LA VALEUR DE LA REPUTATION BANCAIRE DANS LE MARCHÉ DU CRÉDIT. Arriaga Costa, Carlos 1

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1 LA VALEUR DE LA REPUTATION BANCAIRE DANS LE MARCHÉ DU CRÉDIT Arriaga Costa, Carlos Universidade do Minho Escola de Economia e Gestão Campus de Gualtar 470 Braga Portugal [email protected] Notre recherche se propose d analyser la valeur de la réputation des banques auprès des entreprises dans le marché du crédit, dans un environnement à information incomplète. Les relations entre les entreprises et les banques ont évolué au cours des dernières années. La réduction des marges des opérations bancaires a incité les banques à s'adapter à un nouvel environnement. Les valeurs traditionnelles, basées sur des relations stables avec les entreprises, ont en souffert. Les termes du contrat établis entre les banques et les entreprises dans le marché du crédit ne sont pas suffisants pour éviter les problèmes de risque moral et d antisélection. L importance de la réputation provient de l impossibilité de résoudre ces problèmes dans le contrat même. Un sondage d opinion auprès des entreprises qui exercent leurs activités au Portugal a été effectué. Nous mettons en évidence les motifs de choix de la banque principale et les attitudes des entreprises par rapport au comportement de leur banque principale. Les principaux résultats nous montrent que la relation entre les banques et les entreprises est une relation multi-bancaire. Pour les entreprises la réputation bancaire est cruciale pour renforcer la confiance et elle détermine plus visiblement les attitudes de fidélité et les motifs de choix de la banque principale. REPUTATION VALUE IN THE CREDIT BANKING MARKET Our research studies the value of the banks reputation vis -a-vis the firms, in an environment with incomplete information. The relationship between banks and firms have changed in the last few years. Financial margin reductions have pushed the banks to adapt themselves to a new and challenged environment. Traditional values based on a more stable relationship have declined. The contract drawn up between them reinforces this relation. However, the terms of the contract are not sufficient to solve moral hazard and adverse selection problems. The importance of reputation proceeds from the fact that moral hazard and adverse selection problems are not entirely solved by the contract. We have built up an opinion inquiry for a sampling of firms having their activities in Portugal. We have observed the reasons of choice of a main bank for the firms. Important results of our research show that most of the firms do not maintain an exclusive relationship with its main bank. For the companies, banking reputation is shown much founded in the confidence in its main bank and obviously appears to take of them attitudes of fidelity and determine the choice of the main bank. Classification JEL : C4, C42, D52, G4 Je remercie Anne Lavigne pour ses remarques sur une version antérieure de ce texte. Je reste responsable des éventuelles lacunes et erreurs qui subsistent.

2 . Introduction La relation entre les banques et les clients est une relation complexe. Les clients des banques se trouvent à la fois déposants et emprunteurs. Comme déposants, les clients recherchent les banques qui proposent le taux créditeur le plus élevé; comme emprunteurs, celles qui offrent le taux débiteur le plus faible. Par ailleurs, la relation ne s arrête pas aux produits d intermédiation. Il faut aussi considérer les services fournis par les banques, l intervention des banques sur le marché financier pour le compte des entreprises et d autres opérations offertes aux entreprises. Sur le marché du crédit, se présentent des entreprises dont le financement interne est supérieur au financement par crédit. La relation entre les banques et les entreprises se trouve, dans ce cas, plus au niveau des dépôts et des services fournis par les banques. Cependant, les entreprises sollicitent généralement les banques pour obtenir du crédit. Actuellement, il existe de nombreux produits bancaires qui sont des combinaisons entre produits de crédit, produits de dépôts, garanties fournies par les banques etc. Les comptes courants se trouvent, alternativement, débiteurs ou créditeurs. Les comptes d épargne débouchent souvent sur un prêt et comportent successivement une phase d épargne et une phase de crédit. Les opérations financières sont souvent accompagnées d opérations bancaires liées.la conséquence de cette multiplicité de relations est que le risque de la relation bancaire se trouve accru. Au risque de crédit, s'ajoutent les risques d'illiquidité et de marché. Le risque de marché découle d une diminution de la valeur de marché d un instrument financier. Le risque d'illiquidité existe quand le titulaire d un actif financier souhaite et décide de se libérer de l actif avant son échéance. Toutefois, il s'avère difficile de déterminer la totalité du risque auquel sont exposées les banques. La relation entre les banques et les entreprises se développe aussi en information imparfaite et incomplète. Les banques ne possèdent pas toute l information sur les projets de financement présentés par les entreprises. Elles ne connaissent