Les applications des TI en entreprise Organisation et gestion du système d information d entreprise Deuxième partie : Les différentes applications du SI 2005-2005 Application pour la décision : SIAD / Système expert / KM Pour une fonction Illustration Transversale Intra-entreprise : Groupware / ERP / datawarehouse, Transversale Inter-entreprises : SCM / EDI / place de marché Rappels sur les besoins de pilotage : Applications du SI en fonction du niveau de management de l entreprise D après Robert N. ANTHONY (1965) 4 niveaux : 1. Planification stratégique 2. Contrôle tactique (contrôle de gestion) 3. Contrôle opérationnel, ou contrôle des tâches, ou contrôle d exécution 4. Opérations proprement dit! Les SI de pilotage concernent les 3 premiers niveaux de management ; les SI de production concernent le niveau des opérations SIAD : Système d Information d Aide à la Décision Les SIAD (de pilotage) sont construits en fonction des besoins de contenu et des besoins de forme. Un SIAD peut avoir deux objectifs : "SIAD : pour aider la prise de décision (majorité des cas) "SE : réaliser la prise de décision Lien entre décision et SI Le processus de Décision!"#$%&'($)$*"+,$-.*"#$*"$/.0#12+/13.0# Informations Stratégique Collecte Création des Solutions Bottom - up (agrégation) Tactique Opérationnel Top - down (FCS) Critères et choix Opérations
Les difficultés liées aux SIAD Les SIAD : "Ils sont très coûteux "On n a pas démontré leur impact stratégique ni leur rentabilité "La principale difficulté lors de leur mise en place et le délai de remonté Principe du Système expert (1) Prendre la décision à la place de... JH 20 ans veut crédit 5000 Euros Moteur Base de règle : * Si <20 ans Alors Crédit < 1000 Euros * Si crédit> plafond Alors caution * Si Alors... Banquier Utilisation des Système expert (2) Un logiciel informatique simulant le raisonnement d un expert dans un domaine de compétence spécifique et réduit Trois composants :! Base de faits (ou de données) qui recense les informations liés aux domaine d application du SE.! Base de règles qui contient les connaissances du domaine. Ces connaissance proviennent d un expert (SI... ALORS. )! Moteur d inférence qui utilise les connaissances de la base de règles sur la base de faits. Il fonctionne soit en chaînage avant soit en chaînage arrière. Difficultés des Système expert (3) Les SE ne sont pas développés de manière importante car :! Ils fonctionnent toujours sur un domaine fonctionnel réduit! Difficile de construire en «pompant» le savoir d un expert! Dangereux de déresponsabiliser un salarié Ils sont utilisés sur des domaines réduits Allocation de crédit dans le domaine bancaire Réparation d UN modèle de voiture dans une garage Tendance actuelle : KM Knowledge Management = Gestion de la connaissance Objectifs : Capitaliser le savoir faire pratique qui s oublie avec le départ des hommes Ne pas ré-inventer la roue! Technologies : BD sur Intranet / extranet BDI Base de Données Intelligente (?) ILM : Information Lifecycle Management => Gestion intelligente du Stockage Retour des systèmes experts! Exemple de KM sur Extranet A déjà rencontré ce PB BD de KM Pb de sécurité sur XP Connaît une parade
Application pour une fonction : Exemple Très petits portables, de moins de 500 grammes, sur une version allégée de Windows. Un développement spécifique Les commerciaux utilisent leur portable chez le client pour :! Enregistrer les commandes! Réaliser la facturation et l'imprimer au moyen d'une imprimante installée dans leur voiture et équipée d'un port infrarouge! Réaliser des états de caisse! Consulter les encours de leurs clients Groupware (1) Les fonctions : Une base de données accessible par tous Travail collaboratif sur des documents Une messagerie interne Coordination des activités (planning partagé, organisation des réunions ) Un processus de transfert automatisé Applications : Gestion de projet : rédaction en commun de cahier des charges Suivi de dossier : règlement administratif Le produit le plus utilisé : Lotus Notes (IBM) FIN Groupware : le workflow Client SAV Technicien Responsable commercial Signale un bug Saisie BD Corrige Signale Contrôle Facture!Chaque action est saisie sur l Intranet!Le temps de réaction