Processus «arthroplastie du genou»

Documents pareils
PRADO, le programme de retour à domicile

Bilan de la démarche. de certification V Haute-Normandie

Programme de développement. Comité national de suivi du développement des soins palliatifs et de l accompagnement du 18 septembre 2012

Le patient traceur comme outil de développement de la culture qualitérisques-sécurité. CAPPS Bretagne Rennes 12 juin 2015

Evolution de la collecte des RPU Réseau OSCOUR

Création d une plateforme mutualisée de soins associée à une offre touristique

ETAT DES LIEUX DE LA FORMATION INITIALE EN METALLERIE. Atelier de 14h30 16h00

Visite test de certification V2014 Retour du CHU de Rennes GCS CAPPS Vendredi 12 juin 2015

ACCORD D INTERESSEMENT DANS LA BRANCHE MALADIE. Commission de suivi du 10 mai 2012 RESULTATS 2011

Le Centre Hospitalier Universitaire de Reims

Les coûts des prises en charge à l hôpital en médecine, chirurgie et obstétrique

Liste des référents AERAS des établissements de crédit Version du 10 juillet 2013

Liste des référents AERAS des établissements de crédit Mise à jour au 28 août 2015

Etat des lieux de l accès aux plateformes de génétique moléculaire

La preuve par. Principaux enseignements du bilan des PRT et. du recensement des projets télémédecine 2013

INTITULE DU POSTE (1) EXPERT MEDICAL évolution des modèles de financement des établissements de santé (MCO et SSR)

BILANS REGIONAUX DE L EMPLOI

Informatisation des données transfusionnelles

Bovins viande. Effectifs troupeaux et animaux par région en Total élevages. Nbre de veaux pesés en VA0. Nbre de veaux pesés en VA4

Programme de développement. Comité plénier du 10 janvier 2012

Le P2D2. Réunion INSIS 24 mars Direction des comptes et de l information financière (DCIF) Bernard Adans Sandrine Loridan-Torchy Alain Dedenis

La Caisse d Epargne, acteur de référence du capital investissement en région. - Juillet

Réseau CAI Bpifrance L EQUIPE DES CHARGES D AFFAIRES INTERNATIONAUX UBIFRANCE

PERSPECTIVES DU DÉVELOPPEMENT DE LA CHIRURGIE AMBULATOIRE EN FRANCE

SOMMAIRE. I - Synthèse de l'activité II - Secteur "Logement" métropole... 4

CONGRES HOPITECH AMIENS OCTOBRE 2012

Bilan d activité des Groupes d Entraide Mutuelle (GEM) Année Caisse Nationale de Solidarité pour l Autonomie

PARTIE I - Données de cadrage. Sous-indicateur n 9-1 : Nombre de consultations de médecins par habitant, perspective internationale

ISF et intermédiation : Collecte 2009

Assurance Maladie. Le développement de la Chirurgie ambulatoire par la MSAP et les incitations tarifaires

Critères de suivi en rééducation et. d orientation en ambulatoire ou en soins de suite ou de réadaptation

Politique européenne de cohésion Etat d avancement des programmes européens

au 1er novembre 2013

MICROCREDIT CCOMPAGNEMENT RAPPORT D ACTIVITÉ SOCIAL

Marchés immobiliers : conjoncture et perspectives

AMA a été fondé en 2004 par Christian Guillemot à Londres AMA implante sa direction générale et commerciale à Vannes, en Bretagne.

Causes d insatisfactions du patient pris en charge en ambulatoire

Réflexions sur les possibilités de réponse aux demandes des chirurgiens orthopédistes avant arthroplastie

Liste des organismes complémentaires en télétransmission avec l'enim mise à jour en mars 2013

Chapitre VIII La chirurgie ambulatoire

Programme «maladie» - Partie II «Objectifs / Résultats» Objectif n 2 : développer la prévention

Rapport d évaluation technologique. Éléments d appréciation en vue de la prise en charge d un patient

TARIFICATION BANCAIRE :

Les technologies de l information, support de la réorganisation territoriale

Identification : ERDF-NOI-RAC-02E Version : V.3.0 Nombre de pages :14

Le Fonds spécial des pensions des ouvriers des établissements industriels de l Etat PRESENTATION GENERALE

Les bénéficiaires de la CMU en Rhône-Alpes au 31 décembre 2003

Emploi et Formation Secteur Publicité

Présentation du Programme PHARE

TARIFICATION BANCAIRE :

Dépistage du cancer colorectal :

Aide kinésithérapeute : une réalité?

