Lettre Électronique Mensuelle d Information numéro 021 (Novembre 2010) - Cameroun, Tchad et RCA - ISSN 2073-3844 Le vingt-unième numéro du bulletin électronique mensuel est maintenant disponible. Le mois de novembre 2010 a été marqué par plusieurs évènements: Le premier forum national des radios communautaires du Cameroun; L Atelier d information et de sensibilisation des directeurs des radios communautaires sur la législation semencière et les itinéraires techniques de production et de conditionnement des semences; Le lancement au Tchad du Programme CAP/ EFA/LIFE; La journée internationale de la Philosophie 2010; La table ronde télévisée à l occasion de la 19ème édition de la Journée Internationale des Personnes handicapées; Le projet d appui à la santé de la reproduction des adolescents: la SRA, une fois de plus, en images; La 18èmes rencontres théâtrale Internationale du Cameroun (RETIC); Le jury régional du prix CEMAC de l Excellence-Edition 2010; Les 16 jours d activisme contre les violences faites aux femmes; La dédicace de l ouvrage : Le Cameroun : autopsie d une exception plurielle en Afrique; La réunion de validation de la stratégie de formation des Gestionnaires du système éducatif du Cameroun. Benoît Sossou Directeur du Bureau multi pays de Yaoundé. PREMIER FORUM NATIONAL DES RADIOS COMMUNAUTAIRES DU CAMEROUN L UNESCO, conjointement avec le Ministère de la Communication et le Ministère de l Economie, de la Planification et de l Aménagement du Territoire, a organisé le premier Forum National des Radios Communautaires, les 8, 9, 10 et 11 novembre 2010 au Monastère des moines Bénédictins du Mont Febe de Yaoundé. Pendant quatre jours, les représentants du gouvernent camerounais, les représentants des agences des Nations Unies, les principaux acteurs des médias communautaires et les experts du monde de la communication ont échangé sur les principales préoccupations liées à la situation actuelle, aux nécessités, au rôle et à l importance des radios communautaires dans le développement Vue partielle des participants Tribune officielle du forum local des différentes communautés concernées. C est ainsi qu en plus des principales communications, les travaux organisés en plusieurs ateliers ont donné l occasion s appesantir sur le statut juridique, les équipements, le fonctionnement, le financement, la formation des acteurs, le plan de développement axé sur la recherche des partenariats, la mise en place des réseaux, la redéfinition des nouveaux contenus et l utilisation des langues locales dans les radios communautaires. Genèse des Radios Communautaires et diagnostic actuel au Cameroun Les radios communautaires sont opérationnelles au Cameroun depuis une quinzaine d années. Commencé en 1995 avec l Agence pour la Coopération Culturelle et Technique (ACCT) qui installa cinq radios rura-
2 M. Thierry Mertens, Coordonateur du Système des Nations Unies au Cameroun les, ce processus de mise en place s est poursuivi avec l UNESCO, les autres agences du Système des Nations unies, notamment le PNUD, principal bailleur de fonds ayant contribué à la création de 16 radios communautaires depuis les années 2000. L UNESCO, étant devenu tête de file du projet des radios communautaires au Cameroun, a pris sous sa coupole les cinq radios ACCT: ce qui porte à vingt un (21) le nombre de radios communautaires. Les assises du Forum interviennent après une mission d évaluation de ces radios communautaires, menée de février à juillet 2009 par l UNESCO et le Ministère de la Communication, avec l appui du PNUD, sur l ensemble du territoire national. Plusieurs problèmes ont été constatés pendant l évaluation parmi lesquels les plus occurrents sont: l absence d un statut juridique et des missions bien définies de ces radios, le manque de cahiers des charges liés au cadre réglementaire - au fonctionnement - au mode de financement, des manquements d ordre technique et technologique liés aux choix inadaptés des sites et des équipements ainsi que leur mise à jour, le manque de transparence dans la gestion quasi inexistante des ressources de ces radios, la non maîtrise des normes de production radiophonique par les acteurs de terrain et les besoins en formation des personnels, des retards dans la mise à jour des programmes et des disparités dans le traitement des nouveaux contenus tels que le DSCE et les OMD. A ces problèmes internes aux radios communautaires s ajoutent la création et le développement anarchiques entraînant de véritables problèmes de télécommunication (saturation et brouillage des fréquences) et les difficultés d utilisation des langues locales qui constituent pourtant un facteur légitimateur de la radio communautaire. A l issue de cette évaluation, plusieurs recommandations instructives avaient été présentées. Celles-ci ayant motivé la programmation du forum de Yaoundé, ont constitué «des repères saisissants sur les mesures à prendre pour garantir la renaissance ou la survie des radios communautaires», auxquelles il faut aujourd hui associer l approche centres multimédias communautaires (CMC), pour en faire des véritables instruments voués à remporter le challenge du développement local et communautaire au Cameroun. Travaux des assises de Yaoundé Commencé le lundi 08 novembre, ce forum a regroupé les représentants d une trentaine des radios communautaires venant des dix régions du Cameroun. Il s agit des radios communautaires de Mora, Yagoua, Garoua, Meiganga, Ngaoundéré, Bouam, Yokadouama, Fotouni, Foumban, Bonakanda, Mamfé, Oku, Baré-Bakem, Obala, Sa a, Nanga-Eboko, Mbalmayo, Lolodorf, Meyomessala, Yaoundé, Esse, Bafang, Kribi, Lebialem, Mokolo, ainsi que plusieurs autres radios communautaires qui n ont pas fait l objet de l évaluation telles que Radio Medumba de Bangangté et Radio Baham. Etaient aussi présents, les représentants des réseaux nationaux des radios communautaires parmi lesquels le réseau ADEN, la société civile, les représentants du MINEPAT, MINCOM, MINA- DER, et d autres Ministères, les représentants des agences du système des Nations Unies : OMS, UNICEF, UIT, CEA-AC, PNUD, UNHCR, les représentants de l ESSTIC, CRTV, CFPA, et enfin de nombreux médias nationaux. Les Allocutions A l ouverture de la cérémonie le Représentant Résident de l UNESCO au Cameroun M. Benoît SOSSOU a pris la parole pour adresser le mot de bienvenue, rappeler l objet de la rencontre et donner les orientations que devaient prendre les travaux. Par la suite c est le Représentant Résident du PNUD / Coordonateur Résident du Système des Nations unies au Cameroun M. Thierry MERTENS, qui est revenu sur les multiples soutiens que le système des Nations Unies ne cesse d apporter au développement des radios communautaires au Cameroun. Le Secrétaire général, M. Paul TASONG représentant le MINEPAT a rappelé que dans la vision du Cameroun pays émergent en 2035, il est prévu la mise en œuvre d une centaine de radios communautaires au Cameroun sur les 10 prochaines années. Ce Forum, en tant que plateforme de concertation sur cet instrument de communication et de développement local, donne donc l opportunité d examiner la meilleure façon de faire en sorte que les populations sur le plan local, puissent s approprier le Document de Stratégie pour la Croissance et l Emploi (DSCE) et participer à la mise en œuvre des OMD. Le Ministre de la Communication du Cameroun, Monsieur ISSA TCHIROMA BAKARY, en M. Benoît SOSSOU, Représentant de l UNESCO soulignant la place et l importance de la radio communautaire, en tant que complément indispensable à la communication publique dans la politique de communication sociale de l Etat, rappelle que «les radios communautaires sont principalement destinées à servir: 1. d instrument de communication de proximité au sein des populations bénéficiaires par une meilleure prise en compte de leurs spécificités; 2. de reliance sociale à travers l apprentissage à la gouvernance locale, en permettant à ces populations de prendre part à la gestion des affaires de leur communauté; 3. de relais aux grands programmes du gouvernement, notamment en matière d éducation, de santé et de développement». Pour lui le Forum sur les radios communautaires est un prélude aux Etats Généraux de la Communication que le Gouvernement compte organiser pour l ensemble du secteur de la communication, et constitue en même temps l occasion, pour les acteurs de proposer des réponses aux problèmes qui minent ce sous secteur, afin que celles-ci puissent atteindre leurs objectifs. Les Travaux des assises de Yaoundé Au cours de la série des communications qui ont marqué la première journée M. Jean-Roland ONANA NKOA, s est intéressé à l «Analyse socio-historique des médias communautaires en Afrique». Il en ressort que les médias communautaires ont commencé par les radios agricoles (radio rurale) au Canada dès 1941 sous l initiative de l UNESCO et la FAO et ont évolué pour devenir radios communautaires et de nos jours avec les TIC, des Centres multimédias communautaires (CMC). Cette radio communautaire est conçue comme un outil par lequel la communauté se prend en main pour apporter des réponses efficaces et collectives aux divers
