PROJET D ETABLISSEMENT FOYER DE VIE 2012-2016 DOMAINE DE MESPLES URT
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PREAMBULE Le Foyer de vie d Urt, est un établissement médico-social géré par l association Les PEP 64, qui accueille depuis 1996 des personnes adultes en situation de handicap psychique ou de déficiences intellectuelles. Sa mission est d offrir un lieu de vie adapté qui favorise le développement personnel des résidents, leur intégration sociale et leur vie relationnelle, par la mobilisation de leurs acquis à travers des activités psychomotrices ou cognitives stimulantes. Pour cela, le foyer de vie répond à sa mission de placer l usager au centre du dispositif, en développant sa responsabilisation, son autonomie et sa participation. Dès lors, le résident n est plus seulement bénéficiaire de l intervention, mais aussi acteur de son projet de vie. Le projet d établissement du Foyer de vie d Urt est le fruit d une réflexion et d une analyse des besoins et attentes des usagers, des familles et des partenaires, des méthodes professionnelles d accompagnement, dans le but d améliorer la qualité du travail de l équipe pluridisciplinaire et d atteindre pleinement les objectifs. Ce processus mené en interne, a été possible grâce à forte mobilisation et participation des différents acteurs du foyer, résidents, familles et équipe pluridisciplinaire. Méthodologie d actualisation du projet d établissement Informe Informe CVS COPIL Participe EQUIPE Informe Informe et identifie les besoins 1. Prépare et anime 2. Organise et suit Participe Résidents et familles Groupes de travail Etapes du processus En janvier 2012, un Comité de Pilotage (COPIL) est constitué. Il est composé de 9 représentants des différents services du foyer (éducatif, surveillance de nuit, paramédical, logistique, administratif et direction). Ce COPIL est chargé de mettre en place la méthodologie de travail et du suivi de l actualisation du projet d établissement. Le 26 janvier 2012, une réunion institutionnelle est organisée avec l équipe du foyer afin de lancer le travail des groupes sur la base de feuilles de routes définies par le COPIL. Huit groupes sont ainsi constitués afin d analyser le travail réalisé lors des cinq dernières années, et d émettre des propositions d amélioration. 3
Le 10 février 2012, les familles et tuteurs sont informés du processus d actualisation du projet d établissement et décident de participer au travers de questionnaires. Le Conseil de la Vie Sociale élabore les questionnaires qui seront soumis aux familles et aux résidents. Au cours du mois de mars, l équipe pluridisciplinaire du foyer est sollicitée par le biais d un questionnaire d évaluation. Entre les mois de mars et mai, le COPIL reçoit et analyse les questionnaires des familles et résidents, ainsi que les feuilles de routes complétées par l équipe Le 30 mars 2012, les familles et tuteurs sont informés des résultats des questionnaires des familles et résidents. Le 30 avril 2012, le Conseil de la Vie Sociale se réunit et est informé des résultats. Le numéro des Echos du mois de mai, journal interne du foyer, est dédié aux résultats des enquêtes pour informer l équipe pluridisciplinaire. Au mois de mai, et sur la base des informations reçues, le COPIL définit les priorités du nouveau projet d établissement, ainsi que les axes de travail, les objectifs et le plan d action 2012-2016. Le 22 juin 2012, les familles et tuteurs sont informés des axes de travail et objectifs. Le 28 juin 2012, l équipe pluridisciplinaire valide les axes de travail et objectifs. Le 17 septembre 2012, le projet d établissement est présenté à l équipe pluridisciplinaire et le 19 octobre 2012 au Conseil de la Vie Sociale. Le 24 octobre 2012, le projet d établissement est présenté au Conseil d Administration de l association Les PEP 64 pour validation. 4
SOMMAIRE 1. PRESENTATION DU FOYER DE VIE 7 1.1. Un établissement en adéquation avec les valeurs associatives 1.2. Un établissement conforme aux exigences législatives 1.3. Le foyer de vie, une mission spécifique 1.4. La population accueillie 7 8 9 9 2. L ACCUEIL 11 2.1. Les modalités d accueil 2.2. La procédure d accueil 2.3. La procédure d admission 2.4. L installation du résident interne 2.5. La découverte du foyer de vie 11 11 11 12 12 3. UN ACCOMPAGNEMENT ADAPTE AUX BESOINS DE CHAQUE RESIDENT 15 3.1. Des outils adaptés et personnalisés 3.1.1. Le Projet d accompagnement personnalisé 3.1.2. Le référent 3.1.3. La coordination de projets 3.1.4. L emploi du temps des activités 3.2. Un accompagnement intégral centré sur la personne 3.2.1. Les ateliers 3.2.2. L accompagnement au quotidien 3.2.3. La dimension thérapeutique et médicale 3.2.4. Les séjours à l extérieur 3.3. Un accompagnement à la vie sociale 3.3.1. La participation des résidents 3.3.2. La communication et l information 3.3.3. La vie en collectivité 15 15 16 17 17 18 18 20 21 22 23 23 24 24 4. LE PARTENARIAT AVEC LES FAMILLES 26 5. UNE ORGANISATION CENTREE SUR L USAGER 27 5.1. L équipe du foyer 5.2. Le travail en équipe 5.2.1. Les réunions liées à l accompagnement des résidents 5.2.2. Les réunions liées à l animation globale du foyer 5.2.3. Les réunions liées au fonctionnement quotidien du foyer 5.3. Les commissions thématiques pluridisciplinaires 5.4. La transmission des informations et la communication 5.5. La démarche qualité 27 28 28 28 29 30 31 32 5
6. LES DEFIS DU FOYER DE VIE 33 6.1. Le vieillissement de la population 6.2. La cohabitation handicap psychique et handicap mental 6.3. La socialisation et la lutte contre l isolement 6.4. La communication des informations 6.5. Les synergies avec le foyer de vie «Lou Rey» de Sevignacq 6.6. L appellation du foyer 33 35 36 37 37 37 7. LE PLAN D ACTIONS 2012-2016 38 8. ANNEXES 45 8.1. Liste des participants à l actualisation du Projet d établissement 8.2. Exemple de feuille de route 8.3. Questionnaire des résidents et résultats 8.4. Questionnaire des familles et résultats 8.5. Questionnaire de l équipe et résultats 8.6. Le journal des résidents 45 46 52 54 57 60 6
1. PRESENTATION DU FOYER DE VIE 1.1. UN ETABLISSEMENT EN ADEQUATION AVEC LES VALEURS ASSOCIATIVES Reconnue d utilité publique en 1956, l association les PEP 64, créée le 18 novembre 1927, trouve son fondement dans l accompagnement des personnes dans les domaines éducatif, pédagogique, thérapeutique et social. Cet accompagnement s exerce comme une démarche et place la personne, responsable de son projet de vie, au cœur des préoccupations et de l action. L association est présente sur l ensemble du département des Pyrénées-Atlantiques. Elle est constituée par un réseau de 24 établissements et services dans les domaines sanitaire, médico-social, éducation et loisirs. Le foyer de vie d Urt s intègre dans le projet associatif 2011-2016, tant au niveau des valeurs que l association porte, qu à celui des principes fédérateurs. Les valeurs associatives o L humanisme place la personne et son épanouissement au centre de tous les enjeux. Au sein du foyer de vie cette valeur se traduit par l instauration de projets d accompagnement personnalisé mettant la personne au centre de l intervention éducative. o La laïcité suppose que tout individu doit être maître de son destin en assumant pleinement ses devoirs et en jouissant pleinement de ses libertés. Cette valeur s exprime par la promotion de l autonomie et la responsabilisation des résidents grâce à leur participation effective. o La solidarité est fondée sur l égale dignité des personnes, leur égalité en matière de droits et la transformation sociale. Cette valeur correspond à l accompagnement à la vie sociale, au développement de la citoyenneté et au renforcement des liens familiaux et sociaux. Les principes fédérateurs et axes de travail o L ouverture aux autres par une attitude permanente d empathie, d écoute et de vigilance tout en reconnaissant l égalité des personnes et la réalité des différences entre citoyens. Cette ouverture s exprime aussi par le travail de partenariat du foyer pour permettre aux résidents de réaliser de nouvelles rencontres et de nouvelles activités. o La prise en compte des évolutions en ayant conscience des réalités qui nous entourent et en ayant l initiative de la réflexion et de l analyse des besoins nouveaux. Il s agit d être innovant et d adapter les réponses d accompagnement aux défis auxquels le foyer est confronté. o Le renforcement de la qualité des prestations en reconnaissant la place et les aptitudes de la personne accompagnée comme acteur principal de son parcours. Le foyer a entrepris une démarche qualité afin d évaluer et adapter en continue son action. 7
Le rôle de l administrateur. Le Conseil d Administration est garant du projet associatif qui guide l action des établissements et services de l association Les PEP 64. Ainsi l existence d un lien entre le politique et l opérationnel est nécessaire afin de donner une cohérence globale à l accompagnement réalisé. Cette fonction est assumée par l administrateur qui apporte le recul indispensable lors de rencontres avec la direction de l établissement et qui participe activement au sein du Conseil de la Vie Sociale. 1.2. UN ETABLISSEMENT CONFORME AUX EXIGENCES LEGISLATIVES Le projet d établissement s intègre aussi dans l environnement législatif que sont la Loi 2002-2, du 2 janvier 2002, rénovant l action sociale et médico-sociale et la Loi 2005-102, du 11 février 2005, pour l égalité des droits et des chances et de la citoyenneté, exigeant certains outils et procédures: Le projet d établissement qui définit les objectifs du foyer, notamment en matière de coordination, de coopération et d évaluation des activités et de la qualité des prestations, ainsi que les modalités d organisation et de fonctionnement. Ce projet est établi pour une durée maximale de cinq ans. Le livret d accueil qui est remis à chaque résident lors de son admission au sein du foyer de vie. Il est aussi disponible sur le site internet du foyer. Il présente la structure, informe sur les conditions d admission et de séjour, d accompagnement et de loisirs. Le contrat de séjour qui est signé par le résident et le représentant du foyer, et remis lors de l admission du résident. Il définit les objectifs d accompagnement, les prestations de services et les conditions de séjour. Il s agit d un engagement réciproque entre le résident et l établissement. La charte des droits et des libertés qui est annexée au livret d accueil et affichée au sein du foyer. Le règlement de fonctionnement qui rappelle les principes régissant la vie collective, les modalités d organisation et de fonctionnement, garantissant le respect des droits et les devoirs de la personne accueillie. Afin d en faciliter la compréhension par les résidents, le Conseil de la Vie Sociale a réalisé une version adaptée avec pictogrammes et images. Le Conseil de la Vie Sociale qui permet d associer les résidents et l ensemble des acteurs du foyer. Il est consulté et donne son avis notamment sur l organisation intérieure, la vie quotidienne, l accompagnement, les activités, les animations, les locaux et les services. Il se réunit au moins trois fois par an. Le projet de vie, ou projet d accompagnement personnalisé, qui est adapté à chaque personne, est élaboré avec le résident et son entourage, et est réactualisé régulièrement. La personne qualifiée qui peut être consultée par le résident ou son représentant légal, en vue de l aider à faire valoir ses droits. Il est important de signaler que le respect des normes de sécurité et d hygiène est assuré par le responsable sécurité et prévention du foyer. 8
1.3. LE FOYER DE VIE, UNE MISSION SPECIFIQUE Le foyer de vie d Urt accueille et héberge des adultes présentant une déficience mentale et/ou des altérations de la personnalité et de la communication, ou des troubles de la sphère autistique, auxquels peuvent s'ajouter des atteintes motrices et sensorielles ne limitant pas les possibilités de déplacement et d'insertion dans le groupe. Il est destiné à des personnes, disposant d'une certaine autonomie mais ne pouvant exercer un travail productif, et ne nécessitant pas une surveillance médicale et des soins constants. L'établissement leur propose des activités pratiques et de loisirs, des activités sociales et culturelles, afin de préserver et d'améliorer leurs acquis et prévenir toute régression. Les résidents doivent bénéficier d une orientation 'foyer de vie' de la part de la Maison Départementale des Personnes Handicapées de leur département d origine (ex COTOREP). Le but du foyer de vie d Urt est d'assurer aux résidents une vie en collectivité dans le cadre d'une vie structurée en les incitant à un maximum d'autonomie et en tenant compte de leurs désirs, de leurs possibilités, de leur environnement et de leur état de santé. Ainsi, le résident est sujet et donc acteur et centre de son accompagnement. Pour cela, le foyer poursuit les objectifs suivants : Promouvoir l autonomie en lui donnant la liberté de faire, de se confronter au monde, aux exigences sociales, à des règles de vie, tout en veillant à lui offrir un cadre sécurisant. Il s agit de développer sa capacité à faire seul et à prendre des initiatives. L autonomie permet aussi une ouverture sur l extérieur afin de s assurer une place sociale au-delà du foyer de vie et une citoyenneté. Favoriser la responsabilisation en impliquant le résident dans la vie de l établissement, en lui permettant de trouver une juste place, unique et identifiée. Ainsi un travail de fond est réalisé sur la notion de choix et la capacité de prise de décision, car c est en garantissant la possibilité de choisir qu il peut se percevoir comme sujet. Maintenir le lien familial et social lui permettant de conserver et de développer ses acquis, cela n étant concevable que si le résident est en situation d interaction avec son environnement. Cela lui permet de construire ses schémas de valeurs, d appréhender les relations humaines, et d acquérir des apprentissages. 1.4. LA POPULATION ACCUEILLIE L établissement accueille actuellement 39 résidents permanents dont l âge s échelonne entre 20 et 62 ans. Ils proviennent essentiellement de la région aquitaine, et particulièrement du département des Pyrénées-Atlantiques. Les handicaps des usagers sont fort différents. Il est cependant demandé une autonomie minimum dans les actes de la vie. Dans ce cadre, l établissement accueille des adultes présentant trois types de problématiques qui peuvent être isolées ou cumulatives: 9