pas non plus les démarches réalisées par l entreprise auprès d autres banques. En outre, les entreprises ne connaissent pas les stratégies suivies par les banques par rapport à la décision d'accord de crédit, les méthodologies d évaluation du risque de crédit, ni, parfois, certaines conditions plus implicites du contrat de crédit, comme le prix des commissions d évaluation et les frais administratifs du contrat (par exemple, le contrat ne précise pas sur quelle base est calculé tel ou tel pourcentage de commission). Les asymétries d information sur les marchés financiers ont été étudiées par Ross (977), Leland et Pyle (977), Battacharya (979), Vermaelen (98). Ces auteurs utilisent la signalisation comme mode de résolution des problèmes d asymétrie d information entre les intervenants. Dans ce contexte, les signaux considérés sont la structure financière de l entreprise (Ross), le rachat d actions par l entreprise (Vermaelen), la fraction des fonds propres détenue par les managers qui sont risquophobes (Leland et Pyle) et la distribution de dividendes (Battacharya). D'autres études, sur l information privilégiée détenue par quelques intervenants, ont été proposées par Grossman et Stiglitz (976 et 980). Ces auteurs ont analysé les conditions d équilibre en fonction de type d information détenue par les intervenants sur le marché. Une des conclusions est que l information est coûteuse et, de ce fait, doit être incorporée dans la rémunération des agents informés. À l équilibre, chaque agent se trouvera indifférent entre être informé et ne pas l être. Donc, le prix de marché d équilibre doit être tel que les gains des agents informés soient égaux aux gains des agents non informés plus le coût d obtention de l information. Mais, dans ce cas, le prix d équilibre ne reflétera qu imparfaitement l information privée des agents informés. À chaque information obtenue, on verra un prix d équilibre différent. L agent non informé s apercevra, avec le temps, de l association entre l information et le prix. Si, au contraire, le prix d équilibre reflète parfaitement la valeur de l entreprise, les agents non informés peuvent observer tout de suite la relation entre le prix et l information des agents informés. Mais, selon Grossman et Stiglitz, si cette situation est vérifiée, les agents informés ne peuvent pas 4

3 recevoir de profits plus élevés. Si le profit est le même entre les intervenants informés et non informés, il n y a pas de justification plausible pour que les agents informés supportent un coût d'acquisition de l information. En conclusion, le prix d équilibre ne doit pas être tout à fait révélateur de la situation de l entreprise. Dans le marché du crédit, la relation entre les banques et les entreprises est toujours établie par un contrat. L entreprise fait une demande de crédit afin de financer un projet. La banque analyse la demande et rédige le contrat de prêt. L entreprise l accepte ou non. Les garanties, ainsi que les conditions de remboursement, sont spécifiées au contrat. Toutefois, le menu de contrats offerts par la banque dans une situation d antisélection peut être inefficace, puisque le problème d antisélection n est pas exhaustivement résolu. L existence d informations privées peut distordre les termes du contrat. En présence d asymétrie d information, le détenteur de l information utilise cet avantage pour obtenir des bénéfices au contrat. Cette situation explique les distorsions observées dans les contrats, dans la mesure où la banque établit des conditions qui ne sont pas les plus favorables pour elle. La banque reste ainsi dans une situation plus défavorable que dans une situation d information symétrique. Toutefois, il existe des cas où la situation n est pas toujours favorable au détenteur de l information privée. Parfois, l entreprise peut souhaiter que l information devienne publique. Une entreprise a intérêt à se révéler, afin d éviter des conditions moins favorables dans les contrats, dérivés de l existence d une proportion de mauvaises entreprises. Selon Kreps (994), une petite proportion de mauvaises entreprises est suffisante pour exercer une influence négative sur les anticipations formées sur toutes les entreprises, y compris celles de risque faible. Tirole (996) a suivi une idée semblable, en considérant que la réputation d un groupe conditionne l activité d un agent qui appartient au groupe. La réputation d un groupe se constitue par l observation des comportements passés des membres du groupe. La réputation individuelle des membres du groupe conditionne l opinion sur le groupe, mais, après que la réputation du groupe s est formée, elle conditionne aussi l opinion individuelle de chaque entreprise incluse dans le groupe. Nous pouvons interpréter le groupe comme l ensemble des entreprises d un même secteur d activité économique, ou des entreprises de même taille, comme les P.M.E. La théorie du signal montre comment les entreprises révèlent leur information privée : sur le marché des actions, par la distribution de dividendes; à travers des prix ou de la publicité informative etc. Les entreprises décident stratégiquement quels signaux elles doivent émettre auprès des banques. Les banques, à leur tour, doivent réagir au