TIC LES ASSURANCES UN MARCHÉ SOUS-EXPLOITÉ A L HEURE DES. Assurance et Risques environnementaux des entreprises

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1 L ASSURANCE N 6 / Mai à Août Revue éditée par le Conseil National des Assurances LES ASSURANCES TIC A L HEURE DES Assurance et Risques environnementaux des entreprises UN MARCHÉ SOUS-EXPLOITÉ Courtier d assurance Quel rôle dans la gestion des risques d entreprises? Reyda Farid Benbouzid, Une figure emblématique des assurances algériennes Débat sur la réforme de la profession d expert technique en assurance

2 Evénement 2 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

3 Editorial La Revue de L ASSURANCE est une publication du Conseil National des Assurances (CNA), éditée par son Secrétariat Permanent CNA : 01, Rue Aïssa Azzi Dély-Ibrahim, Alger, Algérie. Tél: (213) / Fax: (213) [email protected] / Site Web: Directeur de la Publication Abdelhakim Benbouabdellah Directeur de la Rédaction Younes Hamidouche Rédacteur en Chef Hamid Rabahi Coordinateur de la Rédaction Mohand Redaoui Directrice Marketing Djazira Sadi Ahmed Infographie Zakaria Rekab Rédaction, Conception, Impression et Diffusion APEC communication Cité des Annassers II, Bt. B 25, N 02, Kouba, Alger. Téléfax: (213) [email protected] Ont collaboré à ce numéro Ali Mebarki Chakib Cherifi Fatmi Mohamed Fatiha Aid Hamida Benmoumene Karima Seddak Malik Moudir Mohand Redaoui Nadia Ait Larbi Said Mansouri Salim Benhadj Samira Belabed Convention ANEP - APEC N 13/2013 ANEP, 50, Rue Khelifa Boukhalfa, Alger Tel.: 213 (0) / (0) Fax : (0) Les textes publiés et le contenu de cette publication ne représentent pas nécessairement les positions officielles du Conseil National des Assurances. Les articles publiés dans cette revue n engagent que leurs auteurs. Toute reproduction d articles ou de photos doit être soumise préalablement à une autorisation. Les manuscrits, photographies ou tout autre document et illustration adressés ou remis à la rédaction ne sont pas restitués et ne peuvent faire l objet de réclamation. Dépôt légal : Septembre ISSN : Assurance, environnement et TIC Par Abdelhakim Benbouabdellah * A la triple échelle étatique, des entreprises et des personnes, l environnement et sa protection restent, une préoccupation majeure. D où la responsabilité de chacun devant la nécessaire et impérative protection susmentionnée. Le secteur des assurances, comme il a tendance à le faire en innovant dans tout ce qui nécessite protection, s est évidemment imprégné depuis des décennies de cet impératif et s est naturellement adapté au grès des circonstances. A la double obligation de prévention et de réparation en ce type d assurance, les assureurs ont diversifié de par le monde leurs pléiades d offres. A l unique chance de voir couverte la responsabilité environnementale d une entreprise face aux risques encourus dans ce domaine, se dresse le seul profil à adopter : s adapter au principe du pollueur-payeur en tachant d être du bon côté, celui, évidemment, du non pollueur. Mais, c est connu, personne n est à l abri d un quelconque danger et risque, notamment dans ce qui a trait au fragile environnement. Et c est sans doute pourquoi des garanties du genre Responsabilité civile (RC) perte exploitation, protection juridique, atteinte à l environnement et, sauvegarde de l environnement sont développées par les assureurs en vue, certes de renforcer leurs chiffres d affaires voir une société quelque soit sa nature œuvrer dans le domaine économique sans avoir cette ambition de faire du CA, serait illogique et anormal-, mais, également, de permettre une couverture de tout un monde : l environnement des entreprises et des personnes. Sur un autre environnement, celui numérique, il est tout aussi intéressant de relever que les acteurs du marché national ont encore des marges de progrès à combler. En effet, les technologies de l information et de la communication, communément appelées TIC, sont pourtant loin de la gestion aux simples clics. Les tonnes de papier des divers contrats et processus de gestion des dossiers d assurance, dans la relation dense entre assurés et assureurs, ont la peau dure. En 2014, elles continuent de se faire encore pesantes. Néanmoins, des avancées remarquables sont relevées par-ci par-là parmi les assureurs du marché national. Les offres digitales pour des solutions de gestion modernes sont annoncées par des sociétés d assurance pour mieux gérer leur relation-client essentiellement. L assurance et les risques environnementaux ne sont point étrangers l un à l autre, y compris sur le marché algérien. L assurance et les TIC aussi. C est le chemin le moins sinueux d impacter au mieux à la fois sur les personnes, les entreprises que leur environnement respectif. * Secrétaire du CNA Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

4 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises SOMMAIRE - Risques environnementaux des entreprises : un marché sous-exploité Risques pollution : Les entreprises dans l attente de produits d assurances spécifiques Les entreprises face aux risques environnementaux : Evolution méritant innovation Entretien avec M. Laribi Yacine, Chef de division Incendie (CCR) : Entretien avec M. Djebarra Djamal Eddine, Directeur des Risques...à la CASH Assurances Entretien avec M. Tolba Tahar, DG de l environnement et du développement durable Entretien avec M. Belkessam Hamid, journaliste chroniqueur à la radio Chaîne Entretien avec M. Aggoun Abdelkader, Président du CEIMI : Entretien avec M. Bendaoud Djenidi, Consultant international et DG de QCM - Algérie Entretien avec M. Mébarek Malek Serraï, Expert International...24 Evénement - Du sang neuf à la tête des leaders du marché Salama Assurances : «Indemnisation des clients en un temps record» Courtier d assurance : Quel rôle dans la gestion des risques d entreprises? Trois questions à M. Chabane Sadek, DG d Algeria Brooking Service Energies Renouvelables : Un marché prometteur qui attire le regard des Assureurs...30 Focus : les Assurances à l heure des TIC - Utilisation des TIC et secteur des Assurances : la 3G pour se rattraper Entretien avec M. Khelifati Hassen, P-DG d Alliance Assurances Entretien avec M. Hadj Mahammed Ahmed, DG de la GAM Entretien avec M. Hadjou Abdelhakim, DG de Salama Assurances Algérie Entretien avec M me Bourouba Amel, Responsable des Moyens Informatiques à AXA Algérie La Compagnie Algérienne des Assurances (CAAT) met le cap sur les TIC CAAR : Devis en ligne et bientôt des applications mobiles sur Smartphone CAARAMA Assurance : Les TIC pour soutenir l essor des assurances de personnes Le directeur informatique de la CNMA : «La réalisation de notre réseau Intranet pour bientôt» Nouveau au Mutualiste : Un site web qui facilite au client l accès aux produits MAATEC : Un nouveau système d information implémenté M. Grar Younès, Expert-Consultant en Technologies de l Information et de la Communication : «Les TIC permettent une meilleure gestion et une communication de proximité»...47 Portrait - Reyda Farid Benbouzid : Une figure emblématique des assurances algériennes...50 Analyse - Evolution du marché de la réassurance ( ) Sociétés d assurance de personnes : L effort de recrutement et de formation Pays producteurs et non producteurs d hydrocarbures : Quelle place pour l assurance vie?...56 Débat - La réforme de la profession d experts techniques en assurance Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

5 Evénement Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

6 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Risques environnementaux des entreprises : un marché sous-exploité Les entreprises économiques ne sont pas épargnées par les risques environnementaux qui ne peuvent être écartés en l absence de plans de prévention. Le transfert de ces risques aux sociétés d assurances est une solution que les entreprises potentiellement polluantes ne peuvent ignorer. Pour les sociétés d assurances, c est l occasion d exploiter au mieux un marché qui recèle de réelles potentialités. Par Ali Mebarki Afin d aborder la question des risques environnementaux sous de bons auspices, les entrepreneurs font appel à des experts qui les aident dans cette tâche. Les entreprises sont soumises à des législations qu elles doivent respecter sous peine de sanctions car, souvent, le respect de l environnement est encadré afin d éviter tout risque. Ainsi, la maîtrise des risques environnementaux évite aux entrepreneurs d engager leur responsabilité car de nombreuses activités peuvent générer ces risques vis-à-vis de l environnement. C est dans ce cadre qu intervient la nécessité d identification des risques environnementaux que l entreprise peut générer afin de les évaluer et de les maîtriser. Le principe du pollueur - payeur En Algérie, cette maîtrise est d autant plus importante que les pollueurs sont obligés de payer selon le principe du pollueurpayeur. Ce principe inscrit dans la loi est le reflet de la volonté des pouvoirs publics de lutter contre les pollutions d origine industrielle en initiant des programmes d action et des mesures législatives pour la préservation et la protection de l environnement. Mais au-delà du principe du pollueur-payeur, il y a aussi la recherche de formules d assurance spécifique pour ce genre de risques à cause de la responsabilité civile qui pèse sur les épaules des dirigeants des entreprises potentiellement polluantes. Ces derniers assument les frais de toutes les mesures de prévention de la pollution et aimeraient bien transférer le risque aux assurances. Si les sociétés d assurance captent ces risques liés à l environnement, elles pourraient constituer une opportunité de booster leur chiffre d affaires. 6 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

7 Dossier :: Assurance et et Risques environnementaux des entreprises Ainsi, les sociétés se verraient proposer des produits destinés à couvrir ces risques spécifiques. Les courtiers d assurances ont un rôle à jouer Les entrepreneurs sont appelés à solliciter le concours des courtiers pour les conseiller sur l évaluation des risques et sur le bonnes formules pour assurer ces risques. Il y a aussi des mesures préventives à prendre afin d éviter de causer du tort à l environnement. Il y a effectivement des industries qui sont très polluantes à cause des rejets qu elles effectuent dans la nature causant ainsi la contamination des sols, des sources phréatiques et de l air. Les procédures de dépollution peuvent s avérer coûteuses lorsque certains dégâts ne sont tout simplement pas irréversibles. Quelquefois, la pollution peut être générée non par le processus de production luimême mais par les déchets qui sont générés par les produits usagés. Se pose alors la question de leur destruction et de leur stockage, et là aussi les entrepreneurs sont dans une situation compliquée car ils peuvent être tenus pour responsables pour les dégâts qui peuvent en être générés, et ils devraient alors faire appel aux assurances pour leur transférer ce risque. Certaines entreprises font effectivement appel à des sociétés d assurances pour les accompagner dans la gestion des risques environnementaux. Le développement durable un enjeu pour les entreprises Le développement durable constitue l une des valeurs éthiques des entreprises, car cela les aide à cultiver une bonne image auprès des clients et du public. Certaines entreprises vont même jusqu à procéder à des audits afin de certifier certains de leurs process de fabrication conformément aux normes de protection de l environnement. Il y a la certification ISO qui entre dans ce cadre. L Algérie ne fait que suivre l évolution internationale dans le domaine de la protection contre les diverses formes de pollution. Le premier pas adopté pour appliquer cette démarche est celui du durcissement du dispositif juridique national relatif à la protection de l environnement, ouvrant ainsi un nouveau marché aux compagnies d assurances. Les compagnies d assurances proposent aux entreprises différentes polices d assurances pour tenter de répondre aux besoins de protection de leurs installations et de leurs activités de manière générale. Les compagnies trouvent ainsi un terrain nouveau pour innover, proposer de nouveaux produits et prospérer en conséquence avec un chiffre d affaires plus important. A.M. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

8 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Prise en charge des risques pollution liés aux installations industrielles Les entreprises dans l attente de produits d assurances spécifiques Le programme de création de PME durant la période , et l orientation de la stratégie économique nationale vers un partenariat favorisant le développement industriel, sont des éléments indiquant une croissance des risques d entreprises, dans les cycles d approvisionnement, de production et de commercialisation. Par Fatiha Aïd A cela, il y a lieu d ajouter la volonté des pouvoirs publics de lutter contre les pollutions, en initiant des programmes d action et des mesures législatives pour la préservation et la protection de l environnement, dont le fameux principe du pollueur-payeur. La majorité des entreprises industrielles font face, depuis quelques années, au principe du pollueur payeur, qui stipule que «toute personne dont les activités causent ou sont susceptibles de causer des dommages à l environnement assume les frais de toutes les mesures de prévention de la pollution». L évolution des risques entreprises, particulièrement ceux relatifs à l environnement, constitue pour le marché des assurances une occasion de développer son chiffre d affaires, en proposant aux entreprises concernées de nouveaux produits qui prennent en charge ces risques spécifiques. De leur côté, les entreprises exposées aux risques pollution, se verraient, ainsi, offrir des polices d assurances spécifiques ou pouvant les prendre en charge dans une certaine mesure pour le moins. Ces couvertures d assurances spécifiques offriront aux entreprises une protection contre les éventuelles indemnisations auxquelles elles pourraient être confrontées, du fait de leurs activités. Force est de reconnaître, également, qu en dépit des efforts accomplis et des mesures prises par l Etat pour la protection de l environnement, des installations industrielles continuent de porter atteinte à l environnement. Parmi les infractions, souvent constatées, il y a le rejet des déchets industriels dans des endroits non spécifiques, le déversement des eaux usées dans la nature, et l absence d autorisation d exploitation. Les efforts de NCA Rouiba, Stream System et BCR Par ailleurs, de plus en plus d entreprises commencent à prendre conscience de l exigence environnementale. Une situation qui les motive à se conformer aux normes et à la certification en la matière. Une situation qui les pousse, également, sur un autre plan, à rechercher des couvertures et des contrats d assurances qui prennent en compte les risques pollution. Citons l exemple de la société NCA Rouiba, spécialisée dans la production des jus, qui semble prendre très au sérieux la problématique de la protection de l environnement. Normalement, explique M. Slim Othmani, le patron de NCA Rouiba, «il faudrait faire appel à un courtier spécialisé en assurance, qui doit faire venir, de son côté, ce qu on appelle un ingénieur en risques industriels. Ce dernier fait un audit de votre entreprise et évalue tous les risques environnementaux». 8 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

9 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Selon M. Othmani, «il n y a pas de notions de produits d assurances spécifiques aux risques de pollution, il appartient aux entreprises d exprimer leur besoins en couverture de risques et l assureur répond, ensuite, à leur demande avec des solutions». Pour sa part, M. Farid Esserhane, responsable chez Stream System, entreprise spécialisée dans l électronique grand public, se montre plutôt rassurant sur les risques environnementaux de l entreprise qu il représente, en affirmant : «en fait, nous en tant qu industriel dans le domaine de l électronique, nous n avons pas ce genre de problèmes lié à l environnement. Nous avons plutôt un problème de processus de perte de production», et d expliquer «lorsqu on est confronté à un composant défectueux, les compagnies d assurance nous payent juste le composant alors que ce dernier rentre dans le processus de fabrication d un équipement qui peut couter mille fois plus cher que le composant en question». M. Esserhane regrette cette situation et espère une prise en charge, par les compagnies d assurances, des pertes causées par les défaillances. Concernant l existence d éventuels risques de pollution liés à l activité de Stream System, M. Esserhane explique que les déchets produits par l entreprise qu il représente concernent les anciens tubes cathodiques à composants métalliques. Ces derniers sont stockés, à l abri, déclare M. Esserhane, qui reconnait, toutefois, une difficulté à trouver des sociétés en mesure de recycler ces déchets. M. Esserhane saisit cette occasion pour lancer un appel aux compagnies d assurances afin de proposer des solutions dans ce sens en les conseillant et en les aidant à trouver ce genre de sociétés spécialisées dans le recyclage. «Le risque environnemental est plus important qu une question d argent», conclue-t-il. Autre exemple, la société BCR, spécialisée dans la production de Boulonnerie Coutellerie et Robinetterie, évoque une relation confiante avec les assureurs. «La relation entre les compagnies d assurances et l entreprise est mutuellement confiante et communicative. Par ailleurs, BCR est certifiée ISO et, par conséquent, la protection de l environnement et le développement durable sont nos préoccupations permanentes et continues», souligne Madame Ghernous, collaboratrice du PDG de BCR. Les risques Sonelgaz et Sonatrach bien pris en charge A l instar de NCA Rouiba, Stream System et BCR, la société Sonelgaz, considérée également comme une entreprise aux risques pollution, est en train de consentir des efforts dans la protection de l environnement. Elle a procédé, fin décembre 2013, au renouvellement des contrats d assurances des sociétés du Groupe. Les compagnies CAAT, CAAR et TALA Assurances ont été retenues pour accompagner le Groupe Sonelgaz durant les trois prochaines années. Selon le service de la communication de ce groupe, la Direction exécutive de la stratégie financière et de la consolidation de Sonelgaz, procède chaque trois ans au lancement d un appel d offres national ouvert auprès des compagnies d assurances de droit algérien, pour assurer la couverture de l ensemble des risques liés à son activité et à celles de ses filiales y compris les risques liés à l environnement. Cette opération s intègre dans le cadre de la gestion des risques. Le Groupe Sonelgaz se trouve, ainsi, doté des moyens nécessaires pour la couverture globale des risques liés à ses activités. La mise en place et la gestion des contrats d assurance qui en découlent relèvent de la compétence des filiales, chacune pour ce qui la concerne. Outre la Sonelgaz, Sonatrach ne reste pas indifférente pour ce qui est de la protection de l environnement. A en croire le Directeur Commercial de la compagnie d assurances des hydrocarbures, CASH Assurances, le risque Sonatrach est bien pris en charge. Le ministre de l Energie et des Mines, M. Youcef Yousfi a affirmé récemment que Sonatrach avait consacré près de 91 milliards DA à la prévention, à la sécurité et à la protection de l environnement. Enfin, il faut dire que la question de la protection de l environnement commence à être prise au sérieux par les industriels. De leurs côtés, les spécialistes de l environnement appellent à la sensibilisation de ces derniers à travailler dans un esprit d entreprise citoyenne, qui protège l environnement de la pollution. Ils appellent également les compagnies d assurance à renforcer leur lien avec les entreprises industrielles en développant de nouveaux produits spécifiques à la protection de l environnement. F.A. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

10 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Les entreprises face aux risques environnementaux Evolution méritant innovation Le durcissement du dispositif juridique national relatif à la protection de l environnement, avec notamment l adoption du principe du pollueurpayeur, a relancé la problématique de la couverture des risques environnementaux. Par Samira Belabed Bien que les risques environnementaux soient, légalement, exclus de la couverture au titre des assurances de biens, les compagnies d assurances proposent aux entreprises différentes police d assurance pour tenter de répondre aux besoins de protection de leurs installations et de leurs activités de manière générale. A noter que dans le domaine de la couverture des risques environnementaux, les entreprises ont plus qu une bonne raison de souscrire des polices qui couvrent leurs risques pollution, même en considérant que leurs voisins et leurs concurrents ne le font pas. Il s agit d un risque où la demande est encore faible et pour lequel les sociétés d assurance semblent prêtes à consentir des efforts tarifaires relativement importants. Il faut savoir également que ce fait n est pas propre à l Algérie car, même au niveau du marché international, les sociétés d assurances n accordent pas ce genre de couverture au titre des assurances de biens. Pour autant, les entreprises n ont pas intérêt à négliger ou à sous-estimer les risques de pollution environnementale, d autant que leurs prestataires de services sont désormais exposés au même titre que les exploitants des installations industrielles. Certaines entreprises peuvent découvrir trop tard que leurs couvertures d assurance ne sont pas assez complètes ou adaptées à leurs besoins, et qu elles s exposent à des pertes financières. Ces pertes font souvent suite à des atteintes à l environnement générées par l exploitation d un site ou héritées d un passif environnemental. De plus, leurs dirigeants n ont pas toujours conscience qu ils peuvent être personnellement tenus pour responsables des éventuels dommages causés à l environnement. Les spécialistes estiment que ces expositions, peu ou pas garanties par les contrats d assurance traditionnels, nécessitent une analyse des risques et une adaptation des couvertures d assurance. Mais, concrètement, quelle forme les produits proposés par les assureurs, qu ils soient spécialisés ou généralistes, peuvent-ils prendre? A côté de ces couvertures de base, il existe encore de nombreuses extensions possibles pour assurer la tranquillité de l entreprise. En Algérie, ce ne sont pas les compagnies d assurances qui manquent sur le marché. Très actifs par leur nombre important, les assureurs sont, malheureusement, toujours au stade des produits traditionnels, à l exception de l assurance contre les effets des catastrophes naturelles (Cat-Nat) qui commence à peser sur le terrain. 10 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

