Conversion à la viticulture biologique : Une diversité de situations à accompagner

Documents pareils
Bilan Carbone des interventions viticoles

Coûts des pratiques viticoles dans le Sud-Ouest en fonction de la typologie de production. Damien AMELINE, CER France Midi-Pyrénées

Evaluation de cépages résistants ou tolérants aux principales maladies cryptogamiques de la vigne

VITICULTURE 2012 V 12 / PACA 02 STRATEGIE D APPLICATION DU CUIVRE EN VITICULTURE

RESOLUTION OIV-VITI GUIDE D APPLICATION DU SYSTÈME HACCP (HAZARD ANALYSIS AND CRITICAL CONTROL POINTS) A LA VITICULTURE DE L OIV

La filière noisette : un développement des surfaces est encore possible d après Unicoque.

LA PRODUCTION DE MES VIGNES EST-ELLE COUVERTE EN CAS D INTEMPERIES?

La culture de la vigne au Québec; Tout ce dont vous devez savoir.

RÉSULTATS DE L OBSERVATOIRE TECHNICO-ÉCONOMIQUE DU RAD Synthèse Exercice comptable 2010

La lettre d information du Syndicat de l AOC Corbières Boutenac SEPTEMBRE 2014 n 8

Mesures Agro-Environnementales

L agrément des entreprises pour le conseil indépendant à l utilisation de produits phytopharmaceutiques. Ordre du jour

LA TÉLÉDETECTION EN AGRICULTURE. par Bruno Tisseyre 1

Fiche Technique. Filière Maraichage. Mais doux. Septembre 2008

Les facteurs de compétitivité sur le marché mondial du vin Veille concurrentielle juin 2013 Vinexpo 2013, Bordeaux

FLASH SPECIAL GRELE. A l heure actuelle, il est impossible d estimer les dégâts occasionnés au vignoble.

Une nouvelle écologie des parcs et des jardins

Certificat de Spécialisation «RESPONSABLE TECHNICO-COMMERCIAL : AGRO-FOURNITURES»

Surveillance Biologique du Territoire

Service de l agriculture

DIAGNOSTIC DE DURABILITE du Réseau Agriculture Durable

Multirisque climatique récoltes

LE MOT DU PRESIDENT. «La technique pour le défi de la qualité»

Les 5 à 7 du SYRPA. Photographie et évolution de la population agricole professionnelle française

LA MAITRISE DE L OIDIUM EN VITICULTURE BIOLOGIQUE EN LANGUEDOC-ROUSSILLON. Nicolas CONSTANT DECEMBRE 2013

GESTION DES VENDANGES

2. Identification de l'organisme de formation : Adresse BP 7

Quels sont les intérêts de cette démarche environnementale collective?

Plan stratégique sur les perspectives de la filière vitivinicole à l horizon 2025

Influence du changement. agronomiques de la vigne

Mars 2009 Série Etudes n 12. UMR Moisa - Campus Montpellier SupAgro/Inra 2, place Pierre Viala Montpellier cedex 2

FORD C-MAX + FORD GRAND C-MAX CMAX_Main_Cover_2013_V3.indd /08/ :12

4. Verdissement, une PAC plus verte

Réforme de la PAC Réunion d information Septembre 2014

Une gamme d outils qui s étoffe

«L énergie la moins chère et la moins polluante est celle qu on ne consomme pas»

TCS, strip-till et semis direct

Le potentiel phénolique du Cabernet franc

PREFECTURE DE LA REGION AQUITAINE

Valérie Roy-Fortin, agr. Bio pour tous! - 6 mars 2015

La gestion de la Flavescence dorée en viticulture biologique

Produire avec de l'herbe Du sol à l'animal

FORMATIONS ADHÉRENTS Page sur le catalogue des formations 2014/2015

Reussir. le passage au non-labour. Qu'est-ce que le non-labour? Il y a plusieurs types de non-labour... Reussir

La base de données régionale sur les sols. d Alsace. La base de données régionale sur les sols d Alsace

les cinq étapes pour calculer les jours d avance

Réalisation d'une Analyse des besoins d'emplois et de compétences dans les TPE de production de Midi-Pyrénées

Conseil Spécialisé fruits et légumes

Climat et vigne en moyenne vallée de la Loire, France.