signal reçu, en identifiant la classe de risque de l entreprise. Si le signal émis est perçu comme crédible, la banque peut déceler dès l origine la classe de risque de l entreprise. Cependant, l entreprise peut aussi être contrainte de ne pas révéler son information privée pour des raisons de coûts de signal. Deux valeurs sont associées au processus de signalisation : la crédibilité du signal et la confiance de la relation. La crédibilité est analysée à travers les actions entreprises par l entreprise. La confiance est analysée à travers la durée de la relation. La réputation est généralement appréhendée par un ensemble de caractéristiques observables qui permettent à un agent de mieux connaître l autre agent. La réputation d un agent économique se trouve associée à des valeurs d ordre éthique préalables à la relation, comme la confiance entre les agents et la crédibilité des actions entreprises. Elle est préalable à la relation, puisqu elle est exogène au contrat à établir et se forme par l observation continue de caractéristiques de l agent. Elle est associée à des valeurs d ordre éthique, puisque la réputation suppose la responsabilité. Elle est connotée par un certain code social. S agissant de la relation entre les banques et les entreprises, cette connotation est donnée par l honnêteté et l intégrité des actions choisies pendant la durée de la relation. Le compromis et la fidélité à certaines principes concernent également, tant l éthique que la réputation. Ils amènent les agents à choisir, entre plusieurs solutions individuelles inégalement avantageuses pour l un ou l autre agent, celle qui convient le mieux à l ensemble des agents. 5

4 La réputation, comme processus de signalisation auprès d autres agents, se trouve ainsi attachée à ces deux valeurs de crédibilité et de confiance. L efficacité des signaux, dépendra des comportements antérieurs pris par les agents. Qu est-ce que la réputation sur le marché du crédit? Selon Rosenwald (998), le marché du crédit s intéresse aux comportements des variables de décisions réelles ou financières des agents, comme le volume des ventes, les investissements, les stocks ou les volumes de crédit. La réputation d une entreprise se trouve ainsi associée à la performance enregistrée dans une certain période. Milewicz (99) considère que la réputation se confond avec le goodwill de l entreprise. Dans la relation entre les banques et les entreprises, le comportement éthique des agents est crucial. Dans ce cas, la réputation se confond avec le niveau de confiance existant. Les raisons pour lesquelles une entreprise choisit telle ou telle banque sont souvent fondés sur base de la confiance. Par ailleurs, le respect des engagements est crucial du point de vue des banques. Cette confiance réciproque se développe dans une relation de long terme entre l entreprise et sa banque principale. Mais, à la différence des valeurs fondées sur la performance, la confiance est mesurée par des critères subjectifs. Ces critères sont généralement les facteurs humains, la fidélité dans les accords, l expérience des agents, le processus de communication entre les agents, etc. La crédibilité des actions choisies par l entreprise ou par les banques est reliée aux indicateurs de performance et aux indicateurs de confiance. Selon Milewicz, les entreprises gagnent en crédibilité si elles indiquent qu elles entreprennent certaines actions (ou qu elles ne font pas d autres actions) et si, en effet, il est observé ex post ce qu elles ont indiqué au marché. La crédibilité se trouve associée à la réputation, dans la mesure où, pour gagner en réputation, les actions prises par les entreprises (ou par les banques) doivent être crédibles. Finalement, la réputation se trouve également liée aux besoins de l entreprise de se signaler auprès des banques, et des banques auprès des entreprises. La réputation est considérée comme une combinaison de signaux, permanents et crédibles, émis par un agent (entreprise ou banque) et qui déterminent les termes du contrat. La crédibilité est positive si les signaux émis sont toujours favorables. La crédibilité est négative si les signaux émis sont toujours défavorables. Il n y a pas de crédibilité, si les signaux sont ambigus. Selon Williamson (993), la confiance est un concept inutile. Pour cet auteur, la confiance ne serait qu une fiction que l analyse rationnelle parviendrait à écarter. En utilisant le raisonnement de Williamson (993), les motivations rationnelles des entreprises lorsqu elles choisissent leur(s) banque(s) pourraient être la rapidité de la décision d octroi de crédit, le coût du crédit ou le traitement du dossier de crédit. Toutefois, comme le soulignent Allegret et Baudry (996), dès que les agents sont amenés à conclure des contrats incomplets, la confiance est indispensable pour soutenir l échange. La proximité géographique des contractants et le sentiment d appartenance à une même communauté suscitent la confiance, laquelle va concourir à la conclusion du contrat. C est ainsi qu une banque qui entretient des rapports étroits et de long terme avec une entreprise gagne en réputation auprès des entreprises de la même région ou du même secteur d activité économique. En appliquant