N 5 : Rapports de vraisemblance

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La connaissance et la maîtrise de quelques concepts de base contribuent à mieux mettre en œuvre la pensée critique lors de la lecture du compte rendu d une étude médicale. Un mois sur deux, la rédaction de Prescrire vous propose un exercice court pour se familiariser avec certains de ces concepts. Ce moisci, il s agit du concept des rapports de vraisemblance, positif et négatif, utiles aux décisions de soins face au résultat d un examen. Face à une plainte d un patient, avant de prendre des décisions de soins, les soignants ont souvent recours à des examens diagnostiques cliniques et paracliniques pour distinguer les personnes atteintes des personnes indemnes de l affection envisagée. Ce qui intéresse au final les soignants, c est la probabilité qu un patient soit réellement atteint de l affection envisagée en cas de résultat positif d un examen diagnostique, et la probabilité qu il en soit indemne en cas de résultat négatif de l examen (c est-à-dire respectivement les valeurs prédictives positives et négatives de cet examen : lire l exercice B.A. BA n 4 des Lectures critiques Prescrire). Mais les valeurs prédictives varient selon la prévalence de la maladie dans la population dont fait partie le patient. Les rapports de vraisemblance, positif (RV+) ou négatif (RV-), reflètent la capacité discriminante d un examen diagnostique sans dépendre de la prévalence de la maladie. FICTION L équipe quatre cases du centre hospitalier de Contingence a été chargée d évaluer les performances diagnostiques du dosage des D-dimères pour le diagnostic d embolie pulmonaire. Pour cela, l équipe a dosé les D-dimères chez tous les patients arrivés aux urgences du centre hospitalier et souffrant d une dyspnée ou d une douleur thoracique et a confronté le résultat de chaque dosage au diagnostic finalement retenu. Au bout de 3 mois, 109 patients ont été inclus dans l étude. 78 d entre eux ont eu un dosage des D-dimères positif, c est-à-dire supérieur au seuil habituellement utilisé (0,5 mg/l). Le diagnostic d embolie pulmonaire a finalement été retenu chez 45 patients après la réalisation d autres examens considérés comme des examens de référence. Parmi ces 45 patients, 2 patients avaient un dosage des D-dimères négatif. NB : Il s agit du même libellé que les exercices B.A. BA n 3 et n 4 des Lectures critiques Prescrire, dans lesquels nous avions calculé la sensibilité, la spécificité et, dans cette population, les valeurs prédictives positives et négatives du dosage des D-dimères. LA REVUE PRESCRIRE JUIN 2012/TOME 32 N 344 PAGE 478-1

Questions Question n 1 Selon cette étude, parmi les patients atteints d embolie pulmonaire, quelle proportion a un résultat positif des D-dimères (au seuil de 0,5 mg/l) (c est-àdire un résultat vrai positif)? Parmi les patients indemnes d embolie pulmonaire, quelle proportion a un résultat positif (c est-à-dire un résultat faussement positif)? Question n 2 Quelle est la valeur du rapport entre la proportion des résultats positifs parmi les personnes atteintes d embolie pulmonaire (vrais positifs) et la proportion des résultats positifs parmi les personnes indemnes (faux positifs)? Comment appelle-t-on ce rapport? Question n 3 En pratique, comment tirer parti de la connaissance du rapport de vraisemblance positif (RV+) du dosage des D-dimères pour le diagnostic d embolie pulmonaire? Question n 4 Selon cette étude, parmi les patients atteints d embolie pulmonaire, quelle proportion a un résultat négatif des D-dimères (au seuil de 0,5 mg/l) (c està-dire un résultat faussement négatif)? Parmi les patients indemnes d embolie pulmonaire, quelle proportion a un résultat négatif (c est-à-dire un résultat vraiment négatif)? Question n 5 Quelle est la valeur du rapport entre la proportion des résultats négatifs parmi les personnes atteintes d embolie pulmonaire (faux négatifs) et la proportion des résultats négatifs parmi les personnes indemnes (vrais négatifs)? Comment appelle-t-on ce rapport? Question n 6 En pratique, comment tirer parti de la connaissance du rapport de vraisemblance négatif (RV-) du dosage des D-dimères pour le diagnostic d embolie pulmonaire? LA REVUE PRESCRIRE JUIN 2012/TOME 32 N 344 PAGE 478-2

