Plan d Investissement Communal de la Commune de Kolda
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- Jérôme Perras
- il y a 9 ans
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1 République du Sénégal Un peuple - Un but - Une foi Région de Kolda Département de Kolda de Kolda Plan d Investissement Communal de la de Kolda Rapport final, Février 2012 Avec l Appui Financier du Programme National de Développement Local (PNDL) IDEV-ic ex SENAGROSOL-CONSULT Patte D oie Builders villa B11&D11 / BP 8316 Dakar Yoff (Sénégal) / [email protected] / [email protected], Tel. (221) / 91 / 93 Fax : (221)
2 Sigles et acronymes ACEP : AFDS : AGR : ANSD : APE : ARD : ASC : BFEM : CC : CCG : CL : CEM : CDSMT : CMS : DDP : DP : DPS : DSRP : EXPRESSO : GIC : GIE : GPF : ICP : IDEN : IMCEC : MEC : OCB : OMD : ONG : PDES : PFDS : PDLP : PAI : PIP : PNDL : PODES : PRDI : SCA : SIDA : SONATEL : TIGO : Alliance de Crédit et d Épargne pour la Production Agence du Fonds de Développement Social Activités Génératrices de Revenu Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie Association des Parents d Élèves Agence Régionale de Développement Agent de santé communautaire Brevet de Fin d Étude Moyen Cadre de Concertation Cadre de Concertation et de gestion Collectivité Locale Collège d Enseignement Moyen Cadre de Dépenses sectoriel à Moyen terme Crédit mutuel de Sénégal Développement participatif décentralisé Diagnostic Participatif Direction de la Prévision et des Statistiques Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté Opérateur de Téléphonie Mobile au Sénégal Groupement d Intérêt Communautaire Groupement d Intérêt Économique Groupement de Promotion Féminine Infirmier Chef de Poste Inspection Départementale de l Éducation Nationale Institution Mutualiste Communautaire d Épargne et de Crédit Mutuelle d épargne et de crédit Organisation Communautaire de Base Objectifs du Millénaire pour le Développement Organisation Non Gouvernementale Plan de développement économique et social Projet Fonds de Développement Social Projet de développement local participatif Programme d investissement annuel Programme d investissement prioritaire Programme National de Développement Local Plan d Orientation pour le Développement Économique et Social Plan Régional de Développement Intégré Stratégie de Croissance Accélérée Syndrome de l Immuno Déficience Acquis Société Nationale de Télécommunications Opérateur de téléphonie mobile Sigles et acronymes i
3 Sommaire Sigles et acronymes... i Sommaire... ii 1. Introduction Contexte Objectifs Approche méthodologique Organisation du rapport Présentation générale de la ville Situation géographique de la ville Aperçu historique Zonage de la Dynamique spatiale de la commune Milieu naturel Situation sociodémographique Effectif de la population Ethnies et religions Dynamique de la population La ville et son hinterland Cadrage général Potentialités et contraintes de l hinterland Situation des activités de production Agriculture Elevage Artisanat L activité industrielle Situation du secteur d appui à la production Le commerce Le transport Les télécommunications Le tourisme Les structures financières Situation des secteurs sociaux Éducation et formation Développement intégré de la petite enfance Enseignement Élémentaire Enseignement moyen et secondaire Enseignement supérieur Formation Santé Environnement urbain et cadre de vie Alimentation en eau et assainissement Sommaire ii
4 6.2. Assainissement du cadre urbain Voirie urbaine Energie Sécurité et protection civile Promotion des femmes Promotion des jeunes Dynamiques institutionnelle et organisationnelle Le Conseil municipal Organisation et fonctionnement Les ressources matérielles et logistiques Les ressources financières Les cadres de concertation/ organisations communautaires de base Partenariat et coopération décentralisée L État et ses démembrements Les programmes et projets gouvernementaux Les services décentralisés Les Sociétés de développement Les Organisations non gouvernementales (ONG) Synthèse du bilan diagnostic de la commune Les Forces et avantages de la collectivité locale Les faiblesses de la commune Menaces Défis majeurs de la communauté rurale La vision Orientations stratégiques Le Plan d Investissements Prioritaire (PIP) Le Plan Annuel d Investissements (PAI) Schéma de financement Mécanismes de suivi évaluation Bibliographie Sommaire iii
5 Liste des tableaux et figures Carte 1 : Localisation Carte 2 : Quartiers et sous-quartiers Tableau 1 : Lotissements réalisés au cours des dix dernières années Tableau 2: Évolution de la population de la commune de Kolda de 2005 à Carte 3 : Carte d Occupation de l Espace Tableau 3 : Évolution des indicateurs santé du DSRP dans la région de Kolda entre 2007 et Carte 4 : Carte des Infrastructures Tableau 4 : Evolution du budget de fonctionnement de 2009 à Tableau 5 : Evolution du budget d investissement de 2009 à Tableau 6 : Niches faiblement exploitées Sommaire iv
6 1. Introduction 1.1. Contexte Dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique de décentralisation, l'état a transféré neuf (9) domaines de compétences aux collectivités locales (loi du 22 mars 1996) parmi lesquels la planification, en vue de leur permettre de mieux prendre en charge les préoccupations des populations à la base. Le système de planification en vigueur au Sénégal confère à l'état, dans le cadre de son plan de développement économique et social (PDES), la responsabilité de définir les orientations stratégiques et reconnaît les collectivités locales comme des niveaux de planification. Ainsi ontelles une compétence pleine et entière pour élaborer et exécuter leurs Plans Régionaux de Développement Intégré (PRDI), Plans d'investissements Communaux (PIC) et Plans Locaux de Développement (PLD). C est ainsi que la de Kolda s est engagée à élaborer son Plan d Investissement Communal (PIC) (horizon ) pour constituer une base légitime de sélection des projets prioritaires annualisés qui seront inscrits dans le Plan d investissements Prioritaire (PIP ) et le Plan Annuel d Investissements (PAI 2012). La traduction de ces options en programmes et projets concrets, et ceci dans un cadre approprié de concertation où tous les acteurs seront impliqués, est rendue possible grâce au soutien financier du Programme National de Développement Local (PNDL) Objectifs Le but final recherché à travers l élaboration de ces documents de planification (PIC, PIP et PIA) est de permettre au conseil municipal de disposer des instruments d application de stratégie définie dans le cadre de la politique de décentralisation et du développement local de l État. Il s agit de déterminer les conditions et les modalités de mise en œuvre d un programme de développement local afin d apporter aux différents acteurs locaux les moyens d amorcer ou de pérenniser la maîtrise du développement au niveau de la commune. En somme, il s agit, à travers l élaboration du PIC, de doter la de Kolda d un outil efficace, réaliste et opérationnel de planification et de mise en œuvre du développement, tenant compte des aspirations profondes des populations traduites dans les priorités identifiées à travers un processus participatif et, conformément aux orientations du Plan d Orientation pour le Développement Économique et Social (PODES), du Document de Politique Economique et Sociale (DPES) ex Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP), de la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA) et des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Les objectifs spécifiques recherchés à travers l élaboration du PIC sont les suivants : une implication des groupes communautaires et des partenaires dans la mise en œuvre des programmes d actions identifiés ; une articulation avec le Cadre de Dépenses sectoriel à Moyen terme (CDSMT), le Document de Politique Economique et Sociale ( ) et les objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ; une articulation avec le Plan d Action Environnemental Régional (PAER) et le Plan Régional de Développement Intégré (PRDI). Le présent rapport rend compte des résultats du travail enregistrés dans le cadre de l appui technique que le cabinet idev-ic a apporté au Conseil Municipal dans sa mission de conception et de planification du développement local. 1. Introduction 5
7 1.3. Approche méthodologique La commune a une mission de conception, de programmation et de mise en œuvre d un programme d Investissement local émergent, cohérent et qui intègre les préoccupations de toutes les couches sociales de la communauté, réunies autour d un programme consensuel, reconnu et accepté, comme tel, par l ensemble des acteurs. Ainsi, pour susciter et garantir la participation et l implication de tous acteurs, un processus de concertation, de diagnostic et de planification participatif itératif est mis en œuvre. C est ainsi que notre approche méthodologique s est appuyée sur les étapes suivantes. Concertation avec les différents acteurs Le processus a débuté par une série de concertations avec les principaux acteurs en vue d échanger sur le programme, ses objectifs, et les modalités d'intervention. C est ainsi que les différents acteurs concernés par ce processus (ARD, Conseillers municipaux, les services techniques, le consultant) ont eu un jour d échange sur l approche du PNDL, principal partenaire de la commune dans cette mission. Au cours de cette rencontre, l équipe du consultant a exposé la méthodologie pour l étude. Après échange, elle a été validée par l ensemble des participants. Pré diagnostic Une documentation assez variée tant au niveau local, régional que national, a été recensé et exploitée. Il s agissait notamment : de l Audit urbain de 1989, la matrice d action du Programme Spécial Indépendance 2006 et le rapport du budget participatif 2011, du Document de Politique Economique et Sociale ( ) à travers ses axes prioritaires, du Programme Régional de Développement Intégré (PRDI) de Kolda, du Plan d action environnement régional (PAER), des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), etc. Atelier de lancement La tenue d un atelier de lancement a marqué le début de la phase opérationnelle du processus de planification dans la commune. Cet atelier d information, convoqué par le Conseil municipal a vu la participation du préfet du département, des conseillers municipaux, des délégués de quartiers, des relais de quartiers, de l ARD, du Chef de Service Régional de l Urbanisme et de l Habitat, du Chef de Service Régional de l Aménagement du Territoire, du Chef de Service Régional d Appui au Développement Local (SRDL), des représentants de l IDEN, du DRDR, du PAPIL, d ONG (FODDE, ASBEF), de groupements des femmes, des représentants d organes de presse etc. Au cours de cet atelier, tous les acteurs ont été suffisamment informés sur le processus d élaboration du PIC et sur les conditions de réalisation de la mission. Formation des membres de la commission de planification élargie L objectif de cette étape est de préparer les membres de la commission de planification élargie à la méthodologie d élaboration du PIC et de ses instruments de mise en œuvre (PIP et PAI). La session de renforcement des compétences des membres a porté sur les aspects suivants : l environnement institutionnel et financier, les techniques et outils de diagnostic et de planification participative, les dimensions genre, aménagement du territoire et environnement et la dimension économique. Zonage de la Au cours de cet atelier de formation, le zonage de la commune est fait par validation du zonage adopté par la collectivité, dans le respect des critères de proximité, des réalités historiques et de l option des populations. Ainsi avec l appui de services techniques, la commune a procédé à la définition de six (6) zones correspondant aux six (6) quartiers officiels et leurs sous quartiers. Il faut souligner que l approche par zone vise un double objectif : réduire le champ d investigation pour une plus grande fiabilité des données et rapprocher la population de l équipe du consultant. 1. Introduction 6
8 Organisation de sessions zonales de diagnostic participatif et de restitution Des sessions de DP ont été organisés au niveau des quartiers centre des cinq zones où tous les quartiers concernés ont envoyé des délégués (délégué de quartier, sous délégués de quartier, responsable des femmes et responsable des jeunes, directeurs d école). L animation de ces ateliers a été orientée vers l inventaire des ressources et des potentialités de la zone, l analyse des problèmes et des contraintes de développement, l identification des solutions et l évaluation des besoins. A l issue du diagnostic zonal, une première synthèse des données est restituée à l assemblée. Cette restitution se fixe un double objectif, d abord évaluer le volume des informations recueillies auprès de la population mais également fidéliser la mémoire collective en vue de la restitution de la synthèse des bilans zonaux et de l appropriation des résultats par leurs auteurs. Un diagnostic institutionnel du conseil municipal est aussi effectué. Les résultats du bilan diagnostic de la commune, en terme de potentialités, contraintes et hypothèses de solution ont permis au conseil, de dégager les orientations de la collectivité, en matière de développement local. Pour ce faire, un accent particulier est mis sur la caractérisation et le management des institutions et organisations locales, des structures d appui et sur la typologie des relations entre structures locales et extérieures intervenant dans la collectivité locale, les capacités locales à prendre en charge de manière institutionnelle les problèmes émergents de genre et d environnement ainsi que l impact de leurs actions sur le développement local. Restitution de la synthèse des bilans zonaux Il s agit de présenter à l ensemble des acteurs jusqu ici impliqués dans le processus, les résultats du bilan diagnostic des quartiers, les besoins exprimés. Evaluées par la population bénéficiaire, ces informations ont fait l objet d une validation, approbation, séance tenante par l assemblée, par le conseil municipal et l ensemble de la population dûment représentée. Atelier de planification de stratégies Cette activité de trois jours, est la première étape de la phase de planification qui a permis aux acteurs (Conseillers municipaux, délégués de quartiers, responsables des OCB, Services techniques et partenaires, les jeunes), à partir des résultats du bilan diagnostic socioéconomique de la, de : Identifier les forces, les atouts et les opportunités de développement de la ; Mettre en évidence les faiblesses et les contraintes majeures de développement de développement ; Dégager les défis et les enjeux majeurs auxquels la de Kolda doit faire face pour asseoir les bases d un développement économique local durable ; Définir les stratégies prioritaires et les actions futures à mettre en œuvre dans le court terme pour répondre de façon concrète et réaliste aux problèmes urgents et spécifiques liés que vivent les populations de cette Collectivité Locale. Atelier de planification du Conseil Municipal Cet atelier de deux jours a permis au Conseil municipal de procéder, après la validation des résultats de l APS, à l élaboration du Plan d Investissement Communal (PIP) et du Plan Annuel d Investissements (PAI). 1. Introduction 7
9 1.4. Organisation du rapport Ce présent rapport, en sus de la partie introductive comprend deux parties : 1. Un rapport bilan diagnostic de la Collectivité Locale (CL) qui fait le point sur : les milieux biophysique et humain ; la situation des secteurs économiques, des secteurs d appui à la production, des secteurs sociaux et des dynamiques institutionnelle et organisationnelle ; la synthèse du bilan diagnostic de la commune et ; les défis et les enjeux majeurs de développement de la commune. 2. Le Plan d Investissement Communal (PIC) horizon comprenant : Les perspectives de développement et le programme prioritaire à moyen terme ; Le plan d investissements prioritaire ; Le plan annuel d investissements 2012 ; Le schéma de financement ; Les Mécanismes de suivi évaluation. 1. Introduction 8
10 2. Présentation générale de la ville 2.1. Situation géographique de la ville La ville, située à l extrémité Sud est enclavée par rapport au reste du Sénégal. L accès se fait par les routes nationales N 4 et N 6. La ville est distante de Dakar, la capitale du pays, de 465 km, de 189 km de Ziguinchor, 88 km de Sédhiou et de 223 km de Tambacounda. 2. Présentation générale de la ville 9
11 Carte 1 : Localisation 2. Présentation générale de la ville 10
12 La ville est également enclavée par rapport aux pays limitrophes, ce qui a des conséquences négatives sur le niveau des échanges avec la sous région (Gambie, Guinée Conakry et Guinée Bissau). Les routes qui relient Kolda aux pays limitrophes sont constituées de pistes en terre de mauvaise qualité. L infrastructure routière de la région est constituée de 2181 km de route dont seulement 500 km revêtus, soit 23 %. Les routes revêtues sont formées par la Route Nationale n 4 (RN4) qui passe par la partie Nord du département de Sédhiou et la Route Nationale n 6 (RN6) qui relie les villes de Ziguinchor-Kolda-Vélingara et Tambacounda dans le sens Est-Ouest. Cet axe routier très structurant a l inconvénient d être excentré Aperçu historique Kolda vient de la déformation de Koli Dabo, nom du premier occupant installé près du gué du fleuve à Hilèle (dans l actuel quartier de Sikilo). Les premiers contacts de la zone avec les européens furent effectifs à partir de 1838 avec le transfert de la résidence de l autorité coloniale de Karabane à Sédhiou. Les français y construisirent un fort et y implantèrent un comptoir. Sédhiou devint capitale de toute la Casamance jusqu en La haute Casamance où se trouvait le village de Kolda était encore mal connue jusqu en 1870, car les résidents français ne dépassèrent guère le village de Diannah Malari. C est en 1883 qu un traité de protectorat fut signé avec les français. Le village de Kolda se composait de deux quartiers. Le premier habité par des captifs affranchis et le second est constitué de deux concessions de peulh éleveurs. Créée par arrêté général n 7562 du 1er décembre 1952, la commune a pour premier Maire Amadou Michel Diop qui exerça de 1953 à 1955 la fonction et fut succédé par Abdoulaye Diallo ( ) jusqu'à la loi cadre qui a institué une délégation spéciale gérée par Sidiya Niang de 1958 à De 1960 à 1962 Monsieur Yoro Kandé fut élu Maire de Kolda. En 1962 après les événements politiques, Demba Koita prit les rênes de la commune de 1962 à 1988 ; - De 1988 à 2000, Monsieur Matar Kébé dirigea la commune ; - De 2000 à 2002, une délégation spéciale dirigée par Monsieur Samy Daniff fut instituée ; - Depuis le 02 juin 2002, Monsieur Becaye Diop est maire de la commune de Kolda. 2 La politique de décentralisation et de régionalisation entreprise par le Sénégal a abouti en février 1984, à la création de la région de Kolda (loi du 22 février 1984). La ville de Kolda, devenue commune de plein exercice en 1960 et chef lieu de département a acquis un nouveau rôle administratif, comme capitale régionale Zonage de la Depuis 1989, date de l élaboration du Plan directeur d Urbanisme (PDU), la ville comportait six quartiers officiels à savoir Doumassou, Gadapara, Sikilo, Bantagnel, Bouna Kané et Saré Moussa. Ces quartiers sont maintenus et classés en deux groupes selon leur position par rapport au fleuve qui constitue l un des principaux éléments caractéristiques de la ville. 1 Audit urbain, organisationnel et financier de la ville de Kolda Présentation générale de la ville 11
13 Carte 2 : Quartiers et sous-quartiers 2. Présentation générale de la ville 12
14 Quartiers situés sur la rive droite Quartier Doumassou : il est localisé entre l Escale et le camp militaire. C est un quartier ancien, loti en 1960 et densément occupé. Il est situé sur le plateau, partie la plus haute de la ville. En effet ce quartier est situé sur le plateau caillouteux et la voirie fortement ravinée. Quartier Garapara : il renferme l Escale, l un des noyaux d origine de la ville qui abrite les bâtiments coloniaux (anciennes maisons de commerce). L Escale constitue également le centre administratif et des affaires (concentration des équipements administratifs et des commerces). L extension de l Escale bloquée par les zones inondables, s est opérée vers Gadapara, partie récente qui a donné son nom à l ensemble. La zone d extension irrégulière de l habitat a été restructurée. Le village périphérique Saré Kémo, de création récente et qui dépendait de Gadapara dont il est séparé par une vaste zone de rizière a été intégré à la ville, avec l implantation à proximité de l école normale. Il présente l aspect d un village peul (habitat dispersé et non loti en partie). Ce sous quartier est situé sur un bassin versant où aboutissent les eaux de pluie. Quartier Sikilo : il forme le quartier le plus vaste de la ville avec plusieurs sous-quartiers à savoir Sikilo Est, sikilo Ouest séparés par l axe routier Fafacourou-Vélingara, Ndiobène qui jouxte l Escale, Hilèle, Château d eau. Ce quartier ancien installé sur un terrain à pente douce qui descend vers le fleuve, constitue la première extension de la ville (Sikilo Est). Sikilo Ouest est plus récent. Le quartier de Sikilo abrite quelques grands équipements (centre de santé, service agriculture, commerces). Le sous quartier de Ndiobène est bâti sur un terrain au relief plus accidenté au Sud-Est (ruissellement important). Il abrite d anciens équipements administratifs et des activités agricoles (maraîchage, arboriculture fruitière) le long des berges du fleuve. Ce quartier possède un certain attrait touristique. Quartiers situés sur la rive gauche Quartier Bantagnel : c est un ancien quartier baptisé par le gardien de la poudrière du nom d un arbre (kapokier). Le premier lotissement de 50 parcelles date de Le terrain est apte à l urbanisation. Il présente un caractère rural encore marqué. Quartier Bouna Kane : ce quartier porte le nom du préfet qui a opéré le lotissement. Il présente de grands espaces marécageux inondables, utilisés pour la riziculture et l arboriculture, le long du fleuve. Ce quartier qui s est développé entre 1980 et 1990, abrite quelques équipements tels que le service de l élevage et la Douane. Il est récent et encore marqué par son caractère rural. Quartier Saré Moussa : c est un ancien quartier qui existait depuis Il est situé sur l axe Kolda-Vélingara-Tambacounda, entre le fleuve et le centre de recherche zootechnique. Il est isolé de la ville et possède un caractère rural dominant. Le quartier est faiblement intégré à la ville et présente des zones d habitat irrégulier. Il abrite le sous quartier de Faraba, constitué d un ancien village situé à l Est du fleuve, sur un terrain plat. Il s est développé avec l arrivée de nouveaux migrants (ouvriers de l usine de la SODEFITEX). Il s est étendu à partir des années 80 vers la RN Dynamique spatiale de la commune Le périmètre communal actuel est celui fixé par l arrêté n 886 APA du 6/02/1952. Il est constitué d un carré de 3 km de côté dont le centre est le pont Abou Diallo. Sa superficie est de 9 km². Actuellement ce périmètre communal est largement dépassé par l urbanisation galopante. Ce qui pose de véritables contraintes spatiales et juridiques à l extension de la ville. Pourtant la s étend sur les terres de son hinterland. 2. Présentation générale de la ville 13
15 Trois principales phases peuvent être considérées dans la croissance urbaine : la période coloniale, la période et la période 1976 à nos jours. La période coloniale En 1907 la Casamance fut divisée en deux cercles : Sédhiou et Ziguinchor. La ville de Ziguinchor devint capitale régionale. Le cercle de Sédhiou fut divisé en résidences pour faciliter l administration de ce vaste territoire. Kolda, l un des principaux villages de la zone, fut érigé en résidence pour le Fouladou et Diattacounda pour le Balantacounda. La faible navigabilité du fleuve entre la capitale Sédhiou et le village de Kolda lui donna une relative autonomie sur le plan économique. Cependant Kolda, de par sa position sur le fleuve navigable par chalands (évacuation des produits de la traite vers Sédhiou) commença à émerger. C est entre 1907 et 1910 que les premiers équipements furent installés à Kolda. Il s agissait du tribunal local et du camp militaire à Doumassou, de l école, de l église à Bantagnel, du bureau de l administration et de la poste. Un pont en rônier fut construit en 1906, pour relier l Escale à Bantagnel ainsi qu un quai avec des magasins de commerce. Kolda fut érigée en commune mixte, par arrêté général n 7562 du 1er décembre En résumé, avant 1960, la ville était marquée par la création de l Escale, du quartier administratif (Ndiobène), du camp militaire et des lotissements de Doumassou, Sikilo et Saré Moussa (rive gauche). La période de 1960 à 1976 Les premiers lotissements commencèrent à s implanter dès 1960 autour de l Escale : Ndiobène, Doumassou, Sikilo (partie Nord) sur la rive droite, Saré Moussa sur la rive gauche, Bouna Kane pour recaser les occupants de la sisaleraie. Kolda arrive à polariser son hinterland et s ouvre vers l extérieur (autres régions du pays et pays limitrophes).la demande en espace à urbaniser est devenue plus forte et la ville a tendance à se développer vers le Nord (Sikilo et Doumassou). La période de 1976 à nos jours Selon l Audit urbain, organisationnel et financier de la ville de Kolda, un projet de nouveau périmètre communal est en cours d instruction. Il s agira de porter la superficie communale à ha pour couvrir les besoins d extension. Le périmètre communal futur est délimité par les points ci-après : 7 km du Pont vers Ziguinchor (Route) ; 5,2 km du Pont vers Vélingara (Route) ; 5,35 km du carrefour de l hôtel de ville sur la route Dianah Malary ; 4,3 km du carrefour de l hôtel de ville vers l aéroport. Extension de la ville L évolution spatiale de la ville est appréciée à travers l analyse des divers lotissements réalisés. Entre 1992 et 2002, les lotissements réalisés par les autorités sont présentés dans le tableau ciaprès. Les trois dernières opérations de lotissement ont été gelées ou non approuvées par l Etat conformément à la libre administration des collectivités locales. En effet ces projets de lotissement sont réalisés dans les communautés rurales de Dioulacolon et de Saré Bidji. Des lotissements récents sont réalisés dans la zone Elevage et à Sikilo zone lycée. Mais les parcelles n ont pas encore fait l objet d affectation et d installation. 2. Présentation générale de la ville 14
