,2 Mt. Nano Tata : la maxi menace. n 40 L USINE A GES

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download ",2 Mt. Nano Tata : la maxi menace. n 40 L USINE A GES"

Transcription

1 40 n 40 Janvier 2008 Lettre gratuite et mensuelle L USINE A GES la lettre des professionnels du changement climatique SOMMAIRE ÉDITO ENTRETIEN p.2 Morgane Créach ÉcONOMie p.2 Petite baisse des émissions françaises Quand le carbone nuit au charbon SCIENCES p.2 Le Chik approche POLITIQUe p.3 La Norvège : premier royaume CO2 free Delanoë veut maintenir le cap climatique pour Paris INITIATIVES p.3 Quand Nature & Découvertes comptabilise le CO2 ACTIONS LOCALES p.4 Il se passe quelque chose au Danemark dossier La nouvelle politique climatique européenne en 12 questions p.5-6 dura lex p.7 Le jeu de cartes carbone Sciences & Technologies p.8 DU CARBOne ET DES SOLUTIONS La Russie p.9-10,2 Mt Selon le quotidien Enerpresse, le déploiement de parasols calorifères aux terrasses des brasseries françaises souhaitant conserver la clientèle des fumeurs est responsable de l émission de 1,2 Mt CO2 par an. Nano Tata : la maxi menace Coïncidence. Au moment où l Europe embraye sur une politique climatique audacieuse, l Inde met les deux pieds sur le frein de l amélioration de son bilan carbone. Dans les premiers jours de l année, le puissant consortium indien Tata a dévoilé sa vision de la «voiture du peuple». Joliment baptisé Nano, ce remix du «pot de yaourt» (de lassi plutôt) suscite un immense espoir pour ses créateurs mais aussi pour la classe moyenne indienne. Pour Ranjendry Pachauri, le président indien du GIEC, la voiture la moins chère du monde représente pourtant une terrifiante menace climatique. Car, avec son petit moteur polluant de 30 chevaux et ses deux places, la Nano consomme 17% de carburant de plus que la Toyota Prius, la berline hybride aux 145 chevaux. Mini voiture, mais maximum d émission de CO2. Vendue l équivalent de euros, la Tata Nano pourrait submerger le sous-continent, voire l Asie. Les routes et les villes du continent le plus peuplé du monde seraient alors envahies par une voiture écologiquement et économiquement «cheap». Le problème ne réside pas seulement dans les rejets supplémentaires que génèrerait la banalisation de la Nano, mais plutôt dans les conséquences terrestres d un tel succès commercial. On le sait depuis des décennies, la démocratisation de l automobile individuelle appelle la construction de routes et l adaptation des villes. Des infrastructures routières et urbaines qui ne restent jamais des éléphants blancs. Le début d un cercle vicieux, dont aucun pays riche n a su sortir. Aujourd hui, la Chine et l Inde possèdent 5% du parc automobile mondial et pointent à la première et la 5 e places mondiales des émetteurs de CO2. Qu en sera-til le jour où grâce à Tata, les deux grandes puissances asiatiques auront des niveaux de motorisation comparables au nôtre? -1- L Usine à GES est une publication mensuelle Energograd.

2 BRÈVES Économie Petite baisse des émissions françaises En 2006, les émissions de GES françaises ont été estimées 541 Mtéq.CO2 par le Citepa, en baisse de 2,5% par rapport à La nouvelle n est pas mauvaise. L Hexagone pouvant annoncer que ses rejets sont inférieurs de 4% au plafond fixé par le protocole de Kyoto à l horizon Pour autant, la performance 2006 est largement imputable à la clémence de la météo (30%), à la pluviométrie qui a permis de faire tourner à plein les barrages (27%) et à la faible activité économique (19%). Quand le carbone nuit au charbon Malgré la richesse de ses gisements, les Etats- Unis sont-ils en train de tourner la page du charbon? C est peut-être aller un peu vite en besogne. Toutefois, le nombre de projets de centrales au charbon annulés pour des questions climatiques n a cessé de progresser ces derniers mois. Selon un recensement réalisé par Resource Media, pas moins de 31 centrales au charbon ( MW) ont été tuées dans l oeuf, outre-atlantique, l an passé. Les investisseurs craignent les conséquences économiques des législations, en cours de rédaction, qui encadreront les émissions industrielles de CO2. Sciences Le Chik approche Le magazine humoristique Grist félicite la commune italienne de Castiglione di Cervia pour être la première ville à bénéficier en Europe d une maladie tropicale amenée par les changements climatiques. Cet été, ce sont plus de cent personnes, dans ce village de habitants, qui ont attrapé le Chikungunya (bien connu des Réunionnais). Le virus est propagé par le moustique tigre, et ce sont les nouvelles conditions climatiques qui permettent à cet insecte de survivre en pays tempéré, selon les responsables de l OMS. ENTRETIEN Morgane Créach Chargée de mission relations internationales du Réseau Action Climat France, Morgane Créach commente la proposition de nouvelle politique climatique, présentée le 23 janvier (lire aussi page 5). L Usine à GES : Satisfaite du «paquet Energie-Climat», présenté par la Commission européenne? Morgane Créach : Il y a du pour et du contre dans cette série de textes. De notre point de vue, ce qui est positif, c est que l Europe va enfin conduire une politique intégrée liant l énergie et la lutte contre les changements climatiques ; deux sujets qui sont étroitement liés. Encadrer le marché des quotas d émissions, fixer des objectifs contraignants pour les énergies renouvelables (23% pour la France), assurer un avenir pour les crédits carbone : tout cet ensemble constitue un programme de travail cohérent qui nous mène jusqu en L autre grande avancée, c est qu à partir de 2013, la Commission reprend en main l allocation de quotas d émission et que ces permis seront, pour l essentiel, vendus aux enchères. Enchères dont le produit, encore inconnu aujourd hui, pourrait servir à financer la lutte contre les changements climatiques. L Usine à GES : Et les mauvais côtés? Morgane Créach : L objectif chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), à l horizon 2020, nous paraît très limité. Globalement, les 27 Etats membres devront réduire de 20% leurs émissions de gaz carbonique par rapport au niveau enregistré en Pour la France, ce niveau n est que de 17%. On est très loin de l effort nécessaire pour atteindre l objectif fixé par la loi Pope de 2005 (une baisse de 75% des rejets de CO2 d ici à 2050, ndlr). L Usine à GES : 20%, c est pourtant l objectif que s est fixé l Europe en mars Morgane Créach : C est vrai. Mais le dernier rapport du GIEC recommande, pour les pays industrialisés, une réduction comprise entre 25 et 40% de leurs émissions pour C est d ailleurs l objectif que l Union européenne a accepté lors de la dernière conférence des Parties au Protocole de Kyoto, qui s est tenue à Bali en décembre dernier. Pour accepter d éventuelles contraintes carbone, les pays membres du G77 attendent que l Europe, l un des principaux responsables historiques du dérèglement climatique, s engage à baisser de 30% ses émissions de GES. L Usine à GES : Mais l Europe affirme qu en cas de conclusion d un accord succédant au protocole de Kyoto, elle s engagera à réduire de 30% ses rejets Morgane Créach : Oui, c est un peu la politique du «après vous». Chacun attend que l autre fasse le premier pas le premier. A ce rythme, plus personne n avance. Or, c est aux pays industrialisés de faire le premier pas. L Usine à GES : Pas d autres critiques? Morgane Créach : Nous déplorons le fait que certaines entreprises bénéficient encore d une allocation gratuite de quotas. Alors que dans la majorité des cas, aucun problème objectif de compétitivité internationale n a pu être démontré. C est en particulier le cas pour l aviation. L Usine à GES : Ce ne sera pas le cas des producteurs d électricité. Morgane Créach : Et ce n est que justice lorsque l on voit les profits faramineux que certaines de ces entreprises ont réalisé sur les marchés du CO2. L Usine à GES : La séquestration se voit reconnaître un semblant de statut. Qu en pensez-vous? Morgane Créach : Ce n est pas la meilleure nouvelle de la journée. Tout d abord parce que la capture et la séquestration sont des technologies qui n apportent pas de résultats définitifs. C est du transitoire. D autre part, elles détournent des fonds qui auraient pu profiter aux énergies renouvelables ou aux économies d énergies qui, elles, sont réellement efficaces. Enfin, elles ne contribuent pas à réduire la consommation d énergie fossile. L Usine à GES : Une dernière crainte? Morgane Créach : Tous ces textes ne sont, pour l instant, que des propositions. Il faudra surveiller leur évolution, notamment après chaque lecture du Parlement européen. Propos recueillis par Volodia Opritchnik. -2- L Usine à GES est une publication mensuelle Energograd.

