LA DÉMARCHE DU FIDA POUR. promouvoir l équité entre hommes et femmes. L expérience de la Division Amérique latine et Caraïbes

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1 LA DÉMARCHE DU FIDA POUR promouvoir l équité entre hommes et femmes L expérience de la Division Amérique latine et Caraïbes

2 AU DÉBUT, LES TECHNICIENS PENSAIENT QUE SI LES FEMMES S ORGANISAIENT ELLES-MÊMES, ELLES LE FERAIENT UNIQUEMENT DE FAÇON INFORMELLE, COMME ELLES L ONT TOUJOURS FAIT EN ALLANT DE TEMPS À AUTRE AU MARCHÉ ET EN LE CONSIDÉRANT COMME L ENDROIT OÙ ELLES PEUVENT ACHETER LES DENRÉES ESSENTIELLES POUR LA FAMILLE MAIS NON COMME UN CENTRE OÙ L ON FAIT UN BÉNÉFICE. C EST LA RAISON POUR LAQUELLE AU DÉBUT NOUS N AVONS TRAVAILLÉ QU AVEC LES HOMMES DANS LES GROUPES ET RÉSEAUX OFFICIELS DE COMMERCE. MAINTENANT NOUS AVONS APPRIS QUE LES FEMMES, TOUT COMME LES HOMMES OU MÊME MIEUX QU EUX, GÈRENT LES PRIX ET LES ASPECTS QUANTITATIFS ET QUALITATIFS DU MARCHÉ ET ONT COMMENCÉ ÀGÉRER TOUS LES ÉLÉMENTS DU CYCLE DE PRODUCTION-TRANSFORMATION- COMMERCIALISATION. ON PEUT CONSIDÉRER CERTAINS GROUPES COMME DE PETITES ENTREPRISES QUI VENDENT À GRANDE ÉCHELLE EN BOLIVIE ET COMMENCENT À PÉNÉTRER LES MARCHÉS AUPÉROU. Traduit d une déclaration d un technicien travaillant dans un projet du FIDA en Bolivie. Extrait de Los caminos de la Equidad de Género, M.E. Canedo et C. Ranaboldo, La Paz, Bolivie, PERSONNEL DES PROJETS DU FIDA

3 table des matières Introduction 3 1 Pourquoi prendre la problématique hommes-femmes en compte 4 2 Évolution de la façon d aborder la problématique hommes-femmes 9 3 Moyens et instruments de promotion de l équité entre hommes et femmes 11 Analyse des points forts et des faiblesses de la promotion de l équité entre hommes et femmes dans les projets en cours du FIDA 11 Programme de renforcement de l équité entre les sexes dans les projets financés par le FIDA 13 Intégrer les éléments concernant l équité hommes-femmes à la conception/l évaluation prospective des nouveaux projets 16 4 Approches sectorielles 23 5 Impact du PROSGIP et recommandations 24 6 Intégrer la problématique hommes-femmes dans la conception du projet de développement rural pour la région centrale du Salvador (PRODAP-II) 29 Appendice 1 Mandat de l expert en problématique hommes-femmes 38 Appendice 2 Organigramme de l unité de coordination du projet 38 TABLEAUX Tableau 1: Récapitulatif des participants au PROSPIG 14 Tableau 2: Intégrer la problématique hommes-femmes aux projets de développement rural 23 ANNEXES Annexe 1: Plans d action unifiés 39 Annexe 2: Suivi assuré par les institutions coopérantes 43 Annexe 3: Documents sur la problématique hommes-femmes publiés dans le cadre du PROSGIP 44 Sigles et Acronymes 47 1

4

5 introduction On trouvera dans la présente publication un exposé de ce que la Division Amérique latine et Caraïbes (ALC) a fait pour intégrer la problématique hommesfemmes dans ses projets et programmes régionaux. La section 1 explique pourquoi cette division juge important de prendre cette problématique en compte et quelles en sont les implications pour ses projets. La section 2 décrit brièvement le chemin parcouru depuis l approche reposant sur la place des femmes dans le développement adoptée dans la plupart des projets des années 70 et 80 jusqu à l approche récente et plus complète consistant à renforcer l équité entre les sexes. La section 3 donne un bref aperçu des points forts et des faiblesses des activités tendant à renforcer cette équité dans les projets en cours et décrit un certain nombre de moyens et instruments imaginés et employés par la Division Amérique latine et Caraïbes pour renforcer les processus visant à promouvoir l égalité entre hommes et femmes. Dans la section 4, on étudiera l approche sectorielle adoptée par la division. Elle consiste à faire en sorte que la problématique soit prise en compte à chacune des phases du cycle d un projet et soit inscrite dans toutes les sous-composantes des projets de la région Amérique latine et Caraïbes. Dans la section 5, on examinera certaines voies dans lesquelles on pourrait s engager à l avenir. Enfin la section 6 montre comment les éléments liés à l équité entre les sexes ont été intégrés dans la conception d un projet au Salvador. Bolivie 3

6 1 POURQUOI PRENDRE LA J AI BEAUCOUP SOUFFERT, BEAUCOUP PLUS QUE LES problématique DIRIGEANTS MASCULINS, PARCE QUE JE DOIS EMMENER MES DEUX BÉBÉS AVEC MOI QUAND JE VAIS AU BUREAU DU PROJET POUR Y FAIRE DU TRAVAIL DE BUREAU. JE NE PEUX PAS LES LAISSER TOUT SEULS. LES GENS DU PROJET NE M AIDENT PAS ASSEZ VITE, MES BÉBÉS COMMENCENT À PLEURER ET TOUT LE MONDE M EN VEUT Susana Velasquez Présidente de l organisation artisanale Eben Ezer Pérou. BÉNÉFICIAIRE DU FIDA Le FIDA a pour mission de réduire la pauvreté et d améliorer les niveaux de nutrition et de vie par le développement de l agriculture. Il est indispensable de comprendre que si la pauvreté touche aussi bien les hommes que les femmes dans les familles, elle les touche différemment puisque leurs rôles sont fondamentalement différents. Il faut tenir compte de ces différences dans toute solution aux problèmes liés à la pauvreté, d où l importance de la problématique des sexes dans les activités du FIDA. S ils veulent apporter une contribution réelle au développement rural, les projets doivent concourir à l amélioration des conditions de vie de tous les membres des familles rurales pauvres, indépendamment de leur race, de leur classe sociale, de leur âge ou de leur sexe. Dans toute activité tendant au développement rural, il faut tenir compte d un certain nombre de sexospécificités, étant donné que les relations entre sexes s inscrivent dans un contexte culturel donné. Elles désignent un ensemble complexe de relations personnelles et sociales de domination et de pouvoir qui situent l homme et la femme dans la société et leur donnent accès au pouvoir et aux ressources matérielles ou leur confèrent un statut dans cette même société. La problématique hommesfemmes traite des hommes et des femmes, sans en être synonyme des uns ou des autres. Promouvoir l équité entre les sexes dans le développement est un processus. Le sexe, en revanche, désigne uniquement les différences biologiques et physiologiques entre les hommes et les femmes qui font qu ils ne sont pas égaux et ne le seront jamais. La problématique hommes-femmes, quant à elle, ne s attache pas aux différences biologiques mais à la structure sociale et culturelle qui définit ce qu un homme ou une femme sont dans une société donnée et un contexte culturel déterminé. La définition de leurs rôles respectifs par une communauté se traduit par la Brésil Argentine Pérou 4 Uruguay

7 hommes-femmes en compte

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9 division du travail fondée sur le sexe, c est-à-dire sur les différences existant entre hommes et femmes sur le plan de leurs problèmes, besoins, priorités et solutions envisagées pour y répondre, de la participation et de l accès aux ressources productives ainsi que des possibilités de développement. L analyse de la problématique hommes-femmes nous aide à trouver où se situent les inégalités entre hommes et femmes et quelle est leur nature en ce qui concerne les droits définis par la loi, les possibilités de développement personnel, l accès aux ressources productives, la participation aux affaires politiques, etc. Souvent les femmes sont désavantagées parce que la plupart des sociétés sont dominées par les hommes et ont une structure patriarcale, mais ce n est pas toujours le cas. Étant donné ces désavantages, il ne suffit pas d offrir aux hommes et aux femmes un accès égal (ou identique) aux services. Il faut créer certaines conditions pour faciliter la participation des groupes les plus désavantagés, de manière à combler les écarts existant entre les sexes. Les inégalités présentes dans les communautés où le FIDA intervient obligent à traiter différemment les hommes et les femmes bénéficiaires. En l occurrence, l analyse de cette problématique dans le contexte d un projet aide le personnel du projet comme les bénéficiaires à repérer et analyser, au sein d une communauté: les facteurs qui limitent ou facilitent la participation égale des hommes et des femmes aux processus de développement; ce que chacun fait dans le ménage et au sein de la communauté; quel est l accès qu hommes et femmes ont aux ressources et revenus et quelle maîtrise ils ont sur eux; et leurs besoins et priorités. Ces variables déterminent ensemble la structure par sexe de la communauté et sont propres à chacune d elles. Puisque les relations entre les sexes sont façonnées par la société, elles peuvent être modifiées. Nous avons donc le pouvoir et le devoir, en tant qu agents du développement, d appuyer la transformation des communautés pour en faire des sociétés plus démocratiques et plus équitables. Les projets sont des instruments d exécution des politiques nationales et internationales et sont là pour susciter ou renforcer les processus de changement. Même si les sociétés reposent sur les traditions et coutumes, elles finiront par changer avec le temps. C est vrai aussi pour les relations entre les sexes. Les projets de développement rural devraient donc veiller à inscrire l égalité entre les sexes dans toutes leurs activités afin de favoriser l émergence d une société plus équitable. Il convient également de noter que la problématique hommes-femmes a deux dimensions, l une matérielle et l autre idéologique. Dans le développement rural, la dimension matérielle renvoie à une démarche d intervention visant à corriger les inégalités liées au sexe, tandis que la dimension idéologique renvoie à une démarche de transformation cherchant à s attaquer aux causes de ces inégalités. S ils veulent contribuer à changer notablement les conditions de vie des ruraux pauvres, les projets de développement devraient s efforcer de prendre ces deux dimensions en considération. NOUS VENONS DE PLUSIEURS PAYS DIFFÉRENTS, NOUS NE SOMMES PAS SEMBLABLES, MAIS NOUS AVONS AUSSI BEAUCOUP EN COMMUN. NOUS TRAVAILLONS TOUS AVEC ACHARNEMENT POUR COMBATTRE LA PAUVRETÉ. CELA VALAIT LA PEINE DE VENIR D AUSSI LOIN, CAR NOUS AVONS TROUVÉ L INSPIRATION, DES IDÉES, DES THÉORIES, DE NOUVELLES MÉTHODES ET NOUS CHANGEONS D ATTITUDE. NOUS AVONS APPRIS QUE LA PAUVRETÉ A BEAUCOUP À VOIR AVEC L ÉQUITÉ ENTRE LES HOMMES ET LES FEMMES ET QU EN FAIT LES DEUX SONT LIÉES. AU FIDA, NOUS DEVONS PASSER DU DÉVELOPPEMENT AGRICOLE AU DÉVELOPPEMENT RURAL POUR TOUCHER PLUS DE GENS VIVANT DANS LA PAUVRETÉ ET L EXTRÊME PAUVRETÉ. DE MÊME, NOUS DEVONS INVESTIR DAVANTAGE DANS LES QUALITÉS DE CHEF DES FEMMES ET LEUR ORGANISATION AINSI QUE DANS DES MÉTHODES DE SUIVI ET D ÉVALUATION SEXOSPÉCIFIQUES. Déclaration de Klemens van de Sand, Président adjoint Département Gestion des programmes du FIDA, à l inauguration de l atelier du Chili. DIRECTION DU FIDA Haïti 7