16 Tableau 1 : Lotissements réalisés au cours des dix dernières années N Date Lotissement Localisation Sup.(ha) Nbre parcelles Observations Sikilo Nord Sikilo 21, Sikilo Nord (complément) Sikilo 10, Saré Moussa (extension Saré Moussa 8,8, Sinthiang Tountourou Bantagnel 14, Saré Kemo II Gadapara 7,5 123 Près EFI Saré Kemo II Gadapara 4,7 79 Suite Saré Kémo II Saré Kemo IV Gadapara 7,9 128 Lotissement gelé Hilèle Sikilo 6,1 100 Non approuvé Ancienne piste aéroports Gadapara Gelé par l Etat 18, Source : Audit urbain, organisationnel et financier de la ville de Kolda Contraintes spatiales et juridiques à l extension de la ville rurale érigée, en 1984, capitale de la toute nouvelle région qui porte son nom, la commune de Kolda est en train de faire progressivement sa mue. Sa position de ville carrefour facilite un développement fulgurant du point de vue spatial et démographique. Mais ceci semble être bloqué par des contraintes spatiales et juridiques. La ville de Kolda, s il faut se fier aux limites de l arrêté 886 Apa du 06 février 1952, est un carré de 3 kilomètres de côté dont le centre est le pont Abdoul Diallo. Ce qui veut dire qu au-delà du pont Abdoul Diallo, sur un rayon d un plus de m, on est dans une des Communautés rurales qui entourent la commune de Kolda. Cet arrêté de plus d une cinquantaine d années ne reflète plus la réalité du terrain. Hormis le domaine du Centre de Recherche en Zootechnique (CRZ) qui bloque, à l ouest, la progression des nouvelles constructions et lotissements, les communautés rurales de Dioulacolon, Saré Bidji, Bignarabé ont dû céder une partie de leurs terres sous l effet du boom démographique noté dans la nouvelle capitale du Fouladou. L ancien bâtiment de l Hôtel de Ville et l ensemble des vieilles bâtisses aux alentours notamment l ancienne Préfecture, le Trésor, le Palais de justice, le Commissariat central, la Poste, le Marché central et les bâtiments coloniaux qui servent de locaux aux privés et à certains services administratifs, formaient l essentiel du centre-ville de Kolda. L érection de la ville en capitale régionale, le transfert des compétences aux collectivités locales intervenu en 1996, le changement d équipe dirigeante à la tête du Conseil municipal et tout dernièrement le programme Indépendance 2006 sont, entre autre, des faits qui ont induit plusieurs changements dans la commune de Kolda Milieu naturel Située en haute Casamance, la ville de Kolda s est développée au bord du fleuve au début du XX ème siècle, en tant que ville comptoir et siège de maisons de commerce. Sur le plan hydrographique, la ville est implantée sur les levées de terres qui bordent le fleuve Casamance et les dépressions inondables. Le fleuve traverse la ville du Nord-Est au Sud-Ouest qu il divise en deux parties : la partie la plus haute située au Nord-Ouest ; la plus vaste est un plateau qui culmine à 44 mètres par rapport au lit du fleuve. Au Sud et au Sud-Est, le relief est relativement plat et légèrement incliné vers le cours d eau. 2. Présentation générale de la ville 15
17 Plusieurs dépressions parsèment le territoire communal. Les zones inondables en saison des pluies et les berges du fleuve sont exploitées pour l agriculture (vergers, maraîchage et riziculture ). Il est à noter que le fleuve est suffisamment profond pour contenir l eau de crue dans son lit et éviter les inondations. Dans les parties basses, les sols sont constitués de sols de vallées sur matériau largement alluvial. Il s agit de sols hydromorphes à gley de surface et d ensemble sur matériau alluvial varié mais souvent argileux, limon argileux ou argile. Les sols sont de couleur assez foncée en surface avec parfois une structure polyédrique fine assez bien développée dans les quelques premiers centimètres. Ils sont gris ou brun clair en profondeur avec des traînées et des tâches diverses selon le degré d hydromorphie. Les teneurs des sols en matière organique sont moyennes et la fertilité chimique variable. Ces sols sont cultivables en rizière s ils sont submergés. Au niveau du plateau, les sols sont de type ferrugineux tropical, plus ou moins lessivés, légèrement ferralitiques. La végétation est constituée d une savane arborée résultat du déboisement des forêts couvrant les plateaux et les vallées, pour l agriculture. Au niveau des plateaux, certains grands arbres sont préservés. Parmi les espèces restées de l ancienne forêt, on compte le Pterocarpus erinaceus (dominant), Parkia biglobosa, Prosopis africanus, Cordylia pinnata et Combretum glutinosum. Les vallées abritent des espèces hydrophiles et mésophiles à savoir Parkia biglobosa, Terminalia macroptera, Daniella oliveri. Le climat de type soudano-guinéen, chaud et sec est caractérisé par des températures élevées et des vents relativement calmes (vitesse maximale 3 m/s). Les vents dominants sont constitués par l alizé continental, vent chaud et sec (Nord-Est) et la mousson qui souffle du Sud-Est et apporte la pluie. La pluviométrie est favorable et dépasse parfois 1000 mm par an pour 72 jours de pluie. Elle constitue une contrainte pour la commune avec les eaux de ruissellement qui dégrade et érodent la voirie urbaine et les ruelles.. Les détritus charriés vers le fleuve contribuent à son comblement manifeste Situation sociodémographique Effectif de la population Selon l Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), ex Direction de la Prévision et de la Statistique (DPS), la population de la commune est estimée à personnes au 31 décembre La population devrait atteindre l effectif de habitants au soir du 31 décembre 2015, avec un taux d'accroissement moyen annuel de 8,4. Le tableau qui suit présente les prévisions de la population de 2005 à Tableau 2: Évolution de la population de la commune de Kolda de 2005 à 2015 Années Effectif de la population Source : Estimation de la population du Sénégal de 2005 à 2015, ANSD, Janvier Présentation générale de la ville 16
18 L analyse de la structure de la population selon l âge, montre que les ans représentent plus de 50% de la population totale de la commune. C est donc une population assez jeune. La structure par sexe montre que le sexe ratio est en faveur des hommes, contrairement à ce qui se passe dans la plupart des autres villes. En effet, le rapport de masculinité (le nombre d hommes pour 100 femmes) est de 105%. Ce déséquilibre entre les sexes trouve son explication dans la faiblesse de l émigration qui dans les autres villes secondaires frappe beaucoup plus les hommes. A cela s ajoute la portion frontalière de la ville qui en fait une zone d accueil de migrants de sexe masculin à la recherche d un emploi Ethnies et religions La population de Kolda est dominée par les Peuls et les Mandingues. Il y a également les Wolofs, les Diolas, les Soninkés, les Mancagnes et les Balantes. Il y a une infime minorité de Kognakii et de Bassari. 3. Les principales religions sont l Islam et le Christianisme et leurs adeptes vivent en parfaite harmonie Dynamique de la population On entend par dynamique de la population le mouvement général subi par celle-ci au cours du temps. Ce mouvement général est constitué du mouvement naturel qui retrace les naissances vivantes et les décès et du mouvement migratoire qui enregistre les entrées (immigrés) et les sorties (émigrés). La population de l agglomération était estimée à 1000 habitants en L Escale constitue le noyau d origine de la ville. Entre 1955 et 1961 la population a augmenté au taux moyen annuel de 5,8 %. Ce taux de croissance est élevé en dépit des problèmes de la guerre qui ont poussé beaucoup de personnes à fuir les villes pour échapper au recrutement dans l armée. La population urbaine est passée à 4000 en La ville est devenue attractive et de nombreux migrants de Guinée Conakry y transitent ou s y fixent. La population passa de 6050 habitants en 1960 à en 1976 soit un taux moyen de croissance annuel de 7,3 %. De 1976 à 1988, la population est passée de habitants à 34618, soit un taux moyen de croissance de 5,1 % par an. La croissance urbaine bien que élevée a subi un fléchissement par rapport à la période Lors des recensements de 1988 et 2002, Kolda comptait respectivement et habitants. Aujourd hui, la population de la commune est officiellement estimée à habitants, mais elle abriterait en réalité près de hts du fait de l immigration occasionnée par le conflit en basse Casamance et les turbulences politiques en Guinée Conakry et en Guinée Bissau. Cette dynamique de la population et de l habitat exige de la commune la nécessité de trouver de nouveaux espaces pour satisfaire la forte demande en parcelles d habitation. Mais les possibilités d extension du périmètre communal sont limitées par les contraintes juridiques et spatiales suscitées Présentation générale de la ville 17
19 2.7. La ville et son hinterland Cadrage général La position centrale de la ville par rapport à son hinterland et la proximité des frontières de la Guinée Conakry, la Guinée Bissau et la Gambie (peut jouer un rôle dans l intégration sousrégionale). Le centre de recherche zootechnique et les pâturages proches de la ville peuvent favoriser l implantation d une ceinture laitière périurbaine et développer l embouche bovine et ovine (création d emplois urbains et alimentation de la ville). L importance de l agriculture et de l élevage, dans la zone d influence de la ville, peut aussi être la base de la création de nouvelles unités agro-industrielles, conjugué à la diversité des cultures, le folklore, le site naturel, peuvent être la base du développement des activités touristiques dans la ville. Le réseau de communication décrit ci-dessus constitue un frein pour le rayonnement économique de la ville de Kolda qui peut jouer un grand rôle dans l intégration nationale et sousrégionale. En effet le schéma régional d aménagement du territoire a retenu la ville de Kolda comme un pôle régional de développement. Il s agit d agglomérations qui, de par leur fonction administrative, leurs activités variées, leur taille démographique, peuvent assurer une dynamique urbaine régionale capable de réduire les déséquilibres du réseau national d établissements humains. Le pôle régional de développement représente le point focal de la décentralisation. Son développement s appuie principalement sur la mise en valeur des ressources et potentialités de leur hinterland. Fonctions de la ville La ville de Kolda joue plusieurs fonctions tant au niveau régional, national que sous régional. Au niveau de la région la ville polarise son hinterland à travers le système de transport, l industrie, l administration, le commerce, l éducation et la formation, et la santé: Au niveau national, Kolda joue un important rôle dans l approvisionnement en produits forestiers ligneux et non ligneux, miel, bétail (race Ndama). Au niveau sous régional : l hôpital régional participe à l amélioration des conditions d accès aux soins de santé de la population bissau guinéenne qui vient se soigner Potentialités et contraintes de l hinterland Les ressources agricoles, pastorales forestières sont autant d atouts dont dispose la dispose dans son hinterland, d importantes ressources et potentialités. Ainsi le développement de la commune devrait s appuyer sur : - La vocation pastorale marquée de l hinterland (pâturages vastes et riches et abondance des résidus de récolte) ; - L importance des terres cultivables disponibles et la bonne pluviométrie ; - L existence du bassin de l Anambé qui offre des possibilités de développement de l agriculture irriguée et de l agro-industrie ; - L importance et la qualité des formations forestières (production de bois d œuvre ) - L activité commerciale des marchés hebdomadaires qui contribuent à l intégration sous régionale et crée de nombreux emplois ; - La proximité du marché sous régional (Diaoubé), - La pluviométrie est un des nombreux avantages de la région. En effet, on compte prés de six (6) mois de pluies. La moyenne annuelle des pluies est de 1100 mm dans la région et les pluies évoluent de l Est vers l Ouest. Cependant, la mise en valeur rationnelle des ressources et potentialités de l hinterland se heurte principalement à : 2. Présentation générale de la ville 18
20 - l insuffisance des moyens de communication à la base de l enclavement des moyens par rapport au chef lieu de département de certains établissements humains (pistes de production et mauvais état). - la mauvaise qualité des routes internationales qui relient l hinterland aux pays limitrophes ; - la faible organisation des marchés hebdomadaires ; - la fragilité de l écosystème confronté à des pratiques agricoles et pastorales peu adaptées (déboisement et défrichement abusifs) ; - l insuffisance des investissements dans le domaine agricole ; - la pratique de l élevage extensif peu rentable (destruction de pâturages par les feux de brousse, faible assistance médicale, problème d abreuvement du bétail en saison sèche) ; - la faible intensification de l agriculture sans pluie et l appauvrissement des sols (salinité, ruissellement, érosion ) ; - l exploitation anarchique des forêts pour la production de charbon et de bois à destination des centres urbains du Nord du pays ; - la faible électrification. 2. Présentation générale de la ville 19
21 Carte 3 : Carte d Occupation de l Espace 20
22 3. Situation des activités de production 3.1. Agriculture Bien que la commune de Kolda soit une commune à vocation urbaine, l'exercice direct de l'agriculture par les populations y est une réalité. Beaucoup de personnes résidant dans la ville garde de fortes attaches dans les villages dont elles sont originaires et continuent à y exploiter des parcelles de terre et y possèdent un cheptel plus ou moins important. Les grandes cultures sont, pour les cultures vivrières le maïs, mil, le sorgho et le riz. Pour les cultures commerciales, les populations font l arachide et le coton. L activité agricole est pratiquée essentiellement sur les terres des communautés rurales environnantes (Dioulacolon, Saré Bidji, Bignarabé) et sur les terres du Centre de recherche zootechnique (CRZ). Et comme partout dans la région, l agriculture souffre de l insuffisance de la production du fait de la baisse des rendements. Cette situation se justifie selon les populations par le caractère extensif de la production. Les contraintes sont inhérentes aux facteurs de production : - la faiblesse des superficies cultivées ; - la dégradation des terres par l érosion hydrique (lessivage, ravinement etc.) ; - la baisse de la fertilité des sols combinée à une faible utilisation d intrant d intensification (semences améliorées, engrais) ; - la faible maîtrise des nouvelles itinéraires techniques de production ; - une mauvaise qualité des semences qui arrivent souvent en retard ; - le sous équipement lié à la vétusté du matériel agricole existant. Pour remédier à cette situation les populations préconisent : - l amélioration des conditions d accès aux financements pour l acquisition d intrants de qualité et du matériel agricole. - la création d un cadre de concertation et le renforcement de la communication avec les CR de Djoulacolon, Saré Bidji, Bignarabé pour l accès au foncier agraire. Pour la riziculture et comme partout ailleurs en Casamance naturelle, elle est pratiquée par les femmes. Elles s activent dans les rizières situées dans les quartiers de Bantagnel, Saré Moussa, Bouna Kane, Sinthiang Idrissa, Gadapara, et Hilèle et dans les rizières situées dans les communautés rurales de Djoulacolon (Faraba). Les contraintes soulevées par les femmes dans ce domaine sont pour l essentiel : - la faiblesse des superficies cultivées ; - l insuffisance des intrants de production ; - l ensablement et l assèchement précoce des rizières ; - le manque d encadrement. Pour améliorer les rendements et les productions, les femmes proposent : - l aménagement d un bassin de rétention pour faciliter le captage et la valorisation des eaux de pluies ; - le dessablement et l aménagement des vallées ; - l appui à l approvisionnement en semence de riz et en engrais. 3. Situation des activités de production 21
23 Les femmes pratiquent également le maraîchage sur les berges du fleuve Casamance. Actuellement, du fait de l assèchement précoce du fleuve, les femmes aménagent des parcelles maraîchères dans le lit majeur du fleuve. Les principales spéculations sont l oiselle, le gombo, le piment, la tomate etc Les femmes n ont pas périmètres maraîchers aménagés spécialement à cette fin et pourtant le marché est réel. En effet, à côté de la production péri urbaine, le marché de Kolda sert de lieu d écoulement des produits maraîchers provenant des villages des CL voisines. Ce marché contribue à l amélioration de la qualité nutritionnelle et de la population mais également des recettes municipales de par les taxes perçues sur le commerce des produits. L activité de production maraîchère est confrontée à de nombreux obstacles notamment : - l insuffisance de terres ; - le défaut de protection du périmètre maraîcher ; - la prolifération des ordures ménagères dans les périmètres ; - l accès difficile à l eau occasionné par l affaissement des puits ; - le faible niveau d aménagement et d équipement du périmètre maraîcher ; - l inaccessibilité aux intrants (semences, produits phytosanitaire etc.) ; - divagation des animaux notamment les porcs. Elle pourra ainsi, en collaboration avec ses partenaires : aménager des digues pour retenir l eau dans les «faro» pour redynamiser le maraîchage périurbain ; aménager un périmètre maraîcher des femmes Elevage L élevage représente une activité assez importante dans la commune de Kolda. Il est pratiqué par tous. Le caractère rural de la commune explique le développement de cette activité. Le cheptel est constitué du grand bétail (bovin), des petits ruminants (ovins et caprins) et des porcs. L élevage des bovins caractérisé par son aspect traditionnel est exercé au niveau des terres de l hinterland, c'est-à-dire dans les communautés rurales environnantes. L élevage périurbain intéresse plus les petits ruminants et le porc. L élevage du porc est pratiqué par les Mancagnes et les Balantes. L aviculture est pratiquée sous deux formes traditionnelle et moderne. Pour l aviculture moderne, les femmes, avec l appui du DIRFEL, gère un complexe avicole aménagé au quartier Bouna Kane. En plus de la production avicole in situ, le complexe facilite l accès aux femmes membres du Directoire et affiliées, aux poussins et à l aliment. De nombreuses femmes sont bien formées aux techniques vétérinaires. Ailleurs plusieurs d entre elles sont devenues des auxiliaires vétérinaires. Ce qui leur a permius de conduire à terme les projets avicoles qu elles gèrent soit collectivement, soit individuellement avec l appui du DIRFEL. L exploitation et la valorisation de l élevage se font à travers le commerce des animaux et la transformation et la conservation du lait. Avec Agronone et Vétérinaires Sans Frontière (AVSF), les femmes gèrent une unité de transformation des produits laitiers. A côté de cette unité, il existe de nombreux GIE dans la commune qui interviennent dans la transformation et la valorisation des produits laitiers. Aussi la SODEFITEX accompagne la ceinture laitière périurbaine qui alimente pour l essentiel ces unités. La commune de Kolda compte huit unités de transformations dédiées à ce produit et un Comité interprofessionnel des acteurs de la filière lait local (CINAFIL). 3. Situation des activités de production 22
24 Les contraintes à la filière lait dans la commune de Kolda sont : - l'insuffisance de moyens financiers combinée aux difficultés pour écouler ce produit, en dépit du fort potentiel dont dispose dans ce domaine la région naturelle de Kolda ; - les difficultés dans l'approvisionnement en produits frais pendant la saison sèche et pendant l'hivernage (pendant la saison des pluies, l'enclavement de certaines zones de production limite fortement l approvisionnement des unités de transformation du lait) ; - l insuffisance du pâturage et la cherté des aliments du bétail. Pour booster la filière il faudra : - créer une unité de fabrique d aliment du bétail est un souhait pour les éleveurs ; - promouvoir la stabulation peut résoudre le problème d'approvisionnement ; - accroître le volume des financements dans ce secteur Artisanat L artisanat est une activité qui se développe dans la ville et joue un rôle important dans le tissu économique. L artisanat relève du secteur informel. Il est représenté par les métiers du textile et de la couture, l alimentation, la mécanique, le bâtiment, l artisanat d art, la forge et les réparations diverses. Il est pratiqué aux alentours des marchés et dans les quartiers. Les catégories d artisanat auxquelles la population s adonne sont l artisanat d art (poteries, sculpture et peinture), l artisanat utilitaire ou de production (menuiserie, soudure, tapisserie, couture etc ) et l artisanat de service (mécanique, plomberie, maçonnerie, blanchisserie, mécanique auto, vélos et motos ). Les artisans disposent d infrastructures d appui à la formation et à la production : un village artisanal ; un centre régional des artisans, une maison des outils et un centre régional de formation polyvalent) mais le village artisanal n est pas fonctionnel. A côté de cette contrainte, le secteur reste confronté à de nombreuses autres difficultés dont : - le manque de mesures d'accompagnement ; - l insuffisance de la formation et le manque de suivi ; - le sous équipement des artisans (le manque de moyens matériels des artisans constitue un handicap à la compétitivité des artisans de la commune par rapport à ceux des grandes villes) ; - l accès difficile aux financements ; - le manque d'espace ; - la pollution sonore ; - l accès difficile aux financements ; - l accès difficile aux matières premières (surtout en bois d œuvre) ; - l insuffisance de la formation et le faible niveau scolaire des artisans. La maison de l outil, qui devait servir un tremplin pour le développement de ce secteur, n est toujours pas fonctionnelle ; - la faible demande et la concurrence des produits manufacturés ; - l absence de promotion à cause d un manque d espace d exposition. Les ateliers de ces artisans sont disséminés dans les différents quartiers de la ville avec évidemment une tendance à la concentration dans et aux alentours du marché central. 3. Situation des activités de production 23
25 Ainsi des solutions ont été dégagées pour le développement de cette activité. Il s agit notamment de : - la formation continue des artisans ; - la facilitation de l'accès aux financements ; - la création d un village artisanal ; - la création d une zone industrielle ; - la facilitation de l'accès aux matières premières ; - la formation aux nouvelles techniques de production ; - la formation aux techniques de création et de gestion d entreprises ; - la formation en gestion administrative et financière des artisans. Pour valoriser les potentialités de la commune dans ce domaine, il faudra promouvoir l enseignement technique et la formation professionnelle. Le lycée technique en construction constitue ici une opportunité réelle à valoriser L activité industrielle L industrie est présente à travers l'usine d'égrenage de coton installée dans la ville par la SODEFITEX. L usine joue un rôle important dans le tissu économique et social de la commune à travers les emplois qu elle crée. En effet l'usine y est pourvoyeuse d emplois. Le personnel saisonnier est à 80% originaire de la commune de Kolda. Sur le plan social, la SODEFITEX s'investit dans l'encadrement de la production céréalière avec ses activités d'accompagnement : formation technique, alphabétisation, formation en gestion. Les femmes, à travers leurs groupements sont les principales bénéficiaires de ces interventions. La SODEFITEX a également investi dans la mise place de la ceinture laitière de Kolda.. A côté de la SODEFITEX, Kolda dispose d une unité de production d électricité. Ce qu il faut souligner ici c est le très faible niveau d industrialisation de la ville, laquelle situation limite fortement les opportunités de création d emploi pour les jeunes. 3. Situation des activités de production 24
26 4. Situation du secteur d appui à la production 4.1. Le commerce Le commerce et les services portent essentiellement sur l'écoulement de produits issus de l'agriculture, de l'élevage et de l'exploitation forestière. La proximité du marché internationale de Diaoubé constitue une énorme potentialité pour le développement du commerce dans la commune. Le commerce se fait principalement à travers les marchés (marché central, marché Sikilo, marché Bouna, marché Mame Diarra, le marché poisson et l abattoir municipal. Trois (03) marchés sont aménagés dans la commune (le marché central, le marché de quartier de Sikilo et le marché aux poissons). Le marché de Mame Diarra situé à Sikilo (zone lycée) est en cours de construction. Un centre commercial est en cours réalisation. Le commerce est dominé par le secteur informel en dépit de l existence de 554 entreprises répertoriées par le service régional du commerce en Il est pratiqué surtout au niveau des deux marchés (le marché central et le marché de quartier de Sikilo).et des boutiques de vente de gros concentrées dans le centre ville. Le commerce compte 18,1 % des emplois urbains contre 15,9 % en La ville constitue une source d approvisionnement pour les marchés hebdomadaires de la région dont celui de Diaoubé qui a une vocation sous régionale. 4 Malgré ce dispositif, la population estime insuffisant le nombre de marché, eu égard à l enclavement de quartiers. Ainsi les populations ont proposé comme solution : l achèvement des travaux de construction du centre commercial ; l achèvement des travaux de construction du marché Mame Diarra de Sikilo zone lycée ; la modernisation du marché central ; l extension et la modernisation du marché de Sikilo ; la construction de 6 marchés de quartiers ; la construction d un marché de poisson avec installation d une chaîne de froid ; l aménagement d un foirail municipal ; la construction de nouveaux abattoirs municipaux avec installation d une chaîne de froid Le transport Le transport urbain est pas assez bien développé dans la commune, avec des taxis urbains dont la cherté des tarifs est décriée. La circulation intra-muros est constituée essentiellement par les véhicules administratifs et ceux des sociétés de développement. Et l absence d un système de transport urbain collectif amplifie les contraintes de la mobilité urbaine. Aussi le ravinement des ruelles pendant la saison des pluies et les inondations (Gadapara, Bantagnel, Bouna Kane ) rend les déplacements assez difficiles. Mais avec la construction de routes à travers le programme spécial indépendance de 2006, la mobilité urbaine est améliorée. Pour ce qui du transport interne, il faut noter que le centre ville est le siège quotidien d embouteillage du fait du stationnement à l emporte pièce des camions de marchandises, les calèches d ânes, les taxis, les motos et les vélos. Tout cela gène la circulation. Aussi, au niveau des carrefours, les panneaux (publicitaires et autres) qui occupent le domaine public gène considérablement les automobilistes. La décongestion et la réglementation du stationnement 4 Audit urbain, organisationnel et financier de la ville de Kolda 4. Situation du secteur d appui à la production 25