11 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Toutes ces compagnies, et d autres encore, sont bien conscientes que les polices environnementales ne sont plus un sujet mystérieux pour les entreprises. Bref, la préoccupation environnementale et l intégration de la couverture du risque qui y est associé sont aujourd hui des notions qui semblent bien intégrées ou en voie de l être dans le monde global de l entreprise. Il appartient, à présent, aux assureurs de saisir les nouvelles opportunités offertes par la protection de l environnement, en proposant aux entreprises aux risques pollution de nouveaux produits spécifiques, et à ces dernières de poser un regard plus pertinent sur les produits présentés. S. B. A titre d exemple, on peut citer la CASH Assurances qui propose le contrat d Assurance Globale Risques d Entreprise (AGRE), un produit multi-garanties qui couvre un large éventail de risques pouvant menacer les entreprises industrielles de petite, moyenne et grande taille. Sont garantis l ensemble des biens, sans pour autant que cette description ait un caractère limitatif. S agissant de l assurance Responsabilité civile (RC), le contrat a pour objet de garantir l assuré contre les conséquences pécuniaires découlant de la responsabilité civile liée à son activité, à raison des dommages corporels, matériels, et immatériels causés aux tiers, dont l extension de garantie comprend la pollution accidentelle. Autre compagnie, autre exemple : la CAAR offre aux grandes entreprises, aux PME, et aux commerçants et artisans, une multitude de polices d assurances qui couvrent les biens, la perte d exploitation et la Responsabilité civile, mais pas d offre spécifique aux risques pollution. De son côté la Compagnie internationale d assurance et de réassurance (CIAR) garantie, entre autres, l incendie et les éléments naturels, les dommages aux biens et construction, mais toujours pas d offre spécifique pour la couverture des risques pollution. Toutefois, la CIAR ne ferme pas la porte à une prise en charge négociée de ces risques particuliers et non prévus, au titre des extensions possibles des contrats d assurance. Quant à la SAA, elle se base, actuellement, sur son effort à développer l assurance Cat-Nat et les assurances des pertes d exploitation. Il y a également l assurance de responsabilité civile (RC). Celle-ci est liée à l exploitation, les produits livrés et construction et montage. Enfin, la compagnie Alliance Assurances propose aux entreprises un contrat d assurance Multirisque Professionnelle, qui protège leurs locaux et leurs biens professionnels, mais couvre aussi leur responsabilité civile lorsqu elle est engagée. Mais point de police d assurance spécifique aux risques pollution, qui demeurent négociables dans le cadre des extensions des garanties. Revue de L ASSURANCE N 6 -- Août

12 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises M. Laribi Yacine, Chef de division Incendie (CCR) «La RC couvre le risque pollution en lien avec l activité industrielle de l entreprise» M. Laribi Yacine est chef de division Incendie à la Compagnie Centrale de Réassurance (CCR). Il nous livre, dans cet entretien, son analyse sur la problématique de la prise en charge des risques pollution générées par l activité industrielle des entreprises. Entretien réalisé par Mohand Redaoui des assurances réalisé en 2012 et qui se chiffre à 99 milliards de dinars. Le reste du chiffre d affaires du secteur est composé beaucoup plus des risques simples, et en majorité de l assurance automobile. Mais est-ce que ce marché des risques d entreprise est important? Si on compare le résultat de ce marché par rapport à d autres branches du secteur, on peut, bien sûr, le considérer comme important. Mais comparé à d autres pays voisins ou lointains, et au potentiel assurable existant de notre marché, on peut penser qu il n est pas exploité au mieux. La revue de L ASSURANCE : Quel est le chiffre d affaires du marché algérien des risques d entreprises? M. Laribi Yacine : Le marché des risques d entreprise est en évolution (+11%). Il a généré 44,46 milliards de dinars de chiffre d affaires en 2012, contre 39 milliards de dinars en Ce marché représente 45% du chiffre d affaires global du marché Parmi les risques d entreprises, il y a les risques environnementaux, ces derniers sont-ils couverts par les sociétés d assurance? Les risques environnementaux ne sont pas couverts par les compagnies d assurance au titre des assurances de biens. Ils font partie des exclusions absolues. Les couvertures dommages excluent toute responsabilité légale ou de quelque nature que ce soit, directement ou indirectement causée par l ionisation, la radiation ou par la contamination, la radioactivité toxique ou de propriété dangereuse, ainsi que la pollution et la contamination. 12 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

13 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Ces exclusions sont-elles propres à l Algérie ou bien elles sont une pratique internationale? C est un fait international, même au niveau du marché international les sociétés d assurances n accordent pas ce genre de couverture au titre des assurances de biens, en raison de la nature du risque qui est incommensurable en terme de fréquence. Qu elles sont alors les activités à risques couvertes par les assureurs qui peuvent causer des dommages à l environnement? Beaucoup plus les activités chimiques et pétrochimiques, la sidérurgie, les sociétés de fabrication d ammoniac, les cimenteries, etc. Toutes ces activités sont susceptibles de causer des dégâts et des dommages à l environnement. Et cette couverture, elle garantit quoi? L assurance dommages aux biens couvre les biens mobiliers et immobiliers de l entreprise, ainsi que ses pertes financières par souci d assurer la continuité de son activité. Mais tous les autres risques relatifs à la pollution, la radioactivité ou la contamination sont exclus de la couverture des assurances de biens. Mais, dans le cas où une fumée toxique, provoquée, par exemple, par un incendie d une installation industrielle, s échappe et contamine le voisinage humain, l assureur prend-il en charge les retombées financières d un tel accident? En cas de survenance d un risque dans une entreprise, quel que soit son activité, l assureur couvre le dommage subi à l intérieur de l entreprise (assurances dommages), ainsi que les employés qui exercent à l intérieur de l entreprise (assurances de personnes). Et qu en est-il des gens qui habitent dans le voisinage de l usine? Il y a l assurance Responsabilité civile (RC) qui intervient. C est une police d assurance obligatoire qui couvre les dommages causés aux tiers. Que ce soit les dommages directs ou les dommages indirects. Mais il faut prouver que le dommage a été causé, bien sûr, par l entreprise mise en cause. La Responsabilité civile court également en cas de contamination d un terrain du fait de l activité d une installation industrielle? Oui, en faisant valoir l assurance Responsabilité civile, s il est prouvé que la contamination du terrain est due à l activité de l entreprise, son propriétaire peut invoquer la Responsabilité civile de cette dernière pour réclamer une indemnisation. Donc, les risques environnementaux sont couverts? Les risques environnementaux ne sont pas couverts au titre de l assurance de biens. Les dommages directs à l intérieur de l entreprise sont, quant à eux, couverts. Le dommage direct est propre et interne à l entreprise. Il peut toucher soit une personne, soit un bien (une machine par exemple). Pour ce qui est du dommage indirect environnemental, extérieur à l entreprise, causé aux tiers, il n est pas couvert, Par contre l assurance responsabilité civile peut couvrir les risques liés à l environnement, mais bien sûr, c est des couvertures limitée en terme d engagement et d indemnisation. M.R. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

14 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises M. Djebarra Djamal Eddine, Directeur des Risques d Entreprises et de Particuliers à la CASH Assurances «La demande de la couverture en assurance du risque pollution reste très timide» La Compagnie d assurance des hydrocarbures (CASH Assurances) est leader dans la couverture des grands risques industriels et des projets d infrastructure. Elle compte dans son portefeuille d assurés de grandes sociétés comme BP, TOTAL, COSIDER, ALSTOM, LAFARGE, et les entreprises du groupe SONATRACH, son actionnaire majoritaire. M. DJEBARRA Djamal Eddine, Directeur des Risques d Entreprises et de Particuliers à la CASH Assurances présente, dans cet entretien, la place du risque environnemental dans l offre globale de la compagnie. Entretien réalisé par Karima Seddak Revue de L ASSURANCE : Pouvez- vous nous définir l assurance du risque environnemental? M. DJEBARRA Djamal Eddine : En premier lieu, tout en soulignant que cette question est un sujet d actualité, je voudrais souligner la complexité qui entoure l assurance du risque environnemental. Si nous restons dans le langage des assureurs, le risque environnement serait la chose ou l objet sur lequel reposerait une couverture en assurance. Par conséquent et pour le faire, il est nécessaire de connaitre et d identifier les atteintes pouvant affecter l environnement. Dans un cadre général, le risque environnemental peut être l ensemble des causes, de natures diverses, accidentelles et soudaines entrainant des conséquences dommageables sur l environnement. Les dommages peuvent être du fait de l émission, dispersion, rejet ou dépôt de toute substance solide, liquide ou gazeuse polluant l atmosphère, les eaux ou le sol. Ils sont liés, essentiellement, aux actions des entités industrielles/à l agriculture dont les process/activités impactent ou entrainent directement une détérioration de l environnement, principalement : l eau (celle en surface ou celle des nappes phréatiques), l air, le sol, la faune et la flore, y compris les cultures, le cadre de vie. Actuellement sur le marché national, le terme le plus répandu et usuel, sauf erreur de ma part, est souvent l assurance pollution que Risque environnemental. Quelles sont les atteintes à l environnement qui peuvent être assurées? Voulezvous nous donner des exemples concrets? Comme nous l avions souligné, les atteintes à l environnement peuvent se manifester sous diverses formes : des atteintes à l eau (en surface ou celle des nappes phréatiques), à l air (qualité de l air), aux sols (contamination des sols et sous-sols), à la faune et flore (destruction des milieux naturels ou alors des atteintes directes à la faune et la flore), etc. Sur le plan de la pratique d assurance, la démarche reste identique que pour les autres risques assurables, à savoir que l événement dommageable doit être soudain, accidentel, imprévu et extérieur à la victime ou à la chose endommagée. Concrètement, on distingue deux sortes d atteinte à l environnement ou pollution : accidentelle ou graduelle. D une part, une atteinte à l environnement est dite accidentelle lorsqu elle résulte d un événement soudain et imprévu, c est-à-dire que l atteinte se manifeste quasiment sans délai par rapport à l événement générateur qui l a provoquée. 14 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

15 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises L exemple type serait un déversement de produits chimiques nocifs ou dangereux qui atteint les eaux de la nappe phréatique, les cultures ou les animaux suite à un dysfonctionnement, une erreur ou une rupture brutale d une cuve de stockage ou d une canalisation transportant les produits en question. D autre part, une pollution est dite graduelle lorsqu un délai s écoule entre l événement générateur et la manifestation du dommage ou de l atteinte à l environnement ou de la pollution, étant entendu que ce phénomène reste inconnu de l assuré. En fait, la pollution n est pas détectable immédiatement après l événement qui en est à l origine. Pour cette catégorie, toute la difficulté réside dans la détermination des critères de progressivité pour caractériser une atteinte graduelle. L exemple cité ci-haut peut être repris avec, pour ce cas, une fuite lente dans une cuve ou par une canalisation enterrée. Il est utile de le préciser qu actuellement, les atteintes ou pollutions graduelles sont exclues des offres d assurance, en l absence de support en matière de transfert de risque. Globalement, beaucoup d entreprises industrielles et d agriculteurs qui ont recours à un usage massif de produits ou solutions chimiques toxiques ou dangereuses (manipulation des produits issues des hydrocarbures, utilisation des pesticides, utilisation de solution ou molécules chimiques toxiques, etc.), ainsi que les transporteurs de produits polluants et d hydrocarbures, peuvent être à l origine de graves accidents nocifs à l environnement. Quels sont les différents produits proposés par la compagnie CASH Assurances en termes d assurance du risque environnemental? A ma connaissance, il n existe pas actuellement sur le marché algérien un produit spécifique destiné exclusivement à la couverture des atteintes à l environnement. Généralement, la couverture de l aléa «pollution accidentelle» reste la seule offre qui est consentie dans le cadre des polices d assurances de Responsabilité Civile. La garantie du risque pollution est généralement consentie comme une extension avec des conditions très restrictives, en termes de seuil de couverture et de franchise, lesquelles sont souvent assorties d une limite de garantie durant la période de garantie. La garantie est parfois étendue aux frais de remise en état des sites ou des objets atteints (frais de dépollution), soit la prise en charge des frais engagés par le responsable dans le cadre de la remise en état du site avant pollution dans le cadre des opérations de «neutralisation» des effets de la pollution (dépollution/nettoyage). Il faut dire également que, chez nous, le risque d atteinte à l environnement ou pollution est, d abord, assez «flou» sur le plan de disponibilité de données et échantillons statistiques et, de fait, sa prise en charge obéit à une démarche de prudence et de sélection. L assurance du risque environnement intéresse-t-elle les entreprises algériennes? Concrètement, aujourd hui, la couverture en assurance du risque pollution reste d abord une demande très timide du côté de la clientèle ou prospects et ensuite une offre restrictive et exceptionnelle dans les offres des assureurs. Certains clients importants de la CASH ont cette couverture avec, parfois, des conditions acquises du marché international. Il n en demeure pas moins que la couverture du risque pollution est parfois un besoin exprimé directement par les assurés ou par les prospects et parfois elle est proposée lorsque le risque est identifié comme un aléa auquel peut être soumis le client. Cette couverture a, cependant, un caractère exceptionnel. Il faut dire que le risque d atteinte à l environnement doit être pris dans sa globalité : identification des risques maitrise gestion et prévention évaluation des pertes éventuelles. Si les textes légaux et règlementaires en vigueur (Loi du 19 juillet 2003 notamment) ont consacré le principe de la protection de l environnement, notamment par la prévention et la responsabilité du pollueur (pollueur payeur), il reste cependant difficile d assurer l adéquation entre ce principe et les défis économiques auxquels fait face notre pays en terme de développement industriel et agricole principalement. Bien entendu, ces défis rendent nécessaire une plus grande prise de conscience sur toutes les atteintes que pourraient subir l environnement, lesquelles ont des conséquences qui peuvent être irréversibles parfois. A mon sens, la commercialisation de cette couverture à une échelle large devrait plutôt intervenir dans une démarche cohérente dans laquelle chaque partie a un rôle précis à jouer (Pouvoirs publics sur le plan réglementaire Entreprises industrielles/agriculteurs sur le plan prévention et gestion de risques Assureurs/Réassureurs sur le plan offre de couverture en assurance et transfert de risque) pour une prise en charge de cet aléa dans un cadre assurantiel global : Cadre règlementaire et juridique - Identification des activités à assurer Outils de gestion et de prévention - Atteintes ou pollution envisageables Offres en couvertures d assurance. Comment CASH Assurances peut-elle aider les entreprises à considérer le risque de dommage environnemental? Dans la démarche de la CASH, le conseil reste une action permanente. A chaque fois que le risque atteinte à l environnement ou risque pollution est identifié comme aléa auquel peut être soumis un client ou prospect potentiel, la couverture ou l offre d assurance CASH intègre la prise en charge de cet aléa, dans une démarche prudente tout de même. Egalement, la CASH dispose d une structure d analyse de risques, dédiée à l appréciation et l évaluation des risques. Cette prestation, au-delà de son caractère d accompagnement que nous offrons à notre clientèle, est un outil d évaluation de l exposition des biens assurés aux différents risques potentiels et de nos engagements à chaque entrée en risque. La CASH agit aussi dans le sens de la sensibilisation de sa clientèle et autres assurables par l organisation et préparation de journées d études et d information sur les questions assurantielles. Cette démarche est presque constante dans les activités de la Compagnie. Sur un autre plan, la règlementation en cours pourrait également réserver une meilleure attention à cette catégorie de risque, en la plaçant comme préoccupation prioritaire, dans les couvertures d assurances des entreprises ou activités potentiellement polluantes ou pouvant induire des atteintes à l environnement. K.S. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

16 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises M. Tolba Tahar, Directeur Général de l environnement et du développement durable au Ministère de l Aménagement du Territoire et de l Environnement «L environnement offre des opportunités d investissement aux assureurs» M. Tolba Tahar, Directeur Général de l environnement et du développement durable au Ministère de l Aménagement du Territoire et de l Environnement explique quand et pourquoi le principe du pollueur-payeur a été adopté par l Algérie et les mécanismes de contrôle qui en découlent. Entretien réalisé par Mohand Redaoui La revue de l ASSURANCE : Les risques pollution relatifs à l activité des entreprises sont-ils importants en Algérie? M. Tolba Tahar : A vrai dire, ils ne sont pas très importants, car nous n avons pas une industrie intensive. Cependant, il n y a pas de risque zéro, ça c est un principe. C est pour cela que le législateur Algérien a pris les devants, en mettant en place un système de principes qui ont été traduit par des lois. Le premier principe, c est celui de précaution. On doit toujours faire attention et prendre des précautions pour éviter qu un risque pouvant porter atteinte aux écosystèmes, à l habitat et à la population se produise. Le deuxième principe, c est celui de responsabilité, c est le principe du pollueur-payeur. Quand est-ce que le principe du pollueur-payeur a été adopté? Le principe du pollueur-payeur a été inscrit à partir de la promulgation de la Loi du 05 février 1983 relative à la protection de l environnement. C est la première loi relative à la protection de l environnement en Algérie, qui a été amendé par la loi du 19 juillet 2003 relative à la protection de l environnement dans le cadre du développement durable. De cette loi sur la protection de l environnement découle ce qu on appelle la réglementation des installations classées. Et de la réglementation des installations classées résultent ce qu on appelle la taxe sur les activités polluantes ou dangereuses. Qu est-ce qui a changé avec la Loi du 05 février 1983 relative à la protection de l environnement? Avant la promulgation de la Loi 83-03, le passif environnemental incombait à l Etat. C est pour cela que les projets de dépollution industrielle des installations réalisées avant cette date étaient financés par l Etat. Car c était lui le responsable et le gestionnaire des usines et des installations industrielles. Après la Loi 83-03, c est l opérateur qui réalise l installation qui est obligé de pourvoir au système de traitement des fumés, des eaux usées et des déchets. Et quand il ne peut pas traiter les déchets, il les stocke et il les inventorie jusqu à ce qu il trouve une méthode de traitement rationnelle. Quand je dis opérateur, ce n est pas seulement une usine, ça peut être également, par exemple, un hôtel qui génère des déchets et qui a la responsabilité de les gérer. Justement, existe-t-il un mécanisme qui permet de prévenir et de lutter contre les atteintes à l environnement? Ce mécanisme existe, c est l autorisation, l autocontrôle et la Commission d inspection des installations classées, présidée par le wali et qui réunit au niveau local les représentants de la Direction de l environnement, de la Gendarmerie nationale et de la DGSN, ainsi que les représentants des Directions de plusieurs autres ministères. 16 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