Projet ARMEN vague 2 Segment Nettoyage 20 février 2013

La VAE à travers les régions. (information conseil et validation) Année études. Etude logo Proposition 4 bis

PRADO, le programme de retour à domicile. Insuffisance cardiaque

Votre partenaire pour construire une offre de santé adaptée aux territoires. Les services de soins et d accompagnement de la Mutualité Française

Carnet de bord. COMPLÉMENTAIRE SANTÉ. La Mutuelle de la mer

Observatoire de l Eolien

Propositions de l Assurance Maladie sur les charges et produits POUR L ANNÉE 2013

Sommaire INTRODUCTION I Les méthodes et principes... 8

La télémédecine en action : 25 projets passés à la loupe. Un éclairage pour un déploiement national

TARIFICATION BANCAIRE 15 janvier 2015 L ENQUETE ANNUELLE

LES MASTERS 2 DANS LE DOMAINE DES STAPS EN FRANCE 2012/2013 NORD-PAS-DE-CALAIS. Université Lille 2

La mobilité. Au service des Outre-mer

BILAN DE LA DAJ EN QUALITE D AUTO-ASSUREUR SUR LES RECLAMATIONS INDEMNITAIRES. Marjorie OBADIA/DAJ/10 janvier 2012

Participation de l Assurance Maladie à l assurance en Responsabilité Civile Professionnelle des médecins libéraux

Contenu. Introduction. Établissement des priorités pour l élaboration des indicateurs. Retrait de certains indicateurs. Répondants au sondage

POLITIQUE D AMELIORATION DE LA QUALITE ET DE LA GESTION DES RISQUES Document validé le. Visa : Visa :

LES NOUVEAUX ANTICOAGULANTS

ET DE LA STRATEGIE. Note de Synthèse. Domaine : Financement Version : 1 Mise à jour : 04/03/2012

ssentielle on assurance santé La complémentaire santé qui va à l essentiel tout simplement /mois* tout compris À partir de 20

et ATIH Diapositive n 1 Direction générale de l offre de soins - DGOS

Compte-rendu de la Commission de Thérapie Génique et Cellulaire

Orientation en rééducation après chirurgie des ruptures de coiffe et arthroplasties d épaule

MISSION NATIONALE D EXPERTISE et D AUDIT HOSPITALIERS

21 ème Observatoire des Taux meilleurtaux.com. C O N F É R E N C E D E P R E S S E 3 f é v r i e r

«PROJET PRIORITAIRE DE L OUEST GUYANAIS : LA CONSTRUCTION D UN D HÔPITAL A SAINT LAURENT DU MARONI»

L axe 5 du Cancéropole Nord Ouest

LES INSUFFISANCES EN MATIERE D EQUIPEMENTS D IMAGERIE MEDICALE EN FRANCE : ETUDE SUR LES DELAIS D ATTENTE POUR UN RENDEZ-VOUS IRM EN 2013

PLAN PHARE 6 e JOURNÉE RÉGIONALE Lyon, 11 décembre 2013 RETOUR D EXPÉRIENCE DES 7 ÉTABLISSEMENTS

Modules optionnels. Passer à l acte en implantologie

Le Service Central du Traitement de la Dépense. Intervenant l mentions légales.

Vers une approche managériale des tarifs T2A

Résultats du sondage

MUTUELLES PARTENAIRES

Eq uip ez votre futu r

Quelles sont les banques de détail françaises les plus performantes? 110 établissements à la loupe. Octobre 2013

ACTION 1 L utilisation des chevaux de trait pour les travaux communaux. Rapport d étude 3

Feedbacksystem Monitoring de la marche en appui partiel avec cannes anglaises

DISTRIBUTION DU TRAITEMENT MEDICAMENTEUX PAR VOIE ORALE PAR L INFIRMIERE : RISQUE DE NON PRISE DU TRAITEMENT MEDICAMENTEUX PAR LE PATIENT

Liste des centres du sommeil homologués par la Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil

La protection sociale obligatoire du chef d entreprise indépendant

Simple efficace. pour garantir la santé de vos salariés!

DOUBLE DIPLÔME FRANCE-CHINE

Les enjeux du quotidien

Grenelle de l environnement BONUS ECOLOGIQUE

Quelle image avez-vous de la Belgique?