27 des véhicules doivent faire l objet de mesure d urgence pour éviter le risque d accidents sur autour du marché central. La réglementation de la circulation au centre ville par la mise en œuvre d un plan de circulation s impose aujourd hui. Pour le transport inter urbain, les infrastructures d appui au transport sont : La gare routière au quartier de Saré Kémo. Constituée d un hall de stationnement, Elle est la seule gare fonctionnelle. Sa gestion est assurée par le regroupement des transporteurs de la ville de Kolda mais c est la qui s occupe de l entretien quotidien. De cette gare s organise le transport interne à la région mais aussi vers les autres régions du Sénégal (Sedhiou, Ziguinchor, Tambacounda, Dakar etc ). Malgré son importance, l infrastructure est encours de dégradation. Le cadre de vie n est pas des meilleurs avec un bloc sanitaire trop petit par rapport au nombre d usagers. Aussi, pendant l hivernage, les eaux de pluies stagnent devant l entrée de la gare routière, ce qui pose un problème d accès pendant cette période de l année. Une délocalisation de la gare routière est une priorité ce qui va certainement la rendre mieux fonctionnelle et plus sécurisante est envisagée par la commune. L aéroport de Saré Bidji A côté du transport terrestre, Kolda abrite l aéroport de Saré Bidji. Cet aéroport accueil presque exclusivement de vols militaires. Les vols civils sont assez rares. Sa desserte régulière par la compagnie aérienne nationale (Air Sénégal International) devrait contribuer au désenclavement de la région et éviterait du coup aux populations les déplacements vers Ziguinchor pour prendre l avion. Mais l amélioration des conditions de navigation par l équipement de l aéroport doit être sérieusement envisagée. Parmi les mesures envisagées pour améliorer les conditions de transport urbain et inter urbain, on note : Le projet d aménagement et de modernisation de la zone aéroportuaire ; Le projet d aménagement d une gare routière pour le transport inter urbain à l entrée de la ville du côté de Saré Moussa Ndour ; Le projet d aménagement d un parking de stationnement pour les gros porteurs ; Le projet d amélioration de la voirie urbaine pour faciliter la desserte des quartiers périphériques Les télécommunications Sur le plan des télécommunications, la commune est entièrement couverte par les différents opérateurs de téléphonie mobile (Orange, Tigo et Expresso). La téléphonie fixe y existe également et l internet accessible. La télévision est accessible et les antennes paraboliques de réception sont nombreuses et disséminées un peu partout dans la commune. Sur le plan radiophonique, note les stations régionales de la RTS et de Dunya. Walf Fadjri, Sud FM etc ont des correspondants. Tout ce dispositif contribue à relayer les informations et à désenclaver ainsi la commune de Kolda. Cependant, la population regrette l absence d une station régionale pour Sud FM et une fréquence de RFI. 4. Situation du secteur d appui à la production 26
28 4.4. Le tourisme Le tourisme de Kolda est essentiellement orienté vers le tourisme cynégétique qui profite de l importance de la ressource faunique de la région. Il s agit d un tourisme saisonnier qui dure environ 6 mois. Les infrastructures hôtelières sont au nombre de trois (3) (hôtel Firdou, hôtel Hobbe et hôtel Moya). Malgré les efforts d extension des hôteliers, la capacité d accueil des réceptifs est encore faible avec respectivement : Hôtel «HOBBE» : 48 chambres climatisées et ventilées avec télé et wifi, 2salles de conférence de 30 et 50 places et un restaurant ; Hôtel «Moya» : 58 chambres dont 48 climatisées et 10 ventilées, une suite, 1salle de conférence de 70 places et 1 restaurant et 1dancing ; Hôtel le «FIRDOU». Malgré tout, la ville peut devenir un centre touristique important (circuits à destination de la Gambie, et de la Guinée Conakry) grâce à ses ressources forestières, sa faune et sa diversité culturelle Les structures financières Elles sont de deux ordres : les banques classiques et les Systèmes Financiers Décentralisés (SFD). Les banques La commune abrite trois institutions bancaires : la CNCAS, la SGBS et ECOBANK. Ces banques financent les opérateurs économiques de la commune. Les systèmes financiers décentralisés Les structures financières décentralisées recensées dans la commune sont le Crédit Mutuel du Sénégal, le Partenariat pour la Mobilisation de l'épargne et le Crédit au Sénégal (PAMECAS), l Alliance de Crédit et d Epargne pour la Production (ACEP), l Institution Mutualiste Communautaire d Epargne et de Crédit (IMCEC) et la Caisse Populaire du Sénégal (CPS), la Mutuelle des Femmes de Kolda, Cauris. Ces structures offrent des services financiers de proximité tels que l épargne et le crédit pour le soutien des activités productives, notamment l agriculture, l élevage et le petit commerce exercé pour l essentiel par les femmes. En effet, c est un système financier assez dense qui accompagne le développement de la commune dans le cadre de la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre des projets et opportunités de développement. Système de transfert d argent Le système de transfert d argent est géré par les différentes structures financières présentes dans la commune. Chacune d elle est opératrice d un système de transfert d argent. La poste joue également un rôle important dans le système de transfert d argent à travers son système tradition et par son institution financière : Postefinance. 4. Situation du secteur d appui à la production 27
29 5. Situation des secteurs sociaux 5.1. Éducation et formation Développement Intégré de la Petite Enfance (DIPE) Les structures de DIPE dans la commune sont constituées de garderie d enfants et d écoles maternelles. Les véritables écoles maternelles sont : A côté des écoles maternelles organisées au sein même des écoles élémentaires à l exception de Yéro Tacko Baldé (Sikilo) et Abdoulaye Diallo, la commune abrite de deux cases des toutpetits (Sikilo et Bouna Kane) dont une fonctionnelle, celle de Sikilo, des garderies d enfants (garderie d'enfant de l EFI, garderie du Centre Polyvalent de Ndiobène, garderie d'enfant ONG Yarama, garderie d enfant Solo Diané, la garderie du CEDAF, la garderie communautaire). A côté de ces écoles publiques, il existe de nombreuses écoles privées dont les plus représentatives sont : le halte Capitaine Djibril Ndiaye du camp militaire à Doumassou l école maternelle de la mission catholique à Bantagnel les écoles maternelles Coumpital et Franco-arabe de Bouna Kane Keur Awa Marème, Adepte de l'islam etc à Sikilo Pour les écoles maternelles, à l exception de l école maternelle de la municipalité de Ndiobène, les autres écoles maternelles publiques sont en abris provisoires et sans site propre. Ecole maternelle municipale : elle est située dans le quartier de Sikilo sur un terrain de 1225 m² en plein centre ville. Elle est constituée de trois bâtiments dont le premier comporte deux salles de classe, le deuxième abrite également deux classes, une chambre de gardien avec toilette, un troisième bâtiment d une classe et un bloc toilettes de quatre boxes. Le diagnostic relève quelques fissures sur les murs et l absence de fermetures au niveau d une salle de classe et des toilettes du gardien. La peinture est défraîchie et l eau ne coule plus dans les boxes toilettes. Les autres bâtiments sont en bon état. Ecole maternelle de l EFI : Située dans l enceinte de l école de formation des instituteurs, dans le quartier de Gadapara, cet établissement sert de centre d application et occupe le RDC et le 1 er étage d un bloc d EFI. Il est constitué de trois salles de classe, d un magasin, de deux toilettes, d une salle de visite et d une salle de soins. Le bâtiment en dalle de béton est en bon état dans l ensemble. Les écoles maternelles gérées au niveau des écoles élémentaires sont en abris provisoires. Leur caractéristique générale est l absence de table banc, l insuffisance du matériel didactique l absence d'espace aéré pour les enfants et l absence de matériel de jeu (toboggan, balançoire etc), l insuffisance du personnel d appui, l absence de local propre. Les solutions préconisées pour améliorer les conditions d apprentissage des enfants sont : l ouverture de maternelle à Yéro Tacko et Ousmane Senghor ; la construction et l équipement des structures de DIPE sur site propres ; le recrutement du personnel d'appui ; le renforcement du personnel enseignement ; l achèvement des travaux et l équipement de la case des tout-petits de Bouna Kane ; la construction et équipement d une case des tout-petits ; l aménagement d'espaces aérés pour les enfants ; l équipement des écoles maternelles en matériel de jeu (toboggan, balançoire etc). 5. Situation des secteurs sociaux 28
30 Enseignement Élémentaire La ville dispose (selon les statistiques de l année 2010) de 17 écoles primaires publiques totalisant 181 classes (dont 7 abris provisoires) et 5 écoles primaires privées. Tous les quartiers abritent au moins une école élémentaire. Les écoles sont dans un état satisfaisant. Par ailleurs, le manque d espace dans la commune favorise la cohabitation école pré scolaire/ école primaire. Ecole de Gadapara : L école est construite dans le quartier du même nom sur un terrain de 4500 m². Elle est composée de 12 classes, un bureau directeur, un magasin et un bloc toilettes de 6 boxes équipés de WC et deux urinoirs. Le bloc de 3 classes avec bureau directeur et magasin, ainsi que le bâtiment d une classe sont dans l ensemble en bon état. Par contre les deux autres bâtiments qui comptent chacun 3 classes ont des toitures en cours de réparation. Les toilettes sont en bon état. L école est clôturée par un mur non enduit et n est pas alimentée en eau et en électricité. Elle dispose d un terrain de sport aménagé. Ecole Gadapara Ouest : Localisée dans le quartier de Gadapara, sur un terrain non clôturé de 3000 m², l école compte 6 classes, un bâtiment administratif (bureau directeur et magasin) et deux blocs toilettes de 4 boxes chacun. L école n est pas électrifiée. Trois des six salles de classes ainsi que les toilettes sont en bon état. Les trois autres sont des abris en matériaux végétaux (crinting). Il existe un ravinement dans une partie du terrain. École Amadou Michel Diop : Située dans le quartier de Saré Moussa sur un terrain de 6000 m², l école compte 12 classes réparties dans quatre bâtiments de 3 classes chacun, un bloc qui abrite la direction, le secrétariat, la salle de réunion et la chambre du gardien. Elle est clôturée et équipée d un bloc sanitaire de 12 compartiments et de deux terrains de sport. Le diagnostic révèle que tous les blocs de classes, les toilettes et le bâtiment administratif sont en bon état (gros œuvre, menuiserie, électricité et plomberie). Seule la peinture mérite d être reprise. L école a été entièrement réhabilitée en 2001 par l ONG Aide Action. École Moussa Camara : Elle est localisée dans le quartier Saré Moussa, sur un terrain de 6400 m². L école compte 12 salles de classe situées dans 5 blocs dont l un d eux abrite également le bureau du directeur et le magasin. L école a été rénovée en 2000 par Aide Action. Aussi tous les bâtiments ainsi que les toilettes sont-ils en bon état. Cependant la toiture d un des blocs de 3 classes mérite quelques réparations. La peinture est en mauvais état. Le mur de clôture est également en bon état et l école est électrifiée et alimentée en eau. École Chérif Maky Aïdara : Construite sur un terrain triangulaire de 2600 m² l école est actuellement composée de 12 classes dans cinq bâtiments, un bloc toilettes de 8 boxes et un poulailler. L école est clôturée. Le diagnostic révèle les points suivants : o o o L un des bâtiments de 3 classes est en cours de réhabilitation (reprise de la toiture et de la menuiserie) ; Le bâtiment de 2 classes présente des fissures sur les murs et le dallage au sol est dégradé en surface. Il ne dispose plus de portes ni de fenêtres et la toiture en bac alu est en mauvais état. Les murs ne sont pas enduits. L une des salles de classe est en état de délabrement très avancé ; Les autres bâtiments sont en bon état, car ayant été réhabilités en 2000 par Aide Action. 5. Situation des secteurs sociaux 29
31 Ecole Joseph Baldé : L école implantée dans le quartier de Bouna Kane, occupe un terrain de 3600 m². Elle est composée de 12 classes situées dans 5 bâtiments dont deux d une seule classe, de deux blocs toilettes de trois et quatre boxes, d un bâtiment administratif abritant la direction, le magasin, le secrétariat et des toilettes. L école a été rénovée en 1999 sur financement BAD et tous les bâtiments et les toilettes sont en bon état à l exception d un seul. En effet, le bâtiment d une classe est actuellement dans un état de dégradation avancée (murs fissurés, dallage au sol défectueux et toiture et menuiserie dans un état médiocre). Le mur de clôture non enduit est cependant en bon état. Ecole Sinthiang Idrissa : Créée en 2001/2002, l école localisée dans la périphérie de Bouna Kane ne compte qu une classe dans un abri provisoire (matériaux végétaux). Elle n est pas clôturée et le terrain est inondable et semble trop petit. Ecole Abdoulaye Diallo : Implantée à Doumassou sur un terrain de 3750 m², l école est constituée de 12 classes réparties dans 7 bâtiments, un bloc avec bureau directeur et magasin, une bibliothèque, des toilettes enseignants et un bloc toilettes de 6 boxes. L école est clôturée et partiellement électrifiée. Le diagnostic montre qu un bâtiment de 3 classes et un autre d une classe ont leur toiture en bac alu en cours de réparation grâce à Aide Action. Deux bâtiments à une salle de classe sont dans un état de délabrement très avancé : absence de toiture, de menuiserie, et dallage au sol dégradé. L école abrite une salle informatique, avec internet, fonctionnelle. Ecole Doumassou Plateau : L école est située dans le quartier Doumassou, sur un terrain clôturé par un mur non enduit en bon état de 3250 m². Elle est composée de 12 classes dans 5 bâtiments et deux blocs de toilettes de 4 et 2 compartiments. Elle ne dispose pas de bureau de directeur ni de local gardien. Deux bâtiments de deux classes chacun sont des constructions en crinting enduit au ciment avec toiture en tôle. Les autres bâtiments sont en bon état dans l ensemble. Ecole Sikilo Nord : Localisée dans le quartier du même nom, cet établissement comporte 12 classes, un bureau directeur, un magasin, deux blocs toilettes de 4 compartiments chacun et un terrain de sport. Le terrain vaste de 4500 m² n est pas clôturé et l école n est pas également électrifiée. Elle dispose d un terrain de sport. Le bâtiment qui doit abriter deux classes et le bureau du directeur est en cours de construction sur financement de l Etat (BCI). Deux bâtiments de trois classes chacun sont en bon état. Par contre les deux autres qui comptent respectivement 2 et 4 classes sont en matériaux végétaux, armé au ciment. Ecole Yoro Tako Baldé : Construite sur un terrain de 4500 m² dans le quartier de Sikilo, l école est composée de 12 classes réparties dans 4 bâtiments, un bloc administratif (bureau directeur, 2 magasins, une salle des enseignants), un logement gardien, un bloc toilettes de 5 boxes et un poulailler. Le diagnostic effectué révèle que 6 salles de classes sont en cours de réhabilitation par la BAD. Les autres bâtiments (6 classes) présentent une fissuration des murs, et la peinture est défraîchie ; cependant les toitures en bac alu et la menuiserie sont en bon état. Ecole Hilèle : Localisée à Sikilo, l école a été construite en 1990 sur un terrain clôturé par un mur enduit de 9000 m². Elle est composée de 12 classes dans 5 bâtiments, un bloc administratifs (bureau directeur, chambre gardien, magasin et bibliothèque), deux blocs toilettes de 6 boxes chacun et un terrain de sport. L école est électrifiée mais n est pas alimentée en eau. Tous les bâtiments de classe sont en bon état. Cependant il est à noter l existence d un bâtiment en matériaux végétaux armés et enduit au ciment. Ce bâtiment est également en bon état de même que le bloc administratif et les blocs toilettes. 5. Situation des secteurs sociaux 30
32 Ecole Malang Sané : Elle est située dans le quartier de Sikilo et est construite sur un terrain de 5400 m². L école est clôturée et électrifiée. Elle compte 12 classes dans 4 bâtiments dont l un abrite le bureau du Directeur et le magasin, un bloc sanitaire de 6 boxes avec urinoir, et un poulailler. Tous les bâtiments sont dans l ensemble en bon état à l exception d un seul très délabré. Ce bâtiment de 3 classes ne dispose pas de fermetures et sa toiture est à changer complètement. Des travaux de réparation sur ce bâtiment sont en cours sur financement de Aide Action. Ecole Ousmane Senghor : Cet établissement de 12 classes est situé à Sikilo. Il est construit sur un terrain de 4000 m², clôturé par un mur non enduit en bon état. L école compte 6 bâtiments dont l un abrite une classe, le bureau du directeur et la chambre du gardien. Le diagnostic révèle une dégradation avancée de 3 bâtiments dont les toitures sont parties et les fenêtres ne ferment plus. Des travaux de réparation de toiture, deux de ces bâtiments sont en cours sur financement de Aide Action. Les deux blocs sanitaires de 3 et 4 boxes ne sont pas suffisants pour desservir l école qui compte 1077 élèves dont 568 filles. Ecole Sikilo Plateau zone Lycée : Elle est bâtie sur un terrain de 3575 m² non clôturé dans le quartier de Sikilo. Cet établissement ne compte que 5 classes dans deux bâtiments. Il est incomplet et ne dispose pas de bloc administratif, ni de chambre de gardien. Le bloc toilettes est un enclos en matériaux végétaux non alimenté en eau. L école n est pas électrifiée. Ecole Sikilo Médina Chérif : Localisée dans le quartier de Sikilo sur un terrain de 5600 m² non clôturé, l école compte 8 classes, un bloc administratif et des toilettes de 8 boxes. Elle n est pas électrifiée et ne dispose pas d eau. Le diagnostic révèle que le bâtiment de 3 classes ainsi que le bloc administratif sont en dur et en bon état. Deux autres bâtiments sont en matériaux végétaux enduits au ciment (crinting) en assez bon état. Un abri provisoire existe. Ecole EFI : L école est logée dans l E.F.I. qui occupe une position excentrée dans le quartier de Gadapara. Elle compte 18 classes logées dans le RDC, les 1 er et 2 ème étages d un bâtiment de l IFI en bon état dans l ensemble. Mais la réhabilitation des classes et des toilettes et surtout la construction de nouvelles salles de classe restent un impératif.. Malgré l importance relative des établissements scolaires élémentaires, le nombre d école est jugé insuffisant surtout dans les quartiers périphériques. Et dans les écoles existantes, des contraintes similaires sont observées dans l amélioration des conditions de travail des écoles. Ces contraintes sont : - l absence de boîte à pharmacie ; - l insuffisance de l eau courante et de blocs sanitaires ; - l absence de terrain de sport ; - l absence de bibliothèque ; - l absence de cantine scolaire ; - l absence de magasin ; - l effectif pléthorique (pas moins de 60 élèves par classe) ; - la faible participation des parents ; - l absence de ressources financières propres ; - l insuffisance des fournitures scolaires ; - l insuffisance de livres et de matériel didactique ; - l insuffisance de tables bancs ; - le démarrage tardif des cours ; - l existence de toitures en fibro ciment dont l amiante est nocif pour la santé ; - l insuffisance des logements de gardien. 5. Situation des secteurs sociaux 31
33 Ainsi les populations ont proposé : - la réhabilitation de toutes les toitures de salles classe délabrées ; - le remplacement de toutes les toitures en fibro ciment par du bac alu zinc ; - l aménagement de terrains de sport pour l école ; - l augmentation des fonds de dotation et la mise à disposition des fournitures dès le mois de septembre ; - l adduction d eau potable dans les écoles en remplacement des puits ; - le renforcement des blocs latrines et adduction d eau courante ; - l électrification des écoles et des salles de classe ; - la construction et l équipement de salle informatique dans chaque école pour permettre aux élèves de se familiariser à l outil informatique ; - la construction de magasin ; - l ouverture de cantines scolaires pour réduire le temps perdu par les élèves à la recherche de nourriture ; - la création de nouvelles écoles (Sikilo, Ndiobène, Saré Moussa) Enseignement moyen et secondaire La ville compte 8 collèges d enseignement moyens (CEM) public. Il s agit des CEM de : Sikilo Nord, Ilèle, Sikilo, Sinthiang Tountourou, Gadapara, Bantagnel 1, Bantagnel 2, Bouna Kane et Saré Moussa. La plus part de ces CEM ont un Projet d'établissement, et des partenaires (USAID/EDB, EPQ, Conseil Régional, Etat). A côté des CEM publics,on note de nombreux établissements privés qui organisent des cours moyen tel le collège Saint Benoît créé et ouvert en octobre 2006, le collège Excellence, Maoundé Kandé, Wakilo, ACAPES. Les principales contraintes soulevées par les populations concernant l enseignement moyen sont : - l existence de toitures endommagées ; - des salles de professeurs étroites et insuffisamment équipées ; - laboratoire non équipé ou absente ; - l insuffisance de salles de classe ; - l effectif pléthorique des cours ; - l absence de foyer scolaire ; - l insuffisance de Centre de Documentation et d information (CDI) ; - l insuffisance et/ou absence des équipements informatiques. Les solutions préconisées : - la construction des salles de classe en remplacement d abris provisoires ; - la construction et l équipement de CDI ; - la construction et l équipement de blocs administratifs ; - la construction et l équipement de laboratoires ; - l adduction d eau potable ; - l achèvement du mur de clôture du CEM de Bouna Kane et Sikolo Nord ; - l électrification des collèges ; - la construction de logements de gardien ; - l aménagement d un terrain de sport ; - la réhabilitation et/ou l augmentation des latrines ; - l aménagement de terrains de sport. Pour l enseignement secondaire, un seul établissement fonctionnel existe dans la ville. Il s agit du Lycée Alpha Molo BALE construit au quartier Sikilo. Ce lycée organise un cycle secondaire. Pour décongestionner ce système, deux nouveaux lycées sont en construction depuis 2006 et 5. Situation des secteurs sociaux 32
34 qu il convient d achever. Il s agit du lycée d enseignement général de Bouna Kane et du lycée technique de Saré Moussa. Pour améliorer les conditions d accès et de travail des élèves, la priorité devrait être accordée à l achèvement des travaux et l équipement des 2 nouveaux lycées en construction pour les rendre opérationnels pour l année scolaire Enseignement supérieur Kolda fait partie des régions du Sénégal qui ne dispose pas de structures d enseignement supérieur. Il en est de même des instituts de formation supérieur à l image de l Institut Africain de Management (IAM) à Ziguinchor et à Tambacounda. Cette absence d infrastructure de ce type est, selon les populations, à l origine du fort taux de déperdition universitaire des étudiants ressortissants de la région. Les conditions d hébergement et d apprentissage dans les régions d accueil comme Dakar, Saint Louis en sont les principales causes. La création d une université et la promotion d instituts de formation universitaires sont considérées comme l une des principales solutions à la formation des étudiants de la région Formation Les principales structures de formations identifiées sont le Centre Polyvalent de formation de producteurs, la chambre des métiers, la chambre de commerce, le Centre Régional d Enseignement Technique Féminin (CRETEF), le Centre départemental d'assistance et de formation pour la femme (CEDAF), 2 institutions de formation en santé (Gadapara et Saré Moussa) et un institut de formation en informatique, une auto-école. La construction de la maison des outils est inachevée. La formation professionnelle n est cependant pas bien développée dans la commune. Le Centre Régional d Enseignement Technique Féminin (CRETEF), les institutions de formation en santé, l institut de formation en informatique et l auto-école sont les plus opérationnels à côté de l école de formation des instituteurs Santé La carte sanitaire de commune de Kolda est composée d un Hôpital Régional, d un centre de santé et de postes de santé de structures privées et d officines pharmaceutiques.. Les postes de santé, maillon important dans le système sanitaire soufrent également d un manque de personnel et d équipements, contribuant ainsi à réduire l'efficacité du centre de santé (l'encombrement). L Hôpital Régional de Kolda est situé dans le quartier Saré Moussa, mais territorialement dans la CR de Djoulacoulon. Il a une fonction régionale et même polarise une bonne partie de la population des deux Guinées. Les principales difficultés que rencontrent les populations sont : les coûts d hospitalisation exorbitants et la cherté des ordonnances ; les procédures très longues et très coûteuses ; la mauvaise qualité des services et l insuffisance de spécialistes. Le centre de santé situé à Sikilo compte 49 lits dont 13 pour le compte de la maternité. Il est situé sur un terrain triangulaire de m². En plus des pavillons d hospitalisation le centre de santé compte un centre de planification familiale, un cabinet dentaire, une radiologie, une pharmacie, un laboratoire et des cabinets de consultations. Les bâtiments rénovés entièrement en 1985 sont encore en bon état dans l ensemble ; seule la peinture mérite d être refaite. Les 5. Situation des secteurs sociaux 33