Modalités de Contrôle des Connaissances A partir de septembre 2014

Conventions de calcul pour la réalisation des cas types en agriculture biologique

N abandonnons pas notre héritage commun.

Comité de pilotage Site natura 2000 des carrières de Cénac

La vie du sol : «Les racines de la fertilité de vos cultures»

Un Plan Signalétique en Entre-deux-Mers : retour d expérience.

LA CHARTE REGIONALE D ACCES AUX AIDES AGRICOLES

Projet filière viticulture Axe A : Pérenniser la filière viticole régionale. Action A1: Anticiper les volumes sur le plan structurel

Les chiffres de la filière viti-vinicole 2003/2013

Filière Transport-Logistique en Languedoc-Roussillon. Période sous revue

Fiche Technique. Septembre Production, à retenir...

Grêle : précipitation de glace avec un diamètre de quelque cm Grésil : grêlon avec un diamètre <5mm peu de dégâts

Fiche de renseignements accompagnant la demande de permis de construire en zone agricole dans le Haut-Rhin

En adaptant les apports azotés aux besoins des cultures, les risques de retrouver des nitrates dans l eau sont limités.

Agriculture biologique et qualité de l eau Une question d intérêt général

La Bio pour quoi faire? Une vision du monde de la Bio et quelques perspectives

CAPRINS LAITIERS + BOVINS VIANDE ENSILAGE DE MAÏS

L intérêt technico-économique. avec simulations à l'appui

Etude de diagnostic territorial et accompagnement de projets en vue de la revitalisation du site de la base aérienne de Brétigny

Devenez point de chute d une ferme du réseau québécois d agriculture soutenue par la communauté (ASC)

BILAN INTERMEDIAIRE Octobre en Guinée

Accompagnement renforcé du public PLIE Cadre de référence de Plaine Commune, Le PLIE

La Vinification en Alsace

Fertiliser le maïs autrement

EXERCICES UML. Modéliser cette situation par un diagramme de cas d utilisation. Consulter planning

BIEN CHOISIR VOTRE SYSTEME DE GUIDAGE PAR SATELLITES

Les réformes de la PAC

Document d orientation sur les allégations issues d essais de non-infériorité

Fiches cépages. Technoresto.org

MISE EN APPLICATION : IMMEDIATE

Revenu agricole 2013 : une année délicate pour les productions céréalières

!-.!#- $'( 1&) &) (,' &*- %,!

Annexe 2: Région des Savanes Caractéristiques et bas fonds identifiés

Elodie Briche *, Gérard Beltrando *, Claude Kergomard **, Hervé Quénol ***

Formulaire de demande d un apport de trésorerie remboursable sur la fin de l année 2015

RETRAITE AGRICOLE. Rencontre du 16 Janvier 2014 Hotel Hans am Weinberg, St MARTIN

LA CONDUITE DE L ACTION COMMERCIALE

Unity Real Time 2.0 Service Pack 2 update

Optimiser l acquisition de données : le «zéro saisie» un mythe ou une application future?


Notre métier : Vous accompagner dans votre Projet

Modalités de candidature et de certification. Niveau 1. Certification de personnes Expert méthode HACCP/SMSDA

Agreste Aquitaine. Analyses et résultats

Le nombre de cotisants de solidarité agricoles diminue de 2 % entre 2010 et 2011.

: IDENTIFIANT : BOURGOGNE, MOT DE PASSE : CAVB

L injection de biométhane dans le réseau de gaz naturel

Oléagineux, Corps Gras, Lipides. Volume 9, Numéro 5, 296-8, Septembre - Octobre 2002, La filière

PROCESSUS DE CERTIFICATION Agriculture Biologique

Un lieu Foncière Terre de Liens pour approvisionner la cantine de Barjac (Gard)

Transcription:

Conversion à la viticulture biologique : Une diversité de situations à accompagner SITEVI 2013 www.inra.fr/viticulture-bio

50% des surfaces «bio» sont en conversion 2011 : 7,4% de la SAU vigne (> aux objectifs 2012 du Grenelle de l environnement) 2012 : 4927 producteurs, sur 64801 ha