défis liés au développement. Par rapport à L évaluation des radios communautaires du Cameroun co-présentée par le Docteur Jean Pierre ILBOUDO, Conseiller régional en Communication et Information pour l UNESCO en Afrique centrale, Mme. Sophie BEYALA, Coordonatrice du Projet des radios communautaires au Bureau UNESCO de Yaoundé et Mme. Colette NJOYA de la Division de la Communication publique du MINCOM, les radios communautaires au Cameroun vivent une multiplicité de problèmes que nous avons déjà énumérés plus haut. M. Roland Djoubeyrou du MINEPAT à son tour a présenté le DSCE comme un guide qui s inscrit dans la planification et la programmation de la vision du développement du Cameroun à l horizon 2035 et qui constitue en fait la nouvelle démarche adoptée dans la poursuite de la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD), de manière à faire du Cameroun un pays émergent d ici 2035. La présentation du DSCE tout comme la présentation en détail des OMD par Dr NKAMA Arsène du PNUD ont eu pour but d identifier des thèmes et nouveaux contenus pour la production des émissions radiophoniques. Les Ateliers et les résultats des travaux La vie du Bureau L Avenir des radios communautaires au Cameroun Dans la prospective, Un groupe de recherche composé de la SIL (Société Internationale de Linguistique), et d experts dans les domaines des OMD (PNUD) et du DSCE (MINEPAT), et des chefs des stations des radios communautaires de Yaoundé et ses environs a été proposé. Il devra répertorier une liste de nouveaux concepts, termes et lexiques découlant des nouveaux problèmes de développement, en vue de leur traduction en langue locale. Ce groupe de travail devra aussi faire une étude sur les emprunts linguistiques en anglais et/ou en français contenus dans les émissions en langues locale, pour élaborer des lexiques spécialisés. Des situations à résoudre après le Forum ont été examinés et des solutions envisagées dans une série de recommandations fortes formulées. Il reste aussi de mettre en application toutes les recommandations et mener les activités des radios au prisme des orientations et propositions faites. A la clôture de ces travaux de Mont Febe le 11 novembre 2010, les responsables et les membres des comités de gestion des radios communautaires, les représentants du gouvernement et la coopération internationale représentée par l UNESCO et les autres agences des Nations Unies, ont été unanimes sur le plein succès du premier Forum des radios communautaires du Cameroun. On peut encore se souvenir des propos des ces trois responsables des radios de zones rurales qui revenaient aux bons sentiments: «comme il y a déjà des soutiens pour nous assister, je ne vais plus démissionner pour faire autre chose». Propos qui en plus de la réalisation des TDR des ateliers, permettent à tout observateur de reconnaître que les objectifs ont été atteints. 3 Les travaux répartis en sept ateliers ont constitué des véritables laboratoires où les problèmes initialement répertoriés lors de l évaluation sont passés aux cribles des analyses, débats et expertises des personnes ressources. Parmi ceux-ci, le consultant international Docteur Seydou DRAME, venu de Ouagadougou qui a apporté une contribution très substantielle dans les résultats concrets tels que le projet de statut juridique des radios communautaires, le projet de cahier de charge, le règlement intérieur et les conditions de création d une radio communautaire au Cameroun, qui ont été rédigés et proposés. Il avait déjà contribué à l élaboration des cahiers des charges des radios communautaires au Niger, au Mali, au Burkina Faso. Il est l auteur du livre sur «Les radios communautaires au Burkina Faso, un instrument pour le développement national». L ensemble des travaux de ces ateliers ont été présentés et discutés en plénière, et plusieurs autres résultats ont été engrangés. On peut être fier aujourd hui de parler de radio communautaire au Cameroun en ayant une définition assez claire du concept, des misions définies, une liste type des équipements dressée, un mécanisme de gestion transparente et contrôle de gestion proposé, des centres d apprentissage et des curricula de formation pour les différentes catégories des personnels élaborés, les programmes actualisés avec les OMD, le DSCE et autres, pour améliorer les conditions de vie des populations, Les nouveaux contenus ont donc été identifiés et définis ; une méthodologie d identification des besoins des auditrices et auditeurs définie, Un mécanisme de suivi-évaluation de l impact des émissions proposé, une méthodologie de mise à jour systématique et périodique des grilles de programme élaborée. De même, un schéma directeur du développement des radios communautaires au Cameroun a été élaboré, Une note conceptuelle sur les avantages des CMC rédigée, des partenaires radios identifiés sur les plans local, régional, national, et international, Un inventaire des langues nationales palées dans les localités où les radios fonctionnent dressé, un inventaire des langues nationales utilisées par les radios communautaires ayant fait l objet de l évaluation a été proposé, des séminaires de formations linguistiques recommandés pour les radios communautaires. Le Ministre de la Communication du Cameroun, Monsieur ISSA TCHIROMA BAKARY Le Secrétaire général du MINEPAT, M. Paul TASONG Vue partielle des officiels
La vie du Bureau 4 Le 25 novembre 2010 s est tenu au Monastère des bénédictins de Yaoundé, Un atelier d information et de sensibilisation des directeurs des radios communautaires rurales du Cameroun, sur la législation semencière et les itinéraires techniques de production et de conditionnement des semences. Ledit atelier a été conjointement organisé par le ministère de l Agriculture et du Développement rural (MI- NADER), l UNESCO et la FAO, et a réuni une trentaine de participants. Dana, Radio Flambeau, Radio Lebialem, Radio Communautaire de «BOUAM», Radio Boumba FM de Yokadouma, Radio Mokolo, Radio communautaire BOUAM, ont eu droit à cinq exposés. La problématique de la semence de qualité a animé la première phase des communications, essentiellement faites par M.M. TCHOUMTCHOUA. Ce dernier a entretenu l auditoire sur la politique semencière du Cameroun, la définition de la semence de qualité, son importance ainsi que son processus de certification. M. TEKEL TEKEL et YING Charles, experts du MINADER, avec l appui du Dr Robert GUEI, fonctionnaire du Siège de la FAO à Rome, à la Division de la Production et de la Protection des semences, ont développé les questions liées à l itinéraire technique de la production des semences des espèces allogames et autogames(maïs composite, semences de riz), l itinéraire technique de la production, du conditionnement et du stockage des semences à multiplication végétative (semence de pomme de terre),au conditionnement et stockage des semences sèches (maïs, sorgho, arachide, nièbé, haricot...) Enfin, des genres radiophoniques appropriés ont été indiqués, par le Dr Jean Pierre ILBOUDO, par ailleurs expert en Communication pour le Développement, pour de meilleures techniques de communication et de traitement de l information inhérente à la loi semencière et à l usage des semences de qualité. La session s est achevée par une présentation des contrats devant être signés pour la production d émission radiophoniques pour les radios communautaires. Dr Ousmane GUINDO, Représentant de la FAO lors de la cérémonie d ouverture Les travaux ont commencé par le mot de bienvenu du Dr Jean Pierre ILBOUDO, Conseiller régional pour la Communication et l Information en Afrique centrale pour l UNESCO, au nom du Représentant résident empêché. Dans son allocution, le Dr ILBOUDO a loué la lumineuse collaboration entre la FAO et l UNESCO depuis 1966, collaboration à laquelle les radios communautaires doivent leur existence en Afrique. Il soulignera également l importance de la radio en tant que moyen de communication le plus économique, le plus populaire et le plus accessible en zones rurales. À cet effet, les antennes de la radio communautaires devraient supporter la dissémination de la bonne graine. Le Dr Ousmane GUINDO, Représentant de la FAO au Cameroun lui emboîtera le pas pour rappeler le but de l atelier, à savoir la sensibilisation sur la législation semencière, les caractéristiques d une semence de qualité, les itinéraires techniques de production des semences et les techniques de conditionnement et de stockage des semences. Tout ceci avec pour résultats escomptés, la préparation, la diffusion et la rediffusion d émissions sur l utilisation des semences de qualité, basée sur les quatre genres majeurs en radio communautaires au cours des quatre mois prochains par les radios rurales au Cameroun. Les participants, venus des quatre coins du Cameroun ; au nombre desquels : Radio femmes de Mbalmayo, Radio ESSE, Radio Communautaire du Noun Radio Garoua, Radio Nanga Eboko, Radio Meyomessala, Radio Bonakanda, Radio Sa a, Radio SAVA FM de Mora, Radio Meiganga TI- KIRI FM, Radio Mamfé, Radio Fotouni, Radio Oku, Radio Photo de famille des participants 16 jours d activisme contre les violences faites aux femmes En prélude à la célébration des 16 jours d activisme de lutte contre les violences faites aux femmes, le sous groupe genre du Système des Nations Unies (UNSGTG) s est réuni sous l égide de l UNIFEM, le vendredi 19 novembre 2010 dans la salle de conférence du PNUD. Mme Toulou Celine a pris part à cette rencontre qui était l occasion pour les agences du SNU membres de l UNSGT présentes (PNUD, UNFPA, UNAIDS, CINU, la coordination, UNIFEM) de prendre connaissance du programme proposé par le Gouvernement et de se prononcer sur les possibilités d appuis.