est mesuré et des relances sont faites par le système!le client sait en permanence où en est sa demande Datawarehouse (1) Le Datawarehouse / entrepôt de données: Organise et gère les informations pour le long terme Chaque information est liée à un sujet précis Chaque information est historisée Trois fonctions : Acquisition pour récolter, contrôler, nettoyer et valider les informations venant de systèmes opérationnels différents ; Stockage dans un entrepôt unique qui assure la cohérence traitement de données (datamining - forage) Datawarehouse (2) Datawarehouse (3) BD Opérationnelles Int / ext DATAMINING Analyse / Statistiques Datawarehouse Acquisition Extraction / Nettoyage Transformation (ETL) STOCKAGE DATAMART A DATAMART B Le Datawarehouse utilise les techniques : Extraction, transformation et chargement de données pour l alimentation (ETL) Interrogation (SQL) et génération d états Cube multidimensionnels (OLAP pour On Line Analytical Processing) Un projet de mise en place de Datawarehouse : Complexe pour intégrer dans un seul méta-modèle toutes les données de l entreprise Long et cher Demande une exploitation rigoureuse
Datawarehouse (4) Le Datamining permet de : Faire une classification des clients (Ex : par consommation de forfait) Estimer des caractéristiques non connues (Ex : niveau de vie en fonction de l adresse, age en fonction du prénom) Prévoir un comportement (Ex : résiliation de contrat en fonction d un changement de travail) Associer des achats (Ex: analyse du contenu d un caddie en super- marché) Identifier des variables de comportement (Ex : consommation en fonction du sexe et de l age) Utilisation d outils mathématiques très évolués et complexes ERP (1) Entreprise Ressource Planning / Progiciel de Gestion Intégré :! Créé par un concepteur (Editeur) unique! Garanti l unicité de l information et la mise à jour "en temps réel"! Couvre plusieurs fonctions de gestion (voire la totalité)! Fournit une totale traçabilité des opérations de gestion Les principales fonctions couvertes : Comptabilité/finance * Immobilisation * Comptabilité budgétaire et analytique Achats et stock * Gestion de production * Gestion commerciale Ressources humaines * Paie * Gestion de projet ERP (2) Les produits :! SAP / R3 de SAP! Oracle Applications (oracle corp) / BAAN / People soft /! SAGE / NAVISION / ADONIX La mise en œuvre : Choix du produit et des modules (couverture) Analyse des PROCESSUS souvent avec un BPR Paramétrage et mise en place // formation Les raisons : Externes : Euro / fusion / politique de groupe Internes : recherche d'efficience CRM (1) Customer Relationship Management = gestion de la relation client Pour les entreprises qui ont beaucoup de client (Ex : VPC) Offrir un produit ou un service personnalisé (marketing one to one) Architecture du CRM Utiliser tous les canaux de distribution (téléphonie, Internet, ) Récupérer les informations sur les clients (BD) Utiliser ces informations pour des actions commerciales ciblées (mailing, campagne de promotion, ) et pour la gestion CRM (2) EDI (1) Front Office *Informer *Vendre *SAV Back Office *Analyser *Gérer *Prévoir Humain Internet Call Center Base de Donnée Clients (Datawarehouse) Data Mining ERP SCM Application Entreprise 1 Documents Traducteur + Normes Prédéfinies RVA Traducteur + Normes Prédéfinies Documents Application Entreprise 2 Rappel de l EDI (Echange de Données Informatisé)
EDI (2) EDI (3) EDI est basé sur la norme EDIFACT Versions «ligth» EFI et WebEDI Inconvénients d EDI Demande un contrat d échange AVANT le démarrage 2 versions de normes EDI par an Pas de modélisation des processus (que des formats de documents) développement sous contraintes (Ex : grande distribution) Avantages d EDI Echanges de gros volumes entre partenaires stables Sécurité et fiabilité Poids important de l existant Entreprise 1 Application Documents XML + DTD Internet Parser XSLT Principe de ebxml Documents Application Entreprise 2 EDI (4) ebxml Normes multi-secteurs initiée par l UN/CEFACT (United Nations Centre for Trade Facilitation and Electronic Business) et OASIS (Organisation for the Advancement of Structured Informations Standards), issu du consortium «SGML Open» fondé en 1993 Se veut être le seul standard à terme Des normes par secteur ChemXML dans l industrie de la chimie RosettaNet dans l informatique et l électronique "Le risque de multiplicité des vocabulaires est présent! SCM (1) Supply Chain Management / Gestion intégré de la logistique : Intégration des flux logistiques entre fournisseurs, fabricants et distributeurs La Logistique :! les relations avec les fournisseurs (achats) ;! l'organisation des stocks (réapprovisionnements) ;! l'organisation de la fabrication des produits ;! la mise en place des réseaux de distribution des produits. 