Quelques caractéristiques de la filière viticole biologique (chiffres 2011, source : Agence Bio / OC) 7,4% de la SAU vigne française (jusqu à 14,8% en PACA) 47% des exploitations sont 100% en conversion forte augmentation de la coopération viticole : 157 caves coopératives (contre 70 en 2009), forte augmentation des volumes de vins mis sur le marché : augmentation de 223% des volumes entre 2009 et 2012 (de 77 à 172 millions de cols, estimation Sudvinbio, 2009)

Postulats Diversification du profil des entreprises : Nécessité de mieux connaître : Les coûts de production et leur structure (1 ère partie), Les facteurs clé de la conversion (2 ème partie), pour améliorer les outils d accompagnement des producteurs certifiés / en phase de conversion / en réflexion avant le passage en bio, pour assurer la durabilité du passage en bio

Plan de la conférence Analyse des coûts de production SudVinBio CER France (partie non présentée ici) programme financé par le ministère de l agriculture et FranceAgriMer Obj : étudier les coûts de production du raisin à la parcelle et la structuration de ces coûts AIDY Analyse des dynamiques biophysiques, techniques et socio-économiques de conversion à l AB Projet de recherche financé par INRA (2010 2013) SudVinBio + 7 équipes de recherche (Montpellier et Bordeaux) Obj : Mieux comprendre les processus en jeu pendant la conversion

Analyse des coûts de production en système AB

Méthode utilisée Réalisation d enquêtes auprès de viticulteurs biologiques (après phase de conversion) Coûts de production estimés à la parcelle Description de l itinéraire technique 2010, sur 2 parcelles «contrastées en terme de difficulté de travail du sol» 35 Domaines enquêtés : Gard : 14, Hérault : 11, Aude : 6, Pyrénées Orientales : 4 67 parcelles Avec le soutien financier de :

Méthode utilisée Entretien du sol Rang / interrang, Nombre de passages, Temps d intervention Protection Fongicides / insecticides, Nombre de traitements, IFT Coût parcelle Fertilisation Quantité d azote apporté Divers Sarments : prétaille, taille, broyage, attachage Feuillage : effeuillage, épamprage, écimage, Relevage, éclaircissage, ébourgeonnage Vendanges Divers : gestion des remplaçants, entretien palissage..

Détail de chaque poste de l itinéraire technique Prestation de service Main d œuvre Entretien du sol Intrants Mécanisation

Hypothèses retenues Coût de la MO : travaux non mécanisés : 12,5 /h, travaux mécanisés : 15 /h Coûts «lissés» sur plusieurs années : prise en compte du coût partiel d opérations non réalisées tous les ans (cf fertilisation) Chaque parcelle a été attribué à un «territoire» : plaine, coteau, semi coteau Coût du matériel : BCMA, 2010 : frais de fonctionnement + consommable + amortissement Avec le soutien financier de :

Résultats Tableau n 1 : répartition des parcelles enquêtées par département et territoire Département Territoire Total / Plaine Semi coteau Coteau département Aude 5 5 1 11 Gard 15 5 2 22 Hérault 14 6 4 24 Pyrénées-Orientales 1 5 4 10 Total territoire 35 21 11 67

Coût / ha Variabilité : x 3 (1673 / 4991 )

Même variabilité que sur l ensemble des données, Effet «territoire» : non significatif 3155 x 2,7 2907 x 2,2 3510 x 3

% des différents postes dans le coût / ha 100% 90% 80% 70% 13% 10% 14% 17% 25% 3% 30% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 52% 70% 15% 42% intrants matériel Prestation Main d'œuvre 10% 0% toutes parcelles coteau plaine Dans les zones mécanisables (= plaine), les charges de MO sont partiellement transférées sur des charges de matériel

% des différents segments de l itinéraire technique dans le coût / ha

% des différents segments de l itinéraire technique dans le coût / ha Augmentation significative du % «sol»

Coût d entretien du sol Toutes parcelles Coût/ha 656 Coût du matériel 383 Coût de la MO 272 Coteau Plaine 967 565 209 / 2417 167 / 1059 413 366 0-681 121-656 555 199 165 / 2417 46 / 652