10 évolution de la façon d aborder la

11 problématique 2 HOMMES-FEMMES Au cours des années 90, il y a eu une évolution remarquable dans la conception et la stratégie des projets financés par le FIDA. Au stade de l exécution, les efforts de nombreux projets sont passés graduellement de l intégration des femmes dans le développement (F&D) à l optique d équité entre les sexes et développement (E&D). Alors que l optique F&D vise les femmes et est centrée sur des activités qui leur sont exclusivement destinées, les excluant ainsi des activités générales de développement, l optique E&D est plus complète et s attache aux relations entre hommes et femmes ainsi qu à leurs différences, inégalités et similarités et s efforce d offrir des solutions pour créer une société plus équitable 1. L optique F&D cherche à associer les femmes aux activités de développement, mais oublie souvent d étudier la façon dont elles participent déjà aux activités de reproduction et de production et aux travaux communautaires. Dans de nombreux projets, on a ainsi abouti à créer de petites activités de production conçues expressément pour les femmes, au lieu de renforcer leur participation au processus principal de développement. Souvent, cette démarche a eu également pour effet d accroître de façon démesurée leur charge de travail sans leur apporter en contrepartie des gains économiques et sociaux importants. L optique E&D s attache davantage aux relations sociales, économiques et politiques entre hommes et femmes et s efforce de corriger les inégalités éventuelles pour: rendre ces relations plus équitables, et améliorer l accès des femmes aux possibilités de développement ouvertes par les projets. Vus au fil du temps et sous l angle de l intégration de la problématique hommes-femmes, les projets peuvent se diviser en trois groupes 2 : Les projets formulés dans les années 70 et 80, sans référence expresse aux hommes et aux femmes bénéficiaires ni stratégie pour répondre à leurs besoins différents. Les projets formulés dans les années 80 et au début des années 90, dans une optique F&D et comprenant des ménages dirigés par une femme en tant que groupe distinct parmi le groupe cible. Les projets formulés dans les années 90 dans une optique E&D. Outre la description du pays et de la zone du projet, ces projets contiennent des renseignements sur les inégalités existantes entre les sexes et s efforcent d inclure des éléments visant à y remédier dans les diverses composantes du projet. Comme on l a vu ci-dessus, les projets ont évolué dans leur démarche et leur stratégie pour prendre en compte la problématique hommes-femmes. Aujourd hui, dans le portefeuille de la Division ALC, la plupart des projets conçus dans une optique F&D ont changé de perspective pour adopter une optique E&D ou s orientent dans cette voie. Pour faciliter cette évolution et pour promouvoir les échanges de données d expérience sur les projets, la Division ALC a élaboré le Programme de renforcement de l équité entre les sexes dans les projets financés par le FIDA (PROSGIP) (voir la section 3). Dominique Paraguay Honduras Bolivie 1 Il faut cependant admettre que, dans de nombreux cas, l optique F&D est la seule qui permettra de s assurer la participation des femmes (par exemple dans certaines sociétés où l intégration hommes-femmes est limitée ou dans les cas où les femmes ne peuvent s exprimer par manque de confiance en elles et parce qu elles sont maintenues en état de subordination). 2 Une analyse plus détaillée figure dans les documents concernant le diagnostic du statut de la femme dans les projets financés par le FIDA, mentionnés dans l annexe 3. 9

12 moyens et instruments

13 de promotion 3 Promouvoir l équité entre les hommes et les femmes est un processus global, complet et multidimensionnel de caractère public et politique, mais aussi personnel. Dans les projets de développement rural, il a pour objectifs de: réduire les inégalités entre sexes qui existeraient dans le secteur d un projet déterminé, encourager hommes et femmes à participer aux activités du projet, faire en sorte que leurs besoins spécifiques soient satisfaits, qu ils bénéficient du projet et que celuici ait un impact favorable sur leur vie, créer les conditions d un accès équitable des hommes et des femmes aux ressources du projet et aux avantages qu il apporte, créer les conditions d une participation équitable à l exécution du projet et aux processus de décision. Pour atteindre ses objectifs en matière d équité entre les sexes, un projet doit faire en sorte: qu il existe une stratégie visant à promouvoir l équité entre hommes et femmes; DE L ÉQUITÉ ENTRE HOMMES ET FEMMES que le personnel soit conscient de la problématique hommes-femmes; que le projet comporte des méthodes qui facilitent la participation des hommes et des femmes; que le système de suivi et d évaluation comporte des données ventilées par sexe et fournisse des indicateurs d impact par sexe; que des ressources humaines et financières suffisantes soient disponibles. ANALYSE DES POINTS FORTS ET DES FAIBLESSES DE LA PROMOTION DE L ÉQUITÉ ENTRE HOMMES ET FEMMES DANS LES PROJETS EN COURS DU FIDA Pour obtenir un aperçu de la situation en matière d intégration et d acceptation de la problématique hommes-femmes dans les projets ALC, on a réalisé quatre études sousrégionales dans le cadre du Programme de renforcement de l équité entre les sexes dans les projets financés par le FIDA au cours de la période Dans chacune d elles, on a recensé et L UNE DES FEMMES PARTICIPANT À L ATELIER DE SAINTE-LUCIE A DÉCLARÉ CE QUI SUIT: J AI BEAUCOUP APPRIS AU SUJET DE LA PROBLÉMATIQUE HOMMES- FEMMES DANS LES CARAÏBES. JE ME CONSIDÈRE COMME UNE FÉMINISTE (FORMÉE EN OCCIDENT), MAIS JE COMPRENDS BEAUCOUP MIEUX LES COMPLEXITÉS DE LA PRISE EN COMPTE DE L ANALYSE DE CETTE PROBLÉMATIQUE ET LES APPROCHES QUI Y SONT SENSIBLES DEPUIS QUE J AI PARTICIPÉ ÀL ATELIER. Un participant du PROSGIP à l atelier de Sainte-Lucie. PARTICIPANT AU PROSGIP Paraguay Guyana Chili Équateur 11