maintenant le raisonnement d Allegret et Baudry (996) à l analyse des motivations de l entreprise lorsqu elle choisit sa(ses) banque(s), on peut déduire que la réputation bancaire existe quand les banques réputées ne laissent pas tomber en faillite les entreprises qui se trouvent en difficultés temporaires et qui ne peuvent pas rembourser leur dette. Mais, toutes les banques possèdent-elles cette capacité de renégocier la dette, quand l entreprise se trouve en difficulté? Si tel est le cas, la renégociation de la dette ne permet pas de discriminer entre les banques. Toutefois, si la renégociation est plus facilement effectuée par les banques que par le marché financier, il existe une différenciation entre les banques et le marché. En définitive, s il existe quelques banques plus disposées à la renégociation que d autres, il faudra leur attribuer une réputation par rapport aux autres. Les banques réputées peuvent alors 6

5 pratiquer des taux d intérêt plus élevés sans perdre leur clientèle. Cette différence entre le taux d intérêt pratiqué entre les banques réputées et les autres mesura la valeur de cette réputation. Les travaux de Rajan (992) et de Chemmanur et Fulghieri (994) analysent les raisons du choix entre le crédit bancaire et le financement de marché. Selon ces auteurs, les banques doivent supporter un coût lorsqu elles évaluent les entreprises en difficulté. Le marché financier supporte aussi un coût d évaluation, mais, dans une relation de long terme, les banques analysent plus profondément la situation des entreprises en faillite. En situation d équilibre, le crédit bancaire dominera les titres émis sur le marché financier, du point de vue de la minimisation de l inefficacité liée à l éventuelle liquidation de l entreprise. S il existe un risque élevé que l entreprise connaisse des difficultés, l entreprise choisira le crédit bancaire sachant que le marché financier la laissera plus facilement tomber en que le marché du crédit. A contrario, les entreprises moins risquées préféreront se financer sur le marché financier. Les banques ont une meilleure capacité à surveiller l entreprise que le marché financier. La relation entre les entreprises et les banques est plus durable que la relation entre les entreprises et le marché. De ce fait, les banques sont plus incitées à réunir plus d informations sur l entreprise. Par ailleurs, les entreprises cherchent des banques les plus solides sur le marché du crédit car elles sont aussi les plus aptes à évaluer l entreprise. Toutefois, la banque n est intéressée à renégocier la dette que si, après l évaluation des difficultés, le projet de l entreprise s avère viable. 2. Les résultats empiriques de la recherche 2. L analyse empirique de la question Nous constatons que les relations entre les banques et les entreprises sont empreintes de difficultés résultant de l analyse des dossiers de crédit. D une part, les banques doivent évaluer les dossiers de crédit. D autre part, les entreprises ne sont pas toujours totalement informées des conditions du crédit. En plus, les entreprises éprouvent des difficultés à choisir les banques les mieux à même de préserver leurs intérêts. Est-ce que la décision de crédit se trouve simplifiée pour les entreprises réputées de risque faible ou très faible? La réputation bancaire peut déterminer le choix de la banque principale. Certaines entreprises ont un comportement de fidélité par rapport à leur banque principale, mais d autres remplacent leur banque principale en fonction des conditions présentées par chaque banque, à chaque instant. Dans ce dernier cas, la relation avec une banque principale importe peu, car ces entreprises n ont pas de relation privilégiée avec les banques avec lesquelles elles ont des liens. En revanche, nous conjecturons que les entreprises qui ont une relation de fidélité avec leur banque principale maintiennent une relation avec un nombre plus réduit de banques, en établissant avec leurs banques des relations privilégiées. Quelles sont les raisons du choix, par les entreprises, de leur banque principale? Les critères de choix de la banque principale dépendent-ils de l activité économique de l entreprise? Les entreprises qui ont une relation privilégiée avec leur banque principale, se trouvent-elles plus satisfaites des produits et services bancaires qu elles obtiennent, que les entreprises qui ne développent pas de telles relations privilégiées? Nous avons préparé l étude empirique à travers la construction, la validation et le traitement du questionnaire L enquête sur la réputation des banques auprès des entreprises. Le questionnaire aborde des questions d ordre qualitatif, où les entreprises signalent les difficultés d information et de communication avec les banques. Les variables qui déterminent le rôle de la réputation sont appréhendées au travers de questions qui traitent de l ancienneté de la relation avec la banque principale, et avec les deux autres banques les plus importantes pour l entreprise. Dans notre recherche, nous avons analysé une population de entreprises. L échantillon a été administré au niveau national en respectant les quotas 7