3 INITIATIVE Quand Nature et Découverte comptabilise le CO2 Nature & Découvertes en chiffres (2006) Chiffre d affaires 170 millions d euros Nombre d employés Présence dans : France Émissions annuelles tonnes de CO2 Carbon Factor (CA/CO2) euros/tco2 En catimini, le distributeur travaille à la réduction de son empreinte climatique. En développant plutôt ses propres méthodes. Explications. On ne présente plus Nature & Découvertes. Ce distributeur entend réconcilier le consommateur et l ami de la nature qui sommeillent en nous. Un créneau porteur. En dix-sept ans, le réseau, parti de (presque) rien, compte aujourd hui une soixantaine de magasins dans l Hexagone. Et le concept, lancé par François Lemarchand, pourrait bien s exporter. Finançant déjà une fondation qui a aidé au montage de plus de 800 projets de protection de l environnement, Nature & Découvertes pouvait-il rester inactif à l heure où sonne le tocsin climatique? La réponse est non. L action a d ailleurs déjà commencé. Il y a moins d un an, la direction, très motrice sur ce sujet, décide de s engager dans la lutte anti-carbonique. Jeune contrôleuse de gestion, formée à Dauphine et dans les SSII, Emmanuelle Paillat est embauchée à cette fin. Rattachée à la direction financière, son rôle est d établir une comptabilité carbone de l entreprise et de ses principaux fournisseurs avant d engager une battue au CO2. Le travail est passionnant, mais difficile. Les outils existants ne sont pas toujours adaptés. «Certains ratios de l Ademe présentent des degrés d incertitude de 50%, c est trop flou. Il a fallu mener une véritable enquête pour évaluer précisément notre empreinte carbonique», explique Emmanuelle Paillat. Aider les fournisseurs Après avoir mené une grande campagne d explication sur le terrain, la responsable de la comptabilité environnementale épluche toutes les notes de frais, envoyées par les responsables des magasins. «Mon but n est pas de fliquer les cadres, mais d évaluer les émissions de gaz carbonique imputables à leurs déplacements professionnels», précise cette «accro» du commerce équitable. Mais la traque ne s arrête pas aux portes des établissements. Après une première estimation de l impact CO2 de l entreprise (30% fret, 20% déplacements professionnels, 18% sacherie, 15% packaging, 11% publications, 6% énergie), Emmanuelle Paillat débarque chez les principaux fournisseurs du groupe. «Mon idée est, non pas de les obliger à réduire leurs émissions, mais de les inciter à le faire. Quitte à ce que nous les aidions financièrement à réaliser leur bilan carbone», souligne-t-elle. Le premier pas avant de s attaquer aux émissions indirectes de Nature & Découvertes. Après seulement dix mois d action, les projets ne manquent pas. Même si elle se refuse à communiquer le moindre objectif de réduction, Emmanuelle Paillat commence la seconde phase de sa mission : la chasse au carbone. Premières cibles : les catalogues et plaquettes (800 téq.co2/an), dont le nombre sera revu à la baisse. Les emballages des produits sont analysés, afin d en réduire le volume, le poids et l empreinte climatique (1 125 téq.co2/an). À force de sensibilisation, les cadres changent peu à peu leurs habitudes carbonifères. «Ils prennent un peu moins l avion et s organisent pour cumuler leurs jours de formations plutôt que de faire plusieurs fois le même déplacements», s enorgueillit Emmanuelle Paillat. A moyen terme, «il faudra aussi réfléchir à l éco-conception des magasins», dont le nombre devrait croître de 30% dans les prochaines années. Avant d apporter la bonne parole aux consommateurs. Qui sont loin d être encore des «consom acteurs». Volodia Opritchnik. BRÈVES Politique La Norvège : premier royaume CO2 free La Norvège revoit à la hausse ses ambitions en matière de réduction de ses émissions de CO2. Oslo prévoit d atteindre la neutralité carbone en 2030, et non plus en 2050, comme annoncé l an passé. Cet objectif a pu être fixé à la suite de la conclusion, début janvier, d un accord entre le gouvernement et tous les partis représentés au Parlement. Le texte prévoit que les deux tiers des réductions d émissions (15 à 17 MtCO2/an) seront réalisés sur le territoire norvégien. Oslo va donc investir 750 millions de couronnes dans la recherche sur les ENR, la production d électricité faiblement émettrice, la capture et la séquestration. Oslo souhaite aussi rejoindre le marché suédois des certificats verts. Le gouvernement de centre-gauche entend aussi augmenter la redevance sur les carburants. Delanoë veut maintenir le cap climatique pour Paris C est le 13 janvier que le maire de Paris a confirmé qu il briguerait un second mandat, lors des élections municipales des 9 et 16 mars. À cette occasion, Bertrand Delanoë a présenté un programme électoral, dont la dimension environnementale n est pas mince. Outre une nouvelle réduction de la circulation automobile dans la cité et le lancement d un grand programme de rénovation de l habitat ancien, l édile socialiste a rappelé que la capitale devrait baisser de 15% ses émissions de CO2 durant la prochaine mandature Selon les résultats de simulations réalisées par Mark Jacobson, de l université de Stanford, la hausse d un degré de la température moyenne globale provoquerait le décès prématuré de personnes par an dans le monde. L Usine à GES est une publication mensuelle Energograd. -3-

4 Actions locales Il se passe quelque chose au royaume du Danemark Vitrine de la gestion de l environnement urbain à la danoise, Albertslund s attaque aux émissions de CO2 tous azimuts. Avec des résultats à la clé. À Albertslund, l écologie urbaine n est pas une vaine expression. Voilà des années que la municipalité de cette commune danoise, située dans la banlieue de Copenhague, a placé le curseur vert au plus haut de l action politique. «Les citoyens ont besoin de se reconnaître dans un projet et le nôtre c est le développement durable», explique le maire Finn Aaberg. Les achats communaux ne sont effectués que chez des fournisseurs certifiés Iso (certification mondiale de gestion de l environnement, ndlr). L urbanisme est organisé pour réduire les déplacements. Il est désormais interdit de faire construire trop loin du centre-ville. Et les maisons situées hors du périmètre urbains sont promises à la démolition. Les zones piétonnes et cyclables ont été développées. La mairie aide les habitants à se loger près du centre. Enfin, les personnes travaillant à Albertslund peuvent, à leur demande, se voir attribuer un logement communal, afin de réduire leurs besoins en mobilité. Bien évidemment, une cité aussi pionnière dans la protection de son environnement ne pouvait rester les bras croisés dans la lutte contre les changements climatiques. Combiner court et long terme Le combat ne date d ailleurs pas d hier. Dès 1984, la ville avait contribué à la création de la Veks (certifiée Iso 14001), une société de chauffage urbain, qui fournit la chaleur et l eau chaude à plus de familles dans onze communes de l Ouest de Copenhague. «Une solution qui évite l émission de tonnes de CO2 par an», dit-on dans la compagnie. En 1994, trois ans avant la signature du protocole de Kyoto, Albertslund se lance dans la bataille. La commune décide de réduire de 80% ses rejets de CO2, en Mais avec des objectifs paliers : -40% en 2000, -50% en 2010, etc. Un pari fou? Pas pour Finn Aaberg. Pour commencer, le bourgmestre oblige tous ses administrés à se raccorder au réseau de chauffage urbain. Dans la foulée, la mairie lance un plan de déplacement. Très ambitieux, ce programme encourage, via internet, le co-voiturage et oblige les entreprises à rationaliser le déplacement de leurs salariés. Les services municipaux ne sont pas épargnés. Grâce à la mise en place d une comptabilité analytique, les gestionnaires d immeubles communaux contrôlent plus finement leurs dépenses, notamment énergétiques. Globale, cette politique ne tarde pas à donner des résultats. Entre 1986 et 2000, la commune réduit de 35% ses rejets carboniques. Mais l action ne s arrête pas là. Albertslund est la première commune du royaume à utiliser un système de comptabilité environnementale (Gront Regnskab). Cette comptabilité verte permet notamment à la commune de suivre, année par année, la consommation de fluides vitaux : eau, énergie. Ce qui permet d évaluer très précisément les émissions de GES de chaque quartier. La publication annuelle du Gront Regnskab est aussi l occasion de récompenser les propriétaires, locataires ou gestionnaires ayant le plus réduit leur consommation de ressources naturelles et leurs émissions de gaz carbonique. Mais la sensibilisation des citoyens ne s arrête pas là. Des agents communaux apportent régulièrement la bonne parole dans les écoles. Par ailleurs, des Agenda 21 de quartier (concernant la gestion de l énergie, de l eau, des déchets, des transports) permettent aux habitants de s approprier des problématiques jugées parfois un peu lointaines. Sophie d Anhalt. Contacts Finn Aaberg BRÈVES Narbonne sort son puits de carbone La ville de Narbonne a présenté, le 21 janvier, les résultats liminaires du premier «puits de carbone» «creusé» par une collectivité locale. Ces dernières années, la commune a planté avec l aide de l ONF, sur 27 hectares, arbres (pin parasol, cyprès, chênes verts, poiriers ou pommiers) au bord de l autoroute A61. Le but de l opération est de «capter plus de dioxyde de carbone qu une parcelle de même surface», a indiqué Jean- Louis Raynaud, directeur départemental de l ONF. Selon Michel Moynier, maire de Narbonne, «un hectare de ce puits de carbone biologique permettra de séquestrer 1,8 tonne de dioxyde de carbone par an, soit l équivalent de l émission de carbone d une voiture de petite taille roulant km par an». et Perpignan se convertit aux renouvelables Jean-Louis Borloo, ministre de l Ecologie, a signé le 18 janvier une convention-cadre avec Perpignan et son agglomération pour en faire «un exemple mondial» de production d énergie renouvelable. En favorisant la récupération de la chaleur de l incinérateur de Calces, la mise en service de 40 éoliennes, de trois centrales photovoltaïques et de plus de m 2 de toitures solaires, le plan prévoit une production renouvelable de l ordre de MWh/ an pour une consommation résidentielle de MWh pour l agglomération. Une ville au Danemark Albertslund 23 km 2 de superficie habitants L Usine à GES est une publication mensuelle Energograd. -4-

