Sommaire : Présentation générale (p. 1) Caractéristiques sociodémographiques (p. 2) Priorités du SRADDT à l échelle du bassin de vie : - Une société de la connaissance porteuse d emplois (p. 4) - Des territoires attractifs organisés en réseau (p. 10) - Une mobilité et une accessibilité favorisées (p. 14) Chiffres clés Bassin de vie Région Centre Population (2010) 197 476 2 548 065 Evolution annuelle moyenne + 0,5% + 0,4 % 1999-2010 Poids dans la région 7,8% //// Actifs résidents (2010) 98 240 1 173 130 Superficie (km 2 ) 1 902 39 151 Densité (2010) (habitants/km 2 ) Nombre de communes Nombre d'emplois total (2010) Nombre d'emplois salariés (2011) Taux de chômage (3T 2013) 103,8 65,1 147 1 841 76 685 1 001 086 65 420 813 340 Zone d emploi Région Centre 9, 1% 10 % Sources : Population : Insee, RP 2010 Chômage : Insee, Taux de chômage localisés Emploi total : Insee, RP Emploi salarié : Insee, CLAP Note : le nombre d emplois total et le nombre d emplois salariés provenant de sources différentes, les 2 chiffres ne sont pas comparables. Regard sur le bassin de vie de Chartres Présentation générale du bassin de vie de Chartres Le bassin de vie de Chartres s étend sur un large quart de l Eure-et-Loir, bordé par le Perche à l Ouest et l Ile-de- France à l Est. Ses paysages sont dominés par les vastes plaines céréalières de la Beauce, traversées par la vallée de l Eure. Bâtie sur un promontoire rocheux, au bord de l Eure, la ville de Chartres trouve ses origines dans l antiquité. A l époque, elle s appelait Autricum (le port de l Eure). Elle était la capitale du peuple des Carnutes, à qui elle doit d ailleurs son nom. Chartres fut le siège d un vaste évêché dès la fin du IV ème siècle. En 876, alors que les Normands venaient de mettre à sac la ville, Charles-le-Chauve fit don d une relique : le Voile de la Vierge fut à l origine de nombreux pèlerinages, qui participèrent, avec les richesses de la Beauce, à la prospérité économique de la ville. En attestent la profusion d églises, et surtout la Cathédrale, édifiée à partir de 1194, sur les ruines de la précédente ravagée par un incendie. De style gothique cette fois, elle fut achevée en 1260. A cette époque, le mouvement religieux cohabitait avec un important mouvement intellectuel, illustré par l Ecole de Chartres. Menacée durant les guerres de religions, la Cathédrale fut protégée par les bourgeois chartrains. Elle abrita en 1594 le sacre d Henry IV. La Cathédrale est aujourd hui inscrite au patrimoine mondial de l UNESCO. Chartres est située à seulement 88 km de Paris, accessible par la route (A11 ou N10) ou par le rail. La ligne TER Paris-Le Mans met Chartres à une heure de la gare Montparnasse. Orléans est distante de 73 km par la N154. Positionnée à un carrefour géographique stratégique, Chartres jouit également de la proximité de l aéroport d Orly (à trois quarts d heure par la route). Un bassin de vie avec des dynamiques spatiales différen- ciées 197 500 habitants peuplent le bassin, dont environ 88 500 résident dans l unité urbaine chartraine, moteur économique du département. Le maillage du territoire est complété par les pôles d appui d Epernon, Maintenon, Auneau situés sur les franges franciliennes, Courville-sur-Eure à l Est, Illiers-Combray et Voves au sud. Plusieurs dynamiques spatiales sont à l œuvre au sein de ce bassin. Le Nord et les franges franciliennes qui, sous l influence de l Ile-de-France, ont une dominance périurbaine. Le Sud est un territoire plus rural lié en grande partie à l activité agricole, mais il reste toutefois sous l influence de l agglomération chartraine. Les franges Ouest, quant à elles, peuvent être considérées comme les marches du Perche. Le bassin Chartrain affiche un taux de croissance de sa population supérieur à celui de la région (+0,5 % par an en moyenne contre +0,4% en région), tirée par un solde naturel particulièrement élevé. Au sein du territoire, les communes les plus dynamiques sur le plan démographique se situent principalement sur les franges du bassin et à la périphérie de Chartres. Des spécificités industrielles et un tertiaire marchand dévelop- pé Au XIX ème siècle, la ville profita des richesses agricoles pour se développer. Chartres inaugura sa gare ferroviaire en 1849, son tramway en 1899 et créa, en 1909, l un des premiers aérodromes de France. Plus de 3 000 pilotes y furent formés durant la 1 ère guerre mondiale. Alors que Chartres n était encore qu un gros bourg à vocation rurale et un lieu d échanges agricoles, la seconde partie du XX ème siècle, sous l effet de la décentralisa- Date de publication : Juin 2014 tion industrielle, a marqué un important développement économique et démographique. En 1961, le groupe pharmaceutique danois Novo Nordisk s installait à Chartres. Il est aujourd hui le leader mondial du marché de l insuline et emploie 800 personnes sur le site chartrain. Dans les années 70, des industriels parisiens, notamment des parfumeurs, ont délocalisé leur production sur Chartres. Aujourd hui, l industrie du parfum et de la cosmétique est un important pourvoyeur d emplois, tout comme les secteurs de la sous-traitance automobile, de la pharmacie et de la plasturgie. Quelques grandes entreprises du tertiaire participent également au dynamisme de l économie locale. L activité touristique, suscitée par l important patrimoine culturel chartrain, contribue aussi au développement économique du territoire. L avenir du bassin chartrain se dessine autour de grands enjeux : - le renforcement de la dynamique économique en confortant les filières d excellence (cosmétique, pharmacie ), en amplifiant les synergies entre les entreprises et les dynamiques d innovation, en renforçant la formation initiale et continue, en développant l agroalimentaire et le tourisme... - l affirmation et l attractivité de l agglomération chartraine, la consolidation des pôles relais pour une bonne irrigation du bassin en matière d équipements et services à la population ; - la sauvegarde du patrimoine naturel, la gestion de la ressource en eau et du risque inondation.
Regard sur le bassin de vie de Chartres/ I. Caractéristiques sociodémographiques I. CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES Une croissance démographique uniquement liée à un solde naturel élevé Le bassin de vie de Chartres compte 197 500 habitants en 2010, ce qui représente 8 % de la population de la région Centre. Le bassin de vie est polarisé par l unité urbaine de Chartres 1 qui accueille sur 9 communes, 45% de la population (soit 88 470 habitants) et 63% des emplois du territoire (soit 48 150 emplois). La ville centre regroupe, quant à elle, 20% de la population (38 931 habitants) et 39% des emplois du bassin (soit 29 810 emplois). Le reste du territoire est majoritairement marqué par les grandes plaines céréalières de la Beauce, et présente des densités de population faibles. On distingue au sein de cet espace, le Nord et les franges franciliennes qui, sous l influence de la dynamique parisienne, ont une dominance périurbaine. Le Sud est un territoire plus rural lié en grande partie à l activité agricole, mais qui reste toutefois sous l influence de l agglomération chartraine. L extrémité Sud du bassin (aux alentours de Voves) est également sous l influence de l agglomération d Orléans. Les franges Ouest peuvent être considérées comme les marches du Perche. Le territoire t est maillé par quelques pôles relais structurants : Epernon (5 370 hab.), Maintenon (4 470 hab.), Auneau (4 130 hab.), situés sur les franges franciliennes, mais aussi Illiers-Combray (3 350 hab.), Voves (2 950 hab.) et Courville -sur-eure (2 790 hab.) situés au Sud et à l Ouest du bassin. Plusieurs Les bassins de vie du SRADDT petits bourgs et hameaux ponctuent également le paysage. Une croissance démographique supérieure à la moyenne régionale et tirée par un solde naturel élevé Entre 1999 et 2010, le bassin de vie de Chartres affiche un taux d évolution de 0,5%/an en moyenne, légèrement supérieur à celui de la région (0,4%/an). Cette croissance est uniquement portée par un solde naturel (naissances-décès) très élevé (0,6%/ an en moyenne). Au sein du bassin, les communes qui enregistrent les soldes naturels les plus élevés se situent sur les franges franciliennes, les franges Nord et Sud du bassin. Quant au solde migratoire, il est négatif sur la dernière période (- 0,1%/an en moyenne), après avoir connu une baisse significative à partir des années 90 témoignant d une perte d attractivité résidentielle. Les communes avec les taux de croissance de la population les plus élevés se situent sur les franges du bassin, mais aussi à proximité de Chartres. Des communes perdent des habitants à l instar de Chartres avec une évolution négative de 0,3%/an en moyenne, ou Epernon (-0,2%/an). L unité urbaine de Chartres voit son nombre d habitants augmenter (+650 habitants entre 1999 et 2010, soit +0,1%/an). Une population plutôt jeune mais un vieillissement important dans les prochaines années Actuellement, la part des moins de Evolution de la population du bassin de vie de Chartres 1975 1982 1990 1999 2010 Population 142 475 158 505 177 860 187 604 197476 1968 à 1975 1975 à 1982 1982 à 1990 Page 2 20 ans est supérieure à la moyenne régionale (26% contre 24%) et celle des plus de 60 ans (19,5 %) nettement inférieure à la moyenne régionale (23,5%). A l horizon 2030, selon les projections de l INSEE 2, le territoire resterait plus jeune que la moyenne régionale mais il connaitrait à l instar des autres bassins, un vieillissement important de sa population. Ainsi, les moins de 20 ans ne représenteraient plus que 23,5% de la population du bassin de vie (contre 23% en région), et les plus de 60 ans représenteraient 29% de la population (contre 32% en région). Le Schéma Régional d Aménagement et de Développement Durable du Territoire (SRADDT) de la Région Centre, adopté en 2011, propose de structurer l espace régional à partir de 8 agglomérations et 16 pôles de centralité. Un partenariat avec l INSEE a permis de définir les périmètres d influence de ces pôles régionaux, à partir du rayonnement de leurs équipements de gamme supérieure (lycée, hôpital, hypermarché ) et des trajets domicile-travail, fixant ainsi les contours des bassins de vie. Ces derniers correspondent à l espace vécu des habitants et constituent le périmètre adapté de réflexion et de déclinaison opérationnelle du SRADDT permettant de mettre en tension les orientations stratégiques régionales avec le quotidien des habitants. 1990 à 1999 1999 à 2009 Variation de la population en nombre 20 074 16 030 19 355 9 744 9 872 - due au solde naturel +7 274 +6 241 +8 997 +8 976 +11 813 - due au solde migratoire +12 800 +9 789 +10 358 +768-1 941 Variation annuelle moyenne de la population en % +2,2% +1,5% +1,5% +0,6% +0,5% - due au solde naturel en % +0,8% +0,6% +0,7% +0,5% +0,6% - due au solde migratoire en % +1,4% +0,9% +0,8% 0,0% -0,1% 1 : Au sens de l INSEE, une unité urbaine est un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu, qui compte au moins 2 000 habitants. 2 : Projection de population Omphale, Scénario central, 2010. EPCI (au 01.01.2014) Population (2010) CA de Chartres Métropole 120 544 CC Beauce Alnéloise 13 903 CC Terrasses Vallées 13 680 CC du Val Droue!e 11 637 CC du Pays Courvillois 11 180 CC du Pays de Combray 9 235 CC de la Beauce Vovéene 9 402 CC du Val de Voise 7 895