35 principaux problèmes soulevés par les responsables se rapportent à l absence d un centre UROCREN (vaccination), l insuffisance des magasins de stockage des médicaments à garder sous basse température, l attribution de tout le budget voté par la commune pour le centre de santé, la collecte et la destruction des ordures ménagères. Le centre de santé existant a une vocation départementale et il est confronté à un problème d'espace et de personnel. A cette situation vient s ajouter l éloignement du centre de santé par rapport aux quartiers périphériques d où le besoin exprimé par les populations d avoir des postes de santé et des maternités dans chaque quartier. Poste de santé de Saré Moussa : cet ancien dispensaire construit par la municipalité sur un terrain de 500 m², a été érigé en poste de santé avec l appui de l AFDS, en le poste est très fréquenté par les populations de ville à cause de la compétence de l infirmier. Electrifié, le poste est clôturé et dispose de latrines. Le personnel de santé communautaire est constitué par des ASC et le dépositaire. Le gardien complète le personnel. Les contraintes identifiées par les populations sont pour l essentiel l absence de maternité et de logement d ICP, l absence d ambulance, l absence de réfrigérateur pour la conservation des vaccins et la rupture fréquente des médicaments. Les solutions préconisées par les populations sont : la construction et l équipement d une maternité ; la construction d un logement pour l ICP ; l affectation d une sage femme ; la construction d un logement sage femme ; l acquisition d un réfrigérateur pour la conservation des vaccins ; la distribution de moustiquaires imprégnées ; l acquisition d une ambulance et l adduction d eau potable. Poste de santé de Bouna Kane : Situé dans le quartier du même nom sur un terrain de 450 m² inondable, ce dispensaire municipal est un bâtiment d une superficie hors œuvre de 138 m². Il compte 5 salles (soins, observation, consultation, attente et réception). Réhabilité par l AFDS, le poste ne dispose pas de maternité, de logement d ICP et de sage femme et d ambulance. Parmi les solutions préconisées par les populations on retient : la construction et l équipement d une maternité ; la construction d un logement pour l ICP ; l affectation d une sage femme ; la construction d un logement sage femme. Poste de santé de Gadapara : Ce dispensaire construit par la municipalité sur un terrain inondable de 500 m², compte 5 pièces (soins, consultations, vaccination, attente et pharmacie). Le poste dispose d une maternité équipée par l AFDS qui a procédé également à sa réhabilitation en le poste polarise le quartier Doumassou. Les difficultés qui impactent sur la qualité du service sont l absence de sage femme ; l absence de logement pour l ICP et de sage femme ; la faible capacité du poste ; l enclavement pendant la saison des pluies à cause de l inondation du site, la rupture fréquente des médicaments. Les solutions préconisées par les populations sont : la construction et l équipement d une maternité ; la construction d un logement pour l ICP ; la construction d un logement sage femme ; l affectation d une sage femme ; la redynamisation du comité de santé. Le poste de santé de Saré KEMO : Le poste de santé de Saré KEMO, à l instar des autres postes manque de sage femme et de logements pour le personnel qualifié. Il n a pas d eau courante et les latrines sont dans un mauvais état. Pour améliorer les conditions d accès aux soins de santé primaire, les solutions suivantes sont proposées par les populations : la construction et l équipement d une maternité ; la construction d un logement pour l ICP ; la construction d un logement sage femme ; l affectation d une sage femme ; l adduction d eau potable. 5. Situation des secteurs sociaux 34
36 Le poste de santé de Sikilo/Ilèle : Il s agit du dernier poste de santé entièrement construit et équipé par l AFDS, en Le poste dispose d un dispensaire et d une maternité équipés et fonctionnels. Mais à l image des autres postes, il manque du personnel qualifié (sage femme) et de logement du personnel (ICP et sage femme). L un des principaux problèmes de santé publique de Kolda, à côté du paludisme, des maladies diarrhéiques et des infections respiratoires aigues, est que son taux de prévalence du VIH SIDA le plus élevé du pays 5. En effet, de par sa position géographique et la pauvreté qui y règne, la région de Kolda connaît l'un des taux de prévalence du sida les plus élevé du pays (2 pour cent) dépassant ainsi largement la moyenne nationale, 0,7. Toutefois ce taux cache des disparités. Il est de 1,1 pour cent chez les hommes et 2,8 chez les femmes comme pour dire que dans cette partie sud du pays aussi, la maladie se féminise. Et parmi les PVVIH entendons personnes vivant avec le VIH, les jeunes âgés de 15 à 24 ans restent jusque là les plus touchés si on se fie de l étude démographique sur la santé de Ce qui est inquiétant car nulle ne doute que la jeunesse constitue les bras valides qui dans chaque nation, doivent participer efficacement au développement économique. Ainsi pour lutter véritablement contre ce fléau et atteindre les objectifs escomptés, la sensibilisation reste le maître mot. Il s agira de convaincre les populations en les amenant à faire régulièrement des dépistages anonymes et volontaires afin de connaître leur statut sérologique, soigner les IST. Pousser les femmes lors des consultations prénatales à faire le test du PTME (programme de transmission mère enfant de la maladie), lutter contre la stigmatisation et d éviter certaines pratiques culturelles tel que le lévirat, le sororat et le tatouage. A cet effet, les autorités sanitaires ont demandé à ce que les collectivités locales s impliquent davantage dans la lutte contre le sida, ceci en insérant une ligne budgétaire dans leur plan de travail annuel. Ces recommandations formulées au cours de l atelier départemental de plaidoyer en faveur de la lutte contre le sida organisé par le comité national de lutte contre le Sida (CNLS) en partenariat avec l ARD (Agence régionale de développement) restent encore d actualité. A côté du système de santé public, il existe mais de manière encore timide des structures privées. On notre quelques cabinet de Médecin généraliste, poste de santé d entreprise et des dispensaires avec infirmiers. Les officines pharmaceutiques, au nombre de dix environ, sont assez bien distribuées dans la commune. Mais l implantation des nouvelles vers la périphérie est souhaitée de manière à accroître la disponibilité des médicaments. Selon 6 l ANDS, la mesure des indicateurs de santé relativement à l atteinte des objectifs du DRSP et des OMD, de la communauté rurale, est limitée par l absence d accès de données au niveau de la région médicale de Kolda. Cette pendant et à l image de la région, le constat qui se dégage est que l atteinte de ces objectifs est incertaine compte tenu des résultats du diagnostic réalisé sur le terrain. A titre indicatif, est présentée l évolution des indicateurs clefs du secteur de la santé au niveau régional entre 2007 et Il s agit des indicateurs définis et élaborés et à suivre au niveau pour évaluer les performances du secteur et dans le cadre des revues annuelles du DSRP et des OMD. 5 Atelier départemental de lutte contre le VIH SIDA. 17 octobre ANDS. Situation économique et sociale de la Région de Kolda Situation des secteurs sociaux 35
37 Tableau 3 : Évolution des indicateurs santé du DSRP dans la région de Kolda entre 2007 et 2009 Indicateurs Résultat 2007 Résultat 2008 Résultat 2009 Ecart (09-08) Nombre de malades du SIDA pris en charge (PVVIH) suivi avec ou sans sous ARV Nombre de malades du SIDA pris en charge (PVVIH) sous ARV Taux de couverture en TPI 2 48% 47% 44% -3 Proportion d accouchements assistés (par du personnel formé). 39% 36,5% 31% -5,5 Proportion d enfants (0-11mois) complètement vaccinés 86% 82,5% 61,5% -21 Nombre d enfants (0-5ans) bénéficiant d une surveillance de l état nutritionnel (poids/taille, poids/âge) au niveau communautaire 47,30% Source : ANDS. Situation économique et sociale de la Région de Kolda Les principales contraintes sont principalement liées à : - l insuffisance des infrastructures d accueil (postes de santé et maternités) et du personnel médical spécialisé - les coûts d accès aux services de soins de santé primaires jugés élevés Les propositions d amélioration des conditions d accès aux soins de santé primaires dans la commune, devra, selon les acteurs passer par : La renforcement d infrastructures, matériels et équipements sanitaires par - la construction et équipement de trois maternités à Bouna Kane ; Saré Moussa ; Gadapara ; - la construction et équipement de postes de santé à Bantagnel ; Doumassou Plateau ; Sikilo Zone Lycée - la construction de 05 logements de sage-femme à Bouna Kane ; Saré Moussa, Gadapara ; Saré Kémo, Ilèle - la construction de 05 logements pour ICP à Bouna Kane ; Saré Moussa, Gadapara ; Saré Kémo, Ilèle - l adduction d eau potable au poste de santé de Gadapara - l acquisition d un frigo pour la conservation des vaccins à Saré Moussa Le renforcement des capacités des acteurs de santé à la base - La redynamisation du comité de santé au niveau de tous les postes de santé Le recrutement de 03 ICP et 04 sages femmes pour les postes de santé (au niveau de la Santé de Reproduction, il y a un besoin impérieux en personnel qualité, lorsque l on sait que le district de Kolda a fonctionné avec quatre Sages-femmes d Etat et sans gynécologue pendant des mois pour la région. L Amélioration de l accès aux médicaments génériques Le Renforcement des équipements de laboratoire au niveau du district de Kolda pour l établissement du bilan pré inclusion ou pour un suivi biologique des patients 5. Situation des secteurs sociaux 36
38 Carte 4 : Carte des Infrastructures 5. Situation des secteurs sociaux 37
39 6. Environnement urbain et cadre de vie 6.1. Alimentation en eau et assainissement Le taux d accès global à l eau potable dans la région de Kolda a été établi à 44,5%. Au regard de ce taux, la région a une position pas très favorable par rapport aux OMD pour le sous secteur eau rurale. Au niveau national, la région occupe la treizième place en matière d accès et la douzième par adduction d eau. Accès Département de Kolda Département de Vélingara Accès global (%) 47,5 51 Accès par AEP (%) 12,9 27,7 Population sans accès (%) 52,5 49 Source : PEPAM. Rapport synthèse des revues régionales de Kolda 2010 En milieu urbain le taux d accès global à l eau potable est de 46,7% et le taux d accès par branchement est de 45,3%. Quant à l assainissement, le taux d accès est de 45,7%. Pour la commune de Kolda, l alimentation en eau potable est assurée par un forage de 86m 3 /h équipé d un réservoir d une capacité de 600m 3 et un réseau de distribution de 151 km. Un 2 ème forage a été réalisé à Kolda par la SONES, la phase d équipement est en cours. A côté de l accès à l eau courante à travers le réseau de distribution de la SDE, les citadins de Kolda constituent de s approvisionner à l aide de puits. L utilisation des puits domestiques dont la nappe est parfois polluée par les nitrates comporte des risques sur la santé des populations (péril fécal). En effet, les latrines traditionnelles largement dominantes sont généralement installées de façon anarchique parfois en aval des puits traditionnels sans une prise en compte de la nappe phréatique : ce qui a pour conséquence de contaminer cette dernière et les puits installés en amont. A côté de la qualité des eaux de puits, la population s interroge également sur la qualité de l eau distribuée par le SDE. Cette couleur rougeâtre et chargée de particule fait que les populations font recours aux puits qui présentent une eau de meilleure qualité. Dans le cadre de sa politique d amélioration des conditions d accès à l eau potable de la population, la commune a procédé à la création, depuis 2006, de plus de 80 bornes-fontaines publiques (BFP). Malheureusement, ces BFP ne sont pas fonctionnelles, faute de caution auprès de la SDE et de comité de gestion. Mais la principale raison qui justifie le fait que ces BFP ne soient fonctionnelles réside dans le fait que les concessions possèdent des puits. A l'exception du quartier Centre, tous les autres quartiers nécessitent des extensions du réseau d'alimentation en eau potable et le renforcement des branchements sociaux pour leur mise à niveau. Les solutions préconisées par les populations sont : - la construction et l équipement d un nouveau forage ; - l extension du réseau d adduction en eau potable (AEP) à tous les quartiers périphériques ; - l augmentation du nombre de bornes fontaines dans la ville ; - la promotion des branchements sociaux dans tous les quartiers ; - la promotion de puits protégés. 6. Environnement urbain et cadre de vie 38
40 6.2. Assainissement du cadre urbain La question de l assainissement est très problématique dans la commune de Kolda. L absence d un système d assainissement collectif constitue également un problème crucial pour la gestion des déchets liquides et solides. Assainissement des eaux usées Dans la commune de Kolda, les systèmes d assainissement individuel et collectif portant sur les eaux vannées et les eaux usées domestiques, sont insuffisants voir inexistants, en partant de l hypothèse selon laquelle un système adéquat d évacuation des eaux usées ménagères est constitué par le réseau d égout et de puisard. Cette évacuation se fait individuellement par ménage. Lors d une enquête menée en 1987 dans le cadre du PDU, 6% des concessions étaient dotées de fosses sceptiques, 81% avaient un puits perdu et 13% ne disposent d aucun système d évacuation. En 2003, le taux de concessions dotées de fosses sceptiques a été estimé à moins de 25%. Dans ces conditions, il y a un très fort risque de pollution de la nappe phréatique qui alimente en eau potable 90% des concessions de la ville. En 2010, le système le plus utilisé selon les données des revues régionales 7 du PEPAM, demeure la fosse perdue et les latrines traditionnelles. En effet, le taux d accès aux latrines améliorées se situe seulement entre 30 et 50% au niveau de la zone (pour un objectif de 78% en 2015). Selon le PEPAM, le taux d accès aux systèmes améliorés dans la commune est de 45,7%, 53,6% pour les latrines traditionnelles et (1,7%) vont satisfaire leur besoin dans la nature. Dans certains quartiers (Gadapara, Bantagnel, Ndiobène, Saré Moussa, Bouna Kane notamment) situés en partie basse de la ville, la nappe phréatique est un peu profonde (moins de 5 mètres). Les eaux usées, qui transitent par des installations généralement vétustes et rudimentaires, s infiltrent et contaminent rapidement cette nappe phréatique, trop souvent utilisée pour l approvisionnement en eau de boisson par les populations. La densification urbaine accentue cette promiscuité. En effet, les espaces non bâtis dans chaque concession ont tendance à diminuer, ce qui provoque souvent le creusement de puits de plus en plus proches des latrines ou puits perdus. En matière d équipements publics, des situations problématiques existent particulièrement autour des secteurs marchands (marché central, marché aux poissons, etc) dans lesquels l absence ou le nombre insuffisant d édicules provoquent la création d îlots d insalubrité où le péril fécal est particulièrement marqué. A ce titre, il convient de signaler la construction sur le site de la gare routière, sur financement municipal, d un bloc sanitaire qui a permis d améliorer singulièrement la situation de salubrité en ce lieu très fréquenté. Les solutions retenues pour améliorer cette situation sont : - La promotion des systèmes individuels avec fosses sceptiques avec des puits perdus (eaux usées et de cuisine et de lessive) et de latrines à la périphérie ; - La promotion d un système collectif pour la réutilisation des eaux usées avec la réalisation de ml réseau avec une STEP de 2940 m 3 /j et sept (07) STAP. 7 Notes de synthèse revue PEPAM Environnement urbain et cadre de vie 39
41 La gestion des eaux usées a été suffisamment prise en compte de le Plan Directeur d Assainissement (PDA) de Kolda. Les objectifs de ce plan sont : - la lutte contre la pollution des milieux naturels, des eaux de surface et des eaux souterraines par les eaux usées ; - la lutte contre les inondations, les ravinements provoqués par les eaux pluviales ; - la lutte contre les eaux stagnantes ; - la réutilisation des eaux épurées pour l irrigation ; - la valorisation des sous produits des stations d épuration d eaux usées. La réactualisation et la mise en œuvre du PDA de Kolda devraient contribuer à une meilleure gestion des eaux usées. Assainissement des eaux pluviales La faiblesse du réseau de collecte des eaux pluviales demeure l un des problèmes majeurs de la ville de Kolda. En effet, chaque année pendant l hivernage, les parties basses de la ville se trouvent confrontées au problème de la stagnation des eaux pluviales. Ces zones dépressions et points bas inondables concernent des quartiers avec certains secteurs sensibles particulièrement sensibles : - toutes les zones contiguës du fleuve Casamance, exutoire naturel de la ville ; - l Escale et ses environs, zone très fréquentée et de concentration du trafic routier ; - le secteur dépressionnaire situé dans le quartier Gadapara et remontant vers le quartier Doumassou ; - la dépression située non loin du pont sur le fleuve Casamance dans le quartier de Bantagnel. Malgré l information de la population, l urbanisation de ces secteurs inondables se poursuit largement, au mépris du règlement du Plan Directeur d Urbanisme (PDU). Le ruissellement en plus des problèmes d inondation, cause beaucoup de dégâts à la voirie et aux habitations en banco encore très répandues. Les écoulements non canalisés ravinent la chaussée en provoquant souvent la destruction des murs de clôture ou de bâtiment. Outre les nuisances causées par les véhicules, ce ravinement engendre des coûts non négligeables de reconstruction et de consolidation des bâtiments pour les populations. Ces phénomènes d érosion sont surtout marqués dans les quartiers de Doumassou, (pentes fortes sur le rebord du plateau), Sikilo et Ndiobène. Ceux-ci sont d autant plus importants que les thalwegs d écoulement naturel ont été entièrement urbanisés et bâtis. Pour améliorer la situation, d importants travaux d assainissement ont été réalisés avec le programme spécial Indépendance Avec ce programme, la commune dispose d un réseau de drainage des eaux de pluies composé de 2096 ml de caniveaux à ciel ouvert dans le centre ville et à Sinthiang Idrissa. Ce système de caniveaux est partiellement endommagé et rempli de sable et d ordures déversées par les populations à plusieurs endroits. De plus, leur dimensionnement est modeste. Cette situation accentue la stagnation des eaux pluviales dans les points bas de la ville (surtout en centre ville). Aussi, le taux de couverture en caniveaux est très insuffisant. De nombreux quartiers (Gadapara, Bantagnel, Bouna Kane, Saré Moussa ne sont pas dotés. Ce qui pose un véritable problème sanitaire aux populations surtout pendant la saison des pluies avec les eaux qui stagnent dans les rues accentuant ainsi l enclavement des quartiers. 6. Environnement urbain et cadre de vie 40
42 L amélioration du cadre de vie dans la commune de Kolda nécessite : - la généralisation construction de caniveaux de drainage des eaux de pluies dans tous les quartiers ; - la fermeture des caniveaux à ciel ouvert ; - le curage pré hivernal des caniveaux ; - la mise en œuvre d un plan d information et de sensibilisation en vue de changement de comportements des populations qui déversent les déchets solides dans les caniveaux. La gestion des ordures ménagères La commune de Kolda est «sale!» 8 : c est la remarque que se fait la plupart des visiteurs arrivant dans la ville. Cette situation qui n est pas nouvelle résulte de plusieurs facteurs cités dans le rapport réalisé sous l égide du service régional d hygiène avec l appui de l USAID pour la mise en place d un système de gestion durable des ordures ménagères dans la commune de Kolda : 1. La mise en œuvre, depuis 1993, de trois projets d assainissement successifs avec PAM : AGETIP, PNUD : LIFE et UNICEF : Service d hygiène. Ces projets, basés sur le principe «food for work», n étaient opérationnels que durant la période de financement ; dès le départ des bailleurs, la collecte des ordures a cessé, et ceci à trois reprises au cours des douze dernières années. Le manque d implication des institutions (, Etat), le déficit de suivi post projet, l accoutumance à un système largement subventionné, l absence de motivation à long terme des structures mises en place (comité de salubrité) peuvent en partie expliquer les échecs successifs de ces opérations. 2. Un dysfonctionnement des comités de salubrité Les populations, qui s étaient organisées en comité de salubrité de quartiers en 1996 pour faire face aux nuisances que peuvent causer les ordures ménagères amoncelées dans les rues, ont baissé les bras du fait du manque de moyens et d approches fiables. Ces comités de salubrité ont fonctionné jusque-là dans l informel et sans document juridique. Ils ne sont liés par aucun contrat à la commune, ne disposent d aucun moyen matériel. De plus ils ne sont pas responsabilités dans la gestion des équipements de collecte dans les quartiers. L exception est constituée par le comité de Sikilo qui gère deux charrettes sur les six à l entame de projet PNUD/LIFE. Les recettes disponibles actuellement au niveau des comités de salubrité ne sont pas en mesure de faire face aux dépenses d exploitation du système. 3. Une gestion communale inopérationnelle La gestion des ordures ménagères par la Municipalité de Kolda n est pas structurée. En effet, il n existe pas d agent technique spécialement affecté à cette tâche et qui a la responsabilité de mener à bien quotidiennement les activités de ramassage des ordures ménagères. Les moyens humains et matériels mis en œuvre sont largement insuffisants. Seul le marché bénéficie périodiquement de ce service. 4. Un déficit certain de communication Il existe un réel déficit de communication sur les projets antérieurs, d où l adhésion partielle des populations. 8 Institut Régional de Coopération Développement/ Alsace (IRCOD). Appui à l assainissement de la ville de Kolda au Sénégal ; Diagnostic et propositions Environnement urbain et cadre de vie 41
43 5. Insuffisance de la sensibilisation des populations sur les risques sanitaires liés à l exposition aux ordures Les populations sont peu sensibilisées sur les dangers de certaines pratiques. Ce qui les amène à observer des comportements préjudiciables à la santé comme le brûlage des ordures ménagères à l intérieur même des concessions. Actuellement, 76% des déchets ménagers sont évacués par brûlage, 5% par enfouissement et 19% par dépôt sauvage notamment le long du fleuve et les terrains vagues Le manque de moyens des structures d appui comme le Service d hygiène ; Le manque d engagement des populations vis-à-vis du métier d éboueur, considéré comme dégradant ; oblige les comités de salubrité à solliciter les services de l administration pénitentiaire de Kolda pour le recrutement de conducteurs charrettes ; L inaccessibilité de certains quartiers du fait de l impraticabilité des certaines voies. De nombreux problèmes liés à l insalubrité se posent dans tous les quartiers de la ville et encore plus dans les lieux de rassemblements publics comme les marchés. Les berges du fleuve Casamance sont envahies par des ordures ménagères, les dépôts sauvages sont recensés dans plusieurs quartiers et les rues de Kolda sont envahies d ordures en tous genre (sacs en plastiques, boîtes métalliques, etc ). La production journalière des déchets ménagers est estimée à 150 m 3 pour la ville de Kolda. Un recensement des dépôts sauvages d ordures réalisé en 2003 a montré qu il existe plus de 80 lieux occupés par ces dépôts à travers les quartiers de la ville. Le volume estimé des déchets accumulé dans ces dépôts sauvages est d environ 2300 m 3. sur une superficie cumulée d environ m 2. Quartier Volume estimé des dépôts sauvages (m 3 ) Superficie occupée par les dépôts sauvage (m 3 ) Sikilo Ouest Sikilo Est Saré Moussa Saré Kémo Gadapara Bouna Kane Doumassou Ndiobène Bantagnel Total Source : PAPUK, Enda Tiers Monde En hivernage, les pluies torrentielles charrient dans les rues tout ce qui s y trouve (eaux usées, excréments, déchets ménagers, sacs plastiques, détritus en tous genre, etc), et les transportent jusqu aux mares temporaires et fleuve. Les places publiques et la voirie transformées en mares accumulent l arrivée d eaux usées et de déchets plastiques. A la fin de l hivernage, ces mares persistent encore durant plusieurs semaines. La présence de cette eau souillée est très favorable au développement de germes et bactéries ainsi qu au développement des moustiques vecteurs du paludisme. La gestion des ordures ménagères continue de poser un problème à la. Le déficit de moyens humains et matériels a comme première conséquence la multiplication des dépôts sauvages dans tous les quartiers de la ville. Il n existe pas un système de collecte d ordure mis en place par la municipalité. La gestion des ordures ménagères est individuelle et consiste à les ramasser de la concession et les entasser au niveau des décharges sauvages situées dans les quartiers. Les ordures ménagères sont déversées derrière les concessions et dans la rue du fait de l absence de dépotoirs d ordures. Ce qui contribue ainsi à la dégradation de l environnement et du cadre de vie. 6. Environnement urbain et cadre de vie 42