La déficience intellectuelle entraînant un handicap mental, générée soit par une cause génétique identifiée (trisomie 9 et 21), soit par des séquelles d une autre maladie ou des troubles survenus durant la grossesse, à la naissance ou en bas âge (encéphalopathies, anoxie postnatale, convulsion), soit à un traumatisme ultérieur d origine externe (accident de la route). Le handicap psychique ne justifiant pas une prise en charge lourde en centre hospitalier spécialisé. Il s agit de troubles stabilisés du comportement et de la conduite, tels que la schizophrénie, les délires chroniques, les séquelles d une psychose infantile précoce. L autisme et des séquelles de troubles envahissants de développement survenus durant l enfance sans comportements ni conduites à risque. A ces pathologies peuvent se rajouter des troubles associés tels que l épilepsie (à condition d être stabilisée) et des séquelles d hémiplégie. Ainsi, la population accueillie en 2012 au Foyer de vie se caractérise de la manière suivante : Diagnostic Résidents Hommes Femmes Total Retard mental léger 4 5 9 Retard mental léger associé à des troubles du comportement de la conduite 5 0 5 Retard mental léger associé à des troubles du développement 1 1 2 Retard mental moyen 7 5 12 Retard mental moyen associé à des troubles du comportement et de la conduite 1 0 1 Retard mental profond et sévère 0 4 4 Retard mental profond et sévère associé à des troubles du comportement et de la conduite 4 1 5 Troubles du comportement et de la conduite associés à des troubles du comportement 1 0 1 Une autre caractéristique importante à prendre en compte est la situation familiale des résidents. En effet, l existence ou non de liens sociaux, ainsi que leur intensité, détermineront l accompagnement que le foyer offrira à chaque résident et le travail conjoint avec les familles. La grande majorité des résidents continue à maintenir des liens avec leur famille. Cependant, en 2012, 7 résidents n ont plus de liens extérieurs et se trouvent donc isolés (abandon à la naissance, décès des parents, exclusion de la famille). 10
2. L ACCUEIL 2.1. LES MODALITES D ACCUEIL Le foyer de vie d Urt dispose depuis 2009 d un agrément de 42 places, dont 3 d accueil temporaire. L accueil au sein du foyer de vie se réalise selon deux modalités : Internat : accueil de jour et de nuit, de semaine (du lundi au vendredi) ou permanent (du lundi au dimanche). Externat : accueil à la journée avec repas, de 9h à 16h. L accueil temporaire est organisé, pour une durée limitée à 90 jours dans l'année, consécutifs ou non, en internat ou externat. Il vise à développer ou à maintenir l'autonomie de la personne accueillie et à faciliter ou à préserver son intégration sociale. Il répond à différentes demandes : Aide aux aidants qui permet un temps de repos aux accompagnants Mesures d urgence : événements familiaux ou décisions de justice ou administratives par exemple Evolution liée au projet individuel de la personne accueillie : stage d ouvriers ESAT, stage de rupture de résidents d autres foyers de vie, ou séjour hors hôpital par exemple 2.2. LA PROCEDURE D ACCUEIL L accueil est le moment de rencontre entre l établissement, représenté par un membre de l équipe de direction, et la personne adulte handicapée, ainsi que sa famille et/ou tuteur. Il ne constitue pas une inscription au foyer. Il permet d échanger sur la mission et le fonctionnement du foyer, ainsi que sur les attentes de la personne accueillie. L accueil se conclue par une visite des locaux ainsi que par la remise du livret d accueil qui décrit l offre de service ainsi que les démarches d inscription. 2.3. LA PROCEDURE D ADMISSION Cette procédure suit une démarche progressive qui permet aux futurs résidents de connaître au mieux la structure et de pouvoir exprimer leur consentement à l admission : o Rencontre préparatoire entre le résident, son représentant et un membre de l équipe de direction o Périodes d accueil temporaire. Au moins deux : première d une semaine et deuxième de 15 jours o Réunion de la commission d admission pluridisciplinaire (bilan des stages) o Rencontre de bilan résident représentant légal équipe de direction du foyer de vie o Signature du contrat de séjour, remise du règlement et de la charte des Droits el Libertés Dans le cadre de l admission du résident, une relation de partenariat est établie avec les établissements d origine et les familles et tuteurs, afin de connaître au mieux l histoire et le parcours antérieur : faits personnels et familiaux marquants, antécédents médicaux, vécu institutionnel, bilans socio-éducatif. Cette transmission d informations est primordiale car elle permettra d adapter au mieux l accompagnement du résident. 11
2.4. L INSTALLATION DU RESIDENT INTERNE Lors de son admission, le résident interne est reconnu comme locataire du lieu. Il dispose donc d une part d une adresse personnelle qui figure sur tous ses papiers administratifs, et d autre part d une chambre individuelle avec une salle de bain. Le résident aménage sa chambre avec son mobilier et choisit librement sa décoration. Il peut aussi y installer du matériel audiovisuel. Au-delà du confort, cette étape d installation permet au résident de développer la notion d appropriation et d identité qui passe par le choix de son environnement. Dès lors, le résident bénéficie d un espace personnel, privé et intime. 2.5. LA DECOUVERTE DU FOYER DE VIE 2.5.1. Organisation du foyer de vie Les unités de vie. L internat est organisé autour de deux unités de vie qui permettent d assurer un accompagnement des résidents dans leur vie quotidienne et de favoriser l accès à une vie sociale dans un cadre adapté à leurs besoins et attentes. Ainsi sont créées les conditions de vie harmonieuses pour permettre la réalisation des objectifs de chaque résident, répondre à leurs besoins d évolution et d épanouissement. L externat dispose d une salle spécifique au rez-de-chaussée du foyer pour accueillir les résidents externes le matin et l ensemble des résidents lors des temps libres. Organisation hebdomadaire Horaires 8h 9h 10h 11h 12h 13h 14h 15h 16h 17h 18h Externat Arrivée au foyer Semaine Internat Réveil - Toilette Petit déjeuner - Chambres Ateliers / Activités selon emploi du temps des résidents Repas Ateliers / Activités selon emploi du temps des résidents Départ du foyer Temps libre - Sorties - Rendez-vous extérieurs Weekend Réveil - Toilette Petit déjeuner - Chambres - Temps libre Repas Activités - Sorties - Temps libre 19h Repas Repas 20h 21h 22h 23h Soirée libre ou organisée Coucher Soirée libre ou organisée Coucher 12
Il est à noter que : Pendant les vacances scolaires, le rythme du foyer est adapté en privilégiant les temps libres, les loisirs et les sorties. Les résidents internes peuvent partir en weekend dans leur famille ou chez des proches. Les résidents disposent, s ils le souhaitent, de cinq semaines de congés annuels pour partir en vacances en famille ou dans un séjour adapté. 2.5.2. Les prestations de services Au-delà de l hébergement des internes et de l accompagnement décrit ci-dessous, l établissement offre les services suivants : Restauration. L établissement est équipé d une cuisine sur place qui privilégie l équilibre alimentaire et la variété des produits, tout en respectant les normes en vigueur. Des régimes spéciaux peuvent être envisagés. Surveillance de nuit. Elle assure la sécurité des biens et des personnes entre 22h et 8h. Lingerie. Le foyer dispose du matériel qui permet de répondre aux besoins des résidents. Le nettoyage du linge de lit se réalise en partenariat avec l ESAT de RECUR de Bayonne. Entretien des locaux. Le foyer assure la propreté et les petites réparations nécessaires au bon fonctionnement et au confort des résidents. Transport. Le foyer organise le matin et le soir le transport des résidents externes entre Bayonne et Urt. Le parc automobile du foyer est constitué de 1 bus de 16 places, 3 minibus de 9 places, 1 utilitaire de 5 places et 1 véhicule léger de 5 places. 2.5.3. Les bâtiments et le parc Le foyer est composé de deux bâtiments reliés par le hall d entrée : Le hall d entrée est constitué de l accueil et du secrétariat ainsi que d une salle d attente. Le bâtiment hébergement s élève sur quatre niveaux : o Le sous-sol est dédié aux services logistiques : cuisine, entretien et lingerie. o Le rez-de-chaussée : réfectoire, salle commune, terrasse, salle des externes, bibliothèque, salles d esthétique, massage et relaxation et salles d activités artistiques. o L Unité 1 au 1 er étage : 15 chambres, infirmerie, salle à manger et salles d activités. o L unité 2 au 2 ème étage : 17 chambres, infirmerie, salle à manger et salon. Le bâtiment administratif se compose : o Le rez-de-chaussée : salle des éducateurs, salle du personnel, salle informatique, salle d activités artistiques, salle polyvalente, salle de jeux, bureau de la psychologue. 13
o Le 1 er étage : bureaux administratifs (direction, chef de service éducatif et responsable sécurité) salle de réunion. Le parc boisé du foyer s organise autour d un sentier sur lequel les résidents peuvent se promener. Des tables sont installées pour profiter des beaux jours et organiser des activités ou les repas. Au fond du parc, le jardin du foyer, entretenu par les résidents, avec plusieurs rangées de légumes et plantes. 14
3. UN ACCOMPAGNEMENT ADAPTE AUX BESOINS DE CHAQUE RESIDENT 3.1. DES OUTILS ADAPTES ET PERSONNALISES 3.1.1. Le Projet d Accompagnement Personnalisé Le Projet d Accompagnement Personnalisé, le PAP, est l outil indispensable de l accompagnement du résident au sein du foyer, vers une meilleure autonomie et un développement favorable. Il a pour but d analyser les éléments les plus représentatifs du résident, de formuler des hypothèses et de définir des objectifs de développement adaptés aux besoins et attentes du résident et les moyens d y parvenir. La participation du résident à l élaboration de son PAP est centrale. Il est donc nécessaire de bien connaître le résident. Cette construction suit plusieurs étapes : La collecte des données préalables o Le parcours de vie : analyse linéaire depuis la naissance des événements personnels et familiaux, ainsi que le parcours institutionnel. o Le génogramme : analyse de l arbre généalogique incluant 4 générations (grands parents, parents, résidents et fratrie, et les enfants et neveux). o Diagnostic psychopathologique préparé par la psychologue et/ou par le psychiatre traitant. o Données médicales partagées préparées par l infirmière et/ou par le médecin traitant. La fiche d observation. élaborée sur la base de différents critères, tels que le lever et coucher, la prise des repas, la toilette, l habillage, le comportement dans les activités, les sorties. Cette fiche permet d évaluer l autonomie et les aptitudes du résident dans les moments clés de la journée. Le renseignement du Référentiel d Observation des Compétences Sociales (ROCS) qui fait état d une évaluation du résident sur 5 dimensions composées de différents critères : o Vie quotidienne : les besoins fondamentaux et les actes de la vie quotidienne o Vie sociale : la communication et l interaction avec l environnement o Vie affective : le rapport à l autre, famille et amis et la gestion des émotions o Relation au corps et à la santé : la santé, l hygiène et l alimentation o Capacité d action et affirmation de soi : la capacité à élaborer des stratégies d'action, se projeter et faire des choix Afin de visualiser au mieux les compétences sociales et le niveau d autonomie du résident, un graphique en étoile est complété par dimension. L analyse individuelle du ROCS complété. Elle met en avant 3 éléments qui illustrent et étayent l évaluation du résident : o Observation factuelle qui décrit des faits concrets caractéristiques du résident o Interprétations et hypothèses qui pourraient expliquer ces faits o Diagnostic éducatif qui évalue ce qui doit être ou non travaillé par l équipe éducative 15
La fiche d action. Une fois l analyse du résident réalisée, il convient de définir son projet : o Les objectifs fixent les buts que le résident et l établissement se donnent, afin d offrir un accompagnement optimal o Les actions à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs (activités, moyens, délais) La validation en équipe pluridisciplinaire composée de membres de l équipe éducative, logistique, paramédicale et de la direction. Elle donne lieu à une discussion sur les analyses et les actions décrites précédemment. Au 1 er juillet 2012, 20 PAP ont été élaborés et validés par l équipe pluridisciplinaire. La présentation du PAP au résident qui s engage avec le foyer à respecter les objectifs et les actions, et la présentation à la famille et au tuteur afin d affiner les objectifs prédéfinis, les impliquer dans le projet en évitant le clivage entre vie institutionnelle et vie familiale. La mise en œuvre opérationnelle du PAP est assurée par le référent, en étroite collaboration avec le coordinateur de projets. Un point régulier est effectué par le chef de service éducatif sur l avancement des PAP. Les PAP sont diffusés à l équipe éducative, sous forme de cahiers/classeurs dans lesquels seront consignés une synthèse des PAP de chaque résident incluant le diagnostic éducatif et les fiches actions. Le suivi et la révision du PAP. Le PAP n est pas figé et reste donc modulable au gré des évolutions des besoins et des attentes du résident. Le PAP est suivi en continu par le référent qui peut l adapter après évaluation en équipe éducative. Tous les 2 ans, le PAP est révisé afin de définir de nouveaux objectifs et modifier l accompagnement. 3.1.2. Le référent Chaque éducateur (sauf les éducateurs spécialisés et l éducateur sportif) assure la référence de plusieurs résidents, dès leur entrée dans le foyer de vie. Leur rôle est d assurer un accompagnement, un suivi particulier et adapté à la personne concernant : Le PAP, en participant activement à l élaboration, à la mise en place et au suivi du PAP : identification des attentes et demandes du résident, collecte des données préalables, renseignement du ROCS, élaboration, fiches d observation et d action, suivi et révision. La gestion de l emploi du temps des activités. Sur la base du PAP, le référent définit avec le résident l emploi du temps et les activités à suivre pour atteindre les objectifs définis. La gestion de ses besoins élémentaires : hygiène, esthétique, vêtements, soins, argent de poche, vacances, achats, aménagement de la chambre, etc. Le référent veille donc à la sécurité et au confort du résident, ainsi qu à son bien être. 16
