JUNIOR ESSEC CONSEIL NATIONAL DU NUMÉRIQUE CONCERTATION NATIONALE SUR LE NUMÉRIQUE 1ère journée Compte-rendu de l atelier 6 : Nouveaux clusters numériques Journée contributive n 1 : Croissance, innovation, disruption Junior ESSEC 28/11/2014 Compte-rendu de l atelier contributif 6 animé par Brigitte VALLEE, membre du Conseil National du Numérique ainsi que par Jan KREWER et Somalina PA, rapporteurs du secrétariat général du Conseil National du Numérique.
Introduction et appropriation de l atelier contributif Remarques préalables sur la tenue de l atelier Les débats se sont éloignés du thème fixé pour se focaliser sur la problématique suivante : comment mieux faire collaborer le monde de l entreprise et le monde académique? Cela est apparu aux participants comme une difficulté incontournable à résoudre avant de pouvoir aborder pleinement la question des clusters. Introduction, rappel des objectifs et présentation des participants Cet atelier contributif est animé par Brigitte VALLEE, membre du Conseil National du Numérique avec le concours de Jan KREWER et Somalina PA, rapporteurs du secrétariat général. Rappel des enjeux de l atelier et de la consultation Suite à une consultation nationale effectuée sur Internet, six problèmes et neuf solutions ont été dégagés sur le thème des nouveaux clusters numériques, autrement appelés «pôles de compétitivité». L atelier qui s est tenu le vendredi 28 novembre 2014 à Euratechnologies à Lille avait pour objet de se focaliser sur les solutions en tentant de rechercher des moyens effectifs de les mettre en place. Rappel des principaux défis et des solutions soulevés lors de la consultation en ligne Afin de traiter le nouvel angle d attaque retenu (comment faire mieux collaborer le monde de l entreprise et le monde académique), l idée de base est de partir de l innovation et des différentes façons de l encourager. Or, des difficultés culturelles et relationnelles existent entre les mondes académiques et professionnels : Cloisonnement du monde académique, Cultures différentes au vu des caractéristiques propres des deux mondes. Finalement, les deux grandes solutions dégagées par les participants sont hybrides et se composent toutes deux d un mix entre deux solutions initialement proposées lors de la consultation en ligne : Première solution : Encourager le développement des partenariats avec des formations «alternatives», Permettre la continuité entre la formation et le monde de l innovation. Seconde solution : Créer un statut hybride de chercheur-entrepreneur ou de chercheur-designer, Créer un «MIT» franco-allemand. Faute de temps, les débats se sont focalisés uniquement sur la première solution. 2
1 ère solution débattue Problématique abordée Encourager le développement des partenariats avec des formations «alternatives», Permettre la continuité entre la formation et le monde de l innovation. Échanges des participants sur la question - Les différents intervenants ont tous mis en avant l importance du thème de la formation continue. «Les docteurs et toutes les autres personnes n accédant pas à ce niveau d études doivent ainsi y être sensibilisés.» C est bien tout le système éducatif, qui doit être concerné, détaille un participant, «les étudiants, mais aussi les élèves de tous âges et les professeurs, mais également les personnes ayant décroché du système scolaire». - De l avis de certains, le cluster est tout à fait pertinent pour cette problématique, car il peut être un «lieu de rencontre entre une multitude d acteurs, y compris des demandeurs d emploi, les universités, les entreprises etc.» - Les relations entre les grands groupes et les PME (petites et moyennes entreprises) ont été rapidement évoquées comme des freins au déploiement de cette solution. En effet, les «PME ont généralement une vision à court-terme de leur business et se soucient moins de l innovation et de la recherche que les grands groupes de sociétés». - Un deuxième problème a été soulevé par les participants, celui des publications issues de la recherche. Un participant a notamment fait le constat suivant : «Les publications des doctorants et plus généralement de la recherche sont trop souvent éloignées des problématiques concrètes des entreprises.» En sus, il a été relevé la difficulté du dialogue qui existe entre les chercheurs et les entrepreneurs due notamment à la «difficulté de croiser leurs intérêts respectifs». Suite à ces premiers échanges, trois propositions ont été successivement évoquées dans les débats sur la