44 La résolution du problème de la collecte et de l évacuation des déchets ménagers constitue donc la priorité première dans la mise en œuvre d une politique d assainissement de la ville de Kolda. Pour améliorer les conditions de vie des populations, les solutions suivantes sont retenues : - le renforcement des moyens logistiques affectés au nettoiement par l acquisition d une tasseuse, de 3 camions-bennes, de 2 tracteurs, d une balayeuse mécanique et d une tonne à lisier ; - l aménagement d une décharge contrôle à une dizaine de kilomètres des limites communales ; - la création d une unité de valorisation des ordures ménagères (compost, recyclage du plastique) Voirie urbaine Dans le domaine de la voirie, près de 20 kilomètres de linéaires ont été réalisés pour un montant de 4 milliards de nos francs à partir du mois de janvier Des routes intérieures et principales ont sorti de l anonymat certains coins de la ville. Kolda, qui ne comptait que les routes nationales, qui s entrecroisent au centre-ville, a du coup enregistré une pléiade de routes principales et secondaires qui permettent de parcourir en un temps record des quartiers périphériques comme Médina Chérif, le Plateau et même les profondeurs de Saré Moussa et Sikilo. Malgré ces travaux importants, il reste beaucoup à faire. Et par endroits, le route se dégrade du fait de l absence de trottoirs et du ravinement. Les solutions retenues sont les mêmes que celles retenues dans la Matrice d Actions Indépendance Kolda 2006 à savoir : - la construire de routes bitumées à Hilèle ; - la construction d un pont entre Sikilo et Hilèle ; - le recensement et l ouverture des voies dans tous les quartiers ; - la construction d un pont sur le fleuve pour désenclaver Sinthiang Idrissa ; - la construction d un pont en béton armé (Saré Kémo-Sinthiang Idrissa-Bouna Kane ; - la construction d un pont en béton armé Ndiobène-Bantagnel ; - la construction d un pont en béton armé Ndiobène II-Saré Moussa ; - la construction d un pont en béton armé Ilèle-Faraba-Hôpital régional ; - la construction d une route en enrobé dense y compris trottoirs : voie de contournement Est ; - la construction d une route en enrobé dense y compris trottoirs et ouvrages d arts: voie de contournement Ouest ; - la construction d une route en enrobé dense y compris trottoirs et ouvrages d arts (voie de desserte carrefour gendarmerie-trypano-saré Dianfo-Ecole Mr SANE) ; - la construction d une route en enrobé dense y compris trottoirs et ouvrages d arts sur 1,2 km (voie de desserte Paierie régional-camp militaire-nord école Abdoulaye Diallo) ; - la construction d une route en enrobé dense y compris trottoirs et ouvrages d arts sur 1,8 km (voie de desserte Hydraulique-Cour Préfecture-Camp du GMI) ; - la construction d une route en enrobé sur 2,7 km (voie de desserte N 1 Château d eau- Mosquée Ndiobène-Fleuve) ; - la construction d une route en enrobé dense du quartier Bouna au Pont Ilèle y compris ouvrages d art ; - la construction d un dalot cadre en béton armé entre logement commissaire et le siège des anciens combattants ; 6. Environnement urbain et cadre de vie 43
45 - la construction d une route en enrobé avec trottoirs sur 3,1 km (Centre de santé-trypano- Lycée-Ecole primaire derrière lycée) ; - la construction d une route en enrobé sur 0,9 km (voie de desserte Cimetière-Gadapara) ; - la construction d une route en enrobé avec trottoirs sur 2,1 km (voie de desserte Centre de santé-bms-gare routière) ; - la construction d une route en enrobé avec trottoirs sur 2 km (voie de desserte Camp GMI- Ilèle) ; - la construction de voiries secondaires ; - la réhabilitation du pont Abdou Diallo Energie Electricité et éclairage public L éclairage public de Kolda bénéficie de réseaux enterrés avec candélabres des deux côtés au niveau de la Place mairie et alentours, route Saré Kémo, route Saré Moussa, route Bouna Kane, toute trypano et place Gouvernance. Au total 541 lampadaires sont installés. Malgré ces efforts, la ville est insuffisamment desservie en éclairage public. Il doit être renforcé dans tous les quartiers périphériques. Aussi, certains sous quartiers ne sont pas encore électrifiés et la demande est réelle. Pour améliorer les conditions d accès à l électricité et à l éclairage public, il s agira pour la commune : - d étendre le réseau haute et basse tension pour les quartiers périphériques ; - de créer un nouveau réseau de distribution d énergie électrique à la ZAC - d étendre le réseau électrique dans les zones non desservies de tous les quartiers ; - d assurer la maintenance de l éclairage public ; - de faciliter l accès aux branchements individuels d électricité dans les quartiers périphériques ; - d entretenir le réseau d éclairage public. Combustibles domestiques Dans la commune, l utilisation du gaz butane domestique est assez répandue. Mais l utilisation du bois et du charbon de bois est générale dans tous les ménages. En effet, la commune se trouve dans l une des régions du Sénégal où l exploitation du bois et du charbon de bois est très importante. Ce qui rend les produits disponibles, toute l année et à des prix compétitifs par rapport au gaz butane dont la cherté est partout décriée Sécurité et protection civile La commune de Kolda abrite un commissariat central de police et brigade de gendarmerie qui mènent des activités de police de la circulation et des activités de police judiciaire. A côté, la commune abrite une garnison armée, une compagnie et une brigade de gendarmerie, une caserne de sapeurs pompiers et une Brigade Mobile de Sureté (BMS) qui participent également à la sécurité des personnes et des biens dans les limites de la commune et de la région. Malgré tout ce dispositif sécuritaire, la population estime que le renforcement des mesures de protection civile doit être une priorité à cause de l insécurité qui sévit dans la région naturelle de Casamance et aussi des nombreux mouvements transfrontaliers observés dans la zone. Aussi, l ouverture d un second commissariat à Bouna KANE est souhaitée par la population. 6. Environnement urbain et cadre de vie 44
46 7. Promotion des femmes Les femmes de la commune de Kolda s activent principalement dans des activités telles que : - La riziculture : la présence de vallées aux alentours de commune favorise la pratique de cette activité où les femmes sont les seules à s y adonner. - Le maraîchage pratiqué autour des vallées et dans les écoles. Une partie production est commercialisée au marché de Kolda. L autre partie est consommée au foyer. - La transformation des céréales et des fruits et légumes - Le petit commerce : le développement de cette activité favorisé par la proximité du marché international de Diaoubé. Ainsi par groupe les femmes se cotisent pour acheter des marchandises qu elles se partagent après pour aller les vendre. - L embouche de petits ruminants et l aviculture avec l appui du DIRFEL. Collectivement, les femmes sont regroupées au sein de Groupement de Promotion Féminine (GPF). La majorité des femmes n ont pas accès au crédit et se rabattent sur les tontines pour trouver un maigre financement. Néanmoins, certaines en bénéficient auprès des institutions de microfinance comme le Crédit Mutuel du Sénégal (CMS), l IMCEC, ACEP et Caurie microfinance pour financer collectivement ou individuellement, leurs activités génératrices de revenus. Elles bénéficient également de l appui de certaines ONG et projets tels que : - UNFPA (Santé de la reproduction. Population et Développement) ; - ASBEF (Santé : Promotion de la SSR des jeunes ; Santé : promotion de la contraception d urgence ; Santé : service clinique ; Santé : PTME Communautaire) ; - La LUMIERE (Lutte contre la pauvreté. Appui aux groupes vulnérables (femmes Enfants)) ; - CCF (Santé Communautaire, Lutte contre la malnutrition, Lutte contre le paludisme, maladies diarrhéiques, les IRA, Santé de la Reproduction) ; - CASADES (Gestion et prévention des conflits) ; - PROCAS (Renforcement de capacité en Gestion des conflits ; Cadre de concertation et d harmonisation) ; - PNDL (Infrastructures scolaires, sanitaires et hydrauliques) ; - Programme d Appui au Développement Economique de la Casamance (PADEC): C est ainsi qu il a formé les femmes à la transformation des fruits et légumes et les a doté d un magasin de stockage ; Il a comme but de contribuer au développement et à la mise en valeur du potentiel agricole et agro-alimentaire de la Casamance par les petits producteurs et productrices grâce à un appui à des filières porteuses ; - DIRFEL (Directoire des femmes en élevage) : ces activités concernent la formation des femmes dans l'élevage, le développement de leurs capacités de gestion, de travail en réseau et de participation à la vie citoyenne. Dans la commune il encadre ses membres en aviculture en leur facilitant l accès aux poussins. Il est à signaler que les femmes sont représentées au niveau des instances de prise de décisions. En effet elles comptent 12 conseillères au niveau du conseil municipal et sont bien représentées au niveau du Conseil Consultatif des Femmes aussi bien au niveau départemental que régional. 7. Promotion des femmes 45
47 Malgré l appui de ces structures en vue de leur autonomisation économique et leur présence sur la scène politique, les femmes restent confrontées à plusieurs problèmes que sont : La pauvreté et le manque d emplois dans la commune. Il n existe qu une seule société pourvoyeuse d emplois temporaire (SODEFITEX) pour les hommes. Les femmes sont obligées de suppléer les hommes. Ainsi elles injectent leurs maigres revenus dans l entretien de la famille. L épargne n est plus possible pour le développement de l activité génératrice de revenus. Ainsi les femmes se confinent davantage dans la pauvreté. - le manque de matériels d arrosage et de terres pour développer le maraîchage ; - la léthargie de la plupart des GPF au niveau de la commune à cause du caractère informel de ces derniers. Elles évoquent le coût élevé des démarches pour l obtention d une reconnaissance. Les quelques rares qui fonctionnent actuellement utilisent les crédits accordés par les structures financières ; - l analphabétisme et le manque de formation des femmes qui limite leur capacité managériale et leur leadership ; - le non contrôle des biens : malgré qu elles détiennent des biens, la gestion et le contrôle reviennent aux hommes ; - l accès difficile au crédit : la contrainte majeure au développement des AGR reste l accès au crédit. Les conditions d octroi de crédit (épargne minimale, viabilité de l activité, garanties etc.) ne sont pas remplies par les femmes dont la majorité est gagnée par la pauvreté et par la faiblesse des revenus. Le caractère informel des GPF ne favorise non plus l accès au crédit. Les taux élevés constituent également un obstacle à lever pour améliorer l accès des femmes au crédit ; - la corvée des travaux domestiques : les quartiers périphériques ne disposent ni d une adduction d eau ni de moulin à mil. Elles puisent toujours dans des puits et vont jusqu au quartier centre pour moudre le mil ; - les violences sexuelles et les mariages précoces : les filles sont toujours victimes de l excision, des mariages précoces et des viols. Les préjugés culturels contribuent à entretenir cette situation. A cela s ajoute une situation de la santé de la reproduction assez délétère. En effet l hygiène corporelle n est pas respectée en période de grossesse ou de menstruation qui favorise la propagation des infections. La commune enregistre également un taux élevé du Sida surtout chez les femmes. En résumé dans la commune de Kolda, malgré les acquis dans la participation à la vie politique, l autonomie économique de la femme est loin d être atteinte à cause de la pauvreté profonde et du manque de ressources financières malgré l appui important des ONG, projets et programmes. Ainsi elles ont eu à solliciter divers équipements socio-économiques de base afin d alléger leurs travaux domestiques et du coup pouvoir redynamiser leur GPF et avoir un gain de temps pour mieux s occuper de leur activité génératrice de revenus. Concrètement elles ont proposé : - l aménagement de périmètres maraîchers et la facilitation de l accès aux intrants de produits (semences, engrais, produits phytosanitaires) ; - l appui au développement de projets avicoles ; - la création d unités de transformation et de conservation du lait, des produits agricoles et forestiers ; - la motivation des «Badiénou Gox» et des relais ; - la construction et équipement d'un poste de santé ; - la sensibilisation les femmes sur les rôles et responsabilités des «Badiénou gox» et relais ; - la création de comités de lutte contre les violences faites aux femmes ; 7. Promotion des femmes 46
48 - l aménagement de marchés dans les quartiers périphériques où elles pourront mener leurs activités de commerce et faciliter l approvisionnement en denrées alimentaires ; - la formation des femmes des formations en gestion financière et en entreprenariat ; - l ouverture de classe d alphabétisation en langue locales et des classes d arabe pour élever le niveau des femmes ; - la facilitation de l accès aux produits et services financiers adaptés à la demande des femmes ; - la subvention des GPF par fond perdu pour développer les AGR ; - la facilitation de la procédure d obtention de la reconnaissance des GPF ; - la sensibilisation sur les violences sexuelles, les viols et la prévention du sida. La promotion de l égalité des sexes et l autonomisation économique des femmes, doit être considérée comme un moyen efficace de combattre la pauvreté, la faim et la maladie, et de promouvoir un développement réellement durable. Ainsi la municipalité doit en faire une priorité pour un développement homogène de la localité et pour l atteinte des OMD. 7. Promotion des femmes 47
49 8. Promotion des jeunes La commune de Kolda compte une importante population juvénile. Mais sur le plan professionnel, même s il existe de réels potentiels pour les jeunes de mener des activités rémunératrices orientées vers l exploitation et la valorisation des potentialités naturelles, le diagnostic effectué a révélé un important taux de sous emploi qui résulte à la fois d un manque de formation et d une insuffisante exploration des possibilités économiques offertes par le contexte local. Pour la majorité des jeunes restés dans la localité, l essentiel de leurs activités tourne autour de l organisation des tournois de football et quelques manifestations culturelles sporadiques soutenues les associations de jeunes. Malgré ces tentatives d animation les jeunes ne bénéficient pas assez du soutien approprié de la mairie. Les subventions et équipements accordés aux activités de jeunesse sont très insuffisants selon les jeunes. A ces difficultés, il convient aussi d ajouter un manque de communication et de promotion des groupes culturels. Aucune manifestation culturelle n est organisée dans la commune. Cette situation assez décriée par l ensemble des responsables d organisations de jeunes n est pas de nature à faciliter une bonne participation des jeunes aux activités de développement local. En autres difficultés, on note chez les jeunes l insuffisance de la formation professionnelle, l absence, l absence de financement des jeunes, le faible dynamisme des organisations des jeunes et le manque de partenaires. Mais à côté de ce sous emploi, la jeunesse de Kolda bénéficie d infrastructures sportive et socio éducatives propices au développement social. - Plateau multifonctionnels : Les jeunes de la commune disposent de 5 centres multifonctionnels polyvalents dotés d aires de jeux à Saré Moussa, Bantagnel, Saré Kémo, Gadapara et Hilèle ; - Terrains de football : Les terrains de sport situés dans les quartiers de Bouna Kane (1), Sikilo (2) et Doumassou (1) sont déficients. Ils ne sont pas clôturés et ne font l objet d aucun aménagement. Le stade régional est en cours de réhabilitation ; - Arène de lutte : C est un espace de 400 m² adossé au foyer de la femme de Bouna Kane. Les trois autres côtés sont clôturés par des matériaux végétaux. Il n existe aucun aménagement ; - Espace jeunes :cet espace jeune est réalisé dans le quartier de Bouna Kane ; - Centre culturel bien construit à Saré Moussa ; - Salle des fêtes sise dans le quartier de Gadapara ; - Centre Départemental d Education Populaire et Sportif (CDEPS) au quartier Gadapara. Pour améliorer les conditions de vie des jeunes, la commune projette de réaliser les projets suivants : - la construction d un stade municipal multifonctionnel à la ZAC (foot ball, basket ball, volley, hand ball, athlétisme, piste d athlétisme, dojo municipal, arène municipale) ; - la construction d un complexe municipal avec salle polyvalente, bibliothèque, théâtre de verdure, galerie d exposition, bloc administratif) ; - l aménagement d un parcours sportif le long des berges du fleuve ; - la réalisation d un village des arts en géobéton en matérialisant la typologie de l habitat - la réalisation de monuments et de fresques aux portes de la ville et sur les principaux ronds points, places publiques et façades ; - la construction d un centre d accueil et d hébergement ; - l achèvement des travaux de construction et l équipement des cinq centres multifonctionnels polyvalents dotés d aires de jeux localisés dans les quartiers de Saré Moussa, Bantagnel, Saré Kémo, Gadapara et Hilèle ; 8. Promotion des jeunes 48
50 - l achèvement des travaux et l équipement de l espace jeunes du quartier de Bouna Kane; - la réhabilitation de la salle des fêtes sise dans le quartier de Gadapara ; - l équipement du centre polyvalent de Bantagnel ; - la construction et l équipement d un plateau multi fonctionnel à Sinthiang Idrissa ; - la construction d un foyer des jeunes à Sinthiang Idrissa et Saré Moussa ; - la mise en fonction du centre culturel de Saré Moussa. Quant au volet lié à l encadrement et au renforcement des capacités, les jeunes ont aussi décidé avec l appui des partenaires potentiels au développement de mettre l accent sur la formation professionnelle afin de mieux lutter contre leur sous-emploi. La construction et l équipement de centre de formation dans tous les quartiers qui n en disposent pas est également souhaitée par la population. 8. Promotion des jeunes 49
51 9. Dynamiques institutionnelle et organisationnelle 9.1. Le Conseil municipal Organisation et fonctionnement La de Kolda est dirigée par un Conseil Municipal composé de 66 membres dont 12 femmes élus démocratiquement lors des élections locales du 22 mars 2009 pour un mandat de cinq (05) ans. Son siège se trouve à Kolda. L appréciation du fonctionnement des organes élus de la commune de Kolda est faite à travers l analyse du fonctionnement du conseil municipal (CM), du bureau municipal (BM) et des commissions constituées. La représentativité des organes élus Le conseil municipal de Kolda compte 66 membres dont 12 femmes dont une est d ailleurs membre du bureau communal (4 eme adjointe au Maire). La répartition spatiale montre que tous les quartiers sont représentés au niveau du conseil municipal. La représentativité des organes élus du conseil communal selon le genre fait apparaître une très forte disproportionnelle entre le pourcentage que représente les femmes dans la population communale (près de 51%) et leur niveau de représentation au sein de l institution communale (, soit 12/66). Une reconsidération de la représentativité des femmes s avère nécessaire en vue de promouvoir l équité dans la prise de décision. La loi sur la parité constitue une opportunité pour remédier à cette situation. Les jeunes qui constituent 8% des membres du conseil Municipal n équivalent pas à leur poids démographique au niveau de la population communal. Représentant près de 60% de la population de la commune de Kolda, l implication des jeunes dans la politique de la communauté peut être interprétée comme une volonté de prise en main du développement de leur localité. La qualification de l équipe dirigeante : Le conseil municipal de Kolda est dirigé par un bureau municipal de quatre membres dont une femme qui occupe le poste de 4 eme adjointe au Maire. L autre membre du bureau communal est second adjoint. Le bureau municipal est constitué de personnes adultes âgées entre 45 et 70 ans. Parmi les membres, tous instruits. Globalement, la qualification de l équipe dirigeante de la commune de Kolda est très satisfaisante. Pour l ensemble des élus, le niveau d instruction est globalement appréciable. 21,7% des élus ont le niveau universitaire, 24% ont atteint le niveau moyen, 32% ont le niveau primaire alors que 10% sont analphabètes. Les commissions techniques disposent aussi d une majorité de membres ayant au moins le niveau primaire. Le profil global des membres des organes est moyen. Il pourrait constituer une base dans la perspective d une bonne prise en charge des problématiques de développement et de gouvernance locale. Ainsi, les sessions de renforcement de capacité qui seront probablement organisées trouveront une base de ressources humaines disposant du minimum de niveau susceptible d être renforcé. La tenue des sessions réglementaires : Le conseil municipal de Kolda est fonctionnel mais ne montre pas un réel dynamisme. A la lumière du contenu des sessions réglementaires, se dégage une faiblesse des dossiers de développement. Même si les sessions réglementaires sont tenues régulièrement, le Conseil Municipal de Kolda n a pas géré les grandes questions de développement. Le registre de délibération montre que la plupart des sessions ont généralement porté sur le vote du budget (réunion d orientation budgétaire et le vote du budget, les virements de crédit et les autorisations spéciales de recette) et délibérations. En plus les sessions extraordinaires sont rarement organisées sur la période considérée. 9. Dynamiques institutionnelle et organisationnelle 50
52 La programmation des réunions. En prélude à la tenue de session ordinaire, le code des collectivités locales stipule que «la convocation est publiée et mentionnée au registre des délibérations côté et paraphé par l Autorité de Tutelle. Elle est soumise aux membres du conseil par écrit au moins trois (3) jours francs avant la date de la réunion». Par rapport aux informations disponibles, il s avère que les convocations sont transmises avec un délai de trois jours francs et les sessions durent généralement au maximum 15 jour à l exception de celles portant sur le budget. La présence des élus. Selon le code des collectivités locales, le conseil municipal ne peut valablement délibéré que lorsque la majorité absolue des membres en exercice assiste à la séance. Cette présence peut être aussi appréciée par les dispositions du code des collectivités locales qui stipulent que le mandat du membre du conseil prend fin, entre autres, en cas d absence non motivée à trois sessions successives. Par rapport à cette disposition, le conseil municipal est conforme. En effet les réunions se tiennent régulièrement avec toujours un quorum pour délibérer. Le vote se fait presque toujours à l unanimité, même si parfois il est difficile de réunir les conseillers. L absentéisme de certains conseillers municipaux est largement décrié. Et s ils sont présents, leur ponctualité aux réunions fait largement défaut. Le démarrage peut intervenir plus de deux heures après l heure prévue. L amélioration du fonctionnement du conseil municipal nécessite le renforcement des capacités techniques des conseillers. Les thèmes de formation préconisés par les conseillers sont : - le rôle, responsabilités et attributions des conseillers municipaux ; - les textes de décentralisation et de bonne gouvernance ; - les techniques de communication. Le fonctionnement des commissions techniques du conseil municipal Pour mieux gérer les préoccupations des populations, le conseil municipal a mis en place dix sept (17) commissions techniques qui sont sous la coordination du Maire. Ces 17 commissions instituées sont : 1. Commission finance et plan 2. Commission urbanisme et habitat 3. Commission fêtes et réception 4. Commission hall et marchés 5. Commission environnement et aménagement du territoire 6. Commission santé, hygiène et assainissement 7. Commission éducation 6. Commission action sociale et affaires religieuses 9. Commission Culture sport et loisirs 10. Commission Promotion de la jeunesse 11. Commission Promotion de la femme 12. Commission Coopération décentralisée 13. Commission Communication 14. Commission Suivi évaluation 15. Commission Rapporteur général du budget 16. Commission Artisanat, petites et moyennes entreprises 17. Commission Mobilité urbaine Ces commissions, comme le stipule la loi, sont présidées par le Maire avec des vice-présidents choisis (appelés «présidents») parmi les conseillers. Elles ont pour rôle d effectuer un travail en amont au niveau des secteurs ciblés qui aboutit généralement à des propositions et recommandations faites au conseil municipal. 9. Dynamiques institutionnelle et organisationnelle 51
53 Pour être plus efficaces, ces commissions sont ouvertes aux personnes ressources de la commune. Concernant la représentativité des femmes dans les instances de décision, nous notons une seule femme dans la distribution des postes de responsabilité ; c est une 4 eme Adjointe au Maire. Par contre, trois femmes dirigent des commissions. Par ailleurs, le diagnostic a révélé que la presque totalité des commissions ne fonctionnent pas. Les principales causes de dysfonctionnement sont liées à un manque de formation sur les rôles et missions des membres de ces commissions mais aussi aux faiblesses des moyens logistiques et financiers. Déjà la commune a du mal à assumer ses charges de fonctionnement (fournitures, salaires, indemnités et autre), donc les frais de déplacement et de réunion se posent également au niveau de ces commissions. La formation des membres des commissions techniques devrait permettre à ces derniers de connaître l importance de l élaboration d un plan d action qui précise les objectifs et les tâches de la commission. Le Fonctionnement des services municipaux A côté des commissions techniques instituées, la commune dispose de services municipaux. Les services municipaux sont structurés en différents bureaux qui sont gérés par le personnel municipal : - bureau du secrétariat, - bureau du courrier et de la régie des recettes - bureau chargé de la gestion financière, - bureau de l Etat civil. - bureau de l agent voyer - bureau du surveillant comptable, hall et marché - bureau du Maire - bureau du 1 er Adjoint au Maire - bureau du 2 eme Adjoint au Maire - bureau du 3 eme Adjoint au Maire - bureau du 4 eme Adjoint au Maire Les ressources humaines sont au nombre de soixante douze agents. La commune reçoit également l appui des services techniques étatiques (centre de santé, service d hygiène, trésor, urbanisme). Le service public, s il connaît des motifs de satisfaction au niveau de l Etat civil, n en demeure pas moins préoccupé par une absence d engins de nettoiement et manque d entretien du réseau de l éclairage public. La collecte des ordures ménagères se manifeste par l absence de politique de gestion. Les principales contraintes au bon fonctionnement des services techniques sont : - l insuffisance des équipements et de la logistique ; - l insuffisance des ressources humaines et de la formation des employés municipaux ; - la faiblesse des salaires et autres motivations ; - la faible mobilisation des ressources budgétaires ; - Le manque de sécurité ; - les problèmes d archivage ; - l état civil non informatisé ; - l insuffisance des infrastructures pour le service de l état civil ; - le manque de tenues et d équipements de protection des manœuvres et de leur suivi médical ; - l absence de prime de risque ; - le non versement des indemnités de performance. 9. Dynamiques institutionnelle et organisationnelle 52