17 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Nous avons une nomenclature des installations classées, en fonction de leur taille et de leur potentiel danger pour l environnement. Il y a des installations classées qui sont soumises à une simple déclaration du président de l Assemblée populaire communale (APC), d autres à l autorisation du président de l Assemblée populaire de wilaya (APW), et d autres encore, plus grandes, à l autorisation du wali. Et pour les très grands projets, l autorisation d exploitation dépend d un ou de plusieurs ministères. Pour obtenir l autorisation d exploitation, il faut satisfaire à deux études préalables que sont l étude d impact et l étude de danger. Et dans l autorisation d exploitation, il y a ce qu on appelle les consignes d exploitation, qui oblige l opérateur à un travail de suivi pour supprimer, réduire et atténuer les atteintes possibles à l environnement relevées dans l étude d impact. Donc, La protection de l environnement s exerce par une régulation en amont par le mécanisme de l étude d impact et de l étude de danger. Tout ce qui peut porter préjudice à la population est consigné dans l étude d impact. Et si l étude d impact n est pas concluante, on émet un véto à la réalisation du projet, qui n avancera pas. Quel est leur pouvoir d action des Directions de l environnement de wilayas? Les Directions de l environnement de wilayas ont la qualité de police de l environnement, à l instar de la Gendarmerie nationale et de la DGSN avec sa police de l urbanisme et de la protection de l environnement (PUPE). On inspecte les installations, on relève les infractions et on dresse des procès-verbaux (PV) qu on transmet aux autorités décisionnaires. Les infractions au Code de l environnement sont sanctionnées par des amendes financières, mais ces sanctions peuvent aller jusqu à l emprisonnement, lorsqu il s agit de déchets toxiques et de déchets dangereux qui peuvent porter préjudice à la santé publique. Les Directions de l environnement de wilayas peuvent-elle s autosaisir d un problème d atteinte à l environnement ou agissent-elles uniquement sur réclamation? Plusieurs cas de figure sont prévus, il y a le contrôle inopiné, le contrôle dans le cadre de la Commission d inspection des installations, il y a aussi le contrôle suite à la doléance des citoyens. Suite aux réclamations des citoyens, on ferme, parfois, des installations qui exercent en dehors de la réglementation. Je vous cite le cas d une installation pour laquelle nous avons dépêché la Commission d inspection. Une fois le PV d inspection rédigé et transmis au wali, ce dernier a pris la décision de fermer cette installation parce qu elle porte préjudice à la population, vu que cette installation, située en zone urbaine et non pas dans une zone d activité, ne respectait pas la règlementation. Donc, en plus des associations, de simples citoyens peuvent saisir les Directions de l environnement de wilayas Bien sûr, on a une sous-direction du partenariat qui travaille avec la société civile et le mouvement associatif. Dans la Loi du 19 juillet 2003 relative à la protection de l environnement dans le cadre du développement durable, les associations peuvent se constituer partie civile en cas de danger sur l environnement. Le législateur Algérien a conféré cette qualité de se constituer partie civile aux seules associations qui activent dans le domaine de la protection de l environnement, car elles font un travail complémentaire à celui de l administration. Elles font un travail de communication, de sensibilisation et de mobilisation des citoyens autour des préoccupations environnementales. Pensez-vous que les sociétés d assurances ont un rôle à jouer dans la protection de l environnement? Certainement, je vous citerai, par exemple, le cas de la lutte contre les inondations. L assurance couvre les risques d inondation. Il faudrait renforcer davantage la culture de l assurance. L assurance peut aussi contribuer à prendre en charge, avec les banques, une partie des investissements liés à l environnement, notamment les systèmes de dépollution. C est des créneaux d avenir qui peuvent s ouvrir à l assurance, qui ne doit pas se limiter à l assurance automobile, habitat et autre, car beaucoup d opportunités d investissements s offre à elle. M.R. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

18 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises M. Belkessam Hamid, journaliste chroniqueur à la radio Chaîne 3, spécialiste de l Environnement «Les compagnies d assurances ont un rôle à jouer dans la protection de l environnement» A travers ses émissions et ses chroniques matinales à la radio Chaîne 3, Hamid Belkessam, journaliste spécialisé dans les questions de l environnement, participe depuis des années à sensibiliser le grand public sur les dangers des pollutions. Dans cet entretien, il insiste sur le rôle du mouvement associatif dans la lutte contre les atteintes à l environnement. Aussi, il évoque l apport des compagnies d assurances dans la protection de l environnement. Entretien réalisé par Mohand Redaoui La revue de l ASSURANCE : Les risques pollution des entreprises sont-ils importants en Algérie? M. Belkessam Hamid : Cela dépend des secteurs d activités. Si l on prend l activité industrielle en générale, ça l est. Je citerais, à titre d exemple, le complexe Asmidal de production d engrais chimiques installée en plein zone urbain de la ville d Annaba, qui a été à l origine de beaucoup de drames, en raison des cas d insuffisance respiratoire chronique (IRC) qu il a généré. Les cimenteries de de Oued Sli à Chlef et de Meftah dans la région d Alger sont un autre exemple d impact négatif sur l environnement et la santé de la population. Le danger provient également des entreprises qui évacuent dans les oueds et les cours d eaux leurs rejets industriels toxiques, c est le cas, entre autres, d une grande entreprise de production de batteries qui évacue dans l oued El Harrach ses rejets industriels toxiques, et d une autre, située en amont de l oued El Harrach qui rejette dans ce même oued des résidus de mercure et de chrome, qui sont des substances chimique très polluantes utilisées dans le blanchiment de la pâte à papier. A travers vos chroniques et émissions à la radio, vous participez à sensibiliser le grand public sur les dangers de la pollution, mais que peuvent faire les citoyens face à ces risques? Les citoyens peuvent agir, ils peuvent se constituer en association pour déposer plainte et ester en justice les pollueurs. Cela est prévu par la Loi relative aux associations, abrogée en janvier 2012 par la nouvelle Loi Des exemples d actions citoyennes réussies dans la préservation de l environnement existent, c est le cas notamment de l association des résidants de Canastel (ARC) qui s est opposé et mobilisé contre un projet de déboisement, qui est une forme de pollution, de tout un carré vert décidé par la wilaya d Oran. Et elle a fini par avoir gain de cause. C est également la mobilisation citoyenne associative qui a poussé les autorités administratives à fermer pendant de longs mois suivis de mises en demeure de se conformer à la réglementation qui limite le rejet dans l atmosphère de polluants toxiques, les usines Alzinc de Ghazaouet dans la wilaya de Tlemcen, et Asmidal de Annaba. 18 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

19 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Il reste que dans beaucoup de wilaya, le mouvement associatif n est pas assez fort. Il demeure éparpillé, sans mise en réseau. Et on comprend le danger de cette situation de faiblesse face aux risques environnementaux. Donc, l action en justice ne peut être qu associative, les individus ne peuvent pas agir? Les individus peuvent agir, mais ils n ont pas cette qualité de pouvoir ester en justice une organisation industrielle de type entreprise qui dispose en permanence d un service juridique ou d un avocat conseil. Par contre, l association de par sa qualité, son agrément, et de par ses adhérents qui sont souvent nombreux et qualifiés peut avoir gain de cause. Avez-vous connaissance de cas de procès en justice pour cause de pollution qui ont donné lieu à des réparations et ou à des dédommagements? Avec dédommagements, non. Mais beaucoup d entreprises ont dû fermer, notamment celles qui ont une activité fortement polluante, je pense particulièrement à l amiante. L activité industrielle de l amiante a été totalement arrêtée par les pouvoirs publics suite à la pression, de la population et du mouvement associatif. Avec l adoption du principe pollueurpayeur, les entreprises ont tout intérêt à assurer leurs risques pollution, pensezvous que les compagnies d assurances peuvent aider à limiter, sinon à prévenir ces risques? Il faut être honnête, en Algérie tout ce process est nouveau. La perte d activité, la perte de production est codifiée en aval, mais en amont l assureur doit être très regardant sur les risques pollution et comment empêcher leur réalisation en raison des coûts financiers élevés qu ils peuvent entrainer. Vous voulez-dire que les assureurs ont également intérêt à bien évaluer pour bien maitriser les risques de pollution de leurs clients? Ils ont tout à fait intérêt, il faut juste dire que ce qu on appelle chez-nous le génie du process ou le génie industriel est une nouvelle spécialité au niveau des assurances. Ce qui fait que cet aspect conseil des assurances n est pas très probant au niveau des entreprises. Il faut, donc, des évaluateurs très connaisseurs des process de production industriels? Bien sûr, ce sont des industriels, ce sont des ingénieurs en process qui doivent être consultés pour conseiller les groupements d assurances. C est vrai que ça existe ailleurs, mais je pense que ça va commencer à venir en Algérie. M.R. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

20 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises M. Aggoun Abdelkader, Président du Club des entrepreneurs et industriels de la Mitidja (CEIMI) «Les assureurs peuvent nous aider à améliorer la gestion des risques pollution» Dans cet entretien, M. Aggoun Abdelkader, le premier responsable du CEIMI, une association de chef d entreprises, remet sur le tapis la question de la sensibilisation des industriels algériens à la protection de l environnement, tout en mettant en relief le rôle des compagnies d assurance dans ce sens. Entretien réalisé par Samira Belabed La revue de l ASSURANCE : M. Aggoun, le CEIMI a organisé en octobre 2012 le 1 er Symposium international sur «la gestion environnementale» qui vise, entre autres, la sensibilisation des industriels algériens à travailler dans un esprit d entreprise citoyenne qui protège l environnement de la pollution. Est-ce que cette rencontre a eu ses échos? M. Aggoun Abdelkader : Oui, effectivement, le 1 er Symposium international sur la gestion de l environnement a eu lieu à Alger le 02 octobre Près de 25 experts internationaux dont, 14 spécialistes venus de l étranger, notamment d Allemagne, de Suède, du Maroc et de la Tunisie y ont assisté. La rencontre a été organisée par le Club des entrepreneurs et industriels algériens (CEIMI), avec la collaboration de l organisme Management durable des entreprises. En fait, l objectif de cette rencontre était, entre autres, la sensibilisation des industriels algériens à travailler dans un esprit d entreprise citoyenne, qui protège l environnement de la pollution. Tout en sachant qu en l état actuel des choses, l industrie algérienne est absente sur l échiquier régional et mondial, je souligne néanmoins que la pollution de l environnement n a pas de frontières. Le meilleur moyen de la protection de l environnement, commence par l éducation et la sensibilisation permanente des pollueurs et les citoyens qui ont une grande part de responsabilités et ce, à travers leurs adhésion et soutien aux entreprises citoyennes qui protègent l environnement direct et indirect de la vie quotidienne. Pour parler de résultats, il faut savoir que 200 entreprises adhèrent au programme de la protection de l environnement que le CEIMI a lancé à l issue de ce Symposium. Que pensez-vous de la relation entre les entreprises aux risques pollution et l assurance? Sur le sujet des assurances, je peux citer également la journée d information que le CEIMI a organisé le 8 février 2011 avec la compagnie CASH Assurances. Cette journée d information et de vulgarisation s inscrit en droite ligne de la Convention cadre de prestation de services en assurances qui nous lie à cette compagnie d assurance. 20 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

21 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Cette journée de vulgarisation était destinée aux entreprises adhérentes en vue de les informer et de les assister dans l amélioration de la gestion de leurs risques et des questions liées à l assurance; de contribuer à l instauration d un état d esprit favorisant la prévention des risques; d optimiser les programmes d assurance en introduisant une analyse multicritères dans le processus de la prise de décision (étendue des garanties, montant d assurance, franchise, prime d assurance et la gestion des sinistres) et en matière de gestion des sinistres et des indemnisations et enfin d initier des actions de sensibilisation et de formation en vue de développer davantage la culture d assurance au sein des membres du CEIMI. Pensez-vous que les offres des compagnies d assurance sont adaptées et de nature à inciter les entreprises industrielles à se soucier de la protection de l environnement? Oui, jusque-là les démarches retenues dans le cadre des relations commerciales entre les entreprises et les compagnies d assurance sont satisfaisantes. Je donne en exemple la relation entre la CASH Assurances et le CEIMI. La démarche repose sur des avantages accordés par la CASH Assurances au CEIMI en contrepartie de services rendus en matière de communication et d efforts de sensibilisation dans la mise en œuvre de la convention et des avantages particuliers accordés à chaque adhérent-assuré. La compagnie CASH Assurances propose une offre de service globale, soit des visites de risques sanctionnées par des rapports renseignant sur l analyse des risques, Présentation du CEIMI l évaluation des risques, les recommandations de nature à améliorer la prévention, l optimisation des programmes d assurance grâce à l exploitation des rapports de visites de risques, le choix d experts en cas de sinistre mais aussi l avance sur sinistre. Pour ce qui est des avantages offerts à chaque adhérent-assuré dans le cadre de la convention, il y a la négociation des termes et conditions d assurance tout en veillant à offrir des conditions d assurance optimales; la contribution au financement de la prévention des risques par l octroi d une participation bénéficiaire, l avance sur sinistre sur la base de rapports d expertise préliminaire ou intérimaire et enfin associer l assuré au choix de l agence gestionnaire de ses contrats d assurances. Le Club des Entrepreneurs et Industriels de la Mitidja (CEIMI) est une association patronale locale qui a évolué vers le national en Elle a été fondée en 1998 par un groupe d industriels de la région de la Mitidja. Ses membres fondateurs, sont tous des industriels, de la région de Blida qui activent dans différents secteurs de la production. L adhésion au CEIMI est sélective. Elle est ouverte aux entreprises de droit algérien qui exercent une activité de production, de biens ou de services, quelle que soit leur domiciliation géographique sur le territoire algérien. Structuré en sections et sous sections d activités, le CEIMI se positionne comme une force de réflexion, d anticipation et d analyse au service de la PME PMI, dans le cadre d une vision globale de développement socio-économique de l Algérie. Le CEIMI veut incarner une Algérie qui tient à se développer et à s ouvrir, pour se forger une place respectable, au sein de la grande sphère de l économie mondiale. S.B. LE CEIMI en chiffres : 822 Adhérents 327 Milliards de dinars de chiffre d affaires m 2 3,30 Milliards de dinars de charges fiscales 7,30 Milliards de dinars de charges sociales Travailleurs (Emplois directs) Travailleurs (Emplois indirects) Source : site web du CEIMI, Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

22 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises M. Bendaoud Djenidi, Consultant international et DG de QCM - Algérie «S inspirer du principe du bonus-malus pour inciter à la protection de l environnement» Expert formateur en management de la qualité et management des systèmes intégrés, Bendaoud Djenidi est Directeur général du cabinet conseil QCM - Algérie. Il coordonne, pour le compte de l Organisation internationale de normalisation (ISO), le projet RS MENA qui vise l implémentation de la norme internationale ISO relative à la responsabilité sociétale (RS) des organisations dans 8 pays de la zone MENA. Dans cet entretien, M. Bendaoud dresse un bilan de l état d avancement de ce projet en Algérie et nous parle de la perception qu ont les entreprises algériennes des risques environnementaux et sociétaux. La préservation de l environnement c est également une affaire de normalisation. Entretien réalisé par Mohand Redaoui La revue de l ASSURANCE : Où en est le projet d implémentation de la norme ISO en Algérie? M. Bendaoud Djenidi : Le projet d implémentation de la norme ISO en Algérie, piloté par l Institut algérien de normalisation (IANOR), a démarré en 2011 et doit se terminer à la fin de l année Il se déroule conformément au programme tel qu il a été décidé par l ISO et qui consiste en l accompagnement de 2 entreprises, l organisation de 2 journées de sensibilisation et la formation de 4 experts à la responsabilité sociétale (RS) durant l année de lancement. L année suivante, on a doublé le nombre d entreprises accompagnées, organisé 2 journée de sensibilisation et formé 4 experts à la RS. En 2013, l accompagnement a concerné 7 entreprises et 1 établissement universitaire, 2 journées de sensibilisation ont été organisées et 8 experts ont été formés à la RS. Pour la dernière année du programme, on prévoit l accompagnement de 4 entreprises et l organisation de 2 autres journées de sensibilisation. Ce qui nous donnera un total de 18 entreprises accompagnées, 16 experts formés et de 8 journées de sensibilisation organisées. Quel est l apport de cette norme à la protection de l environnement? La norme ISO est structurée autour de 7 questions centrales et repose sur 7 principes. La protection de l environnement est une préoccupation majeure de la norme ISO Elle occupe pleinement une des 7 questions centrales. Un des 7 principes incite les entreprises au respect de la légalité. Or dans notre pays la législation nationale en matière de protection de l environnement est très riche. Par ces 2 aspects (1 question centrale et 1 principe fondamental) la norme ISO incite fortement à protéger l environnement 22 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

23 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Les entreprises algériennes se préoccupent-elles des impacts environnementaux de leurs activités? Les entreprises algériennes ont commencé à se préoccuper des impacts négatifs de leurs activités sur l environnement bien avant la publication de la norme ISO notamment en adoptant la norme ISO (publiée en 1996) relative au management environnemental. A ce jour beaucoup de nos entreprises aussi bien publiques que privées sont certifiées selon la norme ISO D ailleurs les pouvoir publiques à travers le ministère du développement industriel et de la promotion des investissements accordent des incitations financières pour encourager les entreprises à appliquer la norme ISO La norme ISO est venue consolider les acquis de la norme ISO Comment voyez-vous le rôle des sociétés d assurance dans la maitrise et la prévention des risques environnementaux des entreprises? Les sociétés d assurance ont un grand rôle à jouer dans l encouragement des entreprises et notamment des installations industrielles à appliquer ces référentiels internationaux pour minimiser d abord (sur le court terme) et éliminer ensuite (sur le long terme) les impacts négatifs de leurs activités sur l environnement. Cet encouragement des assurances peut également inciter les entreprises algériennes à mieux appliquer le dispositif législatif et réglementaire relatif à l environnement au bénéfice de toute la communauté nationale comprenant aussi bien les entreprises elles-mêmes, les compagnies d assurance que la population. De ce fait les sociétés d assurance peuvent se prévaloir de leur rôle sociétal et de leur comportement citoyen. Elles peuvent s inspirer de l application du principe du bonus-malus comme cela se fait (ou s est fait pour les assurances voitures). Elles peuvent par exemple accorder des «rabais» sur les primes d assurance aux entreprises certifiées ISO M.R. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

24 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises M. Mébarek Malek Serraï, Expert International, PDG du Cabinet d études Algeria International Consult «Il faut encourager la création de pools d assurance pour la couverture des sinistres» Dans cet entretien, l expert Mébarek Malek Serraï estime que les entreprises qui présentent un risque de pollution ont intérêt à se prémunir contre les catastrophes écologiques et les conséquences financières qui en découlent. Il conseille vivement aux entreprises potentiellement polluantes de s assurer contre tout danger de perte financière lié à la pollution permanente ou accidentelle, en souscrivant des polices d assurances professionnelles adaptées à leurs besoins. Entretien réalisé par Samira Belabed La revue de l ASSURANCE : L Algérie a adopté le principe du pollueur-payeur pour la protection de l environnement, d abord est-ce que vous pensez que cette règle est respectée? M. Mébarek Malek Serraï : Effectivement l Algérie a instauré la règle pollueur-payeur pour la protection de l environnement, cependant, cette règle n a pas été suivie jusqu à présent d une application systématique, voire obligatoire, à l ensemble des pollueurs. Les raisons de cette défaillance sont multiples, d abord il n y a pas eu suffisamment de publication et de vulgarisation de cette règle avec les aspects de rigueur qu elle engendre, mais aussi les obligations des pollueurs vis-à-vis notamment de l administration concernée par la protection de l environnement et par le service des impôts. L état d esprit connu chez la majorité des gestionnaires des entreprises publiques ou privées n a pas encore accepté le fait de payer des taxes pour protéger l environnement, c est là aussi un aspect culturel mais aussi un aspect lié à l autorité officielle pour qu elle puisse imposer de facto cette règle et les payements qu elle réclame et qu elle impose. Pour l instant, seules les grandes entreprises sont contractantes d assurance contre la pollution. Les entreprises aux risques pollution contractent des produits d assurance afin de faire face à ce genre de dépenses, c est à dire payer ce qu elles polluent. Comment trouvez-vous cette solution? C est une des solutions mais elle n est pas toujours la bonne car quand on est pollueur en permanence la question qu on se pose fallait-il traiter directement avec l administration de l Etat chargée des recouvrements des taxes de pollution ou faire appel aux produits d assurance qui bien évidemment réclament des primes supplémentaires pour la prestation de leurs services. Néanmoins pour les entreprises dont l activité présente des dangers évidents et permanents de pollution voire même d accidents de pollution (éclats de pipeline, accidents maritimes, miniers, hauts Fournaux, terminaux pétroliers, etc.) sont dans l obligation de se prémunir des catastrophes de pollution et les conséquences financières qui en découlent. De ce fait, les entreprises aux risques pollution doivent également se prémunir avec des assurances professionnelles contre tout danger 24 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

