REGISTRE D ELEVAGE : UNE OBLIGATION A NE PAS OUBLIER

Documents pareils
CENTRE DE RECHERCHE EN SCIENCES ANIMALES DE DESCHAMBAULT. Plan HACCP bœuf qualité plus pour les bovins de boucherie

CROPSAV POITOU-CHARENTES. Section spécialisée domaine vétérinaire Tuberculose bovine

Bovins viande. Effectifs troupeaux et animaux par région en Total élevages. Nbre de veaux pesés en VA0. Nbre de veaux pesés en VA4

Samedi 23 Mai 2015 Marché des animaux de la ferme & ferme pédagogique

Portail Cerise. Simplifiez-vous la vie! Plusieurs services, un seul portail!

Appliquer la réglementation dans la filière

IOC 2010 Support à destination des éleveurs caprins CR n

Changement de campagne

PAC. ce qui change. vraiment

Elaboration des documents méthodologiques des comptes nationaux selon le SCN 1993 et préparation du passage au SCN 2008

Si compte déjà créé : allez en page 3 étape 4 Si nouveaux demandeurs ou Changements de statut juridique : allez en page 2 (en haut)

Étiquettes approuvées pour les bisons

Qualité. Sécurité Alimentaire

BREVES DU GDS 85. ont plutôt tendance

Rucher Ecole Domaine de Blonay

AUTOUR DE LA MISE BAS

Réunion tenue en séance publique sous la présidence de M. DESHAYES Jean-Pierre, Maire.

Pour pouvoir fréquenter le restaurant scolaire, l inscription préalable est obligatoire.

Calcul de la marge brute en production laitière

Infestation par Dipylidium caninum,

Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire

REPOBLIKAN I MADAGASIKARA Tanindrazana Fahafahana Fandrosoana PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

Annexe 1 b : Description des actions de l opération 0412 Maîtrise de l énergie Programmation

Étiquettes approuvées pour les porcs

Demande d autorisation de faire une tournée pour des cirques itinérants détenant des animaux sauvages

Élevage Le bénéfice des Systèmes d information et des technologies numériques

Caisse Nationale de Mutualité Agricole

INDICE DE FRÉQUENCE DES ACCIDENTS DE SERVICE

janvier 2010 Construire en zone agricole Ce qu il faut savoir PRÉFECTURE DU RHÔNE

ACTION N 1 Réseau d élevages bovins laitiers en Agrobiologie

CREATION DE FORAGE, PUITS, SONDAGE OU OUVRAGE SOUTERRAIN

Développement d un système de monitoring du bien-être des veaux en élevage

Fiche de renseignements accompagnant la demande de permis de construire en zone agricole dans le Haut-Rhin

Histoire et Sociologie de la Santé Publique Vétérinaire INRA - Ritme. Décembre 2009

Certificat de Spécialisation «RESPONSABLE TECHNICO-COMMERCIAL : AGRO-FOURNITURES»

Epidémiologie appliquée aux sciences vétérinaires DES DAOA DES - DEA

Les mentions et abréviations employées se lisent donc de la façon suivante :

Objet : Critères microbiologiques applicables aux auto-contrôles sur les carcasses d'animaux de boucherie. Destinataires d'exécution

Plan de soutien à l élevage français

La Garantie Santé. Enfin une complémentaire santé qui répond à vos attentes. Mutuelle soumise aux dispositions du livre II du Code de la Mutualité,

Collecte et gestion de l information zootechnique

ET DE LA STRATEGIE. Note de Synthèse. Domaine : Financement Version : 1 Mise à jour : 04/03/2012

Tuberculose bovine. Situation actuelle

Débroussaillement obligatoire : synthèse des nouveautés du Code Forestier de juillet 2012

Pack Prélèvements Confort et Confort Plus

De vraies perspectives d avenir Des dispositifs d accompagnement et de financements De multiples complémentarités

Demande de retraite d un fonctionnaire de l Etat ou d un magistrat

Notice explicative Comment renseigner votre dossier PAC?

NOTICE TELESERVICES : Demander un état hypothécaire

Procédures pour l importation et l exportation de denrées alimentaires et objets usuels

Destinataires d'exécution

COPROPRIETE : LES COMPTES DU SYNDICAT

RECUEIL SOMMET DE L ÉLEVAGE 2009 IDENTIFICATION ÉLECTRONIQUE DES BOVINS, OVINS ET CAPRINS

AVANT-PROPOS. Directeur de la Division de la statistique de la FAO

La lutte contre la tuberculose est régie par l arrêté royal du 17 octobre 2002.