La communication. Le référent est en relation directe avec la famille ou le tuteur. Il est chargé de recueillir, de tenir à jour régulièrement et de transmettre toutes les informations aux personnes concernées (famille, tuteur, équipe éducative, infirmière, etc.). Le référent est donc l interlocuteur privilégié du résident pour échanger et faire le point sur son vécu au quotidien et sur son PAP. Pour cela, un entretien trimestriel est organisé avec le résident. La désignation du référent se fait en réunion d équipe pour une durée maximale de 3 ans. 3.1.3. La coordination de projets Cette fonction, assurée par des Educateurs Spécialisés, est créée en vue d optimiser et de recentrer le travail des équipes éducatives de chaque unité du foyer, de structurer et de garantir la continuité des actions dans le temps. Le coordinateur n est pas détaché du terrain. Les responsabilités qui lui sont confiées ne relèvent pas d une autorité hiérarchique auprès de l équipe, mais d une autorité de compétences techniques qu il a acquises de par sa fonction et sa formation. Sa fonction est d assurer : L animation de la vie au quotidien de l unité en veillant au suivi et à la cohérence des interventions de l équipe éducative et en coordonnant les actions avec le reste de l équipe pluridisciplinaire. Le suivi de l élaboration et de la mise en œuvre des PAP en partenariat avec les référents, et si besoin, avec d autres membres de l équipe pluridisciplinaire. La rédaction et la transmission des écrits professionnels tels que synthèses, comptes-rendus, rapport d activités. 3.1.4. L emploi du temps des activités En fonction des objectifs du PAP, le référent et le résident définissent ensemble les moyens de les atteindre, en élaborant le planning des activités. Celui-ci doit présenter un équilibre entre les besoins identifiés, les attentes, les goûts du résident, et ses aptitudes. L emploi du temps ainsi élaboré est validé par le chef de service éducatif et est affiché dans la chambre du résident interne, à l aide de logos et de pictogrammes. Il peut être adapté selon les besoins des résidents et les évolutions du PAP. 17
3.2. UN ACCOMPAGNEMENT INTEGRAL CENTRE SUR LA PERSONNE 3.2.1. Les ateliers Les ateliers ont pour but : o D apporter au résident un moment de bien-être et de loisir, o De développer sa confiance en soi et en l autre, o De l aider à identifier ses aptitudes et potentialités, o De maintenir et développer ses acquis et o De favoriser son intégration sociale. Ils fonctionnent tous les jours de la semaine, en dehors des vacances, selon un emploi du temps précis sur deux plages horaires : 10h-12h et 14h-16h. Ils sont animés par l ensemble de l équipe éducative, avec le concours de l ensemble de l équipe du foyer. Les ateliers sont divisés en 6 groupes : o Les activités artistiques sollicitent l agilité et la dextérité de la motricité manuelle fine et corporelle et favorisent la coordination, la concentration et l expression d un vécu affectif et personnel. Les différents ateliers mis en place sont : art plastique, mosaïque, bois flotté, théâtre, peinture, musique, chant, percussion, mains agiles, couture. o Les activités de connaissance et culturelles visent à développer les savoirs culturels et technologiques, à éveiller la curiosité des résidents : programmation culturelle et festive, vivre ensemble, informatique, bibliothèque, écriture et vidéo. o Le groupe d utilité sociale et écocitoyenneté cherche à développer la citoyenneté des résidents et leur esprit de solidarité et d entraide, afin d accroitre leur socialisation et leur sentiment de normalisation : nettoyage de plage, actions sociales et humanitaires, protection des animaux. o Les activités sportives et de bien-être permettent de développer la mobilité dans l espace, la coordination, la motricité et l estime de soi. Chaque activité est adaptée aux besoins et possibilités de chacun des résidents. Le sport collectif est aussi un vecteur d intégration grâce à la participation régulière des résidents à des rencontres sportives avec d autres foyers de vie. Les activités proposées sont équitation, marche, basket, pétanque, piscine, foot, relaxation, gym, vélo, promenade, esthétique, massage, motricité. o Les activités résidentielles favorisent le sentiment d appartenance, la participation à la vie quotidienne du foyer et l intégration sociale : vivre ensemble, cuisine, préparation des anniversaires et fêtes, shopping, marché, mise de table, entretien des chambres et des locaux. o Les activités d amélioration du cadre de vie ont pour objectifs d optimiser les conditions matérielles d accueil du foyer : jardin, décoration, photo, bricolage. 18
Cette liste d activités n est pas limitative et peut évoluer en fonction des besoins et attentes des résidents. L Association Mesples Aventures L association créée en 2004, par des membres de l équipe du foyer et des résidents, cherche à favoriser au maximum l évolution et l insertion des résidents dans l environnement social, en rendant possible leur participation effective à la vie de l association et à l animation réalisée au sein du foyer. L association a pour objectifs : Faire pratiquer les activités physiques et sportives proposées par la Fédération Française du Sport Adapté aux résidents Favoriser des temps de rencontres avec d autres adultes vivants en foyers de vie Développer les sorties culturelles ou artistiques Les projets mis en œuvre sont par exemple la participation aux championnats de France de football et basket. Afin de financer ces projets, l association et le foyer organisent des événements festifs, culturels et sportifs. Les partenariats Il existe trois types de partenariat : o Le partenariat éducatif propose une prestation éducative dont le contenu répond aux besoins des résidents et a pour objectif de les amener à vivre dans l environnement de l établissement : Aygueblue, céramique de Bidache, bibliothèque d Anglet, équitation, sport adapté, etc. o Le partenariat à visée citoyenne permet aux résidents d exprimer et d exploiter leur expression citoyenne. De bénéficiaires de la solidarité, ces activités les mettent en situation d acteurs de celle-ci, et contribuent à nourrir leur sentiment d utilité sociale : Aima (commerce solidaire et actions humanitaires), Emmaüs (action sociale), chenil SPA, nettoyage des plages (Surfrider Foundation). o Le partenariat individualisé permet de proposer un accompagnement hors institution spécifique et adapté au cas par cas : cheval bleu, club de gym d Urt, etc. Les fêtes de Bayonne Chaque année, depuis près d une décennie, la peña Ezin Aseak nous ouvre ses portes le jeudi des fêtes de Bayonne. C est l occasion pour les résidents de vêtir leur tenue de festayres, de vivre pleinement ces fêtes légendaires et de participer au réveil du roi Léon. La journée se prolonge autour d un repas festif ponctué de chants basques et au son des bandas. 19
3.2.2. L accompagnement au quotidien L équipe éducative accompagne les résidents internes pour les actes du quotidien, pendant les temps libres à partir de 16h, heure de fin des ateliers, et le week-end (sorties, achats et jeux). Cet accompagnement vise deux objectifs : Créer les conditions pout répondre de manière adaptée aux besoins physiologiques de la personne : o Garantir soit l accompagnement, soit la prise en charge, selon le niveau d autonomie, dans l ensemble des actes du quotidien. Il s agit de pallier les insuffisances d autonomie afin de maintenir et développer les capacités par des apprentissages quotidiens (hygiène corporelle et vestimentaire, repas et rangement des chambres) o Veiller à utiliser la parole chaque fois que nécessaire afin d expliquer les gestes d accompagnement. Créer les conditions pour favoriser le développement et le respect de l identité de la personne : o Stimuler, encourager et faire respecter les choix personnels des résidents concernant l aménagement de leur chambre (achats mobiliers, décoration et matériel audiovisuel) o Participer et veiller au développement d une image valorisante par des soins corporels, esthétiques et vestimentaires. o Accompagner les résidents dans leurs sorties et ballades lors des temps libre et les week-ends selon leurs capacités en favorisant leur autonomie (sortie en autonomie ou accompagnée). L argent de poche Le résident prend en charge ses soins médicaux, ses vêtements, son linge, l ameublement et la décoration de sa chambre, ses produits de toilettes, ses loisirs et vacances. L établissement, dans un souci de promouvoir l autonomie des résidents et de faire face aux dépenses mentionnées, demande aux familles et aux tuteurs de verser mensuellement de l argent de poche aux résidents, dont le montant peut osciller entre 20 et 80 euros. L équipe éducative aide le résident à gérer son argent de poche et veille à l opportunité des achats. Le chef de service éducatif réalise le suivi de l argent de poche et met à disposition des résidents, familles et tuteurs qui le souhaitent une synthèse des dépenses du résident, ainsi que les factures. Dans le but de favoriser toujours plus l autonomie et la responsabilisation des résidents, le foyer travaille avec les familles et tuteurs sur le développement des cartes de retrait. 20
3.2.3. La dimension thérapeutique et médicale Le suivi psychologique Le psychologue du foyer qui accompagne les résidents tout au long de leur parcours institutionnel a pour rôle : o De réaliser des entretiens individuels ou en petits groupes, soit dans le cadre d un suivi psychologique régulier, soit ponctuellement, lorsqu un résident se trouve face à une difficulté ou à un besoin d exprimer un vécu et des émotions. Ces entretiens permettent d offrir un lieu de réflexion sur soi-même et sur les autres. o De participer à l élaboration des PAP, en collaboration avec le référent et l équipe éducative, en apportant un éclairage clinique et individualisé. Le suivi sanitaire et médical Il existe plusieurs options concernant ce suivi : o La famille gère intégralement ce suivi et assure le renouvellement des traitements o L établissement assure cet accompagnement o Le suivi se réalise conjointement Au sein du foyer, une infirmière assure un suivi régulier de l état de santé des résidents (soins divers, suivi du poids, prises de sang), la préparation et la gestion des piluliers et des rendez-vous médicaux. Elle est épaulée par deux aides soignantes. Elle est l interlocutrice privilégiée avec les praticiens (médecins généralistes, spécialistes, psychiatres) et les familles qu elle informe des modifications éventuelles de traitement et des problèmes de santé des résidents. Le partenariat avec le secteur médico-psychologique Ce partenariat est nécessaire afin de trouver des solutions adaptées aux problèmes que peuvent rencontrer certains résidents, et leur permettre de bénéficier d un suivi thérapeutique hors de l établissement. Le foyer travaille notamment en partenariat avec le Centre d'accueil Thérapeutique à Temps Partiel (CATTP) de Bayonne qui accueille plusieurs fois par semaine des résidents pour des ateliers et des entretiens. Un médecin psychiatre réalise aussi un suivi régulier des résidents. 21
3.2.4. Les séjours à l extérieur Les week-ends. Le week-end est l occasion pour une partie des résidents de retrouver leur famille. Pour ceux qui restent au foyer, l accent est mis sur le repos et la détente. Les ateliers sont interrompus le samedi et le dimanche, et diverses animations peuvent être proposées : promenades en ville, cuisine, cinémas, restaurants, visites culturelles, etc. Les vacances. Les résidents disposent de jours de vacances. Pour ceux qui ne peuvent pas retrouver leurs proches ou pour ceux qui en font la demande, des séjours de vacances spécialisés et adaptés sont proposés. Ils permettent aux résidents de renforcer leur individualité par rapport à l institution et à leur famille, et leur socialisation grâce à la rencontre avec de nouvelles personnes. Les séjours de vacances. Le foyer organise chaque année plusieurs séjours d une durée maximale de 5 jours afin que les résidents puissent quitter leur environnement habituel et vivre d une autre façon avec l équipe du foyer. Ces séjours sont aussi l occasion pour les résidents les plus isolés, ou qui n ont pas les moyens financiers de partir en séjours spécialisés, de rompre avec le rythme institutionnel, de vivre quelques jours de vacances et de découvrir un autre milieu (mer, montagne, campagne, etc.). Des séjours sont aussi organisés dans le cadre de certains ateliers menés toute l année (randonnée, championnats de football et basketball, théâtre, etc.) Les stages. Selon les objectifs de leur PAP, certains résidents peuvent être amenés à réaliser des stages dans d autres établissements médico-sociaux afin de découvrir et vérifier leurs aptitudes et leur capacité d adaptation. Ces stages ont généralement lieu dans 3 types de structures : o Etablissement et Services d Aide par le Travail (ESAT) afin de découvrir le monde du travail. o Foyer d Accueil Médicalisé lorsqu une réorientation dans ce genre de structure est préconisée. o Foyer de vie afin de connaître une nouvelle structure dans le cadre de l accueil temporaire en vue d une possible admission. Les séjours de rupture. Ces séjours permettent de rompre avec un mode de vie et des habitudes parfois contraignantes du fait de la vie en collectivité. Ainsi, le résident peut être accueilli dans un autre établissement pendant une période déterminée, et a l opportunité de vivre une expérience de découverte de nouvelles personnes et d un autre accompagnement. Ils sont aussi un moyen de lutter, en partie, contre le sentiment d isolement affectif, et de prévenir les troubles de la conduite et du comportement de certains résidents. Ces séjours se réalisent en partenariat avec d autres foyers de vie de la région, et donnent lieu souvent à un échange de résidents le temps de quelques jours. 22