Regard sur le bassin de vie de Chartres / I. Caractéristiques sociodémographiques Une population active en hausse et diplômée, composée essentiellement d'employés et de professions intermédiaires Page 3 Le nombre d actifs habitant dans le bassin de vie de Chartres est passé de 92 380 à 98 240 entre 1999 et 2010, soit une hausse proche de la moyenne régionale avec 0,6% par an en moyenne (+0,5% en région Centre). La population active résidente se caractérise par une part plus élevée qu en moyenne régio- nale de cadres et professions intermédiaires : ces deux catégories représentent respectivement 13,5% et 25,9% contre 11,6% et 23,7% en région. Ils sont proportionnellement plus nombreux qu en 1999 puisque leurs parts ont progressé de 3,3 points pour les cadres et professions intellectuelles supérieures et de 3,2 points pour les professions intermédiaires. Les employés sont également bien représentés : comme en moyenne régionale, ils occupent 29,3% de population active du territoire. Ils sont en revanche proportionnellement moins nombreux puisque leur part a diminué de 0,4 point entre 1999 et 2010. A l inverse, la part des ouvriers est moins importante dans le bassin chartrain (25%) qu au niveau régional (27,3%). Leur poids a fortement diminué Un revenu médian élevé mais de fortes inégalités territoriales En 2011, le revenu fiscal mé- dian par unité de consommation du bassin de vie de Chartres s établit à 21 000 euros, soit 1 790 euros de plus qu en ré- gion Centre. Autrement dit, la moitié des habitants du bassin appartient à un ménage qui déclare un revenu par unité de consommation supérieur à 21 000 euros. La structure par catégorie socioprofessionnelle de la population contribue à expliquer le niveau de revenu nettement plus élevé qu'en moyenne. En effet, le territoire se caractérise par un poids plus important des cadres et des professions intermédiaires. La répartition des revenus sur le bassin met en exergue une forte disparité entre les communes, avec un revenu médian par unité de consommation allant de entre 1999 et 2010 : - 4,5 points. De même, les agriculteurs occupent 1% de la population active (contre 2% en région). Cette proportion s explique par leur faible représentation au sein de l agglomération de Chartres puisqu ils atteignent des proportions nettement supérieures à la moyenne dans les franges du Sud du bassin. La structure socioprofessionnelle du bassin est liée au niveau de diplôme de sa population. Ainsi, le territoire se caractérise par un niveau de diplôme plus élevé qu en moyenne : 38,6% de la population est titulaire d un diplôme de niveau supérieur ou équivalent au BAC ou brevet professionnel (35,5% en région Centre). A l inverse, la proportion de peu ou pas de diplômés est inférieure à la moyenne régionale : 45,2% de la population est titulaire d un diplôme inférieur ou équivalent au CAP ou BEP (contre 46,6% en région) et, seulement 16% n a aucun diplôme (17,9% en région). 16 560 euros pour la commune ayant le plus faible niveau de vie à 27 240 euros pour celle ayant le plus élevé, soit 1,6 fois plus important. Avec un revenu médian par unité de consommation de 19 375 euros, Chartres se situe parmi les communes dont le niveau de vie est le plus faible (120 ème rang sur 147 communes du bassin), de même que les communes voisines : Lucé et Mainvilliers. En périphérie de ces villes, dans la frange Nord du bassin se trouvent les communes présentant les niveaux de revenus les plus élevés, tandis que celles ayant les niveaux de vie les plus faibles se situent au Sud du bassin. S agissant du type de revenus, Répartition de la population active par catégorie socioprofessionnelle en 2010 (Source : Insee, RP 2010) Diplôme d'enseignement supérieur long Diplôme d'enseignement supérieur court BAC ou brevet professionnel CAP ou BEP BEPC, brevet des collègues Certificat d'études primaires 2011 Ouvriers Employés Professions intermédiaires Cadres, professions intellectuelles sup. Artisans, commerçants, chefs d'ent. Agriculteurs exploitants Diplôme le plus élevé de la population non scolarisée de 15 ans ou plus en 2010 (Source : Insee, RP 2010) Aucun diplôme % 0 5 10 15 20 25 30 Revenu fiscal médian par unité de consommation Structure des revenus déclarés des ménages (part en %) BV Chartres Région Centre 20 987 19 211 Revenus salariaux 65,8 % 60,5% Pensions, retraites, rentes 23,1 % 28% Revenus des professions non salariées 5,9 % 5,9% Autres revenus 5,3 % 5,6% Source : Insee-DGFiP, Revenus fiscaux localisés des ménages Note : L unité de consommation est un système de pondération qui attribue un coefficient à chaque membre du ménage pour permettre la comparaison des niveaux de vie des ménages de tailles ou de compositions différentes. la part des revenus salariaux est sensiblement supérieure à la moyenne régionale (65,8 % contre 60,5 % en région). A l inverse, la proportion des pensions et retraites est moins importante sur le bassin BV Chartres Région Centre 0 5 10 15 20 25 30 35 BV Chartres Région Centre (23,1 %) que dans la région (28 %), en lien avec la faible part de retraités : ils ne représentent que 25,5 % de la population contre 30 % à l échelle régionale. %
Regard sur le bassin de vie de Chartres/ II. Priorité du SRADDT : une société de la connaissance porteuse d emplois Page 4 II. PRIORITE DU SRADDT : UNE SOCIETE DE LA CONNAISSANCE PORTEUSE D EMPLOIS Un bassin de vie caractérisé par des spécificités industrielles et un tertiaire bien développé 65 % des emplois dans la parfumerie-cosmétique et la sphère présentielle pharmacie Dans le bassin de Chartres, la part de l'économie présentielle - regroupant les activités répondant aux besoins des habitants et usagers du territoire - est comparable à celle de la région : elle emploie 65,2 % des effectifs salariés. "L'administration pu- blique" est bien représentée dans le bassin, chef-lieu du département d'eure-et-loir : elle emploie 10,9 % des effectifs (contre 9,7 % en région). Ceci s'explique par la présence du Conseil Général d'eure-et-loir et de la mairie de Chartres. La part du secteur "santé, action so- ciale" (13,1%) est légèrement moins importante qu'en moyenne régionale (13,9 %), malgré la présence du Centre hospitalier de Chartres, premier employeur du bassin. La sphère non présentielle - couvrant les activités de production ou contribuant à la production de biens consommés hors du territoire - regroupe, quant à elle, 34,8 % des emplois salariés du bassin, comme en moyenne régionale. Pendant des siècles, Chartres a été une ville de négoce et d administration. L arrivée du chemin de fer en 1849 ne change pas la donne. Après la 2 è guerre mondiale, le desserrement de la région parisienne va permettre la création de milliers d emplois. En 1953, la Radiotechnique de Suresnes s'implante à Chartres pour y produire les premiers "tubes" pour les téléviseurs. Devenue Philips, l'entreprise emploie aujourd'hui environ 340 salariés à la fabrication de lampes automobiles. Dans le domaine des équipements électriques, on trouve aussi Delphi (ex-fci Automotive) fabriquant des installations électriques automobiles (530 sal.) et Metalor qui produit des contacts électriques (310 sal.). Ces deux entreprises font partie du pôle de compétitivité interrégional "Sciences et Systèmes de l'ener- gie Electrique" (Centre et Limousin) rassemblant plus d'une centaine d'entreprises et organismes dans les domaines des technologies de l énergie électrique. Le secteur de la Une industrie tournée principa- "fabrication d'équipements élec- lement vers la plasturgie, les triques" regroupe 2,4 % des équipements électriques, la effectifs du bassin contre 0,9 % Effectif salarié des établissements en 2011 (Source : Insee, CLAP) Bassin de vie Nombre Structure (%) région Structure (%) Agriculture, sylviculture, pêche 347 0,5 1,4 Industrie 13 341 20,4 19,4 dont Industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets et dépollution 1 189 1,8 2,3 Industrie agroalimentaire 1 270 1,9 2,4 Fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques ; machines 2 665 4,1 3,2 Fabrication de matériels de transport 131 0,2 1,4 Fabrication d'autres produits industriels 8 086 12,4 10,1 Construction 4 632 7,1 7,5 Commerce, transports et services divers 26 891 41,1 40,3 dont Commerce ; réparation automobiles 9 128 14,0 13,6 Transports et entreposage 4 177 6,4 6,2 Hébergement et restauration 2 062 3,2 3,3 Information et communication 838 1,3 1,7 Activités financières et d'assurance 2 847 4,4 3,3 Activités immobilières 719 1,1 0,9 Activités scientifiques et techniques ; services administratifs et de soutien 5 042 7,7 8,1 Autres activités de services 2 078 3,2 3,2 Administration publique, enseignement, santé et action sociale 20 210 30,9 31,4 dont Administration publique 7 109 10,9 9,7 Enseignement 4 545 6,9 7,9 Santé, action sociale 8 556 13,1 13,9 Ensemble 65 421 100 100 en région. Outre Philips et Delphi, soulignons la présence dans la filière automobile d'autres sous-traitants : Asco Joucomatic fabriquant des composants pneumatiques (380 sal.) et Maflow, producteur de tuyauteries assemblées pour automobile (170 sal.). Dans les années 70, les créations concernent la parfumeriecosmétique. La filière est aujourd'hui organisée autour du pôle de compétitivité interrégional "Cosmetic Valley" (Centre, Ile-de- France, Haute-Normandie), dont le siège est à Chartres, et qui rassemble au total plus de 400 entreprises. Parmi elles, le bassin accueille Lancaster (310 sal.), Guerlain (300 sal.), Reckitt Benckiser (300 sal.), Paco Rabanne (160 sal.), Pacific Création (140 sal.). Ainsi, "l'industrie chimique" représente 2,6 % des emplois (0,8 % en région). "L'industrie pharmaceutique" est également bien implantée : elle emploie 2,2 % des effectifs du bassin de vie (1 % en région). Dans la filière, citons Novo Nordisk qui produit de l'insuline et emploie 800 salariés. L entreprise appartient au cluster inter- régional "Polepharma" (Centre, Basse- Norman die, Hau te- Normandie, Ile-de-France) qui compte au total plus de 150 membres. Chartres accueille aussi, dans le secteur, Les Laboratoires Expanscience (260 sal.) qui fabriquent la gamme Mustela. La "fabrication de produits en caoutchouc et en plastique" domine, avec 3,8 % des effectifs du bassin (2,4 % en région). Ce poids s'explique notamment par la présence de Sealed Air (820 sal.) et Grace (180 sal.) dans la fabrication de films plastiques, Lorillard dans les fenêtres isolantes (420 sal.) et Nypro (150 sal.) dans la fabrication de stylos à insuline. L'agroalimentaire a un poids (1,9 %) légèrement plus faible qu'en région (2,4 %). On peut toutefois souligner la présence de la laiterie Novandie du groupe Andros (200 sal.) et à proximité du bassin de vie, celle de la sucrerie de Toury du groupe la Vermandoise, racheté par la coopérative Cristal Union (150 sal.). Cette dernière appartient au cluster "Agrodynamic et Développement Durable" qui rassemble une trentaine d'entreprises autour de la valorisation des agro-ressources. Chartres est aussi le siège du cluster "Valbiom Centre", labellisé grappe d'entreprises par la DATAR, qui fédère des entreprises industrielles et agricoles autour de la valorisation non alimentaire de la biomasse. Quelques activités bien repré- sentées dans le tertiaire Les "activités financières et d'assurance" sont relativement bien représentées avec 4,4 % des effectifs (3,3 % en région). Ainsi, sont implantés sur le territoire MMA IARD (1 000 sal.), les assurances et protection sociale de la personne AG2R (470 sal.) et la Caisse Régionale du Crédit Agricole (200 sal.). Le tertiaire est aussi présent à travers le "transport et entrepo- sage" : 6,4 % des effectifs du bassin, une part semblable à la moyenne régionale s'expliquant principalement par la présence d'itm Logistique (filiale du groupe Mousquetaires - 380 sal. sur l'ensemble des sites) et de la SNCF (plus de 250 sal.). Le commerce occupe un poids non négligeable (14 % des effectifs, comme en moyenne régionale). On y trouve Cinq sur Cinq (filiale de SFR - 320 sal.), l'hypermarché Carrefour (450 sal.) à Chartres. L artisanat et l économie so- ciale et solidaire : en retrait par rapport à la moyenne ré- gionale 1 170 entreprises ont été créées en 2012 sur le bassin, soit un taux de création de 14 % (contre 14,6 % en région). Le territoire compte 3 420 éta- Effectif salarié selon les sphères de l économie en 2011 (Source : Insee, CLAP) Postes salariés % BV % région Ensemble 65 421 100 100 Sphère non présentielle 22 793 34,8 34,4 dont domaine public 12 0,1 0,7 Sphère présentielle 42 628 65,2 65,6 dont domaine public 15 282 35,8 35,8 Note : Les activités présentielles sont les activités mises en œuvre localement pour la production de biens et de services visant la satisfaction des besoins de personnes présentes dans la zone, qu'elles soient résidentes ou touristes. Les activités non-présentielles sont les activités qui produisent des biens majoritairement consommés hors de la zone et des activités de services tournées principalement vers les entreprises de cette sphère. Les activités du domaine public sont partagées entre la sphère présentielle et la sphère non présentielle. Un établissement appartient à ce domaine s il fait partie d une entreprise de catégorie juridique 7 (Personne morale ou organisme soumis au droit administratif) ou si plus de la moitié de son effectif fait partie de la fonction publique d état.