Télédéclaration de la demande de prime aux petits ruminants (campagne 2015)

TRADUCTION D APPUI. À la Mairie de MILAN. Je soussigné(e) (prénom et nom)

Offre et demande potentielle ECOWAS STDF 13/ OIE/ FAO/ CIRAD

Proposition de crédit

Foire aux Questions Identification chevaux

PROGRAMME D IDENTIFICATION ET DE TRAÇABILITÉ DES ANIMAUX D ÉLEVAGE

CODE DE PROCEDURE POUR L IMPORTATION DE POUSSINS D UN JOUR ET DES OEUFS A COUVER DE L ESPECE DINDE

Les 5 à 7 du SYRPA. Photographie et évolution de la population agricole professionnelle française

Les puces RFID en élevage

La cohabitation des races ovines Ouled Jellal (OJ) et Beni Guil (BG) et développement de l'élevage ovin dans le système pastoral du Maroc Oriental

ADDITIF AU RAPPORT DE CERTIFICATION V2010 CLINIQUE CHIRURGICALE DU LIBOURNAIS

Règlement intérieur de l école Ste Anne Année 2015/2016

Projet de santé. Nom du site : N Finess : (Sera prochainement attribué par les services de l ARS) Statut juridique : Raison Sociale :

Aide à l Utilisation du site «Mon Monitoring»

Règlement intérieur Ville inventive Association loi 1901

Formulaire de demande d un apport de trésorerie remboursable sur la fin de l année 2015

Intrants médicamenteux en agriculture et en santé : les écosystèmes microbiens sont-ils un problème ou une solution?

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE L EMPLOI ET DE LA SANTÉ MINISTÈRE DES SOLIDARITÉS ET DE LA COHÉSION SOCIALE PROTECTION SOCIALE

ANNEXE AU CONTRAT DE SYNDIC LISTE NON LIMITATIVE DES PRESTATIONS INCLUSES DANS LE FORFAIT

Modifications apportées au cahier des charges «VBF sur plats cuisinés»

PLAN DE CONTRÔLE VIANDE BOVINE ET ABATS DE RACE BLONDE D AQUITAINE LA/17/91

CONVENTION. Syndicat des éleveurs limousins de la Vienne. Syndicat des éleveurs charolais de la Vienne

CONTRAT DE SYNDIC N , rue du Théâtre (Angle avenue Emile Zola) PARIS - Tél. : Fax :

PROPOSITION COMMERCIALE Droits d entrée

Les novations dans la copropriété

Définition des variables présentées dans le RICA

PROCESSUS DE CERTIFICATION Agriculture Biologique

Le droit de préemption en matière immobilière

CAPRINS LAITIERS + BOVINS VIANDE ENSILAGE DE MAÏS

Objet: Groupe consultatif de la viande bovine Réunion du 8 septembre 2010 Compte rendu

AMENDEMENTS PROPOSES A LA DECLARATION COMMUNE DE LA COORDINATION COE-UE-OIE SUR LE BIEN-ETRE DES ANIMAUX

Statuts. de l association d élevage ovin de... 1

1. Cliquez sur dans le coin supérieur gauche de l'écran 2. Sélectionnez la Langue de l'interface désirée 3. Cliquez sur

PLAN D AFFAIRES SOMMAIRE

La Loi ALUR : les éléments importants. concernant la copropriété. et leurs délais d application

Dans une année, il y a 12 mois. Dans une année, il y a 52 semaines. Dans une année, il y a 4 trimestres. Dans une année, il y a 365 jours.

VOS COTISATIONS Octobre Nous vous adressons, sous ce pli, votre bordereau de cotisations. sociales et contributions de l'année 2014.

SECTION II RELATIVE AU PRÉLEVEUR

Mercredi 10 juin h30-22h30

LA DYNAMIQUE DES TROUPEAUX LAITIERS FRANÇAIS À L APPROCHE DE LA FIN DES QUOTAS

COMPLEMENT D AVIS de l Agence nationale de sécurité sanitaire de l alimentation, de l environnement et du travail

La lettre électronique du service économie agricole de l'essonne n 3 juillet 2012

RENTABILITÉ ÉCONOMIQUE MODÈLES DE CALCUL

SPECIAL FINANCEMENT DE L AGRICULTURE

Transcription:

REGISTRE D ELEVAGE : UNE OBLIGATION A NE PAS OUBLIER Sur toutes les exploitations d espèces dont «la chair ou les produits sont susceptibles d être cédés en vus de la consommation», la tenue du registre d élevage est obligatoire. Il est donc indispensable de posséder et mettre à jour son registre d élevage. Un défaut de tenue est passible d une amende de 5eme classe. Un rappel nous semble alors utile. Le registre d élevage se compose de plusieurs éléments : 1) Les fiches descriptives (cf document 1) Deux fiches synthétiques de caractéristiques de l exploitation sont à remplir : * la fiche «Caractéristiques de votre exploitation» présente cette dernière : numéro de cheptel, nom de l exploitant et des associés, adresse, détenteur des animaux, propriétaire des animaux et les personnes chargées de tenir le registre d élevage. Au verso de cette fiche, un plan des bâtiments et des parcelles où les animaux séjournent est à effectuer. Cependant, la plupart des éleveurs possèdent le plan cadastral, les documents de déclaration PAC ou le relevé parcellaire MSA. Ces documents sont suffisants pour décrire les modalités de détention des animaux. Dans ce cas, au lieu de dessiner le plan de l exploitation, l éleveur fait référence aux documents disponibles. * la fiche «Encadrement zootechnique, médical et sanitaire» (cf document 1) doit être remplie pour chaque espèce et type de production : à une production correspond une colonne. Elle se compose de renseignements généraux : vétérinaire traitant, vétérinaire sanitaire, adhésion à un G.D.S., adhésion à un P.S.E. (Plan Sanitaire d Elevage), adhésion à une organisation de producteurs, Ces fiches sont remplies une seule fois. Ce n est que lors d une mutation de l exploitation qu elles doivent être mises à jour. Elles permettent d avoir rapidement les numéros de téléphone des interlocuteurs privilégiés de l exploitation. Elles sont également indispensables pour décrire rapidement l exploitation. 2) Les données relatives aux mouvements des animaux Ces informations correspondent pour les bovins aux notifications faites au maître d œuvre de l identification : déclaration des naissances, des introductions, des sorties (quel que soit la cause). Les bons d équarrissage sont à conserver avec les notifications correspondantes.