Les travaux de lancement du Programme CAP/EFA/LIFE se sont déroulés du 2 au 6 novembre 2010 sous la présidence du Ministre de l Éducation Nationale, en présence du Représentant de l UNESCO. La vie du Bureau Tchad: Lancement du Programme CAP/EFA/LIFE la présidence de Son Excellence ABOUBAKAR ASSIDICK CHOROMA, Ministre de l Éducation Nationale, en présence du Représentant de l UNESCO pour le Cameroun, la RCA et le Tchad, Monsieur Benoît SOSSOU, entourés de leurs proches collaborateurs. Pour le Ministre de l Éducation Nationale, l occasion est tout indiquée pour faire un plaidoyer en faveur du développement de l alphabétisation au Tchad où 78% de la population sont analphabètes. 5 Au cours de cet atelier, il a été question pour le Spécialiste de Programme de faire comprendre les objectifs assignés à la mission d évaluation des besoins en renforcement des capacités pédagogiques, institutionnelles et organisationnelles de l alphabétisation et de l éducation non formelle, d une part et, l approche méthodologique de collecte des données, d autre part. Après cette séance d appropriation des objectifs de la mission et de la méthodologie, les groupes de travail ont élaboré, avec l appui du Spécialiste de Programme, des outils de collecte des données qu ils ont préalablement testés avant d effectuer les missions de terrain du 22 au 27 novembre 2010. Photo de famille L appui de l UNESCO par le biais du Programme CAP/EPT vise à renforcer les capacités de planification et de gestion sectorielle dans les Etats membres. C est ainsi que le Tchad bénéfice de ce Programme à travers le Programme CAP/EFA/LIFE dont les travaux de lancement se sont déroulés du 2 au 6 novembre 2010. Cette cérémonie a été placée sous L analyse des ces données collectées dans les quatre régions du pays donnera lieu à la production d un rapport sur l état réel des besoins en renforcement des capacités pédagogiques, institutionnelles et organisationnelles en alphabétisation et éducation non formelle. Aussi, l exploitation du rapport débouchera t-il sur l élaboration d un plan national d alphabétisation et de l éducation non formelle ; lequel plan alimentera le Plan décennal de l éducation et de l alphabétisation (PDDEA), en cours d élaboration. Du 20 au 27 Novembre 2010, s est tenu simultanément à Yaoundé, Dschang, Douala, Buea et Mfou, la 18eme édition des Rencontres théâtrales Internationale du Cameroun RETIC 2010. Cette édition a vu la participation des artistes d une dizaine de pays à savoir l Algérie, le Congo, l Italie, la RCA, le Bénin, le Tchad, les Etats Unies, la France, la Cote d Ivoire, le Gabon, la Bulgarie et du Cameroun. Cette édition a vu la participation des personnalités du monde de la culture telle que Madame Petya HRISTOVA, Sous-directrice pour le développement International à l Institut international du Théâtre UNESCO et du professeur Bulgare de mise en scène Vladimir PETKOV. Outre les nombreuses représentations théâtrales projetées à travers les espaces culturels tels que le Centre Culturel François Villon, l institut GOETHE, la Centrale DIRAS, les Rencontres Théâtrales Internationales du Cameroun 2010 conférences publiques et des Tables rondes ont eu lieu dans les campus universitaires de Yaoundé II et de Douala. Quant aux ateliers de formation, quatre thèmes majeurs, entre autres, la gestuelle dans la création théâtrale, la communication non verbale comme démarrage dans le travail sur un texte dramatique ont été proposés aux stagiaires. Pour cette édition, le Comité d organisation que dirige Ambroise MBIA, Président des RETIC, a voulu rendre un hommage appuyé à une Homme de culture accompli, le Professeur Ferdinand Léopold OYONO de regrettée mémoire. Le Bureau UNESCO de Yaoundé a voulu, à travers son soutien au RETIC 2010, participer une fois de plus à la promotion des industries créatives et des arts dramatiques.
La vie du Bureau 65 Cameroun: Journée internationale de la Philosophie 2010 distingués tout au long de l année par leur abnégation à la tâche et à certains responsables administratifs, et enfin du discours du Ministre des Enseignements Secondaires. Outre l appui financier apporté à l Inspection des Sciences Humaines dudit ministère, Mr Bruno DZOU- NESSE TAYIM a représenté le jeudi 18 Novembre 2010 le Bureau UNESCO aux activités marquant cette journée. En rappel, la journée mondiale de la philosophie se célèbre chaque année, le 3ème jeudi du mois de Novembre, date retenue par l UNESCO depuis son lancement en Septembre 2002. La cérémonie s est déroulée à la place des fêtes d Edéa en présence du Ministre des Enseignements Secondaires Monsieur Louis BAPES BAPES et des autorités administratives, politiques, traditionnelles, religieuses, des enseignants et superviseurs pédagogiques du Ministère des enseignements secondaires, des élèves de certains établissements représentant les dix régions du Cameroun ainsi que des opérateurs économiques du Littoral en général et de la Sanaga Maritime en particulier. Plusieurs articulations ont ponctué cette cérémonie. Tout d abord les allocutions, celles du Délégué auprès de la Communauté urbaine d Edéa et de l Inspecteur de Pédagogie en charge des Sciences Humaines du MINESEC, puis la lecture du message de la Directrice Générale de l UNESCO, suivi de la remise des prix aux lauréats du concours national de la meilleure dissertation de philosophie, aux enseignants et superviseurs pédagogiques qui se sont Chaque année, la Journée mondiale de la philosophie est une occasion unique de rassembler la communauté philosophique internationale et de stimuler la réflexion sur les problématiques contemporaines. Conformément aux dispositions de son Acte constitutif, l UNESCO s emploie à promouvoir la réflexion libre et le dialogue par ses actions dans le domaine de l éducation, de la culture, des sciences et de la communication. Les défenses de la paix devant être élevées dans l esprit des hommes, notre devoir est de travailler à fortifier cet esprit, par la pensée critique et la compréhension mutuelle. En 2010, la Journée mondiale de la philosophie s inscrit aussi dans le cadre de l Année internationale du rapprochement des cultures et revêt de ce fait une acuité particulière. La philosophie est, en effet, une école de la diversité, par la richesse de ses courants, de toutes les époques et sur tous les continents. La complexité des enjeux actuels nous invite à tirer parti de cette richesse pour élever notre capacité d analyse du réel. L intensification des échanges de toutes natures est riche en promesses de partage, mais porte aussi des risques de malentendus ou de tensions. Il nous faut collectivement redoubler d effort pour assurer à tous une éducation de En cette circonstance, les orateurs ont loué l UNESCO pour l idée généreuse qu elle a eu de gratifier chaque année l humanité contemporaine, en proie à de nombreuses dérives éthiques, d un si important «banquet spirituel et culturel» ainsi que l initiative du Ministre des Enseignements Secondaires de délocaliser chaque année la célébration de cette journée mondiale de la philosophie dans une localité différente. La cérémonie s est achevée par un banquet offert par l Inspection de pédagogie des Sciences Humaines du MINESEC au Centre Albert KRUMMENACKER. Message de la Directrice générale de l UNESCO Irina Bokova, à l occasion de la Journée mondiale de la philosophie qualité et un environnement qui permette effectivement à chacun, homme ou femme, de faire valoir ses idées et d enrichir la discussion publique, pour la justice et la paix. Les organisations internationales et en premier lieu l UNESCO, ont un rôle majeur à jouer en ce sens, avec le soutien de tous les acteurs de la vie académique, scientifique et culturelle, avec la participation des Universités, des médias, de la société civile et des gouvernements. La philosophie est une exigence de notre temps, et son affermissement un axe majeur de mon engagement pour un nouvel humanisme. A l occasion de cette Journée mondiale de la philosophie, l UNESCO réunit philosophes, citoyens éclairés ou simples curieux autour de tables rondes, conférences et colloques pour mieux comprendre les enjeux contemporains : comment concilier l universalité des valeurs et la diversité des cultures? Quel rôle la philosophie peut-elle jouer dans le rapprochement des peuples? 80 manifestations internationales sont organisées dans le monde, avec le soutien de nos partenaires, Chaires UNESCO, Commissions nationales et réseaux d experts comme le Réseau international des femmes philosophes, afin de diffuser le plus largement possible l exercice du questionnement, qui est le commencement de la sagesse.