Coût d entretien du sol Toutes parcelles Coût/ha 656 Coût du matériel 383 Coût de la MO 272 Coteau Plaine 967 565 209 / 2417 167 / 1059 413 366 0-681 121-656 555 199 165 / 2417 46 / 652 Nombre d interventions 5 3,6 6,2 1 / 6 3 / 10

Coût d entretien du sol Toutes parcelles Coût/ha 656 Coût de la MO 272 Coteau Plaine 967 565 209 / 2417 167 / 1059 555 199 165 / 2417 46 / 652 Nombre d interventions 5 3,6 6,2 1 / 6 3 / 10 Temps moyen de chaque intervention Sur le rang : 5 h 11,7 h 3,1 h 2,4 h / 33,3 h 0,5 h / 17,8 h Sur le rang (sans piochage) : Sur l inter rang 3 h 3 h 3,7 h 2,3 h 0 / 9 h 0,5 / 5,8 h 6 h 2,4 h 2 h / 20 h 0,6 h / 5,5

% des différents segments de l itinéraire technique dans le coût / ha Augmentation significative du % «phyto»

Coût de la protection phytosanitaire Toutes parcelles Coût/ha 406 Coteau Plaine 282 469 57 497 228 1008 Nb traitements 7 Coût matériel 106 Coût produit 231 5,5 8,1 2 9 5 13 61 128 4 138 50 296 154 271 20 289 62 804 % MO 18% 24 % 15 % 3 58 % 7 26 %

Conclusion Grande variabilité des coûts de production à l ha = grande variabilité des itinéraires techniques, Pour une opération donnée, grande variabilité des temps d intervention, donc des coûts afférents, selon que l opération est mécanisée ou non Principal poste de dépense : main d œuvre (environ 50% du coût/ha), Territoire influence davantage la structuration du coût de production que le coût lui-même : + d intrants et de matériel sur les zones de plaine, + de main d œuvre sur les zones de coteau

Analyse technique et organisationnelle de la conversion à l AB

Dispositif d enquête 16 exploitations viticoles (Hérault/Gard/Aude) : 6 à 100 ha 50% coopérateurs à hauts rendements (70hl/ha) 50% non coopérateurs AOP (max 50hl/ha) Plaine/coteaux/intermédiaire Conversions de 2007 à 2010 Pressions maladies variables (tordeuses, oïdium, cicadelles) Enquête avant conversion et C1 Suivi C2 Suivi C3 Suivi AB1 Parcellaire et ces caractéristiques (sol, risque bioagresseurs, microclimat, cépages, destination produit, accessibilité, ) Itinéraire technique moyen et pour chaque parcelle Facteurs de production (Main d œuvre, équipements, surfaces)

Évolution de parcellaire Sur l'ensemble de la conversion 75% Avant conversion 1ère ou 2ème année de conversion 3ème année de conversion Arrachage (12/16) (6/16) (5/16) (4/16) dont parcelles complexes (8/16) (6/16) (1/16) (1/16) 44% Replantation (7/16) (3/16) (4/16) (2/16) Dynamique du parcellaire pendant la conversion - une majorité d arrachage / replantation (nb de parcelles et surface)

Évolution de parcellaire Sur l'ensemble de la conversion 75% Avant conversion 38% 1ère ou 2ème année de conversion 31% 3ème année de conversion 25% Arrachage (12/16) (6/16) (5/16) (4/16) dont parcelles complexes (8/16) (6/16) (1/16) (1/16) 44% 19% Replantation (7/16) (3/16) (4/16) (2/16) Dynamique du parcellaire pendant la conversion - arrachage plutôt avant conversion - replantation C2 ou C3 25% 13%

Évolution de parcellaire Sur l'ensemble de la conversion 75% Avant conversion 1ère ou 2ème année de conversion 3ème année de conversion 38% 31% 25% Arrachage (12/16) (6/16) (5/16) (4/16) dont parcelles complexes 50% 75% 6% 6% (8/16) (6/16) (1/16) (1/16) Replantation (7/16) (3/16) (4/16) (2/16) Dynamique du parcellaire pendant la conversion - arrachage des parcelles complexes* avant conversion condition au passage au bio *complexes = mal foutues difficiles à travailler inter-rang < 2m; sensibilité maladies