Pour les éleveurs d ovins / caprins, il faut se référer au registre d identification (recensement annuel, listing des boucles, tableau de rebouclage, documents de circulation, bon d équarrissage). Pour les élevages où il est difficile d identifier individuellement les animaux, c est un registre «d entrée sortie» avec identification des lots. C est le cas par exemple des pisciculteurs qui gèrent leurs animaux par lot. 3) Les données relatives aux soins des animaux (cf carnet sanitaire) Ces données sont mentionnées dans un carnet sanitaire qui peut prendre n importe quelle forme à condition que toutes les informations relatives aux traitements y soient mentionnées. A chaque traitement curatif ou préventif, l éleveur note l animal (ou le lot) traité, la date du traitement, le numéro d ordonnance, le nom du médicament, la dose et le rythme d administration, la raison de l intervention, le nom de l intervenant (ce dernier doit signer) et la date de remise en vente (délai d attente). Si l ordonnance reprend toutes ces informations, il est possible de noter sur le carnet seulement la date, l identification de l animal ou du lot, le numéro de l ordonnance et la personne qui administre le traitement. Les aliments médicamenteux doivent également être mentionnés dans le carnet sanitaire. Cet outil permet d obtenir un historique des traitements qui peut être très utile lors de problèmes pathologiques mais aussi lors du bilan sanitaire de l élevage réalisé par le vétérinaire. Son efficacité dépend de l exhaustivité des renseignements notés. 4) Les comptes rendus Parallèlement à la tenue du carnet sanitaire, l éleveur doit conserver : * les ordonnances, * les résultats d analyses, * les comptes rendus de visite et les bilans sanitaires. La conservation de ces informations permet d aider au diagnostic du vétérinaire. De plus, elle aide à choisir les animaux à réformer et à réorienter la prévention au besoin. 5) L alimentation L éleveur conserve les bons de livraisons et les étiquettes de composition des aliments donnés aux animaux. Ainsi, la traçabilité est assurée. D une façon générale, tous les documents composant le registre d élevage sont à conserver pendant 5 ans. Il n y a pas de support type : l éleveur choisit celui qui lui convient le mieux : carnet d écolier, carnet édité par une structure, logiciel informatique Seul impératif : le carnet sanitaire doit être sur un support papier, paginé et classé par ordre chronologique. Pour une gestion informatique, il est nécessaire d éditer au moins une fois par trimestre les mises à jour.

Le registre d élevage est obligatoire. De cette obligation, l éleveur peut en faire un atout pour la gestion sanitaire de son troupeau. Remplir le registre d élevage, et notamment, le carnet sanitaire constitue l historique sanitaire de l élevage qui représente une masse d informations utile à un bon suivi d exploitation. L. REGEAMORTEL, G.C.D.S. Le G.C.D.S. tient à la disposition des éleveurs adhérents un modèle de carnet sanitaire. ENCADRE : VALORISATION DU REGISTRE D ELEVAGE LE BILAN SANITAIRE D ELEVAGE Le Bilan Sanitaire d Elevage (BSE) est un document pré rempli nouvellement édité par le GDS et envoyé à tous ses adhérents. Il permet au vétérinaire d assurer la prescription de médicaments pour certaines pathologies récurrentes d élevage hors examen clinique. Les informations reprises dans le BSE sont : Les données d identification (point 2 du présent article) qui permettent de reprendre les mouvements, les mortalités, les résultats de reproduction, Les données des maladies soumises à prophylaxie qu elles soient obligatoires, volontaires ou ponctuelles (point 4 du présent article) Les bilans des pathologies qui sont renseignées par l éleveur via le carnet sanitaire (point 3 du présent article). De plus, une fois rempli, le BSE permet à l éleveur de se situer : o sur les trois dernières campagnes sur les mouvements, données de reproduction, o par rapport aux moyennes ce qui permet de voir si sa situation est dégradée. A l issue de ce BSE, le vétérinaire peut proposer un ou des protocoles de soins qui permettent à l éleveur de bénéficier de prescription sans consultation pour les pathologies faisant l objet de protocole de soins.

Extrait d un BSE relatif aux mouvements : Document I : Les fiches descriptives de l exploitation N.B. : Ce support est un exemple

N.B. : Ce support est un exemple Document II : Le carnet sanitaire