Regard sur le bassin de vie de Chartres / II. Priorité du SRADDT : une société de la connaissance porteuse d emplois blissements artisanaux employant 6 570 salariés, soit 10 % de l'effectif total du bassin (11,4 % en région). L économie sociale et solidaire compte 750 établissements sur le territoire employant 5 510 salariés, soit 8,4 % des effectifs salariés (10,2 % en moyenne régionale). Le territoire dispose du premier L Agglomération de Chartres (47 Par ailleurs, créée à l initiative Centre Européen d'entreprises communes) concentre près de de Chartres métropole en 2006, et d'innovation de la région, dont 60% des zones d activités économiques du bassin de vie re- l Emploi (MEE) est un outil au la Maison des Entreprises et de le but est d'accompagner les jeunes entreprises innovantes. présentant plus de 1 500 ha, service de l emploi et la création Actuellement hébergé dans l'antenne Scientifique et Universi- près d un millier d entreprises et d entreprise sur l agglomération environ 6 000 emplois. Les plus de Chartres. grandes ZA de plus de 100 ha Liste des plus grands établissements publics et privés du bassin de vie de Chartres (2011 actualisée) Raison sociale Taille Activité CENTRE HOSPITALIER GENERAL DE CHARTRES 1500-1999 salariés Activités pour la santé humaine DEPARTEMENT D'EURE ET LOIR 1000-1499 salariés Administration publique MMA IARD 1000-1499 salariés Activités financières et d'assurance SEALED AIR SAS 750-999 salariés Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique NOVO NORDISK PRODUCTION SAS 750-999 salariés Industrie pharmaceutique COMMUNE DE CHARTRES 500-749 salariés Administration publique DELPHI CONNECTION SYSTEMS FRANCE (Ex-FCI AUTOMOTIVE) 500-749 salariés Fabrication d'équipements électriques AG2R 250-499 salariés Activités financières et d'assurance CARREFOUR HYPERMARCHES 250-499 salariés Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles ETABLISSEMENTS LORILLARD 250-499 salariés Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique ASCO JOUCOMATIC SA 250-499 salariés Fabrication de machines et équipements n.c.a. ITM LOGISTIQUE 250-499 salariés Transports et entreposage CINQ SUR CINQ 250-499 salariés Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles PHILIPS FRANCE 250-499 salariés Fabrication d'équipements électriques METALOR TECHNOLOGIES FRANCE 250-499 salariés Fabrication d'équipements électriques FRAGRANCE PRODUCTION - LANCASTER 250-499 salariés Industrie chimique RECKITT BENCKISER FRANCE 250-499 salariés Industrie chimique GUERLAIN SOCIETE ANONYME 250-499 salariés Industrie chimique SOC NAT DES CHEMINS DE FER FRANCAIS 250-499 salariés Transports et entreposage LABORATOIRES EXPANSCIENCE 250-499 salariés Industrie pharmaceutique Source : INSEE - CLAP 2011 / : entreprises à capitaux internationaux / Il convient de ne pas confondre entreprise et établissement. L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'entreprise. Ainsi, une même entreprise peut très bien avoir plusieurs établissements, si elle exerce son activité de façon permanente dans plusieurs lieux distincts. Note : Les effectifs militaires étant sous secret défense, l'etablissement de Ravitaillement Sanitaire de l'armée ne figure pas dans la liste. On estime qu il emploie 120 personnes. (Sa fermeture est programmée en 2014 ou 2015). taire de Chartres. La couveuse devrait emménager au sein d une nouvelle structure d immobilier d entreprises regroupant une pépinière et un hôtel d entreprises sur la zone d'activités du Jardin d'entreprises. Chartres accueille également le club d'entreprises "La Force d'entreprendre". se situent à Chartres (Jardin d entreprises), et dans les communes périphériques (Lucé, Gellainville, Mainvilliers et Amilly) ainsi qu à Epernon (Parc d activités du Val Drouette) en frange francilienne. La disponibilité foncière de terrains viabilisés ou non est estimée à environ 500 ha soit un taux de remplissage moyen des ZA sur le bassin de 75% (moyenne régionale 70%). La nouvelle offre foncière de 200 ha à l ouest de Chartres (pôle Ouest regroupant des activités de BTP et dédié aux entreprises innovantes dans le secteur de l agro-alimentaire Page 5 e t d e s b i o - c a r b u r a n t s «Agroparc»), sur les communes de Mainvilliers et Amilly, vient rééquilibrer l offre de 200 ha développée à l est de l Agglomération (Parc d Archevilliers et Jardin d Entreprises dédiée aux activités du tertiaires sur les communes de Nogent le Phaye et Chartres). De fortes disparitions d emplois dans l industrie et le tertiaire En 2011, le bassin de vie de Chartres compte 65 420 salariés, soit 8% de l effectif régio- nal. Entre 2007 et 2011, l effectif salarié total travaillant sur le bassin est en baisse de 1,1 % par an en moyenne contre -0,9 % à l échelle régionale. Ainsi, ce sont 2 910 postes qui ont disparu en 4 ans. 30 000 25 000 20 000 15 000 10 000 5 000 0 L industrie est le secteur qui enregistre la plus forte perte d effectifs : -1 550 postes salariés entre 2007 et 2011. Ce secteur a un poids très proche de la moyenne régionale et regroupe 20,1 % des effectifs du territoire (19,6 % en région). Un autre secteur subit d'impor- tantes pertes d'emplois : le "commerce, transport, services Effectif salarié du BV de Chartres par secteur (Source : Insee, CLAP) divers" avec une baisse de 770 postes entre 2007 et 2011. Le secteur est toutefois caractéristique du bassin puisqu il représente 42% des emplois salariés (40,3% en région). L administration publique, en- seignement, santé et action sociale" perd également des emplois : 650 postes ont disparu sur la période 2007-2011. Ce Administration Publique, enseignement, Santé et action sociale Commerce, transports et services divers Construction secteur a un poids comparable à la moyenne régionale 30,6% (31,2% en région). Alors que la construction stagne, l'agriculture crée une cinquantaine d'emplois entre 2007 et 2011. Ces secteurs sont sousreprésentés dans le bassin et regroupent respectivement 7 % et 0,5 % des effectifs (7,5 % et 1,4 % en région). Structure de l'effectif salarié en 2011 Comparaison BV de Chartres - région Centre (Source : Insee, CLAP) Industrie BV Chartres 2007 2008 2009 2010 2011 2007 2008 2009 2010 Agriculture Région Centre Industrie Agriculture Construction % Commerce, transport et services divers Administration publique, enseignement, santé et action sociale 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 Note : Certaines variations d'effectifs dans "l'administration publique, enseignement, santé et action sociale" sont liées à des changements méthodologiques. En effet, à partir de 2009, CLAP prend en compte les agents des trois fonctions publiques ayant un statut à caractère privé et à partir de 2010, suite à la RGPP, les salariés dépendant de certaines collectivités (conseil général, DDT ) sont le plus souvent regroupés au siège dont ils dépendent, alors qu'antérieurement ils étaient comptabilisés à leur lieu de travail.