6 d entreprises dans chaque secteur de l activité économique. La représentativité globale du sondage est de 0,36 et la représentativité globale de l échantillon désiré est de 0,53. Nous distinguons quatre groupes d entreprises, selon le chiffre d affaires enregistré en 996 : - Groupe [AB] : Grandes entreprises, avec un chiffre d affaires au moins égal à 8 milliards d escudos portugais (environ 40 millions d EUROS). - Groupe [C] : Entreprises de taille grande à moyenne, avec un chiffre d affaires compris entre 8 milliards et 2,4 milliards d escudos portugais (,8 millions d EUROS < [C] < 40 millions d EUROS). - Groupe [DE] : Entreprises de taille moyenne, avec un chiffre d affaires en 996 situé entre 2,4 milliards et milliard d escudos (4,9 millions d EUROS < [DE] <,8 millions d EUROS). - Groupe [F] : Entreprises de petite taille, avec un chiffre d affaires situé entre milliard et 500 millions d escudos portugais ( 2,4 millions d EUROS < [F] < 4,9 millions d EUROS). Tableau 2. Groupes Dimension de la base de sondage Nombre d entreprises % Dimension de l échantillon désiré Nombre d entreprises % Dimension de l échantillon utilisé Nombre d entreprises % TOTAL % % % Groupe [AB] 305,5% 56 3,7% 24 22,2% Groupe [C] ,9% 03 25,2% 23 23,9% Groupe [DE] 02 37,9% 46 35,7% 303 3,4% Groupe [F] ,6% 04 25,4% 25 22,3% 2.2 Les variables du modèle Dans le modèle de réputation, nous utilisons une régression logistique. Pour étudier les raisons du choix d une banque principale, nous avons subdivisé les entreprises en trois groupes, que nous désignons par le groupe [Confiance], le groupe [Neutre] et le groupe [Profit]. Le groupe [Confiance] inclut les entreprises qui ont choisi leur banque principale pour des raisons de confiance. La relation avec la banque est supposée solide et de long terme. Le groupe [Profit] inclut les entreprises qui ont surtout choisi leur banque principale pour des raisons essentiellement liées au prix du crédit. La relation avec la banque est supposée plus faible et de court terme. Le groupe [Neutre] inclut les entreprises qui ont choisi leur banque principale pour des raisons liées à l'activité de l'entreprise. La localisation géographique du réseau de la banque ou les conseils profitables du directeur de compte sont des raisons importantes dans ce choix. Nous cherchons les variables permettant de différencier ces groupes et nous quantifions leur importance. Nous considérons quelques variables "proxies" de la réputation, et nous choisissons de retenir comme meilleur «proxy» la variable : "attitude probable des entreprises quand elles apprennent que la banque principale propose des taux débiteurs plus élevés que les autres banques". Nous supposons qu'une attitude de "fidélité" par rapport à la banque principale reflète la réputation de la banque. Nous testons si ce comportement de fidélité est expliqué par des raisons "exogènes" à la relation comme l'activité économique de l'entreprise ou par des raisons "endogènes" à la relation comme les raisons du choix de la banque principale ou les "difficultés" de communication de l'entreprise avec sa banque principale. Les variables explicatives du modèle sont les suivantes : 8

7 - X : [Cae3], sous divisé en trois catégories : "Cae3-": Activités primaires et industries agro-alimentaires. "Cae3-2": Activités manufacturières et bâtiment. "Cae3-3": Commerce, transport, communications et services. - X 2 : [Choix4], sous divisé en trois catégories: "Choix4-" : regroupe les entreprises qui ont indiqué choisir la banque principale pour des motifs de confiance. "Choix4-3" : regroupe les entreprises qui ont indiqué choisir la banque principale par des motifs liés à la tarification du crédit. "Choix4-2" : regroupe les entreprises qui ont indiqué choisir la banque principale pour d'autres motifs: la localisation de la banque, le caractère traditionnel de la banque principale, les produits proposés par la banque principale et son caractère innovant. - X 3 : Difficultés de la communication avec la banque [itemg2]. C est une variable "dummie" :. Pas de difficultés de communication avec la banque principale (X 3 = ) 2. Présence de difficultés de communication avec la banque principale (X 3 =2 ) Les difficultés de communication sont-elles plus courantes pour les entreprises qui ont une attitude de "fuite" avec leur banque principale? Nous avons ajouté cette variable "dummie" en supposant la réputation des banques se traduit par une opinion favorable sur la communication avec la banque principale. 66% des entreprises ont répondu ne pas avoir de difficultés de "communication" avec leur banque principale, contre 34% qui ont des difficultés de communication. 2.3 Le modèle de régression logistique Nous mesurons la réputation bancaire par une attitude de "fidélité" des entreprises par rapport à leur banque principale. La variable expliquée est [Attit4], notée par "Y". Nous retenons deux modalités pour cette variable: - "Attit4-": L entreprise a une attitude de "fuite" par rapport à sa banque principale (y=0). - "Attit4-2": L entreprise a une attitude de "fidélité" (y=) Nous éliminons les observations correspondant à l attitude neutre "attit4-3" et autres situations "attit4-4". Les observations restantes concernent 44 % des entreprises. La présence de réputation bancaire est donc une variable dichotomique mesurée par une attitude de "fidélité" de l entreprise lorsqu'elle apprend que d'autres banques pratiquent un taux débiteur plus favorable que celui de la banque principale. Le modèle le plus approprié est la régression logistique [Modèle logit], établie sur une analyse discriminante. Nous cherchons une relation entre une variable Y à deux modalités et un ensemble de X v variables explicatives (v e {,2,3} ). On analyse l effet de chaque variable X v sur Y. En utilisant la notation des modèles log - linéaires, on teste le modèle suivant : 9