La vie du Bureau 57 Cameroun: Table ronde télévisée 19ème édition de la Journée Internationale des Personnes handicapées A l occasion de la célébration de la 19ème édition de la Journée Internationale des Personnes handicapées, et dans le cadre de la promotion de l éducation inclusive, le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC), en collaboration avec la CRTV a organisé l enregistrement d un échange télévisé sur le thème : «Financement et rôle des partenaires dans la promotion de l éducation inclusive au Cameroun» dans le cadre de l émission «Jeunesse parlons-en». En rappel, la célébration de la journée internationale des handicapés est un moment de sensibilisation aux droits des personnes handicapées. C est aussi l occasion pour elles de faire connaître leurs doléances. Mr Bruno DZOUNESSE TAYIM représentait le Bureau UNESCO de Yaoundé à cette table ronde. En outre, le CJARC organise une mobilisation des fonds pour le soutien à l éducation des enfants non voyants, à travers la dédicace de l album «surprise» et du livre «A la poursuite d un rêve» de l artiste Coco Bertin par ailleurs Directeur Général du CJARC. La double cérémonie aura lieu le mardi 07 décembre 2010 au Yaoundé Hilton Hôtel. PROJET D APPUI A LA SANTE DE LA REPRODUCTION DES ADOLESCENTS: La SRA, une fois de plus, en images Neuf mois après la grande première du film «Désirée» de Daniel Ndo et du téléfilm «Amours amères» de Foly Dirane, l UNESCO Bureau multi-pays de Yaoundé porte à l écran, une nouvelle œuvre cinématographique intitulée «Au nom de l amour». charge de la jeunesse, aux Clubs UNESCO et santé et autres associations pouvant toucher les jeunes ainsi qu à la chaîne de télévision nationale CRTV. Production de l UNESCO soutenue financièrement par la Banque Africaine de Développement, dans le cadre du Projet d Appui à la santé de la reproduction des adolescents, Volet IEC/CCC/ SRA, «Au nom de l amour» a été projetée pour la première fois, en public. C était le 10 novembre 2010, dans la salle de conférences du Ministère l Education de Base. La cérémonie était placée sous la présidence du Ministre de la Santé publique, en présence d autres personnalités telles que le Ministre de l Education de Base, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, le représentant du représentant de la Banque Africaine de Développement et ceux de plusieurs administrations en charge des problèmes de la jeunesse, ainsi que de nombreux élèves représentant les clubs Unesco et les clubs santé de la ville de Yaoundé. La fiction réalisée par la Consultante Jérose Eloundou, évoque en 26 minutes, l histoire d une jeune lycéenne victime de discrimination et de marginalisation en raison de sa grossesse non désirée et de sa contamination au VIH. Ses déboires, les réactions à sa charge ou pour sa défense, rappellent de nombreuses scènes de la vie contemporaine que complètent admirablement les rôles campés par des acteurs, pour la plupart, novices. Un public attentif Par des applaudissements nourris, l assistance a manifesté son appréciation, tandis que l équipe de production recevait les félicitations du Ministre de la Santé publique. L objectif du film étant de fournir des informations et des connaissances aux jeunes et à la société éducative pour la promotion et le maintien des comportements sains en santé de la reproduction, le souhait des différents orateurs a été que celles-ci soient traduites dans les actes. Pour une plus large diffusion, des copies du film ont été distribuées à différents départements ministériels et institutions en L équipe de production et les officiels de la cérémonie
La vie du Bureau 85 Sur invitation de l OCEAC, le Jury Régional de l édition 2010 du Prix CE- MAC de l excellence s est réuni le jeudi 18 novembre 2010 à partir de 10 heures dans la salle de conférence de l OCEAC à Yaoundé pour délibérer sur les différentes productions. Trois pays (Cameroun, RCA et Tchad) de la sous région ont pris part à ce concours. Le bureau y était représenté par Mme Delphine Hiol. Le prix CEMAC de l Excellence a pour but de primer et de stimuler la compétitivité au sein du monde jeune en vue de l excellence de sa réponse face à l avancée des IST, VIH et Sida. Ce Jury était composé de : Un Représentant de l ONUSIDA, Un Représentant de l UNFPA, Dédicace de l ouvrage: Le Cameroun: autopsie d une exception plurielle en Afrique C est autour de 17 h 40 finalement ce 24 Novembre 2010, dans la salle B du Premier étage de l hôtel Hilton, qu a eu lieu la dédicace de l ouvrage Le Cameroun: autopsie d une exception plurielle en Afrique.Publié sous la coordination du géographe,le Professeur KENGNE FODOUOP, cet ouvrage multidisciplinaire de 378 pages fait la relation de la particularité de ce pays dans ses aspects géographique, historique, anthropologique et culturelle, sociologique,démographique,diplomatique, politique et sportif. Les Temps forts : 17h 48: le Modérateur plante le décor à travers la présentation des 14 auteurs qui appartiennent à 8 horizons disciplinaires ; 17h 53: Le directeur scientifique évoque le contexte de l idée du Document et sa démarche pour sélectionner les auteurs. Une année et demie pour la rédaction nous dira t-il. 18h 02: Deux auteurs, le Dr. Samuel NDEM- BOU et le Pr. EVINA AKAM donneront un cliché des aspects développés respectivement une vie diplomatique atypique et une diversité ethnique sans pareille. Jury régional du prix CEMAC de l Excellence - Edition 2010 - Un Représentant de l UNESCO, Un Expert juriste, Un journaliste, Un Représentant de PPSAC Un Représentant de l OCEAC/ CEMAC Les domaines de compétition étaient les suivants: La Pair-Education développée par les Clubs Reglo; Le journal 100% Jeune; L émission radiophonique % jeune; La meilleure innovation de l année sous revue. Le but essentiel du Jury Régional est de statuer sur les dossiers sélectionnés par les Jury nationaux à l étape des compétitions nationales et de dégager les lauréats régionaux à l échelle de la CEMAC à qui devraient être attribués les Prix CEMAC de l Excellence de l édition 2010. 18h14: Note de lecture du Dr. Jean Koufan (Auteur) en lieu et place du Pr. Alain Didier OLINGA, empêché. De son exposé on retiendra que «ce livre dépeint le Cameroun dans une allure anticonformiste» 18h44: Questions réponses par série de Cinq. 1.Pas de femme parmi les auteurs; est-ce là aussi une exception Camerounaise? 2.Quelle leçon du constat que le Cameroun est le seul pays africain où le parti nationaliste indépendantiste a été jusqu ici exclu de l exercice du pouvoir politique? Des questions et des réponses qui n ont pas manqué d arracher les applaudissements de la salle de 300 places à moitié pleine. 19h30: Achats du livre dédicacé au prix de 23.000 FCFA par de nombreuses personnes. Les Etats Généraux du Sport Le Bureau était représenté à l ouverture des Etats généraux du sport qui portait sur le thème de la «redynamisation du sport et de l éducation physique au Cameroun» le jeudi 19 novembre 2010 au Palais des congrès, par Mme Toulou Céline. Deux interventions ont ponctué cette cérémonie à savoir le mot de bienvenue du représentant du délégué du Gouvernement et le mot d ouverture du Ministre des Sports en sa qualité de représentant du Premier Ministre, les Etats généraux étant placés sous l égide du Premier Ministère. L objectif général de ces assises était d élaborer des stratégies et des modalités opérationnelles de promotion de l éducation physique et d optimisation des performances dans la pratique des activités physiques et sportives au Cameroun.