2 flux en bouclage :! Un SI de prévisions des ventes (du client vers les fournisseurs)! Un SI de production (du fournisseur vers le client) SCM (2) Prévisions des activités Fournisseur Fabricant Distributeur Client ERP ERP ERP CRM SCM (3) Partage des informations : Venant des ERP internes à chaque partenaires Sur un serveur commun Synchronisation des opérations : L approvisionnement débute quand le client a fait sa demande Principales difficultés :! Communication informatique entre SI différents (XML)! Confiance entre les entreprises (ouverture du SI aux partenaires) Exécution des activités
Ebusinness = ecommerce Ecommerce : Application qui permet d effectuer des actions commerciales (marketing, commande, achat,..) avec les technologies Internet B2C Business to Consumer Vente au client final (EX : Fnac.com) B2B Business to Business échange de service entre entreprises (clients / fournisseurs) Domaine des Places de Marché Selling Chain de type B2C 1 Guide 2 3 4 Personnalisation Prix Commande d achat Configurateur Proposition Paiement Catalogue 1 : Formuler le demande avec une aide au choix (comparaison) 2 : Personnaliser par une gestion de profil (préférences passées) et par un configurateur (choix des options et construction sur mesure) 3 : Établissement du prix en direct selon la disponibilité et la demande et établissement d une proposition contractuelle 4 : Saisie directe de la commande, lien avec le SCM et lien avec le prestataire de paiement Les places de marché (B2B) Les places de marché (B2B) Offreurs de services Fournisseurs Place De Marché Intermédiaire qui gère la PDM Les services proposés : Choix des produits sur des catalogues Enchères normales ou inversées Établissement du contrat de la transaction Commande / facturation / Livraisons Demandeurs de services Clients Les places de marché «ouvertes» PDM Horizontales : Pour tout type de métier et pour des services généraux PDM verticales : Pour un secteur donné et des produits cœur de métier (Ex : automobile) Le succès est directement lié au NOMBRE d entreprises et de transactions Les places de marché «privatives» Mis en place par un GROS client ou un GROS fournisseur Le bénéfice de la PDM va à l entreprise la plus importante Cas du EProcurement Le Eprocurement (1) Le Eprocurement (2) Concerne généralement les achats non stratégiques (pas dans le cœur de métier) de l entreprise. Poste achat Système de contrôle Facture & livraison Choix limité ERP de l entreprise Serveur Catalogue 1 Catalogue 2 Fournisseur agréé 1 Fournisseur agréé 2 Les gains attendus Réduction des coûts des achats (de 5 à 10%) Par négociation groupée Par la limitation des fournisseurs Réduction des coûts administratifs (de 50 à 60%) Par automatisation et accélération du processus Amélioration de la qualité Par le système de contrôle Les risques principaux: Lourdeur du système Limitation du choix ==> insatisfaction des utilisateurs
L EAI (Entreprise Application Integration) - 1 Qu est-ce que l intégration? Intégration des données : garantir la cohérence d informations éventuellement redondantes, distribuées sur les réseaux Intégration de composants logiciels Réaliser une application logiquement unique de nature composite Intégration des composants logiciels Réaliser un enchaînement automatique de tâches liées à une fonction business EAI 2 Pourquoi intégrer? Application 2 Application 1 Application 4 Application 3 Application 6 Application 5 un système "spaghettis" ; 6 applications = 15 interfaces : n(n-1)/2 EAI 3 : Concept de gestionnaire de flux EAI 4 : Urbanisation des SI Application 1 Interface Gestionnaire de flux (Middleware) Interface Application 3 Application 2 Interface