14 analysé la prise en compte de cette problématique dans la conception et l exécution des projets. Ces études ont révélé que le personnel du projet avait souvent une compréhension erronée ou confuse de notions comme la problématique hommes-femmes, la place des femmes dans le développement et la participation. Dans un grand nombre de projets, cette problématique était considérée comme un synonyme de la femme, tandis que promouvoir l équité entre hommes et femmes était interprété comme signifiant qu il fallait obtenir la participation des femmes aux activités du projet sans tenir suffisamment compte du fait que pour participer, elles ont à surmonter des obstacles plus nombreux que les hommes et différents des leurs. On semble avoir mis l accent sur la présence physique des hommes et des femmes (dans les groupes et comités) plutôt que de chercher à connaître la place spécifique des hommes et des femmes dans la société, de formuler des stratégies propres à chaque groupe d intéressés et de réduire les écarts existants entre les deux sexes. Pour d autres, promouvoir l équité entre les sexes revenait à réaliser certaines activités supplémentaires rien que pour occuper les femmes. En dépit des faiblesses relevées, on a aussi constaté que bon nombre de projets en cours avaient fourni des enseignements précieux sur l intégration de la problématique hommes-femmes qui pourraient être mis à profit dans d autres projets pour remédier à ces faiblesses. Les initiatives prises par les équipes des projets 3 sont: l abandon de l optique F&D au profit de celle de E&D à l initiative de l équipe du Projet de développement agricole pour les petits exploitants de la région Paracentral (PRODAP-I), El Salvador; l élaboration d un système de S&E sensible aux sexospécificités par l équipe du Projet d appui aux petits producteurs des zones semi- arides des États de Falcon et de Lara (PROSALAFA), Venezuela; l élaboration d un programme de formation à la problématique hommes-femmes pour les bénéficiaires de PRODAP-I (El Salvador) et du Projet de développement rural des provinces du Nord-Est (PRODERNEA), Argentine; la mise au point de méthodes participatives pour faciliter la participation égale des hommes et des femmes au Projet de développement rural du bassin supérieur du Rio Cañar, Équateur; l adoption de politiques positives pour encourager la participation des femmes aux activités du projet par le Projet de développement agricole pour les communautés paysannes et les petits exploitants de la quatrième région (PRODECOP), Chili, et par le Programme de développement agricole pour la région occidentale (PLANDERO), Honduras. Sur le plan de l intégration de la problématique hommes-femmes dans la phase d exécution des projets, on a relevé les aspects suivants: Le personnel du projet a une connaissance et une expérience limitées des méthodes participatives et des instruments permettant de repérer les problèmes d équité entre hommes et femmes au niveau de la communauté. Le personnel du siège du FIDA et celui des institutions coopérantes de même que les consultants ont besoin, eux aussi, d une formation continue à la problématique hommes-femmes pour pouvoir mieux contribuer à l exécution des projets. 3 Ces expériences et d autres ont fait l objet d échanges aux ateliers organisés par l ALC dans le cadre du Programme de renforcement de l équité entre les sexes dans les projets financés par le FIDA. POINTS FORTS ET FAIBLESSES DANS LA CONCEPTION DES PROJETS 12 Les points forts relevés dans la formulation et l évaluation prospective des projets ALC sont: l établissement d une distinction entre les ménages dirigés par un homme et ceux dirigés par une femme dans le groupe cible, ce qui permet d adopter des stratégies propres à chacun des sexes pendant l exécution du projet; la formulation du projet dans une optique souple et participative qui donne à l équipe du projet la possibilité de tenir compte de la problématique hommes-femmes au stade de l exécution; la proposition, formulée dans certains documents de l évaluation prospective, de ventiler les données par sexe, le cas échéant, de façon à donner à l équipe du projet le moyen d utiliser des systèmes de suivi et d évaluation (S&E) plus sensibles aux sexospécificités. Certaines des faiblesses constatées aux stades de la formulation et de l évaluation prospective sont: l absence, au stade de la formulation de la plupart des projets, de stratégies propres à chacun des deux sexes pour répondre aux besoins et contraintes des hommes comme des femmes bénéficiaires, qui ne sont pas les mêmes; l absence d une stratégie spécifique pour intégrer la problématique hommes-femmes dans chacune des composantes du projet; de manière générale, l absence de données ventilées par sexe pour le groupe cible dans les documents d évaluation prospective et d une analyse de l inégalité entre les sexes. Par conséquent, un grand nombre de projets ne faisaient pas mention de l équité entre les sexes dans leurs objectifs généraux et particuliers. Souvent, rien n était prévu pour la formation à la problématique hommes-femmes et la plupart des projets n avaient pas de fonds spéciaux pour s en occuper. En outre, la plupart d entre eux n avaient pas dans leur équipe un expert à plein temps de ces questions et le mandat des autres membres de l équipe ne faisait pas mention de l obligation pour chacun d entre eux d inscrire la promotion de l équité hommes-femmes dans la composante du projet de leur ressort.

15 Les tendances traditionnelles persistent dans le recrutement du personnel du projet (les femmes pour le personnel auxiliaire et les hommes pour les cadres). La promotion des femmes est souvent considérée comme une activité isolée confiée à une seule personne (presque toujours une femme). L intégration de la problématique hommes-femmes dans toutes les composantes du projet et dans les systèmes de S&E est faible, bien que certains projets aient défini des indicateurs de S&E sensibles aux sexospécificités. Toutefois, ces indicateurs se rapportent surtout à l accès et à la participation des hommes et des femmes aux composantes du projet comme le crédit, l organisation locale, les activités de conservation des sols, etc. Aucun des projets n a véritablement défini d indicateurs et/ou de moyen de vérification pour mesurer les changements intervenus en vue de combler l écart entre hommes et femmes, pour améliorer l opinion que l on a de soi ou pour élargir les possibilités de se perfectionner et d autres changements qualitatifs dans des conditions de vie des hommes et des femmes. En outre le projet est dépourvu d indicateurs appropriés pour mesurer l impact défavorable éventuellement produit sur les hommes et les femmes. PROGRAMME DE RENFORCEMENT DE L ÉQUITÉ ENTRE LES SEXES DANS LES PROJETS FINANCÉS PAR LE FIDA Dans le cadre de sa stratégie pour intégrer la problématique hommesfemmes dans ses projets, la Division Amérique latine et Caraïbes a entrepris au début de 1997 de réaliser le Programme de renforcement de l équité entre les sexes dans les projets financés par le FIDA (PROSGIP). Ce programme a été conçu comme un mécanisme de soutien à la stratégie de promotion de la femme du FIDA. Celle-ci vise à associer les femmes aux activités des projets de développement sur un pied d égalité avec les hommes et à faciliter leur accès aux ressources productives, aux services et au savoirfaire, de manière à accroître leurs revenus et à améliorer les conditions de vie des hommes comme des femmes et de leur famille. Le programme bénéficie d un appui financier sous forme du Don du Gouvernement japonais pour les femmes et le développement et vise à aider le personnel des projets financés par le FIDA à tenir compte Guyana

16 TABLEAU 1 RÉ CAPITULATIF DES PARTICIPANTS AU PROSGIP Lieu et coorganisateur de la réunion préparatoire Pays participants Lieu de l atelier Nombre de participants Hommes Femmes Nombre de projets et programmes participants Nombre d institutions participantes * Guatemala (RUTA) Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua et Panama Brésil, Colombie, Cuba, la République dominicaine, Équateur, Haïti et Venezuela Antigua, Guatemala Venezuela (CIARA) Saint-Domingue, République dominicaine Castries, Sainte-Lucie La Barbade (BDC) Belize, la Dominique, le Guyana, la Jamaïque, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, la Grenade et Saint-Vincent-et-les Grenadines Uruguay (PROCASUR/ INDAP) Argentine, Bolivie, Chili, Honduras, Panama, Paraguay Pérou et Uruguay La Serena, Chili TOTAL * Ministères, ONG, organisations internationales et institutions coopérantes. de la problématique hommes-femmes de manière à assurer une participation plus équitable des deux sexes aux activités du projet et à ses résultats. La méthodologie et la stratégie du programme expliquent en partie son succès et peuvent être considérées comme un autre moyen d intégrer la problématique hommes-femmes. Étant donné que le thème de la promotion de la femme est très délicat, le programme a compris d emblée qu il était important d adopter une démarche participative en s appuyant sur l expérience tirée des projets participants et de leur personnel. Comme point de départ pour renforcer l équité entre les sexes et en se fondant sur l expérience précieuse et les enseignements tirés des projets existants ainsi que sur les atouts et faiblesses relevés dans les quatre études faites, l ALC a décidé d organiser quatre ateliers sousrégionaux. Chacun était précédé d une réunion préparatoire qui devait servir à définir le programme et les thèmes à étudier, en collaboration étroite avec les directeurs de projet et le personnel des projets en cause. Il faut souligner que la présence, l engagement et la participation exigés des directeurs de projet lors de la réunion préparatoire ont été déterminants pour le succès du programme. Grâce à cette démarche participative et dynamique, on s est attaché à connaître les besoins des participants en termes d appui PROGRAMME DE RENFORCEMENT DE L ÉQUITÉ ENTRE LES SEXES EN AMÉRIQUE LATINE ET AUX CARAÏBES En 1997, PROSGIP a été réalisé dans les projets financés par le FIDA en Amérique centrale, au Mexique et au Panama, en coordination avec l Unité régionale pour le projet d assistance technique (RUTA III) basée au Costa Rica. En 1998, en coordination avec la Fondation pour la formation et la recherche appliquée à la réforme agraire, (CIARA), PROSGIP a été transposé dans les projets financés par le FIDA dans la partie Nord de l Amérique latine (Brésil, Colombie, République dominicaine, Équateur, Haïti et Venezuela), à l aide d un don du Gouvernement japonais et d un don supplémentaire du Fonds d affectation spéciale néerlandais pour les consultants. Étant donné le succès enregistré par PROSGIP en Amérique latine et leur souci commun d intégrer la problématique hommesfemmes dans leurs projets, le FIDA et la Banque de développement des Caraïbes (BDC) ont décidé de collaborer à l organisation et au financement d un atelier de formation PROSGIP à Sainte-Lucie en 1998 à l intention des pays anglophones des Caraïbes. Le FIDA et les projets BDC des pays ci-après y ont participé: Belize, la Dominique, Sainte-Lucie, la Jamaïque, Saint-Vincent-et les Grenadines, et le quatrième programme du fonds d affectation spéciale pour les besoins de base (BDC) de Belize, le Guyana, Saint- Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines et la Dominique. Bien que la Grenade n ait aucun projet cofinancé par le BDC et le FIDA, elle était représentée par plusieurs fonctionnaires ministériels. Dans le cadre de ce programme, un quatrième atelier a été organisé en juin 1999 dans la République chilienne. Le personnel des projets de huit pays participants avait été invité à y prendre part (Argentine, Bolivie, Chili, Honduras, Panama, Paraguay, Pérou et Uruguay), représentant au total 12 projets et cinq programmes régionaux du FIDA. Ce programme était réalisé en collaboration avec le Programme régional de formation au développement rural (PROCASUR) et avec l Institut national de développement agricole (INDAP), Chili. 14

17 technique et les problèmes de méthode et de conception auxquels ils se heurtent, afin de trouver les solutions possibles. Lors des réunions préparatoires, les questions ci-après ont été reconnues comme déterminantes pour le succès des projets en cours et ont donc été reconnues comme thèmes importants à développer et étudier plus avant lors des ateliers: le renforcement des éléments concernant l'équité entre les sexes dans toutes les composantes et sous-composantes des projets du FIDA, tant sur le plan de la conception que de la mise en œuvre; la nécessité de définir des stratégies pour la mise en œuvre des éléments concernant l équité entre hommes et femmes dans les projets du FIDA; la nécessité de définir des stratégies participatives, des outils pratiques et des plans d action viables pour intégrer les aspects de cette équité dans les composantes et sous-composantes des projets; la nécessité d élaborer et d adapter des programmes de formation à cette problématique aux niveaux de l Unité de coordination des projets, des bénéficiaires et des intermédiaires; la nécessité de définir des indicateurs sensibles aux sexospécificités pour le suivi et l évaluation des projets; la nécessité pour les projets d offrir des activités de production plus rémunératrices pour les hommes comme pour les femmes. Pour s assurer que les projets mettent bien ces connaissances et enseignements en application, un plan d action a été élaboré pour chacun des projets lors de chaque atelier. Il consistait à recenser les stratégies et activités concrètes, les personnes clés et les institutions responsables ainsi que les ressources financières requises pour intégrer la problématique hommes-femmes aux activités du projet. Avec les représentants du FIDA, les institutions coopérantes et les programmes régionaux, les représentants de chaque projet ont élaboré de concert un plan d action combiné comprenant des échanges de données d expérience et des stages de formation à organiser dans les différents pays avec l aide du FIDA et des programmes régionaux. République Dominicaine