Regard sur le bassin de vie de Chartres/ II. Priorité du SRADDT : une société de la connaissance porteuse d emplois Page 6 Une hausse de la demande d'emploi, plus élevée pour les demandeurs de longue durée Sur le bassin de Chartres, le nombre de demandeurs d em- ploi de catégorie A, B, C (demandeurs d emploi ayant ou non exercé une activité réduite) s établit à 13 670 personnes fin 2012, soit 5 080 de plus qu en 2001. Alors que la demande d'emploi de catégorie A, B, C connaissait une baisse importante et supérieure à la moyenne régionale sur la période 2004-2007 (-9,5 % par an en moyenne contre -8 % en région), l'évolution s'inverse les années suivantes, avec une progression de 10,1 % en moyenne annuelle sur la période 2007-2012 (9,1 % en région). La demande d emploi de catégo- rie A (n ayant pas exercé d activité réduite) suit les mêmes tendances que celle de catégorie A, B, C mais avec une progression plus forte sur la pé- riode 2007-2012 2012 : elle s est accrue de 12,5 % par an en moyenne (+10,6 % en région) pour atteindre un effectif de 8 840 demandeurs d'emploi. Le nombre de demandeurs d emploi de longue durée (catégorie A, B, C) est également en progression sur la période 2007-2012 : il évolue de 12,5 % en moyenne annuelle, une hausse proche de la moyenne régionale (+12,2 %). En 2012, 5 370 demandeurs d emploi de catégorie A, B, C sont inscrits à Pôle Emploi depuis un an ou plus. Ils représentent 39,3 % de l ensemble des demandeurs d emploi A, B, C, un poids plus élevé que celui de la région (38,2 %). Près de 11 000 jeunes en formation initiale 15 000 14 000 13 000 12 000 11 000 10 000 9 000 8 000 7 000 6 000 5 000 4 000 3 000 2 000 1 000 0 Demandeurs d'emploi sur le bassin de vie de Chartres (Source : Pôle Emploi) Demandeurs d'emploi de catégorie ABC Demandeurs d'emploi de catégorie A 200120022003200420052006200720082009201020112012 Note : Demandeurs d emploi de catégorie A : Demandeurs tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi, sans emploi Demandeurs d emploi de catégorie B : Demandeurs tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) Demandeurs d emploi de catégorie C : Demandeurs tenus de faire des actes positifs des recherche d emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. de plus de 78 heures au cours du mois) Répartition des effectifs par niveau (2013) Effectifs du 2nd degré (2013) ** ** Etudiants de l université, des lycées et CFA proposant des formations supérieures Au sein du second cycle du se- cond degré, les élèves se répartissent selon 3 statuts : les lycéens en formation générale et technologique (69 %), les élèves de lycée professionnel (10 %,) et les apprentis (21 %). Plus précisément, ces effectifs se répartissent selon les diplômes ou titres visés : - 5 235 bénéficiaires en formation vers un baccalauréat général et technologique de niveau 4 (Bac.), soit 58% des jeunes. - 2 190 en formation vers un baccalauréat professionnel ou autre titre professionnel de niveau 4 (24 % des jeunes). - 1 657 en formation vers un certificat d aptitude professionnel ou autre titre de niveau 5 (18% des jeunes). L apprentissage couvre à la fois l enseignement secondaire et l enseignement supérieur. Audelà des 1 893 apprentis inscrits dans le second degré, 154 apprentis suivent des formations de niveau supérieur au baccalauréat. Ce mode de formation est relativement bien représenté dans le bassin Chartrain (2 047 apprentis, tout niveau de formation confondu soit 19% des effectifs totaux en formation dans le différents dispositifs (bac. général, technologique ou professionnel, brevet de présent dans le bassin avec : secteur sanitaire et social est technicien supérieur, brevet - l institut de formation aux soins d études professionnelles, etc.). infirmiers, géré par le centre Le lycée Marceau, juste derrière hospitalier local. Il dispense 2 en termes d effectifs, propose, formations (diplôme d Etat aidesoignant et diplôme d État d infir- quant à lui, deux classes préparatoires aux grandes écoles mier) et accueille 315 personnes Proportionnellement, (CPGE) scientifiques. - le lycée Jehan de Beauce dis- L enseignement sous tutelle du Ministère de l agriculture est bassin). c est le 2 ème bassin de la région à accueillir autant d apprentis en formation, derrière Châteauroux (21%). C est 7 points de plus que la moyenne régionale (12 %). En tant que chef-lieu de département, Chartres accueille de nombreux organismes de formation. Parmi eux, le lycée de Beauce qui reçoit la majorité des lycéens du bassin. Il dispense des formations dans un grand nombre de domaines : des formations générales (littéraires, économiques et sociales et scientifiques) à l électricité/électronique, la santé, la logistique ou la mécanique, selon Sources : Conseil régional du Centre, Rectorat notamment incarné par l établissement public local d enseignement et de formation profession- pensant des formations dans le domaine de la santé et des services sociaux, depuis le Brevet d Etudes Professionnelles (BEP, niveau 5) jusqu au Brevet de Technicien Supérieur (BTS, ni- nelle agricoles (EPLEFPA «La Saussaye»). Celui-ci est constitué de 3 centres (le lycée, le - le lycée agricole EFAGRIR ofveau 3). centre de formation d apprentis frant des formations de niveau agricole, le centre de formation certificat d aptitudes professionnelles, de niveau brevet d études professionnelle et de promotion agricoles) et d une exploitation professionnelles et baccalauréat agricole. Cette dernière a reçu la professionnel dans le domaine qualification «quali terre» et des services sociaux. «agriculture raisonnée». Une - l AFCASA dispense des formations dans le secteur sanitaire et partie de sa superficie est consacrée à l agriculture biologique. Le social en lien avec l Ecole Régio-
Regard sur le bassin de vie de Chartres/ II. Priorité du SRADDT : une société de la connaissance porteuse d emplois nale du Travail Social d Olivet et l Institut du Travail Social de Tours. En matière d enseignement supérieur, le bassin de vie de Chartres accueille près de 1 800 étudiants. L enseignement supérieur est principalement orienté vers les formations professionnelles courtes à travers les BTS, DUT et licences professionnelles. Les lycées accueillent le plus grand nombre d étudiants dont 831 en BTS et 133 en classes préparatoires aux grandes écoles. 230 étudiants ont choisi la voie de l apprentissage dans des formations très variées et notamment un BTS banque option marché des particuliers ou encore un BTS d éducateur spécialisé. Le secteur sanitaire et social est fortement représenté avec 255 étudiants en formation d infirmier, formation de niveau 3 dispensée par l IFSI de Chartres. L université d Orléans est présente à travers l implantation d un Institut Universitaire de Technologie (IUT), d une antenne scientifique universitaire et d une Ecole Supérieure du Professorat et de l Education (ESPE, ex IUFM). L antenne scientifique propose les deux premières années de la licence générale biologie et chimie. L IUT dispense des formations en voie initiale, continue et en apprentissage. Il forme 242 techniciens supérieurs dans les domaines du «Génie Industriel et Maintenance», de «la Gestion Logistique et Transport» et «génie électrique et Informatique Industrielle». L IUT propose également une licence professionnelle «valorisation des ressources végétales» (69 étudiants) répondant à la forte implantation de l industrie pharmacosmétique et l activité agroalimentaire du territoire. Globalement, les chiffres montrent une certaine stabilité des effectifs en l enseignement supérieur. La Région, l Université et les collectivités locales travaillent à la mise en place d une formation d ingénieur dispensée par polytech Orléans pour la rentrée universitaire 2015. Cette formation d ingénieur en Génie Industriel répondra aux besoins des industries de la branche cosmétique et pharmacie du bassin de vie. A noter également l activité importante de la CCI 28 qui propose en partenariat avec ESTACOM, l Université d Evry, ou encore le Groupe HEMA : licence professionnelle Biotechnologies Appliquées aux Industries des Agro-ressources (BAIA) ouverte également à l apprentissage, le Bachelor (Bac +3) Marketing et développement commercial, et un bac + 5 en management. Une équipe de recherche dépend du Laboratoire de Biologie des Ligneux et des Grandes Cultures de l Université d Orléans. Cette équipe s intéresse à l étude des lignanes du lin, molécules qui font actuellement l objet d un intérêt médical et cosmétique (phyto-œstrogènes et antioxydants). Parallèlement le laboratoire de l IUT (Laboratoire d'electronique, Signaux, Images (LESI Chartres) est spécialisé en automatisme et signal. Il est rattaché au laboratoire PRISME (L'Institut Pluridisciplinaire de Recherche en Ingénierie des Systèmes, Mécanique et Energétique). Une offre de formation continue diversifiée couvrant de nombreux domaines de formation Loir en termes de formation continue. 15 des 20 domaines de formation sont représentés sur le bassin, ce qui permet de qualifier l offre de formation de riche et diversifiée. Ainsi, les demandeurs d emploi du bassin de vie de Chartres trouvent plus facilement une réponse locale à leur besoin de formation. Une adaptabilité sans cesse re- la région Centre a cherchée Chaque année, grâce à des Des parcours de formation pour la qualification et l emploi Sur le bassin de vie de Chartres, l offre de formation continue financée par le Conseil régional du Centre est composée de formations qualifiantes et de formations d aide à l orientation et l insertion professionnelle. Elle est choisie selon les besoins des demandeurs d emploi du territoire. En 2013, acheté 729 places de formation pour le bassin de Chartres, représentant plus de 60 % du budget de formation consacré au département ce qui fait de Chartres le premier bassin de vie d Eure-et- Type (tout niveau confondu secondaire et supérieur) Lycées (7 904)* Ens. sup. (523) Effectifs 2013 Nom de l organisme 5 718 Lycées d enseignement général et technologique ou polyvalents : DE BEAUCE : 1 895 ; MARCEAU : 1 588 ; FULBERT : 1 227 ; MONFORT : 1 008 704 Lycées d enseignement professionnel : E. TRIOLET : 362 ; P. DE L ORME : 342 fonds dédiés, la région Centre offre de nouvelles formations sur le territoire. Ainsi en 2012, une formation d Agent de fabrication en industrie cosmétique et pharmaceutique a vu le jour pour la première fois sur le bassin de vie de Chartres. 14 stagiaires ont pu suivre cette formation. Cette opération a été coordonnée avec les membres du service public de l emploi (Pôle emploi, Maison des Entreprises et de l Emploi de Chartres, agences de travail temporaire, Mission locale, etc.) et en partenariat avec le monde économique en associant des grands noms du secteur cosmétique et pharmaceutique du bassin. Grâce au Fond Ré-actif Emploi Formation d autres projets du même type seront développés en 2014. Page 7 812 Lycées d enseignement général et technologique privé : Françoise D AUBIGNE : 86 ; Notre Dame : 726 615 Lycée d enseignement professionnel agricole de l Eure-et- Loir : EFAGRIR : 321 ; La Saussaye : 294 55 EREA François TRUFFAUT 311 Institut Universitaire de Technologie de Chartres 212 Antenne universitaire et Ecole Supérieure du professorat et de l Education (ESPE, ex-iufm) F2S** 315 Institut de formation de soins infirmiers de Chartres Centre de Formation des Apprentis *** (2 162) 1 201 CFA interprofessionnel d Eure-et-Loir 563 CFA du bâtiment d Eure-et-Loir 107 CFA agricole d Eure-et-Loir 22 CFA banque-finance 67 CFA de l association pour la formation technologique de l enseignement catholique (AFTEC) 35 CFA FORMASAT 39 CFA de l Académie Orléans-Tours 52 CFA du social et médico-social 76 CFA interuniversitaire région Centre Total 10 904 personnes pour 23 organismes *parmi les effectifs en lycées, 830 suivent une formation de niveau supérieur **F2S : Formations Sanitaires et Sociales. Parmi les effectifs, 255 suivent une formation de niveau supérieur *** parmi les effectifs en apprentissage, 154 suivent une formation de niveau supérieur 133; 8% 281; 16% 255; 14% 20; 1% 242; 14% Répartition des étudiants selon les diplômes préparés en 2013 831; 47% BTS et BTS Agricole (Brevet Technicien de Supérieur) DUT (Diplôme Universitaire Technologique) Diplômes universitaires hors DUT (niveau licence générale et pro + ESPE) Diplômes des CPGE (Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles) Diplôme d'etat infirmier (IFSI de Chartres) Autres diplômes d'etat Une offre formation VISA dévelop- pée Concernant l apprentissage des savoirs de base, la région Centre propose un offre dénommée VISA qui permet d offrir une possibilité de formation à tout à chacun, entre autre afin de renforcer son niveau de formation ou de lutter contre la fracture numérique. L offre VISA est riche et bien diversifiée elle aussi, tant en nombre de prestataires, qu en lieux de formation sur le bassin de vie de Chartres. L ensemble de l offre VISA est proposée sur ce territoire. Ainsi 1290 VISA ont été achetés en 2013 pour ce bassin.