Propositions de réponses et commentaires de la Rédaction Question n 1 Proposition de réponse. Parmi les 45 patients atteints d embolie pulmonaire, 43 ont un résultat positif des D-dimères (au seuil de 0,5 mg/l). La proportion des résultats positifs parmi les patients atteints d embolie pulmonaire est 43 / 45, soit environ 96 %. Parmi les 64 personnes indemnes, 35 ont un résultat positif des D-dimères. La proportion des résultats positifs parmi les personnes indemnes est 35 / 64, soit environ 55 %. Commentaire de la Rédaction. La proportion des résultats positifs parmi les personnes atteintes de l affection recherchée correspond à la sensibilité (Se) (lire l exercice B.A. BA n 3 des Lectures critiques Prescrire). La proportion des résultats positifs parmi les personnes indemnes (faux positifs) peut se calculer à partir de la spécificité (Sp). La spécificité est la proportion de patients qui ont un résultat négatif parmi la population indemne. Ici : 29 / 64 = 0,453, soit environ 45 %. Les patients de cette population qui n ont pas un résultat négatif ont forcément un résultat positif (s il n y a pas de résultat indéterminé). La proportion de résultats positifs parmi la population indemne est donc 1 - Sp. Ici, Sp = 0,453 ; donc 1 - Sp = 0,547, soit environ 55 %. D une manière générale, la proportion des résultats positifs parmi les personnes indemnes (faux positifs) se calcule à partir de la spécificité, par la formule [1 - Sp]. Question n 2 Proposition de réponse. La valeur du rapport de la proportion des résultats positifs parmi les personnes atteintes d embolie pulmonaire et la proportion des résultats positifs parmi les personnes qui en sont indemnes est de 96 % divisé par 55 %, soit environ 1,7. Ce rapport est appelé le rapport de vraisemblance positif (RV+). Commentaire de la Rédaction. D une manière générale, le RV+ est calculé par la formule [Se / (1 - Sp)]. Il permet d estimer les chances de retenir à bon escient le diagnostic envisagé quand le résultat de l examen est positif. Question n 3 Proposition de réponse. Un RV+ égal à 1,7 signifie que, quand le résultat du dosage des D-dimères est positif, le patient a 1,7 fois plus de chances d être atteint d embolie pulmonaire que d en être indemne. Commentaire de la Rédaction. Le gain diagnostique est dit faible lorsque la valeur du RV+ est comprise entre 1 et 2. Il est dit modéré lorsque la valeur du RV+ est comprise entre 2 et 5. Le gain diagnostique est dit important lorsque la valeur du RV+ est comprise entre 5 et 10, et très important lorsque la valeur du RV+ est supérieure à 10. LA REVUE PRESCRIRE JUIN 2012/TOME 32 N 344 PAGE 478-3

Dans notre exemple, le gain diagnostique du dosage des D-dimère pour retenir à bon escient le diagnostic d embolie pulmonaire est faible. Question n 4 Proposition de réponse. Parmi les 45 patients atteints d embolie pulmonaire, 2 ont un résultat négatif des D-dimères (au seuil de 0,5 mg/l). La proportion des résultats négatifs parmi les patients atteints d embolie pulmonaire est 2 / 45, soit environ 4 %. Parmi les 64 patients indemnes, 29 ont un résultat négatif des D-dimères. La proportion des résultats négatifs parmi les personnes indemnes est de 29 / 64, soit environ 45 %. Commentaire de la Rédaction. La proportion des résultats négatifs parmi les personnes atteintes de l affection recherchée (faux négatifs) peut se calculer à partir de la sensibilité (Se). La sensibilité est la proportion des résultats positifs parmi les personnes atteintes de l affection recherchée. Les patients de cette population qui n ont pas un résultat positif ont forcément un résultat négatif (s il n y a pas de résultat indéterminé). La proportion de résultats négatifs parmi la population indemne est donc 1 - Se. Ici, environ 4 % car la sensibilité est d environ 96 %. D une manière générale, la proportion des résultats négatifs parmi les patients atteints de l affection recherchée (faux négatifs) se calcule à partir de la sensibilité par la formule [1 - Se]. La proportion des résultats négatifs parmi les personnes indemnes correspond à la spécificité (Sp). Question n 5 Proposition de réponse. La valeur du rapport de la proportion des résultats négatifs parmi les personnes atteintes d embolie pulmonaire et la proportion des résultats négatifs parmi les personnes qui en sont indemnes est de 4 % divisé par 45 %, soit environ 0,1. Ce rapport est appelé le rapport de vraisemblance négatif (RV-). Commentaire de la Rédaction. D une manière générale, le RV- est calculé par la formule [(1 - Se) / Sp]. Il permet d estimer les chances d écarter à bon escient le diagnostic envisagé quand le résultat de l examen est négatif. Question n 6 Proposition de réponse. Un RV- égal à 0,1 signifie que, quand le résultat du dosage des D-dimères est négatif, le patient a 10 fois moins de chances d être atteint d embolie pulmonaire que d en être indemne. Commentaire de la Rédaction. Le gain diagnostique est dit faible lorsque la valeur du RV- est comprise entre 0,5 et 1. Il est dit modéré lorsque la valeur du RV- est comprise entre 0,2 et 0,5. Le gain diagnostique est dit important lorsque la valeur du RV- est comprise entre 0,1 et 0,2, et très important lorsque la valeur du RV- est inférieure à 0,1. Dans notre exemple, le gain diagnostique du D-dosage des D-dimères pour écarter à bon escient le diagnostic d embolie pulmonaire est important. LA REVUE PRESCRIRE JUIN 2012/TOME 32 N 344 PAGE 478-4

Quelques lectures supplémentaires Prescrire Rédaction Rapports de vraisemblance : utiles pour passer d une grande incertitude à la quasi-certitude Rev Prescrire 2011 ; 31 (333) : 543-547. Prescrire Rédaction Évaluation des examens diagnostiques. Deuxième partie : sensibilité, spécificité et rapports de vraisemblance Rev Prescrire 1999 ; 19 (197) : 536-540. Prescrire Rédaction Lectures critiques Prescrire. Exercice N 34 : Rapports de vraisemblance Rev Prescrire 2010 ; 30 (325) : 877. Version complète en accès libre sur le site formations.prescrire.org : 12 pages. Prescrire LA REVUE PRESCRIRE JUIN 2012/TOME 32 N 344 PAGE 478-5