18 INSCRIRE LA PROBLÉMATIQUE HOMMES-FEMMES AU CŒUR DU DÉVELOPPEMENT EST COMPLEXE ET L ON NE PEUT ABOLIR EN QUELQUES ANNÉES DES INÉGALITÉS QUI EXISTENT DEPUIS DES DÉCENNIES. IL N EST QUE TROP PATENT QU ON A IGNORÉ LES BESOINS DES FEMMES ET QU ELLES ONT ÉTÉ SOUMISES À TOUTES SORTES DE PRATIQUES DISCRIMINATOIRES DANS LES DOMAINES SOCIAUX, ÉCONOMIQUES ET POLITIQUES. IL N EST DONC QUE JUSTE ET NATUREL D ÉTABLIR UNE DISCRIMINATION EN LEUR FAVEUR. Déclaration de M. Jeffrey Dellimore, Directeur adjoint, Département du développement social de la BDC lors de l inauguration de l atelier de Sainte-Lucie. INSTITUTIONS COOPÉRANTES INTÉGRER LES ÉLÉMENTS CONCERNANT L ÉQUITÉ HOMMES-FEMMES À LA CONCEPTION/L ÉVALUATION PROSPECTIVE DES NOUVEAUX PROJETS L un des résultats du Programme de renforcement de l équité entre les sexes dans les projets financés par le FIDA lancé par la division a été la formulation de directives pratiques 4 destinées au personnel du siège et des projets pour renforcer l intégration des questions relatives à ce problème dans le travail quotidien et dans la formulation et l exécution des projets. On trouvera ci-après un résumé de ces directives qui devraient être considérées comme un autre moyen conçu par la division pour intégrer la problématique hommes-femmes aux projets. Analyse des inégalités entre les sexes dans la zone du projet Avant de proposer quoi que ce soit pour promouvoir l équité entre les sexes dans un projet donné, il convient d étudier la position de la femme dans les communautés visées. Il faut recenser les différences et inégalités entre hommes et femmes en ce qui concerne les tâches à accomplir, la charge de travail, l accès aux ressources et les possibilités de développement. Cette analyse peut alors servir de fondement et de justification à l inscription de l équité entre les sexes au nombre des objectifs généraux et particuliers du projet ainsi que des résultats escomptés et des activités prévues. Définition d une politique et stratégie propre au projet pour intégrer la problématique hommesfemmes 5 Lorsqu'on identifie le groupe cible, il faut faire une distinction entre les ménages dirigés par un homme et ceux ayant à leur tête une femme et il faut élaborer des stratégies différentes pour chacun des groupes. En outre il faut repérer les facteurs qui limitent la participation égale des intéressés et définir la façon d incorporer la problématique hommes-femmes dans chacune des composantes du projet. Une stratégie qui tient compte de cette problématique permet d éviter de créer des activités marginales spécialement conçues pour les femmes comme l artisanat, la couture, etc., au lieu de les intégrer comme bénéficiaires à part entière dans les composantes premières du projet. Par des activités distinctes pour les femmes, on a souvent exclu celles-ci d autres formules de développement plus rentables. Volonté politique et sensibilisation Pour atteindre les objectifs liés à l équité entre les sexes, il ne suffit pas de former le personnel à ces questions ni d élaborer des stratégies, des méthodes participatives et des outils propres à chacun des deux sexes ou encore un système de suivi sensible aux sexospécificités. Pour que le projet réussisse, il faut surtout la volonté politique de mettre véritablement les hommes et les femmes en mesure d agir afin qu ils puissent assumer eux-mêmes la 16 Costa Rica République Dominicaine Mexique 4 Directives pour intégrer et appliquer la démarche visant à promouvoir l équité hommes-femmes dans les projets de développement rural. Division Amérique latine et Caraïbes du FIDA, version révisée, juin On trouvera à l annexe 2 la description d une expérience en matière d intégration de la problématique hommes-femmes à la conception des projets réalisés dans PRODAP II, en El Salvador. Cette expérience est aussi décrite dans l étude de cas présentée à l atelier PROSGIP du Chili en 1999, Case Study: Strategy to Implement Equity and Gender Approach, PRODAP, R.Moreira et I.Schreuel, IFAD/PROGIP, juin Équateur

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20 responsabilité de leur développement et réduire les inégalités entre les sexes. Il est indispensable de sensibiliser les homologues de l administration et le personnel du projet, y compris les directeurs de projet, par des programmes comme le PROSGIP. On a constaté que ce programme avait eu pour résultats immédiats de provoquer un changement d attitude dans le sens d une meilleure prise en compte de la problématique des sexes et d accroître la participation des femmes aux activités du projet, y compris au niveau de la direction du projet. Indicateurs de suivi sensibles aux sexospécificités 6 Il est largement admis aujourd hui que les systèmes de suivi et d évaluation sensibles aux sexospécificités sont importants pour la bonne exécution du projet. Pour ce faire, les projets doivent améliorer leurs systèmes d information et de collecte des données en les ventilant par sexe. Il convient d élaborer des indicateurs de performance, de suivi et de succès pour: mesurer les progrès réalisés dans l exécution du plan annuel des opérations en matière d intégration de la problématique hommes-femmes; suivre et évaluer les effets et impacts des interventions du projet sur les écarts entre les sexes parmi les bénéficiaires; c est-à-dire déterminer si le projet a contribué à réduire ou aggraver les inégalités. Comme les changements qualitatifs (tels que les inégalités) ne peuvent être mesurés sur une base mensuelle ou trimestrielle, il faudrait réaliser des études spéciales sur une base annuelle. Il faut inscrire les indicateurs quantitatifs et qualitatifs de l équité entre les sexes dans le cadre logique du projet pour que la problématique des sexes fasse partie intégrante de la structure du projet et de sa justification et qu il en soit tenu compte aux divers stades de l évaluation. Recours aux méthodes participatives et à l analyse spécifique par sexe: outils pratiques pour le personnel de terrain 7 L une des conclusions des études menées par la division sur l intégration de la problématique hommes-femmes est qu il a souvent été impossible de distinguer les femmes des hommes parmi les intéressés si l on n'avait pas au préalable établi une différentiation par sexe des bénéficiaires. Le diagnostic participatif et l analyse spécifique par sexe figurent à présent dans les projets ALC. Utilisés à bon escient, ces outils aident à discerner et recenser les différences et similitudes entre hommes et femmes parmi les intéressés, jetant ainsi les fondements d une intervention efficace du projet. La participation des intéressés et les questions d équité entre les sexes sont étroitement liées. La participation à un projet désigne l intervention active de tous les groupes intéressés, sans distinction de sexe, de race ni de classe d âge, à toutes les phases du cycle du projet, de sa formulation à son évaluation. L intervention active signifie être présent, pouvoir exprimer ses opinions et prendre une part active à la prise de décisions. Les connaissances techniques et le savoir local sont complémentaires, tous les acteurs doivent donc y être associés. Cela veut dire qu il est nécessaire que tous les participants soient présents, donnent leur avis et aient le pouvoir de prendre des décisions au sujet de la formulation des propositions techniques, de leur application, de leur suivi et de leur évaluation. Afin de faciliter la participation active des intéressés, hommes et femmes, la division a encouragé l emploi de la méthode diagnostic participatif pour 6 Prière de se reporter au document sur les systèmes de suivi et d évaluation sensibles aux sexospécificités (anglais et espagnol).v.budinich. IFAD/PROSGIP, 1998 et Ce document de référence a été élaboré avec l appui de PREVAL. 7 Voir l étude de cas présentée dans le document Projet de développement rural du bassin supérieur du Rio Cañar en Équateur lors de l atelier PROSGIP de la République dominicaine, IFAD/PROSGIP, OBJECTIFS, RÉ SULTATS ET COMPOSANTES DU PROSGIP DE LA DIVISION ALC Les quatre ateliers PROSGIP avaient pour objectif principal d Aider les projets financés par le FIDA en Amérique latine et dans les Caraïbes à intégrer et mettre en œuvre les éléments concernant l équité hommesfemmes conformément à leurs plans d action pour offrir aux hommes et femmes bénéficiaires des chances égales d y participer et d en bénéficier. Les résultats escomptés de ces ateliers étaient: Une meilleure compréhension des principes sous-tendant cette équité. Les expériences de terrain concernant les méthodes, les questions en jeu et l analyse de la problématique hommes-femmes expliquées à l aide de documents et échangées entre les différents projets d une même région. Le personnel des projets instruit de l importance et de l emploi d un système de suivi et d évaluation sensible aux sexospécificités. La définition de stratégies spécifiques pour les hommes et pour les femmes et l établissement de projets et plans d action régionaux pour intégrer la problématique hommes-femmes. Chaque atelier comprenait trois composantes: La présentation de théories et d expériences pratiques et des séances d analyse par le travail en groupe. Pour alimenter ces débats, des documents étaient présentés chaque jour sur une série d aspects pertinents: cadre théorique, méthodes participatives, suivi et évaluation, indicateurs sensibles aux sexospécificités, formation aux questions propres à chacun des deux sexes, etc. L exposition de livres, films vidéos, brochures et manuels de formation à la problématique hommes-femmes dans les projets d Amérique latine et des Caraïbes (plus de 310 échantillons). Une exposition consacrée aux projets montrant les objectifs, stratégies et travaux de chacun d eux au sujet de la problématique hommes-femmes, ainsi que des produits agricoles et des articles d artisanat fabriqués par les bénéficiaires des projets. Au cours de l atelier, on a eu le temps d échanger des données d expérience sur les projets. On a constaté le grand intérêt des séances quotidiennes de travail en groupe qui ont permis au personnel de chaque projet d échanger avec les collègues des autres projets des idées et expériences. Une autre activité intéressante était la visite d un projet financé par le FIDA dans le pays d accueil de l atelier, qui a fourni aux participants l occasion de relier les notions théoriques étudiées lors des ateliers à des exemples concrets sur le terrain.