5 dossier La nouvelle politique climatique européenne en 12 questions Le 23 janvier, soit moins d un an après que l Europe s est fixé pour objectif de réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d ici à 2020, la Commission a présenté l arsenal législatif idoine. Un train de mesures qui devrait surtout changer les habitudes des industriels les plus émetteurs. Explications. 1/ Quels sont les grands objectifs climatiques de l UE? L objectif principal reste la diminution de 20% des rejets européens de GES en moins de douze ans. À moins que ne soit conclu entre-temps un accord international succédant au protocole de Kyoto. Dans ce cas, l Europe s engagera à diminuer d un tiers ses émissions de gaz perturbateurs du climat. Trois moyens essentiels seront utilisés pour y parvenir : augmenter de 20% l efficacité énergétique, réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre (GES), que 20% de l énergie finale consommée dans les 27 Etats membres de l Union européenne (UE) soient d origine renouvelable et que 10% des carburants brûlés dans nos moteurs soient issus de produits agricoles. Ce dernier objectif est soumis à deux conditions : que leur production soit considérée comme durable (ce qui n est pas encore le cas) et que la seconde génération d agrocarburants soit mise sur le marché (on en est loin). 2/ 20%, est-ce un gros effort? Oui. En 1997, le protocole de Kyoto a imposé à l Europe de baisser de 8% le montant de sa facture carbonique, à l horizon Le gros de l effort a été fait. Entre 1990 et 2005, les pays de l UE ont diminué de 6% leurs émissions. Avec sa nouvelle politique, Bruxelles nous donne douze ans pour réduire de 14% nos émissions, par rapport à celles comptabilisées en Parallèlement, nous devrons accroître de 11,5% la part d énergies renouvelables dans le mix énergétique européen. Ce qui est considérable puisque cela revient à plus que doubler la part des énergies renouvelables (ENR) en Europe. 3/ Sur quelles bases repose cette nouvelle politique? Parce que la réglementation actuelle ne suffit pas (les objectifs fixés pour 2010 par la directive «Energies renouvelables» ne sont pas contraignants, par exemple), Bruxelles a conçu de nouveaux outils juridiques pour encadrer la montée en puissance du combat climatique européen. La directive «Quotas» (celle qui organise le marché européen des quotas d émissions de CO2, ndlr) sera ainsi modifiée. Une nouvelle directive sur les ENR devra être adoptée, ainsi qu une directive sur la capture et la séquestration géologique du gaz carbonique. Enfin, le régime d attribution des aides publiques aux projets environnementaux sera revu. 4/ Comment attribuera-t-on les objectifs nationaux de réduction d émission de GES? C est la question à plusieurs milliards d euros. Si les objectifs définitifs par pays ne sont pas encore connus, en revanche, les principes d attribution le sont. Globalement, plus la richesse sera importante, plus forte devra être la réduction d émission. Ce qui n est pas illogique puisque, a priori, les Européens les plus riches émettent plus de GES que les «nouveaux entrants». Pour simplifier, les pays les moins favorisés pourront accroître leurs rejets jusqu à 20%. Les autres devront réduire leurs émissions jusqu à 20%. Pour les entreprises participant au marché de quotas, c est plus simple. Elles devront réduire de 21% leurs impact carbonique, par rapport aux émissions comptabilisées en Responsables de 60% des émissions, les autres secteurs (transports, bâtiment, services, petites installations industrielles, agriculture et déchets) devront les diminuer de 10%. 5/ Quels sont les coûts et les bénéfices attendus? Selon les estimations faites par la Commission, l atteinte de l objectif du 20% ne devrait pas amputer le PIB européen de plus de 0,6% par an (90 Md par an). À l échelle macroéconomique, cela se traduirait par une diminution de l ordre de 0,35 à 0,5 % du PIB en En d autres termes, on observerait chaque année une diminution de 0,04 à 0,06 % de la croissance du PIB entre 2013 et Des estimations qui sont conformes à celles du rapport Stern (lire L Usine à GES n 27). Du fait de la moindre consommation d énergie fossile, Bruxelles estime que la facture en pétrole et en gaz des «27» devrait baisser, à terme, de 50 milliards d euros par an, soit 0,3% du PIB européen annuel. Le train de mesures sera également très profitable à la qualité de l air. Il permettra d obtenir une réduction d environ 15 % des principaux polluants atmosphériques (dioxyde de soufre, oxydes d azote et particules), avec à la clé un effet très bénéfique sur la santé. De plus, les investissements dans les équipements de contrôle de la pollution atmosphérique auront été réduits de quelque 11 Md d ici à 2020, grâce à l utilisation de technologies plus propres. 6/ Ça va coûter cher aux Européens? La Commission estime que, d ici à 2020, la facture énergétique globale d un ménage pourrait augmenter en moyenne de 150 par an. Pour autant, l essentiel de cette augmentation devrait être compensé par les économies d énergie et le -5- L Usine à GES est une publication mensuelle Energograd.