Évolution de parcellaire dynamique de l encépagement manquants (9/16) Sur l'ensemble de la conversion 75% Avant conversion 1ère ou 2ème année de conversion 3ème année de conversion Arrachage (12/16) (6/16) (5/16) (4/16) dont parcelles complexes 50% (8/16) (6/16) (1/16) (1/16) 44% Replantation (7/16) (3/16) (4/16) (2/16) Carignan (6/8) Merlot (2/8) Viognier/cinsault/tempranillo/ grenache/pinot

Évolution du parcellaire Non coopérateurs Coopérateurs Evolution SAU (médiane conv-ab) IC(0,1) -8% 15,30% -0,20% 9,70% Sur l'ensemble de la conversion Avant conversion 1ère ou 2ème année de conversion 3ème année de conversion 75% Arrachage (12/16) (6/16) (5/16) (4/16) dont parcelles complexes (8/16) (6/16) (1/16) (1/16) 50% 63% de coopérateurs Replantation (7/16) (3/16) (4/16) (2/16) 44% Augmentation/stagnation de la surface en production chez le coopérateurs, plutôt diminution chez les non-coopérateurs limite la surcharge de travail

Évolution de la main d œuvre + 5 à 30% de travail Le nombre d Ha travaillé /plein temps diminue en AB Augmentation de la main d œuvre salariée de 14 à 27%

Évolution de la main d œuvre/parcellaire Main d œuvre / surface Augmentation du travail (Ha/plein temps) Coopérateurs -14% +15% Non coopérateurs -16% Main d œuvre salariée +++ (+27%) + (+14%) Surfaces en production ~ (parcelles complexes parcelles adaptées) - (-8%)

Évolution de la main d œuvre/parcellaire Main d œuvre / surface Augmentation du travail (Ha/plein temps) Coopérateurs -14% +15% Non coopérateurs -16% Main d œuvre salariée +++ (+27%) + (+14%) Surfaces en production ~ (parcelles complexes parcelles adaptées) - (-8%)

Évolution de la main d œuvre/parcellaire Main d œuvre / surface Augmentation du travail (Ha/plein temps) Coopérateurs -14% +15% Non coopérateurs -16% Main d œuvre salariée +++ (+27%) + (+14%) Surfaces en production ~ (parcelles complexes parcelles adaptées) - (-8%)

Changements d organisation et de gestion

Changements d organisation et de gestion 3 km N Îlot de sol Parcelle

Changements d organisation et de gestion En conventionnel Variables principales d îlotage 1. Caractéristiques physiques des sols en lien avec l eau 2. Développement végétatif feuilles et rameaux 3. Sensibilité oïdium 4. Couleur des grappes 5. Microclimat venté

Changements d organisation et de gestion 3 km N Îlot de sol Îlot de sensibilité Oïdium Parcelle

Changements d organisation et de gestion En AB Variables principales d îlotage Variables secondaires d îlotage 1. Caractéristiques physiques des sols en lien avec l eau 2. Développement végétatif feuilles et rameaux 3. Sensibilité oïdium 4. Couleur des grappes 5. Microclimat venté 1. Écartement entre rangs 2. Présences de mauvaises herbes / développement important des mauvaises herbes 3. Microclimat (températures) 4. Présence de vers de la grappe et mildiou 5. AOP/non AOP 6. Développement végétatif bourgeons et rameaux primaires

Changements d organisation et de gestion En AB Variables principales d îlotage CONV 1. Caractéristiques physiques des sols en lien avec l eau 2. Développement végétatif feuilles et rameaux 3. Sensibilité oïdium 4. Couleur des grappes 5. Microclimat venté Variables secondaires d îlotage AB 1. Écartement entre rangs 2. Présences de mauvaises herbes / développement important des mauvaises herbes 3. Microclimat (températures) 4. Présence de vers de la grappe et mildiou 5. AOC/VDP 6. Développement végétatif bourgeons et rameaux primaires La gestion se complexifie au moment du passage au bio : 5.5 variables d ajustement en conventionnel 6.7 variables en bio / prise en compte de la diversité du parcellaire