54 Les solutions préconisées lors du diagnostic institutionnel pour améliorer les conditions de travail de l équipe municipale et de ses services sont : - le recrutement d un Secrétaire municipal ; - l acquisition de logistique (véhicules et motos) ; - l augmentation du personnel et la suppression du bénévolat ; - a création de 2 centres d état civil secondaire ; - la formation des agents sur l importance de l Etat civil ; - le recrutement d un agent voyer ; - le maintien du protocole entre la mairie et les APE pour la prise en charge des gardiens ; - le renforcement des compétences techniques du personnel en gestion financière, gestion de l état civil, en informatique, en secrétariat et bureautique et en mobilisation des ressources budgétaires ; - la hausse des salaires du personnel ; - l ouverture de deux centres d état civil secondaire Les ressources matérielles et logistiques La commune de Kolda dispose d hôtel de ville. Le bâtiment qui fait office d hôtel de ville comporte 9 pièces, entièrement équipées en mobilier de bureau (tables, meubles de rangement), tables, chaises et en matériel informatique (ordinateurs et imprimantes). La salle de délibération du conseil est bien équipée. Certaines pièces sont équipées de ventilateurs, et d autres de climatiseurs. Ce qui améliore les conditions de travail du personnel.. L essentiel du matériel et équipement de bureau est apporté par l Agence de développement municipal (ADM) et DGL Felo. Cependant l hôtel de ville n a ni ligne téléphonique fixe, ni connexion à l internet. Ce qui entrave le système de communication interne. Des dispositions doivent être prise dans ce sens pour améliorer la communication interne te externe de l institution communale Les ressources financières Le budget de la commune est alimenté par des recettes ordinaires (taxes, impôts locaux et produit de location des infrastructures marchands) et des recettes extraordinaires constituées par les fonds de concours de l État (fonds de dotation de la décentralisation) et des partenaires au développement. Le fonds de dotation de la décentralisation permet à la commune de prendre en charge les compétences transférées de l éducation, la santé, la culture et la jeunesse et sport. Les prévisions en termes de recettes de fonctionnement et de recettes d investissement augmentent d une année à une autre. Tableau 4 : Evolution du budget de fonctionnement de 2009 à 2010 Nomenclature Prévisions 2009 Prévisions 2010 Chapitre 70 : Produits de l exploitation Chapitre 71 : Produits domaniaux Chapitre 72 : Impôts locaux Chapitre 73 : Taxes municipales Chapitre 74 : Produits divers Total des recettes de fonctionnement Source : Arrêté portant approbation du budget de la de Kolda au titre de l année 2010 En termes de budget effectivement exécuté, les recettes d investissement sont d un apport de taille à la collectivité. Ces recettes sont alimentées par les fonds de dotation et fond de concours. Tableau 5 : Evolution du budget d investissement de 2009 à 2010 Nomenclature Prévisions 2009 Prévisions 2010 Résultats d investissement reporté Excédent de fonctionnement capitalisé Total des recettes d investissement Source : Arrêté portant approbation du budget de la de Kolda au titre de l année Dynamiques institutionnelle et organisationnelle 53
55 Les contraintes budgétaires de la commune sont identifiées comme le manque d initiatives du conseil municipal pour l identification des niches et pour la mobilisation des ressources potentielles. Ce qui à pour conséquence des niches potentielles non exploitées comme les taxes que doivent payer les sociétés comme les opérateurs téléphoniques, la LONASE, les structures financières, les droits de fourrière, l impôt foncier non bâti, les licences et la location des gargotes et restaurants. A côté de ces niches non exploitées, on note aussi d autres niches faiblement exploitées comme l impôt minimum fiscal (IMF4), les taxes d occupation du domaine public (ODP) etc... Tableau 6 : Niches faiblement exploitées Niches Taux de recouvrement (%) Taxes sur les spectacles 0,4 IMF4 12,7 Frais de bornage 4 Taxe sur eau consommée 4,7 ODP 24,9 Source : CM, Budget 2011 Parmi les contraintes à la mobilisation des recettes fiscales de la commune, des constatés sont faits à savoir relativement à la faible mobilisation des ressources budgétaires: - le manque d implication des conseillers dans la mobilisation des ressources budgétaires ; - l absence de guérites pour les agents collecteurs ; - l insuffisance des ressources de fonctionnement du surveillant comptable, faute de carburant ; - le manque de communication sur l importance de la taxe ; - les difficultés des agents à se mouvoir surtout dans le marché du fait de l insuffisance de l aménagement dont le marché fait l objet ; - le manque de sécurité des agents de recouvrement ; - le manque de signe distinctif des agents de recouvrement ; - les arriérés de paiement du loyer des cantines ; - l organisation insuffisante du système de collecte. Les solutions suivantes ont été proposées pour améliorer les recettes fiscales de la commune sont : - l organisation du système de collecte ; - le recensement des toutes les niches de recettes ; - la numérotation des cantines et les étals ; - la restructuration et l organisation de l espace de marché ; - la communication et la sensibilisation de la population sur l importance du paiement de la taxe ; - l attribution des parcelles loties pour le recouvrement des frais de bornage ; - l inventaire des cantines et des gargotes ; - la motivation supplémentaire des agents de recouvrement ; - la restauration de la confiance entre les élus et les populations ; - la promotion de l investissement ; - la dotation des collecteurs en motos ; - le renforcement des capacités des agents municipaux en mobilisations budgétaires ; - la sensibilisation de la population sur l importance de l IMF4 ; - le redressement de l assiette fiscale de la commune avec l appui des services des domaines et du cadastre. 9. Dynamiques institutionnelle et organisationnelle 54
56 9.2. Les cadres de concertation/ organisations communautaires de base Les cadres de concertation En ce qui concerne les cadres de participation et de dialogue social, on note l existence des comités de gestion présidés par la commune au niveau du centre de santé, du marché. Le problème principal de ces cadres est leur faible dynamisme et le faible niveau de connaissance de leur rôle et responsabilité. Les organisations communautaires de base Il s agit des GPF, GIE et ASC. Pour les GPF, au moins 56 Groupement de Promotion des Femmes (GPF) ont été identifiés dans la commune (Service Départemental du Développement Communautaire). Collectivement, les femmes sont regroupées, dans chaque quartier, au sein de ces (GPF), lesquels GPF se retrouvent au sein de fédérations départementales. Aujourd hui, la plupart des GPF au niveau de la commune se trouve dans une léthargie absolue Partenariat et coopération décentralisée L État et ses démembrements En tant que tutelle, l État exerce le contrôle de légalité. Tous les actes pris par le Conseil Municipal sont transmis à l autorité compétente pour une vérification de la conformité des procédures. Dans le cadre des projets et programmes, des conventions sont signées entre l État et la Municipalité de Kolda. Ces conventions précisent les modalités d exécution des engagements souscrits par l État du Sénégal vis-à-vis de la municipalité et les engagements de celle-ci vis-à-vis de l État pour une exécution correcte des opérations de développement. Le soutien de l État à la collectivité provient essentiellement des fonds de dotation et de concours au travers des projets et programmes, ainsi que par l intervention de ses services déconcentrés. Les services déconcentrés sont représentés principalement par le Trésor, la préfecture, les Eaux et Forêts, les services du cadastre et des domaines, les services des douanes, le service des impôts, services déconcentrés (Éducation, santé, hydraulique, agriculture, élevage, hygiène, Développement communautaire) qui interviennent dans l encadrement de la collectivité locale. L une des principales difficultés rencontrées auprès de ces services est surtout l accès aux informations sectorielles qui permettent de mesurer les progrès accomplis dans l atteinte des OMD. Ce qui justifie les carences en indicateurs notés dans ce document Les programmes et projets gouvernementaux De nombreux programmes et projets gouvernementaux interviennent dans la commune de Kolda. Il s agit du PNDL, du PROMER, du PADEC, le PROCAS, le PADERCA et du DIRFEL. 9. Dynamiques institutionnelle et organisationnelle 55
57 Le Programme national de développement local (PNDL) Le Programme National de Développement Local (PNDL) est préparé par le gouvernement du Sénégal et l IDA, suite à une décision commune de fusionner le Programme National d Infrastructures Rurales (PNIR) et le Projet Fonds de Développement Social (PFDS) communément appelé AFDS pour orienter les prochaines étapes de la mise en œuvre de la décentralisation grâce à un développement local participatif. Le PNDL, à travers son Projet de développement local participatif (PDLP), prendra en compte tous les aspects de l approche du développement participatif décentralisé (DDP), adoptée par le Gouvernement à cet effet. L objectif du programme est d aider les collectivités locales et les communautés à avoir accès à un paquet minimal de services essentiels (PMSE), ciblant les communautés les plus pauvres et en ayant recours à une stratégie de développement local participatif. Le projet contribuera aux objectifs du Programme National de Développement Local du gouvernement comme suit: appuyer le gouvernement et ses structures pérennes à développer et à mettre en œuvre les politiques, stratégies et mécanismes opérationnels en vue de l amélioration du cadre de mise en œuvre de la décentralisation ; mettre à jour et améliorer le cadre juridique, réglementaire et financier qui régira de façon efficace la décentralisation et le développement local participatif ; renforcer les capacités des acteurs locaux (collectivités locales, agences régionales de développement, organisations communautaires de base, ONG et le secteur privé local) et mettre en exécution de façon efficace l approche développement local participatif ; améliorer le système de transfert financier du niveau national au niveau des communautés, en passant par les collectivités locales. Le Projet de Développement Local Participatif sera mis en œuvre à travers trois composantes opérationnelles pour appuyer le PNDL : appui aux politiques de décentralisation, de déconcentration et de développement local participatif ; financement du développement local ; renforcement des capacités pour la décentralisation, la déconcentration et le développement local participatif; coordination et communication; suivi et évaluation; et gestion environnementale et sociale. En 2009, le PNDL et la commune de Kolda ont signé une convention de financement portant sur FCA. Ces fonds sont destinés à la construction de l abattoir municipal. Le Projet de Promotion de l Entreprenariat Rural (PROMER) Le Projet de Promotion de l Entreprenariat Rural (PROMER 2) s intègre harmonieusement avec les différents textes et lettres de politique sectorielle, projets et programmes du Gouvernement sénégalais : Programme Retour Vers l Agriculture (REVA), Lettre de politique pour la Microfinance, Lettre de politique de développement de la PME, Loi d Orientation Agro Sylvo Pastorale (LOASP). Le Projet de Promotion de l Entreprenariat Rural Phase 2 (PROMER 2) représente : une contribution à l atteinte des objectifs du Document de Stratégie de réduction de la Pauvreté à travers les axes stratégiques : (i) création de richesse, (ii) renforcement des capacités, (iii) amélioration des conditions de vie des groupes vulnérables ; une alternative à l agriculture traditionnelle face aux difficultés d accès aux ressources ; une perspective de développement de Micro et Petites Entreprises Rurales génératrices d emplois et de revenus durables dans le secteur extra agricole et d augmentation de la productivité et de la rentabilité des activités agricoles. 9. Dynamiques institutionnelle et organisationnelle 56
58 L objectif du projet est de lutter contre la pauvreté par la création et/ou la consolidation de micro et petites entreprises générant des emplois pérennes et entraînant une augmentation et une diversification du revenu des ménages dans une perspective d équité hommes - femmes. Dans la commune de Kolda, peuvent bénéficier de l appui du PROMER 2 : Les porteurs d initiative économique en production de biens et/ou de services ; Les micros et petites entreprises en activité ; Les entreprises moyennes installées en milieu périurbain et ayant ou pouvant avoir un effet d entraînement sur celles installées en milieu rural ; Les groupes vulnérables/interlocuteurs privilégiés du projet : femmes et associations de femmes sans accès à la terre ou aux autres facteurs de production. Projet d Appui au Développement Economique de la Casamance (PADEC) C est un projet de la coopération canadienne et du gouvernement du Sénégal qui va injecter 8,5 milliards dans la région naturelle de la Casamance. Ce Projet vise «à réduire de 50% l incidence de la pauvreté sur les ménages sénégalais d ici 2015» par la promotion des activités génératrices de revenus à travers des filières porteuses telles que l anacarde et le miel entre autres. Ce programme s inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté. Il vise entre autres à «Contribuer au développement et à la mise en valeur du potentiel agricole et agro-alimentaire de la Casamance par le petits producteurs grâce un appui à des filières porteuses». Ce projet est axé pendant les cinq prochaines années sur le développement des filières porteuses considérées comme prioritaires par l ensemble des collectivités locales qui composent la Casamance naturelle. «Il s agit de l anacarde, du miel, des produits forestiers à usage alimentaire, de la mangue et de la banane». L entreprenariat féminin ne sera pas laissé en rade. Le projet va mettre en œuvre une stratégie basée sur l égalité des sexes et les femmes vont bénéficier de soutiens dans leurs activités. Dans ce cadre les femmes de commune ont bénéficié de sessions de formation en entreprenariat et d un magasin de stockage. USAID/Education Priorité Qualité (USAID/EPQ) Lancé en mai 2010, le projet USAID/Education Priorité Qualité (EPQ), dont la mise en œuvre durera deux ans, a pour objectif principal d améliorer la qualité de l éducation à travers quatre composantes : 1) des centres régionaux de formation qui fournissent aux enseignants une formation préparatoire et une formation continue ; 2) des comités et communautés de gestion scolaire dont le rôle est d améliorer la gouvernance et créer un «environnement scolaire holistique»; 3) le renforcement des aptitudes de base des collégiens en lecture et en mathématiques ; et 4) la mobilisation et la création d opportunités pour les jeunes par la formation professionnelle et la formation en entrepreneuriat, des projets de services communautaires, et des stages. La durée du projet Le programme a pour objectif d améliorer la qualité de l enseignement moyen grâce à la formation des personnels enseignants et administratifs et à la participation des communautés à l élaboration des plans locaux de gestion scolaire. En outre, le programme renforcera les compétences de base des jeunes tout en leur offrant des aptitudes permettant d améliorer leur employabilité et des opportunités accrues au niveau des services communautaires. 9. Dynamiques institutionnelle et organisationnelle 57
59 Les résultats prévus sont : - Revitaliser et régionaliser la préparation des enseignants et leur développement professionnel; - Créer un environnement scolaire holistique; - Renforcer les compétences de base des élèves en lecture et en mathématiques ; et - Mobiliser et créer des opportunités d emploi pour les jeunes Dans la commune de Kolda, les CEM de Bantagnel bénéficient du projet sur la période USAID/Programme Education de Base (USAID/EDB) Le programme Education de Base d un montant de 40 millions de Dollars E.U. met l accent sur l amélioration de l accès et de la qualité de l enseignement moyen, ainsi que sur la promotion de la bonne gouvernance. Le projet de cinq ans ( ) qui cible 10 régions du pays, traitera les questions essentielles telles qu assurer aux enfants vulnérables des écoles coraniques (talibés) l accès et les moyens d une éducation de base. A l issue des cinq ans, environ talibés et autres enfants vulnérables devront avoir participé au programme. Le programme appliquera également un curriculum destiné à insuffler aux jeunes des valeurs d éthique, de transparence et de citoyenneté, et travaillera à l amélioration de la gestion et de la gouvernance de l éducation au niveau local à travers les associations de parents-enseignants. Enfin, le programme promouvra des partenariats public-privé dans l éducation, et offrira un accès à l internet sans-fil dans plus de 400 écoles, grâce à l appui de la société Microsoft Les services décentralisés Ils sont essentiellement représentés ici par l Agence régionale de développement (ARD). Ainsi, pour assurer la coordination du développement dans la région, la loi prévoit que la région constitue, avec les CR et communes, une Agence Régionale de Développement (ARD) dont les rôles, précisés par le décret du 05/05/1998, consistent notamment à aider les diverses collectivités à : (i) coordonner et harmoniser les plans et programmes d action entre l État, la région et les collectivités de base ; (ii) conduire des schémas et plans de développement ou d aménagement ; (iii) élaborer et suivre des conventions de mise à disposition des services administratifs au profit des collectivités ; et (iv) concevoir et réaliser toutes études relatives au développement local. Les ARD peuvent également se voir déléguer, par les collectivités locales, la maîtrise d ouvrage de certaines opérations. Pour une harmonisation du cadre d intervention des projets/programmes, les collectivités locales de chaque région créent entre elles et à l initiative de leurs organes délibérants une Agence régionale de développement (ARD). L ARD apporte son appui à la région, aux villes, communes, aux communes d arrondissement et aux communautés rurales qui en sont membres, dans la conduite de leurs missions de développement. A ce titre elle est chargée d aider à: - la conception et l exécution de tous plans et toutes études concernant le développement économique, éducatif, sanitaire, culturel et scientifique de la région, des communes et des communautés rurales ; - la constitution et la mise à jour de banques de données nécessaires à l élaboration, au suivi et à l évaluation des plans de développement ; - l élaboration et la réalisation de schémas régionaux d aménagement du territoire ; - la conception et l exécution de schémas et de plans d urbanisme; l élaboration, la mise en œuvre et le suivi des plans d action pour l environnement et tout autre plan sectoriel concernant la région, la commune ou la CR ; - la coordination et l harmonisation des actions de développement dans l espace régional ; - la cohérence entre le plan national de développement et le plan régional de développement; 9. Dynamiques institutionnelle et organisationnelle 58
60 - l harmonisation des programmes d action de la région, des communes et des communautés rurales ; - l élaboration et le suivi des contrats plans; - l élaboration et le suivi des contrats de mise à disposition des services extérieurs de l État ; - la mise en œuvre des initiatives en matière de coopération décentralisée. En outre, elle peut être chargée d assurer la maîtrise d ouvrage des opérations que la région, les villes, les communes, les communautés rurales lui délèguent. Les frais de l Agence engagés à ce titre sont remboursés par les collectivités locales bénéficiaires des prestations Les Sociétés de développement Il s agit de la Société de Développement de la Fibre Textile SODEFITEX. La SODEFITEX est une société anonyme crée en 1974 et devenue privée depuis le 13 novembre Son capital est de 3 Milliards de FCFA Les Organisations non gouvernementales (ONG) Le rôle des ONG est de faciliter et appuyer les initiatives des populations et de la collectivité. Par les ONGS actives dans la commune de Kolda on note AVSF, Action Aide,, World vision et du DIRFEL, UNICEF, USAID/Santé, USAID/EDB, FNUAP, PRN, Aide et Action, FODDE, CARITAS, CRS Agronome et Vétérinaire Sans Frontière (AVSF) : A travers le Projet d'appui aux éleveurs et à la gestion concertée des ressources naturelles intervient depuis 2001 dans le département avec comme toile de fond l amélioration de la santé animale de base (campagnes de vaccinations de masse contre des maladies zonales des espèces bovines, ovines et volailles, formation des auxiliaires d élevage) en partenariat avec les services vétérinaires locaux. Compte tenu des besoins urgents en lait, le projet a appuyé les producteurs pour une meilleure organisation et une meilleure rentabilité des systèmes de production (lait, viande fumure organique). Cette intégration agriculture/elevage, à travers la traction animale, l enrichissement des sols et le développement des cultures fourragères, constitue sans nul doute un élément incontournable pour la viabilité des actions. En aviculture les résultats obtenus au sien des exploitations familiales en appuyant les producteurs sur les aspects organisation, santé, l hygiène, alimentation à travers une augmentation notoire des revenus a prouvé que la viabilité de tout système dépend de son niveau d organisation et du respect strict des normes de conduite. L ONG a pu mener plusieurs activités dans la commune dont : - Redynamisation de la fédération départementale des aviculteurs par la sensibilisation, animation, fonctionnement de la couveuse et le renforcement des capacités de gestion de la fédération ; - Appui à la mise en place d étables fumières et laitières ; - Appui à la mise en place de poulaillers de démonstration ; - Appui à la construction d un local et mise en place d une fabrique aliment. 9. Dynamiques institutionnelle et organisationnelle 59
61 Action Aide L ONg Aide et Action Sénégal est une organisation de développement qui contribue à la promotion d'une éducation de qualité pour tous les enfants, filles et garçons, y compris ceux sont exclus du système éducatif ou sont en situation difficile. Dans la commune de Kolda, l ONG met en œuvre le Projet d Appui à l Assainissement et à la Promotion de l Hygiène 9 (PAPH) en vue d améliorer le cadre de vie et l environnement des écoles par la construction et/ou la réhabilitation de blocs sanitaires et des ménages par la réalisation de système amélioré d évacuation des eaux usées. A cela s ajoutent les sessions de formation des enseignants, des comités de salubrité et des relais sur la gestion de l eau, l hygiène et l assainissement pour leur permettre d apporter «des changements positifs» en matière de santé, d hygiène, d assainissement et de protection de l environnement. Dans le cadre du renforcement des capacités organisationnelles de la communauté éducative, ce projet a aidé à la mise en place de 20 CGE et de 20 gouvernements scolaires dans sa zone d intervention. Ce projet d une durée de trois ans a démarré en Il a l ambition de «contribuer d ici 2011 à améliorer les conditions d hygiène de l eau et d assainissement des populations de la région de Kolda». Pour la commune de Kolda, des charrettes sont envisagées pour appuyer le ramassage des ordures et aussi le projet est disposé à participer «au curage et à l entretien des canaux de la commune de Kolda». La commune de Kolda trouvera auprès de cette ONG un réel partenaire dans l amélioration des conditions sanitaires et d hygiène notamment en milieu scolaire où l expression des besoins. World Vision C est une organisation internationale chrétienne de secours et de développement, travaillant pour promouvoir le bien être des populations, surtout celui des enfants. Présente dans la commune depuis 2003, elle intervient ainsi dans beaucoup de domaines à Kolda dont notamment : l éducation, la protection de l enfant et la santé. Dans le cadre de la politique de santé, World Vision a procédé à la mise en œuvre depuis 2006 de la phase I du Programme de renforcement de la Nutrition à travers des points de prestation dans le district de Kolda avec comme objectif de réduire la prévalence de la malnutrition et celle des maladies qui altèrent les statuts en micronutriments des groupes vulnérables (enfants et femmes) en particulier et des populations en générale. Coopération décentralisée La coopération décentralisée est le maillon faible de la commune. En dehors de la région de Kolda, la commune n a pas de partenaire dans ce domaine. Des initiatives doivent être entreprises. 9 Ce projet entre dans le cadre de l atteinte des OMD, notamment : «réduire de moitié, d ici 2015, la proportion de personnes n ayant pas accès à l eau potable et à un système adéquat d évacuation des excréta et des eaux ménagères». 9. Dynamiques institutionnelle et organisationnelle 60
62 10. Synthèse du bilan diagnostic de la commune Les Forces et avantages de la collectivité locale Les forces et opportunités sur lesquels la commune de Kolda peut s appuyer pour amorcer un développement durable sont entre autres : Les potentialités de développement d une agriculture péri urbaine La commune bénéficie d importantes potentialités. - Une nappe d eau douce peu profonde et abondante ; - L existence de terres aptes à la culture maraîchère (vallées) ; - Une potentialité rizicole ; - Une pluviométrie abondante ; - la Société de Développement de la fibre textile pour le développement des céréales ; - Le savoir faire locale. L amélioration de la mise en valeur de ces potentialités devrait permettre à la collectivité locale d accroître les productions agricoles en riz, légumes et autres produits maraîchers. Les potentialités pastorales L élevage est une activité pratiquée par presque toute la population de Kolda. La commune se trouve au cœur de la ceinture laitière du département, zone d élevage par excellence. Les éleveurs ont bénéficié avec l appui des partenaires d unité de transformation des produits laitiers. La commune dispose d un abattoir moderne. Le commerce La proximité du marché international de Diaoubé constitue une énorme potentialité pour les populations de Kolda de faire du commerce surtout chez les femmes. C est également un lieu d approvisionnement pour les commerçants de la ville. Le climat social Stabilité de la région par rapport au reste de la Casamance La position géographique Position stratégique de la ville en frontière avec trois pays : Gambie, Guinée Bissau et Guinée Conakry Les infrastructures économiques et sociales la Société de Développement de la Fibre Textile (SODEFITEX) Le partenariat et la coopération décentralisée Etat, Région de Kolda ; Programmes et projets de l Etat (PNDL, PROMER, PADEC,,PAPIL, PADERCA, PREASC, USAID/Santé) Les ONG PROGEBE, 10. Synthèse du bilan diagnostic de la commune 61