6 passage à des combustibles plus propres qui permettront de réduire le montant des factures de chauffage et d électricité. Cette estimation se fonde sur un prix du pétrole établi à 61 dollars le baril. Or, plus le prix du pétrole sera élevé, moins l augmentation de prix prévue sera sensible. 7/ Quel est le statut de la séquestration géologique? Le projet de directive rappelle que l on ne pourra se passer de cette palette de technologies si l on veut diminuer de moitié l impact climatique de l Europe en Le texte fixe un cadre réglementaire, en faisant notamment instruire par la commission les dossiers d autorisation. Le projet de loi insiste aussi sur le fait que la séquestration pourra être utilisée par les industriels soumis à la directive «Quotas», à partir de Les tonnes de CO2 injectées sous terre seront alors considérées comme «non-émises», mais ne permettront pas à l entreprise d acquérir des quotas d émissions supplémentaires. 8/ Comment évoluera le marché des quotas d émissions? De nouveaux secteurs industriels, comme la pétrochimie, la chimie, l aluminium et l aviation civile y feront leur entrée, dès Des quotas d émission seront fixés pour d autres gaz que le gaz carbonique : protoxyde d azote et perfluorocarbones. Les allocations de quotas ne seront plus faites par les Etats membres mais par les services de la Commission. Ce qui pourrait réduire les sur-allocations observées durant la première phase d engagement et harmoniser les règles d attribution. Contrairement aux deux premières périodes ( et ), cette allocation sera faite pour huit ans. Les industriels devront régulièrement réduire leurs émissions. Autre nouveauté, les allocations ne seront plus gratuites. Sauf exception (les industries soumises à la plus vive des concurrences internationales), les entreprises devront acheter aux enchères leurs quotas et ne plus les recevoir gratuitement. Le produit de ces ventes sera affecté au financement de la lutte contre les changements climatiques (adaptation, déploiement des energies renouvelables, etc.). 9/ Quid des crédits carbone internationaux? Les crédits carbone sont générés par les projets de flexibilité prévus par le protocole de Kyoto : le mécanisme pour un développement propre (MDP) et la mise en œuvre conjointe (MOC). Jusqu à présent, les entreprises et les institutions peuvent investir dans ce genre d opérations et utiliser les crédits (URCE et URE) jusqu à la fin de 2012, date d échéance dudit protocole. Le nouveau cadre européen prévoit l utilisation (et la thésaurisation) de ces crédits jusqu à 2020, en espérant que d ici là en 2009 probablement soit conclu un nouvel accord international qui encadrera l utilisation à long terme de ces crédits. 10/ Comment va-t-on accroître l efficacité énergétique? Après avoir étudié 17 stratégies nationales d économies d énergie et de diminution de la demande énergétique, la Commission entend développer deux types d actions. D une part, généraliser pour les ménages et les PME, les nouveaux services énergétiques, comme l audit énergétique, le comptage intelligent, la facturation informative. D autre part, en facilitant l accès à des aides (pour acheter des appareils économes en énergie, isoler des bâtiments ou moderniser les systèmes d éclairage), aux informations visant à encourager les améliorations de l efficacité et aux investissements dans les technologies de l efficacité énergétique. 11/ Que se passe-t-il si un Etat n atteint pas ses objectifs? Il risque de gros ennuis. L article 226 du traité habilite en effet la Commission à engager des poursuites contre un État membre qui ne respecte pas ses obligations. Si la Commission estime qu il y a une infraction au droit communautaire, elle adresse une lettre de mise en demeure à l État concerné, l invitant à présenter ses observations dans les deux mois. Faute de réponse satisfaisante, la Commission peut adresser un «avis motivé» qui expose à titre définitif les raisons pour lesquelles la Commission considère qu il y a eu infraction et invite l État membre à se conformer à l avis dans les deux mois. Si aucune réaction dans ce sens ne suit, Bruxelles peut saisir la Cour de justice européenne (CJE). A terme, si la CJE a suivi la position de la Commission, l État membre qui n aura pris aucunes des mesures nécessaires pour se mettre en conformité s expose au risque d être poursuivi, toujours par la Commission, qui demandera à la CJE d infliger à l État incriminé une sanction financière. Mais le talion européen n est pas le seul à menacer les Etats membres peu scrupuleux. Le protocole de Kyoto stipule que tout pays ne respectant pas ses objectifs pourra se voir infliger une pénalité de 30% d émission supplémentaire à réduire et se voir limiter l accès aux marchés du carbone. Plutôt incitatif! 12/ Quelles sont les prochaines étapes? La proposition sera examinée au parallèle au Conseil et au Parlement européens. Elle relèvera de la procédure dite de codécision, ce qui signifie que le Parlement européen, en tant que co-législateur, doit adopter le texte législatif définitif. L objectif est de faire adopter le paquet de mesures au cours de l actuelle législature. Volodia Opritchnik et Eude Calin. Pays Emission par habitant (en tco2/an) Luxembourg 24,94 Finlande 13,18 Estonie 12,29 Rép. Tchèque 11,64 Pays-Bas 11,41 Belgique 11,14 Allemagne 10,29 Irlande 10,20 Danemark 9,42 Autriche 9,19 Royaume-Uni 8,98 Grèce 8,49 Chypre 8,40 Italie 7,95 Slovénie 7,81 Pologne 7,75 Espagne 7,72 Slovaquie 7 Malte 6,28 France 6,22 Bulgarie 5,85 Suède 5,80 Portugal 5,73 Hongrie 5,62 Roumanie 4,22 Lituanie 3,69 Lettonie 3,13 Source : Agence internationale de l énergie L Usine à GES est une publication mensuelle Energograd. -6-

Contribution des industries chimiques

Contribution des industries chimiques Contribution des industries chimiques au débat national sur la transition énergétique Les entreprises de l industrie chimique sont des acteurs clés de la transition énergétique à double titre. D une part,

Plus en détail

Evolution du mix électrique en France - Qui paiera?

Evolution du mix électrique en France - Qui paiera? Evolution du mix électrique en France - Qui paiera? Par Julien Deleuze Senior Manager, Estin & Co Des options environnementales, énergétiques, économiques majeures La France fait face à cinq options environnementales,

Plus en détail

Panorama des bioénergies en Europe. Colloque Bioénergies

Panorama des bioénergies en Europe. Colloque Bioénergies Panorama des bioénergies en Europe Panorama des bioénergies en Europe Synthèse des informations existantes sur le sujet des bioénergies en Europe Sources : législation : Europa, portail de l Union européenne

Plus en détail

3. L ÉLECTRIFICATION DES TRANSPORTS ET

3. L ÉLECTRIFICATION DES TRANSPORTS ET 3. L ÉLECTRIFICATION DES TRANSPORTS ET L ENVIRONNEMENT 3.1 Contexte et tendances L atteinte de l indépendance énergétique est une priorité gouvernementale. Cet objectif sera appuyé par plusieurs politiques,

Plus en détail

Points de repère n 4 8ème session du Forum économique et financier franco-vietnamien. Assistance Technique France. 17-18 novembre 2009 à Ha Long

Points de repère n 4 8ème session du Forum économique et financier franco-vietnamien. Assistance Technique France. 17-18 novembre 2009 à Ha Long Points de repère n 4 8ème session du Forum économique et financier franco-vietnamien Assistance Technique France public experts in economics & finan La politique vietnamienne de l énergie dans une stratégie

Plus en détail

Le nucléaire, un allié pour le climat

Le nucléaire, un allié pour le climat 1 Claude Fischer - mars 2015 1 er Directrice d ASCPE Les Entretiens Européens Le nucléaire, un allié pour le climat La limitation du réchauffement climatique ne pourra pas être obtenue sans le nucléaire

Plus en détail

L ENERGIE CORRECTION

L ENERGIE CORRECTION Technologie Lis attentivement le document ressource mis à ta disposition et recopie les questions posées sur une feuille de cours (réponds au crayon) : 1. Quelles sont les deux catégories d énergie que

Plus en détail

Fiche informative du Réseau Action Climat-France sur les certificats. d économie d énergie

Fiche informative du Réseau Action Climat-France sur les certificats. d économie d énergie Octobre 2006 Fiche informative du Réseau Action Climat-France sur les certificats d économie d énergie 1) Origine et objectif : C est en Angleterre, puis en Italie que le dispositif des certificats d économie

Plus en détail

La transition énergétique L Energiewende allemande. 7 Conclusions clés. Une initiative de la Fondation Heinrich Böll Publié le 28 novembre 2012

La transition énergétique L Energiewende allemande. 7 Conclusions clés. Une initiative de la Fondation Heinrich Böll Publié le 28 novembre 2012 7 Conclusions clés La transition énergétique L Energiewende allemande Par Craig Morris et Martin Pehnt Une initiative de la Fondation Heinrich Böll Publié le 28 novembre 2012 www. 7 Conclusions clés La

Plus en détail

Principaux partenaires commerciaux de l UE, 2002-2014 (Part dans le total des échanges de biens extra-ue, sur la base de la valeur commerciale)

Principaux partenaires commerciaux de l UE, 2002-2014 (Part dans le total des échanges de biens extra-ue, sur la base de la valeur commerciale) 55/2015-27 mars 2015 Commerce international de biens en 2014 Principaux partenaires commerciaux de l UE en 2014: les États-Unis pour les exportations, la Chine pour les importations Le commerce entre États

Plus en détail

la Contribution Climat Energie

la Contribution Climat Energie Paris le 05/09/2009 la Contribution Climat Energie 1. Quelle assiette aura la CCE? a. Assiette : La CCE serait une contribution additionnelle aux taxes intérieures (TIPP, TICGN, TICC), assise sur l ensemble

Plus en détail

de bord l énergie Énergie renouvelables 95-val-d oise Électricité 75-paris kwh % 94-val-de-marne Agriculture édition 2014

de bord l énergie Énergie renouvelables 95-val-d oise Électricité 75-paris kwh % 94-val-de-marne Agriculture édition 2014 DE TABLEAU de bord l énergie en île-de-france Énergies renouvelables Superficie Produits pétroliers Habitat 78-yvelines 95-val-d oise Électricité 92-hauts-de-seine m 2 93-seine-saint-denis Tep 75-paris

Plus en détail

Atelier énergies. Usage direct des énergies renouvelables : les enjeux sociétaux et environnementaux, moteurs de l innovation technologique

Atelier énergies. Usage direct des énergies renouvelables : les enjeux sociétaux et environnementaux, moteurs de l innovation technologique CONGRÈS DES ECO-TECHNOLOGIES POUR LE FUTUR 2012 Atelier énergies Usage direct des énergies renouvelables : les enjeux sociétaux et environnementaux, moteurs de l innovation technologique 14 juin 2012 Lille

Plus en détail

Appel à projets 5,2. Se déplacer Se nourrir Se loger Le reste

Appel à projets 5,2. Se déplacer Se nourrir Se loger Le reste Appel à projets " Plan Climat Régional» Soutien de l investissement participatif dans les énergies renouvelables et la maîtrise de l énergie au bénéfice des territoires 1 Contexte : Les grands objectifs