La vie du Bureau 9 Réunion de validation de la stratégie de formation des Gestionnaires du système éducatif du Cameroun Le Ministère de l Education de Base, en partenariat avec l Organisation Internationale de la Francophonie, la CONFEMEN (Conférence des Ministres de l Education) et l ISESCO (organisation Islamique pour l Education, la Science et la Culture) a organisé les 25 et 27 novembre 2010 une réunion de validation de la stratégie de formation des Gestionnaires du système éducatif du Cameroun. La réunion avait pour objectif principal de valider, à travers un processus participatif, les documents de stratégie nationale et de plan de formation des gestionnaires du système éducatif camerounais. D une durée de deux jours, l atelier va regrouper 155 participants, dont 126 participants, représentant différentes catégories de gestionnaires du système éducatif, du niveau central au niveau local ainsi que les partenaires au développement. Le Bureau UNESCO de Yaoundé était représenté à cette réunion par Bruno DZOUNESSE TAYIM, Expert en Education. Lancement des activités pour une radio communautaire à Meyomessi Pas moins de 04 bâtiments ont été proposés à l équipe de la mission, c est dire l engouement et la volonté des populations ici de voir cet outil de communication chez eux, pour leur donner formations et informations en langues bulu, fan, français, sans oublier le Baka, langue des pygmées de cette localité. «Nous voulons combattre l alcoolisme chez les jeunes, la déperdition scolaire des filles entre autres maux et valoriser notre culture locale, notamment le mvet, les contes et autres valeurs qui risquent de disparaître», ont déclaré les habitants de meyomessi. Reunion de sensibilisation avec les responsable d associations de Meyomessi Une mission d étude de faisabilité pour la mise en place d une radio communautaire dans le village de Meyomessi a été effectuée du 28 au 30 novembre 2010. Cette mission UNESCO/PNUD/MINEPAT était le signe du démarrage effectif des activités de cette radio communautaire, que les habitants de Meyomessi voudraient écouter dans un an maximum! Il ne restait plus à l équipe de la mission qu à prendre acte, et remonter les informations recueillies au Programme «Village du Millénaire», programme dans lequel s inscrit la création de la radio communautaire de Meyomessi. Les bénéficiaires eux semblaient déjà très occupés à chercher un nom à leur future radio lorsque l équipe quittait Meyomessi. Nul doute que cette radio portera un très joli nom. Affaire à suivre Visite des bâtiments proposés
ETUDE DE L AQUIFERE TRANSFRONTALIER CAMEROUN/ NIGERIA Les aquifères transfrontaliers sont partagés entre deux ou plusieurs pays, et représentent une partie très importante des ressources en eau mobilisables que les pays uti- lisent de façon indépendante, et souvent intensive, pour l alimentation en eau potable, pour les usages industriels, mais surtout pour l agriculture irriguée. L augmentation de la demande en eau, la mauvaise gouvernance de l eau à travers les utilisations souvent mal contrôlées de ces ressources entraînent dans de nombreux cas des phénomènes de surexploitation et de pollution, qui génèrent à leur tour des tensions locales, avec des risques La vie du Bureau L invité du mois 10 de crises et de conflits entre pays. C est pourquoi il est aujourd hui nécessaire d améliorer la connaissance de ces systèmes aquifères et de promouvoir une gestion concertée, équitable et durable de ces ressources. Cette démarche représente à l heure actuelle l un des grands défis auxquels la communauté internationale est confrontée dans le cadre du développement humain. Dans le cadre de ses activités d appui à la recherche et à la conservation des ressources hydrologiques, le Bureau UNESCO de Yaoundé en collaboration avec la division PHI du Bureau UNESCO de Nairobi coordonne l étude de l aquifère transfrontalier Cameroun/ Nigéria. Cette étude qui est la première du genre, permettra une bonne connaissance de cet aquifère à travers : (i) l identification et analyse dans les détails, des problèmes environnementaux qui se posent dans la zone d étude; (ii) la détermination du type de nappe, sa géométrie, sa lithostratigraphie et l âge des dépôts. Cette étude est confiée à un panel multidisciplinaire de chercheurs (hydrogéologue, sédimentologue, hydrobiologiste) des universités de Douala et Buéa et s étale sur une période de trois mois. Dr ILBOUDO: Bonjour Madame la représentante de l UNIFEM/ faisant partie de ONU Femme au Cameroun. C est pour le bulletin électronique mensuel de l UNESCO. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs? Madame la Représentante de l UNIFEM: Merci, je réponds au nom de Marie Goretti NDUWAYO. Comme vous l avez dit, Je représente UNIFEM/Faisant partie de ONU Femme au Cameroun. Initialement je suis Ingénieure Urbaniste / Construction. Cela peut surprendre plus d un, qu avec un pareil background, je me retrouve dans les activités de développement particulièrement à l UNIFEM. J y suis arrivée à travers le Fonds Africain pour l Habitat. Ce fut d ailleurs mon premier poste et mes premiers contacts avec le monde de l emploi. Le Fonds avait un programme qui était d apprendre à 500 familles les plus pauvres à construire leurs propres logements dans deux localités de Bujumbura et Nyanza lac (Burundi). Ce programme était particulièrement axé sur les femmes. Alors, du fait de mon background, le fonds m a embauché. Non pas seulement pour mon côté intellectuel, mais INTERVIEW DU REPRESENTANT DE L UNIFEM, Mme Marie Goreti NDUWAYO aussi, il fallait que je serve de modèle aux autres femmes, pour leur montrer qu elles ont des potentialités et la possibilité de faire des choses qui, autrefois étaient exclusivement réservées aux hommes dans la société burundaise. Cette expérience m a donné l occasion de travailler avec les femmes et ceci m a beaucoup plu. Toutefois, pour que je puisse travailler aisément dans ce milieu, et poursuivre mon aventure avec elles, il a fallu que je fasse des formations complémentaires. C est ainsi que j ai suivi une formation en Genre et Développement, avec une spécialisation en Genre et Conflits. Je n ai pas voulu m arrêter là, j ai suivi une autre formation en Genre et Leadership. Avant que je ne vienne au Cameroun, j étais la Représentante de l UNIFEM / Faisant parti de ONU Femme dans mon pays, au Burundi. A l origine, l Organisation n acceptait pas que les nationaux soient Représentants dans leurs pays. Mais étant en situation de post-guerre, j avais une formation adéquate pour ce poste et des rares potentialités permettant de véritablement asseoir l égalité entre les sexes et promouvoir l autonomisation de la femme, dans un pays qui était en pleine reconstruction. L organisation a donc trouvé judicieux de me nommer à ce poste. Avec ce profil, je représentais également UNIFEM / Faisant parti de ONU Femme aux Comores pour le compte de notre Bureau régional basé à Johanesbourg. Régulièrement, j apportais un appui à l équipe pays des Comores, j assistais à l élaboration de certaines stratégies. J ai été membre de ce qu on appelait UNFT (United Nations Framework Team) qui était constituée des collègues de différentes agences, venant pour la plupart de New York, et qui était chargée
d apporter un appui aux Comores dans le cadre de la mise en œuvre d un programme sur la Cohésion Sociale. En fait, les Comores étaient couvertes par le Bureau Régional se trouvant en Afrique du Sud, un pays anglophone, pourtant, le Comores est un pays francophone. Les Bureaux Régionaux ont sollicité alors mon appui. J étais toujours entre Comores et Bujumbura. Par ailleurs avec ma spécialisation en Genre et Conflits, j étais appelée à apporter un soutien à la mise en œuvre du programme de réinsertion des ex combattants évidemment pour la prise en compte effective du genre dans toutes les étapes du programme. Par la suite, j ai été affectée au Cameroun comme Représentante de l UNIFEM. Pour moi, c était la continuité de ce que je faisais avant. L invité du mois 11 Dr ILBOUDO: Depuis quand êtes vous au Cameroun? Représentante de l UNIFEM: je suis au Cameroun depuis Janvier 2009. Mais avant de m y installer définitivement, j avais déjà fait un tour au mois de Novembre 2008 pour épauler le Bureau dans le cadre d un programme avec les Femmes Entrepreneurs. Une organisation dénommée GFAC. Groupement des femmes entrepreneurs du Cameroun. Après je suis retournée au Burundi pour mieux préparer mon arrivée ici. Dr ILBOUDO: l UNIFEM, bien que le sigle soit connu par le public, on a tout de même une idée vague des missions de la structure. Pouvez-vous nous décliner les mandats exacts de l UNIFEM au sein du système des Nations Unies? Madame la