25 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises de perte financière lié à la pollution permanente ou accidentelle. Que pensez-vous des différents produits offerts par les compagnies d assurances à destination des entreprises aux risques pollution? Il faut dire qu il y a une approche harmonieuse de ces offres compte tenu d abord des différentes liaisons extérieures entre les entreprises d assurance locale et les compagnies d assurance et de réassurance externes. L encouragement pour la création de «pools d assurance» pourrait solutionner un nombre incalculable de couverture de sinistres. C est là où il faut définitivement asseoir des strictes politiques de surveillance et imposer des normes applicables en Algérie qui se réfèrent aux normes internationales réelles et non pas dénaturées. Je pense qu à cet endroit nous avons des responsables hautement qualifiés dans l administration des finances et des assurances qui veillent aux intérêts du trésor public et celui des compagnies algériennes contractant des réassurances internationales. Avec une ouverture du marché plus élargie aux grandes compagnies d assurance et de réassurance de par le monde, le jeu de la concurrence nationale et internationale va probablement assainir toute tentative ou forme de surfacturation et permettre aux véritables professionnels dont la qualification et la notoriété sont confirmées de s imposer dans le marché algérien. Est-ce que vous voyez qu il faut développer ces produits d assurance afin de mettre en place les systèmes de prévention et identifier les risques? Cette question est liée directement à la précédente dans la mesure où il faut continuer à réfléchir et œuvrer à développer des produits d assurance sûres et financièrement solides et arriver à mettre en place des systèmes bien adaptés pour l identification et la prévention des risques. Toutefois les différents textes concernant la protection de l environnement et l identification des risques sont déjà suffisamment développés en Algérie depuis plus d une dizaine d années. D ailleurs nous avons avec plaisir enregistré courant 2013 de nouveaux textes rendant certaines obligations à l endroit de tout projet nouveau de production et de services l obligeant à respecter toutes les conditions liées à la protection de l environnement. C est avec une grande fierté que nous constatons qu il existe d excellentes compétences humaines au niveau du ministère de l environnement, du CNA et des wilayas qui veillent de très près à la protection de l environnement et à la surveillance de toute unité polluante. Nous sommes témoins actifs (Algeria International Consult AIC) de cette excellente surveillance car nous avons-nous-même été sollicité à la fois par la banque mondiale (Fond Mondial pour l Environnement) et les différentes administrations locales ainsi que les industriels pour lesquels nous avons réalisé pas moins de 117 études de danger, de protection de l environnement et de plans de circulation interne en l espace de 25 ans, grâce à une excellente équipe de spécialistes nationaux et étrangers (Algériens, allemands, italiens, français, belge, sénégalais, etc.). Pensez-vous que les entreprises industrielles adhèrent aux programmes de protection de l environnement? Comme déjà souligné à l endroit de l application de la règle pollueur-payeur, nous constatons que nombreuses entreprises industrielles ignorent totalement ou partiellement le programme de protection de l environnement. Là il s agit de la faible culture managerielle et de sensibilisation à l endroit de la protection de la nature, de la faune et la flore. Un effort de communication, d information et surtout de vulgarisation est sans nul doute nécessaire. De même une sévérité de l administration dont le suivi et le contrôle sont également nécessaires. Le recours aux sanctions sévères n est cependant souhaité que lorsque nous aurons réalisé toutes les étapes précitées. S.B. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

26 Evénement Du sang neuf à la tête des leaders du marché Le secteur des assurances a connu des changements importants de staff managérial au mois de juillet. Des changements qui ont été opérés, jeudi 10 juillet, à la tête de deux compagnies publiques d assurances et pas des moindres: la SAA et la CAAT, qui détiennent la plus importante part de marché du secteur en Algérie. Par Malik Moudir Le PDG de la Société algérienne d assurances (SAA), Amara Latrous, est remplacé par Nacer Sais, ex-pdg de la de la Compagnie d assurance des hydrocarbures (CASH), devenu depuis fin 2012 conseiller du PDG de Sonatrach. des assemblées générales ordinaires de ces deux sociétés, réunies en session extraordinaire. Les désormais ex-pdg de la SAA et de la CAAT occupaient des postes de responsabilité à la tête de des compagnies publiques Premier remaniement du nouveau ministre Le remaniement à la tête de compagnies du secteur public des assurances est le premier opéré par le nouveau ministre des Finances, Abdelkrim Djellab, depuis sa nomination à ce poste en mai dernier, après avoir occupé celui de ministre délégué auprès du ministre des Finances chargé du Budget dans le précédent gouvernement. Lui-même président du Conseil National des Assurances (CNA) après sa nomination au ministère des Finances, selon la réglementation en vigueur. Le PDG de la Compagnie algérienne des assurances (CAAT), M. Djafri Abdelkrim, a été remplacé, lui, par son ancien Directeur général adjoint (DGA), M. Benmicia Youcef. Après avoir été annoncée aux concernés, la décision a été appliquée immédiatement. Les nouveaux PDG de la SAA et de la CAAT ont été installés jeudi 10 juillet par le ministre des Finances, Mohamed Djellab. L installation des nouveaux responsables à la tête des deux compagnies publiques d assurance s est déroulée à l issue Le ministre des Finances, M. Djellab Mohamed depuis plusieurs années. Abdelkrim Djafri a été lui-même DG de la SAA en 1986, avant d être remplacé par Amara Latrous en MM. Djafri et Latrous ont accompagné le processus de réforme du secteur des assurances entamé depuis Toutefois Amara Latrous conserve toujours son poste de président de l Union Algérienne des Sociétés d Assurance et de Réassurance (UAR) qu il occupe depuis Ces changements à la tête du secteur public des assurances est l un des plus importants puisqu il concerne les deux compagnies publiques leader d un marché en croissance constante ces dernières années avec un chiffres d affaires global du secteur, estimé à 113,9 milliards de dinars (+15 %). La SAA, leader du marché des assurances, a enregistré un chiffre d affaires de 25,77 milliards de dinars (22,62 %) en 2013, en croissance de près de 12% par rapport à Elle est talonnée par la CAAT avec un chiffre d affaires de 18,11 milliards de dinars (15,89 %), en hausse de 17 %. Les deux compagnies pèsent, à elles seules, quelques 43,88 milliards de dinars avec une part de marché totale de plus de 38,5 % dans un secteur qui en compte une vingtaine de compagnies. M.M. 26 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

27 Evénement Salama Assurances «Indemnisation des clients en un temps record» M. Abdelhakim Hadjou, directeur général de Salama Assurances, a annoncé fièrement que le propriétaire d une usine importante qui produit des cométiques a été indemnisé en un temps record. Lors d une conférence de presse organisée au siège de l entreprise à Alger, il a annoncé que le site en question est un magasin de stockage qui a brûlé en août de l année dernière à Cheraga dans la wilaya d Alger. Par Said Mansouri Il a ajouté que dans tous les cas lorsque le client a perdu toute sa marchandise cela peut mettre la société en difficulté ou en carrément en faillite. Dès que l incendie est déclaré en août, l affaire est suivie pour être clôturée en huit mois après que la compagne ait statué que les 110 millions DA vont être payés. Selon le DG, la moralité est qu en assurance, on ne peut pas dire que «cela n arrive qu aux autres.». «On ne pense jamais avoir un grand sinistre mais on est tout de même en train de payer un grand sinistre, mais dans la fierté, même si nous allons payer plusieurs fois la prime», a-t-il dit devant la presse. Il ajoute ceci : «Nous continuons à travailler avec le client pour l aider dans son plan de développement.» Lors de cette conférence, le DG était assisté par de nombreux cadres dont le directeur des sinistres. Il y avait aussi la présence de M. Abdellah Zergui, directeur général de l EURL Splendid qui est l entreprise concernée par le sinistre. Selon tous ces responsables, il n y a pas de fraude dans ce dossier contrairement à ce qui était annoncé à l époque par certaines sources. Plus de 10 cadres ont étudié le dossier et ils ont conclu qu il n y pas eu de fraude. Selon Abdellah Zergui, la presse n a pas toujours été sincère car elle a évoqué le fait qu il y aurait eu tentative d escroquerie à l assurance. L incendie et l effondrement du dépôt sont causés par un autre incendie qui a eu lieu chez un voisin, SARL Prochaise, est-il indiqué dans un document de Salama remis à la presse. Selon le DG de Salama, le sinistre a été réassuré et la réassurance va participer au paiement du sinistre. Selon lui, le fait d assurer des risques importants, c est d abord effectuer le choix de prise en charge du risque en supportant une partie mais en transférant une autre partie au secteur des réassurances. Il y a des clients qui attendent pour que leur usine redémarre dans de bonnes conditions, a-t-il ajouté. M. Abdelhakim Hadjou rappelle que Salama a été créée en «Nous sommes en train de travailler sur le dossier de la bonne gouvernance et la transparence», a-t-il indiqué. Il ajoute que la compagnie fait partie du groupe d assurance Dubaï Arab Insurance Company qui a aussi des filiales en Egypte et dans d autres pays du Golf et que le groupe travaille dans l assurance islamique. «Nous sommes spécialisés car nous travaillons avec le concept de Takaful, d inspiration islamique remplaçant l assurance conventionnelle», précise-t-il. Il regrette qu il n y ait pas de législation dédiée à cette assurance «mais nous avons des règles de gestion», assure-t-il. Il ajoute ceci : «Nous sommes en train de finaliser un système de gestion globale pour la souscription et la prise en charge du sinistre et nous travaillons sur la qualité de service avec plus de 200 points de vente.» La compagnie a dégagé un chiffre d affaires de quatre milliards DA en 2O13. Elle compte poursuivre l accompagnement de ses clients à travers son activité en risk management. Une direction expertise et prévention est même créée à cet effet. S.M. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

28 Evénement Courtier d assurance Quel rôle dans la gestion des risques d entreprises? Le rôle du courtier d assurance dans la gestion du risque de l entreprise a été le thème d une journée d études organisée par la Bourse de la sous-traitance et du partenariat du Centre (BASTP-Centre) et la société de courtage Assurance Broking Services (ABS). Par Said Mansouri Le conférencier, Chabane Sadek, DG d ABS, a commencé par présenter le cadre juridique de la profession, en faisant référence à la loi du 25 janvier 1995 relative aux assurances, modifiée et complétée par la loi n du 20 février L article 258 stipule que le courtier d assurance est une personne physique ou morale qui fait profession à son compte de s entremettre entre les preneurs d assurance en vue de faire souscrire un contrat d assurance. Le courtier est le mandataire de l assuré et est responsable envers lui. Il ajoute que la profession de courtier d assurance est une activité commerciale. A ce titre le courtier est soumis à l inscription au registre de commerce et aux autres obligations à la charge du commerçant. Il a aussi expliqué que le courtier est un consultant au service de l entreprise et qu il est un professionnel aux multiples compétences comme observateur qui sait anticiper et créer un service sur mesure et à forte valeur ajoutée. S adressant aux présents, il est indiqué que le courtier veille à ce que l assurance proposée est bien celle qui convient et que l entreprise est armée pour en apprécier toutes les subtilités. Il a aussi son avis sur les critères à appliquer pour choisir telle compagnie d assurances après que les besoins sont bien identifiés afin de bénéficier du contrat adapté à «votre situation et dans les meilleures conditions tarifaires». Etant donné que l assurance est un domaine complexe et qu elle utilise les règles du droit et de la finance appliquée à toutes techniques de l industrie, des services et du commerce, l assistance d un professionnel est nécessaire. En plus, est-il précisé «l assurance s inscrit dans un marché concurrentiel où de multiples acteurs se côtoient : compagnies d assurances-mutuelles- institutions de prévoyances». L apport du courtier se fait sentir pour d autres raisons car «les contrats d assurance sont souvent d une lecture compliquée; difficilement comparables entre eux et les rapports qualité/prix très variables». Ainsi, le choix d une assurance mérite attention et savoir-faire car les conséquences d un mauvais choix «ne seront visibles que le jour du sinistre, malheureusement trop tard». Les participants ont pu prendre conscience du fait que le courtier d assurance est «un professionnel aux multiples compétences» et qu il est entouré d équipe de spécialistes: juristes, ingénieurs, financiers. Le courtier d assurance développe ainsi une expertise qu il met au service de ses clients car il dispose des outils les plus performants dont l informatique, la bureautique, les nouvelles technologies de télécommunications et des bases de données. Lors de la même conférence, il est souligné que «le courtier d assurance est ainsi à même d apporter des réponses fondées sur l analyse précise tenant compte des besoins clairement identifiés des assurés et de l offre des assureurs». Pour cela il lui faut plusieurs atouts et ses compétences lui permettent de maîtriser tous les domaines d activités d une clientèle se composant aussi bien d industriels, de commerçants, de professions libérales que de particuliers. Il maîtrise aussi toutes formes d assurances pour la protection des biens et des personnes. Lors du débat, les participants ont posé des questions sur la possibilité des courtiers d intervenir pour des contrats à l étranger dans le cadre de l exportation des services. Le code des marchés pose aussi des problèmes aux professionnels et ont posé des questions sur ce sujet. Le conférencier a souligné que le courtier a un pouvoir local car il y a la règle de territorialité. Il y a aussi la CAGEX qui est spécialisée dans ce genre de risque qui touche les exportations. Pour le code des marchés, il est expliqué qu il y a des aménagements mais qu il y a quand même des entreprises comme des établissements publics administratifs qui sont soumis à ses obligations. Il faut que le marché dépasse 4 millions DA pour les services pour passer par appel d offres, est-il expliqué. A une question de savoir s il y a d autres professionnels, il est répondu ceci : «Nous sommes 24 au niveau national.» 28 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

29 Evénement Une partie de la conférence est consacrée au risk management. Dans ce cadre, le conférencier explique qu un risque ou une vulnérabilité est un aléa dont la survenance prive l entreprise d une ressource et l empêche d atteindre ses objectifs. Dans ces, gérer les risques «est un processus itératif de diagnostic, de traitement et d audit des vulnérabilités pesant sur l entreprise pour lui permettre d atteindre ses objectifs». Les participants ont eu droit à des explications sur un deuxième thème quoi est celui des «assurances des risques d entreprises et le choix de la couverture optimale». Le conférencier souligne que «le choix de l assureur pose souvent problème aux managers, car de leur choix dépend, en partie, l avenir et la pérennité de leur activité». En règle générale une compagnie d assurance est choisie d après des critères. Ses capacités financières, la qualité de son offre en termes de coûts et de garanties et ses capacités techniques et les références de ses réassureurs entrent en jeu. C est aussi le cas pour sa notoriété sur le marché et la qualité de son portefeuille, la crédibilité de ses prestations notamment en matière d indemnisation ainsi son expérience dans la gestion des risques à assurer et la qualité de ses ressources humaines. S.M. Trois questions à M. Chabane Sadek, DG d ABS «On vise une juste indemnisation pour le client» A la clôture de la journée d études sur le rôle du courtier d assurance dans la gestion du risque de l entreprise organisée par la Bourse de la sous-traitance Centre, M. Chabane Sadek, DG d ABS, nous a expliqué la finalité de ce genre de rencontres au profit des PME. Entretien réalisé par Said Mansouri La revue de l ASSURANCE : Comment évaluez-vous votre rôle d interface entre les assureurs et les clients? M. Chabane Sadek : Nous jouons effectivement un rôle dans la protection des consommateurs. On dit souvent qu il n y a pas d interface entre les assurances et les consommateurs. Or, nous sommes aussi là pour la protection du consommateur et de l utilisateur des assurances. Pourtant, on constate qu il y a encore du travail à faire afin que les entreprises soient sensibilisées sur le rôle du courtier. On essaie de développer et de d approfondir cette connaissance auprès d elles en expliquant qu on peut leur prodiguer des conseils utiles et qu on peut leur apporter notre expertise dans leur intérêt. Comment pouvez-vous illustrer cet apport? Dans ce domaine, nous apportons notre appréciation sur le contrat d assurance. Dans le même temps, on déploie nos efforts pour obtenir une juste indemnisation pour le client. Le courtier d assurance imagine ainsi de nouvelles stratégies liées à la sécurité et il définit une politique globale en matière de risques ou intervient sur des décisions d investissements ou des relations contractuelles. Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l exercice de votre profession? Il y a toujours un clivage entre le secteur public et privé. On continue de se méfier des intermédiaires car la corporation est assimilée à tout autre genre d intermédiaires alors que de notre côté nous sommes agréés par des décisions du ministère des Finances. Toutefois, il y a une instruction qui interdit au secteur public d entrer en contact avec les intermédiaires sans distinction aucune. Il y a aussi des entreprises qui ne font pas encore assez recours à l expertise des courtiers préférant s adresser directement aux assureurs. S.M. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

30 Evénement Le Programme Algérien des Energies Renouvelables Un marché prometteur qui attire le regard des Assureurs L énorme potentiel en Energies Renouvelables (EnR) dont recèle l Algérie n a pas laissé indifférent le secteur des assurances. En mai dernier, des compagnies d assurances se sont penchées sur la couverture des risques liés à l exploitation de ces énergies, que ce soit pour l usage domestique ou industriel. Par Malik Moudir Africa-Ré, le leader africain de la réassurance a voulu anticipé le décollage du secteur des EnR en Algérie, appelé à connaitre un essor certain avec les multiples usages recensés dans des domaines aussi variés que l industrie, le bâtiment, l agriculture, etc., en organisant avec la collaboration du réseau de courtier en assurance Verspieren International, un séminaire les 6 et 7 mai dernier à l hôtel Sheraton d Alger, sous le thème : «Les Energies renouvelables : Analyse et couverture des risques» Le but de l évènement, auquel ont participé les compagnies d assurances activant en Algérie, était de vulgariser la couverture assurantielle des risques liés aux activités du secteur des énergies renouvelables. Un type d assurance qui va au-delà de la couverture des risques de la construction et de l exploitation des grandes installations, en s adressant, aussi, aux acquéreurs d installations photovoltaïques pour couvrir les dommages subis et l absence temporaire de production d électricité. L énorme potentiel du marché algérien Les experts ont souligné l importance des projets prévus sur le continent africain dont les plus grands se situent principalement au Maroc, et en Algérie qui a lancé le 3 février 2011 son programme national de développement des énergies renouvelables avec l ambition de générer MW d électricité. L Algérie a récemment décidé d abandonner l hydroélectricité dans le segment des EnR pour se tourner principalement vers le solaire (Photovoltaïque et énergie solaire thermique à concentration ou CSP) et l éolien. Les projets de ce vaste programme sont au stade des études et du lancement des projets pilotes. Cette phase s est concrétisée, ces dernières semaines, avec la mise en service de la première ferme éolienne d une capacité de 10 mégawatts à Adrar, et la réalisation d une usine de production de panneaux photovoltaïques. La seconde phase de ce programme sera consacrée à la réalisation des premières installations, et la troisième, à l horizon 2020, au lancement de l industrie à grande échelle. La question de l assurance sera, alors, au centre des débats. Ainsi, les experts ont mis en exergue la pertinence de développer dans le futur des produits d assurances adaptés à ce marché prometteur, d autant que sa capacité est considérable car bénéficiant d un cadre juridique et d incitatifs favorables à son émergence. 30 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

31 Evénement 22 milliards d euros de capitaux à assurer Le marché algérien des énergies renouvelables offre, vraisemblablement, un taux de prime attractif pour les compagnies désireuses investir ce marché à fort potentiel d où l intérêt de s y positionner. Selon une présentation de Verspieren International qui recense les potentialités du marché, les avantages et les inconvénients qu il présente, le projet Algérien des EnR se chiffre à 22 milliards d euros de capitaux à assurer, un chiffre calculé sur la base d un coût moyen d investissement de 1 million d euros par mégawatt (MW). Avec la possibilité de capitaliser sur les expériences des assureurs européens (échecs et succès), «le taux de prime est en général plus élevés que sur les marchés standards soumis à une forte concurrence entre les assureurs». Le secteur national des assurances perd l un de ses vaillants cadres Djendi Ali tire sa révérence Il faut dire que l évolution du secteur des énergies renouvelables en Algérie avec son gigantesque plan de développement est scrutée par les assureurs et réassureurs spécialisés, notamment européens (Munich-Re, Gothaer, Royal & SunAlliance (RSA), AXA, ALLIANZ, etc.), car il leur offrira d énormes opportunités de croissance devant le recul des marchés européens. Africa-Ré qui a entre autres missions de soutenir le développement économique de l Afrique, se propose d accompagner les assureurs locaux en tant qu assureur leader sur le marché africain, classé 40 ème sur la liste des 100 premiers groupes de réassurance dans le Monde. M.M. CONDOLÉANCES M. Djendi Ali, ancien présidentdirecteur général de la CAAR et ex-président de l UAR, est mort le 27 août dernier, laissant derrière lui une longue et riche carrière au service du secteur national des assurances. C est en tant que cadre à la SAA, puis directeur central dans la même compagnie, qu il a commencé à se forger une réputation de bon gestionnaire. En 1991, il est nommé PDG de la CAAR qu il dirigera jusqu en 2005, participant ainsi à l ascension de cette compagnie historique. Sa nomination à la tête de la CAAR, a été suivi, juste après, par une élection à la tête de l UAR qu il présidera jusqu en octobre 2005, date à laquelle il passera le témoin à son successeur, M. Latrous Amara. Le départ en retraite, en 2005, du défunt Djendi Ali ne marque pas la fin de son engagement. Il continuera à participer au développement du marché national des assurances en qualité de consultant et formateur à l Institut algérien des hautes études financières (IAHEF). Avec le décès de Djendi Ali, la famille des assurances perd l un de ses vaillants cadres. Le Secrétaire du Conseil National des Assurances ainsi que l ensemble du personnel, très affectés par le décès de DJENDI Ali, ancien présidentdirecteur général de la CAAR et ex-président de l UAR, présentent à toute la famille du défunt leurs condoléances les plus attristées et l assurent, en ces pénibles circonstances, de leur profonde sympathie. Que Dieu accueille le défunt en Son Vaste Paradis. إنا هلل و إنا إليه راجعون Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