Changements d organisation et de gestion En AB Variables principales d îlotage CONV 1. Caractéristiques physiques des sols en lien avec l eau 2. Développement végétatif feuilles et rameaux 3. Sensibilité oïdium 4. Couleur des grappes 5. Microclimat venté Variables secondaires d îlotage AB 1. Écartement entre rangs 2. Présences de mauvaises herbes / développement important des mauvaises herbes 3. Microclimat (températures) 4. Présence de vers de la grappe et mildiou 5. AOC/VDP 6. Développement végétatif bourgeons et rameaux primaires Complexification : Coopérateurs : 56% - non coopérateurs : 14%

Changements techniques et organisationnels Type 1 Type 2 Type 3 Type 4 25% de coopérateurs 33% de coopérateurs 66% de coopérateurs 75% de coopérateurs Coopérateur_ hauts rendements / non coopérateurs _AOC AOP ++ AOP --

Changements techniques et organisationnels Type 1 Type 2 Type 3 Type 4 Description courte Officialisation Conversion et innovation Conversion rigoureuse Rupture Point de départ Pratiques conventionnelles très proches du bio Travail de l'inter-rang et ébourgeonnage gérés comme des pratiques AB - les autres pratiques basés sur produits de synthèse Travail de l'inter-rang et fertilisation gérés comme des pratiques AB - les autres pratiques basés sur produits de synthèse pratiques basés sur l'emploi de phytosanitaires de synthèse excepté pour le travail de l'inter-rang Evolution parcellaire Peu de changements Peu de changements très variable d'une exploitation à l'autre Augmentation de la SAU ou conversion d'une partie de l'exploitation seulement Evolution de la main d'œuvre Pas de changement ou baisse de la charge de travail par l'embauche très variable d'une exploitation à l'autre très variable d'une exploitation à l'autre Surcharge de travail en C1 et C2 - embauche en C3 ou première année de bio Augmentation de la complexité de gestion technique ~

Changements techniques et organisationnels TYPE 1 : Officialisation Conv C1 C2 C3 AB Équipement Modernisation et/ou achat Conduite technique Peu de changements Amélioration Points de vigilance et conseils : -conversion peu risquée, qui demande peu d accompagnement technique en théorie pour le passage en bio - accompagnement EN COURS de conversion -sur l adéquation temps de travail/surface en production maintien des rendements - mécanisation et modernisation matériel simplification du travail

Changements techniques et organisationnels Type 1 Type 2 Type 3 Type 4 Description courte Officialisation Conversion et innovation Conversion rigoureuse Rupture Point de départ Pratiques conventionnelles très proches du bio Travail de l'inter-rang et ébourgeonnage gérés comme des pratiques AB - les autres pratiques basés sur produits de synthèse Travail de l'inter-rang et fertilisation gérés comme des pratiques AB - les autres pratiques basés sur produits de synthèse pratiques basés sur l'emploi de phytosanitaires de synthèse excepté pour le travail de l'inter-rang Evolution parcellaire Peu de changements Peu de changements très variable d'une exploitation à l'autre Augmentation de la SAU ou conversion d'une partie de l'exploitation seulement Evolution de la main d'œuvre Pas de changement ou baisse de la charge de travail par l'embauche très variable d'une exploitation à l'autre très variable d'une exploitation à l'autre Surcharge de travail en C1 et C2 - embauche en C3 ou première année de bio Augmentation de la complexité de gestion technique ~ +

Changements techniques et organisationnels TYPE 2 : conversion dans l innovation technique Conv C1 C2 C3 AB Équipement Achat intercep Ajustements d équipements Conduite technique Gain d efficience des pratiques déjà AB (ébourgeonnage, travail du sol dans l inter-rang) Changement de pratiques (travail sous le rang, traitements phytosanitaires, fertilisation) Gain d efficience et ajustements Points de vigilance et conseils : -conversion peu risquée, - accompagnement technique et organisationnel en AMONT de la conversion -sur certaines pratiques fertilisation, travail du sol et traitements phytosanitaires pour aller plus loin (enherbement semé, rolofaca, prophylaxie, pilotage dose*fréquence)