Représentante de l UNIFEM: L UNIFEM, c est le Fonds des Nations Unies pour la Femme. Avant de continuer, je voudrais apporter une précision assez importante. Depuis le 02 Juillet, je suis Représentante de l UNIFEM / faisant partie de ONUFEMME. L institution a subi de changements notables. L UNIFEM, est en fait dissout depuis le 02 Juillet. On est donc en phase de transition. Pour parler de nos mandats, je trouve mieux de commencer par les mandats assignés à l UNIFEM en général, avant de parler de nos activités quotidiennes au Cameroun. L UNIFEM a un mandat s articulant sur trois domaines en général: nous travaillons dans la gouvernance, précisément la gouvernance démocratique. Un autre domaine est celui des droits de la femme et sécurité économiques. Dans les droits économiques, nous avons la convention portant l élimination de toutes les formes de discriminations à l égard des femmes (la CEDEF), que nous considérons comme la bible de la femme. Il est question de s assurer que tout ce qui s y trouve est bien connu par les femmes et mis en œuvre par les Etats membres des Nations Unies et leurs partenaires. Nous intervenons dans ce cadre dans l integration du genre dans les politiques, programmes et stratégies nationales. Nous avons comme autre axe majeur, l appui à la lutte contre les violences faites aux femmes et le renversement du visage féminin de la pandémie du SIDA. Cependant, dans certains pays, l UNI- FEM, peut travailler dans la lutte contre les violences, comme axe à part. Tout dépend des Bureaux. Comme toutes les agences du Système des Nations Unies, nous aidons les gouvernements dans la réalisation de leurs priorités. L UNIFEM, partout où elle se trouve s assure que les gouvernements, les institutions privées et les organisations de la société civile, s approprient du concept genre et l intègrent dans tout ce qu ils font. Nous avons également pour mandat de coordonner les activités qui sont menées par le système des Nations Unies vers la promotion de l égalité de sexes et de l autonomisation de la femme. Parlant de notre présence au Cameroun, nos activités ont pour fondement les quatre mandats sus cités. D abord, la réduction de la féminisation de la pauvreté et l exclusion. Dans ce domaine, on travaille avec le gouvernement, les divers ministères : on a un programme avec le Ministère du commerce, qui a pour objectif d appuyer les femmes dans le commerce informel transfrontalier. Avec le Ministère du plan, nous les incitons à intégrer le genre dans l élaboration de leurs diverses stratégies de développement. Nous allons même au-delà, lorsque nous constatons que le genre n est pas intégré dans les programmes, nous mettons à leur disposition des outils nécessaires, nous leur organisons des formations à travers lesquelles nous revoyons ensemble les techniques d intégration du genre dans les politiques et stratégies nationales. Nous travaillons beaucoup avec les organisations de la société civile. Pour ne citer que quelques exemples, nous avons le CAD- DAP à Abong Bang. C est une organisation des femmes pygmées, ces dernières sont certes considérées comme femmes, mais plus encore comme femmes marginalisées, tout comme celles vivant avec le VIH, ou celles qui ont certaines infirmités. Le genre est transversal, nous fournissons aux femmes des informations et des formations pour qu elles ne soient pas ignorantes par rapport à leurs droits. Nous travaillons également avec une association dénommée «Horizon Femme» sur un projet de promotion des droits des femmes impliquées dans le travail domestique. Vous savez que les femmes sont bien représentées dans ce secteur. Pour des questions relatives aux violences faites aux femmes, depuis 2006, nous travaillons avec la police. Une institution comme la police est incontournable pour nous. Vous savez les femmes victimes de violences se dirigent généralement vers la police, il faut que cette dernière sache les prendre en charge. Nous travaillons, avec les institutions gouvernementales dont les Ministères tels : le Ministère de la justice, nous donnons des formations aux magistrats et aux avocats. Le Ministère de la promotion de la femme et de la famille, en plus d être notre partenaire clé au sein du Gouvernement, constitue un bon canal pour les sensibilisations sur les mutilations génitales. Dans la gouvernance démocratique, nous travaillons plus avec les organisations de la société civile. Nous pouvons citer More Women In Politics. Une organisation qui a été initiée en 2006-2007 par l UNIFEM afin de mobiliser la femme camerounaise. Nous lui montrons comment elle peut revendiquer ses droits politiques, ses droits à la participation dans les sphères de prise de décision. Dans la même lancée, nous appuyons actuellement
ELECAM avec le PNUD et les Droits de l Homme. Pour l UNIFEM, il est important de renforcer les institutions, pouvant faciliter l insertion de la femme dans le processus de prise de décision. Nous n abandonnons pas la femme, une fois qu elle est dans ces sphères de pouvoir, pour qu elle fasse ses preuves en tant que femme, nous l accompagnons dans ses responsabilités afin qu elle puisse efficacement développer sa localité. C est ce qui nous amène à travailler avec les femmes maires et les femmes parlementaires. Nous avons des programmes avec elles. Il ne s agit pas de faire seulement du renforcement de leurs capacités pour qu elles puissent s affirmer, mais bien plus, les amener à être des femmes modèles pour leurs sœurs n ayant pas encore pris le chemins de la politique. La lutte contre le SIDA est très importante pour nous. C est ainsi que nous appuyons les associations de femmes qui interviennent dans ce domaine. On travaille parallèlement avec ONUSIDA pour nous assurer que les questions de genre ne sont pas ignorées dans leurs programmes. Lors de l évaluation de la stratégie nationale, l UNIFEM a envoyé un de ses experts. Il avait pour mission d évaluer ce qui a fait défaut dans la mise en œuvre de la stratégie, quelles sont les mesures à prendre pour corriger ce qui n a pas été fait. Par ailleurs, certains indicateurs nous ont montré que si le budget avait été sensible au genre, les choses auraient été autrement. Ceci nous amène à travailler avec le Ministère des Finances. Notre programme avec eux avait pour finalité de rendre la budgétisation sensible au genre. Nous menons des études dans ce sens, des analyses. Comme nous procédons avec les autres ministères, nous n oublions pas le volet formation. On organise donc des formations pour les cadres de ces ministères, qui sont directement concernés par la planification, la programmation et la budgétisation. Nous savons qu il ya une volonté politique d intégrer le concept genre, la lettre circulaire du Chef de l Etat le mentionne si bien. Mais il leur manque la technique et la méthode. Nous sommes donc là pour soutenir les ministères techniques, à savoir tenir compte des spécificités liées au genre dans le processus de la planification et de la budgétisation. Dr ILBOUDO : cette semaine est marquée partout dans le monde par la campagne contre les violences faites aux femmes. Avezvous prévu des activités y relatives? Madame la Représentante de l UNIFEM : Je tiens quand même à préciser ici que tout ce que nous faisons dans ce cadre, reflète les idées de tout le système des Nations Unies. En d autres termes, nous apportons un appui technique et financier tout comme nos agences sœurs. Nous avons plus un rôle de coordination. Il faut se rassurer que les activités organisées sont en parfaite symbiose avec celles prévues par le gouvernement. Le lancement de la campagne qui a eu lieu hier a vu la participation des hommes et des femmes, mobilisés à la fois par le gouvernement et par le système des Nations Unies. Il y a beaucoup d activités qui ont été prévues et qui sont en train de se dérouler actuellement. Cette année, nos activités ont plus été orientées vers la médiatisation. Nous ne parlerons pas exclusivement des thèmes spécifiques à la campagne. Vous savez que les violences sont transversales. Elles sont de plusieurs formes. La violence physique n est pas la seule forme de violence à combattre. C est pour L invité du mois cela qu il y aura d autres thèmes qui seront développés durant cette campagne, tel que les questions de budget sensible au genre. Ainsi on pourra démontrer le lien entre le budget et l insuffisant accès des femmes aux services de santé par exemple. On a prévu des formations qui seront faites par certaines de nos agences sœurs, nommément, le PNUD, l UNESCO, l UNFPA, le Centre Régional des Droits de l Homme, etc. Des causeries débats, que nous allons piloter à Yaoundé. Ces causeries déboucheront à la mise sur pied, d un réseau d