32 Focus : les Assurances à l heure des TIC Utilisation des TIC et secteur des Assurances La 3G pour se rattraper En 2014, les compagnies d assurances en activité en Algérie sont à un stade peu avancé en matière d utilisation des nouvelles technologies de l information et de la communication (TIC). Affranchies, certes, de «l ère du fax» en matière de gestion interne, mais elles demeurent en retard en ce qui concerne les services à valeur ajoutée en lien direct avec le client. Le lancement, cette année, du haut débit mobile sonne comme une invitation à rattraper leur retard en la matière, pour améliorer leur performance. Par Malik Moudir L utilisation de ces nouvelles technologies de l information et de télécommunication fait son bonhomme de chemin dans le secteur des assurances en Algérie. Doucement. Toutes les compagnies d assurances en activité en Algérie disposent, relativement, de systèmes d information qui relient toutes les agences locales et garantissent un gain de productivité, ainsi que du réseau Intranet qui assure une coordination et une organisation de travail optimisée au sein de chaque société. Cela se répercute d une manière indirecte positivement sur le client. Beaucoup parmi les 23 compagnies d assurances ont également une présence plus ou moins performante sur le web. Une vitrine ouverte sur la toile. Toutefois, pour la plupart sans services à valeur ajoutée, à proprement parler, pour le client. Et tout le monde a un projet dans les cartons : devis et souscription en ligne, paiement électronique, applications mobiles, etc. Un signe d un début de prise de consciences des managers des compagnies quant à l apport des nouvelles technologies sur l optimisation du système d organisation interne et son impact sur la qualité de services offerte aux clients. Car son apport est indéniable dans un secteur très concurrentiel ou le mot innover prend tout son sens dans l adaptation des offres aux besoins des clients, de plus en plus exigeants, dont les mœurs de consommation ont évolué au rythme de l évolution des nouvelles technologies de l information et de la communication. Les compagnies d assurances admettent à l unanimité qu elles ont accusé un grand retard en matière d intégration des TIC dans une stratégie globale de différenciation. Même si elle est encore peu généralisée au niveau mondial, l utilisation des TIC dans le secteur progresse dans certaines régions du monde. 32 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

33 Focus : les Assurances à l heure des TIC En Europe, par exemple, on estime le volume des nouvelles polices d assurance IARD et Vie qui seront vendues sur les canaux numériques à 25 milliards d euros en 2016, contre 12 milliards en 2012, selon une étude d Accenture (une entreprise internationale de conseil en management, technologies et externalisation ), qui indique également que plus des trois quarts (78%) des compagnies d assurances européennes prévoient une augmentation de leurs investissements dans la transformation digitale de leurs fonctions vente et distribution, et envisagent de consacrer en moyenne 27 millions d euros à ces projets sur les trois années à venir. Les raisons du retard tiennent aussi à un environnement numérique handicapant Pour les raisons du retard, l expert-consultant en TIC, M. Grar Younès les expliquent par «la méconnaissance de ces TIC par des responsables». «Ils pensent qu elles ne servent à rien, qu elles sont coûteuses, compliquées à exploiter, génèrent des coûts et des tracasseries supplémentaires, ne sont pas très déployées chez les clients et fournisseurs, etc.», explique-t-il (lire l entretien). Seulement, l environnement numérique dans lequel elles évoluent est pour beaucoup dans cette situation d «hésitation». L Algérie accuse un énorme retard en matière d accès à Internet avec un taux de pénétration de 14 % seulement, alors qu il est de 55 % au Maroc, 40 % en Tunisie et 20 % en Libye. En matière de débit, elle est classée à la 30 ème place/32 pays au niveau africain. Ce n est, en effet, que durant cette année que des progrès significatifs ont été enregistrés en matière de pénétration d Internet avec des débits acceptables (augmentation des débits des offres ADSL d Algérie Télécom), notamment avec l introduction de la 4G-LTE d Algérie Télécom et le lancement de la 3G par les trois opérateurs mobiles. Les compagnies peuvent encore rattraper leur retard, maintenant que la diffusion des nouvelles technologies de l information et de la communication s est accélérée. Et elles gagneraient à s arrimer à cette évolution surtout qu elles disposent pour la plupart d un réseau d agences qui couvre tout le territoire pour maintenir la proximité avec le client. Combiner le réseau physique et les canaux digitaux Pour s accrocher, il est, en effet, essentiel de combiner le réseau physique et les canaux digitaux pour une meilleure satisfaction du client. Car, près de 70 % des clients sont susceptibles de changer de compagnie d assurances en raison de leur insatisfaction. Selon l édition 2014 du World Insurance Report (WIR 2014) publiée par Capgemini et l Efma, si la rentabilité des compagnies d assurances augmente, essentiellement grâce à la baisse du nombre des déclarations de sinistres, seulement 32 % des clients dans le monde se disent satisfaits des services proposés par leurs assureurs en Les risques de perte de clients restent élevés. Les assureurs doivent donc «améliorer leurs offres pour réduire le taux d attrition (indicateur qui permet de mesurer le phénomène de perte de clientèle ou d abonnés) et accroître leur performance», en misant, selon le WIR, sur les canaux numériques, en particulier les plates-formes mobiles. Le développement du haut débit mobile, avec le lancement de la 3G, offre cette opportunité qui permet de sortir du lot. Cette évolution technologique permet d offrir de nombreux services à forte valeur ajoutée. «A travers une application mobile, une compagnie d assurance peut présenter ses activités, ses services, ses produits, ses promotions, son historique, ses points de présence, des outils de simulation pour obtenir un devis, ainsi que des multitudes de services. Vu que l application mobile est liée au smartphone du client, la compagnie d assurances peut lui envoyer une alerte ou une notification automatique pour l informer de l arrivée à terme de son contrat et l inviter à le renouveler, lui demander une information additionnelle pour son dossier, l informer d une promotion, d un nouveau service, etc.», résume M. Grar. On peut citer aussi, entre autres services : l utilisation d application mobile d aide à la gestion de sinistre : géolocalisation du véhicule, une photo pour la constitution de la pré-déclaration de sinistre, souscription par téléphone ou en boutique opérateur, paiement par téléphone mobile, etc. Malgré que certains services se heurtent à certain écueils d ordre juridique comme pour le paiement électronique mobile, qui nécessite une authentification par signature électronique (inexistante encore en Algérie) et les limites des TIC dans certaines situations, notamment, pour la transmission de justificatifs papiers, les vérifications manuelles et la rencontre face à face, le haut débit mobile offre des opportunités considérables. L adoption de cette technologie mobile par les compagnies d assurances n est pas seulement d un grand apport pour les collaborateurs, elle leur permettra, aussi, d être proche du client. Cela permettra de véhiculer les valeurs recherchées par le client : transparence, simplicité et proximité. M.M. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

34 Focus : les Assurances à l heure des TIC M. Khelifati Hassen, P-DG d Alliance Assurances «Nous avons amorcé notre transformation digitale» Alliance Assurances s est dotée de nombreux outils et applications pour s adapter, constamment, aux évolutions technologiques et aux désirs et comportements des clients. Dans cette interview, M. Khelifati Hassen, P-DG d Alliance Assurances, explique comment sa compagnie engage sa transformation digitale. Entretien réalisé par Said Mansouri Revue de L ASSURANCE : Une tendance vers la digitalisation s empare de la société, comment votre compagnie s adapte-t-elle à cette évolution? M. KHELIFATI Hassen : Effectivement, la digitalisation est un phénomène d ampleur mondiale qui impacte tous les secteurs d activités. La population algérienne en particulier se digitalise de plus en plus, notamment du fait de sa jeunesse qui aspire à plus de modernité, plus de services et plus de rapidité. Alliance Assurances a pris en considération cette tendance pour mieux nous adapter à ce changement de consommation et maintenir une position de challenger compétitif et innovant. Notre direction des systèmes d information contribue activement à la transformation digitale d Alliance Assurances, depuis des années, en développant des avantages concurrentiels pour nos clients et prospects. Alliances Assurances est la première société d assurances à avoir proposé le devis en ligne pour notre gamme d assurances automobile «Auto plus», en 2011, suivi de la possibilité de faire un devis en ligne pour l assurance multirisques habitation, en Ces services sont également disponibles sur applications mobiles de type Smartphone, BlackBerry et Android. Aujourd hui, nous nous inscrivons dans la perspective de l ouverture du paiement en ligne. En ce sens, nous avons finalisé le développement de la plate-forme pour lancer les souscriptions et le paiement en ligne. Il sera, ainsi, possible de l implémenter dès que le système se met en place. Nous travaillons également pour donner la possibilité à nos clients de déclarer leurs sinistres par téléphone. Comment arriverez-vous à gérer vos agences par le biais des nouvelles technologies? Toujours plus proche de nos clients et prospects. Nous sommes, désormais, présents dans 43 wilayas. Nos 170 agences sont obligatoirement connectées au serveur central de la compagnie via notre ERP (progiciel de gestion intégré) «Iris» développé par notre filiale informatique Orafina, ce qui nous permet d optimiser notre gestion opérationnelle quotidienne. Nous projetons d utiliser les services de la 3G à court terme, ce qui nous permettra, notamment, d apporter de nouvelles plusvalues sur nos services, particulièrement pour l indemnisation. Quel est l apport de votre Direction des Systèmes d Informations? Alliance Assurances est une compagnie à forte croissance. Notre direction des systèmes d information en est l un des pôles stratégiques. Elle anticipe les évolutions imposées par la stratégie de l entreprise, assiste les utilisateurs au niveau de la direction générale et de nos 5 directions régionales, administre les bases de données ainsi que les serveurs d applications. Utilisez-vous Facebook et d autres réseaux sociaux pour promouvoir vos produits? Nous communiquons de plus en plus sur les réseaux sociaux et y relayons toutes nos campagnes publicitaires. Une réflexion est en cours pour optimiser notre interface et son impact. S.M. 34 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

35 Focus : les Assurances à l heure des TIC M. Hadj Mahammed Ahmed, DG de la GAM «Il faut que notre environnement technologique se développe» Nommé Directeur général de la GAM (Générale Assurance Méditerranéenne) en novembre 2012, M. Hadj Mahammed Ahmed est convaincu du rôle stratégique des TIC dans le développement du marché national des assurances. Mais cela ne peut se faire, explique-t-il dans cet entretien, sans la réunion de certaines conditions. Entretien réalisé par Nadia Ait Larbi Revue de L ASSURANCE : Les entreprises recourent, de plus en plus, aux nouvelles technologies de l information et de la communication (TIC). Qu en estil de votre compagnie? M Hadj MAHAMMED : Pour la GAM, l utilisation des nouvelles technologies de l information et de la communication est un choix stratégique. Déjà, au niveau interne, tous nos postes de travail sont reliés en réseau. Toutes nos agences et tous nos services sont reliés par messagerie interne. Nos services utilisent beaucoup la messagerie pour communiquer avec les clients. Nous avons, d ailleurs, revu notre site web pour en faire un moyen interactif de communication avec la clientèle, notamment pour tout ce qui a trait aux réclamations, demandes d informations, etc. Actuellement, dans les pays asiatiques, les clients peuvent déclarer leur sinistre aux compagnies via leur téléphone mobile. Vous prenez votre téléphone portable, vous photographiez votre véhicule en cas d accident et vous serez indemnisés le plus rapidement possible. Et pour nous, quand est-ce que cela va être possible? Il faut que notre environnement technologique se développe. Tout dépend de l environnement technologique. Par exemple, au niveau de la GAM, nous avons un site web, un système d information et un serveur central qui relie chaque agence. Et nous sommes en train de développer un nouveau système d information. Malheureusement, nous avons des problèmes de connexion. Le débit est encore faible, comparativement, par exemple, à nos voisins marocain et tunisien. La 3G et la 4G-LTE en mode fixe sont des formules commerciales qui ne sont pas, en l état actuel, fiables pour le domaine des assurances parce qu il faut vraiment du haut débit. Il faut qu on se dise les vérités, si l environnement ne s y prête pas, on ne peut pas développer les TIC et on ne peut travailler que difficilement. A votre avis, ceux qui ont en charge le développement des TIC ont-ils conscience de l enjeu de l utilisation de ces technologies? Je pense que les autorités ont conscience de l enjeu des TIC et connaissent l importance économique de l utilisation de ces technologies. Elles doivent donc programmer le développement des TIC, pas seulement pour le secteur des assurances mais pour tous les autres domaines d activités. Je pense que si on a un environnement technologique adéquat, on pourra faire beaucoup de choses sur le plan économique en Algérie. Il faut voir ce qui se passe dans les pays d Asie. Grâce aux TIC, ils ont atteint des niveaux d avancement considérables dans les services, l hôtellerie, les finances, la banque, l assurance, etc. C est des technologies qui offrent beaucoup de rapidité, l information est traitée en temps réel. Tout se fait par Internet, tout se fait par carte bancaire. Pour information, le secteur des assurances réalise, en Turquie, un chiffre d affaires de 10 milliards de dollars, le Maroc 3 milliards de dollars, la Tunisie 1,5 milliard de dollars, alors qu en Algérie notre chiffre d affaires en assurances tourne autour de 1 milliard de dollars. On a encore du chemin à faire. N.A.L. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

36 Focus : les Assurances à l heure des TIC M. Hadjou Abdelhakim, DG de Salama Assurances Algérie «Notre nouveau système d information sera bientôt opérationnel» Filiale du groupe Salama - Islamic Arab Insurance Company-, la société Salama Assurances Algérie pratique l assurance islamique (Takaful), et dispose de plus de 200 points de vente au niveau national. Pour soutenir son développement, Salama Assurances Algérie investit beaucoup dans les nouvelles technologies de l information et de la communication (TIC), comme l explique, dans cet entretien, son Directeur général, M. Hadjou Abdelhakim. Entretien réalisé par Nadia Ait Larbi Revue de L ASSURANCE : Salama Assurances Algérie accorde-t-elle de l importance à l utilisation des technologies de l information et de la communication? M. Abdelhakim Hadjou : Nous considérons que les nouvelles technologies de l information et de la communication sont des outils indispensables pour prendre des décisions dans les temps, communiquer avec la clientèle et être transparent en termes de chiffres et de données techniques. Pour nous, la transparence est très importante, car elle est un principe fondamental pour la formation et la mise en place d un modèle de gestion Takaful. C est pour cela que nous nous sommes engagés résolument, depuis 2010, à acquérir un nouveau système d information que nous sommes en train de mettre en place. Et en quoi consiste ce nouveau système d information? Le nouveau système d information métiers va permettre l automatisation de tous les processus de gestion. La gestion du réseau, l administration des contrats, la gestion des sinistres, la gestion des risques et des prestations de service, etc. Tout cela va être automatisé au niveau de Salama Assurances Algérie. On vient, d ailleurs, d adopter une nouvelle organisation qui s adapte à ces nouvelles technologies. Et quand est-ce que ce projet sera-t-il totalement opérationnel? Je vous annonce officiellement que le nouveau système d information sera opérationnel à partir du début de l année prochaine. Et comment se fera le contact avec le client? Le contact avec le client se fera via un portail web, que nous installerons lorsque le nouveau système d information sera totalement opérationnel et rodé. Le portail web permettra alors à nos clients de prendre connaissance des services que propose Salama Assurances Algérie et plus encore, de faire des simulations et des souscriptions en ligne. Comptez-vous intégrer l Internet mobile (3G) et les réseaux sociaux dans votre relation client? C est facile de lancer une application Android, mais le plus important, pour nous c est le suivi et la satisfaction du client. C est pourquoi, à Salama Assurances Algérie, on préfère attendre la réception définitive de notre système d information avant d intégrer les Smartphone dans notre relation client. Pour ce qui est des réseaux sociaux, nous disposons déjà d une page Facebook, mais tout ça va se consolider, de façon encore plus interactive, avec le lancement de notre portail web, qui sera administrée par une équipe dédiée et bien organisée. Pour beaucoup, l enjeu des TIC c est la rapidité du traitement des dossiers d indemnisation, qu en pensez-vous? Effectivement, l enjeu c est la qualité de la prestation, notamment l indemnisation rapide des assurés. C est ce que fait Salama Assurances Algérie depuis le lancement, en 2006, de son centre de traitement des dossiers des sinistres. La réception définitive de notre système d information nous permettra, non seulement de consolider notre position de leader sur le marché, en termes de vitesse de traitement des dossiers d indemnisation, mais également de réaliser des taux de croissance beaucoup plus importants, sachant que celui de l année passée était déjà de 24%. N.A.L. 36 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

37 Focus : les Assurances à l heure des TIC M me Bourouba Amel, Responsable des Moyens Informatiques à AXA Assurance Algérie «AXA projette une plateforme front office pour le réseau commercial» Dans cet entretien, la responsable des moyens informatiques au niveau d AXA Assurance Algérie nous détaille les multiples avantages que représente pour la compagnie l utilisation des technologies de l information et de la communication. Elle dévoile, par la même occasion, les projets d AXA Algérie dans ce domaine. Entretien réalisé par Samira Belabed Revue de L ASSURANCE : Nous savons qu aujourd hui les entreprises, en générale, et les compagnies d assurance, en particulier, ne peuvent se passer des technologies de l information dans leurs activités quotidiennes. Quels sont les avantages de l utilisation des TIC par la compagnie AXA dans l amélioration des prestations de service? M me Bourouba Amel : Dans le monde des assurances, les TIC sont des outils de production indispensables au développement et au bon fonctionnement de notre activité. Le groupe AXA a été précurseur, dans le domaine,. Dès le début des années 1970, il a développé son propre système d information interne, qui a évolué en fonction des exigences du marché, de l activité et du client. Dès le lancement de ses activités commerciales en décembre 2011, AXA Assurance Algérie a fait le choix d investir dans un Système d Informations performant en utilisant le Système d Informations du Groupe AXA pour s appuyer sur son expertise et son efficacité et optimiser les ressources. Ce Système d Informations a bien évidemment été adapté au contexte du marché algérien, à ses spécificités, à la réglementation en vigueur et à la stratégie opérationnelle et commerciale d AXA Assurance Algérie. Aujourd hui, il est complètement opérationnel et efficace et présente de nombreux avantages : Il est multicanal, multi produits (vie et dommage) ; il est intégré et centralisé à tout le réseau commercial, ce qui permet plus de fiabilité et plus de sécurité pour tant pour nos clients que pour nous. Plus de fiabilité dans la constitution d une base de données complète, qui représente un élément clé dans l exercice de notre activité. Plus de sécurité dans la maitrise des fraudes, grâce à une traçabilité et un historique des actes de gestion. Ces avantages que vous venez de citer ne font que renforcer votre présence en Algérie, n est-ce pas? Oui absolument, d ailleurs, le Système d Informations utilisé chez AXA Assurance Algérie étant automatisé, il permet un gain de temps très appréciable, une augmentation de la productivité, de la performance et de l efficacité et, par conséquent, une plus grande disponibilité pour le client. Un autre avantage, que nous identifions comme majeur, est le transfert continu de l expertise du Groupe AXA Assurance vers AXA Assurance Algérie. Il s agit là, d un moteur de performance et de professionnalisation des équipes d AXA Assurance Algérie pour assurer la relève des potentiels et la pérennité de ses entités algériennes. En résumé, pour deux jeunes entreprises comme AXA Assurances Algérie Vie et AXA Assurances Algérie Dommage, l utilisation d un Système d information performant permet un pilotage efficace de ses activités au quotidien, en minimisant les risques d erreur et en ayant une vision client unique pour une qualité de service à la hauteur des standards internationaux du groupe AXA. Quels sont les derniers projets en matière du développement du service informatique au niveau d AXA Assurance? Pour rester très compétitif et répondre au mieux aux besoins de nos clients et du marché, AXA en Algérie travaille sur le développement de nouveaux projets, dont un projet majeur à moyen terme, qui consiste à compléter le système maitre par une plateforme front office pour le réseau commercial. D autres projets à venir seront déployés en fonction de l évolution du marché des assurances en Algérie et du déploiement de notre stratégie. S.B. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