3.3. UN ACCOMPAGNEMENT A LA VIE SOCIALE 3.3.1. La participation des résidents Les réunions d unités sont organisées dans chaque unité une fois par mois avec les résidents et animées par l équipe éducative. Ces réunions sont un lieu d expression au cours desquelles différents thèmes et sujets peuvent être abordés de façon spontanée par chacun des résidents (programme, ateliers, vie de l unité, sorties, projets, etc.). Elles sont aussi un espace de rappel des règles de vie du foyer et de la nécessaire implication des résidents dans la vie institutionnelle. Le but de ces réunions est d apprendre à s exprimer, à écouter l autre, à échanger, à proposer et à construire ensemble, dans un souci d amélioration et de prise en compte des souhaits de chacun. Le Conseil de la Vie Sociale (CVS) regroupe les représentants élus des acteurs impliqués au sein du foyer. Il est composé de : o 4 représentants des résidents (dont un qui assure la présidence), o 2 des familles (dont le vice-président), o 2 de l équipe éducative et o 1 administrateur de l association Les PEP 64. Il se réunit au moins 3 fois par an en présence de la direction du foyer et avec l assistance technique de la secrétaire. Il est consulté et donne son avis sur le fonctionnement et l organisation de l établissement. Le CVS est régi par un règlement intérieur. Un atelier préparatoire au CVS est organisé en amont avec un éducateur, les représentants élus des résidents et des résidents invités, afin de définir l ordre du jour et les questions qui animeront la séance. Un compte-rendu de chaque session du CVS est ensuite rédigé et communiqué aux participants et à l ensemble des résidents, des familles et des salariés. La boîte à idées est mise à disposition des résidents pour soumettre des propositions et des observations concernant la vie du foyer. La relève est réalisée par la direction et les idées sont communiquées au CVS. Les micro responsabilités sont attribuées à chaque résident selon ses capacités et sa disponibilité. L objectif est de faire participer activement les résidents à la vie du foyer de façon responsable, de renforcer leur estime de soi. Il peut s agir par exemple de l achat du café ou de la distribution du courrier. Ces micro responsabilités, définies et validées par le résident, sont inscrites dans son PAP. 23
3.3.2. La communication et l information Au-delà des réunions d unités et des temps de rencontre et d échange entre référents et résidents, la communication et l information auprès des résidents se réalise par : Les panneaux d affichage installés dans l entrée du bâtiment d hébergement et dans les deux unités. Les résidents peuvent y trouver les menus de la semaine, un rappel des règles de vie, les sorties et activités prévues, les prochaines réunions d unités, les souvenirs photographiques des activités précédentes, etc. Le journal des résidents préparé chaque trimestre par les résidents et les membres du CVS. Il informe l ensemble des résidents sur les activités et le fonctionnement du foyer. Ces supports écrits sont adaptés grâce à l utilisation de pictogrammes et de dessins. 3.3.3. La vie en collectivité Le règlement de fonctionnement a pour but de définir et de garantir les droits et les libertés des usagers, leurs obligations envers l établissement, les autres usagers et l équipe pluridisciplinaire. Le Conseil de la Vie Sociale a élaboré en 2005, un règlement de fonctionnement adapté, illustré logos et pictogrammes, qui est remis à chaque résident lors de son admission. Un format audio existe aussi depuis 2012. De plus, résidents et équipe de chaque unité peuvent définir des règles spécifiques qui régissent la vie en collectivité. Ces règles dont validées par le chef de service éducatif. Transgression des règles de vie. Il ne saurait y avoir des règles de vie sans que ne soit abordée la question de leur non-respect et la réponse à y apporter. Lors d un passage à l acte, une réflexion doit être menée par l équipe afin de comprendre le contexte et les raisons qui ont poussé le résident à transgresser une règle. Il s agit donc dans un premier temps d accompagner le résident à prendre la mesure de son acte et d en saisir la gravité. Dans un deuxième temps, une réparation ou une sanction est envisageable afin de souligner l importance du respect d autrui et des règles établies. La réponse apportée doit être adaptée et proportionnelles à la gravité de l acte afin de permettre au résident de comprendre et d intégrer la relation entre acte et réponse, et de servir de prévention face au risque de répétition de l acte. Trois niveaux de régulation des transgressions selon la gravité des actes sont définis : o L équipe éducative : passages à l acte à caractère exceptionnel et conséquences légères ; o Le chef de service éducatif : passages à l acte fréquents et provoquant un disfonctionnement du service ; o Le directeur pour les passages à l acte dangereux ou graves. 24
Face à ces transgressions, il peut être fait appel à l éclairage de la psychologue, et la famille du résident peut être convoquée pour trouver une réponse conjointe. La vie affective. Le foyer a la volonté de s inscrire dans un environnement affectif stimulant, rassurant, et dans une démarche de développement de la personne et de sa vie sociale. Ce développement ne saurait s exprimer sans que la vie affective du résident ne soit prise en compte. La mise en place d une réponse éducative adaptée est nécessaire du fait de : o La méconnaissance des résidents concernant leur corps et son fonctionnement, o Leurs difficultés à parler de sexe, y compris en cas de maladie, o Des comportements sociaux peu adaptés (toucher, embrasser, s exhiber), o La confusion entre vie amoureuse et quête affective entraînant des relations houleuses et irrégulières entre résidents, et o La non maîtrise des désirs et pulsions pouvant entraîner des abus, Cette réponse se traduit par l institution d un atelier de vie affective qui travaille d une part sur la différenciation entre les diverses affectivités (amour parental, amour conjugal, amitié, copinage, tendresse, possession, etc.), et d autre part sur la socialisation de la vie affective centrée sur l écoute, le dialogue, le consentement et le respect. Certains résidents ont une vie affective et sexuelle de couple. Dans ce cas, un protocole d évaluation du consentement mutuel éclairé est instauré afin de s assurer qu ils vivent une relation garantissant leur dignité et leur libre arbitre. Des entretiens sont effectués avec chacun des résidents afin de : o Comprendre la nature précise de leur demande (maternage, sensualité et sexualité), o Evaluer leur connaissance concernant l anatomie de son corps et celle de son partenaire o Expliquer les modalités contraceptives à leur disposition, o Définir les lieux et moments de cette vie de couple. Si les demandes sont divergentes, la relation n est pas validée par l équipe et peut donner lieu, si besoin est, à la mise en place de mesures de vigilance ou de protection. L approche de la mort. Tous les résidents sont confrontés un jour ou l autre, au décès d un proche (famille ou résident). Il est nécessaire de les accompagner, individuellement et collectivement, dans une réflexion sur le deuil, la perte et l angoisse. Parler de la mort, des questions et des peurs qu elle suscite, permet de se libérer d une angoisse et d une tentation de fuite. Ainsi, cet accompagnement auprès des résidents se réalise au travers d espaces de paroles et d expression organisés par l équipe éducative et d entretiens individuels et collectifs menés par la psychologue. 25
4. LE PARTENARIAT AVEC LES FAMILLES ET LES TUTEURS Maintenir les liens avec les familles est essentiel pour le bon équilibre de la personne accueillie. En effet, la famille joue un rôle primordial dans la formation de sa personnalité, dans sa socialisation, et lui permet de construire ses schémas de valeurs, d appréhender les relations humaines, et d acquérir des apprentissages. Les tuteurs institutionnels interviennent principalement lorsque les résidents n ont plus de famille ou de liens familiaux. Ils constituent souvent le seul lien avec l extérieur et la seule assurance que quelqu un est là juste pour eux. L accompagnement proposé aux résidents se réalise donc en étroite collaboration avec leur famille ou leur représentant légal, afin d assurer sa cohérence et sa continuité. Cette collaboration se manifeste principalement par leur participation au processus d élaboration du Projet d Accompagnement Personnalisé, puis par des rencontres avec l établissement qui sont organisées tous les 6 mois (juin et décembre), et qui ont pour but de les informer sur les évolutions du foyer et d échanger sur des thématiques particulières. De plus le foyer de vie assure aux familles ou représentants légaux : o Une écoute sur des problématiques liées aux résidents o Un accompagnement dans leurs démarches administratives o Un accès aux informations sur le foyer via son site internet o La communication des comptes rendus des réunions du CVS et des rencontres avec les familles o Un dialogue concernant les achats, l argent de poche et l organisation des vacances, des sorties et des weekends. Le foyer de vie peut également proposer au résident une médiation avec son entourage, en cas de besoin. 26
5. UNE ORGANISATION CENTREE SUR L USAGER 5.1. L EQUIPE DU FOYER Equipe de Direction Equipe Educative Equipe Logistique et Administrative Résident Equipe Paramédicale Equipe de nuit En 2012, l équipe du foyer se compose de : L équipe éducative : 2 Educatrices Spécialisées, 1 Monitrice Educatrice, 9 Aides Médico Psychologique, 1 Animatrice Socioculturelle et 1 Educateur Sportif L équipe paramédicale : 1 Psychologue, 1 Infirmière, 2 Aides Soignantes L équipe de nuit : 4 Surveillants de nuit L équipe logistique : 2 Cuisiniers, 3 Maîtresses de maison, 2 Agents de maintenance, 1 chauffeur L équipe administrative : 1 Secrétaire et 1 Agent de prévention et sécurité L équipe de direction : 1 Directeur et 1 Chef de service éducatif 27
5.2. LE TRAVAIL EN EQUIPE 5.2.1. Réunions liées à l accompagnement des résidents Les réunions de régulation et d analyses des pratiques de l équipe éducative. Elles sont animées par le chef de service éducatif. Elles permettent aux équipes de se questionner sur leurs pratiques dans le but de proposer un accompagnement de qualité et adapté. Deux fois par mois, cette réunion est animée par une psychologue. Les réunions PAP permettent de valider en équipe pluridisciplinaire les Projets d Accompagnement Personnalisé préparés par les référents et les coordinateurs de projets. Elles donnent lieu à une réflexion sur les besoins des résidents et sur l adaptation de l accompagnement. Ces réunions ont lieu sur convocation du chef de service éducatif. Les réunions de synthèse ont pour but de définir la place de chaque résident dans la vie institutionnelle. Une réflexion est menée en équipe pluridisciplinaire sur les besoins et l évaluation du PAP. Elles permettent de recueillir les faits marquants, les évolutions dans sa vie familiale, affective et institutionnelle, afin d adapter l accompagnement éducatif et, si besoin, son PAP. Ces réunions sont convoquées par le chef de service éducatif et peuvent être ordinaires (suivi régulier des PAP) ou extraordinaires (survenance d un fait exceptionnel qui nécessite une réponse éducative rapide). 5.2.2. Réunions liées à l animation globale du foyer Les réunions du Conseil de la Vie Sociale sont composées des représentants des résidents, des familles et collaborateurs, de l administrateur et la direction, et traitent de questions liées au fonctionnement et à l organisation du foyer de vie. Ces réunions sont trimestrielles et sont convoquées par la direction. Les réunions institutionnelles représentent un temps de partage et d échange de l ensemble de l équipe pluridisciplinaire. Elles permettent d informer l équipe sur les directions prises par l établissement en termes d organisation, de fonctionnement et de perspectives. Elles se déroulent autour d un temps de travail et d un temps festif (repas, animations). Le foyer organise 2 réunions institutionnelles par an, de préférence en juin et décembre. Les réunions de direction ont lieu entre le directeur et le chef de service éducatif les jeudis afin de coordonner les actions du foyer. Une fois par mois la psychologue du foyer assiste à cette réunion, afin d échanger sur les pratiques de travail. Les réunions de coordination rassemblent l équipe de direction, les coordinatrices d unités, 1 référent des maîtresses de maison, 1 référent de la maintenance et l infirmière du foyer. Elles ont pour but de coordonner le fonctionnement et l organisation des unités de vies. Elles sont convoquées par le directeur ou le chef de service éducatif en fonction des besoins. 28