hommes. C est une recommandation du Secrétaire Général des Nations Unies. Ce réseau, constitué d hommes et de femmes de bonne volonté fera, nous l espérons, tache d huile dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Nous allons lancer ce réseau le 08 Décembre, deux jours avant la date de clôture des activités. Dr ILBOUDO : Il y a quelques mois, sur nos écrans de télévision, nous vous avions vu accompagner de Madame la Directrice Régionale de l UNIFEM et la Représentante du HCR chez le Premier Ministre. C était pour lui notifier les changements? Madame la Représentante de l UNIFEM : c était en fait notre Directrice Régionale qui est basée à Kigali. Elle est venue au Cameroun pour la première fois. Elle a rencontré différentes autorités. Le Premier Ministre, les ministres : surtout les Ministères avec lesquels on a des projets en cours, comme le Ministère de la Promotion de la femme et de la Famille, le Ministre des Finances, le ministère du Commerce. Elle a également tenu à rencontrer les organisations de la société civile. Pour elle, c était une prise de contact avec le Cameroun qui fait partie des neufs pays qu elle couvre. Au cours de cette visite, elle en a profité pour introduire ONUFEMME. Cette structure de l ONU qui a vu le jour le 02 Juillet avec la Résolution no. 64/289 adoptée par l Assemblée générale sur la cohérence du système des Nations Unies (A/RES/64/289), et qui, comme je vous l ai dit plus haut, a dissout l UNIFEM et trois autres entités des Nations Unies qui travaillaient sur les questions relatives aux Droits des femmes, à savoir le Bureau de la Conseillère spéciale pour la problématique hommes-femmes et la promotion de la femme, la Division de la promotion de la femme du Secrétariat, et l Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme. C est une structure plus forte, détenant un mandat encore plus large, que le mandat de chacune des entités ci haut citées. Le message que j ai délivré Au lancement de la campagne de la lutte contre les violences faites aux femmes, était d ailleurs celui de la Directrice Exécutive de l ONUFEMME; Mme Michelle Bachelet. Dr ILBOUDO : déjà nommée? Madame la Représentante de l UNIFEM : Elle est déjà nommée, et suit de près toutes les actions qui sont en train de se mettre en place pendant cette période de transition qui va jusqu au 31 décembre. Dr ILBOUDO : Très connue? 12 Madame la Représentante de l UNIFEM: Elle est très connue, c est l ancien chef de l Etat du Chili, elle est très connue dans le milieu politique, mais aussi au sein du système des Nations Unies, comme elle représentait un pays membre des Nations
L invité du mois 13 Dr ILBOUDO: sauf s il est «gender sensitive» Unies. A partir du 1er Janvier comme je vous dis, on va commencer avec ONUFEMME. Elle a des missions qui ne sont pas très éloignées, de celles que UNIFEM avait, mais les siennes sont un peu plus larges, étant donné que les missions des quatre entités ont été combinées. Ses missions s articuleront principalement sur : L élimination des discriminations à l égard des femmes. L autonomisation de la femme. Ces deux premières missions sont clefs et font partie même de son appellation. C est une entité des Nations Unies pour l égalité entre les sexes et l autonomisation de la femme. L égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines comme partenaires et bénéficiaires La promotion des droits humains. Quelque chose qui est tout nouveau pour nous autres anciens de UNIFEM, c est la question relative à l action humanitaire. Pour ce qui est de ses fonctions, ONUFEMME va notamment appuyer des organes intergouvernementaux tels que la Commission de la condition de la femme pour l élaboration de politiques, règles et normes mondiales; aider les États Membres à appliquer ces règles, et demander des comptes au système des Nations Unies sur ses propres engagements en faveur de l égalité entre les sexes. Nous allons continuer à appuyer les efforts les Etats, à faire le plaidoyer au niveau régional, national mais aussi au niveau global, pour nous assurer que les questions des femmes figurent dans leur agenda. On va continuer à appuyer les Etats individuellement dans leurs priorités, bien évidemment, ceci dépendra des besoins qui seront exprimés par ces Etats. La fonction de leadership et de coordination du système des Nations Unies, sur les questions d égalité entre les sexes et l autonomisation de la femme fait également parti des fonctions de ONUFEMME. Dr ILBOUDO: Depuis que vous êtes ici au Cameroun, je suppose que vous allez de temps en temps au Burundi, qu est ce qui vous occupe en période de temps libre? Une famille? Des enfants? Un mari? Quand vous ne parlez pas des grandes questions relatives aux Femmes? Madame la Représentante de l UNIFEM : Mon temps libre c est principalement la famille. Je suis ici avec mon mari et mes quatre enfants, la cadette a 10 ans, elle vient d entrer au secondaire, au collège précisément. Dans ce nouveau milieu pour, elle a besoin de moi. Il est vrai que vous êtes des Nations Unies, vous le savez, notre emploi du temps ne nous permet pas d être très présent au niveau familial, mais, lorsque j ai un petit temps libre, je m occupe essentiellement de mon mari et de mes enfants. Mon mari est ici, au Cameroun avec moi et les enfants. Vous savez ce ne sont pas tous les hommes en Afrique qui abandonnent ce qu ils faisaient dans leur pays pour suivre une femme dans son lieu d affectation. On est habitué à voir l inverse, mon cas est très rare, un homme qui accepte de tout abandonner pour accompagner sa femme Madame la Représentante de l UNIFEM : sauf s il est «gender sensitive» le mien est plus que «gender sensitive», je pense qu avec le nombre d année que nous avons déjà passé ensemble, il est devenu «gender sensitive» bientôt on aura 20 ans, donc il est très sensible. je crois que si je suis arrivée à ce niveau c est grâce à lui, parce que il m accompagne, il m encourage et cela depuis longtemps. Avant d être à l UNFIFEM, je travaillais avec les organisations Internationales et nationales. J ai été la fondatrice du premier collectif des associations des femmes au Burundi. Cela me prenait tellement de temps que s il n avait pas été là, pour pouvoir accompagner les enfants, moi j aurai abandonné, mais à mon absence, c est lui qui prenait soin d eux. Ceci dès leur naissance. J ai accouché tous les enfants étant déjà très active dans les mouvements associatifs. Vous comprenez que n eût été sa disponibilité, j allais véritablement souffrir. Aujourd hui alors qu il est ici, je dois m occuper de lui, comme je dois trouver du temps pour mes enfants. Dr ILBOUDO : qu est ce que vous aimez faire? Cuisiner? Lire? Madame la Représentante de l UNIFEM: le jardinage, c est beaucoup plus mon mari qui l adore. Moi, comme toute femme africaine, j aime bien faire la cuisine, seulement, le temps ne me permet pas de toujours organiser pour inviter les gens, afin de les faire goûter les plats Burundais. J aime la natation, la lecture. Souvent, je lis même des romans de mes enfants, ils m en apportent et je me rends compte que c est quelque chose qui est très intéressant quand on a l âge que j ai. Ca me permet de garder une certaine jeunesse d esprit, ce qui m aide beaucoup dans l éducation de mes trois premiers enfants, qui sont déjà dans la catégorie des adolescents. Dr ILBOUDO: Des plats burundais qui sont très succulents d ailleurs Madame la Représentante de l UNIFEM : Je ne savais pas qu ils étaient aussi appréciés, merci beaucoup de me le dire. Dr ILBOUDO : j en ai mangé, surtout les petits pois, les petites bananes douces, les poissons du lac Madame la Représentante de l UNIFEM : Tout cela me manque d ailleurs! quand vous parlez des petits pois, cela me rappelle quelque chose. J ai toujours les petits pois chez moi qui viennent du Burundi, ici c est très rare d en trouver. Quand vous viendrez me rendre visite, je me ferai le plaisir de vous en offrir. Dr ILBOUDO : ce sera avec plaisir. Je vous remercie, Madame la Représentante, et je vous souhaite beaucoup de courage et de succès dans le nouveau, UNWOMEN qui va vous lancer dans de nouvelles perspectives à partir de Janvier 2011, il ya même un déménagement qui est prévu de vos locaux. Vous serez où? Madame la Représentante de l UNIFEM : Nous serons toujours à Bastos, non loin des bureaux de l UNESCO d ailleurs, derrière les bureaux de la compagnie de sécurisation des diplomates. Dans deux à trois semaines, nous allons déménager, nous ne pouvons pas aller loin du PNUD, parce que nous gardons des liens très étroits, ils nous offrent beaucoup de services. Dr ILBOUDO : Bien, la nouvelle adresse est notée, merci encore Madame la Représentante de l UNIFEM : Merci à vous.