Regard sur le bassin de vie de Chartres/ II. Priorité du SRADDT : une société de la connaissance porteuse d emplois Page 8 Les cultures céréalières ultra dominantes Le bassin de vie de Chartres est situé dans la zone de Beauce la plus productive. Au-delà des cultures céréalières traditionnelles (blé, orge et blé dur), qui après une forte érosion reviennent en force, on note aussi l existence de cultures oléagineuses et protéagineuses. La betterave est également très présente autour de la sucrerie/distillerie de Toury (située à proximité du bassin de vie) appartenant au groupe Vermandoise Industrie qui produit de l éthanol en partie pour la fabrication d agrocarburants. L utilisation à des fins non alimentaires des productions locales est d ailleurs une des pistes importantes explorées actuellement par la profession agricole, en lien avec le Cluster Valbiom Centre (associant entreprises industrielles et agricoles autour de la valorisation non alimentaire de la biomasse) et les pôles de compétitivité (Cosmetic Valley, PôlePharma). Citons également le cluster Tourisme : une ville-cathédrale La ville de Chartres, par sa facilité d accès (autoroute A 11), a longtemps constitué un motif d excursion, notamment pour la clientèle étrangère visitant les principaux monuments de Paris et la cathédrale de Chartres (classée dès 1979 au patrimoine mondial de l UNESCO). Aujourd hui, la ville de Chartres se revendique «capitale de la lumière et du parfum», en lien avec les entreprises du secteur parfumerie-cosmétique de la «Cosmetic valley» (le long de la vallée de l Eure) et avec l animation touristique «Chartres en lumières», proposée en nocturne pendant 6 mois de l année (circuit, gratuit, mettant en valeur 29 monuments et sites de la cité). Par cette animation et d autres événements et festivals, l Office de Tourisme de Chartres (classé 3 étoiles) incite au développement des séjours dans la ville chef-lieu d Eure-et-Loir, dans le bassin de vie mais aussi dans le Perche pour des séjours «nature et culture» combinant activités "Agrodynamic et Développement Durable" qui forme un réseau entre agriculteurs, coopératives, industriels, artisans et centres de formation autour de la valorisation des agro-ressources. Le territoire se caractérise également par la production de légumes de pleins champs, oignons, pommes de terre essentiellement. La proximité du pôle cosmétique et d un leader des herbes aromatiques basé en Seine et Marne font également du territoire, une aire de production importante de plantes médic i n a l e s e t a r o m a t i q u e s (ciboulette, estragon, ). L arrivée récente du groupe Andros/Novandie à Auneau a entraîné le développement d une culture de pommiers destinée directement à l industrie. Auneau est également le siège du couvoir de la Coopérative Avicole d Ile de France qui produit des œufs embryonnés à destination des laboratoires pharmaceutiques pour la production de vaccins. La question de l agriculture durable est perçue avec de plus en plus d acuité, notamment dans un contexte de fragilisation de la ressource en eau. La préservation de la vocation des espaces agricoles constitue aussi un enjeu prégnant sur ce territoire soumis à de fortes pressions foncières. Le modèle dominant de la Beauce est ainsi à un tournant compte tenu des questions environnementales mais aussi de l évolution de la politique agricole commune. de découverte du patrimoine et repos «au vert». La cathédrale gothique (du XII e siècle) de Chartres reste, de loin, le premier site de visite du bassin de vie : sa fréquentation (libre) est estimée entre 1 à 1,5 millions de visiteurs par an. Les autres visites, organisées ou payantes, de l édifice, ont rassemblé, en 2012 : - 66 695 participants aux visites guidées de l Office de Tourisme ; - 25 106 participants à la visite de la tour de la cathédrale ; - 17 348 participants à la visite de la crypte. La visite de la cathédrale peut être complétée par celle du Centre International du Vitrail (qui fêtera en 2015 ses 35 ans d existence), exposant les nuances du «bleu de Chartres» qui a fait la renommée des vitraux de la cathédrale. 42 488 personnes ont visité le «CIV» en 2012. Dans l agglomération chartraine, le site du «COMPA» (Conservatoire du Machinisme et des Pratiques Agricoles), à Mainvilliers, a accueilli 49 336 visiteurs en 2012. Le château de Maintenon constitue le second pôle touristique structurant du bassin de vie : il a accueilli 44 190 visiteurs en 2012. Le succès du spectacle nocturne de 2013 «Madame de Maintenon ou l ombre du Soleil» a conduit au renouvellement de cette fantaisie historique en 2014. Un nouveau jardin à la française a également été créé en 2013 et une application numérique, téléchargeable sur smartphone et tablette, donne accès à une visite commentée à distance. Viennent ensuite trois sites de la ville de Chartres : - Le musée des sciences naturelles et de la préhistoire : 13 862 visiteurs en 2012 ; - La maison Picassiette : 10 432 visiteurs en 2012 ; - Le musée des beaux-arts : 8 278 visiteurs en 2012 ; Et deux autres sites du bassin de vie : - Le jardin de la préhistoire, à Auneau : 6 552 visiteurs en 2012 ; - Le musée Marcel Proust, à Illiers-Combray : 5 318 visiteurs en 2012. La fréquentation, connue, des autres sites du bassin de vie, se rapporte à des sites patrimoniaux secondaires : - site de Villebon (château et chapelle) : 2 505 visiteurs en 2012 ; - sites de la «Route du Blé en Beauce» (dont la fréquentation peine à décoller, selon un premier bilan établi par l association porteuse du concept) : - conservatoire des meules et des pavés du bassin d Epernon : 3 442 visiteurs en 2012 ; - moulin à vent de Ouarville : 1 057 visiteurs en 2012 ; - moulin de la Garenne d Ymonville : 936 visiteurs en 2012. En plus des sites de Maintenon (jardins dessinés par Le Nôtre au sein d un parc de 30 hectares) et d Auneau (parcours archéologique et botanique à travers une roselière), les jardins de Bois Richeux (jardins médiévaux), à Pierres, constituent un autre site
Regard sur le bassin de vie de Chartres/ II. Priorité du SRADDT : une société de la connaissance porteuse d emplois d intérêt de la catégorie «parcs et jardins». Les itinérances douces représentent un potentiel de développement touristique important pour le bassin de vie, en particulier pour le tourisme à vélo. Le bassin de vie est en effet traversé par la «véloscénie», itinéraire de 434 Km reliant Paris au Mont Saint-Michel et passant par Epernon, Maintenon, Chartres, Illiers-Combray, puis rejoignant Thiron-Gardais et Nogent-le-Rotrou, en Pays Perche. Une autre véloroute reliera à court terme Chartres à Châteaudun, Vendôme et Tours : «Saint- Jacques à vélo» (voie de Chartres). Cet itinéraire, jacquaire, existe déjà sous forme pédestre : le sentier de Grande Randonnée (GR 655), entre Maintenon et Illiers-Combray, et à destination de Tours. L ouverture de la «Maison du vélo», en gare de Chartres, favorise également l intermodalité au service des touristes à vélo (service d information et de location, dans un espace de 160 m 2 aménagé par l Agglomération). 3 boucles cyclables ont été ouvertes, en 2012 : «Chartres et la vallée de l Eure» ; «Au fil de l Eure et des étangs» ; «Haute vallée de l Eure». La création d une offre de pistes cyclables à vocation touristique, de loisir et utilitaire intégrée au Plan vert de Chartres Métropole est en cours de déploiement sur l agglomération. Des pistes cyclables sont en en cours d aménagement autour des pôles relais et dans la vallée de l Eure et complète l offre de tourisme à vélo. La pratique du canoë-kayak kayak, sur l Eure, complète l offre d activités de pleine nature. Plusieurs artisans et producteurs ont su perpétuer des recettes, des spé- cialités ou créer plus récemment des boissons identitaires du territoire : pâté de Chartres ; «Mentchikoff» et macarons moelleux de Chartres ; bière «l Eurélienne» de la microbrasserie de Chandres, à Sours ; limonade «la Beauceronne», «Beauce cola» ; lentille blonde de Beauce ; miel de Chartres Le tourisme d affaires représente un segment d activité important pour 5 membres du club «Destinations Séminaires», animé par le Comité Régional du Tourisme Centre-Val de Loire : 2 établissements à Chartres ; 1 à Epernon ; 1 à Voves ; 1 à Saint- Symphorien-le-Château. L hôtellerie est prépondérante PRIORITE DU SRADDT : UNE SOCIETE DE LA CONNAISSANCE PORTEUSE D EMPLOIS dans l offre d hébergements touristiques : elle représente 60 % des capacités d accueil du bassin de vie, devant l hôtellerie de plein air (25 %). La variété de gamme et/ou la grande capacité sont deux traits caractéristiques de ces deux catégories d hébergement : de l établissement non classé au 5 étoiles (château d Esclimont), et de 12 à 224 lits (Novotel de Chartres), pour l hôtellerie ; du 2 au 3 étoiles, et de 189 à 471 lits touristiques (camping des Ilots de Saint-Val, à Villiers-le- Morhier), pour l hôtellerie de plein air. L accueil des groupes est ainsi facilité pour l hôtellerie de l agglomération chartraine. Un res- taurant de Chartres («Le Georges», affilié à l hôtel «Le Grand Monarque»), distingué par le guide Michelin 2014 (1 étoile maintenue depuis 2009), propose et organise notamment des animations autour de «l art de vivre». Les enjeux à l échelle du bassin de vie Page 9 Le renforcement du dynamisme économique et l accompagnement des mutations économiques En confortant les filières d excellence (parfumerie, cosmétique, pharmacie notamment) et la sous-traitance industrielle En amplifiant les synergies entre les entreprises à travers des dynamiques de réseaux et de coopération (pôles de compétitivité (Cosmetic Valley, Polepharma, les clusters Valbiom Centre, Agrodynamic) notamment en matière d innovation En favorisant le développement d activités tertiaires à forte valeur ajoutée En soutenant les filières en développement et potentiellement porteuses d emplois (agro-alimentaire, énergies renouvelables, etc.) En organisant le développement d une offre foncière maîtrisée et immobilière de qualité notamment sur les pôles de Chartres, Epernon, Maintenon, Gallardon, Auneau, Voves, Illiers-Combray et Courville-sur-Eure En stimulant l entreprenariat et en développant les activités et des emplois associés à l économie résidentielle : économie sociale et solidaire, artisanat et commerce de proximité (création, transmission-reprise, modernisation ) Le renforcement de la formation initiale et continue Par une plus forte adéquation de l offre de formation professionnelle et continue aux besoins des entreprises locales En renforçant le dynamisme de l enseignement supérieur et de la vie étudiante En améliorant les meilleures conditions de formation et l information notamment auprès des jeunes Les gîtes et les chambres d hôtes (13 % des capacités d accueil touristiques pour ces deux formes d hébergements touristiques) sont peu représentés, en raison d une offre touristique concentrée dans l agglomération chartraine et peu diffuse sur l ensemble du bassin de vie (hormis à Maintenon, où, en outre, un hôtel 4 étoiles de 82 chambres doit ouvrir en 2015 à proximité du château et du golf de 18 trous). Les hébergements collectifs et les gîtes d étape ou de groupe représentent une faible proportion (2 %) des capacités d accueil des hébergements touristiques du bassin de vie, dont 70 lits respectivement pour l Auberge de Jeunesse et pour le Centre Régional Jeunesse et Sports de Chartres. Le développement de la pratique des itinérances douces pourrait favoriser ces types d hébergements de capacité, et inciter par ailleurs les gîtes ruraux et chambres d hôtes à se labelliser «Accueil Vélo» en adaptant leurs services et équipements aux besoins de la clientèle itinérante (tourisme à vélo et randonnée pédestre). Une activité agricole à conforter, tout en respectant l environnement En maintenant l élevage et la capacité de production céréalière tout en préservant la ressource en eau Par la valorisation non alimentaire de la biomasse et le développement de niches en lien avec l innovation (ex : bioproduits, ) En préservant le foncier agricole assurant un rôle agronomique et paysager Une meilleure valorisation des potentiels touristiques Par une meilleure valorisation touristique du patrimoine en lien avec les itinérance douces En élaborant et en promouvant des séjours touristiques en lien avec les destinations voisines : Haute vallée du Loir ; Vallée royale de l Eure; Perche Val de Loire Par le développement du tourisme d affaires