5.2.3. Réunions liées au fonctionnement quotidien du foyer de vie Les réunions des unités éducatives sont menées par les coordinatrices d unités le lundi de 14h à 15h. Les équipes se réunissent par unités et par quinzaine pour travailler sur l organisation et le fonctionnement de leur unité respective. L équipe d externat se réunit une fois par mois. Les réunions de sécurité ont lieu chaque premier lundi du mois de 9h à 10h entre la direction et le responsable sécurité et prévention afin de coordonner les actions sur la prévention, l hygiène et la sécurité. Les réunions du service des maîtresses de maison, permettent de faire un point sur l entretien des espaces privés et collectifs, le matériel et l équipement ainsi que le déroulement du petit déjeuner, et de coordonner les actions sur les différentes unités. Elles sont trimestrielles et sont convoquées par la direction. Les réunions du service cuisine, sont l occasion de faire un bilan du mois écoulé en termes budgétaire, d hygiène et d organisation. Elles se déroulent le premier lundi du mois de 15h30 à 16h. Les réunions de surveillance de nuit, entre la direction et les deux binômes de nuit, permettent de réajuster les procédures nocturnes (coucher, rondes, lever) et d évaluer le besoin en matériel de lingerie. Elles sont trimestrielles et sont convoquées par la direction. Les réunions du service entretien, ont lieu le premier mercredi du mois de 9h à 9h30, et ont pour objectifs de coordonner et planifier les travaux de rénovation et d aménagement du foyer et de réaliser un suivi du parc automobile. Les réunions du service paramédical concernent l infirmière, les aides soignantes et la direction. Elles traitent des questions liées à l organisation et au fonctionnement de l infirmerie et de la planification des actions de sensibilisation et des rendez-vous médicaux extérieurs. Elles ont lieu une fois par trimestre. Les réunions direction-délégués du personnel se déroulent tous les 3 èmes lundi du mois de 10h a 12h. 29
5.3. LES COMMISSIONS THEMATIQUES PLURIDISCIPLINAIRES Depuis janvier 2012, 4 commissions thématiques ont été instaurées et regroupent différents membres de l équipe pluridisciplinaire. Elles permettent de mener des réflexions conjointes et d assurer la participation de l ensemble de l équipe. Toutes les réunions de ces commissions font l objet d un compte-rendu disponible en salle de réunion. Il est à noter que la composition initiale des commissions a été définie par le Comité de Pilotage du projet d établissement, en fonction des souhaits exprimés par les collaborateurs et en respectant le principe de pluridisciplinarité des participants. Du fait de leur récente création, un réaménagement de leur fonctionnement et organisation (nombre et titularité des participants, fréquence des réunions, etc..) pourra être réalisé au cours de la période 2012-2016. Le Comité de Pilotage du Projet d Etablissement (COPIL-PE) est constitué en janvier 2012 afin d élaborer la méthodologie d actualisation du projet d établissement et d animer et suivre ce processus. Il est composé de 9 personnes : 2 coordinatrices de projets, 1 représentant des surveillants de nuits, 1 représentant du service logistique, 1 représentant du service administratif, l infirmière, la psychologue, le chef de service éducatif et le directeur. Son rôle est aujourd hui de réaliser un suivi du projet d établissement, et de le réactualiser si besoin. Un rapport sur l avancement du plan d action est diffusé à l ensemble de l équipe pluridisciplinaire et des familles ou tuteurs. Ce rapport fera l objet d une analyse par le Conseil de la Vie Sociale lors de la rencontre du premier trimestre de l année. Il se réunit une fois par an, en janvier. La Commission Architecturale mène une réflexion sur l adéquation des conditions matérielles d accueil aux normes et aux besoins, et sur l amélioration des lieux de vie et de travail. Elle prépare et suit les travaux de rénovation et d aménagements. Elle est composée en 2012 de 7 personnes dont 3 sont membres de droit (agent de prévention et de sécurité, référent de maintenance et direction). Un renouvellement de ses participants est prévu tous les 2 ans. Cette commission se réunit 4 fois par an le jeudi après-midi sur convocation de la direction. La Commission de Suivi de l Evaluation Interne a pour objectif la réappropriation de l évaluation interne, d en réaliser son suivi, d élaborer une démarche qualité au sein du foyer, et de préparer l évaluation interne prévue en 2013. Elle est composée en 2012 de 6 personnes et se réunit 3 fois par an le jeudi après-midi sur convocation de la direction. Un renouvellement de ses participants est prévu tous les 2 ans. La Commission de Suivi du Document Unique précise les risques professionnels, les moyens de prévention et participe à l actualisation annuelle du Document Unique. Elle a aussi pour objectif d intégrer au sein de l établissement la démarche associative PEP S sur la prévention des risques psychosociaux. 30
En accord avec les partenaires sociaux, cette réflexion sur les risques professionnels a été élargie à d autres membres de l équipe. Ainsi, la commission est composée en 2012 de 6 personnes dont 4 membres de droit : 2 représentants des délégués du personnel, 1 référent démarche PEP S et la direction. Le renouvellement se réalisera suite à la prochaine élection des représentants du personnel. 5.4. LA TRANSMISSION DES INFORMATIONS ET LA COMMUNICATION Les cahiers de transmissions permettent aux informations de circuler et d être accessibles : o Les cahiers d infirmerie de chaque unité dans lesquels sont consignées les informations liées à l état de santé des résidents o Le cahier éducatif sur lequel sont notées toutes les données liées à l accompagnement éducatif o Le cahier de nuit tenu par les surveillants de nuits qui relate les événements nocturnes L affichage des informations liées à l organisation et au fonctionnement du foyer de vie est mis en place dans de la salle du personnel. Les informations relatives à l accompagnement au quotidien ou à la santé des résidents sont disponibles dans les infirmeries. Les ECHOS est le journal mensuel d informations du foyer qui communique sur les mouvements des résidents (stages, vacances, accueil temporaire, etc.) et des membres de l équipe, sur les activités du mois précédent et celle du mois à venir, et sur toutes informations qui ont trait à l organisation et au fonctionnement du foyer. Il est remis à chaque membre de l équipe, et est disponible sur le réseau informatique, et en format papier dans la salle de réunion. Les comptes rendus des différentes réunions sont disponibles en salle de réunion, sous forme de cahiers ou de classeurs. Une base documentaire sur les informations administratives et éducatives des résidents, est en cours d élaboration sur le réseau informatique interne. 31
5.5. LA DEMARCHE QUALITE Au niveau associatif, la qualité se traduit par le fait de permettre à chaque personne accueillie de prendre sa place dans la société en optimisant ses potentialités, pour atteindre l objectif qui est l épanouissement de la personne. Pour cela, l accompagnement doit se réaliser autour d un projet personnalisé évolutif, en fonction des évolutions des besoins. Ainsi, l action du foyer doit être sans cesse remise en cause et s inscrire dans une dynamique d amélioration permanente. Dès 2006, le foyer de vie s est engagé dans l évaluation interne en s appuyant sur un référentiel associatif composé de 5 axes : o Axe 1 : Projet d établissement o Axe 2 : Elaboration et mise en œuvre du projet individualisé o Axe 3 : Travail avec les familles o Axe 4 : Ressources humaines et organisation au travail o Axe 5 : Conditions matérielles de l accueil Cette évaluation interne fait l objet d un suivi par la Commission de Suivi de l Evaluation Interne. Le processus de réactualisation du projet d établissement s est inscrit dans cette démarche évaluative o D une part, en analysant les pratiques professionnelles et les évolutions du foyer, et o D autre part, en identifiant les besoins des résidents et des familles grâce à des questionnaires préparés par le Conseil de la Vie Sociale. Sur la base de ces questionnaires, une évaluation sera réalisée annuellement pour un ajustement de l accompagnement et du fonctionnement du foyer. Enfin, en 2013, le foyer de vie mettra en place l évaluation externe définie par la loi n 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l action sociale et médico-sociale. Elle sera réalisée par un organisme habilité par l Agence nationale de l évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médicosociaux (ANESM). Elle portera sur les activités et la qualité de l accompagnement, en mettant en avant, la pertinence, l impact et la cohérence des actions déployées au regard des missions imparties et des besoins et attentes de la population accueillie. 32
6. LES DEFIS DU FOYER DE VIE Le Comité de Pilotage du projet d établissement a défini trois grandes priorités pour la période 2012-2016 auxquelles viennent se rajouter d autres défis: o Le vieillissement de la population, o La diversification des modalités d accueil, et o L amélioration de la communication interne,. 6.1. LE VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION La moyenne d'âge des résidents est aujourd'hui de 39 ans (contre 30 ans en 2005). Les résidents de plus de 45 ans représentent 15% de l'ensemble des personnes accueillies (30% d'ici 5 ans). Lorsque l'autonomie des résidents n'est plus compatible avec l'accompagnement en Foyer de Vie, l'orientation en EPHAD est inéluctable. Or, ces structures ne sont pas toujours adaptées pour accueillir des personnes handicapées. Dès lors, la prise en compte du vieillissement dans l accompagnement nécessite des réflexions et actions à plusieurs niveaux. Le vieillissement se traduit par des modifications dans les aptitudes et les comportements, et, au niveau corporel, par une évolution de l image de soi et du rapport au corps. Ce changement peut nécessiter un accompagnement particulier afin que le résident puisse vivre et accepter ce vieillissement comme un processus naturel de vie. Ensuite, ce phénomène s accompagne d une perte d autonomie progressive du résident dans l exécution des actes de la vie quotidienne et dans la mobilité, qui mettent en exergue le besoin d adapter à la fois l accompagnement et les conditions matérielles d accueil. 6.1.1. L accompagnement éducatif Les modalités de l accompagnement doivent être repensées afin de respecter le rythme de vie plus lent des résidents vieillissants, en évitant le risque de les isoler des autres résidents. Le besoin de calme et de repos ne doit pas provoquer un retrait du monde environnant. De nouvelles actions et activités doivent être définies afin d adapter l accompagnement aux intérêts et besoins, de développer la stimulation sensorielle et émotionnelle (ateliers de mémoire, cuisine, écriture et lecture, relaxation, musique, chant) et la stimulation psychomotrice (gym douce, marche). Cette évolution implique aussi une prise en charge accrue dans l accompagnement du quotidien (lever, toilette, repas), et de privilégier des activités extérieures afin de maintenir une perception de soi intégrée et un contact socialisant, comme la participation à des clubs ou des vacances en cure thermale. 33
6.1.2. Le suivi médical et psychologique Avec l avancement dans l âge, le médical prend une place importante dans l accompagnement, et exige de faire face à la dégradation des capacités physiques et de répondre à la nécessaire prévention des détériorations. Les modifications physiques inhérentes au vieillissement, la perte d autonomie, l approche de la mort, ainsi que l évolution de son entourage (perte de proches et isolement) peuvent être vécues difficilement par le résident, ce qui se traduit par un besoin accru de soutien psychologique. 6.1.3. Les conditions matérielles d accueil Les besoins des personnes handicapées vieillissantes obligent le foyer de vie à adapter les conditions matérielles d'accueil: o Accessibilité et de mise en conformité aux normes. Tout d'abord les chambres et les salles bains doivent être équipées et réaménagées afin de faciliter les gestes du quotidien (douche italienne, lit médicalisé, fauteuil, barres de support). Ensuite, l'ensemble des espaces collectifs doit répondre aux mêmes exigences. o Confort et de bien-être. De nouvelles salles d'activités doivent se créer ou être réaménagées: espace esthétique et soins corporels, salle de gymnastique douce, salle artistique, cuisine pédagogique, salle de relaxation. Un système de climatisation est installée pour assurer le confort et la sécurité des ces résidents conformément au plan bleu. 6.1.4. Les perspectives La question du vieillissement est devenue un véritable défi pour le foyer et pour l association qui nécessite des solutions au cours des prochaines années. Le foyer a entrepris depuis 3 ans la rénovation progressive des conditions matérielles d accueil (chambres, salles de bains, espaces collectifs) afin de se mettre en conformité avec les normes d accessibilité assurant la libre circulation des personnes à mobilité réduite. Un travail est réalisé sur l adaptation de l accompagnement, des activités et des rythmes de vie, au travers des Projets d Accompagnement Personnalisé. Une formation de l équipe pluridisciplinaire est prévue en 2013 afin d appréhender cette problématique, de renforcer les compétences et connaissances, et mieux définir des projets innovants pour faire face à cette réalité. A ce jour, le vieillissement est appréhendé principalement de manière administrative par des réorientations vers d autres établissements médico-sociaux, EPHAD ou Foyers d Accueil Médicalisé (FAM). Cependant, ces structures ne sont pas toujours adaptées à l accueil de personnes en situation de 34