21 recueillir les données nécessaires à une analyse spécifique par sexe. Certains des outils de cette méthode d évaluation prospective ont été: L agenda sur 24 heures permet aux femmes et aux hommes de décrire leurs activités quotidiennes. Elle aide les membres de l équipe à repérer les différences dans la charge de travail des hommes et des femmes et à déterminer ce que chacun fait et quand il le fait. Le calendrier annuel permet aux participants au projet de situer leurs activités productives et reproductives sur l année entière. Le personnel du projet peut ainsi déterminer la contribution des hommes et des femmes à ces activités et savoir où et quand elles sont réalisées. La carte du village permet aux hommes et aux femmes de décrire l infrastructure existante et les ressources naturelles d une communauté donnée. Elle montre qui a accès aux ressources et qui les contrôle, facilitant ainsi le dialogue sur l évaluation des besoins des deux sexes quant à l accès aux ressources. La carte du village futur permet aux hommes et aux femmes de se représenter et d exprimer leurs attentes et leurs préoccupations concernant le développement futur de leur communauté. La carte institutionnelle permet aux hommes et aux femmes de décrire les institutions locales et extérieures leur présence, structure et fonction dans une communauté donnée et la façon dont hommes et femmes participent au processus de décision dans ces institutions. On a vu plus haut que l inégalité entre les sexes exige de traiter chacun des deux groupes différemment. L analyse par sexe aide le personnel du projet à recenser les inégalités qui existeraient et à imaginer des mécanismes pour combler les écarts. Sous cet angle, l analyse par sexe dans le contexte d un projet aide les membres de l équipe et les bénéficiaires à reconnaître l organisation sexospécifique d une communauté, laquelle dépend du contexte. Il existe cinq matrices analytiques sur lesquelles l analyse par sexe devrait se fonder: le contexte: les facteurs limitant ou facilitant la participation égale aux processus de développement; l activité: aide à déterminer qui fait quoi dans le ménage et la communauté; les ressources: définit l accès des hommes et des femmes aux ressources et aux revenus et la maîtrise exercée sur eux; Mexique

22 DANS NOTRE ASSOCIATION, IL Y A UN GRAND NOMBRE DE FEMMES, DONT BEAUCOUP SONT DES PERSONNES ÂGÉES ET DES VEUVES QUI NE SAVENT NI LIRE, NI ÉCRIRE. IL LEUR EST PLUS DIFFICILE DE PARTICIPER À LA FORMATION ET IL LEUR FAUT PLUS DE TEMPS POUR COMPRENDRE. IL FAUT DONC QUE LA FORMATION SOIT DONNÉE EN DIALECTE AYMARA ET DE FAÇON PRATIQUE. NOUS SOMMES TOUS ÉGAUX DANS LA SOCIÉTÉ. NOUS TOUS, HOMMES ET FEMMES, VOULONS APPRENDRE. NOUS N IRONS DE L AVANT QUESINOTREASSOCIATION AGIT COMME UNE SEULE PERSONNE, SANS FAIRE DE DISCRIMINATION. Don Alberto, de l Association Nueva vida, Bolivie. BÉNÉFICIAIRE DU FIDA les besoins: cerne les besoins et priorités spécifiques des hommes et des femmes; l action: définit les mécanismes qui pourraient être adoptés dans la formulation et/ou l exécution du projet pour réduire les inégalités entre les sexes. Formation à la problématique hommes-femmes et renforcement des capacités en la matière 8 La formation aux aspects théoriques et le renforcement des capacités pour mettre en œuvre les éléments concernant l'équité entre les sexes doivent devenir partie intégrante des programmes de formation des projets. La formation s adresse à tout le personnel du projet, mais vise aussi les institutions et organisations intermédiaires ou coexécutantes ainsi que les hommes et femmes bénéficiaires. Manuels et procédures du projet Pour être cohérent, un projet doit faire en sorte que les manuels et procédures conduisent à promouvoir l équité entre les sexes et à examiner explicitement cette problématique et d autres critères sociaux. Spécialiste de la problématique hommes-femmes Même si la problématique hommes-femmes est une question qui se pose dans tous les domaines et dont toute l équipe/l Unité de gestion du projet devrait s occuper, il faudrait confier à une personne en particulier le soin de l intégrer aux activités du projet. Ce spécialiste de la question s occuperait à temps plein de conseiller, de formuler les stratégies du projet et de ses composantes, de concevoir et dispenser une formation aux méthodes pratiques, d élaborer des indicateurs de suivi et d aider le personnel du projet à sensibiliser aux questions d équité entre les sexes ainsi que de former les bénéficiaires. Composition de l équipe Pour les projets en cours et les nouveaux projets, il importe d examiner la composition par sexe de l équipe en place et de veiller à ce que, pour le recrutement du personnel nouveau, on ajoute aux critères de sélection la sensibilité à la problématique hommes-femmes des candidats masculins et féminins. Il appartient donc au directeur du projet de créer les conditions voulues pour qu hommes et femmes aient un accès équitable aux possibilités et puissent devenir membres de l équipe. Mandat Étant donné que la problématique hommes-femmes se retrouve partout, chacun des membres de l équipe de gestion du projet devrait avoir à cœur d en tenir compte dans sa composante ou son activité spécifique. Le mandat de chacun des membres de l équipe prévoit donc expressément qu il doit veiller à promouvoir l équité entre les sexes. Budget Chaque projet devrait être doté d un budget spécifique pour l application de la stratégie de promotion de l équité entre les sexes. La problématique hommes-femmes dans les ateliers de lancement des projets À l heure actuelle, la division inclut un spécialiste de cette question dans les ateliers de lancement des projets pour bien montrer l importance qu elle revêt, étudier les préoccupations éventuelles du personnel du projet et des autres participants au sujet de la stratégie de promotion de l équité entre les sexes adoptée par le projet et offrir des conseils sur la façon de la mettre en œuvre. Lors de ces ateliers, l équipe du projet est invitée à formuler les premières mesures d application de la stratégie retenue Voir l étude des cas présentée par le Projet de développement agricole pour les petits exploitants de la région Paracentral- PRODAP, (El Salvador) aux ateliers PROSGIP au Guatemala, en République dominicaine et au Chili.Version révisée, IFAD/PROSGIP, juin Le projet PRODERNOR lancé au Salvador est une expérience récente. Il comprend une stratégie expressément consacrée à la problématique hommes-femmes et souligne bien que l équité entre les sexes fait partie intégrante de l objectif principal du projet. Un homme et une femme spécialiste de ces questiopns y ont consacré une session d un jour comprenant une séance interactive pour préciser les concepts et des groupes de travail réunissant le personnel du projet, des ONG et des bénéficiaires choisis du projet pour étudier sur le plan pratique la façon dont le projet pourra promouvoir dans toutes ses activités l équité entre les sexes. Les participants ont aussi pris connaissance des constatations et expériences tirées du PROSGIP. Ils ont également pu entendre le personnel du projet PRODAP-I qui est l un des projets de la région à l expérience la plus riche en méthodes de formation à la problématique hommes-femmes. Guatemala

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25 4 approches SECTORIELLES Même s il est indispensable de bien formuler un projet, cela ne veut pas nécessairement dire qu il sera bien réalisé. Si la composition et le dévouement du personnel du projet laissent à désirer et si d autres facteurs externes s en mêlent, un projet bien conçu peut tourner à l échec. Inversement, avec une bonne équipe et un cadre politique approprié, un projet mal conçu peut se transformer en un succès en cours d exécution. Néanmoins, on accroît fortement les chances pour que le projet atteigne équitablement ses objectifs si l on tient compte de la problématique hommes femmes au stade de sa formulation et de son évaluation prospective, rendant alors la contribution au développement rural plus efficace. Il importe de tenir compte de la problématique hommes femmes dans l identification, la formulation, l évaluation prospective, l exécution et le suivi et l évaluation du projet (voir le tableau 2). La Division Amérique latine et Caraïbes considère que ces différents aspects doivent faire partie intégrante de toutes les composantes du projet: crédit, petites entreprises rurales, renforcement des capacités locales, organisation de la communauté, formation, commercialisation, etc. Pour appliquer une stratégie privilégiant l équité entre les sexes dans ses projets nouvellement formulés, la division inclut un expert en la matière dans les missions de formulation et d évaluation prospective afin qu il aide les autres membres de l équipe et veille a ce que les propositions techniques soient soucieuses de la promotion des femmes. TABLEAU 2: INTÉGRER LA PROBLÉMATIQUE HOMMES-FEMMES AUX PROJETS DE DÉVELOPPEMENT RURAL CYCLE DU PROJET COSOP/début Formulation Évaluation prospective Exécution Suivi et évaluation COMMENT FAIRE Orientations générales (mettre en évidence la problématique hommes-femmes, l équité entre les sexes et la participation des deux sexes) Sensibiliser le personnel de la mission et le mandat à la problématique Établir une différentiation par sexe dans le groupe cible Diagnostic participatif et analyse par sexe (évaluation des rôles et besoins) Définir des objectifs spécifiques par sexe Des stratégies pour intégrer la problématique dans tout le projet Sensibiliser le personnel de la mission et le mandat à la problématique Inclure un spécialiste de cette question Un cadre logique et des indicateurs de S&E sensibles aux sexospécificités Un budget pour la problématique Inscrire la problématique dans toutes les composantes Appliquer les méthodes participatives et l analyse par sexe Des études de référence sensibles aux sexospécificités Les critères de sélection du personnel comprennent la sensibilité aux questions d équité entre les sexes Un spécialiste de la problématique Une équipe où hommes et femmes sont équitablement représentés Formation du personnel, des organisations locales et du personnel des institutions coexécutantes Application de stratégies privilégiant l équité entre les sexes Participation des hommes et des femmes à toutes les activités du projet Participation des hommes et des femmes bénéficiaires dans les comités de décision sur le projet Une évaluation par sexe dans l étude de référence Un système de collecte des données de S&E sensible aux sexospécificités Des études d impact annuelles sur l équité entre les sexes Des évaluations participatives au niveau des bénéficiaires Les questions d équité entre les sexes explicitement inscrites dans le mandat des missions d évaluation à mi-parcours et de l évaluation préterminale du projet Un personnel de mission sensible aux questions d équité entre les sexes Paraguay 23