Plus en détail

Russie. Europe de l Ouest. et europe de l Est. Afrique du Nord. et Golfe. Asie et Océanie. Afrique Subsaharienne. Japon, Australie et

Russie. Europe de l Ouest. et europe de l Est. Afrique du Nord. et Golfe. Asie et Océanie. Afrique Subsaharienne. Japon, Australie et Amérique 500 250 100 50 10 Énergie éolienne Biomasse du Nord Europe de l Ouest Russie et europe de l Est Amérique du Nord Europe de l Ouest Russie et europe de l Est Afrique du Nord et Golfe Inde Chine

Plus en détail

RESEAUX DE CHALEUR FLEXIBILITE ENERGETIQUE ET DEVELOPPEMENT

RESEAUX DE CHALEUR FLEXIBILITE ENERGETIQUE ET DEVELOPPEMENT RESEAUX DE CHALEUR FLEXIBILITE ENERGETIQUE ET DEVELOPPEMENT Dans un avenir marqué par : des incertitudes importantes de nature économique, énergétique et technologique, à l échelle mondiale, européenne

Plus en détail

PNEUS HIVER EN EUROPE

PNEUS HIVER EN EUROPE PNEUS HIVER EN EUROPE En période hivernale, difficile de savoir si l équipement en pneus neige des voitures est obligatoire dans le(s) pays européen(s) que vous allez traverser pendant vos vacances ou

Plus en détail

Le Bilan réglementaire des Emissions de GES Au titre de l article 75 de la loi n 2010 788 du 12 juillet 2010

Le Bilan réglementaire des Emissions de GES Au titre de l article 75 de la loi n 2010 788 du 12 juillet 2010 Le Bilan réglementaire des Emissions de GES Au titre de l article 75 de la loi n 2010 788 du 12 juillet 2010 Schneider Electric Energy France Publication Décembre 2012 Emissions de l année fiscale 2011

Plus en détail

Un fonds climat énergie au GL? Présentation de la démarche

Un fonds climat énergie au GL? Présentation de la démarche Un fonds climat énergie au GL? Présentation de la démarche 1 1 1 Contexte et enjeux Un engagement territorial pour le climat Objectifs du plan climat d ici 2020 : les 3x20-20% des émissions de gaz à effet

Plus en détail

Bilan GES réglementaire d Eovi Mutuelle en France. Olivier Laguitton

Bilan GES réglementaire d Eovi Mutuelle en France. Olivier Laguitton Bilan GES réglementaire d Eovi Mutuelle en France Olivier Laguitton Saint Etienne, le 18 février 2013 Contenu de la présentation Le contexte du développement durable Passage en revue de la législation

Plus en détail

SOLUTIONS TECHNOLOGIQUES D AVENIR

SOLUTIONS TECHNOLOGIQUES D AVENIR CPTF et CSC CYCLES COMBINES A GAZ (CCG) COGÉNÉRATION DÉVELOPPEMENT DES RENOUVELABLES SOLUTIONS DE STOCKAGE CPTF ET CSC Le parc thermique est un outil essentiel pour ajuster l offre et la demande, indispensable

Plus en détail

Le bois, la première des énergies renouvelables

Le bois, la première des énergies renouvelables Le bois, la première des énergies renouvelables Chiffres clés du bois-énergie en France La France dispose de l un des plus importants massifs européens avec une forêt qui couvre près de 1/3 du territoire

Plus en détail

Présentation et proposition d engagement. Conseil Municipal de Courtry 13/06/2013

Présentation et proposition d engagement. Conseil Municipal de Courtry 13/06/2013 COMMUNAUTE D AGGLOMERATION MARNE ET CHANTEREINE AGENDA 21 - DEVELOPPEMENT DURABLE PLAN CLIMAT ENERGIE TERRITORIAL Présentation et proposition d engagement Conseil Municipal de Courtry 13/06/2013 DE QUOI

Plus en détail

L énergie en France et en Allemagne : comparaisons

L énergie en France et en Allemagne : comparaisons L énergie en France et en Allemagne : comparaisons En matière de consommation d énergie, de structure du système électrique, de recours aux énergies renouvelables, d émission de gaz à effet de serre, les

Plus en détail

Plate-forme énergie. Filière de la biomasse forestière

Plate-forme énergie. Filière de la biomasse forestière Plate-forme énergie Filière de la biomasse forestière Mars 2013 Table des matières 1. Principes généraux... 0 2. Ce qu on entend par économie d énergie... 1 3. Réflexion sur les sources d énergie à privilégier...

Plus en détail

Jean-Yves RICHARD ADEME

Jean-Yves RICHARD ADEME «Matériau de structure,isolant et biocombustible, le bois, une matière au service de la construction durable» - le 12 janvier 2009 Les enjeux environnementaux du bâtiment Jean-Yves RICHARD ADEME Le réchauffement

Plus en détail

LA TRANSITION ENERGETIQUE Vendredi 20 juin 2014 De la part de Stéphane Le Foll

LA TRANSITION ENERGETIQUE Vendredi 20 juin 2014 De la part de Stéphane Le Foll LA TRANSITION ENERGETIQUE Vendredi 20 juin 2014 De la part de Stéphane Le Foll Le projet de loi de programmation pour la transition énergétique, dont les grands axes ont été présentés mercredi 18 juin

Plus en détail

1. La production d électricité dans le monde : perspectives générales

1. La production d électricité dans le monde : perspectives générales Quinzième inventaire Édition 2013 La production d électricité d origine renouvelable dans le monde Collection chiffres et statistiques Cet inventaire a été réalisé par Observ ER et la Fondation Énergies

Plus en détail

Conseil Interrégional des Chambres des Métiers de la GR 2

Conseil Interrégional des Chambres des Métiers de la GR 2 Initiative du CICM Proposition au Sommet de la GR "Green Deal en vue d une politique énergétique et climatique efficiente dans la GR en coopération avec les PME de l artisanat" L Artisanat de la Grande

Plus en détail

Les énergies fossiles et renouvelables

Les énergies fossiles et renouvelables Les énergies fossiles et renouvelables Plan : Introduction : définition 1) En quoi consiste les deux sortes d'énergies? Sous quelle forme les trouve t-on? 2) Quels sont les avantages et les inconvénients?

Plus en détail

Agricultural Policies in OECD Countries: Monitoring and Evaluation 2005. Les politiques agricoles des pays de l OCDE: Suivi et évaluation 2005.

Agricultural Policies in OECD Countries: Monitoring and Evaluation 2005. Les politiques agricoles des pays de l OCDE: Suivi et évaluation 2005. Agricultural Policies in OECD Countries: Monitoring and Evaluation 2005 Summary in French Les politiques agricoles des pays de l OCDE: Suivi et évaluation 2005 Résumé Le soutien accordé aux producteurs

Plus en détail

Atelier sur les Inventaires de Gaz à Effet de Serre du GCE. Secteur de l'energie Combustion de Combustibles

Atelier sur les Inventaires de Gaz à Effet de Serre du GCE. Secteur de l'energie Combustion de Combustibles Atelier sur les Inventaires de Gaz à Effet de Serre du GCE Nom :. Secteur de l'energie Combustion de Combustibles 1. Quels sont les gaz généralement inclus dans le secteur de l'énergie, conformément au

Plus en détail

Pourtant, les économies pourraient représenter le quart de la demande actuelle en eau

Pourtant, les économies pourraient représenter le quart de la demande actuelle en eau Eau et énergie Énergie et CO2 PLAN Changement climatique Un scénario alternatif est possible L Union Pour la Méditerranée Le Plan Solaire pour la Méditerranée IMEDER Beyrouth, Forum de l Energie, 30 septembre-1

Plus en détail

Capture et stockage du CO2 (CCS)

Capture et stockage du CO2 (CCS) European Technology Platform for Zero Emission Fossil Fuel Power Plants (ZEP) Capture et stockage du CO2 (CCS) Une solution majeure pour combattre le changement climatique 50% de réduction des émissions

Plus en détail

Gérard COLLOMB et ses équipes sont à l écoute de vos sollicitations et de vos demandes, car la Ville de demain se construit évidemment avec vous.

Gérard COLLOMB et ses équipes sont à l écoute de vos sollicitations et de vos demandes, car la Ville de demain se construit évidemment avec vous. Madame, Monsieur, Dans un courrier électronique en date du 10 février 2014, vous nous avez interrogés en matière de transition énergétique et de lutte contre le changement climatique. Nous vous prions

Plus en détail

Nom. les. autres États. n de l aviation. Organisation. ATConf/6-WP/49 14/2/12. Point 2 : 2.2. Examen de. des accords bilatéraux. consultées.