handicap psychique ou mental (EPHAD) et ne sont pas suffisantes en termes de capacité d accueil pour faire face à la demande présente et future (FAM). Une réflexion associative et un travail en collaboration avec d autres structures existantes et les partenaires (Conseil Général, ARS) sont donc à développer au cours des prochaines années afin de se positionner sur la prise en charge des personnes vieillissantes en situation de handicap psychique et mental et sur la place de l association sur l accompagnement des usagers tout au long de leur vie. 6.2. LA COHABITATION HANDICAP PSYCHIQUE ET HANDICAP MENTAL Le foyer accueille actuellement un public hétérogène, ce qui se traduit par des attentes et des besoins extrêmement variés et des expressions de ceux-ci parfois difficiles à concilier. Le développement de l accueil de résidents en situation de handicap psychique, suite à la Loi du 11 février 2005, a modifié les modalités de l accompagnement. En effet, le handicap psychologique peut se traduire par des troubles de la pensée (idées obsessionnelles, fuite ou incohérence des idées, délires), de la perception (hallucination, déréalisation), de la communication ou du langage, du comportement (agressivité, agitation, phobies, rites obsessionnels), de l humeur (dépression, excitation), de la vie émotionnelle et affective (anxiété, angoisse, indifférence ) ou encore la perte des repères spatio-temporels. Ces déficiences génèrent des incapacités qui peuvent rendre difficile, voire impossible, l inscription dans une vie sociale, et mettre en péril l équilibre du foyer de vie, et la cohabitation avec les résidents en situation de handicap mental. Dès lors une réflexion est nécessaire pour intégrer socialement ces résidents et leur offrir un accompagnement le plus adapté pour leur qualité de vie et le développement de leurs acquis. 6.2.1. L importance accrue du suivi psychologique et psychiatrique L évolution de la population accueillie au sein du foyer de vie positionne la psychologue au centre de l intervention. En effet, par la mise en place d un suivi psychologique régulier auprès des résidents, elle permet dans un premier temps d appréhender la pathologie, et dans un deuxième, lors des réunions de synthèse, de donner les clefs à l équipe éducative pour adapter l accompagnement. Cette évolution implique aussi le développement du partenariat avec le secteur psychiatrique (hôpitaux psychiatriques et médecins psychiatres traitants) afin de promouvoir une prise en charge médicale, en cas de besoin, que le foyer de vie ne peut offrir aux résidents. De la même manière, un travail de collaboration avec les foyers d accueil médicalisé de la région doit être entrepris pour faciliter l accueil et la prise en charge rapide en cas de réorientations de la MDPH. 35
6.2.2. Le renforcement des capacités de l équipe L équipe pluridisciplinaire est régulièrement confrontée à la méconnaissance de ces pathologies, de leurs caractéristiques cognitives et sociales, surtout lorsque celles-ci se traduisent par la violence, la provocation et la mise en danger de soi et d autrui. L importance d une réponse éducative homogène et cohérente doit se traduire par la formation de l ensemble de l équipe du foyer sur cette problématique, et par la mise en place de temps d analyses des pratiques professionnelles. 6.3. LA SOCIALISATION ET LA LUTTE CONTRE L ISOLEMENT La grande majorité des résidents continue à maintenir des liens avec leur famille. Cependant, en 2012, 7 résidents n ont plus de liens extérieurs et se trouvent isolés (abandon à la naissance, décès des parents, exclusion de la famille). Ce phénomène tend à s accentuer avec le vieillissement des résidents qui va de pair avec celui de leur entourage. Il existe ainsi un fort besoin de développer des activités sur l extérieur, au sein desquelles les résidents isolés pourront maintenir un lien social hors de l établissement. 6.3.1. Le lien avec l environnement local Le foyer est intégré à la commune d Urt et a tissé des liens forts avec les acteurs de la vie locale. Cependant ces liens doivent être renforcés afin de permettre aux résidents de participer activement à la vie locale. Cet objectif de promouvoir le lien avec l environnement local se traduit par un travail à cinq niveaux : o La participation aux activités organisées par la commune (fêtes du village, repas de quartier, forum des associations, etc.) o La recherche de bénévoles sur les communes d Urt et avoisinantes pour accompagner certaines activités (jardinage, arts plastiques, danse, etc.) o Le développement d activités individuelles et collectives des résidents au sein de clubs et d associations locales (sports, culture, arts, etc.). o La mise en place un Groupe d Utilité Sociale composé des résidents, qui réalisent des actions éco citoyennes en partenariat avec d autres associations. o L organisation par les résidents d activités au sein du foyer ouvertes sur l extérieur (vides greniers, festival, spectacles, etc.) 6.3.2. Le partenariat avec les autres foyers de vie et établissements su secteur médico-social Ce partenariat a pour but de promouvoir les échanges entre résidents de différents établissements permettant de développer des liens amicaux et sociaux. Ces échanges peuvent se réaliser par la mise en œuvre d activités conjointes (activités sportives, activités culturelles et festives) et par la possibilité de séjours à l extérieur (stages, séjours de rupture). 36
6.4. LA COMMUNICATION DES INFORMATIONS Le foyer de vie est ouvert 24h/24, 365 jours pas an. Le roulement du personnel de jour et de nuit et les cycles de travail rendent difficiles la transmission des informations. Il est donc nécessaire d identifier l ensemble des flux d informations existants au sein du foyer et de trouver des solutions afin qu ils soient à la fois centralisés et facilement accessibles pour l équipe. Une démarche de modernisation, prenant appui sur le développement des technologies informatiques, doit donc être mise en place pour améliorer les procédures et les outils de communication. Les chambres doivent devenir l espace privilégié d informations sociales et éducatives sur les résidents internes, ce qui permettra de faire face au roulement du personnel et de faciliter le travail des remplaçants. Ainsi, un panneau d affichage doit être constitué dans chaque chambre sur lequel figurera la fiche action PAP, planning, sorties, accompagnement au quotidien, etc. Ces informations seront adaptés avec des pictogrammes et des images et photos. 6.5. LES SYNERGIES AVEC LE FOYER DE VIE «LOU REY» DE SEVIGNACQ Dans le cadre du changement futur de gouvernance de l association Les PEP 64 et de la réorganisation autour de pôles, le rapprochement et la mise en place de synergies avec le foyer de vie de Sévignacq deviennent nécessaires afin de donner une cohérence associative à l accompagnement éducatif des adultes en situation de handicap mental et psychique. Ces synergies se situent à trois niveaux : o Les échanges entre résidents, dans le cadre de stages, séjours de rupture ou d activités. o Les échanges entre professionnels, grâce à une analyse conjointe des pratiques et des modalités d accompagnement, et à la possibilité de réaliser des temps de coupure au sein de l autre établissement qui permettront de lutter contre l usure professionnelle. o La réflexion et la formation sur les problématiques communes : tant du point de vue de la population accueillie (autisme, handicap psychique, vieillissement), que du point de vue organisationnel (démarche qualité, participation et communication). 6.6. L APPELLATION DU FOYER Le foyer de vie d Urt est le seul établissement d hébergement de l association Les PEP 64 qui ne dispose pas de nom. En accord avec le Président et le Directeur Général, une réflexion a été menée lors du processus d actualisation du projet d établissement auprès de l équipe pluridisciplinaire du foyer. Ainsi, dans le cadre du questionnaire d évaluation soumis en mars 2012 au personnel, il ressort que la majorité des noms proposés pour le foyer est d origine basque : Ongi Bizi (Bien vivre), Abegi (hospitalité), Eskora (profondeur), Etxean bezala (chez soi), Goxoki (doux), d autres évoquent la localisation même du foyer (Foyer de Mesples, Domaine de Mesples, Parc Chehour) ce qui démontre l importance pour l équipe de rattacher le foyer à son environnement géographique. Une réflexion reste à réaliser au niveau associatif pour valider le choix de l appellation du foyer de vie. 37
7. LE PLAN D ACTIONS 2012-2016 Sur la base des défis auxquels le foyer doit se confronter et de l analyse de besoins et attentes des acteurs impliqués au sein de l établissement (résidents, familles et équipe), le Comité de Pilotage du projet d établissement a défini 13 objectifs autour de trois axes de travail. Délais Axes Objectifs Actions Indicateurs Responsables Partenaires 2012 2013 2014 2015 2016 1. Adapter l'établissement à l'évolution des besoins des résidents 1. Faire vivre les PAP comme outil d'accompagnement 2. Développer les activités des résidents vers l'extérieur 1. Finaliser l'élaboration des PAP 2. Définir la méthodologie de mise en œuvre 3. Diffuser les actions des PAP à l'ensemble de l'équipe pluridisciplinaire 4. Réaliser une réunion de suivi et de révision des PAP au moins tous les 2 ans 5. Institutionnaliser un temps référents-résidents pour échanger sur les PAP et sur les préoccupations du quotidien 1. Promouvoir les activités individuelles au sein d'associations locales (culture, sports, etc..) 2. Promouvoir les activités de partenariat et d'échange avec d'autres établissement (fêtes, sports, etc..) Fin 2013, tous les résidents du foyer ont un PAP élaboré selon la méthode ROCS. ES Réf+CSE X Une méthodologie de mise en œuvre des PAP est élaborée, connue et appliquée par l'ensemble de l'équipe CSE ES+DE X éducative. Les PAP sont synthétisés et consignés dans des cahiers/classeurs accessibles à CSE ES X l'équipe dans la salle de réunions Avant fin 2015, tous les PAP ont été actualisé au moins 1 fois, et font l'objet Réf+ES d'un nouveau document inséré dans le CSE X cahier/ classeur PAP Avant le mois de septembre 2014, des temps d'échange sont planifiés sur les CSE emplois du temps de l'équipe éducative ES+Réf X et sont exploités Avant fin 2016, l'ensemble des résidents en capacité bénéficie Réf d'activités sur l'extérieur inscrites dans CSE+ES X leur PAP A partir de 2014, chaque année le Foyer de Vie organise un événement sportif et/ou festif en collaboration avec CSE AMA+ESpo+EE X d'autres établissements 38
Délais Axes Objectifs Actions Indicateurs Responsables Partenaires 2012 2013 2014 2015 2016 3. Mettre en place un Groupe d'utilité Sociale pour les activités éco citoyennes En 2013, est mis en place le GUS et à partir de 2014 les résidents s'identifie aux actions du GUS CSE EE X 3. Développer la participation des résidents dans la vie collective 4. Favoriser la cohabitation entre résidents en situation de handicap psychique et de déficiences intellectuelles 1. Mettre en place d'une boîte à idées pour les résidents 2. Elaborer un journal trimestriel des résidents 3. Institutionnaliser les réunions d'unités 4. Donner une micro responsabilité à chaque résident dans le fonctionnement du foyer 5. Développer les activités résidentielles 1. Organiser une formation auprès de l'équipe 2. Définir les méthodes bientraitantes et adaptées de contenances de résidents en situation de "crises" et de résolution de conflits A partir de 2012 est installée une boîte à idées identifiée par les résidents A partir de 2012 est rédigé trimestriellement par et pour les résidents un journal A partir de 2013 est défini un planning trimestriel des réunions d'unités, dont les accords seront consignés dans un cahier d'unité. Au plus tard en 2015, tous les résidents en capacité ont une responsabilité dans le fonctionnement du foyer identifiée par tous (équipe et résidents) et inscrite dans le PAP A partir de 2012, les activités résidentielles constituent un groupe d'activités éducatives identifié dans le planning En 2012, une formation à l'ensemble de l'équipe est programmée et réalisée Au plus tard en 2014, les méthodes de contenance sont définies et connues de tous 39 APCVS DE X APCVS DE+S X ES CSE X Réf ES X CSE EE X DE CSE X CSE EE+Psy X
Délais Axes Objectifs Actions Indicateurs Responsables Partenaires 2012 2013 2014 2015 2016 5. Faire des chambres un espace privé, intime et adapté 6. Faire des espaces collectifs des lieux chaleureux, accessibles, contenants et surs 3. Renforcer les partenariats avec le secteur psychiatrique 1. Mettre en place un système de fermeture des portes des chambres 2. Afficher les informations sociales et éducatives dans les chambres (PAP, planning, sorties, hygiène, nutrition, etc..) 3. Réaménager les chambres et les salles de bains (parquet, aérations, rideaux, douches, etc. ) 1. Créer une pièce pour les appels téléphoniques et de rencontres avec familles 2. Réformer le salon du RDC 3. Mettre en conformité avec normes d'accessibilité et sécurité 5. Aménager une salle de massage et soins corporels Au plus tard en 2015, un accord de partenariat avec le CAP est signé pour le suivi des résidents en besoin Au plus tard en 2014, un système de fermeture est installé Au plus tard en 2015, un panneau d'affichage avec les informations liées au résident est installé et est actualisé périodiquement Fin 2016, au moins 75% des chambres sont rénovées selon les critères cités et 80% des résidents est satisfait de sa chambre rénovée En 2015, une pièce est adaptée pour les appels téléphoniques et les rencontres avec les familles Fin 2016, le salon du RDC est redevenu un espace de vie collective fréquenté par tous les résidents Fin 2016, le foyer s'est adapté conformément aux évolutions des normes légales Au plus tard en 2014, une salle de massage et soins corporels est installée et équipée au RDC du foyer IDE DE+CSE X CA AE X Réf ES+IDE+AS+M M CA AM X CA AM X CA AM X APS CA+AM+DE X CA AE+EE X X 40