26 5 L UN DES HOMMES impact DU PROSGIP ET PARTICIPANT À L ATELIER DE SAINTE-LUCIE A DIT: CE SÉMINAIRE FERA BEAUCOUP POUR GARANTIR QUE LA PROBLÉMATIQUE HOMMES-FEMMES RESTERA EN VIE PENDANT TOUTE LA DURÉE D EXÉCUTION DU PROJET EN VEILLANT À CE QU ELLE SERVE AU SUIVI ET À L ÉVALUATION DU PROJET. Un participant du PROSGIP à l atelier de Sainte-Lucie. PARTICIPANT AU PROSGIP À en juger par les opinions des participants aux différents ateliers du PROSGIP et par les différentes activités de suivi qui ont vu le jour aux cours des trois dernières années de son exécution, on peut conclure que le Programme pour le renforcement de l'équité entre les sexes dans les projets financés par le FIDA a été un succès. Il est manifeste que le personnel des projets du FIDA s intéresse à la question et semble très désireux d en savoir davantage. La plupart des débats avec le personnel du projet et du siège ont porté sur la façon de réaliser et d intégrer la promotion de l'équité entre les sexes plutôt que sur la raison pour laquelle il est important de le faire. Les efforts de la division pour inscrire cette question au cœur de chaque projet ont eu notamment pour effet de susciter au sein du personnel du projet une plus grande réceptivité à l égard de la problématique hommes-femmes. Cette attitude nouvelle a eu des répercussions non seulement sur les projets financés par le FIDA, mais aussi sur les institutions nationales et internationales qui ont pris part aux ateliers du PROSGIP 10. Pour ne citer qu un exemple, grâce à la participation du personnel du siège du FIDA et d organismes comme le Bureau des services d appui aux projets de l ONU (BSP/ONU), du Programme alimentaire mondial (PAM), de la BDC, de la Société andine de développement (CAF) et des programmes régionaux, bon nombre des conclusions de l atelier sont reprises dans des projets d autres pays. La marque du PROSGIP se retrouve aussi dans les activités menées par les institutions coopérantes. Ainsi le BSP/ONU et la CAF ont pris une part active à la série d ateliers et ils s acquittent actuellement des divers engagements pris dans les plans d action du PROSGIP. On trouvera à l annexe 2 un état récapitulatif des différentes activités que les institutions coopérantes ont entreprises dans le cadre du PROGIP. Le FIDA fait lui aussi montre d un intérêt croissant en reproduisant l expérience de la division ALC dans d autres régions, Panama Uruguay Bolivie Une variété d organisations gouvernementales (OG) et non gouvernementales (ONG) ont pris part à chaque atelier. Pour l atelier de Saint- Domingue les demandes de participation étaient si nombreuses qu il a fallu organiser un forum d un jour pour la présentation des documents sur l expérience des OG et des ONG.Voir la liste des documents de l annexe 3. Belize

27 recommandations

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29 comme l atteste l initiative récente de la division Afrique orientale. En dépit de ces résultats encourageants, il convient néanmoins de souligner que le processus lancé par le PROSGIP doit être suivi de mesures concrètes si l on veut orienter les projets financés par le FIDA dans le sens de l'équité entre les sexes. Pour y parvenir, il faut convaincre le personnel du projet, celui du siège du FIDA et les consultants de l importance d une participation équitable des hommes et femmes et les amener à reconnaître les limitations générales auxquelles se heurtent les femmes et l intérêt du recours à une méthode et à des ressources appropriées pour leur donner la capacité d agir. La division recommande que l on élabore et réalise au niveau du siège un programme obligatoire de sensibilisation pour consolider les progrès enregistrés sur le terrain. Il faut cependant remarquer que le PROSGIP a été réalisé dans des conditions analogues à celles de nombreux autres projets du FIDA, à savoir avec un budget et des ressources limitées pour s occuper de la problématique hommes-femmes. Le programme triennal a été réalisé avec un budget de USD 11, tandis que la coordination et la réalisation du programme ont été confiées à un chargé de liaison pour la problématique hommes-femmes. L un des enseignements tirés du PROSGIP est que le succès du programme ne saurait être garanti sans un solide engagement du personnel de la division. Même si l on a bénéficié du concours précieux de consultants de haut niveau 12, c est le directeur régional qui a supervisé directement la conception et la réalisation du programme, lesquelles ont été coordonnées par un gestionnaire de portefeuille de projets et un assistant de programme afin que les politiques, les points forts de la stratégie, le mandat et la vision du FIDA soient conservés et jouent un rôle éminent dans la stratégie du programme. Il faut prendre des dispositions pour s assurer que le mandat de chacun des consultants du FIDA participant à des missions de formulation ou d évaluation prospective prévoie bien l obligation d inscrire la problématique hommesfemmes dans leurs propositions techniques. La prise de conscience de cette problématique doit devenir un critère important de sélection des consultants, des directeurs de projet et du personnel technique. Il faut assortir d une documentation les cas où les considérations relatives à l'équité entre les sexes ont été intégrées avec succès à la conception du projet et de les faire connaître à d autres. Il faut aussi en assurer le suivi (voir la section 6). Les directives mentionnées dans le présent rapport devraient être systématiquement communiquées au personnel du FIDA et distribuées à tous les projets, aux institutions coopérantes et aux ministères homologues dans les divers pays. Il est indispensable que le FIDA s engage fermement lui-même à poursuivre le processus déjà lancé et qu il apporte à l aide de ses propres sources de financement les fonds nécessaires pour appliquer au niveau sous-régional les divers plans d action adoptés par le FIDA, les projets, les organismes d exécution (RUTA, BDC, CIARA, PROCASUR) et les institutions coopérantes (CAF, BDC, BSP/ONU) (voir l annexe 1). Guatemala Nicaragua Colombie Venezuela 11 Les gouvernements japonais et néerlandais ont fourni des dons de et USD, respectivement. Le solde a été apporté par le cofinancement de la Banque de développement des Caraïbes, RUTA, PROCASUR et CIARA. 12 Nous tenons à remercier spécialement les consultants suivants: Pilar Campaña, Ingrid Schreuel, Ana Lucía Moreno, Reina Moreira,Valeria Budinich, Christine Barrow, Claudia Ranaboldo et Eudine Barriteau. 27

30 intégrer la

31 problématique 6 hommes-femmes DANS LA CONCEPTION DU PROJET DE DÉ VELOPPEMENT RURAL POUR LA RÉ GION CENTRALE DU SALVADOR (PRODAP-II) HISTORIQUE Depuis 1990, la division s efforce d intégrer la problématique hommesfemmes à ses projets 13. Cet exemple montre comment ce processus d intégration a pris corps dans le processus de conception du projet ces dernières années. En mars 1998, le FIDA a procédé à une évaluation préterminale du projet PRODAP I. Il ressort des conclusions préliminaires que ce projet, dont les opérations avaient démarré durant la mise en œuvre des Accords de paix, a contribué dans une large mesure à la stabilité sociale de la région par l apport de services de soutien agricole aux hommes et femmes et par la réalisation d une série d activités communautaires retenues par les organisations locales. La mission d évaluation a recommandé que les acquis importants de PRODAP I soient consolidés par la réalisation d une nouvelle phase du projet qui viserait à définir les modalités d administration durable du fonds d affectation spéciale pour les crédits, les services de soutien agricole et commercial et les possibilités d emploi, et à étendre à de nouvelles régions l accès à l assistance technique et aux facilités de crédit. La nouvelle phase vise en particulier à promouvoir la pleine participation des bénéficiaires, le transfert graduel des services de vulgarisation à des organisations locales et le transfert graduel du programme de crédit à des intermédiaires financiers. Comme PRODAP I avait bien commencé à cerner les importantes questions d'équité entre les sexes dans la zone du projet et à en tenir compte dans ses activités (principalement la formation), cette problématique devait rester partie intégrante de la formulation de PRODAP II. Ce fut chose faite, surtout par la mise en place des conditions nécessaires à un accès et une participation à parts égales des femmes et des hommes aux organisations paysannes, aux services du projet et à la prise de décisions. Le rapport de démarrage présenté par le FIDA au Gouvernement salvadorien en 1998 marque les premières étapes du processus de formulation. Une mission pluridisciplinaire de formulation, comptant un expert de la problématique hommes-femmes, s est rendue au Salvador en août 1998 pour formuler le Projet de développement rural de la région centrale phase II (PRODAP II). El Salvador El Salvador El Salvador El Salvador 13 Voir projets en Argentine, Bolivie, Brésil et Mexique. 29