Regard sur le bassin de vie de Chartres / III. Priorité du SRADDT : des territoires attractifs organisés en réseau III. PRIORITE DU SRADDT : DES TERRITOIRES ATTRACTIFS ORGANISES EN RESEAU De fortes disparités territoriales en termes d équipements et services à la personne Page 10 Caractérisé par les grandes plaines agricoles de la Beauce, le bassin chartrain se structure par son agglomération. La ville-centre jouit d une reconnaissance internationale (Cathédrale, classée patrimoine mondiale de l UNESCO) et bénéficie d une desserte privilégiée avec Paris. Face à un territoire plutôt jeune et soumis à l influence francilienne, les défis sont nombreux en termes d équipements et services à la population, d offre de logements et de renforcement de l attractivité du pôle urbain. Des stratégies de territoires sont en cours à travers le SCOT de l agglomération chartraine (en cours de révision) et son agenda 21 (approuvé), mais aussi à travers le SCOT du canton de Maintenon (projet arrêté), le projet de SCOT de Courville (en cours d élaboration). L agenda 21 du pays de Beauce est adopté et une réflexion de SCOT du Pays de Beauce est en cours. Au sein du bassin, la ville de Chartres (38 900 hab., soit 20% de la population du territoire) constitue un pôle de services supérieur 1. Elle offre un niveau de services très satisfaisant avec 33 équipements de gamme supérieure sur 36 et la totalité des équipements de la gamme intermédiaire. Parmi les grands équipements, nous pouvons citer : le centre hospitalier, les cliniques, le complexe aquatique l Odyssé, la médiathèque, le centre des expositions, le complexe cinématographique Trois autres communes de l agglomération sont des pôles intermédiaires : Lucé Mainvilliers et Luisant. En dehors de l agglomération, sept pôles intermé- diaires structurent le bassin, (Maintenon, Epernon, Gallardon, Auneau sur les franges Est, et Voves, Illiers-Combray, Courville-sur-Eure au Sud à l Ouest). Ce réseau est complété par 29 pôles de proximité. Les franges Sud et Ouest du bassin de vie ont un maillage beaucoup moins dense et ne disposent quasiment pas de pôles de proximité. Des disparités en matière d offre commerciale Les grands équipements commerciaux sont essentiellement concentrés sur l agglomération chartraine. La ville-centre constitue un pôle majeur dont le rayonnement commercial à vocation à s affirmer au niveau départemental. Plusieurs projets d envergure y participeront, notamment le renforcement du pôle gare et l aménagement du Plateau Nord-Est qui accueillera de nouveaux commerces, des logements et le futur parc des expositions. L armature commerciale de l agglomération se complète par 4 pôles de moindre importance répondant à des achats quotidiens et occasionnels localisés à Lucé, Luisant, Mainvilliers et Barjouville et des pôles relais plus petits répondant à des achats hebdomadaires (Luisant, Le Coudray, Champhol, Sours, Saint-Georges-sur- Eure). Au total, la zone de chalandise de l appareil commercial de l agglomération est contenue dans les limites du SCoT, et compte actuellement près de 193 000 habitants (source : DAC du SCOT de l agglomération chartraine. AID Observatoire. Avril 2013). En dehors de l agglomération, l offre commerciale est nettement réduite. De nombreuses communes rurales du bassin ne possèdent plus aucun commerce sur leur territoire. Dans le secteur de la Beauce, les tournées alimentaires, véritables alternatives au manque de commerces et essentielles pour les personnes âgées, demeurent fragiles. Une offre en structures collec- tives dédiées à la petite enfance et aux personnes âgées proche de la moyenne régionale Le bassin chartrain dispose d une vingtaine de structures collectives dédiées à la petite enfance dont près des trois quarts se situe dans la ville-centre, Mainvilliers, Lucé et Luisant. Les autres structures se répartissent au Nord du territoire, dans les secteurs d Epernon, Maintenon et Courville-sur-Eure. La capacité d accueil totale des structures collectives dédiées à la petite enfance est actuellement proche de la moyenne régionale avec 4,9 places pour 100 enfants (contre 5,1 en région) 2. Pour répondre aux besoins des actifs travaillant en Ilede-France notamment, l ouverture des établissements à des horaires décalés serait à renforcer. En termes de structures d hébergement pour personnes âgées, le bassin accueille 26 établissements répartis dans les principaux pôles du bassin. Leur capacité totale est actuellement identique à la moyenne régionale avec 11,3 places pour 100 personnes âgées de plus de 75 ans 3. Une vie culturelle et sportive plutôt centrée sur l agglomération En matière d équipements sportifs, l agglomération compte quelques grands équipements de rayonnement départemental voire régional : le complexe aquatique de l Odyssée à Chartres, le dojo à Saint-Georges-sur- Eure, le centre équestre à Fontenaysur-Eure. La part des équipements structurants à l échelle du bassin est de 37,3% contre 33% en région en moyenne 4. Néanmoins, la densité d équipements par rapport à la population scolaire est en dessous de la moyenne régionale sur l ensemble des intercommunalités du bassin. L offre culturelle se concentre sur l agglomération chartraine (médiathèque, complexe cinématographique, théâtre ). L attraction de l Ile-de-France est constatée dans ce domaine. Pour renforcer l attractivité de Chartres, le projet urbain du Pôle Gare comprendra une salle culturelle et sportive pouvant accueillir jusqu à 6 000 spectateurs et 3 000 supporters. D autre part, sur le plateau Nord-est de la ville, sera construit le parc des expositions, d une surface de 16 000 m². Il pourrait ouvrir ses portes en 2015. L offre de diffusion culturelle est complétée de salles avec une programmation culturelle (Les Prairiales à Epernon avec contrat de saison culturelle, salle de Nogent le Payhe). Les manifestations culturelles se développent : à Chartres («Chartres en Lumière», soirées Estivales ), au Sud-est du territoire, ces dernières années, grâce aux animations liées à la «Route du blé en Beauce» créant une dynamique avec les acteurs agricoles et touristiques mais aussi au festival «Land Art» créé en 2005 en partenariat avec le Pays Dunois et en coopération avec les territoires partenaires allemands et néerlandais. En 2014, la commune de Lèves située à proximité de Chartres est concernée par un projet artistique et culturel de territoire (PACT). 1 : L INSEE définit les pôles de services (supérieurs, intermédiaires, proximité) en se référant à la nomenclature de la Base Permanente des Equipements. Une commune est considérée comme pôle de service si elle concentre au moins la moitié des équipements de la gamme. Ainsi, la gamme de proximité comporte 29 équipements (services et commerces) nécessaires à la vie quotidienne : épicerie, bureau de poste, école maternelle La gamme intermédiaire comporte 32 équipements : supermarché, gendarmerie, collège, etc La gamme supérieure comporte 36 équipements : hypermarché, lycée, maternité 2 : source: base Finess au 06-02-2014, Insee RP2010. Les établissement pris en compte sont : les crèches, crèches familiales, halte garderies, garderies et jardins d enfants 3 : source : base Finess au 23-012-2014, Insee RP 2010 4 : source : Etude pour la réalisation d un schéma des installations sportives en région Centre. CR centre. 2012.
Regard sur le bassin de vie de Chartres / III. Priorité du SRADDT : des territoires attractifs organisés en réseau Page 11 Une carence de l offre médicale sur une grande partie du bassin de vie En 2013, 25,8% des habitants du bassin chartrain, résident dans une commune ne disposant pas de médecin généraliste libéral (24% au niveau régional). Quant à la densité médicale (8,6 médecins pour 10 000 habitants) elle est équivalente à celle de la région qui est peu élevée par rapport à la moyenne nationale (8,7 pour 10 000 habitants en région centre et 10,4 pour 10 000 habitants en France métropolitaine. Source : ARS Centre 2013 ; champs : médecins généralistes hors remplaçants). Les professionnels de la santé sont majoritairement installés dans les pôles structurants du bassin : Epernon, Lucé, Chartres, Mainvilliers., Illiers-Combray. L offre médicale apparait insuffisante pour répondre aux besoins de l ensemble des habitants du territoire. Ainsi, une grande partie du bassin, soumise à la pression démographique est située en zone carencée. Il s agit en particulier des zones franciliennes, de la partie Sud de l agglomération chartraine, et du Nord-Ouest du bassin. Ce périmètre correspond à des zones de mise en œuvre des mesures destinées à favoriser une meilleure répartition géographique des professionnels de santé, des maisons de santé, des pôles de santé et des centres de santé. En termes de structures, l agglomération de Chartres accueille les centre hospitalier, réparti sur trois sites (l Hôtel-Dieu, la résidence Val de Loire et Louis Pasteur) et deux cliniques non spécialisées (Notre Dame du bon secours à Chartres et Saint François à Mainvilliers). Ces structures présentent des capacités et une diversité médicales satisfaisantes. Trois maisons de santé pluridisciplinaire à Bailleau-l Evèque, Sours et Maintenon viennent soutenir l offre médicale de proximité. Un projet de création de maison de santé pluridisciplinaire est également en cours dans le secteur de Courville-sur-Eure. La maison de santé de Coulomb, nommée Maison médicale du Moulin, située sur le bassin de Dreux, accueille 18 professionnels de la santé dont 4 médecins dont le bassin de clientèle concerne les communes limitrophes. Des pressions sur le marché du logement 1 : sources : RPLS 2012 / FILOCOM 2011 MEDDE d après DGFiP (résidences principales). En 2011, le bassin de Chartres compte 94 280 logements, soit 7% du parc total de la région. La croissance du parc est supérieure à la moyenne régionale : +10,7% entre 2001 et 2011, contre + 8,6% en région. La part des logements sociaux est de 19,7% 1 à l échelle du bassin. Une diminution des résidences secondaires, et une hausse des résidences principales La part des résidences secondaires dans le bassin est peu élevée (4,8% contre 7,1% en région). Le nombre de résidences secondaires a diminué entre 2001 et 2011 (-8,7% contre 4,4% en région), au profit notamment d une hausse des résidences principales. Ainsi, le nombre de résidences principales a augmenté de 7 850 logements soit + 10% entre 2001 et 2011 (contre +8,8% en région). Plus de la moitié des logements construits avant 1975 55% des logements du territoire, soit 52 250 logements, ont été construits avant 1975, date de la première réglementation thermique. Il s agit du taux le plus faible de la région après celui du bassin orléanais (53%). Ces taux sont nettement en-dessous de la moyenne régionale (62%), témoignant de territoires qui se sont fortement développés ces dernières années. Un niveau de vacance des loge- ments faible mais en progression ces dernières années Le bassin chartrain est celui dont le niveau de vacance est le plus faible des bassins de la région. Ainsi en 2011, 2 625 logements (2,8% du parc) sont vacants depuis plus d un an (contre 5,2% en région). Néanmoins, sur ces dix dernières années, le nombre de logements vacants a fortement augmenté (+32%, soit une hausse de 640 logements) alors qu en région la vacance de plus d un an a progressé de +11%. Le renouvellement du parc ancien Plusieurs projets de rénovation urbaine sont en cours ou achevés dans les quartiers d habitat social : quartiers Beaulieu (convention AN- RU), Rechèvres, la Madeleine à Chartres, quartier Mandela à Mainvilliers, quartiers du Vieux-Puits et Bruxelles à Lucé. Ces opérations ont pour objectif la démolition de loge-