Délais Axes Objectifs Actions Indicateurs Responsables Partenaires 2012 2013 2014 2015 2016 2. Définir et expliciter les projets d'accueil de l'établissement 7. Assurer l'équilibre alimentaire 1. Diversifier et clarifier les modalités de l'accueil 6. Aménager une salle de gym douce 1. Réviser les menus par diététicien/ne 2. Réviser les grammages (préparation et service) 3. Contrôler les attitudes alimentaires des résidents en dehors des temps de repas 1. Elaborer un projet de service par unité (U1 et U2) et pour l externat 2. Renforcer le rôle des référents 3. Elaborer un projet d'accueil temporaire 4. Développer les autres types d'accueil: formules privées, séjours de rupture, stages Fin 2016, une salle de gym douce est installée et équipée, et utilisée par les résidents 41 CA AE+EE X Fin 2012, les menus sont évalués, adaptés et révisés par diététicien/ne DE S+Cuisine X Fin 2012, les grammages sont révisés et DE redéfinis Cuisine+EE X A partir de 2012, et dans le cadre des réunions d'unités, les résidents sont régulièrement sensibilisés sur les EE MM+IDE+AS X risques du grignotage En 2014, chaque unité dispose d'un projet de service qui définit par les modalités d'accueil, les objectifs et le ES CSE+DE X fonctionnement Au plus tard en 2014, le rôle des référents est spécifié sur un document CSE écrit et fait l'objet d'une acceptation de ES X la part de l'équipe éducative En 2014, chaque unité dispose d'un projet d'accueil temporaire qui définit Référent AT CSE+DE par les modalités d'accueil, les objectifs X et le fonctionnement Fin 2016, au moins 5 partenariats formels existent avec d'autres acteurs SMS et privés afin de permettre à nos résidents qui en ont besoin de DE CSE X bénéficier ponctuellement d'autres types d'accueil que le FdV d'urt
Délais Axes Objectifs Actions Indicateurs Responsables Partenaires 2012 2013 2014 2015 2016 3. Evaluer et améliorer la qualité des prestations de l'établissement 2. Intégrer l'établissement dans son environnement 1. Assurer la participation et communication effective de l'équipe 5. Actualiser et diffuser les documents d'accueil 1. Renforcer les liens entre le Foyer et l'association et autres établissements PEP 64 et SMS 2. Organiser un événement annuel en lien avec les acteurs locaux 3. Organiser 2 rencontres Foyer-familles par an 1. Pérenniser les commissions thématiques et pluridisciplinaires 2. Diffuser les conclusions et accords des réunions (unités, commissions, etc.) 3. Définir un protocole d'accueil pour les stagiaires et remplaçants 4. Actualiser et redéfinir les flux d'informations 5. Diffuser les informations au travers des ECHOS A partir de 2012, les documents d'accueil sont actualisés annuellement et sont diffusés sur le site internet du Foyer Fin 2016, les partenariats avec les autres établissements font l'objet de conventions et d'activités conjointes A partir de 2013, au moins un événement annuel est organisé A partir de 2012, 2 rencontres sont organisées annuellement avec les familles A partir de 2012, les réunions des commissions sont planifiées annuellement et un casier est mis à disposition pour chaque commission dans la salle de réunion A partir de 2013, toutes les réunions font l'objet d'un compte rendu En 2013, un livret d'accueil est élaboré et remis aux stagiaires et remplaçants à leur arrivée A partir de 2014, les supports et les flux de communication sont définis et connus de tous A partir de 2012, LES ECHOS sont édités mensuellement 42 S DE X DE CSE X DE CSE+ME X DE CSE X DE CSE X DE CSE+ES+S X ME CSE+DE X DE CSE+S X DE CSE+S X
Délais Axes Objectifs Actions Indicateurs Responsables Partenaires 2012 2013 2014 2015 2016 2. Renforcer les compétences de l'équipe 3. Mettre en place un projet social du Foyer de Vie 4. Evaluer la qualité de l'accompagnement et des services 6. Institutionnaliser 2 réunions institutionnelles annuelles 1. Développer les analyses de pratiques et l'accompagnement de l'équipe 2. Promouvoir les échanges professionnels avec d'autres établissements (PEP 64 et SMS) 3. Développer la base documentaire disponible 1. Institutionnaliser les réunions de la Commission de Suivi du Document Unique 2. Inclure la démarche PEP'S dans le document unique 3. Réaliser les entretiens annuels 1. Mettre en place un système d'évaluation annuelle (équipe, familles et résidents) 2. Actualiser périodiquement l'évaluation interne A partir de 2012, 2 réunions institutionnelles annuelles sont programmées et réalisées A partir de 2013, l'équipe bénéficie d'un accompagnement extérieur mensuel pour analyser les pratiques professionnelles Au plus tard à partir de 2015, au moins un échange professionnel est organisé annuellement DE S X CSE DE X DE CSE X A partir de 2012, les ASH sont mis à disposition en salle de réunion DE CSE+S X A partir de 2012, au moins 2 réunions annuelles de la CSDU sont DE CSDU+DP X programmées et réalisées A la fin 2013, la démarche PEP'S fait partie intégrante du DU DE CSDU+DP X A partir de 2012, un entretien annuel entre manager et salarié est organisé DE CSE X A partir de 2012, un système de questionnaire annuel de satisfaction des familles et résidents est mis en DE CSEI+S X place A partir de 2012, la CSEI se réunit au moins 3 fois par an pour faire le suivi de DE l'ei et fait un bilan annuel communiqué CSEI X à l'ensemble de l'équipe 43
Délais Axes Objectifs Actions Indicateurs Responsables Partenaires 2012 2013 2014 2015 2016 En 2013, l'évaluation externe est 3. Réaliser l'évaluation externe réalisée et donnera lieu à une réactualisation de l'évaluation interne DE CSEI X 4. Institutionnaliser 1 réunion de travail annuel du COPIL pour le suivi du PE A partir de 2013, une réunion annuelle est organisée au mois de janvier afin de réaliser le suivi du PE DE COPIL X Abréviations: DE Directeur d'établissement APCVS Responsable préparation Comité de la Vie Sociale CSE Chef de service éducatif Référent AT Référent de l accueil temporaire ES Educatrices spécialisées AMA Association Mesples Aventures ME Monitrice éducatrice AMP Aides Médico Psychologique EE Equipe éducative Ref Référents IDE Infirmerie AS Aides soignantes S Secrétaire Psy Psychologue AM Agents de maintenance APS Agent de prévention et sécurité MM Maîtresses de maison CA Commission architecturale ESpo Educateur Sportif CSEI Commission de suivi de l'évaluation interne DP Délégués du personnel CSDU Commission de suivi du document unique COPIL Comité de pilotage du Projet d'établissement 44
8. ANNEXES 8.1 LISTE DES PARTICIPANTS ACTUALISATION DU PROJET D ETABLISSEMENT Composition des groupes de travail Groupe 1 - le Foyer et l ouverture sur son environnement : M. Christine Portier, Corinne Rubio, Christine Cattelin, Elizabeth Delétang. Groupe 2 - Les caractéristiques des résidents et la procédure d admission: Cyrielle Cancé, Michelle Orsonneau, Laetitia Icéaga. Groupe 3 - Participation des résidents et de leur entourage : Christian Rouilly, Virginie Laurent, Bruno Boutten. Groupe 4 Accompagnement et adaptation de l accompagnement et des services aux résidents : Anne Marie Jocou, Mario de Almeida, Stéphanie Fabas, Anne Bennett, Jean Paul Vieville. Groupe 5 Le droit des usagers : Hélène Béhérégaray, Jean Antoine Mayayo, Sylvie Dupouy, Hassane Benbammou. Groupe 6 Organisation et communication interne : Albert Rey, Gisèle Castagnet, Valérie Lesbats, Françoise Pourtau. Groupe 7 Le Foyer dans le contexte associatif : Myriam Damestoy, Claire Mendy, Laurence Ricordeau. Groupe 8 La formation du personnel : Mirentxu Etcheverry, Kathya Prévot, Marc Larribau. Composition des commissions Comité de Pilotage du Projet d établissement : Stéphanie Fabas, Yvon Cléro, Albert Rey, Elizabeth Delétang, Michèle Orsonneau, Sylvie Dupouy, Claire Mendy, Jean-Michel Gerardin, Jean-Philippe Nicot Commission Architecturale : Marc Wiard, Yvon Cléro, Laetitia Icéaga, Elizabeth Delétang, Anne Marie Jocou, Jean Antoine Mayayo. Commission de suivi du Document Unique : Hélène Béhérégaray, Cyrielle Cancé, Mirentxu Etcheverry, Myriam Damestoy, Christian Rouilly, Carole Martinez. Commission de suivi de l Evaluation Interne : Christine Cattelin, Valérie Lesbats, Michelle Orsonneau, Marc Larribau, Virginie Laurent. 45
8.2 EXEMPLE DE FEUILLE DE ROUTE : Groupe de travail Accompagnement et adaptation de l accompagnement et des services aux résidents Les éléments d analyse 1 L identification des besoins des résidents Analyse Au cours des 5 dernières années Propositions d amélioration 1 2 S adapter aux besoins des résidents Accompagnement des résidents dans les actes de la vie quotidienne - Afin d adapter au mieux notre accompagnement, réalise-t-on un profil psycho-médico-social des résidents qui permet d évaluer leur développement et leurs besoins? Quels sont les indicateurs? Qui le réalise ou devrait le réaliser? A qui est-il ou devrait-il être communiqué? - Existe-t-il au sein de notre foyer un travail de synthèse périodique qui permet d évaluer l évolution de chaque résident (comportement, vie social, santé, etc..)? - Comment les résidents expriment-ils leurs besoins? Quels espaces et moyens d expression existent-ils pour cela? 2 L évolution des résidents : les défis auxquels nous nous adaptons - A quelles évolutions de nos résidents avons-nous du faire face au cours des 6 dernières années? Quels sont, selon vous, les défis auxquels nous devons faire face dans le futur et qui nous obligent à adapter nos pratiques professionnelles et notre offre de service? 1 La toilette/ hygiène corporelle - Existe-il une procédure pour la toilette des résidents? Savons-nous qui a besoin d une prise en charge, d un accompagnement, surveillance ou non pour la toilette? - Comment garantissons-nous l intimité des résidents dans les temps toilette lorsqu ils ont besoin d une prise en charge ou d un accompagnement? - Quelles activités d éducation/ sensibilisation (formelles et informelles) sur l hygiène corporelle mettons-nous en place auprès des résidents? 46
2 Habillage/ hygiène vestimentaire - Existe-il une procédure pour l hygiène vestimentaire des résidents? Savonsnous qui a besoin d une prise en charge, d un accompagnement, surveillance ou non pour l habillage? - Comment garantissons-nous l intimité des résidents dans les temps d habillage lorsqu ils ont besoin d une prise en charge ou d un accompagnement? - Quelles activités d éducation/ sensibilisation (formelles et informelles) sur l hygiène vestimentaire mettons-nous en place auprès des résidents? 3 Repas - Existe-t-il une procédure pour la gestion des repas? Répartition entre salles à manger des résidents et éducateurs? Menus différenciés selon les besoins des résidents? Accompagnement, surveillance? - Comment gère-t-on le placement des résidents pour les temps repas au niveau des étages (U1, U2, RDC) et au niveau des tables? Dans quelle mesure le choix des résidents est-il pris en compte? - Quelles activités d éducation/ sensibilisation (formelles et informelles) sur l équilibre alimentaire et/ou sur les modalités des prises de repas (mastication, utilisation des couverts, etc..) mettons-nous en place auprès des résidents?? 4 Sécurité et protection physique - Comment assurons-nous la sécurité et la protection physique des résidents qui peuvent être parfois un danger pour eux-mêmes? - Comment assurons-nous la sécurité et la protection physique des résidents qui peuvent être parfois mis en danger par d autres résidents? - Existe-t-il une procédure d accompagnement spécifique pour ces résidents? - Comment les facteurs de risques et les réponses éducatives adaptés sont-ils définis et communiqués au personnel? 47
5 Les achats personnels et la gestion de l argent de poche - Comment sont prises en compte les demandes particulières de chaque résident pour ses achats personnels? Comment se définissent les besoins d achats des résidents? - Comment adaptons nous notre fonctionnement aux besoins d achats des résidents? Existe-t-il des temps spécialement prévu pour réaliser ces achats? - Comment gère-t-on l argent de poche des résidents? De quelle manière sont-ils associés à cette gestion (portefeuilles, sommes dépensées, etc..)? Certains résidents disposent-ils de leur argent de poche avec eux? - Quelles activités d éducation/ sensibilisation (formelles et informelles) sur la gestion des dépenses mettons-nous en place auprès des résidents? 6 Les loisirs (hors temps d animation), vacances et la gestion des temps libres - Comment sont prises en compte les demandes particulières de chaque résident pour ses loisirs et/ ou ses vacances? Comment se définissent les besoins de loisirs/ vacances - Comment adaptons nous notre fonctionnement aux besoins de loisirs/ vacances des résidents? Existe-t-il des temps spécialement prévu pour réaliser ces loisirs/ vacances? - Quelles activités d information / sensibilisation sur les loisirs/ vacances mettons-nous en place auprès des résidents?? - Quels sont les temps libres dont disposent les résidents? Que font les résidents durant leur temps libre? Que proposons-nous pour occuper ces temps libres? 7 Les soins et la santé des résidents - Comment gère-t-on les traitements des résidents? Qui organise les piluliers? Qui distribue les traitements aux résidents? - Les traitements des résidents sont-ils affichés/ communiqués? Ou? A qui? 48