8 (2.3.) ( y x) ( y x2 ) ( y x3 ) La probabilité qu une entreprise "E i " attribue une bonne réputation bancaire, mesurée par une attitude de "fidélité" (y =) face à la banque principale, est définie par: (2.3.2) p ( y = X ) Plus généralement, la probabilité d'attribuer une réputation le est définie par: (2.3.3) p( y = k X ) = p( X y = k ).p( y = k ) p( X ) D'après le théorème de Bayes, on obtient (2.3.4) p( y = X ) = p( X y = ).p( y = ) p( X y = ).p( y = ) + p( X y = 0 ).p( y = 0 ) En considérant que les valeurs de X sont distribuées normalement, on réécrit le quotient des deux probabilités conditionnelles, comme l exponentielle d une fonction linéaire en X avec terme constant : (2.3.5) p ( X y = ).p( y = ) βx + b = e p( X y = 0 ).p( y = 0 ) Ceci permet de réécrire l expression (5.3.4) de la façon suivante : βx + b e (2.3.6) p( y = X ) = βx + b + e Où le terme constant b et β sont les paramètres inconnus de la régression logistique. Comme p(y =0) = - p (y=), l expression (5.5) revient : 3 p( y = X ) (2.3.7) = βx + b e = β px p* b p( y = X ) p= On linéarise le modèle : 3 p( y = X ) (2.3.8) log = β X + b = β p x p + b p( y = X ) p= On estime maintenant les paramètres de X par la méthode du maximum de vraisemblance. Les propriétés additives du modèle linéaire nous permettent d'interpréter le signe des coefficients mais pas leur valeur. Dans ce cas, l écriture multiplicative de l expression exponentielle (5.3.8) est plus appropriée et nous permet d analyser les "odd-ratios" obtenus à partir des coefficients. 0

9 2.4 Les résultats du modèle Les variable significatives du modèle de réputation bancaire sont les motifs de choix de la banque principale [Choix4] et les difficultés de communication avec la banque [itemg2]. En revanche, la variable [cae3] n'est pas significative. Tableau 2.2 Résultats de la régression logistique méthode par étapes conditionnelles Résultats globaux Résultats des variables Étape -2loglikelihood s 2 Chi-deux df signification Variables B Écart-type 0 43,29 Constante 0,54 0,98 33,0 09,00 0,27 2 0,00 Choix4 (X 2 ) Choix4- Choix4-2 constante 2 27,69 08,90 5,59 3 0,00 Itemg2 (X 3 ) Itemg2-,287,46-0,257,057 0,44 0,733 0,322 0,453 Choix4 (X 2 ) Choix4- Choix4-2 constante,276,399-0,954 0,454 0,750 0,456 Tableau 2.3 Étape Variables Statistique Wald 2, df signification R e B Minimum Maximum 0 constante 7,526 0,006 Choix4 (X 2 ) 9, ,007 0,20 Choix4- Choix4-2 8,50 3,974 0,80 0,04 0, 00-0, 0,84 0,23 0,20 0,05 3,47 0,97 constante 0,637 0,06 2 Itemg2 (X 3 ) Itemg2-5,388 0,020 0,53 2,862,77 6,956 Choix4 (X 2 ) 8,90 2 0,0 0,85 Choix4- Choix4-2 7,896 3,477 0,005 0,062 0,202 0,0 3,585 4,054,47 0,93 8,736 7,65 constante 4,376 0,036 2 Le test de Wald est construit à travers de la distance entre les estimateurs du maximum vraisemblance [ ßp ] et les estimateurs qui se obtiennent si l hypothèse nulle est valide [ ß 0 ].

10 Nous avons utilisé la méthode des étapes, avec l introduction progressive de chaque variable dans le modèle. En analysant l évolution des valeurs de la statistique du maximum de vraisemblance [-2 loglikelihood ] et du Chi-deux dans les trois étapes, nous constatons que le modèle est significativement différent du modèle d indépendance, selon lequel le terme constant serait le seul à se montrer valide. Les deux variables explicatives du modèle présentent une valeur statistiquement différente de zéro. Le test de [Wald], appliqué à chaque variable, confirme également que le modèle est significatif. L indépendance des variables explicatives est vérifiée par la matrice de corrélations. Même si les modalités de la variable [Choix4] sont corrélées entre elles, elles ne sont pas corrélées avec la variable explicative [Itemg2] : Tableau 2.4 Matrice des corrélations Variables Constant Itemg2- Choix4- Choix4-2 Constant Itemg2- -0,684 Choix4- -0,574 0,06 Chix4-2 -0,328 0,07 0,324 Le modèle n'étant pas rejeté, il nous faut interpréter les coefficients du modèle. Nous analysons, en premier lieu, les "odd-ratios" obtenus à travers l exponentielle des coefficients du modèle. En second lieu, nous étudions la probabilité d obtenir une bonne réputation bancaire. Nous analysons les probabilités que les entreprises adoptent une attitude de "fidélité" par rapport à chaque variable. Nous confrontons la différence de probabilités d'obtenir une bonne réputation bancaire entre les entreprises qui ont choisi leur banque principale pour des motifs de confiance et celles qui privilégient le profit. Nous opposons également les entreprises qui ont des difficultés de communication et de gestion avec leur banque principale à celles qui n ont pas ces difficultés. Toutes choses égales par ailleurs, l exponentielle de chaque