problématique soulevée. - La première proposition avancée concerne les formations alternatives type Ecole 42. Si l intérêt de ce type d école est prouvé quant aux nouvelles méthodes de formation et d enseignement, la «plupart d entre elles restent encore non-certifiées par l État». Des intervenants proposent néanmoins de créer de telles formations alternatives au sein même des cursus dits «classiques». - Dans la continuité de cet échange, l introduction de la pédagogie par projet a été abordée et soutenue par tous, avec le souci de «l ancrer dans les cursus et de la rendre plus obligatoire dans tous les types de parcours». Pour cela, deux mesures ont été proposées : «Décloisonner les formations et ouvrir les possibilités de réorientation», «Encourager les projets inter-écoles». Elles permettraient pour beaucoup d intervenants de «rapprocher les étudiants issus de formations différentes, mais néanmoins complémentaires (ingénieurs, juristes, écoles de commerce, art et design, etc.)». L intérêt serait, pour un intervenant, de «faire participer les étudiants à des projets d entreprise concrets, afin de confronter de manière effective le système éducatif avec le monde de l entreprise». 3
Le cluster pourrait d ailleurs très bien être un «lieu de rencontre pour ces étudiants où il pourrait échanger et faire avancer leurs projets», font remarquer certains participants. - Pour favoriser la mise en place des projets inter-écoles, les participants au débat ont proposé de recourir à la valorisation financière via par exemple une rémunération. Aussi, font remarquer certains, pour aboutir à des résultats effectifs et cohérents, il convient de «former le personnel encadrant à l animation de cette mixité». Les participants mesurent néanmoins l importance de l effort nécessaire, car «plus qu une méthode, il s agit là d un état d esprit auquel doit adhérer le corps universitaire, ce qui est loin d être gagné d avance». - La seconde proposition est relative aux doctorants. L objectif ici serait, d après les intervenants, de «rapprocher leur travail de recherche des intérêts du monde de l entreprise». Pour encourager ce rapprochement, un participant propose de «faire en sorte de considérer la période de recherche comme une phase de travail pouvant aboutir à l entrepreneuriat». Il s agirait donc de donner la «possibilité à un doctorant d amorcer un projet professionnel relatif avec son domaine de recherche» (phase de pré-incubation). Cette phase, en intervenant en amont de la période incubatrice, permettrait de «valoriser au mieux le chemin complet de l entrepreneuriat». Pour aboutir à cela, deux moyens concrets ont été proposés par les participants : Valoriser financièrement la recherche doctorante tournée vers l entreprise, Favoriser l encadrement du doctorant afin de l aider dans ses projets (l associer à des entrepreneurs). - Enfin, dans leur troisième proposition, les intervenants proposent de sensibiliser à l entreprise dès le primaire et le secondaire. Pour cela, il serait cohérent pour beaucoup de participants de «dédier une partie des nouvelles activités pédagogiques (NAP) à l innovation». Un participant envisage par exemple l organisation de «visites d entreprises pour les élèves afin de comprendre ce qu est une entreprise et comment elle fonctionne, et surtout de casser les visions souvent figées des jeunes sur l entrepreneuriat». - Les NAP pourraient également permettre d aménager des «temps de créativité et d innovation entre les élèves». Pour cela, des intervenants proposent la «création d espaces de co-working au sein des établissements, tout en veillant à ce que ces lieux soient ouverts, facile d accès et soutenus par les pouvoirs publics.» 4
2 nde solution débattue 1 Problématique abordée Créer un statut hybride de chercheur-entrepreneur ou de chercheur-designer, Créer un «MIT» franco-allemand. Échanges des participants sur la question Les propositions de créer un statut hybride de chercheur-entrepreneur ou de chercheur-designer ainsi qu un «MIT» franco-allemand n ont été que très peu développées. Il est néanmoins possible de noter que l idée d un «MIT» entre la France et l Allemagne, ou un autre pays, a suscité l adhésion de tous les participants. Faute de temps et par souci de développer suffisamment la première solution, cette deuxième solution n a pas été développée au cours des débats. Remerciements. Invitation à continuer à contribuer sur le site. 1 Cette solution n a néanmoins pas été détaillée dans la fresque de synthèse 5