Nom. les. autres États. n de l aviation. Organisation. ATConf/6-WP/49 14/2/12. Point 2 : 2.2. Examen de. des accords bilatéraux. consultées. Nom Organisation n de l aviation civile internationale NOTE DE TRAVAIL ATConf/6-WP/49 14/2/12 SIXIÈME CONFÉRENCE MONDIALE DE TRANSPORT AÉRIEN Montréal, 18 22 mars 2013 Point 2 : 2.2 Examen de questions

Plus en détail

Les Perspectives Énergétiques à l horizon 2040

Les Perspectives Énergétiques à l horizon 2040 The Outlook for Energy: A View to 24 highlights Les Perspectives Énergétiques à l horizon 24 ExxonMobil vous présente dans ses Perspectives Énergétiques sa vision à long terme de notre avenir énergétique.

Plus en détail

La stabilité des prix : pourquoi est-elle importante pour vous? Brochure d information destinée aux élèves

La stabilité des prix : pourquoi est-elle importante pour vous? Brochure d information destinée aux élèves La stabilité des prix : pourquoi est-elle importante pour vous? Brochure d information destinée aux élèves Que peut-on acheter pour dix euros? Et si, avec cet argent, vous pouviez acheter deux maxi CD

Plus en détail

Chapitre 8 production de l'énergie électrique

Chapitre 8 production de l'énergie électrique Chapitre 8 production de l'énergie électrique Activité 1 p 116 But Montrer que chaque centrale électrique possède un alternateur. Réponses aux questions 1. Les centrales représentées sont les centrales

Plus en détail

Compétitivité des entreprises et maîtrise des consommations d énergie sont-elles conciliables?

Compétitivité des entreprises et maîtrise des consommations d énergie sont-elles conciliables? Fiches extraites du dossier du participant remis à l'occasion du Débat national sur les énergies lors de la rencontre de Nice, le 15 avril 2003. Le thème de cette rencontre était " Énergie, entreprises

Plus en détail

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT The New Climate Economy Report EXECUTIVE SUMMARY La Commission Mondiale sur l Économie et le Climat a été établie pour déterminer s il est possible de parvenir

Plus en détail

Dossier de presse. La nouvelle offre de mobilité électrique solaire d EDF ENR. Contact presse. Service.presse@edf-en.com

Dossier de presse. La nouvelle offre de mobilité électrique solaire d EDF ENR. Contact presse. Service.presse@edf-en.com Dossier de presse La nouvelle offre de mobilité électrique solaire d EDF ENR Contact presse Service.presse@edf-en.com Manon de Cassini-Hérail Manon.decassini-herail@edf-en.com Tel. : 01 40 90 48 22 / Port.

Plus en détail

GROUPE DE TRAVAIL ELUS: Quelles sont les actions pour atténuer l impact et adapter les collectivités s locales aux changements climatiques et

GROUPE DE TRAVAIL ELUS: Quelles sont les actions pour atténuer l impact et adapter les collectivités s locales aux changements climatiques et Plan Climat Energie Territorial GROUPE DE TRAVAIL ELUS: Quelles sont les actions pour atténuer l impact et adapter les collectivités s locales aux changements climatiques et énergétiques? Plan de la réunion

Plus en détail

PROJET DE LOI. NOR : MAEJ1419878L/Bleue-1 ------ ÉTUDE D IMPACT

PROJET DE LOI. NOR : MAEJ1419878L/Bleue-1 ------ ÉTUDE D IMPACT RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Ministère des affaires étrangères et du développement international PROJET DE LOI autorisant l approbation de l arrangement concernant les services postaux de paiement NOR : MAEJ1419878L/Bleue-1

Plus en détail

Pacte électrique breton d après les dernières données institutionnelles?

Pacte électrique breton d après les dernières données institutionnelles? 1. Connaissez-vous le Collectif GASPARE? Oui 2. Êtes-vous pour ou contre le projet de CCCG - Centrale thermique à cycle combiné à gaz - à Landivisiau, où ailleurs? Je défends le pacte électrique breton

Plus en détail

PLACER LES ÉNERGIES RENOUVELABLES AU CŒUR DU BÂTIMENT ET COMBATTRE LA PRÉCARITE ÉNERGÉTIQUE

PLACER LES ÉNERGIES RENOUVELABLES AU CŒUR DU BÂTIMENT ET COMBATTRE LA PRÉCARITE ÉNERGÉTIQUE PLACER LES ÉNERGIES RENOUVELABLES AU CŒUR DU BÂTIMENT ET COMBATTRE LA PRÉCARITE ÉNERGÉTIQUE Contribution du SER au Plan de performance énergétique des logements 2 ( ) «La rénovation thermique des logements

Plus en détail

TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : DE NOUVELLES DISPOSITIONS POUR DYNAMISER LE DÉVELOPPEMENT DU CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN MARTINIQUE DOSSIER DE PRESSE

TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : DE NOUVELLES DISPOSITIONS POUR DYNAMISER LE DÉVELOPPEMENT DU CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN MARTINIQUE DOSSIER DE PRESSE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : DE NOUVELLES DISPOSITIONS POUR DYNAMISER LE DÉVELOPPEMENT DU CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN MARTINIQUE DOSSIER DE PRESSE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE, UNE PRIORITÉ POUR LA MARTINIQUE La Martinique

Plus en détail

Dossier de presse. Le Finistère, territoire pilote d une économie positive : réduire les émissions de CO 2 et générer de la croissance.

Dossier de presse. Le Finistère, territoire pilote d une économie positive : réduire les émissions de CO 2 et générer de la croissance. Le Finistère, territoire pilote d une économie positive : réduire les émissions et générer de la croissance RÉDUIRE LE, ÇA ME RAPPORTE! Dossier de presse Novembre 2013 Page 1 450, une start-up aux préoccupations

Plus en détail

Prix du gaz et de l électricité dans l Union européenne en 2011

Prix du gaz et de l électricité dans l Union européenne en 2011 COMMISSARIAT GÉNÉRAL AU DÉVELOPPEMENT DURABLE n 366 Novembre 2012 Prix du gaz et de l électricité dans l Union européenne en 2011 OBRVATION ET STATISTIQU ÉNERG En 2011, le prix du gaz a augmenté dans tous

Plus en détail

Des économies dans les transports avec l écologie

Des économies dans les transports avec l écologie Première Partie Des économies dans les transports avec l écologie Le secteur des transports (passagers et marchandises) consomme déjà plus d un tiers de l énergie en France. La propension à consommer de

Plus en détail

Bilan des émissions de gaz à effet de serre 2010-2011

Bilan des émissions de gaz à effet de serre 2010-2011 Bilan des émissions de gaz à effet de serre 21-211 Méthode Bilan Carbone - Rapport final - février 212 II. DESCRIPTION DE LA PERSONNE MORALE Page 6 Sommaire I. CONTEXTE III. ANNÉE DE REPORTING ET ANNÉE

Plus en détail

LE TOUR DU MONDE DES ÉNERGIES

LE TOUR DU MONDE DES ÉNERGIES Blandine Antoine Élodie Renaud LE TOUR DU MONDE DES ÉNERGIES Sommaire Préface... 11 Introduction... 15 I. LA PRODUCTION D ÉNERGIE Introduction à la production d énergie... 31 Thème 1 Énergies Fossiles...

Plus en détail

Flash Eurobaromètre du Parlement européen (EP EB395) LA JEUNESSE EUROPEENNE EN 2014 SYNTHESE ANALYTIQUE

Flash Eurobaromètre du Parlement européen (EP EB395) LA JEUNESSE EUROPEENNE EN 2014 SYNTHESE ANALYTIQUE Directorate-General for Communication PUBLIC OPINION MONITORING UNIT Bruxelles, 28 avril 2014 Flash Eurobaromètre du Parlement européen (EP EB395) LA JEUNESSE EUROPEENNE EN 2014 SYNTHESE ANALYTIQUE Couverture

Plus en détail

L approvisionnement d électricité est vraiment mauvais ces derniers jours!

L approvisionnement d électricité est vraiment mauvais ces derniers jours! Learning by Ear Environnement 06 Energies renouvelables Texte : Richard Lough Rédaction et idée: Johannes Beck Introduction Bienvenue dans notre série d émissions Learning by Ear, consacrée à l environnement.