La réflexion du mois 14 2010, année internationale de la biodiversité : Quel bilan? La biodiversité ou diversité biologique reflète le nombre, la variété et la variabilité des organismes vivants. Le concept englobe la diversité au sein des espèces, entre les espèces et entre les écosystèmes. La biodiversité joue un rôle important dans le fonctionnement des écosystèmes et dans les nombreux services qu ils fournissent notamment dans le domaine de la santé et de la fourniture de matières premières. Les activités humaines, à savoir les changements dans l affectation des sols, le changement climatique, les espèces envahissantes, la surexploitation et la pollution entraînent des pertes irréversibles de diversité de vie sur terre. Ces pertes ont été plus rapides au cours de ces 50 dernières années qu à n importe quelle autre période de l histoire humaine et ont des effets néfastes sur plusieurs aspects du bien-être humain, tels que la sécurité alimentaire, la vulnérabilité face aux catastrophes naturelles, la sécurité énergétique, l accès à l eau propre et aux matières premières, la santé, les relations sociales et la liberté de choix. C est dans ce contexte d urgence que les Nations Unies ont proclamé 2010, année internationale de la biodiversité, dans le but d alerter l opinion publique sur l état et les conséquences de la perte de la biodiversité. Il était prévu tout le long de l année de: Renforcer la prise de conscience des citoyens sur la nécessité de sauvegarder la biodiversité; Sensibiliser l opinion pour la sauvegarde des réalisations menées en faveur de la conservation de la biodiversité; Encourager les personnes, les organisations et les gouvernements à prendre les mesures immédiates pour stopper la perte de biodiversité; de promouvoir des solutions innovantes pour enrayer les menaces qui pèsent sur la biodiversité. Arrivé pratiquement au terme de cette année 2010 consacrée à la biodiversité, force est de constaté que de nombreuses manifestations ont été organisées à travers le monde et qu elles ont permis à l opinion qui n était pas encore suffisamment avisé d avoir des arguments nécessaires à sa mobilisation et de s impliquer dans la lutte contre la perte de la biodiversité. Cette année a par ailleurs été une occasion pour la communauté scientifique de vulgariser à travers des séminaires et fora, les solutions innovantes développées. Secteur Sciences. Bulletin mensuel d information du Bureau Multi pays de l UNESCO à Yaoundé Directeur de Publication Benoît Sossou Coordination éditoriale Jean-Pierre Ilboudo Infographie Eric Deumo N. Rédaction Jean Pierre ILBOUDO Vincent SECK Albert Mendy OJONG Cletus Annie Claude Pial Yambaye Telnodji Delodji Sophie BEKOLO-OBAMA Charles Njiké Salomon Beguel Ndomo Ngono Josiane Onana Nkoa Jean Roland Silas Seraphin Bong Bruno Dzounesse Tayim Raymondine Rakotondrazaka Thérèse Belobo Mbongue Jerose Chantal Delphine Hiol Celine Toulou BP: 12909 Yaoundé - Cameroun Tel: (237) 22 20 35 47 (237) 22 20 35 48 Fax: (237) 22 20 35 49 Email: yaounde@unesco.org web: www.unesco.org/fr/yaounde
LA DIRECTRICE GENERALE 30.11.10 L éducation est indispensable pour faire face au changement climatique affirme la Directrice générale à l Université des Nations Unies La Directrice générale se félicite de l amitié entre le Japon et l UNESCO, depuis le monde universitaire jusqu aux milieux scientifiques et aux médias, en passant par les ONG Nouvelles du Siège 15 pays 22.11.10 «La culture, c est ce qui reste quand on a tout perdu», a déclaré Irina Bokova en Italie 19.11.10 L UNESCO et le Danemark renforcent leur coopération et signent un accord de financement 17.11.10 La Directrice générale promet l aide de l UNESCO pour sauvegarder les Forêts sacrées de kayas des Mijikenda La Directrice générale invite les hauts responsables japonais à renforcer leur soutien à l UNESCO 29.11.10 La Directrice générale de l UNESCO condamne l assassinat du journaliste pakistanais Abdul Hameed Hayatan au Balouchistan 25.11.10 La Directrice générale visite une école associée de l UNESCO à Tokyo Le théâtre kabuki, Shakespeare et les valeurs humaines : dialogue entre Onoe Kikunosuke et Irina Bokova 24.11.10 Koïchiro Matsuura organise un récital de musique et un dîner traditionnels japonais en l honneur d Irina Bokova Renforcement de la coopération entre l UNESCO et le Japon en matière de réduction des risques de catastrophe La Directrice générale de l UNESCO condamne le meurtre d un journaliste iraquien 23.11.10 La Directrice générale propose à l Italie l expertise de l UNESCO Irina Bokova resserre la coopération avec l Italie lors de sa première visite officielle dans le Fidji devient le 150e Etat à s attaquer au dopage dans le sport Irina Bokova approfondit les liens de l UNESCO avec le Gouvernement kényan 16.11.10 Irina Bokova rencontre les autorités kenyanes et ouvre la 5e session du Comité du patrimoine culturel immatériel 15.11.10 Nairobi accueille la 5e réunion du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine immatériel : 51 candidatures à l inscription sur les Listes de l UNESCO 12.11.10 La Directrice générale souligne l importance de la coopération avec le Liban 10.11.10 Première visite officielle d Irina Bokova au Liban L UNESCO se retire des manifestations marquant la célébration de la Journée mondiale de la philosophie à Téhéran 09.11.10 La Directrice générale participe à la session d automne du CCS au Siège de l Organisation des Nations Unies 08.11.10 Michaëlle Jean nommée envoyée spéciale de l UNESCO pour Haïti par Irina Bokova Les responsables de l Education pour tous renforcent leur partenariat 05.11.10 N oublions pas Haïti : Michaëlle Jean prend ses fonctions d Envoyée spéciale de l UNESCO pour Haïti le 8 novembre à l UNESCO La Directrice générale a assisté à la réunion d ONUSIDA et à celle de Rio+20, au Siège de l ONU À l International Women s Forum, la Directrice générale expose la conception du patrimoine culturel qui est celle de l UNESCO 04.11.10 À Boston, devant le Women s Leadership Board, la Directrice générale s exprime en faveur de l égalité entre les sexes La Directrice générale parle des défis de la gouvernance mondiale à Harvard La Directrice générale de l UNESCO et la Présidente de l Université Harvard recensent leurs centres d intérêt communs 02.11.10 L UNESCO et le Gouvernement régional flamand signent un accord de fonds-en-dépôt