63 Opportunités 1. Intercommunalité (GIC) 2. Hinterland et ses ressources partagées 3. Diaspora / Co-développement 4. Présence des ONG 5. Existence massivement de Marchés hebdomadaires dans l arrière pays Les faiblesses de la commune 1. Potentiel du fleuve non valorisé 2. Enclavement interne 3. Insuffisance d unités agro-industrielles 4. Manque de terres agricoles 5. Périmètre communal trop limité 6. Absence de réserves foncières 7. Insuffisance d infrastructures sanitaires et de personnel qualifié 8. Insuffisance de centre socioéducatif pour les femmes 9. Absence d université et d instituts supérieurs de formation 10. Insuffisance de réseau de canalisation des eaux de pluies 11. Problème de gestion des OM 12. Porosité de la frontière 13. Faible recouvrement des ressources budgétaires 14. Existence de quartiers non structurés 15. Dégradation des ressources naturelles 16. Encombrement de la voirie urbaine 17. Faiblesse de l action sociale 18. Pauvreté des ménages 19. Prolifération de la drogue 20. Faiblesse de la coopération décentralisée Menaces Les menaces qui pèsent sur le développement économique et social de la commune sont entre autres. 1. Absence de GIC 2. Forte prévalence des IST 3. Dégradation de l environnement et des ressources naturelles de l hinterland. 10. Synthèse du bilan diagnostic de la commune 62
64 11. Défis majeurs de la commune Dans la première phase d élaboration du PIC, un processus de diagnostic participatif a permis à travers les diagnostics zonaux de collecter une masse d informations sur les ressources et sur les contraintes à l échelle des quartiers et des groupes sociaux. Il découle, des forces et faiblesses clairement identifiées par les acteurs à la base, que la commune de Kolda est confrontée à trois (03) défis majeurs face auxquels il existe des obstacles importants qu il faut surmonter pour asseoir un développement durable, conformément à la vision déclinée. Défi n 1 : Création d un environnement propice de la bonne gouvernance et la promotion de la participation citoyenne ; Défi n 2 : Création d opportunités économiques et de richesses pour la promotion d emplois productifs et une relance de l économie ; Défi n 3 : Renforcement de l accès aux services sociaux de base, protection sociale, autonomisation et développement durable. Le diagnostic institutionnel, a donné l opportunité aux différents acteurs de réfléchir sur des enjeux majeurs du développement de la commune que sont entre autres, la mobilisation des ressources, le développement économique intercommunale, l assainissement et le cadre de vie. A l issue de ces discussions, des stratégies et des actions opérationnelles ont été proposées en guise de solutions aux différentes contraintes identifiées. Mais, comme les ressources ne sont pas toujours suffisantes pour résoudre tous les problèmes, il faut s accorder sur des priorités et les programmer dans le temps et dans l espace. Ainsi, cette phase d arbitrage entre les différentes propositions se déroule suivant la démarche ci-après : - définir une vision de développement à long terme ; - dégager des axes stratégiques de développement communal ; - dégager des programmes d actions prioritaires à moyen terme, en conformité avec un cadrage budgétaire réaliste La vision Prenant en considération la situation économique de la ville et les aspirations des populations, les représentants des différents acteurs ont avancé des idées d une vision d ensemble dont les mots clé sont : infrastructures et services de qualité, développement socio économique, exploitation rationnelle des ressources naturelles de l hinterland, mobilité urbaine, emploi, paix et sécurité, stabilité sociale, ouverture et enracinement. La vision de long terme proposée pour animer la mobilisation de tous les acteurs est synthétisée comme suit : «En 2020, notre vision est de faire de Kolda pour le présent et pour l avenir, un pôle d attraction et de convergence économique, politique et sociale où les conditions de vie soient supportables pour tous». C'est-à-dire une ville moderne dotée d infrastructures et de services de qualité nécessaires au développement socio économique de la commune en relation avec son hinterland, en vue d une exploitation rationnelle et durable des ressources partagées. Une ville où l on puisse s inscrire, se déplacer, travailler et se distraire dans le confort et la sécurité, avec plaisir et fierté, dans un esprit d ouverture et sans exclusive. 11. Défis majeurs de la commune 63
65 11.2. Orientations stratégiques Cette vision qui s intègre à la vision d un Sénégal émergent déclinée dans le DPES ( ) doit d abord être soutenue par le développement des ressources humaines et au développement des initiatives privées. Sur cette ligne de fond, la réussite de ce plan doit être portée l investissement, au titre de la sécurité alimentaire, de la lutte contre la malnutrition, de la satisfaction des besoins essentiels, de l autonomisation de la population, du développement du capital humain et des infrastructures, ainsi que de l aménagement de l habitat et du cadre de vie, notamment. Pour permettre aux secteurs économiques de fonctionner à plein régime, il faut : (i) un environnement économique et social porteur ; (ii) des investissements dans les routes, les TIC, l hydraulique, l énergie et les services financiers ; (iii) la facilitation de la mobilité des personnes et des biens; (iv) et l accès au financement adéquat. Par ailleurs, l accroissement de la productivité de l agriculture et l élevage devrait être accompagné de nouvelles opportunités d emplois productifs dans la ville afin de soutenir les stratégies de sortie de la pauvreté ou d ascension sociale développées par les jeunes, les femmes, les aînés et les groupes vulnérables. Enfin, la concertation, et le contrôle citoyen devraient se renforcer mutuellement dans le sens de contribuer à la bonne gouvernance de la commune, propice au financement intégral des actions de développement. 11. Défis majeurs de la commune 64
66 PROGRAMME D ACTIONS PRIORITAIRES ( ) ENJEUX 1 : Création d un environnement propice de la bonne gouvernance et la promotion de la participation citoyenne OBJECTIF GLOBAL Renforcer les capacités d'intervention de la commune Objectif DSRP II Renforcer les capacités des collectivités locales (OS 137) Renforcer les capacités de contrôle citoyen Orientations stratégiques Renforcement des capacités de négociation et de lobbying des élus et acteurs locaux dans le cadre de la coopération décentralisée Objectifs spécifiques Stratégies prioritaires Lignes d actions prioritaires Localisation Réunir les conditions pour le développement du partenariat Renforcement des capacités des élus et acteurs locaux Organisation d un forum annuel des partenaires au développement Organisation de sessions de formation en négociation et plaidoyer Organisation des sessions de formation sur les textes et lois de la décentralisation pour les élus et les acteurs de la société civile Organisation de voyages d études et de promotion du partenariat Campagnes d information et de sensibilisation sur l importance de la taxe pour le développement communautaire Promouvoir la bonne gouvernance des deniers publics Formation des comités de gestion des infrastructures et équipements communautaires à la gestion administrative et financière (Comités de santé, APE, etc.) Formation des membres des comités de santé, et APE sur leurs rôles et responsabilités Formation des comités de gestion aux techniques d entretiens et de maintenance des infrastructures et équipements communautaires Informatisation de l état civil Création de 2 centres d état civil secondaire Budget d'indemnités pour les délégués de quartier Réhabilitation Hôtel de ville Acquisition de véhicule 11. Défis majeurs de la commune 65
67 ENJEUX 2 : Création d opportunités économiques et de richesses pour la promotion d emplois productifs et une relance de l économie. Accroitre la productivité des activités agricoles, d'élevage et de pêche pour assurer la sécurité OBJECTIF GLOBAL alimentaire et l'accroissement des revenus agricoles Objectif OMD: Réduction de l'extrême pauvreté et de la faim (Objectif 1). Cible OMD : Réduire de moitié entre 1990 et 2015 la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour (Cible 1). Orientations stratégiques Maîtrise des facteurs de production Maîtrise des facteurs de production Objectifs spécifiques Accroître la production agricole Développer la production maraîchère Augmenter les productions animales et les revenus tirés de l élevage Favoriser l emploi non agricole Stratégies prioritaires Lignes d actions prioritaires Localisation Amélioration de la productivité agricole Intensification de la production agricole Aménagement d infrastructures de production maraîchage Renforcement de capacités des maraîchers Facilitation de l accès aux intrants et matériels agricoles Création d un GIC pour l accès au foncier Mise en place d une ligne de crédit pour faciliter l accès aux intrants et matériels agricoles Aménagement de bassin de rétention Désensablement des bas fonds Appui en intrants et matériel de production Formation des producteurs aux techniques de production maraîchère Formation aux techniques de transformation et de conservation des produits maraîchers Amélioration de l alimentation et la santé animale Création d une usine de fabrique d aliment de bétail Organiser des campagnes de vaccination Amélioration des performances Programme d insémination artificielle et de prise en charge du bétail inséminé zootechniques des animaux Vulgariser les nouvelles techniques de stabulation des animaux Aménagement de l espace Création d un GIC pour l accès aux parcours de bétail et des zones de pâturage dans les pastoral CR voisines Lutte contre les animaux en divagation Aménagement d une fourrière municipale Aménagement de points de collecte du lait Augmentation des revenus tirés Renforcement de la capacité de production des unités de transformation et de de l élevage conditionnement du lait existantes Promotion de mini laiteries Promotion de l artisanat, des Construction et équipement d un village artisanal PME-PMI Aménagement des sites de Dioulacon et Saré Dianfo pour le recasement des scieries Développement des capacités des artisans Organisation des sessions de mise à niveau des artisans Formation aux nouvelles techniques de production Formation en entreprenariat et création d entreprises Formation en gestion d entreprise (gestion administrative et financière) et CR voisine et CR voisines 11. Défis majeurs de la commune 66
68 ENJEUX 2 : Création d opportunités économiques et de richesses pour la promotion d emplois productifs et une relance de l économie. Objectif Intermédiaire PLD: Renforcer le potentiel commercial Objectif DSRP II Améliorer l'accès aux marchés (OS 28) Orientations stratégiques Amélioration du secteur tertiaire Objectifs spécifiques Stratégies prioritaires Lignes d actions prioritaires Localisation Faciliter l écoulement des produits manufacturés, agricoles, forestiers et animaux Améliorer la mobilité des personnes et des biens Construction et réhabilitation des infrastructures marchandes Développement des infrastructures de transport Achèvement des travaux de construction du centre commercial Achèvement des travaux de construction du marché Mame Diarra Construction de cinq marchés de quartiers Achèvement des travaux d extension et de modernisation du marché de Sikilo Construction d un marché de poisson avec installation d une chaîne froide Aménagement d un foirail municipal Augmentation de souks dans les marchés aménagés Modernisation du marché central Achèvement des travaux de construction des nouveaux abattoirs municipaux avec installation d une chaîne de froid Réhabilitation du réseau électrique du marché central Construction et réhabilitation de souks et d échoppes Réalisation d abris démontables Aménagement et modernisation de la zone aéroportuaire Achèvement des travaux d aménagement d une gare routière pour le transport inter urbain Aménagement d un un parking de stationnement pour les gros porteurs Sikilo Sikilo Gadapara Marché central Marchés Marché central Saré Moussa Ndour Saré Moussa Ndour 11. Défis majeurs de la commune 67
69 Enjeux 3 : renforcement de l accès aux services sociaux de base, protection sociale, autonomisation et développement durable OBJECTIF GLOBAL Améliorer l'accès à une éducation de qualité et lutter contre l'analphabétisme Objectif OMD: Réaliser l'éducation primaire universelle (Objectif 2). Cible OMD : D'ici 2015 assurer l'instruction primaire universelle à tous les enfants (Cible 3). Objectif DSRP II Développer l'enseignement préscolaire et promouvoir l'achèvement du cycle élémentaire et du cycle fondamental Orientations stratégiques Renforcement des infrastructures sociales de base Objectifs spécifiques Améliorer les conditions d apprentissage des élèves Stratégies prioritaires Développement intégré de la petite enfance Mise en place des infrastructures Lignes d actions prioritaires Localisation Gadapara application Gadapara ouest, Saré Kémo, Construction et équipement des structures de DIPE Amadou Michel DIOP, Chérif Maky Aïdara, Joseph Baldé, Sinthiang Idrissa, Bouna Kane, Ouverture d école maternelle Ecole Yéro Tacko Ousmane Senghor Sikilo zone lycée Achèvement des travaux et équipement de la case des toutpetits Bouna Kane Construction et équipement d une case des tout-petits Sikilo Prise en charge des femmes de charge par la Municipalité Les préscolaires de la commune Construction et équipement de 4 salles de classe en remplacement d abris provisoires Chérif Maky Aïdara (03), Sinthiang Idrissa (01) Réhabilitation et équipement de salles de classe Remplacement des toitures en fibro ciment par du bac alu zinc Chérif Maky Aïdara, Amadou Michel DIOP Création de nouvelles écoles élémentaires Ndiobène, Sinthiang Tountourou, Sikilo zone lycée Construction et équipement de salles informatiques Ecole Moussa Camara ; Amadou Michel DIOP CEM Gadapara Construction de magasins Ecole Moussa Camara, Chérif Maky Aïdara 11. Défis majeurs de la commune 68
70 Enjeux 3 : renforcement de l accès aux services sociaux de base, protection sociale, autonomisation et développement durable Orientations stratégiques Renforcement des infrastructures sociales de base Objectifs spécifiques Améliorer les conditions d accès et de maintien à l école Stratégies prioritaires Mise en place d infrastructures et équipements scolaires Lignes d actions prioritaires Construction de mûrs de clôture des établissements scolaires dans toutes les écoles qui n en disposent pas Construite des latrines dans toutes les écoles Adduction dans toutes les écoles Construction et équipement de bibliothèque dans toutes les écoles Renforcement en tables bancs Construction et équipement de salles de classe en remplacement d abris provisoires Doter de boites à pharmacie à toutes les écoles Construction de logement de gardien dans les écoles Ouverture de Daaras modernes Construction et équipement de 21 salles de classe en remplacement d abris provisoires Construction et équipement de salles de classe dans les CEM Achèvement de mur de clôture Construction de mur de clôture pour les CEM Localisation Toutes les écoles primaires Application Gadapara Gadapar Ouest, CEM Bouna Kane, CEM Kolda 1, CEM Kolda 2, CEM Saré Moussa Sikilo Nord ; Hilèle ; Gadapara CEM Saré Kémo, CEM Sikilo Nord Sikilo Nord ; Gadapara ; Sinthiang Tountourou ; Hilèle Equipement de laboratoire CEM Kolda 1 Construction et équipement de laboratoire CEM Saré Moussa, CEM Kolda2, 11. Défis majeurs de la commune 69
71 Enjeux 3 : renforcement de l accès aux services sociaux de base, protection sociale, autonomisation et développement durable Orientations stratégiques Renforcement des infrastructures sociales de base Objectifs spécifiques Stratégies prioritaires Lignes d actions prioritaires Localisation Améliorer les conditions d accès et de maintien à l école Promouvoir l enseignement universitaire dans la région Amélioration de la qualité de l offre éducative Création d établissements universitaires Construction et équipement d un bloc administratif CEM Saré Moussa, Equipement de bloc administratif CEM 2 Kolda Construction et équipement de salle informatique CEM Kolda 2 Construction et équipement d une salle des professeurs CEM1 Kolda Equipement de bloc administratif CEM2 Kolda, CEM Bouna Kane Réhabilitation de toitures de salles de classe CEM Kolda 1, CEM Kolda 2 Equipement du centre de documentation et d information CEM Bouna Kane Achèvement et équipement des nouveaux lycées Bouna Kane et Saré Moussa Formation des membres des APE Renforcement des capacités des enseignants en éducation inclusive Fourniture de mallettes pédagogiques aux écoles élémentaires Toutes les écoles primaires Ouverture de cantines scolaires Toutes les écoles Electrification des écoles Toutes les écoles de la commune Information et sensibilisation de la population sur l importance de la scolarisation des enfants Création d une Université Kolda 11. Défis majeurs de la commune 70
72 Enjeux 3 : renforcement de l accès aux services sociaux de base, protection sociale, autonomisation et développement durable OBJECTIF GLOBAL Améliorer l'accès à des soins de santé de qualité Objectif OMD: Réduire la mortalité infantile (Objectif 3). Cible OMD : Réduire de deux tiers entre 1990 et 2015 le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans (Cible 4). Objectif OMD: Améliorer la santé maternelle (Objectif 4). Cible OMD : Réduire de trois quarts entre 1990 et 2015 le taux de mortalité maternelle (Cible 5). Objectif OMD: Combattre le VIH/SIDA, le Paludisme et d'autres maladies (Objectif 5). Cible OMD : D'ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme, et d'autres grandes maladies et avoir inversé la tendance actuelle (Cible 7). OBJECTIF GLOBAL Améliorer l'accès à l'eau potable Objectif OMD: Assurer un environnement durable (Objectif 7). Cible OMD : Réduire de moitié d'ici 2015 la proportion de population qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable salubre (Cible 10). Objectif DSRP II Accroitre le taux d'accès à l'eau potable et promouvoir une gestion durable des ouvrages Orientations stratégiques Renforcement des conditions d accès aux soins de santé primaires Objectifs spécifiques Augmenter la couverture sanitaire de la population Stratégies prioritaires Lignes d actions prioritaires Localisation Renforcement d infrastructures, matériels et équipements sanitaires Renforcement des capacités des acteurs de santé à la base Amélioration de l accès aux médicaments génériques Construction et équipement de trois maternités Bouna Kane ; Saré Moussa ; Gadapara ; Construction et équipement de postes de santé Bantagnel ; Doumassou Plateau ; Sikilo Zone Lycée Construction de 05 logements de sage-femme Bouna Kane ; Saré Moussa, Gadapara ; Saré Kémo, Ilèle Construction de 05 logements pour ICP Bouna Kane ; Saré Moussa ; Gadapara ; Saré Kémo, Ilèle Réhabilitation de toilettes Gadapara Adduction d eau potable Gadapara ; Saré Moussa Acquisition d un frigo pour la conservation des vaccins Saré Moussa Redynamisation du comité de santé Toutes les structures de santé Recruter 03 ICP et 04 sages femmes pour les postes de santé Renforcement des capacités du personnel de santé communautaire (ASC et matrones) Structures de santés Renforcement en personnel qualifié dans les postes de santé Structure de santé Organisation de campagnes d information et de sensibilisation sur les MST- VIH/SIDA Distribution de moustiquaires imprégnées Organisation de causeries sur les mesures de prévention et de gestion du paludisme, les maladies diarrhéiques Organisation d émissions sur les thèmes relatifs à l hygiène et à la santé publique Création d un centre de récupération nutritionnelle dans la commune Augmentation de la dotation en médicaments au niveau des structures sanitaires 11. Défis majeurs de la commune 71
73 Enjeux 3 : renforcement de l accès aux services sociaux de base, protection sociale, autonomisation et développement durable Orientations stratégiques Objectifs spécifiques Stratégies prioritaires Lignes d actions prioritaires Localisation Construction d un pont en béton armé Saré Kémo-Sinthiang Idrissa-Bouna Kane Construction de pont Construction d un pont en béton armé Ndiobène-Bantagnel Construction de pont en béton armé Ndiobène II-Saré Moussa Construction d un pont en béton armé Hilèle-Faraba-Hôpital Régional Réhabilitation de pont Réhabilitation du pont Abdou DIALLO Renforcement des infrastructures sociales de base Améliorer la mobilité urbaine Construction de route Construction d une route en enrobé dense Construction de trois nouveaux axes routiers en enrobé dense y compris trottoirs sur 5,1 km Construction d une route en enrobé dense y compris trottoirs sur 2,7 km Construction d une route en enrobé dense y compris trottoirs et ouvrages d arts Construction d une route en enrobé dense y compris trottoirs et ouvrages d arts Construction d une route en enrobé dense y compris trottoirs et ouvrages d arts sur 1,2 km Construction d une route en enrobé sur 0,8 km Construction d une route en enrobé dense y compris trottoirs et ouvrages d arts sur 1,8 km Construction d une route en enrobé sur 2,7 km Construction d une route en enrobé dense y compris trottoirs sur 3,3 km Voie de contournement Est Voie de desserte préfecturecarrefour Pata-Centre de santé - allée de la gouvernance Voie de desserte stade régionalfleuve par brigade de gendarmerie Voie de desserte carrefour gendarmerie-trypano-saré Dianfo- Ecole Mr SANE Voie de l agriculture-caïlcédrat Moussa Molo BALDE-Gadapara Voie de desserte Paierie régional- Camp militaire-nord école Abdoulaye Diallo Voie de desserte Radio-Ecole Ousmane SENGHOR-Camp militaire Voie de desserte Hydraulique-Cour Préfecture-Camp du GMI Voie de desserte N 1 Château d eau-mosquée Ndiobène-Fleuve Voie de desserte Aéroport-Pont Abdoulaye DIALLO 11. Défis majeurs de la commune 72
74 Enjeux 3 : renforcement de l accès aux services sociaux de base, protection sociale, autonomisation et développement durable OBJECTIF GLOBAL Renforcer les échanges intra et intercommunautaires Objectif DSRP II Améliorer la mobilité et l'accessibilité (OS 36) Orientations stratégiques Objectifs spécifiques Stratégies prioritaires Lignes d actions prioritaires Construction d une route en enrobé sur 2,9 km Construction d une route en enrobé sur 1,3 km Construction d une route en enrobé sur 0,7 km Localisation Voie de desserte jardin public Bantagnel-Quartier Bouna Kane Voie de desserte RN6-Cimetière quartier Bouna Kane Voie de desserte Cimetière Bantagnel Construction d une route en enrobé sur 2,5 km Voie de desserte DPV-Cimetière Ilèle Renforcement des infrastructures sociales de base Améliorer la mobilité urbaine Construction de route Construction d une route en enrobé sur 0,7 km Construction d une route en enrobé sur 2,5 km Construction d une route en enrobé dense y compris ouvrages d art Construction d un dalot cadre en béton armé Construction d une route en enrobé avec trottoirs sur 3,1 km Construction d une route en enrobé sur 1,2 km Construction d une route en enrobé sur 1,1 km Construction d une route en enrobé sur 0,9 km Construction d une route en enrobé avec trottoirs sur 2,1 km Construction d une route en enrobé avec trottoirs sur 2 km Voie de desserte RN6-Ecole Moussa Camara Voie de desserte RN6-Conseil régional-bantagnel- Saré Moussa Quartier Bouna-Pont Hilèle du logement commissaire- siège des anciens combattants Centre de santé-trypano-lycée-ecole primaire derrière lycée Voie de desserte Caisse de sécurité sociale-camp militaire Voie de desserte Bouna Kane-Saré Kémo par le pont Voie de desserte Cimetière-Gadapara Voie de desserte Centre de santé-bms-gare routière Voie de desserte Camp GMI-Ilèle Construction d une route en enrobé avec trottoirs sur 1,8 km Construction de voiries secondaires Construction d un dallot cadre en béton armé Voie de desserte Marché Ndiobène Face station Oilybia Construction d une route en enrobé Voie de desserte OPCE-Hôtel Hobbe-Gare routière Aménagement d une corniche Route de Pata-Aéroport-Saré Kémo 11. Défis majeurs de la commune 73
75 Enjeux 3 : renforcement de l accès aux services sociaux de base, protection sociale, autonomisation et développement durable OBJECTIF GLOBAL Améliorer l'accès à des services d'assainissement de qualité Objectif OMD: Assurer un environnement durable (Objectif 7). Cible OMD : Réussir d'ici 2020 à améliorer sensiblement la vie d'au moins 100 millions d'habitants de taudis (Cible 11). Objectif DSRP II Améliorer l'accès à des systèmes adéquats de gestion des déchets solides Orientations stratégiques Objectifs spécifiques Stratégies prioritaires Lignes d actions prioritaires Localisation Renforcement des infrastructures sociales de base Améliorer le cadre de vie Gestion des ordures ménagères Gestion et valorisation des eaux pluviales Création d une décharge municipale contrôlée des ordures commune Création de dépotoirs transitoires des ordures dans les quartiers commune Renforcement des moyens logistiques affectés au nettoiement par l acquisition d une 1 tasseuse, de 3 camions-bennes, 2 tracteurs, 1 balayeuse mécanique, 1 tonne à lisier Création d une unité de valorisation des ordures ménagères (compost, recyclage du plastique) Elaboration d un plan directeur d assainissement Programme de subvention de bac à ordures dans toutes les maisons Programme d IEC sur la gestion des ordures ménagères Construction de caniveau de drainage des eaux de pluies Fermeture de caniveaux à Ciel ouvert Aménagement de retenue d eau (réalisation de 3 lacs artificiels Aménagement de bassin piscicole 1. Gendarmerie-Fleuve 2. Camp militaire-gadarapa-fleuve 3. Derrière commissariat de police avec ouvrage pour passage véhicule 4. Derrière DRDR-Doumassou 5. Carrefour DPV-1 er pont Sikilo 6. Sonacos-fleuve 7. Route de l aéroprt-connexion angle mosquée 8. Bantagnel, Saré Moussa et Bouna Kane 9. Mangocouro 10. Boulevard du lycée de Sikilo-AMA Toute la commune Saré Moussa (mission catholique) Ndiobène et Ilèle Sikilo Ouest et Bantagnel 11. Défis majeurs de la commune 74