Introduit par Jacques SASOON en 1998. S appuie sur l analogie avec l organisation des villes : Le processus métier global de l infrastructure est découpé en domaines, contenant chacun des districts, comprenant à leur tour des blocs. Chaque bloc est autonome et accomplit seul les fonctions qui lui sont attribuées. Chaque bloc chacun opère de manière asynchrone par rapport aux autres, sans dépendance temporelle. Chaque bloc ne dispose que d un seul guichet d entrée et d un seul guichet de sortie (principe de l encapsulation de la technologie objet). Chaque bloc doit avoir un gestionnaire d évènements d entrée et un générateur d événements en sortie. Chaque bloc est propriétaire de ces données et il est le seul habilité à les mettre à jour. Chaque bloc produit des résultats et des comptes rendus dans un format standard sans présumer des destinataires. Toutes les communications entre les blocs doivent s effectuer au travers d un gestionnaire de flux. EAI 5 : les mécanismes de l intégration Transferts de fichiers par vacation ETL Réplication au fil de l eau Bases de données distribuées Middleware à file d attente, orienté «message» : les MOM Connecteurs Routage Stockage Fonctions d adaptation des données Syntaxique Sémantique EAI 6 : les «MOM» Communication asynchrone sous forme de messages Couplage «lâche» Garantie de livraison en un seul exemplaire Reprise sur incident Priorité et groupage (syndication) des messages Support des transactions longues Sécurité Communication 1 => plusieurs
EAI 7 : intérêt d un référentiel de metadonnées EAI 8 : intérêt d un référentiel de metadonnées (suite) A X A X B Y B Modèle commun des données Y C Z C Z Transformation des données sans modèle commun Transformation des données avec modèle commun EAI 9 : architecture de type «hub and spokes» Application 1 Connecteur Application 2 Connecteur HUB : -Files d attente -Adaptation des données -Routage -Stockage -«Workflow» -Modélisation et exécution des processus -Sécurité Application 3 Connecteur Application 4 Connecteur EAI 10 : l avènement des WebServices, et des architectures SOA Webservices : composants logiciels de grande taille (en fait des applications autonomes), interopérables, pouvant coopérer au travers des réseaux étendus via un gestionnaire de communication à file d attente généralement mis en œuvre au travers des infrastructures de communication. Grâce aux Webservices, il est désormais possible d interroger plusieurs plates-formes de fournisseurs différents et obtenir de chacune des réponses normalisées sous forme de flux XML. Les Webservices s appuient principalement sur deux protocoles assurant leur interopérabilité : SOAP et WSDL. EAI 11 : SOAP Développé par Microsoft et IBM, protocole léger permettant d'échanger des informations dans un environnement décentralisé et distribué. Basé sur XML, il est constitué de trois parties : 1. une enveloppe qui définit un cadre de description du contenu des messages et du mode de traitement à utiliser, 2. un ensemble de règles de codage pour exprimer les instances de types de données définis par l'application 3. une convention de représentation des appels de procédure et des réponses à distance. Transport par HTTP (RPC-SOAP) ou SMTP (Mime SOAP) EAI 12 : WSDL et UDDI WSDL (Web Services Description Langage) : basé sur XML, permet de décrire les services offerts sur le Web, et les interfaces pour y accéder. UDDI (Universal Description, Discovery and Integration) : Annuaires interrogeables en WSDL recensant les WebServices
EAI 13 : Modélisation de processus et architectures SOA Modélisation, exécution et supervision des processus métiers BPML (Business Process Modeling Langage) : initiative du BPMI (regroupant notamment SUN et HP), issu de Xlang (Microsoft) et WSFL (Webservices Flow Langage), de la WfMC (Workflow Management Coalition), entraînée par IBM. BPEL4WS (Business Process Execution Langage for WebServices) : langage d exécution et de supervision des processus, supportant notamment les transactions longues, et intégrant les avancées de WsCI (WebServices Choregraphy Interface) On parle aujourd hui d architectures SOA (Services Oriented Architectures), plutôt que d EAI, qui a désormais une connotation intra entreprise