fr Bitche - Châlons-en-Champagne Charleville-Mézières - Colmar - Dieuze Epernay - Epinal - Forbach - Gérardmer Haguenau - Longwy - Luxeuil-les-Bains Metz - Montbéliard - Mulhouse - Nancy Pont-à-Mousson - Reims - Remiremont St-Avold - St-Dié-des-Vosges - Sarrebourg Sarreguemines - Strasbourg - Thionville-Yutz Troyes - Vitry-le-François NORD Fabrice Cukiermann Tél. : +33 (0) 3 2114 7150 fcukiermann@kpmg.fr Amiens - Armentières - Arras - Béthune Boulogne-sur-Mer - Calais - Cambrai Douai - Dunkerque - Hazebrouck - Lens Lille - Maubeuge - Péronne - Roubaix St-Omer - St-Quentin - Valenciennes NORMANDIE Ronan Rannou Tél. : +33 (0) 2 35526860 rrannou@kpmg.fr Abbeville - Alençon - Argentan - Avranches Bayeux - Caen (Hérouville St-Clair) Cherbourg - Coutances - Deauville Dieppe - Evreux - Flers - Granville Le Havre - Lisieux - Louvier Pont-Audemer - Pont-L Évêque - Rouen St-Lô - Vire OUEST Victor Lechable 02 99 17 20 00 vlechable@kpmg.fr Claire Morisset 05 49 73 55 55 cmorisset@kpmg.fr Sylvie Pasquier 02 28 24 10 10 spasquier@kpmg.fr Angers - Angoulême - Bressuire - Brest Brive-la-Gaillarde - Challans - Châteaulin Cholet - Cognac - Fontenay-le-Comte Fougères - Guéret - La Roche-sur-Yon La Rochelle - Laval - Le Mans - Limoges Lorient - Nantes - Niort - Poitiers - Quimper Rennes - Royan- St-Brieuc - Saintes St-Malo - St-Nazaire - Vannes - Vitré PARIS & CENTRE Emmanuel Leroy Tél. : +33 (0) 1 56 95 46 80 eleroy@kpmg.fr Auxerre - Beauvais - Blois - Bourges Cergy-Pontoise - Chartres - Châteauroux Chinon - Compiègne - Creil - Étampes La Ferté-sous-Jouarre - Levallois-Perret Mantes-la-Jolie - Meaux - Montargis - Nevers Orléans - Paris - St-Germain-en-Laye Sartrouville - Sens - Tours - Val d Europe Versailles/St-Quentin-en-Yvelines - Vierzon RHONE-ALPES/AUVERGNE BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ Pierre Plouznikoff 03 80 78 86 10 pplouznikoff@kpmg.fr Isabelle Montjaux 04 74 50 31 80 imontjaux@kpmg.fr Ambert - Annecy - Annonay - Aurillac Besançon - Bourbon-Lancy - Bourg-en- Bresse - Bourgoin-Jallieu - Chalon-sur-Saône Chambéry - Clermont-Ferrand - Cluses Dijon - Gray - Grenoble - Louhans Le Creusot - Lons-le-Saunier - Lyon - Mâcon Montceau-les-Mines - Montélimar Montluçon - Morez - Morteau - Moulins Oyonnax - Pontarlier - Roanne - St-Claude St-Etienne - St-Marcellin - Thiers - Valence Vichy - Voiron SUD-EST Norbert Seize 04 92 00 34 00 nseize@kpmg.fr Jérôme Sirot 04 67 99 14 00 jsirot@kpmg.fr Joël Vellozzi 04 96 20 53 60 jvellozzi@kpmg.fr Aix-en-Provence - Alès - Avignon Beausoleil - Béziers - Ganges - Manosque Marseille - Marseille-Ralli - Menton Montpellier - Nice - Nîmes - Pertuis Puget-sur-Argens - Sète - Toulon - Valbonne SUD-OUEST Antoine Chabalier Tél. : +33 (0) 5 65772828 achabalier@kpmg.fr Agen - Albi - Arcachon - Auch - Bayonne Bergerac - Bordeaux - Cahors Carcassonne - Castres - Dax - Graulhet Libourne - Limoux - Marmande Mont-de-Marsan - Montauban - Narbonne Oloron-Ste-Marie - Pamiers - Pau Périgueux - Perpignan - Rodez - St-Gaudens St-Girons - St-Jean-de-Luz - Tarbes - Toulouse DÉPARTEMENTS FRANÇAIS D AMÉRIQUE Gilles Defert 05 96 71 25 92 gdefert@kpmg.fr Alain Roglin 05 90 32 59 59 aroglin@kpmg.fr Guadeloupe - Guyane - Martinique DIRECTION NATIONALE GESTION SOCIALE (Facilio ) Patrick Bordas 01 55 68 95 00 pbordas@kpmg.fr Pascale Lefevre 01 55 68 95 03 plefevre@kpmg.fr Les informations contenues dans ce document sont d ordre général et ne sont pas destinées à traiter les particularités d une personne ou d une entité. Bien que nous fassions tout notre possible pour fournir des informations exactes et appropriées, nous ne pouvons garantir que ces informations seront toujours exactes à une date ultérieure. Elles ne peuvent ni ne doivent servir de support à des décisions sans validation par les professionnels ad hoc. KPMG S.A. est une société anonyme d expertise comptable et de commissariat aux comptes à directoire et conseil de surveillance au capital social de 5 497 100 euros. 775 726 417 RCS Nanterre. Siège social : Immeuble Le Palatin, 3 cours du Triangle, 92939 Paris La Défense Cedex. KPMG S.A. est membre du réseau KPMG constitué de cabinets indépendants adhérents de KPMG International Cooperative ( KPMG International ), une entité de droit suisse. KPMG International ne propose pas de services aux clients. Aucun cabinet membre n a le droit d engager KPMG International ou les autres cabinets membres vis-à-vis des tiers. KPMG International n a le droit d engager aucun cabinet membre. 2013 KPMG S.A., société anonyme d expertise comptable et de commissariat aux comptes, membre français du réseau KPMG constitué de cabinets indépendants adhérents de KPMG International Cooperative, une entité de droit suisse. Tous droits réservés. Le nom KPMG, le logo et cutting through complexity sont des marques déposées ou des marques de KPMG International. Imprimé en France. Référence : Etude pharmacie - Code : 1515 - Mars 2013 Conception-Réalisation : Direction Communication Corporate/VM COMMUNICATION Crédits photos : Shutterstock - Fotolia