Se connecter ÉMISSIONS DOSSIERS CHRONIQUES GRATUITS FORUMS VITE-DIT Les "vite dit" sont tous les contenus des médias français et étrangers qui nous semblent dignes d être signalés. Si nécessaire, ils feront l'objet d'un traitement approfondi dans nos articles payants. La page des "vite dit" a pour fonction de donner aux non-abonnés une impression des centres d intérêt du site. La page des "vite dit" est très fréquemment actualisée au cours de la journée. GRÈCE / INTER : SEUX INVENTE UN MINISTRE D'AUBE DORÉE (PUIS S'EXCUSE) Par Anne-Sophie Jacques le 03/07/2015-17h14 - grrr! Grosse boulette : ce matin, dans sa chronique économique de France Inter, Dominique Seux, par ailleurs directeur délégué de la rédaction des Echos, a assuré que le gouvernement grec comptait dans ses rangs un Ministre de la Défense issu du parti néo-nazi Aube dorée. Pourtant, Panos Kammenos, c est son nom, appartient aux Grecs indépendants (ANEL). Seux a reconnu son erreur sur twitter en promettant de la rectifier lundi. Mais pour Jack Dion, directeur adjoint de la rédaction d e Marianne, cette erreur est significative de la campagne de désinformation menée contre Syriza. "Dites @dseux, pourquoi inventer un ministre Aube dorée dans le gouvernement Tsipras?" La journaliste d u Monde Sylvia Zappi a alpagué en ces termes Dominique Seux sur twitter après avoir entendu l éditorialiste de France Inter affirmer dans sa chronique de ce vendredi (sans être rectifié par Patrick Cohen) que le gouvernement grec comptait dans ses rangs un Ministre de la Défense issu du parti néo-nazi Aube dorée. Or pas du tout : le ministre en question, Panos Kammenos, appartient
en réalité au Grecs indépendants (ANEL), parti qu il a créé en 2012. Il était auparavant membre de la très conservatrice Nouvelle Démocratie. Comme nous le racontions dans ce portrait consacré à Kammenos, l ANEL se veut ni de gauche ni de droite mais uni seulement par les valeurs du nationalisme grec et de la religiosité chrétienne orthodoxe. Dès son arrivée au gouvernement, les opposants de Tsipras mais aussi les médias étrangers ont soulevé dans ses discours des relents d'antisémitisme, de complotisme ou d'homophobie. Il n en est pas pour autant un membre du mouvement violent Aube dorée, parti ouvertement néo-nazi. C est donc une grosse boulette que Seux, par ailleurs directeur délégué de la rédaction des Echos que nous avions reçu dans notre émission sur l arrivée de Syriza au pouvoir, a formulée ce matin à la radio. En réponse à sa consœur et à l émoi suscité sur le réseau social, Seux a admis dans un tweet "une erreur factuelle très regrettable" dont il s excuse et qu il corrigera lundi. Un mea culpa qui n est pas le premier : @si avait déjà signalé en 2011 un revirement de Seux qui avait assuré dans un premier temps que le creusement des écarts du niveau de vie entre riches et pauvres était une vue de l esprit avant de se démentir. S il reconnaît que l erreur est humaine, Jack Dion, directeur adjoint de la rédaction de Marianne, n en est pas moins sévère à l égard de Seux. Il rappelle qu en Grèce, "la gauche radicale et l extrême droite se sont toujours opposés, parfois même très violemment. Entre les deux, il y a eu du sang, hier comme aujourd hui. Quiconque a mis les pieds à Athènes le sait, sauf à se contenter de rester dans les hôtels où la jet set a ses quartiers de villégiature". Et de viser "une aristocratie médiatique" composée notamment de Bernard-Henri Lévy, auteur d un récent bloc note du Point titré "Tchao Tsipras", le journaliste Arnaud Leparmentier qui tance régulièrement les Grecs dans Le Monde, ou encore Jean Quatremer, "porte-voix de l eurocratie dans Libération". Pour Dion, la "bêtise" de Seux est surtout significative de la campagne de désinformation menée contre Syriza et plus largement à l encontre
de "quiconque ose critiquer l ordre européen, le diktat de la Troïka, le règne de l euro, la nécessité de l austérité, le pouvoir des eurocrates", aussitôt "classé dans la catégorie infâmante des «extrêmes», de gauche ou de droite". >> Heureusement, il n y a pas que les éditorialistes dans les médias. Pour découvrir comment travaillent les journalistes qui couvrent la crise grecque, lisez ou relisez notre enquête sur le sujet. Abonnez-vous! DERNIERS ARTICLES DU DOSSIER : GRÈCE, DERRIÈRE L'IMAGE CRISE GRECQUE : COMMENT LES JOURNALISTES COURENT LE MARATHON Café, vitamines, adrénaline et coups de blues enquête publié(e) le 01/07/2015 par Anne-Sophie Jacques Ras-le-bol de la crise grecque. On frise l indigestion. Aujourd hui encore, alors que le premier ministre Alexis Tsipras se dit prêt à accepter les demandes des créanciers tout en maintenant le référendum attendu dimanche prochain et que se tient une conférence téléphonique de l'... AIDE À LA GRÈCE : BÉNÉFICIAIRES, LES BANQUES éconaute publié(e) le 19/06/2013 par Anne-Sophie Jacques Où sont passés les 200 milliards destinés au sauvetage de la Grèce? A-t-il véritablement servi aux Grecs? L énigme est aujourd hui résolue grâce à l association Attac Autriche qui livre ses conclusions reprises par le site Bastamag : sans grande surprise, l argent a très largement...
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