Regard sur le bassin de vie de Chartres / III. Priorité du SRADDT : des territoires attractifs organisés en réseau Page 12 ments, la résidentialisation et une reconstruction diversifiée de l offre. D autre part, pour inciter les propriétaires à réhabiliter leur ancien logement, une Opération Programmée d Amélioration de l Habitat (OPAH) a été mise en œuvre de 2009 à 2012 par l Agglomération. Son objectif était la réhabilitation de 230 logements. Une OPAH a également été engagée sur la période 2012-2015 dans la communauté de communes du Pays de Courvillois, marquée par la problématique de l habitat indigne. L objectif est la réhabilitation de 138 logements sur 3 ans. Une part de logements collec- tifs supérieure à celle de la région 34% du parc (soit 32 175 logements) est constitué de logements collectifs (29% en région). Il s agit du taux le plus élevé après ceux des bassins de vie de Tours et d Orléans. Les logements collectifs se concentrent essentiellement dans l agglomération et notamment dans trois communes (Chartres, Lucé, et Mainvilliers). Ces dernières accueillent en effet près de 75 % des logements collectifs du bassin (soit 23 750 logements). Un fort dynamisme des cons- tructions neuves Avec un taux de construction moyen de 14,5%, le bassin se situe au dessus de la moyenne régionale (13,9%). Entre 1999 et 2011, 630 logements individuels/an, et 360 logements collectifs/an ont été construits. Les constructions individuelles neuves sont nombreuses sur l ensemble du bassin, notamment en périphérie de Chartres. Elles se situent le plus souvent en extension des bourgs et hameaux existants, et prennent la forme de lotissements. Les constructions pavillonnaires génèrent sur ce territoire une consommation foncière importante. Une hausse importante des prix des maisons et du foncier est à constater sur l ensemble du bassin, en raison de la pression exercée par l arrivée des franciliens et par le desserrement de l agglomération chartraine. Une importante concentration des logements sociaux et une forte pression de la demande En 2012, le bassin de Chartres compte 16 570 logements sociaux (soit 9% du parc social de la région). 73% de ces logements sociaux se concentrent dans trois communes de l agglomération : Chartres, Lucé et Mainvilliers. La vacance et la mobilité sont très faibles, traduisant un marché locatif social tendu. Ainsi, seuls 3% des logements sociaux sont vacants (contre 4,8% en région) et 10,8% des logements sociaux ont fait l objet d un emménagement en 2011 (contre 12,7% en région). En 2010, les demandes de logement social étaient 2,4 fois plus élevées que les places attribuées : il s agit d un des taux les plus élevés au sein de la région, après ceux des bassins de Dreux et Orléans (source: USH). Une performance énergétique des logements sociaux plutôt faible En 2010, 49% des logements sociaux affichaient une performance énergétique très faible (classe énergétique E, F ou G). Ce taux est supérieur à la moyenne régionale (43%). Seuls 13% des logements offraient une performance énergétique satisfaisante (classe A, B ou C) contre 23% au niveau régional. L hébergement pour les jeunes actifs Pour faciliter le parcours des jeunes et améliorer leurs conditions d hébergement, le foyer des jeunes travailleurs Elisabeth de Thuringe situé à Chartres a été réhabilité. Il permet désormais l accueil de 90 jeunes âgés entre 16 et 29 ans, qui sont en CDI, CDD, stage, alternance ou interim. A noter que le Programme Local de l Habitat est en cours de finalisation sur l agglomération de Chartres. Un bassin dominé par les grandes cultures, les bosquets et entrecoupés par les Vallées de l Eure et du Loir Le paysage du bassin de vie de nexions entre les quelques mas- Chartres est dominé par les grandes sifs boisés et les vallées. Une cultures et les bosquets, entrecoupés étude trame verte et bleue est par les vallées (Eure, Loir) où se con- en cours. centrent les principaux enjeux de pré- Ce territoire se caractérise égale- servation de la biodiversité. En effet, le ment par la présence de la plateau beauceron est relativement nappe de Beauce, ressource pauvre du fait d une exploitation en naturelle hydrogéologique considérable avec 20 milliards m céréaliculture intensive. Son intérêt repose essentiellement sur la présence en période de reproduction des (nitrate et pesticides) et dont la 3, dont la qualité est préoccupante espèces caractéristiques de l avifaune surexploitation pose problème. de plaine (ce qui a justifié le zonage La mise en œuvre du SAGE Natura 2000 «Beauce et vallée de la nappe de Beauce s attache à Conie»). résoudre ces problèmes. Sur les coteaux de l Eure notamment, bien que l abandon de l élevage provoque un boisement progressif, on A noter que l Agglomération de Chartres a adopté un plan vert peut noter la présence de pelouses qui a pour objectif de décliner calcicoles originales riches en orchidées, souvent associées à des chê- des actions de préservation et de valorisation des espaces naturels et paysagers concourant Les milieux humides d intérêt au maintien de la biodiversité. naies-charmaies à flore diversifiée. (boisements humides, roselières et Le risque inondation concerne prairies ) se concentrent également les vallées de l Eure et du Loir, sur la vallée de l Eure et certains de où se situent par exemple en ses affluents, avec des prairies de zone inondable, pour la crue de fond de vallée remarquables, mais référence, des centre-bourgs, devenues rares. L exploitation de granulats y a laissé des plans d eau plus lèges et lycées, des axes routiers des industries, des écoles, col- ou moins favorables à la biodiversité (nationales et autoroute A11) et déploiement des démarches de prévention et de protection, et ce en cohérence avec les démarches réglemen- en fonction de leurs aménagements et des voies ferrées La préservation des personnes, des biens, taires existantes : le PPRI (Plan de Prévention des Risques Une problématique rencontrée sur ce des services et des activités d Inondation) de Chartres (approuvé en 2001) et le PPRI territoire est le maintien des con- économiques doit amener au Eure «aval de Chartres» (approuvé en 2009 et de leur gestion. concernant
Regard sur le bassin de vie de Chartres / III. Priorité du SRADDT : des territoires attractifs organisés en réseau 7 communes du bassin), les PCS (Plans Communaux de Sauveg a r d e ) e t l e s D I C R I M (Documents d Information Communal sur les RIsques Majeurs). PRIORITE DU SRADDT : DES TERRITOIRES ATTRACTIFS ORGANISES EN RESEAU Les enjeux à l échelle du bassin de vie Page 13 Les bâtiments et le transport : principaux secteurs à l origine des émissions de gaz à effet de serre La consommation totale annuelle d énergie finale sur le bassin de Chartres est de 4,9 TWh (7% de la consommation régionale pour 7,8% de la population régionale). Les deux secteurs les plus consommateurs d énergie sont le bâtiment avec 2,4 TWh (répartis à 70 % pour le résidentiel et 30% pour le tertiaire) et presque 1 TWh pour le secteur du transport de voyageurs. Le secteur du bâtiment représente 48% des consom- mations sur le bassin de vie, ce qui est légèrement au dessus de la moyenne régionale (46%). C est le secteur du bâtiment tertiaire qui est légèrement supérieur à la moyenne régionale (15% sur le bassin contre 13% au niveau régional). Le secteur du transport de voyageurs quant à lui, représente 20 % des consommations, ce qui est comparable à la moyenne régionale. Le transport des marchandises est légèrement supérieur (16% contre 14%). Le secteur de l industrie est légèrement inférieur (14% contre 18% au niveau national). L aménagement du territoire doit prendre en compte ce risque inondation. nale). Le deuxième secteur, le transport, émet 35% des émissions (31% au niveau régional). L agriculture émet moins qu au niveau régional. Deux chaufferies bois sont recensées sur le bassin, dont une chaufferie d entreprise (à Auneau) et une pour une collectivité (à Chartres). Le potentiel de géothermie est présent. Quelque soient les caractéristiques du sol (présence ou non de nappe), une solution géothermique peut être envisagée puisque plusieurs techniques existent (nappes, sondes). Il existe une dizaine d opérations de pompe à chaleur sur aquifères superficiels (sur nappe) en fonctionnement sur ce bassin. Le potentiel de géothermie sur nappes superficielles n est en effet pas négligeable (niveau 6 sur une échelle de 8). En revanche, le potentiel géothermique sur sondes est faible (niveau 2 sur 5) et il n y a pas de potentiel sur aquifère profond. Le bassin dispose d un nombre important de parcs éoliens concentrés dans En termes d émissions de Gaz à Effet le sud est. Il est couvert par deux de Serre, le secteur du bâtiment émet zones favorables au développement le plus, avec 32% des émissions du identifiées dans le sud-ouest et le sudest du bassin (contre 28% à l échelle régio- bassin. L affirmation de l agglomération chartraine comme pôle structurant et d appui de la dynamique régionale et d interface avec l Ile de France, la Normandie, le «Grand Ouest» En renforçant les fonctions urbaines : services supérieurs, enseignement supérieur, équipements structurants, offre commerciale... Par la coopération pour inscrire Chartres dans des dynamiques nationales et régionales Une organisation territoriale autour du pôle de Chartres, complétée par un réseau équilibré de pôles d appui En maîtrisant l urbanisation liée au desserrement du pôle de Chartres et à la proximité de l Ile-de-France et en privilégiant la densification proche des équipements, services et des axes de transport collectif, et en dents creuses et des formes urbaines plus adaptées En développant les parcours résidentiels au sein des pôles urbains (notamment celui de Chartres) et en organisant une offre de logement social équilibrée, de qualité et adaptée aux différentes populations En requalifiant les quartiers d habitat social En assurant la présence d un socle d équipements, de commerces, de services adaptés sur l ensemble du bassin de vie En favorisant le maintien de la présence médicale en particulier à l Ouest et au Sud et en organisant l offre de soins La préservation du patrimoine naturel et paysager avec une attention particulière à la ressource en eau La préservation de la biodiversité en développant des connexions écologiques sur les continuités humides et boisées du territoire La valorisation du patrimoine paysager La prise en compte de la ressource en eau et du risque d inondation dans les vallées de l Eure et du Loir Le défi Energie-Climat La prise en compte du changement climatique et de la maîtrise de l énergie La rénovation thermique de l habitat et des équipements publics Le développement des énergies renouvelables (bois-énergie, géothermie avec pompe à chaleur ) Notons qu en 2013, Chartres Métropole a adopté un Plan Climat Energie-Climat (PCET) visant à réduire les GES et à lutter contre le réchauffement climatique.