Plus en détail

Avertissement. Version 2.3. Juin 2003. Les objectifs poursuivis. Les principes du régime des certificats verts

Avertissement. Version 2.3. Juin 2003. Les objectifs poursuivis. Les principes du régime des certificats verts Commission Wallonne Pour l Energie Version 2.3. Juin 2003 LE REGIME DES CERTIFICATS VERTS dans le cadre de l ouverture du Marché de l Electricité en Wallonie Sommaire Les objectifs poursuivis Les principes

Plus en détail

la climatisation automobile

la climatisation automobile Un équipement en question : la climatisation automobile LES TRANSPORTS la climatisation en question La climatisation automobile, grand luxe il y a encore peu de temps, devient presque banale pour tous

Plus en détail

Prix de l énergie dans l Union européenne en 2010

Prix de l énergie dans l Union européenne en 2010 COMMISSARIAT GÉNÉRAL AU DÉVELOPPEMENT DURABLE n 249 Septembre 2011 Prix de l énergie dans l Union européenne en 2010 OBRVATION ET STATISTIQU ÉNERG En 2010, le prix du gaz a diminué dans l Union européenne

Plus en détail

ECONOMIE. DATE: 16 Juin 2011

ECONOMIE. DATE: 16 Juin 2011 BACCALAUREAT EUROPEEN 2011 ECONOMIE DATE: 16 Juin 2011 DUREE DE L'EPREUVE : 3 heures (180 minutes) MATERIEL AUTORISE Calculatrice non programmable et non graphique REMARQUES PARTICULIERES Les candidats

Plus en détail

Plan d actions Bilan Carbone. Périmètres d étude Sources d émissions Nbre d actions

Plan d actions Bilan Carbone. Périmètres d étude Sources d émissions Nbre d actions Plan d actions Bilan Carbone Périmètres d étude Sources d émissions Nbre d actions Patrimoine et services communaux Territoire d Uccle 1) Energie 8 2) Déplacements de personnes 5 3) Transport de marchandise

Plus en détail

Bilan des émissions de gaz à effet de serre

Bilan des émissions de gaz à effet de serre Bilan des émissions de gaz à effet de serre SOMMAIRE 1 Contexte réglementaire 3 2 Description de la personne morale 4 3 Année de reporting de l exercice et l année de référence 6 4 Emissions directes de

Plus en détail

Bilan électrique français ÉDITION 2014

Bilan électrique français ÉDITION 2014 Bilan électrique français ÉDITION 2014 Dossier de presse Sommaire 1. La baisse de la consommation 6 2. Le développement des ENR 8 3. Le recul de la production thermique fossile 9 4. La baisse des émissions

Plus en détail

La capture du carbone un autre moyen de lutter contre le changement climatique

La capture du carbone un autre moyen de lutter contre le changement climatique La capture du carbone un autre moyen de lutter contre le changement climatique Commentaire (photos de la centrale électrique Schwarze Pumpe au sud de Berlin) Lorsque la centrale électrique Schwarze Pumpe

Plus en détail

Des allocations de solidarité

Des allocations de solidarité Retraités juin 205 Des allocations de solidarité Aspa ASI Des allocations de solidarité Vous êtes retraité et vous avez de faibles revenus? Vous pouvez peut-être bénéficier de l allocation de solidarité

Plus en détail

LA PRATIQUE DES CREDITS CARBONE EN CHINE CONTINENTALE ET A HONG KONG

LA PRATIQUE DES CREDITS CARBONE EN CHINE CONTINENTALE ET A HONG KONG Dans le cadre de notre engagement pour l environnement et de l accompagnement de nos clients dans ce sens, nous sommes fiers de pouvoir traiter dans cette nouvelle newsletter trimestrielle de la pratique

Plus en détail

Efficience énergétique et électricité solaire

Efficience énergétique et électricité solaire Efficience énergétique et électricité solaire Pictet-Clean Energy investit dans des entreprises innovantes Juin 2015 Désormais compétitive, la production d énergie solaire croît fortement. Face au réchauffement

Plus en détail

MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT ET DES FORETS ------------- STRATEGIE NATIONALE DU MECANISME DE DEVELOPPEMENT PROPRE A MADAGASCAR

MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT ET DES FORETS ------------- STRATEGIE NATIONALE DU MECANISME DE DEVELOPPEMENT PROPRE A MADAGASCAR MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT ET DES FORETS ------------- STRATEGIE NATIONALE DU MECANISME DE DEVELOPPEMENT PROPRE A MADAGASCAR 1 Acronymes AND MDP CBD CCNUCC CLD GES MDP PK SN MDP : Autorité Nationale

Plus en détail

L énergie nucléaire fait partie de la solution pour lutter contre le changement climatique

L énergie nucléaire fait partie de la solution pour lutter contre le changement climatique FORUM NUCLEAIRE BELGE POSITION PAPER 24 JUIN 2015 L énergie nucléaire fait partie de la solution pour lutter contre le changement climatique La demande en électricité ne cesse d augmenter. Entre 1965 et

Plus en détail

Dispositifs incitatifs pour la production d électricité renouvelable. Philippe MENANTEAU Univ. de Grenoble / CNRS Strasbourg 18-19 sept.

Dispositifs incitatifs pour la production d électricité renouvelable. Philippe MENANTEAU Univ. de Grenoble / CNRS Strasbourg 18-19 sept. Dispositifs incitatifs pour la production d électricité renouvelable Philippe MENANTEAU Univ. de Grenoble / CNRS Strasbourg 18-19 sept. 2007 Sommaire Objectifs et justification des politiques de soutien

Plus en détail

Vous avez eu ou élevé des enfants Vos droits

Vous avez eu ou élevé des enfants Vos droits Salariés FÉVRIER 2014 Vous avez eu ou élevé des enfants Vos droits B Les majorations de durée d assurance B Le congé parental B La majoration pour 3 enfants Vous avez eu ou élevé des enfants Vous avez

Plus en détail

Pour l environnement. Strength. Performance. Passion.

Pour l environnement. Strength. Performance. Passion. Strength. Performance. Passion. Pour l environnement Réduire les émissions de CO 2 en optimisant les matériaux de construction et les méthodes de production Holcim (Suisse) SA Les fondements de notre avenir

Plus en détail

PROGRAMME ERASMUS+ Toute mobilité Erasmus+, financée ou non par la bourse, doit faire l objet de justification sur la base des documents suivants

PROGRAMME ERASMUS+ Toute mobilité Erasmus+, financée ou non par la bourse, doit faire l objet de justification sur la base des documents suivants PROGRAMME ERASMUS+ Le programme Erasmus+ concerne les mobilités réalisées dans le cadre d un des accords Erasmus de Sciences Po Grenoble dans les pays suivants : 27 Etats membres de l Union Européenne

Plus en détail

ECONOMIE D ENERGIE DES APPAREILS ELECTROMENAGERS : POURQUOI PAYER PLUS POUR CONSOMMER MOINS? ENQUETE ET PROPOSITIONS DE L UFC-QUE CHOISIR

ECONOMIE D ENERGIE DES APPAREILS ELECTROMENAGERS : POURQUOI PAYER PLUS POUR CONSOMMER MOINS? ENQUETE ET PROPOSITIONS DE L UFC-QUE CHOISIR ECONOMIE D ENERGIE DES APPAREILS ELECTROMENAGERS : POURQUOI PAYER PLUS POUR CONSOMMER MOINS? ENQUETE ET PROPOSITIONS DE L UFC-QUE CHOISIR L enquête L UFC-Que Choisir vient de réaliser une enquête sur les

Plus en détail

DIVERSITÉ ET EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE: LES CLÉS POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE DES RÉSEAUX INDUSTRIELS ET COMMUNAUTAIRES AUTONOMES DU NORD

DIVERSITÉ ET EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE: LES CLÉS POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE DES RÉSEAUX INDUSTRIELS ET COMMUNAUTAIRES AUTONOMES DU NORD DIVERSITÉ ET EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE: LES CLÉS POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE DES RÉSEAUX INDUSTRIELS ET COMMUNAUTAIRES AUTONOMES DU NORD Désenclavement nordique du pétrole par un jumelage éolien - micrognl

Plus en détail

Préparez-vous au virement SEPA

Préparez-vous au virement SEPA OCTOBRE 2012 ENTREPRENEURS N 6 PAIEMENT LES MINI-GUIDES BANCAIRES www.lesclesdelabanque.com Le site pédagogique sur la banque et l argent Préparez-vous au virement SEPA FBF - 18 rue La Fayette - 75009

Plus en détail

ACTIVITÉ DE PRODUCTION ORALE. Niveau B2. Les énergies

ACTIVITÉ DE PRODUCTION ORALE. Niveau B2. Les énergies ACTIVITÉ DE PRODUCTION ORALE Niveau B2 Les énergies Le dossier comprend : - une fiche apprenant - une fiche enseignant - le document support Auteurs-concepteurs : Isabelle Barrière, Martine Corsain Fiche

Plus en détail

Portrait énergétique de la Chaudière-Appalaches

Portrait énergétique de la Chaudière-Appalaches Portrait énergétique de la Chaudière-Appalaches Présenté par : Joël Leblond et Martin Loiselle 19 novembre 2010 Plan de la présentation Introduction Objectifs des Rendez-vous de l énergie Constats nationaux

Plus en détail

OBSERVATION ET STATISTIQUES

OBSERVATION ET STATISTIQUES COMMISSARI GÉNÉRAL AU DÉVELOPPEMENT DURABLE n 461 Novembre 2013 Prix du gaz et de l électricité en France et dans l Union européenne en 2012 OBRVION ET STISTIQU ÉNERG En 2012, le prix du gaz a augmenté

Plus en détail

Livre blanc Compta Le SEPA : Comment bien préparer sa migration?