38 Focus : les Assurances à l heure des TIC Compagnie Algérienne des Assurances (CAAT) Cap sur les TIC pour améliorer la qualité de service L exploitation des nouvelles technologies de l information et de la communication (TIC) ouvre, aujourd hui, aux compagnies d assurance des perspectives de développement prometteuses. En effet, l innovation est le moteur des économies développées. Et si l assurance tire naturellement profit du développement économique qu elle accompagne, elle peut également en être un moteur à condition d innover comme l ont démontré les premiers assureurs. Par Fatiha Aïd Certes, innover est l obsession des services marketing dont sont désormais dotées la majorité des compagnies, mais toutes les dimensions de notre activité sont concernées, au premier chef la stratégie : les modes de commercialisation et les modalités d organisation de la relation client constituent également un champ d innovation très large. Acteur clé sur le marché des assurances en Algérie, la Compagnie Algérienne des Assurances (CAAT) participe au développement de l activité d assurance grâce à son expérience dans la gestion des risques et développe des produits adaptés aux besoins des assurés. La CAAT, dauphin des sociétés du marché national en terme de chiffre d affaires (derrière la SAA), figure parmi les compagnies qui accentuent leurs efforts, de jour en jour, pour améliorer la qualité de ses services, tout en se basant sur les nouvelles technologies de l information et de la communication. Les efforts de cette compagnie se sont traduits, en 2012, par la signature d un contrat de partenariat stratégique avec le Groupe Algérie Télécom pour la réalisation de solutions télécoms. La signature de ce contrat, fait suite aux nombreux échanges entamés entre les deux entités. L objet du contrat porte sur l acquisition et la mise en place d une solution WAN (Wide Area Network, qui signifie réseau étendu), d interconnexion des sites de la CAAT, en sus de la réalisation des réseaux locaux LAN (Local Area Network, qui signifie réseau local) de l entité. La mise en place du WAN consiste en l interconnexion de tous les sites de la CAAT via le réseau IP-MPLS d Algérie Télécom. Selon les explications fournies, il s agit d une architecture de réseau distante WAN ouverte et sécurisée, répondant aux normes en vigueur. La solution consiste en la mise en relation de 101 sites, notamment le Siège de la Direction Générale (DG). «Tous ce qui est informatique n a d intérêt que pour améliorer la qualité de service des compagnies d assurance», nous a déclaré M. Gasmi Abdelkader, chef de projet informatique au niveau de la CAAT. Pour lui, l utilisation des technologies de l information et de la communication est un facteur essentiel dans le développement des compagnies. «Nous essayons à notre niveau d améliorer le système informatique. On a acquis l ERP (un progiciel de gestion intégré) il y a six ans mais, qui est entré en service en Ça s améliore car, même les utilisateurs nous ont aidé à l adopter», ajoutera M. Gasmi avant de préciser : «nous allons passer du système clé en main au serveur pour lancer la version Web très prochainement». La refonte du système d information et de communication de la CAAT, qui s inscrit parmi les actions prioritaires de la société, est axée sur la finalisation de la mise en place du progiciel de gestion intégré et de l interconnexion des structures (siège et réseau). Ces instruments de haute technologie permettront à la CAAT de réaliser un saut qualitatif fondé sur la fiabilité et la disponibilité de l information. Conditions indispensables à la prise de décision. «Nous voulons servir au mieux nos utilisateurs pour qu ils puissent, de leur côté, servir au mieux les clients», conclura M. Gasmi. F.A. 38 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

39 Focus : les Assurances à l heure des TIC Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

40 Focus : les Assurances à l heure des TIC Compagnie Algérienne d Assurance et de Réassurance (CAAR) Devis en ligne et bientôt des applications mobiles sur Smartphone Par Fatiha Aïd A l instar des autres acteurs du marché national des assurances économiques, la Compagnie Algérienne d Assurance et de Réassurance (CAAR) tente, avec tous les moyens, d être à la hauteur des besoins de ses clients en matière de développement de la qualité de service. Cette compagnie, comme d autres, a bien compris que l utilisation des technologies de l information et de la communication (TIC) est l une des solutions clés pour atteindre ses objectifs. Convaincus des enjeux liés à l usage des TIC, les dirigeants de la CAAR ont misé sur les dernières innovations technologiques, en matière notamment de solutions informatiques, dans le but, justement, d offrir de meilleurs services sécurisés à leurs clients. Un matériel et des équipements informatiques modernes ont été acquis par la CAAR qui utilise, depuis 2007, un progiciel qui permet une gestion décentralisée des opérations techniques d assurance, d une façon continue. Le progiciel gère tous les produits commercialisés par la compagnie selon un référentiel unique pour l ensemble du réseau de distribution et son architecture lui permet de s adapter à toutes les tailles des organisations. Par ailleurs, la CAAR propose déjà à ses clients des devis en ligne et prépare le lancement d applications mobiles sur Smartphone. «Nous essayons de faire de notre mieux pour être à jour concernant les technologies de l information et de la communication. Nous sommes déjà parvenus à nous mettre aux normes internationales pour ce qui est de l application des TIC afin d assurer la qualité de service», affirme M. Mensour Mohamed Anis, ingénieur en informatique à la CAAR. Selon M. Mensour, plusieurs projets de partenariat sont en cours de discussions avec des opérateurs spécialisés dans le domaine des TIC pour, justement, améliorer davantage les prestations de services de la compagnie. La CAAR, qui cherche à consolider sa position sur la troisième marche du podium du marché national des assurances et à développer son business, a réalisé un chiffre d affaires de 16 milliards de dinars en Les fonds propres de la compagnie ont également fortement évolué pour atteindre 17,4 milliards de dinars en 2013, renforçant ainsi son assise financière et sa solvabilité. La CAAR compte employés à fin 2010 sur le réseau direct (salariés de la Compagnie), et 129 agences dont 41 agents généraux agréés. Les principaux produits d assurance commercialisés sont l assurance des biens : automobile, habitation, risques industriels, petites et moyennes entreprises, commerce et transport, etc. La réassurance concerne les gros risques et les placements financiers (bons du trésor, participations au capital, etc.). Comme les autres compagnies de par le monde, la CAAR développe une activité dynamique de placements financiers. La démarche suivie, en la matière, repose sur les principes de sécurité des placements et de rentabilité. La structure des placements financiers de la CAAR répond aux obligations réglementaires prévues par la législation algérienne. F.A. 40 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

41 Focus : les Assurances à l heure des TIC Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

42 Focus : les Assurances à l heure des TIC CAARAMA Assurance Les TIC pour soutenir l essor des assurances de personnes Par Fatiha Aïd Solutions incontournables, les nouvelles technologies de l information et de la communication (TIC) constituent une aubaine pour les entreprises en général, et les sociétés d assurances en particulier qui aspirent à devenir plus concurrentielles, à générer plus de chiffre d affaires et à acquérir les connaissances nécessaires pour des décisions éclairées, une gestion saine des risques et une rentabilité accrue. Pour les clients, c est une invitation à découvrir et à explorer de nouvelles opportunités. C est pourquoi la compagnie CAARAMA Assurance tente à chaque occasion qui se présente d améliorer son système informatique pour être à jour avec les nouvelles technologies qui s offrent en Algérie. Pour Riad Mechti, le directeur du système informatique de CAARAMA Assurance, l utilisation des TIC est primordiale, ceci est d autant plus pour CAARAMA Assurance qui, souligne-t-il, est en train d impulser une nouvelle dynamique au marché des assurances de personnes qui devrait enregistrer un essor après s être affranchi des contraintes et des limites imposées par l activité multibranches. «Vous savez, nous les informaticiens, on a tendance à demander beaucoup aux dirigeants», déclare M. Mechti, qui estime que CAARAMA Assurance a besoin et doit développer son système informatique pour être à jour par rapport à l utilisation des technologies de l information et de la communication, afin dira-t-il d «améliorer nos prestations de services». Pour CAARAMA Assurance, l enjeu de l investissement dans les dernières technologies de l information et de la communication va au-delà du besoin modernisation et de mise à niveau technologique des moyens matériels de gestion, il constitue une garantie de consolidation de sa position de leader sur un marché prometteur et à fort potentiel de développement. En 2012, le chiffre d affaires de la Société a atteint un peu plus de 1,7 milliards de dinars. Avec une telle production, CAARA- MA Assurance est parmi les sociétés dominantes du marché des assurances de personnes en Algérie. Notons que CAARAMA Assurance est une filiale à 100% de la CAAR. Elle a été créée en février 2011 et a obtenu son agrément auprès du ministère des Finances, par arrêté du 9 mars Dotée d un capital social d un (01) milliard de DA et d un siège social au Centre des Affaires d El Qods Chéraga, à Alger, la société est opérationnelle depuis le 1 er juillet En procédant à la création de CAARAMA Assurance, la CAAR a mis à sa disposition tous les moyens et toute la logistique nécessaire à même de lui assurer un développement rapide et une croissance soutenue sur un marché très prometteur. En fait, CAARAMA Assurances a été le fruit d une réflexion approfondie et d une préparation minutieuse qui permettent de montrer qu elle découle, au-delà du caractère obligatoire de la filialisation, d un choix stratégique. En effet, pour la CAAR, la filialisation des assurances de personnes revêt un caractère stratégique. Pour la compagnie mère, la filialisation des assurances de personnes constitue le meilleur moyen de développer ce segment des assurances qui reste insuffisamment exploité en dépit d un fort potentiel existant. Elle reste la meilleure démarche en vue de se doter d un outil de pénétration d un marché exigeant en termes d innovation, de marketing, de communication et d ingénierie financière. F.A. 42 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

43 Focus : les Assurances à l heure des TIC M. Meziane Omar, directeur informatique de la CNMA «La réalisation de notre réseau Intranet va bientôt démarrer» La mutation technologique au sein de la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA) se poursuit. Un projet de création d un réseau Intranet, qui sera mis progressivement en place avec Algérie Télécom, est en cours de réalisation. Le directeur informatique de la CNMA, M. Meziane Omar explique, dans cet entretien, l importance qu accorde la mutuelle des agriculteurs aux nouvelles technologies de l information et de la communication (TIC). Entretien réalisé par Ali Mebarki Revue de L ASSURANCE : Quels sont les domaines d utilisation des TIC au sein de la CNMA? M. Meziane Omar : La direction de la CNMA accorde beaucoup d importance à l utilisation et au développement des TIC au sein de la société. Nous avons une demande pour faire en sorte que ces moyens technologiques soient largement diffusés. C est une instruction destinée à toutes les structures de notre société, appelées à recentrer leurs efforts sur l utilisation des TIC. Comment allez-vous mettre cette stratégie en pratique? Pour parvenir à cet objectif, nous allons bientôt concrétiser une convention signée avec Algérie Télécom. Elle prévoit de mettre en place un Intranet au sein de la CNMA. Ce projet de réseau Intranet va permettre à la direction générale de la société de disposer d un lien avec les Caisses régionales (CRMA), via une liaison efficace, rentable et sécurisée. Le projet va-t-il s arrêter à cette étape? Il y aura une deuxième phase pour établir un lien entre les Caisses régionales et les bureaux locaux dont le nombre est de plus de 400 points disséminés à travers le territoire national. La CNMA sera, ainsi, reliée aux Caisses régionales et ces dernières le seront avec les bureaux régionaux. Quelles seront les nouveautés attendues par ce réseau? Actuellement, il y a déjà une remontée d information, mais le réseau actuel utilise une liaison classique. Avec le nouveau système, on va passer à des liaisons adaptées aux services. Du point de vue de l activité, nous avons déjà un système d information mais, on travaille pour son renouvellement. L objectif est d arriver, avec Algérie Télécom, à mettre en place une plate-forme sécurisée, et j insiste sur ce qualificatif. Ainsi, on pourra aider nos Caisses régionales et quand on aura besoin d information, celles-ci nous les feront parvenir dans des délais record. Pouvez-vous nous décliner d autres exemples d utilisation du réseau Intranet? A titre d exemple, si un responsable veut réunir des directeurs régionaux, on peut se servir de la vidéo conférence, ce qui économise les frais de déplacement et de séjour à Alger, ainsi qu une économie de temps. Il y a aussi la possibilité d effectuer des formations pour de petits groupes, à travers la visioconférence. Qu en est-il de la messagerie? C est vrai aussi qu il y a la messagerie via Intranet et qui ne sert pas qu à transmettre des mails. Plus de 90% des courriers qu on envoie par fax pourront être transmis par messagerie Intranet. Où en est le projet à l heure actuelle? La réalisation de notre projet de réseau Intranet est prévue en trois phases. Dans deux mois, on commencera par relier les structures centrales. La deuxième étape interviendra, deux à trois mois plus tard, et concernera l extension du réseau Intranet vers les 66 Caisses régionales. Ce sera alors 90% de nos problèmes qui seront réglés. La troisième et dernière phase, quant à elle, prendra plus de temps, parce qu il sera question de connecter les 400 bureaux de la compagnie. Ce n est qu après l achèvement de cette dernière phase du projet, que nous parviendrons à réceptionner notre Intranet dans sa totalité.a.m. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

44 Focus : les Assurances à l heure des TIC Nouveau au Mutualiste Un site web qui facilite au client l accès aux produits Le Mutualiste, société d assurances de personnes, filiale de la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA), se lance le défi, à travers les technologies de l information et de la communication (TIC), de garantir une visibilité permanente de la spécificité du statut mutualiste et du cœur de métier que sont les travailleurs de la terre. C est une jeune équipe qui est chargée d appliquer la politique de la direction générale en matière technologiques chez Le Mutualiste. Entretien réalisé par Ali Mebarki M. Bakaïl Amine, chef de service communication et M. Khali Abdellah, webmaster, expliquent qu en matière des TIC, le site Internet de la compagnie décline toutes les offres et tous les produits, qu ils soient destinés aux particuliers ou aux entreprises. Le site de la société Le Mutualiste est récent puisqu il a été lancé depuis début 2014 seulement, mais, cette compagnie compte générer une valeur ajoutée alors qu au même moment «on facilite au client d accéder aux produits qu il recherche», est-il indiqué par nos interlocuteurs. Ces derniers promettent qu il y aura des améliorations «afin de mieux ressortir le caractère mutualiste de la compagnie tout en accordant plus d importance à la clientèle privilégiée, à savoir les agriculteurs». D autres innovations vont suivre, selon Abdellah Khali. «On ajoutera une application pour diriger les visiteurs de notre site sur les sites utiles», dit-il, tout en précisant que des liens vont renvoyer vers les institutions comme le ministère des Finances, la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA), l Union algérienne des sociétés d assurance et de réassurance (UAR) ou encore, le Conseil national des assurances (CNA). Plus tard, il n est pas exclu d ajouter d autres données pour accéder à une information claire et rapide sur la législation en matière d assurance et de réassurance. Ces améliorations ne sont que le fruit d un long travail qui a nécessité plusieurs étapes afin d aboutir à la version actuelle du site. Le site a pu ainsi renfermer tout le contenu nécessaire et «on arrivera à un devis en ligne» comme «il y a déjà une simulation pour l assurance voyage», est-il expliqué. Avec une plate-forme adéquate, la compagnie peut même passer au paiement en ligne, comme il peut aussi y avoir des applications de géolocalisation, assurent-ils. Mais, avant de passer à ces étapes, il est signalé, d ores et déjà, que toutes les fonctions au sein de la société Le Mutualiste sont informatisées. «Tous les contacts se font par mail, mais on projette la mise en place, dans un futur proche, d une plateforme Intranet qui facilitera davantage cette communication avec les agences et les caisses régionales», ajoutent nos deux interlocuteurs. La compagnie fait déjà beaucoup de campagnes de sensibilisation en direction du monde agricole, en collaboration avec les Directions des services agricoles (DSA), le mouvement associatif, l Union nationale des paysans algériens (UNPA) et les Chambres agricoles des wilayas, ce qui met en avant l importance et le rôle des TIC parmi la panoplie des moyens de communication qui se présente. Ainsi, les TIC trouveront leur place à côté des autres moyens de communication, que sont les médias écrits et audiovisuels, avec l animation au niveau des Caisses régionales des réunions publiques et de distribution des dépliants ou des campagnes d affichage au niveau de toutes les Chambres d agriculture des wilayas et aux endroits où se trouvent les agriculteurs. C est de cette manière que Le Mutualiste peut contribuer à la couverture en assurances de personnes du monde agricole qui est son objectif et son cœur de métier. A.M. 44 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

45 Focus : les Assurances à l heure des TIC Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

46 Focus : les Assurances à l heure des TIC MAATEC Un nouveau système d information implémenté La MAATEC accompagne la recherche de performance de sa gestion par l implémentation d un service d information. Entretien réalisé par Ali Mebarki Ainsi avec le système d information «MAASSUR», plusieurs améliorations ont été opérées en matière de gestion technique, notamment le volet production, nous a indiqué son directeur général, Mohamed Yahiaoui. Il ajoute que pour le volet sinistre entamé fin 2013, ce dernier est en cours de finalisation. Reste un troisième volet qui va être entamé. C est la migration des données techniques vers le module comptable à travers l outil «génération automatique» permettant l élaboration des états financiers pour une clarté meilleure et une gouvernance maîtrisée. Ainsi, il est à signaler que la remontée des données (l information) est journalière de l agence vers les directions régionales puis vers la DG. Selon le premier responsable de la compagnie, il s agit d une remontée pyramidale permettant un contrôle technique et financier rigoureux. De cette manière, les directions régionales interviennent quotidiennement afin d assurer la remontée fiable des données vers la Direction générale. Un tableau de bord journalier est alors élaboré au niveau des agences retraçant l activité technico-financière et fait l objet de contrôle et consolidation au niveau des directions régionales et au niveau de la DG. Tout ce système d information est nécessaire pour gérer la compagnie passant de sociétaires en 2011, à en 2012 et à plus de en L objectif à court et moyen termes est de doubler ce chiffre et arriver à avoir sociétaires. Les sociétaires dans le cadre du secteur de l éducation sont de plus de sociétaires (enseignants et instituteurs) sans compter les autres employés. La MAATEC a un potentiel dans les secteurs de l Education, la Formation professionnelle, l Enseignement supérieur, Sport et Culture, l Information et la Communication qui dépasse sociétaires. Selon le DG, «si on compte la Responsabilité civile (RC) écolier, le potentiel est de plus de 10 millions de sociétaires». Pour ce faire, la MAATEC souhaite avoir à l avenir une autorisation lui permettant la couverture des autres risques «produits» de l assurance. Selon les prévisions pour la RC écolier, le chiffre d affaire dépasse 2 milliards de dinars sans compter la RC professionnelle dont les prévisions avoisinent 1 milliards de dinars. Une fois que la MAATEC aura l autorisation de couvrir ces risques, la mutuelle d assurance participera à l équilibre du marché, selon M. Yahiaoui. La MAATEC poursuit ainsi l objectif de répondre à l avenir aux demandes des sociétaires qui ne cessent pas de réclamer la couverture de la RC écolier. Pour les objectifs de la mutuelle en matière de risque automobile, «on a un projet en cours de finalisation pour augmenter le capital assuré avec une couverture en réassurance et ce dans l intérêt des sociétaires», dit-il. En 2015, la MAATEC compte avoir tous les produits qui seront visibles sur son site Internet afin d informer davantage les sociétaires contre trois ou quatre produits actuellement. Infographes et informaticiens sont en train de relooker le site. Pour l instant, les agences sont toutes connectées à Internet (outil indispensable pour la remonté journalière des données) et le DG pense à innover prochainement avec de nouvelles applications sur Facebook et d autres réseaux sociaux pour atteindre de nouvelles cibles ou renforcer sa présence dans celles déjà existantes. Le site offre déjà des possibilités de simuler un devis, mais la souscription attend toujours l apparition d applications nécessaires. A.M. 46 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