Charte régionale des Réunions de Concertation Pluridisciplinaire de PACA, Corse et Monaco

Transcription:

Lyon, lundi 20 janvier 2014 Processus «arthroplastie du genou» Programme Gestion du risque Le programme de gestion du risque relatif au processus «arthroplastie du genou» vise notamment à développer certains types de prothèses, à promouvoir, dans une perspective d efficience, un regroupement des plateaux techniques de chirurgie orthopédique réalisant des arthroplasties du genou et favoriser la prise en charge en médecine de ville après le séjour chirurgical pour les patients éligibles dans le cadre du PRADO orthopédie. La problématique des plateaux de chirurgie a fait l objet d une demande de travaux à la HAS sur l approche multidimensionnelle de l activité nécessitant un secteur opératoire ou interventionnelle avec l organisation territoriale, médico-économique et qualité qui seront menés en 2014 (cf également processus cancer colorectal). L étude de séjours pour arthroplastie du genou des établissements de santé a été confiée à l ATIH. Les résultats sont présentés dans cette note. L activité relative aux prothèses de genou est identifiée comme les séjours classés dans la racine 08C24.

I. Séjours d arthroplastie du genou en MCO 2012 1. Nombre de séjours par tranche d âge et catégorie d établissement Pour la prise en charge de l arthroplastie du genou, deux séjours sur trois sont réalisés des établissements du secteur ex-oqn, et ce quel que soit l âge du patient et le niveau de sévérité. Sur l ensemble des établissements de santé, 55% des séjours concernent des patients ayant entre 65 et 79 ans et pour 18% des patients de plus de 80 ans. Les patients de moins de 40 ans ne sont pas concernés par cette activité (0,3% des séjours pour prothèse de genou). Cette répartition est similaire quel que soit le secteur de financement des établissements. Répartition de l activité par secteur d établissements Toutes tranches d âge confondues, les séjours en niveaux 3 et 4 ne représentent que 6% de l activité. Cette répartition est similaire quel que soit le secteur de financement des établissements. Répartition de l activité selon la sévérité, toutes tranches d âge confondues Répartition de l activité selon la sévérité, par tranches d âge Pour les patients ayant entre 65 et 79 ans, 71% des séjours sont sans sévérité, 24% relèvent d une sévérité de niveau 2. Pour les patients de 80 ans et plus il s agit essentiellement de séjours de niveau 2 (91%). 2/5

2. Durée moyenne de séjour (DMS) par tranche d âge et catégorie d établissement La durée moyenne de séjours (DMS) pour arthroplastie du genou est un peu plus élevée dans les établissements du secteur ex-dg: 9,3 jours vs 8,6 jours pour les établissements du secteur ex-oqn. Au sien du secteur ex-dg les DMS diffèrent selon les catégories d établissement : dans les CH, les séjours durent en moyenne 1 jour de plus que dans les CHU/CHR. 12 10 8 6 4 2 0 -- ex DG - APHP - CH - CHU/CHR - ENBL - SSA --ex OQN La DMS augmente avec l âge, de la même façon dans les deux secteurs. Elle augmente aussi en fonction du niveau de sévérité, passant en moyenne de 8,4 jours sur le niveau 1 à 9,2 jours sur le niveau 2 puis 10,9 jours sur le niveau 3 et enfin 17,2 sur le niveau 4. DMS 12 10 8 6 4 ex-dg ex-oqn 2 0 20-39 ans 40-64 ans 65-79 ans 80 ans et plus 3/5

3. Variations des prises en charge selon les régions La part de séjours sans sévérité est variable d une région à l autre : elle est plus faible que la moyenne nationale en Auvergne, Nord Pas de Calais et Rhône-Alpes et plus élevée en Guyane, Guadeloupe, Haute-Normandie et Bretagne. Part moyenne de séjours en niveau 1 : 55% En parallèle, la DMS des séjours de niveaux 1 et 2 est plus élevé dans les régions sur la diagonale allant du sud-ouest de la France au nord-est. 4/5

II. Ré-hospitalisations en MCO ou en SSR après arthroplastie du genou Le taux de ré-hospitalisation en MCO ou SSR dans les 30 jours suivant la prothèse de genou est de 66%. Par région, le taux de ré-hospitalisation le plus élevé est observé en Languedoc-Roussillon. Taux de ré-hospitalisation en MCO ou SSR dans les 30 jours suivant la prothèse de genou En MCO seulement le taux de ré-hospitalisation dans les 30 jours est de 4,8%. L analyse de la selon le volume d activité des établissements montre que le taux de ré-hospitalisation diminue quand le nombre de séjours pour arthroplastie du genou augmente. 5/5