coefficient représente la probabilité d'occurrence d'un événement par rapport aux modalités non retenues dans le modèle (les catégories "Choix4-3" et "Itemg2-2"). La corrélation d'occurrence entre les événements "l'entreprise choisit sa banque principale pour des motifs de confiance" ("Choix4-") et "l'entreprise a une attitude de "fidélité" face à sa banque principale" est significative : la probabilité que les entreprises adoptent une attitude de "fidélité" avec leur banque principale est 3,58 fois plus forte pour les entreprises ayant choisi leur banque principale pour des motifs de "confiance" que pour des raisons de "profit", toutes choses égales par ailleurs. Le résultat est également significatif pour les entreprises qui ont choisi leur banque principale pour d autres motifs ("Choix4-2"). Le rapport indique que, dans ce cas, la probabilité qu'une entreprise ait une attitude de "fidélité" ("Attitp2-2") est 4,05 fois plus forte que pour une entreprise ayant choisi sa banque principale pour des considérations de profit ("Choix4-3"), toutes choses égales par ailleurs. Enfin, la probabilité qu'une entreprise adopte une attitude de "fidélité" avec sa banque principale est 2,86 fois plus forte chez les entreprises qui n'ont pas de difficultés de communication avec leur banque principale ( "Itemg2 "), par rapport aux entreprises qui éprouvent de telles difficultés ("Itemg2-2), toutes choses égales par ailleurs. 2

11 Tableau L analyse des probabilités des événements P (y = ) Calcul (attit4 2) Résultat Choix4-. itemg2 - P(y=) = (e -0,9543.+,2769.+,057. )/ (+ e -0,9543.+,2769.+,057. ) 0,798 Choix4-. itemg2-2 P(y=) = (e -0,9543.+,2769.-,057.0 )/ (+ e -0,9543.+,2769.-,057.0 ) 0,580 Choix4-2. itemg2 - P(y=) = (e -0,9543.+,3997.+,057. )/ (+ e -0,9543.+,3997.+,057. ) 0,87 Choix4-2. itemg2-2 P(y=) = (e -0,9543.+,3997.-,057.0 )/ (+ e -0,9543.+,3997.-,057.0 ) 0,60 Choix4-3. itemg2 - P(y=) = (e -0, ,6766.+,057. )/ (+ e -0, ,6766.+,057. ) 0,07 Choix4-3. itemg2-2 P(y=) = (e -0, ,6766.-,057.0 )/ (+ e -0, ,6766.-,057.0 ) 0,02 La probabilité pour l'entreprise d avoir une attitude de "fidélité" (Attit4-2) quand elle a choisi sa banque principale pour des motifs de "profit" (Choix4-3) est très faible. D'autre part, la probabilité que l entreprise ait une attitude de "fidélité" (attit4-2), quand elle a choisi sa banque principale pour des raisons de "confiance" (Choix4-) est relativement forte. Cette probabilité est encore plus élevée (0,79 contre 0,58) quand l entreprise n'éprouve pas de difficultés de communication avec sa banque principale. Comme les variables du modèle sont qualitatives et discrètes, la différence de probabilités entre chaque combinaison [Choix4 x Attit4] semble l approche la plus pertinente pour expliquer la contribution de chaque variable explicative au modèle. Les effets marginaux n ont pas de sens dans le modèle, puisque les variables ne sont pas continues: e x ( prob( y = ) = + e x x v β + b β x v + b ) (2.4.) 3 β ev= = 3 + ev= v x β v p x p = p( p ) β v La différence de probabilité d adopter une attitude de "fidélité", entre les entreprises ayant choisi la banque principale pour des motifs de "confiance" et celles l'ayant choisie pour des considérations de "profit", sachant qu'elles n'éprouvent pas de difficultés de communication avec leur banque principale, est de 0,728. La différence est plus faible si la comparaison est effectuée, entre les entreprises qui éprouvent des difficultés de communication avec leur banque principale (0,56) : 3

12 Tableau 2.6 P (y = ) (attip2 2) Différence [Choix4-.itemg2-] - [Choix4-3.itemgep2-] 0,728 2 [Choix4-.itemgep2-0] - [Choix4-3.itemgep2-0] 0,560 3 [Choix4-.itemgep2-] - [Choix4-2.itemgep2-] - 0,09 4 [Choix4-.itemgep2-0] - [Choix4-2.itemgep2-0] - 0,03 5 [Choix4-2.itemgep2-] - [Choix4-3.itemgep2-] 0,747 6 [Choix4-2.itemgep2-0] - [Choix4-3.itemgep2-0] 0,590 7 [Choix4-.itemgep2-] - [Choix4-.itemgep2-0] 0,20 8 [Choix4-2.itemgep2-] - [Choix4-2.itemgep2-0] 0,200 9 [Choix4-3.itemgep2-] - [Choix4-3.itemgep2-0] 0,05 Les difficultés de communication expliquent les attitudes de "fidélité" ou de "fuite" des entreprises par rapport à leur banque principale. La différence de probabilité d adopter une attitude de "fidélité", entre les entreprises qui n'éprouvent pas de difficultés de communication et celles qui en éprouvent, sachant qu'elles ont choisi leur banque principale pour des motifs de "confiance", est de 0,2. La différence est plus faible si la comparaison est effectuée, entre les entreprises qui ont choisi la banque principale pour des motifs de "profit" (0,05). Les entreprises qui adoptent une attitude de "fidélité" par rapport à leur banque principale accordent également un poids important à la "confiance". Parmi les entreprises ayant choisi leur banque principale pour des raisons de "confiance", la proportion d'entreprises sans difficultés de communication avec leur banque principale est plus grande que celles qui en ont. La réputation bancaire est ainsi confortée par un comportement de "confiance" des entreprises par rapport à la banque principale. Ce comportement de confiance est aussi favorable à la bonne communication entre les banques et les entreprises. 