32 NOUS DISONS QUE NOTRE PROJET EST RÉALISÉ DANS L OPTIQUE DE LA PARITÉ PARCE QU IL Y A DES FEMMES DANS NOTRE PROGRAMME DE FORMATION, PARCE QUE LES FEMMES RURALES ONT ACCÈS AU CRÉDIT ET REÇOIVENT UNE ASSISTANCE TECHNIQUE, MAIS CERTAINS D ENTRE NOUS SE SOUCIENT DES FEMMES PARCE QUE NOTRE PLAN D ACTIVITÉ ANNUEL LE PRÉVOIT ET PARCE QUE NOUS VOULONS ATTEINDRE NOS OBJECTIFS. POUR BEAUCOUP D ENTRE NOUS, TRAVAILLER AVEC LES HOMMES ET LES FEMMES EST DONC UN OBJECTIF EN SOI ET PAS NÉCESSAIREMENT UNE STRATÉGIE IDÉALE. IL FAUT NOUS AIDER DAVANTAGE À COMPRENDRE QUE TENIR COMPTE AUSSI BIEN DES FEMMES QUE DES HOMMES ACCROÎT RÉELLEMENT NOS POSSIBILITÉS DE PROMOTION DE LA FAMILLE RURALE TOUT ENTIÈRE. Un vulgarisateur du projet PRODAP-I, El Salvador. PERSONNEL DES PROJETS DU FIDA PROCESSUS DE FORMULATION La prise en compte de la problématique hommes-femmes incombe à tous les membres de l équipe Étant donné que cette problématique doit être prise en compte dans toutes les composantes du projet, la mission a examiné avec le chef de l équipe et ses membres la structure et la stratégie du projet, les éléments concernant l'équité entre les sexes et leur importance. Tous les membres de l équipe ont été chargés collectivement d inscrire dans les composantes de leur ressort des renseignements ventilés par sexe et des stratégies spécifiques par sexe. On aurait cependant pu renforcer le sentiment de cette responsabilité collective en précisant davantage dans leur mandat ce qu il faut entendre par la promotion de l'équité entre les sexes. Dans le cas présent, il s est révélé utile d avoir familiarisé les membres de l équipe à la problématique hommes-femmes lors de missions précédentes, car ils en avaient très conscience et en avaient reconnu dans une certaine mesure le bienfondé. Pourtant, les plaisanteries fusaient encore au sujet de la parité entre hommes et femmes et si les vues de l expert en la matière étaient acceptées, ce n était pas tant par conviction personnelle que parce qu elles étaient imposées de l extérieur, en l occurrence par le FIDA. On s est rendu compte que l expert en problématique hommesfemmes a plus de mal que les autres membres de l équipe à s affirmer et à se faire respecter de ses collègues et autres intervenants dans le processus de formulation. Son autorité dépend étroitement de la façon dont la problématique et lui-même sont présentés par la chef d équipe lors des réunions avec les administrations nationales, le personnel et les ONG. Si, lors des premiers contacts, la question de l'équité entre les sexes reçoit une faible priorité et suscite des plaisanteries, la tâche de l expert devient de plus en plus difficile. Par contre, si le chef de l équipe insiste pour que cette question soit prise en considération dans la conception du projet et si l on montre qu elle fait partie intégrante de la stratégie du FIDA, on a déjà fait un grand pas en avant. L expérience acquise par la mission de formulation et d évaluation prospective de PRODAP II montre que l expert en problématique hommes-femmes ne devrait jamais travailler de façon isolée ni être seul responsable de l inscription des éléments concernant cette problématique dans les activités du projet, mais que toute l équipe devait y être associée si l on veut atteindre l objectif de l équité entre les sexes. Dans les cas où l expert rencontre une équipe à l esprit moins ouvert à cette question, il est indispensable que la mission consacre au moins une demi-journéee à présenter brièvement la question de la problématique hommes-femmes à l équipe, en précisant les concepts et en montrant par des exemples comment on a traité ce problème dans d autres projets et ce que l on attend de chacun des membres de l équipe. Il va de soi que, pour ce faire, le chef de l équipe doit être luimême convaincu de l importance de la problématique et des efforts pour promouvoir l équité entre les sexes. Dans le cas de PRODAP II, l expert en problématique hommesfemmes, (qui était une femme), a dû en outre examiner toutes les propositions techniques présentées par chacun des membres de l équipe pour s assurer que des activités tendant à promouvoir l équité étaient régulièrement inscrites dans chacune des composantes du projet. Cela consistait essentiellement à s assurer que cette démarche inspirait bien le projet et qu on ne se contentait pas 30

33 d ajouter le mot femmes. À la demande des membres de l équipe, l expert a fait des propositions précises au sujet des éléments de stratégie à inclure dans chacune des composantes (voir ci-dessous). Dans le cas présent, des éléments axés sur la promotion des femmes ont été inscrits lors de la formulation et l évaluation prospective dans: le corps du texte du descriptif du projet; la section définissant les bénéficiaires du projet et décrivant le pays et la zone du projet; les annexes de toutes les composantes; une annexe spéciale, détaillant les éléments à incorporer à la stratégie de promotion de l équité entre les sexes de chacune des composantes; le budget; le mandat du personnel technique du projet; la note de présentation; le rapport du Président. Méthodologie L organisation d ateliers participatifs a joué un rôle important dans la définition des éléments à insérer dans la stratégie de promotion de l équité entre les sexes retenue par le projet. Six ateliers se sont tenus dans quatre villages avec la participation d hommes et de femmes qui ont exposé séparément leurs problèmes, besoins et attentes spécifiques. L équipe chargée de la formulation a pu ainsi se faire une idée de la nature des inégalités existant dans la zone du projet et des facteurs qui pourraient limiter la participation des femmes aux activités et avantages du projet. Les ateliers participatifs ont réuni environ 140 hommes et 100 femmes dont les suggestions ont été un apport précieux à la formulation des stratégies et activités proposées dans la conception du projet pour redresser les déséquilibres entre les sexes. La méthode suivie reposait sur l emploi de certains des instruments habituellement utilisés dans le diagnostic participatif, mentionnés page 18: L agenda sur 24 heures Le calendrier annuel La carte du village La carte du village futur La carte institutionnelle La problématique hommes-femmes est intégrée au processus de sélection des bénéficiaires, ce qui permet de définir les stratégies propres à redresser les déséquilibres entre hommes et femmes Pour identifier le groupe cible, on a tenu compte du fait qu il se compose de petits exploitants pauvres et de paysans sans terre, de ménages dirigés par une femme, de travailleurs agricoles et extraagricoles et des chefs des petites entreprises rurales. Un autre facteur important est que 10% des familles de la zone du projet sont dirigées en permanence par une femme. Lors de l évaluation de la charge de travail des femmes, on a constaté que 40% des femmes rurales puisent essentiellement l eau à la rivière et que la plupart des habitations sont construites avec des matériaux locaux (adobe), ce qui augmente l incidence des problèmes de santé. Seuls 29% des foyers ruraux ont accès à l électricité; la plupart des familles rurales n ont que le bois pour cuire les aliments et se chauffer. L atelier participatif a permis à l équipe de formulation de mieux comprendre que cette situation socio-économique avait une incidence différente sur les hommes et sur les femmes, qui se manifeste de différentes manières. Les femmes, par exemple, consacrent beaucoup de temps à la collecte de l eau et du bois de feu, aux soins à apporter aux personnes âgées et aux malades dans la famille, ce qui leur laisse moins de temps pour des travaux productifs et des loisirs. D après cette analyse, la Mission a défini le groupe cible du projet comme formé de familles pauvres de petits exploitants, de petits paysans sans terre, de ménages dirigés par une femme, de travailleurs agricoles et extraagricoles et de petits entrepreneurs ruraux. La population rurale vit dans une proportion de 74% au dessous du seuil de pauvreté (estimé à 550 USD par personne et par an). Le projet bénéficiera directement à familles, dont recevront des services d appui technique et du crédit, tandis que bénéficieront du Fonds d investissement pour les activités sociales et productives et recevront une formation déterminée. Les hommes représentent 70% des bénéficiaires et les femmes environ 30%, soit en qualité de chef de famille, soit à titre de cultivatrices ou d entrepreneurs. La problématique hommes-femmes est inscrite dans l analyse et la description de la situation socioéconomique du pays et la description de la zone du projet L analyse de la situation existant au niveau national et au niveau local en matière d équité entre les sexes reposait sur: l examen d informations de seconde main, les interviews du personnel d ONG et d OG, les diagnostics participatifs réalisés avec les bénéficiaires du projet (voir plus haut) et un atelier avec les travailleurs sociaux de PRODAP I. Cette analyse a recensé les inégalités existantes entre les sexes et ouvert la voie à la justification et à la formulation de stratégies visant à promouvoir l équité entre hommes et femmes. Dans le cas de PRODAP II, l analyse de la situation réelle a fait ressortir notamment ce qui suit: Il existe une division du travail entre hommes et femmes dans la 31

34 LA PAUVRETÉ SIGNIFIE ÊTRE EXCLUS, RESTER EN MARGE D UN PROCESSUS, NE PAS AVOIR ACCÈS AUX DROITS ESSENTIELS, COMME L ÉDUCATION ET LA SANTÉ. L ANALYSE DE LA PAUVRETÉ RURALE, DE SES CAUSES ET DES SOLUTIONS POSSIBLES MONTRE QU ELLE TOUCHE LES HOMMES COMME LES FEMMES, MAIS DE MANIÈRE DIFFÉRENTE PUISQUE LEURS RÔLES DANS LA PRISE DE DÉCISIONS DANS LA SOCIÉTÉ SONT TRÈS DIFFÉRENTS. TOUTE SOLUTION PROPOSÉE DOIT DONC TENIR COMPTE DE CES DISPARITÉS. IL FAUT OFFRIR DES CHOIX APPROPRIÉS NON SEULEMENT AUX HOMMES MAIS AUSSI AUX FEMMES POUR FAIRE ENTRER LES FAMILLES RURALES DANS LE PROCESSUS DE DÉVELOPPEMENT. Déclaration de Raquel Peña-Montenegro, Directrice de la Division Amérique latine et Caraïbes du FIDA, à l inauguration de l atelier du Chili. DIRECTION DU FIDA zone du projet. Les femmes sont chargées de toutes les tâches domestiques et reçoivent une certaine assistance de leur mari (dans certains cas, les hommes aident à chercher l eau, ramasser le bois et prendre soin des enfants). Dans l agriculture, hommes et femmes travaillent aux champs. Les femmes participent à tous les travaux agricoles, aux côtés de leur mari, et seules quelques activités semblent dominées par les hommes, comme la préparation du sol et la culture des céréales de base et des haricots. Les deux parents sont aidés de leurs enfants qui, chaque jour après l école, prennent part aux travaux agricoles ou aux tâches domestiques. Les hommes et les femmes du groupe cible se consacrent aussi à d autres activités productives comme la fabrication de fromage, l achat et la vente de pain, la vente d œufs, de volailles etc. pour en tirer un revenu. Les femmes se répartissent en deux groupes; celles dont le mari est cultivateur et qui sont chargées de nombreux travaux agricoles et celles (représentant environ 10% du groupe cible de la zone du projet) qui sont chefs de famille et ont à accomplir toutes les activités de culture et d élevage, en plus des tâches domestiques. Du fait des travaux nombreux et variés qu elles accomplissent, les femmes travaillent en moyenne plus d heures par jour que les hommes et ont moins de temps pour leur développement personnel et pour participer aux activités de développement communautaire comme les réunions de comités et les stages de formation. La répartition des tâches en fonction du sexe varie selon les communautés et devrait être analysée plus en détail lors de l exécution du projet. Sur les propriétaires terriens de la zone du projet (40% du groupe cible), 11% sont des femmes et 89% des hommes. Les femmes qui ont un accès limité ou minime à la terre obtiennent difficilement du crédit. Durant la réalisation de PRODAP I, 14% des prêts ont été accordés à des femmes et 86% à des hommes. La participation des femmes à l agriculture et aux activités génératrices de revenus est de plus en plus largement reconnue, mais dans le passé on leur a souvent offert des prêts pour financer des activités marginales ou non viables économiquement. Leur capacité de remboursement en a sans doute souffert, puisque la proportion de femmes en retard dans le remboursement de leurs dettes est supérieure à celle des hommes (31% contre 27% pour les bénéficiaires de PRODAP I). Les taux d analphabétisme dans la zone du projet sont supérieurs à la moyenne nationale: 40% des hommes et des femmes y sont analphabètes. El Salvador El Salvador El Salvador 32 El Salvador