47 Focus : les Assurances à l heure des TIC M. Grar Younès, Expert-Consultant en Technologies de l Information et de la Communication «Les TIC permettent une meilleure gestion et une communication de proximité» Dans cet entretien, M. Grar Younès qui a créé le premier provider privé en Algérie «Gecos», dans les années 1990, et dont l expérience dans les télécoms est reconnue sur le plan international, nous livre son éclairage sur l importance de l utilisation des TIC dans le domaine des assurances. Selon lui, une société d assurances peut présenter ses activités, ses services, ses produits, ses promotions, son historique, ses points de présence, des outils de simulation pour obtenir un devis, ainsi que des multitudes de services à travers les différents supports des TIC. Entretien réalisé par Fatiha Aid Revue de L ASSURANCE : les sociétés d assurances algériennes ne profitent pas encore de toutes les possibilités qu offrent les nouvelles technologies de l information et de la communication (TIC). Pourquoi à votre avis? M. Grar Younès : les compagnies d assurances sont à l image des entreprises et des administrations algériennes qui connaissent un retard remarquable dans l adoption et l usage des TIC. Ce retard est dû à la méconnaissance de ces TIC par des responsables. Ils pensent qu elles ne servent à rien, qu elles sont coûteuses, compliquées à exploiter, génèrent des coûts et des tracasseries supplémentaires, ne sont pas très déployées chez les clients et fournisseurs, etc. Un travail de vulgarisation et de sensibilisation doit être entrepris pour montrer ce que peut apporter ces technologies à une entreprise pour une gestion interne plus efficace, une meilleure communication entre les différents services, et une écoute plus proche de ses clients, etc. Il est nécessaire de montrer ce que perd l entreprise en s éloignant de ces nouveaux outils, comparés à leurs coûts qui ne sont pas très élevés, contrairement à ce que pensent beaucoup de chefs d entreprises. Des études comparatives entre des entreprises utilisatrices et non utilisatrices des TIC doivent être élaborées pour montrer l effet et l apport des TIC dans la bonne gestion d une entreprise et surtout sa survie face à la rude concurrence du marché. La plupart des compagnies d assurances disposent de sites web, et d autres ont lancé ou envisagent de lancer des applications sur les smartphones et les tablettes. Est-ce une bonne solution? Vu la concurrence sur le marché, les compagnies d assurances doivent innover pour mieux se rapprocher de leurs clients et être à l écoute de leurs préoccupations. Internet est un moyen de communication extraordinaire pour une compagnie pour tisser des relations très étroites et efficaces avec ses clients. Des compagnies d assurance ont opté pour des sites web pour se faire connaitre et présenter leurs différents services et offres. Par contre, certains chefs d entreprises pour justifier leur manque d intérêt à Internet, évoquent les difficultés liées à l ADSL par exemple, son faible déploiement, sa mauvaise qualité et son coût élevé que ce soit pour l entreprise, elle-même, mais surtout pour les citoyens et les clients. L autre cause citée est la cherté des microordinateurs, des logiciels et des accessoires qui vont avec. Avec l introduction des smartphones et des tablettes et les nouvelles technologies mobiles de connexion à Internet (3G et 4G), ces justificatifs ne tiennent plus la route. Grâce au lancement de la 3G en Algérie, des centaines de milliers, si ce n est des millions d utilisateurs, ont pu découvrir et savourer Internet et ses différentes applications. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

48 Focus : les Assurances à l heure des TIC A titre d exemple, l ADSL après 10 ans de son lancement n a pu dépasser le cap de 1,5 millions d abonnés, alors que la 3G a dépassé largement ce cap en moins de 6 mois de son lancement. Ces technologies mobiles sont devenues à la portée de chaque utilisateur. On retrouve actuellement sur les smartphones, plusieurs applications liées à la vie du citoyen. C est pour cela que les compagnies d assurances ont pensé à utiliser ces nouveaux terminaux pour communiquer avec leurs clients, en développant des applications mobiles spécifiques. A la différence du site web accessible à travers Internet d une façon plus ou moins anonyme, l application mobile offre la possibilité de cibler le client en sachant exactement son activité, son intérêt, ses besoins, etc. Les réseaux sociaux (Facebook, YouTube, Twitter, etc.) sont aussi des outils très efficaces pour communiquer avec les clients, garder ses contacts et les fructifier et surtout, aussi, parce que ces réseaux sociaux sont disponibles sous forme d applications sur smartphones. A titre d exemple, la moitié des abonnés Facebook utilisent ce réseau à travers leurs mobiles. C est pour cela qu il est nécessaire de se pencher sur ce type de réseaux pour bien les exploiter dans une nouvelle manière de gérer son entreprise. Quels sont les avantages de l utilisation des TIC dans ce domaine? A travers une application mobile, une compagnie d assurance peut présenter ses activités, ses services, ses produits, ses promotions, son historique, ses points de présence, des outils de simulation pour obtenir un devis, ainsi que des multitudes de services. Vu que l application mobile est liée au smartphone du client, la compagnie d assurances peut lui envoyer une alerte ou une notification automatique pour l informer de l arrivée à terme de son contrat et l inviter à le renouveler, lui demander une information additionnelle pour son dossier, l informer d une promotion, d un nouveau service, etc. A travers le GPS, le client peut être orientée par l application vers le bureau régional le plus proche et comment l atteindre par véhicule ou à pied. Ces outils de communication rapides et efficaces peuvent être exploités par la compagnie pour mieux gérer son réseau de bureaux locaux [agences, NDLR] et partenaires pour faire aboutir des informations et également pour récupérer des données nécessaires à la gestion et à la survie de la compagnie. La compagnie d assurances pourra développer une application mobile générale téléchargeable par tous les clients et aussi une application mobile interne utilisable par les agents, le personnel, les représentants, les bureaux de liaison, etc., avec des services et des fonctionnalités liées au fonctionnement interne de la compagnie. Par exemple, si la compagnie veut informer ses agents répartis sur tout le territoire d une nouvelle offre promotionnelle, en utilisant le fax ou le téléphone, ça lui coûtera une centaine de DA par agent ; alors qu avec l application mobile le coût est presque nul et avec une qualité meilleure, sans limite dans le nombre de pages, la quantité d informations, le type multimédia, etc. Un gain énorme sera réalisé avec une rapidité de diffusion proche du temps réel et une qualité meilleure, si la compagnie opte pour ces nouvelles technologies. 48 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

49 Focus : les Assurances à l heure des TIC Vous conseillez, donc, aux compagnies d assurances qui veulent améliorer leurs prestations de service, d investir dans l utilisation des TIC, et de développer des collaborations avec les opérateurs de téléphonie mobile? Exactement, il est important que les compagnies d assurances adoptent les TIC pour une meilleure gestion en interne et une communication de proximité efficace et rapide avec leurs clients. Les clients sont très exigeants sur la qualité des services, et face à la concurrence, il est difficile pour une compagnie de garder ses clients si elle communique peu ou mal avec eux. Internet a révolutionné la manière de gérer, de vendre ses services et ses produits et surtout, de communiquer avec ses clients. Avec l introduction de la 3G, les technologies mobiles ont ouvert un champ d action et des opportunités extraordinaires pour les entreprises et les citoyens. Les opérateurs mobiles ont un rôle à jouer pour l adoption de ces technologies par les compagnies d assurances. A titre d exemple, l opérateur peut inclure l application mobile de la compagnie d assurances par défaut sur le smartphone ou sur son store pour être facilement téléchargée. Les agents et les clients de la compagnie d assurances sont une partie des abonnés Bio-express de Grar Younes de l opérateur mobile, d où la nécessité d une collaboration étroite pour un partenariat gagnant/gagnant entre les deux secteurs. F.A. M.Grar Younes est ingénieur d Etat de l INELEC de Boumerdès en 1985, puis magister en cybernétique du Centre de développement des technologies avancées (CDTA), en 1990, où il a occupé le poste de chef de Laboratoire architecture des systèmes. En septembre 1997, il a dirigé l ISP privé GECOS. Il a contribué notamment à la création de plusieurs associations professionnelles en rapport avec l utilisation et le développement des nouvelles technologies de l information et de la communication (AAFSI, AITA, AFICTA, IJMA3, ARISPA). Il a été vice-président du Collège international de l AFNIC. En juillet 2008, il est nommé au poste de conseiller du Ministre de la Poste et des TIC, chargé de l élaboration du programme «e-algérie 2013». En Octobre 2010, il rejoint l entreprise AnimApp Algérie spécialisée dans le développement des applications mobiles, où il occupe le poste de Directeur Général. Depuis Octobre 2011, il occupe le poste de consultant IT chez un certain nombre d entreprises. Il a été désigné comme personnalité du web pour l année 2012 lors de l évènement Algeria Web Awards. A l occasion du cinquantenaire de l indépendance, M. Younes Grar a été choisi parmi les 50 personnalités qui ont marqué l économie algérienne pendant les 50 années d indépendance. M. Grar Younes est âgé de 55 ans, marié et père de deux filles et de deux garçons. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

50 Portrait Reyda Farid Benbouzid Une figure emblématique des assurances algériennes Malgré son âge avancé, il aura bientôt 73 ans, Reyda Farid Benbouzid trouve toujours la force de continuer à prodiguer ses précieux conseils. Nous l avons rencontré un après-midi du mois de juillet, au siège de la TRUST Assurance à Alger. En pleine séance de travail, il a bien voulu marquer une pause, le temps pour nous de lui poser quelques questions qui nous permettront de tirer le portrait de l une des figures emblématiques des assurances algériennes. Par Mohand Redaoui Avant d aller à la rencontre de notre hôte, on savait, de réputation, à qui on aura affaire : un personnage historique, passionné par son métier, dont nous devions retracer le parcours, et quel parcours! Reyda Farid Benbouzid est un acteur de premier plan, et en même temps un témoin vivant de l histoire des assurances algériennes. Diplômé de l Institut d Etudes Politiques de Paris, de l École Nationale d Assurance et de L École des Études de Développement Économique et Social de Paris, Reyda Farid Benbouzid a commencé sa carrière en 1963 au ministère des Finances, qui l avait recruté en tant qu administrateur, alors qu il était âgé d à peine 24 ans. En 1966, son employeur décide de le détacher au profit de la CAAR, c est le début d une brillante carrière dans les assurances, une profession pour laquelle Reyda Farid Benbouzid ne se prédestinait pourtant pas au départ. «Après mon diplôme de l Institut d Etudes Politiques de Paris, si on m aurait dit d aller travailler pour les assurances, je n aurais jamais accepté!», raconte Reyda Farid Benbouzid, une manière, pour lui, d expliquer qu il n est pas rentré dans le secteur des assurances par vocation. Pour mieux rendre compte de son état d esprit de l époque, il nous relate, avec une pointe d humour, ce petit récit anecdotique : «quand j étais jeune, j ai vu un document qui liste des métiers que les gens ambitionnent de faire, entres autres, celui de chirurgien, d ingénieur, médecin, etc. Le métier d assureur était classé en 53e position, juste avant celui de berger!», c est dire qu à l époque, notre interlocuteur n était pas trop chaud à l idée de travailler dans les assurances. Pourquoi le jeune Reyda a changé d avis et a fini par accepter de s engager dans les assurances? Pour des raisons pratiques, explique-t-il : «après le départ des compagnies françaises qui ont décidé d abandonner le pays, emportant même avec elles les réserves, l Algérie s est retrouvé dans une situation compliquée. Pour combler le vide, le ministère des Finances, qui était à la recherche de candidats, m avait fait la proposition d intégrer le secteur. C est comme ça que je suis rentré dans les assurances». Entré par devoir dans les assurances, le jeune Reyda finira par aimer le métier, jusqu à en devenir un passionné. Finalement, ce qui semblait être un mauvais choix au départ, est devenu, par la suite, une chance reconnait Reyda Farid Benbouzid : «au départ je n étais pas trop pour, mais par la suite je me suis rendu compte de la chance que mon pays m a offert d intégrer un marché devenu vierge et où tout était à reconstruire après le départ des compagnies françaises». 50 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

51 Portrait Ces dernières pensaient que jamais les Algériens n arriveront à faire redémarrer le secteur tombé en panne. Un défis que Reyda Farid Benbouzid et ses collègues du secteur finiront par relever, en relançant le marché des assurances sur de nouvelles bases nationales, bâties autour de la SAA, de la CAAR et des deux mutuelles de l éducation et de l agriculture (la Maatec, et la CCRMA, l ancêtre de la CNMA). Après avoir intégré la CAAR en 1966, l année de la nationalisation du secteur des assurances, Reyda Farid Benbouzid gravira, au fil des années, les échelons et occupera divers postes de direction, dont celui de de Directeur Général de la compagnie de1970 à En janvier 1972, il quitte la CAAR pour aller prendre la direction de l autre compagnie historique, la SAA qu il dirigera durant dix longues années. Témoin des grands bouleversements vécu par le secteur national des assurances (départ des compagnies françaises, institution du monopole de l Etat en mai 1966, spécialisation des compagnies en 1976), Parcours de Reyda Farid Benbouzid 1942 : Naissance à Fès au Maroc 1963 : Recruté comme administrateur par le ministère des Finances 1966 : Détaché à la CAAR en tant que cadre dirigeant 1972 : Nommé DG de la SAA 1982 : Quitte la SAA. Nommé conseiller au cabinet du ministre des Finances 1983 : Nommé vice-gouverneur de la Banque Centrale d Algérie 1984 : Départ en retraite à 42 ans. Il est président du Conseil d Administration de l IFID 2005 : Crée Best Re à Tunis 2008 : Crée Salama Assurance Algérie Reyda Farid Benbouzid a joué un grand rôle dans la reconstruction et la renaissance du secteur national des assurances. En 1982, Reyda Farid Benbouzid quitte la SAA et retourne au ministère des Finances comme conseiller au Cabinet du ministre. Après un bref passage à la Banque d Algérie, en tant que vice-gouverneur, il finit par prendre sa retraite de cadre de l Etat en 1984, à l âge de 42 ans. Nouvelle carrière Après cette sortie précoce, Reyda Farid Benbouzid entamera une nouvelle carrière à Tunis, en devenant le premier président du Conseil d administration de l Institut de financement du développement du Maghreb (IFID), fruit de la coopération algérotunisienne, au sein duquel il enseignera pendant une quinzaine d année. A Tunis, Reyda Farid Benbouzid, enrichira son expérience en investissant le secteur de la réassurance. Il crée en 2005 Best- Ré, une compagnie spécialisée dans la réassurance, qui connaitra un grand rayonnement régional. Il est également à l origine de la création en 2008 de Salama Assurance Algérie, spécialisée dans la finance islamique. Reyda Farid Benbouzid siège dans plusieurs conseils d administration de compagnies d assurance et de réassurance à capitaux arabes des pays arabes du Golfe. Son expertise est mondialement reconnue. Il est souvent invité pour exposer son expérience dans les rencontres et les symposiums internationaux qui traitent de l assurance et de la réassurance, tant universelles qu islamiques. Reyda Farid Benbouid a beaucoup voyagé aux quatre coins du globe, mais il a très peu visité, du fait de ses obligations professionnelles. Aujourd hui, il rêve d entreprendre un vrai voyage dans le monde, un voyage de découverte, loin des salles de conférences des hôtels cinq étoiles où il a l habitude de présenter ses communications aux publics des assurances. M.R. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

52 Analyse Evolution du marché de la réassurance ( ) Par Hamida Benmoumene* Recourir à la réassurance est une condition sine qua non pour une meilleure couverture des risques majeurs assurés par les sociétés d assurances. La réassurance, appelée parfois assurance secondaire, ne peut exister sans l étape préliminaire du transfert de risque que représente l assurance primaire. L activité d assurance comporte donc une seconde activité appelée «réassurance» dont une partie est orientée vers l étranger : la réassurance internationale. Cette dernière comprend : L importation de couvertures en réassurance pour les risques nationaux ; L exportation d assurance à travers la souscription d affaires en acceptation internationale. Dans ce qui suit, nous allons examiner l évolution de la réassurance en Algérie pour la période allant de 2009 à 2012 : STRUCTURE DU MARCHÉ DE LA RÉASSURANCE ( ) en milliers de dinars AFFAIRES NATIONALES (Cession des sociétés d assurances) AFFAIRES INTERNATIONALES (Acceptations internationales de la CCR exercice n) PRIMES Evol PRIMES Evol PRIMES Evol PRIMES Evol ,2% ,9% ,0% ,7% ,8% ,9% ,2% ,0% TOTAL ,4% ,1% ,1% ,8% Le volume total des primes cédées en réassurance passe de 25,1 milliards de dinars en 2009 à 28,1 milliards de dinars en 2012, en évolution de 12,0 %. Les acceptations internationales, quant à elles, passent de 778 millions de dinars en 2009 à 1,2 milliards de dinars en 2012 occasionnant, ainsi, une forte progression de 55,8% ; ce qui peut s expliquer par la rentabilité des conditions de couverture offertes par le réassureur national et l effort commercial fourni par ce dernier pour approcher de nouveaux clients. 52 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

53 Analyse STRUCTURE DES ACCEPTATIONS NATIONALES DE LA CCR PAR BRANCHE En milliers de dinars Prime Part Prime Part Prime Part Prime Part Incendie ,5% ,9% ,0% ,2% Engineering ,6% ,0% ,1% ,8% Corps maritime ,5% ,5% ,3% ,8% Aviation ,3% ,0% ,0% ,7% Facultés ,7% ,1% ,6% ,6% Accident et RD ,6% ,1% ,7% ,2% CAT-NAT ,8% ,1% ,4% ,6% TOTAL % % % % Le volume des acceptations nationales de la Compagnie centrale de réassurance - CCR - (toutes branches confondues) passe de 8,3 milliards de dinars en 2009 à 15,3 milliards de dinars en 2012, en forte progression de 85%. Pour la période allant de 2009 à 2012, c est la branche «Incendie» qui marque la plus nette évolution (+220%). En 2012, les acceptations nationales par branches sont structurées comme suit : En matière d indemnisation et au titre de l exercice 2012, la CCR a réglé un montant de 3,1 milliards de dinars en progression de 70% comparativement à l exercice *Cadre au CNA Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