Changements techniques et organisationnels Type 1 Type 2 Type 3 Type 4 Description courte Officialisation Conversion et innovation Conversion rigoureuse Rupture Point de départ Pratiques conventionnelles très proches du bio Travail de l'inter-rang et ébourgeonnage gérés comme des pratiques AB - les autres pratiques basés sur produits de synthèse Travail de l'inter-rang et fertilisation gérés comme des pratiques AB - les autres pratiques basés sur produits de synthèse pratiques basés sur l'emploi de phytosanitaires de synthèse excepté pour le travail de l'inter-rang Evolution parcellaire Peu de changements Peu de changements très variable d'une exploitation à l'autre Augmentation de la SAU ou conversion d'une partie de l'exploitation seulement Evolution de la main d'œuvre Pas de changement ou baisse de la charge de travail par l'embauche très variable d'une exploitation à l'autre très variable d'une exploitation à l'autre Surcharge de travail en C1 et C2 - embauche en C3 ou première année de bio Augmentation de la complexité de gestion technique ~ + ++

Changements techniques et organisationnels TYPE 3 : conversion rigoureuse Conv C1 C2 C3 AB Équipement Achat intercep Substitutions d équipements Conduite technique Gain d efficience des pratiques déjà AB (fertilisation, travail du sol dans Gain d efficience et l inter-rang) substitution de produits Changement de pratiques (travail sous le rang, traitements phytosanitaires, ébourgeonnage) Points de vigilance et conseils : -conversion plus ou moins risquée, - accompagnement technique en AMONT de la conversion -sur certaines pratiques ébourgeonnage, travail du sol et traitements phytosanitaires changement de pratiques et pilotage fin

Changements techniques et organisationnels Type 1 Type 2 Type 3 Type 4 Description courte Officialisation Conversion et innovation Conversion rigoureuse Rupture Point de départ Pratiques conventionnelles très proches du bio Travail de l'inter-rang et ébourgeonnage gérés comme des pratiques AB - les autres pratiques basés sur produits de synthèse Travail de l'inter-rang et fertilisation gérés comme des pratiques AB - les autres pratiques basés sur produits de synthèse pratiques basés sur l'emploi de phytosanitaires de synthèse excepté pour le travail de l'inter-rang Evolution parcellaire Peu de changements Peu de changements très variable d'une exploitation à l'autre Augmentation de la SAU ou conversion d'une partie de l'exploitation seulement Evolution de la main d'œuvre Pas de changement ou baisse de la charge de travail par l'embauche très variable d'une exploitation à l'autre très variable d'une exploitation à l'autre Surcharge de travail en C1 et C2 - embauche en C3 ou première année de bio Augmentation de la complexité de gestion technique ~ + ++ +++

Changements techniques et organisationnels TYPE 4 : Rupture Conv C1 C2 C3 AB Équipement Achat intercep Achat épampreuse Ajustements Conduite technique Substitution (phyto, ébourgeonnage, fertilisation, travail sous le rang) Ré-organisation de l itinéraire technique Points de vigilance et conseils : -conversion risquée changements nombreux, - accompagnement technique en AMONT et TOUT AU LONG de la conversion -sur l ensemble de l itinéraire technique (taille + travaux en vert + travail du sol travaux qui prennent du temps ) ré-organiser d emblée l itinéraire technique - sur l organisation et la gestion du temps de travail (pics de printemps) - mécanisation

Pour conclure

Réflexions et conclusion Lepassageaubio=d abordunchangementtechnique Un changement de produits Un changement d équipements Un changement de pratiques Conformément au Cahier des Charges de l AB Qui se traduit par des coûts qui varient selon les contextes de production (plaine/coteaux, type de vin, coopérateur ou non coopérateur)

Réflexions et conclusion MAIS C est aussi Un changement MO/Surface en production/équipements Mécanisation vs travail manuel Évolution des surfaces Un changement d organisation (observation, complexité de la décision, prise en compte de la diversité des parcelles, répartition du travail ) Un changement économique(investissements - embauche) Un projet d entreprise La conversion ne se résume pas aux principes généraux du cahier des charges Préparation nécessaire Préparation d autant plus nécessaire que les changements techniques sont importants!

Réflexions et conclusion Une diversité d entreprises une diversité d accompagnement Vérificationdelacohérenceduprojetaubonmoment Différents profils d exploitation adapter l accompagnement à ces différents profils (type: rupture) Aller au delà de la production vinification et commercialisation Vinification Cahier des charges de la vinification AB Les plus gros changements sont parfois au niveau de la commercialisation changement de marché, de clients, de gamme de produits(coût temps)