3. CONCLUSION La relation entre les banques et les entreprises se déroule dans un environnement à information incomplète. Le contrat établi entre les banques et les entreprises formalise cette relation. Cependant, les termes du contrat ne sont pas suffisants pour éviter les problèmes de risque moral et d antisélection éventuellement suscités par la relation. Du côté de l entreprise, les problèmes de relation avec les banques sont liés aux difficultés d information et de communication. Certaines entreprises restent insatisfaites, parce qu elles ne sont pas bien informées du prix des commissions bancaires.l importance de la réputation provient de l impossibilité de résoudre les problèmes de risque moral et d antisélection dans le contrat même. La réputation des entreprises vis-à-vis des banques émerge avec le développement d attitudes de confiance. Cette confiance est importante dans l avis du directeur de compte, dans la capacité de l entreprise à maintenir sa part de marché et dans plusieurs aspects de la communication entre les banques et les entreprises. La relation des entreprises avec leur banque principale s est transformée au cours des dernières années. Bien que les entreprises 4

13 privilégient la relation avec leur banque principale, il n existe pas de différence significative entre la relation avec la banque principale et la deuxième banque. Dans ces conditions, on peut s interroger sur l importance effective de la banque principale, malgré la stabilité apparente de la relation des entreprises avec leur banque principale. Pour les entreprises, la réputation bancaire est cruciale pour renforcer la confiance dans la banque principale et elle détermine plus visiblement les attitudes de fidélité et les motifs de choix de la banque principale. Ainsi, on note une attitude de fidélité chez les entreprises qui ont choisi la banque principale pour des raisons de confiance. Toutefois, l association est également significative entre les entreprises fidèles à leur banque principale et les entreprises qui ont choisi leur banque principale pour des motifs de traitement efficace du dossier de crédit. Au contraire, il existe une attitude de fuite chez les entreprises qui ont choisi leur banque principale pour des raisons de profit. La confiance et la crédibilité fonctionnent comme les piliers de la réputation. La crédibilité est observée tant dans les actions choisies par les entreprises que celles prises par les banques. Une entreprise caractérisée a priori par un niveau élevé de réputation peut changer de classe si les actions choisies ne correspondent plus aux actions compatibles avec le niveau initial attribué par la banque ou par le marché. Les actions de l entreprise cessent d être crédibles. La crédibilité transforme la relation entre l entreprise et la banque en une relation plus dynamique, dans la mesure où la crédibilité des actions choisies doit être révisée à chaque période. La confiance contribue à la stabilité de cette relation. La confiance est le motif de choix de la banque principale le plus souvent avancé par les entreprises. Le taux débiteur et le traitement du dossier de crédit sont les deuxième et troisième motifs. La possibilité et la facilité pour l entreprise d obtenir des financements auprès d autres banques poussent les entreprises à exiger de leur banque principale des conditions de crédit plus avantageuses. La réputation est utilisée par le marché comme un ensemble de signaux émis par les banques et les entreprises de façon à renforcer la confiance. Les signaux sont différents selon que les agents ont plutôt intérêt à attribuer de l importance à une relation de court terme (apparemment plus profitable et plus risquée), ou à une relation de long terme. Les entreprises fidèles à leur banque principale signalent moins de difficultés dans la relation avec leur banque. On peut toutefois se demander si ce comportement est cohérent dans un environnement économique en transformation. Actuellement, les banques et les entreprises évoluent dans un environnement plus concurrentiel. La déréglementation des activités financières a élargi la gamme des moyens de financement. Les charges de remboursement ont un poids significatif dans les coûts financiers des entreprises. Cependant, les entreprises préfèrent se financer auprès des banques, plutôt que de solliciter d autres sources de financement. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES Allegret, J.P. et B. Baudry (996), La relation banque-entreprise : structures de gouvernement et formes de coordination, in Table ronde Finance et industrie de l atelier macroéconomie financière du GDR monnaie et financement, Lyon. Battacharya, S.[979], Imperfect Information, Dividend Policy and the Bird in the Hand Fallacy, Bell Journal of Economics, vol. 95, pp -24. Chemmanur, T et P. Fulghieri (994), Reputation, Renegotiation and the Choice between Bank Loans and Publicly Traded Debt, The Review of Financial Studies, vol 7, no 3, pp Grossman, S. et S. Stiglitz [976], Information and Competitive Price System, American Economic Review, vol 66 pp Grossman, S et S. Stiglitz [980], On the Impossibility of Informationally Efficient Markets, American Economic Review, vol 70 [3], pp

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