54 Analyse Sociétés d assurance de personnes L effort de recrutement et de formation Par Salim Benhadj* Rendue obligatoire par la loi du 20 février 2006 et mise en œuvre officiellement depuis juillet 2011, la séparation entre «Assurances de Dommages» (AD) et «Assurance de Personnes» (AP) a eu le mérite de voir le marché des assurances accueillir six nouvelles sociétés 1. Ces dernières fraichement créées, et venues s ajouter à la seule société AP déjà en place (Cardif El Djazaïr), ont dû faire face à un contexte bien particulier car, il leur a fallu se lancer dans une phase d acquisition et de développement de nouvelles compétences à même de hisser leur compétitivité à des niveaux appréciables dans un secteur loin d avoir livré son plein potentiel et ou, l activité assurance de personnes reste toujours comme sur une rampe de lancement sans réellement décoller. Dans cette perspective, et pour une meilleure compréhension de la réalité des AP en Algérie, notamment en ce qui concerne les six nouvelles sociétés, nous allons dresser un constat quantifié de deux ans de filialisation, sous deux angles bien spécifique : le recrutement et la formation des ressources. Recrutement, le renouveau du potentiel interne Les effectifs des sociétés d assurance de personnes ne cessent de grossir. Depuis leur création, et sur la période de 2011 à 2013, elles ont au moins vu leurs rangs croitre de près de 560% (chiffres n incluant pas Cardif El Djazaïr, créée en 2006). Avec 230 recrutements, toutes sociétés confondues, l effectif des sociétés AP s établit, désormais, à 376 personnes dont l écrasante majorité se situe en région algéroise. Ce chiffre est infiniment mineur comparé à l effectif du secteur tout entier (plus d une douzaine de milliers). Mais, il reflète à bien des égards la volonté manifeste d engranger de nouvelles parts de marché. De plus, les sociétés comptent dans leurs stratégies expansionnistes sur les réseaux de leurs sociétés mères et sur un réseau d agents généraux (AGA) de plus en plus dense. Les recrutements se sont fait essentiellement dans le but de renforcer l activité, de faire face à de nouveaux besoins organisationnels et en remplacement des départs de certaines ressources. A noter que les actions de recrutement s inscrivent dans le long terme, puisque 86% des postes pourvus étaient en (Contrat à Durée Indéterminée. Par ailleurs, 76,5% des recrutements se sont fait dans la tranche d âge ans, permettant ainsi de prendre option sur la jeunesse de l effectif (le noyau fondateur étant issu majoritairement des anciens cadres des sociétés-mère). Concernant les niveaux d instructions, près d une recrue sur trois à un niveau universitaire. Formation, la qualification du potentiel interne Le rythme des dépenses en formations s est accéléré en Ainsi, les sociétés d assurance de personnes ont investi pas moins de 17,12 millions de DA en progression de 137,2% par rapport à Le niveau de la dépense supplémentaire est de près de 10 Millions de DA. Le plus gros des dépenses s est fait au profit de la tranche d âge ans avec 80% du total des dépenses, soit une valeur de 13,7 millions de DA. C est dire à quel point les sociétés AP misent, plus que jamais, sur la montée en compétence de leurs jeunes générations. Le reste des dépenses est partagé entre la tranche d âge des moins de 25 ans et les plus de 45 ans qui bénéficient, respectivement, de 7,3% et de 12,6z des montants dépensés. L effectif formé représente 38,6% du total des effectifs globaux, ce qui nous fait dire que près de 4 personnes sur 10 ont bénéficié d une formation au titre de l année Concernant les dépenses par type de formation, ces dernières ont été dominées par la formation en cycle long qui, avec 15,2% des effectifs formés, enregistre 6,7 millions de DA de dépenses, suivie par le cycle court avec 46,9% des effectifs formés et une dépense de 4,05 millions de DA. Les séminaires et les stages ont, quant à eux, attiré 37,9% des effectifs formés, occasionnant une dépense de 6,4 millions de DA. Les sociétés AP ont dépensé en moyenne DA par actif en progression de 72,2% par rapport à En 2013, les dépenses en formation ont représenté 4,4% de la masse salariale. 1 Caarama, Saps (Amana), Le Mutualiste, TALA, Macir vie, Axa vie 54 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

55 Analyse L effort, pour maintenir le potentiel interne Les sociétés ne semblent pas tourner le dos au duo formation/ recrutement. Cependant, elles doivent maintenir leur politique de renforcement de l effectif et l effort de perfectionnement des ressources, effort qui ne serait être fortuit, puisque, chiffres à l appui, sur les deux dernières années, ce sont les sociétés qui forment et recrutent le plus qui ont contribué au plus gros du chiffre d affaires du marché des assurances de personnes. Ce qui confirme ainsi que le facteur humain dans le secteur peut réellement être un vecteur de création de valeur et non un centre de coût comme considéré jadis. C est justement cette notion que les acteurs du marché doivent assimiler et mettre en œuvre pour les années à venir. *Cadre au CNA Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

56 Analyse Pays producteurs et pays non producteurs de pétrole et de gaz Quelle place pour l assurance vie? Par Chakib Cherifi* Les hydrocarbures sont l un des moteurs de l économie industrielle contemporaine. De plus, ils constituent la base de l écrasante majorité des consommations énergétiques d aujourd hui. Compte tenu de leur importance et de la demande sans cesse croissante de la population mondiale actuelle, les pays producteurs de pétrole et de gaz sont devenus des pays à fort potentiel de croissance, de développement et de richesse. Dans le tableau accompagnant la présente lecture, nous avons répertorié les vingt plus importants pays producteurs de pétrole et les dix-sept derniers pays qui ne produisent qu une quantité négligeable ou n ayant aucune production de pétrole et de gaz. Par ailleurs, nous avons attribué à chaque pays sa part en assurances vie, le taux de pénétration, la densité et le PIB par habitant. Ce qui est avéré en premier lieu est que la part en assurances vie des pays producteurs de pétrole et de gaz est modeste pour 13 d entre les 20 cités. Sur ce plan, nous enregistrons 3% pour le Venezuela, 4% pour le Qatar et l Arabie Saoudite et 5% pour l Angola. Pour 17 des 20 premiers pays producteurs de pétrole et de gaz, l assurance vie ne dépasse pas les 46% de parts de marché à quelques exceptions près telles que la Norvège avec 58%, la Chine et le Brésil avec respectivement 55% et 56%. Pour ces deux pays (Chine et Brésil) qui ont une population importante, cela justifierait cette part au vu de leur densité en assurance vie qui est respectivement de 110 $ et 246 $. Mais, cela reste incontestablement minime par rapport à la densité de la Norvège, des Etats Unis et du Canada qui est respectivement de $, $ et $. En second lieu, et inversement au premier, la part consacrée à l assurance vie est de plus de 55% pour la majorité des pays qui ne sont pas producteurs de pétrole et de gaz allant même jusqu à 89% pour Hong Kong, 87% pour le Luxembourg, 84% pour Singapour et l Irlande. La densité en assurances vie pour les pays non producteurs de pétrole et de gaz est plus conséquente que celles des pays producteurs. En effet, nous constatons des densités importantes qui sont de l ordre de $ pour Hong Kong, $ pour la Suisse et $ pour la Finlande. Quant aux pays producteurs de pétrole et de gaz, et mis à part les pays déjà cités (USA, Canada et Norvège), au mieux 246 $ pour le Brésil, les autres enregistrent des densités très faibles tels que l Algérie, l Angola et le Nigeria avec 3 $, l Arabie Saoudite avec 9 $ et l Iran avec 10 $. Même la Russie, leader de la production énergétique mondiale, n enregistre que 19 $. D une manière générale, la densité est de l ordre de plus de 1.000$ pour les pays listés (producteurs ou non) qui ont un PIB par habitant qui dépasse les $ (voir graphe 4), exception faite pour l Arabie Saoudite, les Emirat Arabes Unis, le Koweït, le Qatar, Oman pour les pays producteurs ; et la Slovénie pour les non producteurs. Les taux de pénétration viennent renforcer l hypothèse que les pays non producteurs de pétrole et de gaz ont un potentiel important en assurances vie contrairement au pays producteurs où le taux de pénétration dans le PIB de ces derniers ne dépasse pas 3,2% (enregistré par les Etats unis) ; quant à la Russie, le Koweït, le Venezuela, l Algérie et Oman ils n ont que 0,1%. Par ailleurs, le taux de pénétration est de plus de 4,3% dans 11 pays sur 17 pays qui ne sont pas producteurs de pétrole et de gaz listés dans le tableau précédent et peut atteindre 11,7% pour Hong Kong, 12,7% pour l Afrique du Sud et 14,5% à Taïwan. En conclusion, nous remarquons l importance des assurances vie pour les pays non producteurs de pétrole et de Gaz. Les pays producteurs de pétrole et de gaz semblent, pour leur part, accorder au développement des assurances vie une moindre importance, ce qui laisse croire que les richesses pétrolières et gazières pourraient être un facteur important de ralentissement de la croissance des assurances vie. 56 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

57 Production du pétrole (milliers baril/jour)* Les 20 premiers pays producteurs de pétrole et de Gaz en 2013 Production de gaz (milliard de M3 /an)* Part des assurances vie** Densité assurances vie** Taux de pénétration des assurances vie dans PIB** Analyse PIB par habitant en USD*** 1 Russie ,8 9% 19 0,10% Canada ,8 42% ,90% États-Unis ,6 42% ,20% Chine ,1 55% 110 1,60% Arabie saoudite % 9 0,00% Iran ,6 8% 10 0,20% Irak Émirats arabes unis % 212 0,50% Mexique ,6 46% 102 1,00% Koweït ,6 19% 62 0,10% Nigeria ,1 25% 3 0,20% Venezuela ,4 3% 15 0,10% Brésil ,3 56% 246 2,20% Angola % 3 0,00% Kazakhstan ,5 22% 22 0,20% Qatar ,5 4% 30 0,00% Norvège ,7 58% ,70% Algérie ,6 7% 3 0,10% Colombie ,6 36% 75 1,00% Oman ,9 9% 30 0,10% Pays non ou peu producteurs de pétrole et de gaz en 2013 Bahreïn 42 15,8 25% 140 0,50% Afrique du sud % ,70% Luxembourg % ,40% Taïwan % ,50% Hong Kong % ,70% Corée du Sud % ,50% Singapour % ,40% Suède % ,60% Belgique % ,30% Finlande % ,70% Portugal % ,40% Suisse % ,30% Jamaïque % 89 1,70% Uruguay % 102 0,60% Irlande % % Slovénie % 389 1,70% Jordanie % 10 0,20% * Source Wikipedia (données 2013) ** Source SIGMA, SUISSE RE (données 2013) *** Source Banque Mondiale (données 2013) Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

58 Analyse 58 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

59 Analyse *Cadre au CNA Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

60 Débat La réforme de la profession d experts techniques en assurance Par FATMI Mohamed* Préambule L expert en général est défini comme étant «toute personne qui, dans un domaine déterminé, est en mesure de procéder à des examens, des constatations, des appréciations en les revêtant sinon d un sceau de la vérité, mais tout en moins d une valeur d une autorité supérieure tirée de ses connaissances techniques, de son expérience et de sa pratique». En matière d assurance, l expert exerce une fonction d auxiliaire de l assureur car il peut être sollicité soit avant ou dans le cadre de la souscription d une assurance, soit après la survenance d un sinistre. En effet, l expert peut être sollicité pour évaluer un bien à assurer ou procéder à une visite de risque notamment en matière de système de sécurité pour les unités industrielles et commerciales et cela avant la souscription de l assurance. Mais l expert intervient le plus souvent après la réalisation d un sinistre pour déterminer les causes qui y sont à la base et évaluer les dommages qui en résultent et ce en vue d une indemnisation par l assureur. Il en découle que l expert joue un rôle indispensable dans la prestation d assurance d où la nécessité d élaborer un dispositif législatif adéquat pour bien encadrer la profession d experts, afin de lui permettre d exercer pleinement sa mission et d apporter sa contribution dans le développement des assurances dans notre pays. Telle est la problématique de la profession d experts à laquelle je m efforcerais d apporter les éléments de réponse. Pour ce faire, il convient d abord d évaluer la situation de la profession d experts dans notre pays par rapport à celle d autres pays où l assurance est bien développée. 1- La profession d experts en Algérie La profession d experts est régie dans notre pays : - Par quelques dispositions à savoir les articles 269 à 273 de l ordonnance du relative aux assurances, - Par le décret exécutif No du fixant les conditions d agrément, d exercice et de radiation des experts, commissaires d avaries et actuaires auprès des sociétés d assurance. Ce décret est le seul texte règlementaire qui régit la profession d Experts, toutes spécialités confondues et fixe les conditions d exercice, les obligations et les missions des Experts. Le législateur algérien définit l expert dans l article 269 de l ordonnance visée ci-dessus comme ci-après : «Est considéré comme expert, toute personne prestataire de service, habilitée à rechercher les causes, la nature, l étendue des dommages et leur évaluation et à vérifier éventuellement la garantie d assurance» Au regard de cette définition, la mission de l expert est en principe fondamentale dans le processus de la prestation d assurance. L exercice de l activité d expertise par une personne physique ou morale est soumis à un agrément délivré par l association des sociétés d assurance et de réassurance, dénommée «Union des Assureurs et Réassureurs (UAR)», lequel agrément précise aussi la spécialité. L attribution de cet agrément précise l article 4 du décret exécutif No est subordonnée à la constitution d un dossier comprenant essentiellement : 1- Pour les personnes physiques : - Le ou les diplômes universitaires en rapport à la spécialité demandée, - Une expérience professionnelle de 5 ans. 2- Pour les personnes morales : - Les statuts de la société, 60 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

61 Débat - Le registre commerce, - Le ou les diplômes universitaires des intervenants en rapport avec la spécialité demandée. Le décret exécutif susvisé précise également dans son article 8 les obligations des experts à savoir : - Exercer avec diligence leurs missions conformément aux usages et règles de la profession, - Avoir une bonne moralité. En cas de non-respect de ses obligations, les experts peuvent faire l objet de mesure de suspension ou de radiation par I UAR sur rapport motivé de la société d assurance ou de l assuré et cela entraîne systématiquement le retrait d agrément. 2. La profession d Experts automobile en France Cette profession est régie par le code de la route de Ce code traite entre autres aspects, la profession d experts automobile et précisément: Les conditions d exercice de la profession d experts automobile, les prérogatives de la commission nationale d agrément, Les obligations réglementaires, Les cas de contrôle des véhicules gravement accidentés Les conditions d exercice de la profession d experts automobile Le code de la route définit dans trois articles les conditions d exercice qui sont: a) Les personnes ayant satisfait à un examen théorique et pratique dans les conditions déterminées par un texte réglementaire. Ce texte prévoit que l expert ne peut être reconnu qu après avoir passé l examen du Brevet professionnel d expert en automobile. Pour cela deux voies d accès à ce diplôme professionnel sont ouvertes : - Avoir exercé pendant au moins cinq ans la pratique de la réparation automobile, - Être titulaire du BTS ou diplôme d ingénieur et avoir exercé pendant au moins douze mois une activité concernant la construction ou la réparation automobile. En outre, il faut avoir effectué un stage d au moins deux ans auprès d un expert titulaire et avoir suivi pendant une année des cours de perfectionnement. b) Les personnes doivent avoir obtenues la reconnaissance de cette qualité d expert. c) Nul ne peut exercer la profession d expert automobile s il ne figure pas sur une liste arrêtée annuellement par une commission nationale d agrément La commission nationale d agrément Elle est présidée par un conseiller à la cour de cassation et est composée en nombre égal de représentants : De l Etat, Des professions concernées par l expertise et l assurance à savoir quatre (04) experts en automobile, deux (02) représentants des assurances et un (01) représentant des professions de la réparation, Des consommateurs ou assurés. Pour l inscription sur la liste des experts (Ordre d Experts), le législateur fait la distinction entre l acquisition de la qualité d expert et l exercice de l activité qui est subordonnée à l inscription sur la liste. Outre ces prérogatives, la commission nationale d agrément traite également de la procédure disciplinaire des experts Les obligations règlementaires Le code de la route fixe dans cinq articles, les règles professionnelles des experts en automobile à savoir que : - L expert doit communiquer à la personne qui envisage de faire appel à lui, le prix de sa prestation, - L expert ne peut se substituer au propriétaire du véhicule que s il en a reçu mandat écrit, - L expert est tenu de donner ses conclusions dans la limite de sa mission, - Le rapport d expertise doit mentionner notamment les conclusions de l expert et les opérations d expertises en précisant si elles ont été effectuées avant ou après réparation, - L expert doit informer dès que possible les parties intéressées à savoir le propriétaire et le professionnel dépositaire du véhicule, dès lors qu il a connaissance d une contestation portant sur les conclusions techniques ou sur le coût des dommages ou de réparation Options pour les véhicules gravement accidentés (VGA) Compte tenu de la particularité de ces véhicules, les experts habilités pour le contrôle des VGA sont ceux qui justifient: - D une formation initiale d expert automobile, - Et d une formation continue et spécifique au contrôle des VGA dispensée dans les conditions définies par un arrêté. 3. Préjudices inhérents à la situation de la profession d experts en Algérie L étude comparative de la situation des experts dans notre pays par rapport à celle de la France, nous permet de relever que la profession d experts en Algérie est caractérisée notamment par : - Une sous-règlementation et un sous-encadrement flagrants, - Un accès à la profession sans diplôme professionnel, - Un manque de transparence dans l attribution des agréments, - Un manque de spécialisation et de formation des experts, - Une quasi absence de contrôle de la profession d experts. Il en ressort que contrairement à ce qui existe dans les pays occidentaux, le rôle de la profession est réduit substantiellement et se trouve dans une situation de quasi marginalisation. Cette situation est donc susceptible de favoriser toute sorte de déviation de la profession et cela a été malheureusement constaté sur le terrain à maintes reprises. Il est par conséquent évident que la situation actuelle est non seulement préjudiciable à la profession d expertise ellemême mais aussi à ses partenaires à savoir, les compagnies d assurances et les assurés. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

62 Débat Préjudices à la profession d experts Telle qu elle est actuellement, la situation est préjudiciable à la profession d experts à plus d un titre car elle est caractérisée par : - Une absence de statut de l expert prestant pour l assurance, - Une absence d organisation de la profession et une quasi-inexistence d associations professionnelles d experts, - Une inexistence d un diplôme professionnel d expertise pour l accès à la profession, - Une absence de code de déontologie de la profession d experts, - Une absence de formation et recyclage au profit des experts, - Une inexistence d une banque de données techniques indispensable à l exercice convenable de la profession, - Une non-participation des experts à la commission d agrément siégeant à I UAR qui est composée exclusivement par les assureurs. Préjudices aux compagnies d assurance et aux assurés La situation de la profession telle que décrite ci-dessus est également préjudiciable aux assureurs et aux assurés. Ce préjudice peut résulter principalement: - Du manque de professionnalisme des experts ce qui entraîne une insuffisance dans la qualité des prestations, - De la lourdeur des procédures de prise en charge des expertises et des expertises contradictoires compte-tenu notamment du niveau du montant des dommages qui est de DA depuis les années 1980, - De l absence de transparence dans les relations des différents partenaires et dans la préservation des intérêts des assureurs et des assurés. - De la méthode d évaluation approximative des dommages en raison de l inexistence d une banque de données techniques d où le préjudice financier à l assureur ou à l assuré selon qu il s agisse d une sous-évaluation ou une sur évaluation des dommages. Conclusion La profession d expertise dans sa globalité a besoin d être mieux prise en charge par les parties intéressées par cette activité et doit être mise une valeur compte tenu du rôle incontestablement fondamental qu elle joue tant en matière de prestation que de développement des assurances dans notre pays. Pour ce faire, la profession d expertise doit notamment être : - Suffisamment réglementée par les pouvoirs publics, - Mieux valorisée par l instauration d un système d accès à la profession moyennant un diplôme professionnel d expertise en plus des autres diplômes exigés, - Bien encadrée et soutenue par les compagnies d assurance a travers leur association I UAR. - Associée et être partie prenante dans l attribution des agréments des experts au moins en qualité d observateur, - Dotée d une base de données techniques pour faciliter et mieux exercer la profession, - Préservée dans sa neutralité par rapport à l assureur et son client, - Contrôlée par les institutions concernées telles que I UAR ou l administration de contrôle des assurances, - Présente ou associée dans les institutions telles que I UAR, le CNA, la chambre de commerce, etc. - Prise en charge par elle-même pour certains aspects qui lui sont propres tels que la déontologie de la profession, l organisation en associations professionnelles spécialisées, etc. En outre, il serait vivement recommandé d instituer une spécialisation des experts en automobile, bâtiment, industrie, transport, etc. car chaque catégorie possède ses spécificités et ses propres règles de travail. Enfin, ce n est que moyennant une réforme conséquente que la profession d expertise pourra être réhabilitée afin qu elle puisse être à la hauteur de la mission qui lui est dévolue et les retombées ne pourront qu être bénéfiques pour les opérateurs d assurance et leurs partenaires ce qui ne manquera pas de contribuer à l amélioration de l image de marque du secteur des assurances en général. *Directeur Général du Fonds de Garantie Automobile (FGA) et ancien PDG de I'EXAL 62 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

63 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

64 64 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

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