3 Animation éducative - Comment gère-t-on les traitements des résidents lorsqu ils sont en vacances ou en week-end? Comment communiquons-nous avec les autres établissements et/ou les familles? - Comment gère-t-on le traitement des résidents en accueil temporaire, stage de rupture? Comment communiquons-nous avec les autres établissements et/ ou les familles? - Dispose-t-on d une ou de plusieurs trousses de secours? Ou se trouvent-telles? - Existe-t-il des procédures d urgence en cas de «crises» de la part de résidents? Traitement d urgence? Pratiques éducatives d urgence? - Quelles activités d éducation/ sensibilisation (formelles et informelles) sur la santé mettons-nous en place auprès des résidents? 8 Suivi psychologique - Quelle méthodologie utilise-t-on pour réaliser le suivi psychologique? Entretiens individuels? Entretiens collectifs? Travail avec résidents et familles? A quel rythme? - Comment définit-on qu un résident a besoin d un suivi psychologique? Qui décide? - Comment l équipe est elle sensibilisée et informée sur ce suivi psychologique et sur les pratiques professionnelles adaptées de prise en charge à mettre en place? - Quel seraient ou sont les partenariats qui peuvent être mis en place? et pour quels motifs? 1 Activités physiques et sportives - A quels besoins répondent-elles? - Quelles activités physiques et sportives individuelles organisons-nous? Quelles activités devraient être ajoutées ou éliminées? Pourquoi? - Quelles activités physiques et sportives collectives organisons-nous? Quelles activités devraient être ajoutées ou éliminées? Pourquoi? 49
4 Services 2 Activités artistiques et manuelles - A quels besoins répondent-elles? - Quelles activités artistiques et manuelles organisons-nous? Et selon vous, quelles activités devraient être ajoutées ou éliminées? Pourquoi? 3 Activités culturelles, de connaissances et d échanges et d utilité sociale - A quels besoins répondent-elles? - Quelles activités culturelles, de connaissances et d échanges et d utilité sociale organisons-nous? Et selon vous, quelles activités devraient être ajoutées ou éliminées? Pourquoi? 4 Activités résidentielles - A quels besoins répondent-elles? - Quelles activités résidentielles organisons-nous? Et selon vous, quelles activités devraient être ajoutées ou éliminées? Pourquoi? 5 Organisation des plannings et équilibre des activités : la personnalisation des activités - Quel est le planning des activités? Comment pouvons-nous le faire évoluer pour mieux nous adapter aux besoins des résidents? - Comment les résidents choisissent-ils les activités qu ils vont suivre? Quand ce choix est-il fait? Avec l aide de qui? Sur quels critères? - Quel est la place du projet d accompagnement personnalisé dans ce choix? 1 La cuisine - Comment adaptons nous les menus aux besoins des résidents? Quels sont les besoins auxquels la cuisine doit s adapter? - Les résidents participent-ils à l élaboration de menus? Et à l élaboration des plats? 50
- Réalise-t-on des menus spéciaux, festifs ou à thème? A quels moments de l année? 2 Lieu de vie - Comment adaptons nous le lieu de vie aux besoins des résidents? - Les résidents participent-ils à la définition et à l adaptation du lieu de vie (décoration, bricolage, ménage, etc.)? Comment? 3 Transport - Quelles sont les règles de transport? Sont-elles communiquées et connues des résidents? - Comment s organise le transport? Comment l a-t-on adapté aux besoins des résidents? 51
8.3 QUESTIONNAIRE DES RESIDENTS ET RESULTATS QUESTIONNAIRE POUR RESIDENTS PROJET D ETABLISSEMENT NOM :. Educateur/ Educatrice :. ACTIVITES - Aimez-vous les activités proposées? - Aimeriez-vous qu il y en ait de nouvelles? Si oui, lesquelles? - Avez-vous connaissance de votre PAP? - Etes-vous associé à l élaboration de votre PAP? LOISIRS - Etes-vous satisfait de la préparation et l organisation de vos sorties? - Etes-vous satisfait de la préparation et l organisation de vos vacances? TEMPS LIBRES - Est-ce que l accompagnement et l aide que vous recevez répondent à vos attentes pour gérer l argent de poche? - Etes-vous satisfait de l équipement et des jeux mis à votre disposition pendant les temps libres? CHAMBRES (pour internes) - Etes-vous satisfait de l entretien et de la gestion de votre chambre? REPAS - Etes-vous satisfait de l entretien et de la gestion de votre linge? - Aimez-vous les menus proposés? - Souhaiteriez-vous qu il y ait des menus à thèmes? - Souhaiteriez-vous des menus allégés? TRANSPORT 52
- Dans les véhicules, les règles sont-elles respectées? COMMUNICATION - Etes-vous informé des activités du Foyer? COMMENTAIRES Les satisfactions o Activités proposées (76% ). Parmi les nouvelles activités souhaitées : photo, frisbee, patinage, bowling, pêche. Beaucoup de résidents demandent plus d activités sportives (vélo, marche, ) o Menus proposés (79%). 96% des résidents souhaitent des menus à thèmes, qui sont mis en place les jeudis. 53% des résidents souhaiterait des menus allégés. o Entretien et gestion des chambres (86%). o Gestion de l argent de poche (78%). o Préparation et organisation des vacances (73%) et des sorties (65%) o Informations sur les activités du foyer (58% de satisfaits, 23% moyennement satisfaits) Les points à travailler o Connaissance du PAP : 50% déclarent ne pas le connaitre, et 11% moyennement. De plus, 45% déclarent ne pas être associé et 21% moyennement o Règles dans les transports ne sont pas respectées selon 52% des résidents. o Entretien et la gestion du linge : 48% est satisfait et 47% ne l est pas o Temps libres : 48% des résidents n est pas satisfait de l équipement et des jeux mis à leur disposition, 31% est satisfait 53
8.4 QUESTIONNAIRE DES FAMILLES ET RESULTATS QUESTIONNAIRE DE SATISFACTION FAMILLES ET TUTEURS Nom : De manière générale, - Êtes-vous satisfait de l accompagnement et des services offerts par le foyer? 0 1 2 3 4 5 - Êtes-vous satisfait des relations que vous entretenez avec le foyer et son équipe? 0 1 2 3 4 5 CONDITIONS D ACCUEIL ACCUEIL - Avez-vous reçu un livret d accueil lors de l admission au sein du foyer? OUI NON Si oui, êtes vous satisfait des informations contenues dans le livret 0 1 2 3 4 5 - Êtes-vous satisfait de l accueil au sein du foyer de vie? 0 1 2 3 4 5 - Êtes-vous satisfait des relations avec l équipe du foyer 0 1 2 3 4 5 - En cas de besoin, recevez-vous une aide et information de qualité de la part du foyer sur les démarches administratives à accomplir auprès des collectivités (AAH, 0 1 2 3 4 5 ALS, demande de renouvellement d orientation, etc ) LOCAUX - Êtes-vous satisfait de l aspect général du foyer? 0 1 2 3 4 5 - Êtes-vous satisfait de l aménagement et de l équipement de : Entrée du bâtiment 0 1 2 3 4 5 Salle de restauration 0 1 2 3 4 5 Salon du rez-de-chaussée 0 1 2 3 4 5 Unité 1 0 1 2 3 4 5 Unité 2 0 1 2 3 4 5 ACCOMPAGNEMENT ET SERVICES TRANSPORT - Les horaires sont-elles respectés? 0 1 2 3 4 5 - Le confort du véhicule est-il satisfaisant? 0 1 2 3 4 5 RESTAURATION - Êtes-vous satisfait de la qualité des repas? 0 1 2 3 4 5 - Êtes-vous satisfait de la variété des repas? 0 1 2 3 4 5 LINGE - Êtes-vous satisfait de l entretien et de la gestion du linge? 0 1 2 3 4 5 54
ACCOMPAGNEMENT - Êtes-vous satisfait des activités proposées par le foyer? 0 1 2 3 4 5 - Avez-vous connaissance du projet d accompagnement personnalisé de votre fils/ fille/ frère/ sœur? 0 1 2 3 4 5 - Avez-vous participé à son élaboration? OUI NON - Connaissez-vous le référent de votre fils/ fille/ frère/ sœur? OUI NON CHAMBRE - Êtes-vous satisfait de la chambre de votre fils/ fille/ frère/ sœur? 0 1 2 3 4 5 PARTICIPATION COMMUNICATION - Pensez-vous être suffisamment informé sur ce qui se passe au foyer? 0 1 2 3 4 5 - Quel type d information aimeriez-vous recevoir? - Quel mode de communication vous semble le mieux adapté aux échanges avec le foyer (téléphone, courrier, email, etc.) - Connaissez-vous le site internet du foyer? OUI NON Si oui, trouvez-vous les informations disponibles utiles? 0 1 2 3 4 5 - Combien de réunions aimeriez-vous avoir par an? - Seriez-vous intéressé par des réunions à thèmes sous forme d échanges et débats? OUI NON Si oui, sur quels sujets aimeriez-vous échanger?.. PARTICIPATION - Savez-vous ce qu est le Conseil de la Vie Sociale? OUI NON - Connaissez-vous le rôle du Conseil de la Vie Sociale? OUI NON - Recevez-vous le journal du Conseil de la Vie Sociale? OUI NON - Souhaiteriez-vous être plus impliqué dans la vie du foyer? OUI NON Si oui, dans quel type d activités souhaiteriez-vous être associé?.. Les 18 familles qui ont répondu au questionnaire sont très satisfaites de l accompagnement et des services offerts par le foyer. Cependant certains points restent à améliorer : o Beaucoup de familles disent ne pas avoir reçu de livret d accueil lors de l admission o L entrée du bâtiment est jugée très négativement. Ça tombe bien des travaux sont prévus. Le bâtiment dans son ensemble est évalué positivement. o Un point noir est la gestion et l entretien du linge, que nous nous devons d améliorer rapidement. o Les familles expriment, dans leur majorité, ne pas avoir participé à l élaboration des PAP des résidents, mais connaissent leur référent. 55
o La majorité des familles souhaiterait participer à des réunions à thèmes sous forme d échange et de débats sur des sujets tels que vieillissement, handicap psychique et mental, vie collective, etc. o La grande majorité des familles connait le rôle du Conseil de la Vie Sociale, mais ne souhaite pas s impliquer d avantage dans la vie du foyer 56
8.5 QUESTIONNAIRES DE L EQUIPE ET RESULTATS A l ensemble de l équipe Dans le cadre du processus de réactualisation de notre Projet d Etablissement et dans un souci : - D amélioration des prestations de service proposées aux usagers, - De l intérêt de l équipe au quotidien, Nous vous proposons de répondre à ce questionnaire de satisfaction. Il est à remettre dans le casier d Elizabeth, au plus tard pour le 29 février 2012. 1 PRESENTEISME / ABSENTEISME DES RESIDENTS Connaissez-vous le nombre de résidents présents chaque jour / nuit? Oui Parfois Jamais Savez-vous (si des résidents sont absents) quels résidents sont absents? Oui Parfois Jamais Comment vous sont communiquées ces informations? ou devraient vous être communiquées? Si besoin, que proposez-vous pour uniformiser ces informations? Avez-vous les coordonnées des tuteurs / parents? Oui Non Cette information vous est-elle utile? Oui Non 2 MENUS Trouvez-vous le petit-déjeuner des résidents appropriés à leurs besoins? Oui Non Suggestions : Trouvez-vous les menus équilibrés? Oui Parfois Non Trouvez-vous les menus variés? Oui Parfois Non Dans les catégories ci-dessous, de quels plats souhaitez-vous que les usagers en consomment moins? Entrée Plat principal Légume / Féculent Dessert Pourquoi? Dans les catégories ci-dessous, de quels plats souhaitez-vous que les usagers en consomment plus? Entrée Plat Principal Légume / Féculent Dessert 57
Souhaiteriez-vous des menus à thèmes? Oui Non Lesquels? 3 COMMUNICATION / INFORMATION Trouvez-vous que le partage d information sur les résidents suffisant? Oui Non Trouvez-vous que les affichages d informations destinés à l équipe sont appropriés? Oui Non Si non, pourquoi? Pensez-vous que les résidents sont suffisamment informés sur la vie de l établissement? Oui Non Trouvez-vous que les panneaux d affichage des résidents sont appropriés? Si non, pourquoi? Oui Non 4 - BATIMENT Trouvez-vous les locaux conviviaux? Oui non Si non, préciser : D une manière générale (collectif, individuel), trouvez-vous le bâtiment bien entretenu? oui moyen non Si non, préciser (ex : rénovation,.) : Quel nom proposez-vous pour nommer le foyer? Quels noms proposez-vous pour nommer les différentes unités? Unité 1 : / Unité 2 : 5 - EQUIPEMENT Pour votre travail au quotidien, les moyens mis à votre disposition sont-ils suffisants? oui moyen non De quoi auriez-vous besoin? Pour les activités / temps libre des résidents, les moyens mis à leurs dispositions sont-ils suffisants? oui moyen non De quoi auraient-ils besoins? 58
Extrait du journal Les Echos du mois de mai 2012 : Ce questionnaire a été rempli par 17 membres de l équipe. Les principales tendances sont : Pour les menus : o Les menus sont globalement équilibrés et variés. Cependant, beaucoup demande que «le fait maison» soit privilégié et que les plats et les desserts préparés (surgelés, en boîte) soient diminués pour des raisons gustatives, qualitatives et économiques. o La prise de poids des résidents est aussi évoquée. Les menus suivent un régime alimentaire équilibré, même si ils sont perfectibles. A l équipe de limiter d une part les quantités servies aux résidents et d autre part leur consommation de friandises et chocolat en dehors des repas. o La mise en place de menus à thème est plébiscitée. Tous les jeudis un repas à thème est préparé (voir les menus). Il est donc possible d organiser des activités éducatives autour de ses repas (déco, etc.) Pour la communication et l information : o Pour l équipe : dans l ensemble les affichages et le partage de l information sont plutôt satisfaisants. Une meilleure cohérence et visibilité est cependant à apporter aux affichages. o Pour les résidents : les panneaux d affichage des résidents ne sont pas suffisamment appropriés. Ce sujet est actuellement travaillé par la Commission de Suivi de l Evaluation Interne pour l affichage du RDC. Pour le bâtiment Un travail est mené et doit être continué sur l amélioration du bâtiment (chambres et espaces collectifs). La Commission Architecturale y veille. La majorité des noms proposés pour le foyer sont basque (Ongi Bizi, Abegi, Eskora, Etxean bezala, Gochoki), d autres évoquent la localisation même du foyer (Foyer de Mesples, Parc Chehour) ce qui démontre l importance pour nous de rattacher le foyer à son environnement géographique. Il en va de même pour les noms des unités: pour l unité 1: bat, Mendia, L adour (mais aussi fourmis et mouettes) et pour l unité 2: Bi, Itsaso, les Pyrénées (mais aussi les cormorans et les abeilles). Deux observations sont émises : est-il nécessaire de renommer les unités? Si oui, quel nom pour l externat? Les équipements mis à disposition de l équipe et des résidents sont majoritairement satisfaisant ou moyennement suffisants. A noter que la question du linge a été soulevée par plusieurs d entre vous. 59
8.6 LE JOURNAL DES RESIDENTS 60
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PROJET D ETABLISSEMENT 2012-2016 FOYER DE VIE DOMAINE DE MESPLES - URT LES PEP 64 18, allée de Mesples 64240 URT Tel : 05 59 56 28 44 62