Regard sur le bassin de vie de Chartres / IV. Priorité du SRADDT : Une mobilité et une accessibilité favorisées IV. PRIORITE DU SRADDT : UNE MOBILITE ET UNE ACCESSIBILITE FAVORISEES Une bonne accessibilité du territoire, en particulier en lien avec l Ile-de-France Le bassin est traversé par deux autoroutes qui convergent vers Paris : l A11 qui passe par Chartres et permet de rejoindre l Ouest de la France et l A10 qui relie l Est du bassin de vie à Orléans 1. Une mise en concession autoroutière de la RN 154 entre Nonancourt et Allaines est à l étude, tandis que des aménagements de sécurisation et deux déviations (Ymonville et Allonnes) sont d ores et déjà réalisés. Page 14 Le bassin de Chartres est desservi par les axes ferroviaires Paris-Chartres-Nogent-le-Rotrou-le Mans, Chartres-Courtalain et Paris-Châteaudun- Tours. En vue de la réouverture au trafic voyageurs de la ligne Chartres-Orléans, les travaux sont en cours sur le tronçon Chartres-Voves, la finalisation de cette première tranche prévue fin 2015, permettant une connexion ferroviaire entre Tours et Chartres. La deuxième phase de réouverture entre Voves et Orléans fait l objet d études complémentaires en vue de la constitution du dossier d enquête publique. L infrastructure LGV Paris-Le Mans-Tours traverse la zone sans la desservir. La desserte ferroviaire de ces axes et de leurs 17 gares sur le bassin de vie est assurée exclusivement par le TER. En particulier, la gare de Chartres est desservie en semaine par environ 75 TER par jour, la ligne Nogent-le-Rotrou-Chartres-Paris représentant plus de 40% de la fréquentation TER régionale. La Région propose également un service de transport routier TER conséquent entre Tours et Chartres qui dessert Vendôme et Châteaudun. Un service routier TER vient également compléter la desserte ferroviaire sur la ligne Chartres-Courtalain, dont la capacité est contrainte par la voie unique. Le réseau départemental Transbeauce propose sur le bassin de vie des lignes structurantes le reliant à Dreux et Orléans, des services en étoile autour de Chartres, des dessertes locales vers l Ile-de-France et enfin du transport à la demande vers les chefslieux et les gares. Le réseau urbain Filibus est organisé de manière concentrique autour d un axe structurant entre la gare et la porte Morard. Deux navettes desservent spécifiquement le centre-ville. L agglomération chartraine a élaboré en 2012 un Plan de Déplacements Urbains (PDU) déclinant les objectifs du SCOT en matière de déplacement. Dans le cadre de ce plan, l agglomération de Chartres s est engagée, de manière volontariste, dans le déploiement de modes de transport alternatif à la voiture individuelle (modes doux, transports en commun urbains et péri-urbains, transports multi-modaux en particulier via le train, etc.). Par ailleurs, un schéma directeur de pistes cyclables est en cours d élaboration. La gare de Chartres et son quartier font l objet d un grand projet d aménagement intégrant un pôle d échanges multimodal destiné à favoriser les échanges entre les différents modes de rabattement sur la gare (transports collectifs urbains et interurbains, modes doux, voiture particulière), un équipement culturel et sportif, des logements et des bureaux. La gare d Epernon a fait l objet d un projet d aménagement important qui a permis la création d un pôle d échanges multimodal. Plusieurs autres gares du bassin de vie font l objet d une réflexion visant à améliorer les conditions de l intermodalité (Courville, Auneau, Voves). Chartres possède un aérodrome, essentiellement dédié aux activités de loisirs. Cette ville se situe également sur l itinéraire de la véloroute nationale 18 de Paris au Mont-Saint-Michel. La ligne Chartres-Orléans est actuellement uniquement utilisée pour le transport du fret, notamment céréalier. Un réseau de proximité dédié au fret relie également Chartres à Châteauneufen-Thymerais et Coltainville ainsi que Janville à Toury. 1 : En 2009, au niveau du bassin de vie, le trafic routier était : - 46 270 véhicules par jour sur l A10 entre les échangeurs 11 et 12, - 33 530 véhicules par jour sur l A11 au Sud de Chartres entre les échangeurs 2 et 3, et 37 700 véhicules par jour sur l A11, entre Chartres et Gallardon, - 16 120 véhicules par jour sur la RN154 au Nord de Chartres au niveau de Berchères-Saint-Germain, et 9 310 véhicules par jour sur la RN154 au Sud de Chartres au niveau de Prunay-le-Gillon - 13 670 véhicules par jour sur la N23 entre Courville-sur-Eure et Chartres (source : DREAL Centre)
Regard sur le bassin de vie de Chartres / IV. Priorité du SRADDT : Une mobilité et une accessibilité favorisées Page 15 Un fort déséquilibre des relations domicile-travail lié à l attractivité de l Ile-de-France En 2010, 71% des actifs résidant dans le bassin de Chartres (soit 63 730 actifs) travaillent au sein même de ce territoire (graphique 1). Ce taux est en dessous de la moyenne des bassins de la région, traduisant un marché du travail ouvert vers l extérieur, en particulier vers l Ile-de-France. Les flux internes sont principalement polarisés par l unité urbaine chartraine qui attire 40 115 actifs du territoire (soit 63% des actifs résidents). Au sein du bassin de vie, 75% des actifs résidents utilisent leur voiture quotidiennement pour se rendre à leur travail. Cette situation s explique princi- palement par la forte attractivité et la proximité de l Ile-de de-france France. Ainsi, on compte 19 480 actifs résidents qui vont travailler dans la région francilienne contre 2 250 entrants, soit 8,7 fois plus de sortants que d entrants. Les actifs sortants vers l Ile-de-France représentent 75% des sortants du bassin. Les flux les plus importants se dirigent vers le département des Yvelines (9 860 sortants contre 1 270 entrants) et Paris (4 200 sortants contre 250 entrants). Parmi les actifs travaillant en Ile-de-France, 7 800 personnes utilisent chaque jour les transports en commun (soit 40% des actifs). En dehors des relations avec l Ile-de-France, le bassin chartrain affiche des échanges positifs ou équilibrés. Ainsi, les échanges sont positifs avec le bassin de Dreux, où on recense 2 700 sortants contre 3 615 entrants, soit 1,3 fois plus d entrées que de sorties. Les échanges sont également positifs avec les bassins de Châteaudun (1 070 sortants contre 3 040 entrants), Nogent-le le-rotrou (960 sortants contre 1 710 entrants), et Pithiviers (290 sortants contre 334 entrants). Hors région, le bassin chartrain attire 680 actifs S agissant des flux externes, en provenance de la Haute et 26 070 actifs résidents vont travailler hors du bassin de vie de Basse-Normandie (contre 250 actifs résidents qui vont y travailler). Les relations domicile-travail rieurs viennent y travailler. Le sont presque équilibrées avec le bassin de Chartres est donc mar- bassin d Orléans où on compte qué par un fort déséquilibre des 550 sortants contre 490 en- migrations domicile-travail : les trants. sorties d actifs sont 2 fois plus nombreuses que les entrées. La part des résidents ayant un Ainsi le solde des entrants- emploi hors du bassin de vie de sortants s élève à - 13 020 actifs Chartres est de 29 % (graphique en 2009. 1). Ces actifs vont Chartres et 13 050 actifs exté- principalement travailler en Ile-de-France (19 480 soit 22% des actifs résidents), vers les bassins de Dreux (2 700, soit 3% des actifs), et Châteaudun (1 070 soit 1% des actifs). 17% des emplois (soit 13 000 emplois) du bassin sont occupés par des actifs non résidents (graphique 2). Ces actifs résident principalement dans le bassin de Dreux (3 615 soit 5% des actifs travaillant dans le bassin), de Châteaudun (3 040 soit 4% des actifs), et en Ile-de-France (2 250, soit 3% des actifs). Graphique 1 : Lieux de travail des actifs vivant dans le bassin de vie de Chartres BV Nogent 960; 1% BV Chateaudun 1 069; 1% BV Dreux 2 700; 3% Autres 1861; 2% Ile-de-France 19 484; 22% BV Chartres 63 726; 71% Note de lecture : ex : 19 484 actifs travaillent en région Ile-de- France et vivent dans le bassin de vie de Chatres (soit 22% des actifs travaillant dans le bassin de Chartres) BV = Bassin de vie Source : INSEE,RP2010 Pays de la Loire Basse Normandie Haute Normandie Ile de France Les relations domicile-travail du bassin de vie avec l'extérieur de la région (source : INSEE, RP 2010) 125 185 80 324 173 354 2 449 Nombre d'actifs sortants Nombre d'actifs entrants 19 484 0 5000 10000 15000 20000 25000 Graphique 2 : Lieux de résidence des actifs qui travaillent dans le bassin de vie de Chartres Autres 2 432; 3% BV Nogent 1 713; 2% BV Chateaudun 3 037; 4% BV Dreux 3 615; 5% Ile-de-France 2 249; 3% BV Chartres 63 726; 83% Note de lecture : ex : 2 249actifs habitent en Ile de france et travaillent dans le bassin de vie de Chartres (soit 3% des actifs travaillant dans le bassin dechartres) BV = Bassin de vie Source : INSEE, RP 2010
Regard sur le bassin de vie de Chartres/ IV. Priorité du SRADDT : Une mobilité et une accessibilité favorisées Page 16 Le déploiement de la fibre optique par l initiative privée sur une grande partie de l agglomération de Chartres En matière de communications électroniques, le bassin de vie de Chartres est desservi en haut débit notamment par l opérateur historique et par des solutions satellitaires. satellitaires Tous les sousrépartiteurs ne sont pas encore dégroupés ni opticalisés. Le Conseil général d Eure-et-Loir a élaboré, en lien avec les acteurs publics et privés, la réalisation d un schéma directeur départemental d aménagement numérique (SDAN). Actualisé en décembre 2011, le SDAN fixe les orientations pour les prochaines années pour le déploiement de réseaux de communication électronique de nouvelle génération. Comme partout ailleurs en France, ces nouveaux réseaux seront déployés en articulation entre l initiative privée et l initiative publique. seil régional s est engagé, compte-tenu des particularités territoriales d Eure-et-Loir, à offrir un minimum de 10Mbits/s pour 90% des foyers à horizon 2020 sans préjuger aujourd hui de la technologie utilisée. La trajectoire de moyen terme du département vise à l horizon de 10 ans le déploiement massif du très haut débit, avec une couverture à hauteur de 78% des lignes en FttH complétée par le déploiement de solutions de montée en débit DSL, la couverture 4G des opérateurs mobiles (sous réserve du respect de leurs obligations contractuelles) ou toute autre technologie alternative, pour assurer à tous un accès d au moins 10 Mbit/s. L équipement de toutes les communes d Eured Eure-etet-Loir d au moins En termes de déploiement de la un point de présence optique est département fibre optique, le bassin de un des objectifs du département. Chartres sera couvert en partie Pour porter le déploiement de ces par l initiative privée. privée Ce sera le infrastructures numériques, le cas de la Communauté d Agglomé- Conseil Général en mars 2012 ration (à l exception de deux com- suite à l avis favorable de la CDCI, munes), les autres communes du un Syndicat Mixte Ouvert «Eure-etbassin de vie étant couvertes par Loir Numérique» regroupant le l initiale publique. Conseil Régional ainsi que les Néanmoins, le projet du Conseil EPCI concernés. Général accompagné par le Con- PRIORITE DU SRADDT : UNE MOBILITE ET UNE ACCESSIBILITE FAVORISEES Les enjeux à l échelle du bassin de vie L amélioration de l accessibilité régionale et nationale du territoire Par sa connexion ferroviaire avec Tours et Orléans en accompagnant le projet de réouverture du trafic voyageur de la ligne ChartresOrléans Par le maintien des temps de parcours et la ponctualité sur la ligne Paris-Chartres-Le Mans Par la restructuration du pôle d échanges multimodal de la gare de Chartres Par l aménagement global et la sécurisation de l axe de la RN 154 pour conforter un fonctionnement en réseau (Orléans/Chartres, Dreux/Evreux) ainsi qu une ouverture vers Rouen, la vallée de la Seine et le Nord ouest Le renforcement de l intermodalité et du rabattement dans les principales gares notamment par les transports collectifs Le rééquilibrage des modes de déplacements en faveur des transports collectifs et le développement de l usage du vélo utilitaire En poursuivant le maillage d un réseau cohérent cyclable sur l agglomération et en engageant une réflexion sur les autres pôles Une meilleure attractivité du bassin de vie grâce au développement du numérique Par le haut-débit pour l ensemble des habitants et 70 % des lignes connectées au Très Haut Débit en 2020 Document réalisé par les services du Conseil Régional.