Livre blanc Compta Le SEPA : Comment bien préparer sa migration? Livre blanc Compta Le SEPA : Comment bien préparer sa migration? Notre expertise en logiciels de gestion et rédaction de livres blancs Compta Audit. Conseils. Cahier des charges. Sélection des solutions.

Plus en détail

Production électrique : la place de l énergie éolienne

Production électrique : la place de l énergie éolienne Production électrique : la place de l énergie éolienne I Production électrique : principes de base L énergie électrique n est pas un fluide que l on pourrait «mettre en conserve», l énergie électrique

Plus en détail

Le prélèvement SEPA Quels impacts pour votre entreprise?

Le prélèvement SEPA Quels impacts pour votre entreprise? Vous êtes chef d entreprise, profession libérale, professionnel, expert comptable, Directeur Administratif et Financier. L harmonisation de Moyens de Paiement vous concerne Le prélèvement SEPA Quels impacts

Plus en détail

L Allemagne championne des énergies propres?

L Allemagne championne des énergies propres? L Allemagne championne des énergies propres? La chancelière allemande a tranché, l Allemagne sera la première grande puissance industrielle européenne à sortir du nucléaire. Et ceci rapidement puisque

Plus en détail

Guide de préparation au virement SEPA pour les PME

Guide de préparation au virement SEPA pour les PME Imprimé avec des encres végétales sur du papier PEFC par une imprimerie détentrice de la marque Imprim vert, label qui garantit la gestion des déchets dangereux dans les filières agréées. La certification

Plus en détail

Transition énergétique Les enjeux pour les entreprises

Transition énergétique Les enjeux pour les entreprises Transition énergétique Les enjeux pour les entreprises Alain Grandjean Le 26 novembre 2014 Contact : alain.grandjean@carbone4.com Le menu du jour L énergie dans l économie : quelques rappels Les scénarios

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE Mai 2013

DOSSIER DE PRESSE Mai 2013 La centrale thermique à flamme de Vitrysur-Seine Crédit photo : Yves Soulabaille N imprimez ce message que si vous en avez l utilité. EDF CPT Vitry-sur-Seine 18 rue des fusillés 94400 Vitry-sur-Seine www.edf.fr

Plus en détail

La fiscalité européenne de l épargne. Ce qui va changer pour vous

La fiscalité européenne de l épargne. Ce qui va changer pour vous La fiscalité européenne de l épargne Ce qui va changer pour vous SOMMAIRE LA FISCALITÉ EUROPÉENNE DE L ÉPARGNE 3 De quoi s agit-il? 1 Quand entre-t-elle en vigueur? 3 LA FISCALITÉ EUROPÉENNE DE L ÉPARGNE

Plus en détail

L ÉNERGIE EN MAYENNE. Citoyens Responsables associatifs Élus locaux Usagers. Acteurs. de la transition énergétique. en Mayenne

L ÉNERGIE EN MAYENNE. Citoyens Responsables associatifs Élus locaux Usagers. Acteurs. de la transition énergétique. en Mayenne Citoyens Responsables associatifs Élus locaux Usagers Acteurs de la transition énergétique en Mayenne Les dépenses énergétiques en Mayenne sont de 1.5 million d euros par jour ou 550 millions d euros par

Plus en détail

Préparez-vous au virement

Préparez-vous au virement octobre 2012 Entrepreneurs n 6 paiement Les mini-guides bancaires www.lesclesdelabanque.com Le site pédagogique sur la banque et l argent Préparez-vous au virement SEPA FBF - 18 rue La Fayette - 75009

Plus en détail

Quelle garantie pour vos dépôts?

Quelle garantie pour vos dépôts? Imprimé www.lesclesdelabanque.com PEFC par une imprimerie détentrice avec des encres végétales sur du papier marque Imprim vert, label qui garantit la gestion des déchets dangereux dans les filières agréées.

Plus en détail

U N I O N D E S P R O F E S S E U R S D E P H Y S I Q U E E T D E C H I M I E 719 Les voitures électriques

U N I O N D E S P R O F E S S E U R S D E P H Y S I Q U E E T D E C H I M I E 719 Les voitures électriques U N I O N D E S P R O F E S S E U R S D E P H Y S I Q U E E T D E C H I M I E 719 Les voitures électriques par 78310 Maurepas michel.meallet@orange.fr RÉSUMÉ Pourquoi se poser des questions sur les voitures

Plus en détail

Quelques chiffres clés de l énergie et de l environnement

Quelques chiffres clés de l énergie et de l environnement Quelques chiffres clés de l énergie et de l environnement GSE 2011-2012 I.1 Que représente : - 1 kcal en kj? : 1 kcal = 4,187 kj - 1 frigorie (fg) en kcal? : 1 fg = 1 kcal - 1 thermie (th) en kcal? : 1

Plus en détail

12. Le système monétaire

12. Le système monétaire 12. Le système monétaire Le rôle de la monnaie est fondamental. Imaginez une situation où aucun moyen de paiement ne ferait l unanimité : - Economie de «troc». - On échange des biens et services contre

Plus en détail

à la Consommation dans le monde à fin 2012

à la Consommation dans le monde à fin 2012 Le Crédit à la Consommation dans le monde à fin 2012 Introduction Pour la 5 ème année consécutive, le Panorama du Crédit Conso de Crédit Agricole Consumer Finance publie son étude annuelle sur l état du

Plus en détail

LES PROS DE LA PLUME L HISTOIRE DE L UNION EUROPéENNE LIGNE DU TEMPS

LES PROS DE LA PLUME L HISTOIRE DE L UNION EUROPéENNE LIGNE DU TEMPS LES PROS DE LA PLUME L HISTOIRE DE L UNION EUROPéENNE LIGNE DU TEMPS INTRO POUR LES ENSEIGNANTS Cette ligne du temps illustre l histoire de l Union européenne. Vous pouvez l imprimer par section et l afficher

Plus en détail

Choc de simplification

Choc de simplification Choc de simplification Le choc de simplification souhaité par le Président de la République rejoint les besoins identifiés par le Syndicat des énergies renouvelables qui a défini six grands axes de modernisation

Plus en détail

CONSOMMATION ET PRODUCTION D ELECTRICITE EN ALLEMAGNE. Bernard Laponche 2 juin 2014 * Table des matières

CONSOMMATION ET PRODUCTION D ELECTRICITE EN ALLEMAGNE. Bernard Laponche 2 juin 2014 * Table des matières CONSOMMATION ET PRODUCTION D ELECTRICITE EN ALLEMAGNE Bernard Laponche 2 juin 2014 * Table des matières 1. CONSOMMATION FINALE D ELECTRICITE...2 1.1 EVOLUTION SUR LA PERIODE 2000-2013... 2 1.2 ENTRE 2010

Plus en détail

Assurer l intégrité environnementale du système québécois de plafonnement et d échange pour les émissions de gaz à effet de serre

Assurer l intégrité environnementale du système québécois de plafonnement et d échange pour les émissions de gaz à effet de serre Assurer l intégrité environnementale du système québécois de plafonnement et d échange pour les émissions de gaz à effet de serre Document soumis au gouvernement du Québec à propos de son projet de règlement

Plus en détail

La crise écologique. Perspectives anticapitalistes pour la préservation de la vie sur Terre

La crise écologique. Perspectives anticapitalistes pour la préservation de la vie sur Terre La crise écologique Perspectives anticapitalistes pour la préservation de la vie sur Terre Qu est-ce que la crise écologique? Le réchauffement climatique? La destruction des forêts? La fin du pétrole?

Plus en détail

ENERGIE SOLAIRE Une Ambition Nationale

ENERGIE SOLAIRE Une Ambition Nationale ENERGIE SOLAIRE Une Ambition Nationale GRANDS AXES DE LA POLITIQUE ENERGÉTIQUE DU MAROC Le renforcement de la sécurité d approvisionnement en energies à travers la diversification des sources et ressources,

Plus en détail