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36 Selon une étude réalisée lors de PRODAP I, environ 25% des femmes bénéficiaires de ce projet ont des troubles gynécologiques. Les obstacles qui entravent la participation des femmes au développement rural peuvent se résumer comme suit: un accès plus limité à la terre et aux facilités de crédit; la société patriarcale et la culture macho qui empêchent les femmes de participer sur un pied d égalité avec les hommes et se traduit par une pauvre opinion de soi; une lourde charge de travail; et un accès limité à l information sur les marchés, les possibilités, les droits etc. La problématique hommes-femmes est inscrite dans les objectifs et la portée du projet Comme nombre d autres projets, PRODAP II a pour objectif principal de contribuer à réduire la pauvreté rurale par l élévation des revenus et l amélioration des niveaux de vie des ruraux pauvres, hommes et femmes. Le projet s efforcera de créer des emplois dans la région pour les travailleurs agricoles sans terre, hommes et femmes, et d augmenter la valeur ajoutée à la production agricole par la diversification des cultures et une productivité accrue. Les objectifs particuliers du projet sont: élever le revenu des familles en améliorant la productivité agricole et en diversifiant les sources de revenu dans les activités agricoles et extra-agricoles, les petites entreprises et la commercialisation; renforcer les organisations paysannes locales et les institutions locales afin de faciliter leur participation à la définition, la conception, l exécution et l évaluation des activités de la deuxième phase du projet; mettre en place un système de crédit efficace et viable reposant sur le transfert graduel des fonds et des responsabilités aux intermédiaires financiers locaux; établir un service viable d assistance technique et de vulgarisation par le transfert progressif de la supervision et de l administration aux organisations paysannes locales; intégrer et renforcer l équité entre les sexes dans toutes les activités du projet, de manière à ce que hommes et femmes participent à toutes ces activités et profitent de leurs avantages à parts égales et à ce que les déséquilibres entre les sexes soient réduits dans la zone du projet; améliorer l environnement en assurant la gestion durable des sols, de l eau et des ressources forestières, et instaurer une coordination et des liens formels avec les autres projets du FIDA. L objectif de l intégration de l équité entre les sexes a été défini par contribuer à réduire les inégalités entre hommes et femmes dans la zone du projet. Intégration de la problématique hommes-femmes dans chacune des sous- composantes La sous-composante Coordination des aspects concernant l équité a pour objectif d intégrer et de renforcer la parité entre les sexes, de manière à ce que hommes et femmes participent à toutes les activités et profitent de leurs avantages à parts égales et à ce que les déséquilibres entre les sexes soient réduits dans la zone du projet. On ne peut y parvenir qu en veillant à ce que toutes les activités mises en œuvre directement ou sous-traitées par le projet restent axées sur la parité. PRODAP II sera réalisé en six ans et formé de quatre composantes: Organisation sociale, avec deux sous-composantes: - renforcement des organisations locales - fonds d investissement pour les activités sociales et productives. Services d appui à la production, avec quatre sous-composantes: - services techniques destinés aux agriculteurs - appui à la commercialisation - création de petites entreprises rurales - gestion durable des ressources naturelles. Services financiers ruraux avec deux sous-composantes: - développement institutionnel des intermédiaires financiers - caisse de crédit. L Unité de coordination du projet, formée de quatre cellules, sera chargée de l exécution et de la coordination du projet: - gestion et administration - coordination des activités concernant l équité - suivi et évaluation - conseil de coordination des divers projets. É L É MENTS DE LA STRATÉ GIE VISANT À RENFORCER L ÉQUITÉ ENTRE LES SEXES Le Bureau de coordination des activités concernant la parité Le Bureau de coordination des activités concernant la parité aura un rôle consultatif au niveau de l Unité de gestion du projet mais se tiendra aussi en liaison avec la Division technique pour s assurer que toutes les activités exécutées directement par le projet ou sous-traitées par lui restent axées sur la parité. Il se tiendra également en liaison avec la Division chargée des opérations pour s assurer que les équipes techniques pluridisciplinaires aident les bénéficiaires selon une approche intégrée et participative et aient accès aux outils qui peuvent les aider à faciliter une participation équitable des hommes et des femmes. 34

37 L appendice 1 de la présente annexe contient le mandat de l expert en problématique hommes-femmes et l appendice 2 l organigramme de l Unité de coordination du projet. L'équité entre les sexes sera inscrite et renforcée dans toutes les activités du projet de manière à ce que les hommes et les femmes y participent et profitent de leurs avantages à parts égales. L objectif final est de réduire les déséquilibres entre les sexes dans la zone du projet. Pour ce faire, chaque responsable d une composante du projet sera chargé de formuler et d appliquer des stratégies visant à orienter les activités de cette composante vers la promotion des femmes. Programmes de formation La participation équitable des hommes et des femmes sera assurée par des ateliers de sensibilisation à la problématique hommes-femmes et par un programme de formation aux méthodes participatives et à l analyse par sexe qui seront organisés par l Unité de coordination des activités concernant la promotion de la femme en liaison avec l Unité des services d appui à la production. Des programmes de formation seront aussi élaborés pour renforcer la sensibilité à la problématique hommes-femmes ainsi que les moyens méthodologiques et opérationnels de l Unité de gestion du projet (UGP), de son personnel, des intermédiaires financiers et des producteurs novateurs. L objectif sera de créer les conditions garantissant que ces services soient fournis à parité aux hommes et aux femmes. En outre, on inclura dans le programme de formation destiné aux hommes et femmes bénéficiaires et au personnel du projet des thèmes comme la santé de la procréation, l équité, la division du travail, etc. Comme suite aux activités entreprises par PRODAP I, la collaboration avec le Ministère de l éducation sera renforcée pour qu il inscrive les questions relatives à la problématique hommesfemmes au programme des écoles primaires et que les instituteurs de la zone du projet soient formés à ces questions. Dans le même ordre d idées, des alliances de travail seront forgées avec les organisations spécialisées en programmes d alphabétisation, de manière à répondre aux besoins des bénéficiaires du projet. Méthodes participatives Pour répondre aux besoins véritables et spécifiques des hommes et des femmes, on aura recours à l évaluation prospective rurale selon des méthodes participatives, décrite plus haut, et à l analyse par sexe. Une formation sera dispensée au niveau des bénéficiaires pour accroître les capacités locales à définir les demandes, à diagnostiquer les problèmes et à planifier selon la méthode participative. Alléger la charge de travail des femmes Le projet contribuera directement à réduire le temps consacré aux tâches domestiques par le cofinancement d activités déterminées au moyen d un fonds d investissement pour les activités sociales et productives. L objectif principal est d alléger le fardeau des femmes, si on le veut, et de faciliter ainsi leur participation à des activités plus productives ou rémunérées ou leur développement personnel. La sécurité alimentaire et la nutrition de la famille s en trouveront améliorées. Les bénéficiaires verront non seulement leurs revenus augmenter, ce qui leur permettra d acheter plus de nourriture, mais la diversification des cultures, l amélioration des potagers, la culture d arbres fruitiers et d autres programmes comme l élevage de chèvres et de lapins contribueront eux aussi à améliorer la sécurité alimentaire et les niveaux de nutrition. GRÂCE À L AIDE DU PROJET À PUNO, AU PÉROU, NOTRE ENTREPRISE POUR LES SERVICES AGRICOLES ET D ÉLEVAGE ET LES PRODUITS AGRO-INDUSTRIELS A PU RECRUTER UN TECHNICIEN. CELUI-CI NOUS A DONNÉ DES COURS SUR LA FABRICATION DE FROMAGE ET NOUS A AIDÉS POUR NOTRE ÉLEVAGE. AVEC L ACCÈS AU CRÉDIT ET L ASSISTANCE TECHNIQUE, NOUS POUVONS MAINTENANT VENDRE NOS ANIMAUX QUATRE FOIS PAR AN AU LIEU D UNE SEULE FOIS. COMME NOUS GAGNONS MAINTENANT PLUS D ARGENT, CERTAINS DES HOMMES MEMBRES DE L ENTREPRISE NE DOIVENT PLUS QUITTER LEUR FAMILLE POUR CHERCHER DU TRAVAIL AILLEURS. Juan Medina Estufanero et Maria Mamani BÉNÉFICIAIRES DU FIDA 35

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