76 Enjeux 3 : renforcement de l accès aux services sociaux de base, protection sociale, autonomisation et développement durable OBJECTIF GLOBAL Développer la mobilité urbaine et l'accessibilité Objectif OMD: Assurer un environnement durable (Objectif 7). Cible OMD : Réussir d'ici 2020 à améliorer sensiblement la vie d'au moins 100 millions d'habitants de taudis (Cible 11). Objectif DSRP II Améliorer la mobilité et l'accessibilité en milieu rural (OS 36) Orientations stratégiques Objectifs spécifiques Stratégies prioritaires Lignes d actions prioritaires Localisation Renforcement des infrastructures sociales de base Améliorer le cadre de vie Gestion des eaux usées et vannées Aménagement de sites cultuels Aménagement du fleuve et ses berges Aménagement paysager Construction de réseau collectif d assainissement construction d une station de pompage Construction d une station d épuration et de traitement des eaux Promotion des latrines conventionnelles Réhabilitation et équipement de la morgue du centre de santé Aménagement d un cimetière Construire des morgues dans les grandes mosquées Clôture de cimetières Aménagement de cimetières avec électrification et adduction d eau Curage du lit du fleuve sur un linéaire de 15 km Aménagement paysager du domaine public fluvial Aménagement d espaces verts Extension et aménagement de l esplanade de la place de la mairie Réalisation de plantation des axes routiers Aménagement d un parc forestier récréatif Sikilo zone lycée Sikilo, Saré Moussa, Saré Kémo, Médina Chérif, Sikilo Mondé Boiro Sikilo, Saré Moussa, Saré Kémo, Médina Chérif, Sikilo Mondé Boiro Tous les quartiers Gadapara 11. Défis majeurs de la commune 75
77 Enjeux 3 : renforcement de l accès aux services sociaux de base, protection sociale, autonomisation et développement durable Orientations stratégiques Objectifs spécifiques Stratégies prioritaires Lignes d actions prioritaires Localisation Désaffectation des parcelles non loties dans la commune Achèvement des projets de lotissement gelés Projet de lotissement Sikilo Améliorer le cadre de vie Restructuration urbaine Ouest/Bel Air Délocalisation de l auberge le Domaine du Sud Ind Promotion de l habitat social Attribution des parcelles déjà loties Renforcement des infrastructures Electrification Extension du réseau électrique sociales de base Tous les Densification du réseau d adduction d eau potable autres quartiers Promotion des branchements sociaux commune Améliorer le taux d accès de la Renforcement des Quartiers population à l eau potable infrastructures hydrauliques Extension du réseau d adduction d eau potable périphérique s Mise en service des bornes fontaines publiques Promotion des puits améliorés Allègement des travaux des femmes Promotion des branchements sociaux au réseau d eau de la SDE Formation de femmes relais en management des organisations Formation de femmes relais aux techniques de production artisanale (savonnerie, teinture, couture) et de transformation des produits locaux (lait, poisson) Promouvoir les conditions Programme d alphabétisation fonctionnelle des femmes Promotion des femmes économique et sociale des Formation des femmes aux techniques de production maraîchère femmes Renforcement de Capacités Facilitation de l accès des femmes à l équipement et aux intrants de entrepreneuriales des femmes production maraîchère Construire des chambres de passage au foyer des femmes Facilitation de l accès des femmes au crédit (Ouverture de ligne de crédit spéciale pour les femmes et mise en place d un fonds de garantie) Création d un poste de police à Bouna Kane Prise en charge et Mise en place d un fonds d appui pour les enfants en difficulté Promotion des couches vulnérables Lutter contre l exclusion sociale autonomisation des couches vulnérables Equipement du centre des handicapés 11. Défis majeurs de la commune 76
78 Enjeux 3 : renforcement de l accès aux services sociaux de base, protection sociale, autonomisation et développement durable OBJECTIF GLOBAL Renforcer l'équité et l'égalité de sexe et renforcer la prise en charge des groupes vulnérables Objectif Intermédiaire PLD : Améliorer la situation sociale et économique des jeunes Objectif OMD: Promouvoir l'égalité de sexe (Objectif 3). Orientations stratégiques Objectifs spécifiques Stratégies prioritaires Lignes d actions prioritaires Localisation Aménagement d un terrain multifonctionnel Sikilo Construction et équipement d un centre polyvalent Sikilo Ouest Aménagement de terrain de football Tous les Quartiers Aménagement d un complexe multifonctionnel Bantagnel Aménagement d une arène de lutte dans la commune Renforcement des Construction d un stade municipal multifonctionnel (foot ball, basket ball, infrastructures d accueil volley, hand ball, athlétisme, piste d athlétisme, dojo municipal, arène ZAC des jeunes municipale) Construction d un complexe municipal avec salle polyvalente, bibliothèque, théâtre de verdure, galerie d exposition, bloc administratif) Aménagement d un parcours sportif le long des berges du fleuve Promotion des jeunes Créer les conditions de la promotion économique et sociale des jeunes Promotion économique des jeunes Promotion des activités sportives et culturelles Acquisition d un bus pour l équipe de l équipe de football Avenir de Kolda Accompagner les mouvements associatifs des jeunes Programme d encadrement sur le montage de projets générateurs de revenus Création d une ligne de crédit pour les jeunes Financement de projets pour les jeunes Redynamisation du centre des artisans Formation professionnelle et accompagnement des jeunes Appui financier des activités sportives et culturelles Création d'une troupe artistique communale Programme de valorisation du potentiel culturel de la zone Réalisation d un village des arts en géo béton en matérialisant la typologie de l habitat Réalisation de monuments et de fresques aux portes de la ville et sur les principaux ronds points, places publiques et façades Construction d un centre d accueil et d hébergement 11. Défis majeurs de la commune 77
79 12. Le Plan d Investissements Prioritaire (PIP) Le Plan d Investissements Prioritaire (PIP) pour la période élaboré par le Conseil Municipal de Kolda à partir du programme d actions prioritaires du PIC est l un des instruments clés permettant à l institution locale de procéder aux arbitrages budgétaires annuels. Il s agit d un Plan d actions glissant de trois (03) ans qui fera l objet d une évaluation annuelle. Le PIP contient : - les projets d investissement publics d intérêt local dont la réalisation est programmée entre 2012 et 2014 ; - la localisation du projet, le responsable de la mise en œuvre, le coût total comprenant le coût de l appui à la réalisation, les partenaires techniques et financiers associés et le schéma annuel de financement. L exécution du PIP est articulée autour de trois catégories de projet : - les projets cofinancés par le Conseil municipal ; - les projets financés par l Etat et les partenaires au développement sans apport local ; - les projets pour lesquels un soutien est recherché auprès d autres partenaires. 12. Le Plan d Investissements Prioritaire (PIP)
80 Gouvernance locale Commerce P l a n d I n v e s t i s s e m e n t C o m m u n a l d e K o l d a Responsable Partenaires associés Plan de financement Secteur Actions Localisation de la mise en Coût total œuvre Technique Financier Organisation d un forum annuel des partenaires au développement CM ARD CM Organisation de sessions de formation en négociation et plaidoyer CM ARD CM Organisation des sessions de formation sur les textes et lois de la décentralisation pour les élus et les acteurs de la CM ARD PNDL société civile Campagnes d information et de sensibilisation sur l importance de la taxe pour le développement CM ARD CM communautaire Promotion de la bonne gouvernance des deniers publics CM ND ARD CM ND ND ND Formation des membres des comités de gestion des infrastructures communautaires sur leurs rôles et OCB, CM ARD PNDL responsabilités Création d un GIC pour la promotion de l intercommunalité Département CL ND ARD Etat ND Informatisation de l Etat civil CM ND ADM ADM ND Définition d un budget de prise en charge d indemnités de session des conseillers CM ND Trésor CM ND ND ND Création de 2 centres d état civil secondaire CM ND Urbanisme CM ND ND Réhabilitation Hôtel de ville Urbanisme Acquisition de véhicule Achèvement des travaux de construction du centre commercial CM ND Urbanisme Etat ND Achèvement des travaux de construction du marché Mame Diarra Sikilo CM ND Urbanisme Etat ND Construction de cinq marchés de quartiers CM Urbanisme Construction d un marché de poisson avec installation d une chaîne froide CM Urbanisme Aménagement d un foirail municipal Saré Moussa CM Urbanisme Etat Achèvement des travaux de construction des nouveaux abattoirs municipaux avec installation d une chaîne de froid CM Urbanisme Etat Modernisation du marché central CM CM Le Plan d Investissements Prioritaire (PIP)
81 Agriculture Artisanat: P l a n d I n v e s t i s s e m e n t C o m m u n a l d e K o l d a Secteur Actions Localisation Responsable de la Partenaires associés Plan de financement Coût total mise en œuvre Technique Financier Chambre Formation aux nouvelles techniques de production pour GIE des artisans, de les artisans chambre des métiers commerce PNDL Chambre Formation en création et gestion d entreprises pour les GIE des artisans, de artisans chambre des métiers commerce PNDL Achèvement des travaux d aménagement d une gare Saré Moussa routière pour le transport inter urbain Ndour CM Transport Aménagement d un parc de stationnement pour gros Saré Moussa porteurs Ndour CM CM Aménagement et modernisation de la zone aéroport Etat Création d un GIC pour l accès au foncier Département CM et CR voisines ND ARD ND Clôture du périmètre maraîcher des femmes Bouna kane OCB, CM ND CM ND Formation des producteurs aux techniques de production maraîchère OCB, CM ONFP PADEC Aménagement de bassin de rétention CM ND PAPIL Etat ND Formation aux techniques de transformation et de conservation des produits maraîchers CM ND Elevage AVSF ND Organiser des campagnes de vaccination CM ND Elevage AVSF ND ND Programme d insémination artificielle et de prise en charge du bétail inséminé CM ND Elevage AVSF ND ND Vulgariser les nouvelles techniques de stabulation des Elevage animaux CM ND Elevage AVSF ND ND Aménagement de points de collecte du lait CM ND Urbanisme PNDL ND Renforcement de la capacité de production des unités de transformation et de conditionnement du lait existantes CM ND AVSF AVSF ND Aménagement d une fourrière municipale CM Urbanisme PNDL Le Plan d Investissements Prioritaire (PIP)
82 Education P l a n d I n v e s t i s s e m e n t C o m m u n a l d e K o l d a Secteur Actions Localisation Responsable de la mise en œuvre Coût total Achèvement et équipement case des tout-petits Bouna Kane CM ND Construction et équipement de 21 salles de classe pour maternelle Gadapara application Gadapara ouest, Saré Kémo, Amadou Michel DIOP, Chérif Maky Aïdara, Joseph Baldé, Sinthiang Idrissa Partenaires associés Plan de financement Technique Financier IDEN, ANCP CM, ANCP CM Urbanisme CM Construction et équipement case des tout-petits Sikilo CM ND Urbanisme CM, ANCP ND Prise en charge des femmes de charge par la IDEN, Toutes les écoles maternelles CM ND CM, ANCP ND Municipalité ANCP Ouverture d un Daara moderne CM IDEN Etat ND Construction et équipement de 4 salles de classe en Chérif Maky Aïdara (03), Sinthiang CM Urbanisme CM remplacement d abris provisoires Idrissa (01) Chérif Maky Aïdara (03), Sinthiang Equipement de salles de classe CM IDEN CM Idrissa (01) Remplacement des toitures en fibro ciment par du Chérif Maky Aïdara, Amadou CM ND Urbanisme CM ND bac alu zinc Michel DIOP, Bouna Kane Construction de mur de clôture A déterminer Urbanisme Zone Lycée, Nidobène, Sinthiang Création d écoles élémentaire CM ND Etat CM ND Tountourou Réhabilitation de blocs sanitaires A déterminer CM Urbanisme Action Aide, UNICEF Construite des latrines dans toutes les écoles Toutes les écoles CM ND Urbanisme Action Aide, UNICEF ND Adduction dans toutes les écoles Toutes les écoles CM ND IDEN CM ND Construction et équipement de bibliothèque dans toutes les écoles Toutes les écoles CM ND Urbanisme CM ND Doter de boites à pharmacie à toutes les écoles Toutes les écoles CM ND District sanitaire CM ND Ouverture de cantines scolaires Toutes les écoles CM ND IDEN CM, PAM ND Electrification des écoles élémentaires Toutes les écoles CM ND IDEN CM ND ND ND 12. Le Plan d Investissements Prioritaire (PIP)
83 Education P l a n d I n v e s t i s s e m e n t C o m m u n a l d e K o l d a Secteur Actions Localisation Responsable de la Partenaires associés Plan de financement Coût total mise en œuvre Technique Financier Information et sensibilisation de la population sur Aide et CM IDEN, APE l importance de la scolarisation des enfants action Formation des membres des APE sur leur rôle et Aide et CM IDEN, APE responsabilité action Renforcement des capacités des enseignants en pédagogie inclusive CM ND IDEN ND ND ND Fourniture de mallettes pédagogiques Toutes les écoles CM ND IDEN CM ND ND Construction d un magasin CEM Bouna Kane Conseil régional ND Urbanisme CR ND Réhabilitation et équipement de 21 salles de classe en CEM Kolda 1, CEM Kolda 2, remplacement d abris provisoires CEM Saré Moussa Conseil régional Urbanisme CR Création d un nouveau CEM Sikilo zone lycée Conseil régional Urbanisme Etat ND Construction et équipement de salles de 21 classes CEM Kolda 1, CEM Kolda 2, dans les CEM CEM Saré Moussa Conseil régional Urbanisme CR Clôturer les CEM Tous les CEM Conseil régional ND Urbanisme CR ND ND Construction et équipement d un bloc administratif CEM Saré Moussa, Conseil régional ND Urbanisme CR ND Construction et équipement de laboratoire CEM Saré Moussa, CEM Kolda2, Conseil régional ND Urbanisme CR ND Construction et équipement de salles informatiques CEM Bouna Kane Conseil régional ND Urbanisme CR ND Achèvement et équipement du nouveau lycée Bouna Kane CM ND Urbanisme CM ND Achèvement et équipement du nouveau lycée Saré Moussa CM ND Urbanisme CM ND Création d une université Conseil régional ND Etat ND 12. Le Plan d Investissements Prioritaire (PIP)
84 Santé P l a n d I n v e s t i s s e m e n t C o m m u n a l d e K o l d a Responsable de Partenaires associés Plan de financement Secteur Actions Localisation la mise en Coût total œuvre Technique Financier Construire et équiper de trois maternités Bouna Kane ; Saré Urbanisme et CM Moussa ; Gadapara ; DS CM Construction de postes de santé ND CM Urbanisme CM Bouna Kane ; Saré Construction de 05 logements de sage-femme Moussa, Gadapara ; CM Urbanisme CM Saré Kémo, Ilèle Bouna Kane ; Saré Construction et équipement de 05 logements pour Moussa ; Gadapara ; CM Urbanisme CM ICP Saré Kémo, Ilèle Adduction d eau potable Tous les postes de santé CM ND SDE CM ND Acquisition d un frigo Tous les postes de santé CM Région médicale CM ND Redynamisation du comité de santé Tous les postes de santé CM USAID/Santé Recruter 03 ICP et 04 sages femmes dans les Tous les postes de structures de santé santé CM ND Région médicale Etat ND ND ND Renforcement des capacités des Assistants en Santé Communautaire (ASC) CM District sanitaire CM Organisation de campagnes d information et de sensibilisation sur les MST-VIH/SIDA CM Région médicale CNLS Distribution de moustiquaires imprégnées CM Région médicale USAID Organisation de causeries sur les mesures de prévention et de gestion du paludisme, les maladies Diarrhéiques et sur tout thème relatif à la santé CM ND SR hygiène CM ND ND publique Augmentation de la dotation en médicaments au niveau des structures sanitaires CM ND Région médicale CM ND ND Création d un centre de récupération nutritionnelle dans la commune CM ND Région médicale PRN ND Fonds pour les enfants en difficulté CM ND CM ND ND Action sociale Construction d un complexe socio culturel des handicapés CM Urbanisme Etat Le Plan d Investissements Prioritaire (PIP)
85 Environnement et cadre de vie P l a n d I n v e s t i s s e m e n t C o m m u n a l d e K o l d a Secteur Actions Localisation Responsable de la mise en œuvre Coût total Partenaires associés Plan de financement Technique Financier Aménagement d une décharge municipale des ordures contôlée CM SOPROSEN Etat Acquisition de benne CM SOPROSEN Etat Renforcement des moyens logistiques affectés au nettoiement par l acquisition de 1 tasseuse, de 2 tracteurs, de 1 balayeuse CM SOPROSEN Etat mécanique et de 1 tonne à lisier Elaboration d un plan directeur d assainissement CM ONAS, ADM ADM Assainissement eaux usées et vannes par la construction de réseau collectif d assainissement, d une Station de pompage, et d une Station d épuration et de traitement CM ONAS Etat Fermeture des caniveaux à ciel ouvert. CM Urbanisme CM Curage des caniveaux en saison des pluies Quartier centre CM CM Reprofilage et aménagement du canal d évacuation des eaux pluviales Ndiobène CM Urbanisme CM La promotion des latrines conventionnelles CM ND Service d hygiène Aide et action ND ND Responsable Partenaires associés Plan de financement Secteur Actions Localisation de la mise Coût total en œuvre Technique Financier Extension du réseau d adduction d eau potable Hydraulique urbaine dans les quartiers non desservis et à la ZAC CM SDE CM Promouvoir les branchements sociaux CM SDE CM Electrification Extension réseau électrique CM SENELEC CM Elagage des arbres CM IREF CM Etat, Aménagement du fleuve et des bergers CM Urbanisme Conseil régional Aménagement espaces verts Tous les quartiers CM ND Urbanisme CM ND ND extension et aménagement esplanade de la mairie CM Urbanisme CM Etat Restructuration et aménagement urbains Chambre Aménagement des sites de Dioulacon et Saré CM ND des Dianfo pour le recasement des scieries métiers CM ND Achèvement du lotissement de Sikilo Ouest Sikilo Ouest CM Urbanisme CM ND Projet de lotissement A déterminer CM Urbanisme CM Ouverture de voie CM Urbanisme CM Aménagement bassins de rétention et retenues Saré Moussa collinaires Ndiobène et Hilèle CM ANEV ANEV Le Plan d Investissements Prioritaire (PIP)
86 Promotion de la jeunesse, sport, et loisir P l a n d I n v e s t i s s e m e n t C o m m u n a l d e K o l d a Responsable Partenaires associés Plan de financement Secteur Actions Localisation de la mise en Coût total œuvre Technique Financier Aménagement d un terrain multifonctionnel Sikilo CM Urbanisme Etat Construction et équipement un centre polyvalent Sikilo Ouest CM ND CDEPS CM ND Formation professionnelle des jeunes CM ND CDEPS CM ND Création d une ligne de crédit pour les jeunes CM ND CDEPS FNPJ ND Redynamisation du centre des artisans CM ND Chambre des métiers CM ND Aménagement d un complexe multifonctionnel à la place de Bantagnel Bantagnel CM ND CDEPS CM ND Aménagement d une arène de lutte CM ND CDEPS CM ND Formation sur le montage de projets CM ND CDEPS CM ND Appui financier des activités sportives et culturelles CM ND CDEPS CM ND Création d'une troupe artistique communale CM ND CDEPS CM ND Valorisation du potentiel culturel de la zone CM ND CDEPS CM ND Aménagement de terrain de football CM ND CDEPS CM ND Construction d un stade municipal multifonctionnel à la ZAC (foot ball, basket ball, volley, hand ball, athlétisme, CM Urbanisme Etat piste d athlétisme, dojo municipal, arène municipale) Acquisition de ballons (hand ball ; basket-ball ; volley ball) CM Construction d un complexe culturel municipal avec salle polyvalente, bibliothèque, théâtre de verdure, CM Urbanisme Etat galerie d exposition, bloc administratif) Acquisition d un bus pour l équipe de l équipe de Conseil CM ND football Avenir de Kolda régional Réalisation d un village des arts en géobéton en matérialisant la typologie de l habitat CM Urbanisme Etat Réalisation de monuments et de fresques aux portes de la ville et sur les principaux ronds points, places CM Urbanisme Etat publiques et façades Construction d un centre municipal d accueil et d hébergement CM Urbanisme Etat Aménagement d un parcours sportif le long des berges du fleuve CM Urbanisme Etat Le Plan d Investissements Prioritaire (PIP)
87 Promotion de la femme P l a n d I n v e s t i s s e m e n t C o m m u n a l d e K o l d a Secteur Actions Localisation Formation de femmes relais en management des organisations Formation de femmes relais aux techniques de production artisanale (savonnerie, teinture, couture) et de transformation des produits locaux (lait, poisson) Formation des femmes aux techniques de production maraîchère Facilitation de l accès des femmes à l équipement et aux intrants de production maraîchère Construire des chambres de passage au foyer des femmes Facilitation de l accès des femmes au crédit (Ouverture de ligne de crédit spéciale pour les femmes et mise en place d un fonds de garantie) Responsable de la mise en œuvre Coût total CM CM CM Partenaires associés Plan de financement Technique Financier chambre des métiers et Développement PROMER communautaire chambre des métiers et Développement communautaire ONFP, chambre des métiers et Développement communautaire CM ND DRDR PROMER PROMER PAPIL, PADEC Bouna Kane OCB ND Urbanisme CM ND CM SFD SFD ND ND 12. Le Plan d Investissements Prioritaire (PIP)
88 13. Le Plan Annuel d Investissements (PAI) Le Plan Annuel d Investissements (PIA) pour l année 2012 élaboré par le Conseil Municipal de Kolda à partir du Plan d investissements Prioritaires est l un des instruments clés permettant à l institution locale de procéder aux arbitrages budgétaires annuels. Le PAI contient : - Les projets d investissement publics d intérêt local dont la réalisation est programmée en 2012 ; - Le coût de l investissement et le schéma de financement. L exécution du PAI est articulée autour de trois catégories de projet : - Les projets cofinancés par le Conseil municipal ; - Les projets financés par l Etat et les partenaires au développement sans apport local ; - Les projets pour lesquels un soutien est recherché auprès d autres partenaires. Les prévisions du PAI de 2012 s élèvent à f CFA. 13. Le Plan Annuel d Investissements (PAI) 87
89 Gouvernance locale Commerce P l a n d I n v e s t i s s e m e n t C o m m u n a l d e K o l d a Secteur Actions prévues Objectifs quantitatif s Coût unitaire Coût total Obj-Str DSRP II :Améliorer la gestion financière et administrative des Collectivités locales Axe n 8 : promotion de la gouvernance locale, de la citoyenneté et de la gestion foncière Campagnes d information et de sensibilisation sur l importance de la taxe pour le développement communautaire Promotion de la bonne gouvernance des deniers publics Définition d un budget de prise en charge d indemnités de session des conseillers Plan de financement CM Etat Autres ND ND ND 01 ND ND ND Réhabilitation Hôtel de ville Acquisition de véhicules ND ND DSRP: Améliorer l'accès aux marchés AP 116 Développement des infrastructures d appui à la production et à la commercialisation Achèvement des travaux de construction du centre commercial 01 CM ND CM Etat Achèvement des travaux de construction du marché Mame Diarra CM ND CM Etat Construction de cinq marchés de quartiers 01 Achèvement des travaux de construction des nouveaux abattoirs municipaux avec installation d une chaîne de froid CM CM CM Etat Etat 13. Le Plan Annuel d Investissements (PAI) 88
90 Education Environnement et cadre de vie P l a n d I n v e s t i s s e m e n t C o m m u n a l d e K o l d a OMD: ASSURER L EDUCATION PRIMAIRE POUR TOUS AXES DSRP II : AP 272. Construction, réhabilitation et équipement de salles de classe, d écoles, de case des tout-petits et classes préscolaires fonctionnelles et accessibles, avec blocs sanitaires séparés (garçons et filles) et fonctionnels (électricité et eau) Santé Achèvement et équipement case des tout-petits 01 CM ND Construction et équipement de salles de classe en remplacement d abris provisoires 0 CM PNDL Equipement de salles de classe CM PNDL Construction de mur de clôture ND ND CM Réhabilitation de blocs sanitaires ND ND Aide & CM 0 Action Achèvement et équipement du nouveau lycée 01 ND ND CR Etat OMD 2-4-7: OBJ2-REDUIRE DE TROIS QUARTS LA MORTALITE MATERNELLE, OBJ4-COMBATTRE LES MALADIES, EN PARTICULIER LE VIH/SIDA ET LE PALUDISME, OBJ7-REDUIRE DE DEUX TIERS LA MORTALITE DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS Construction de postes de santé ND ND OMD: Obj6- ASSURER UN ENVIRONNEMENT DURABLE AXES DSRP II : AP 344. Renforcement des capacités en gestion des ressources naturelles et en planification environnementale par l information, la sensibilisation, la formation et l implication des acteurs Aménagement d une décharge municipale des ordures contrôlée 01 CM Acquisition de benne ND CM Fermeture des caniveaux à ciel ouvert. ND CM Curage des caniveaux en saison des pluies 01 CM CM CM CM PN DL Etat SOPROS EN Etat SOPROS EN 13. Le Plan Annuel d Investissements (PAI) 89
91 Reprofilage et aménagement du canal d évacuation des eaux pluviales OMD : Obj1- Réduction de l extrême pauvreté et de la faim CM Electrification AXES DSRPII : AP : Développement des infrastructures et services énergétiques Extension réseau électrique ND ND CM Restructuration et aménagement urbains Promotion de la jeunesse Promotion de la femme Obj DSRPII :Assurer un meilleur accès aux parcelles viabilisées, décents, approprié AP: Appui à la réalisation de plans d urbanisme Elagage des arbres ND ND CM Ouverture de voie ND ND CM Projet de lotissement ND ND CM OMD: OBJ1- REDUIRE DE MOITIE L EXTREME PAUVRETE ET LA FAIM AXES DSRP II : AP133. Aménagement et équipements de complexes sportif Acquisition de ballons (hand ball ; basket-ball ; ND ND CM volley ball) 0 AXES DSRP II : AP 417. Mise à la disposition des femmes rurales des technologies et équipements appropriés de transformation et de conservation des produits Formation des femmes aux techniques de production maraîchère ND ND CM Total Le Plan Annuel d Investissements (PAI) 90
92 13.1. Schéma de financement Le financement du PIP se fera selon un schéma qui privilégie le partenariat entre les Collectivités locales, les bénéficiaires, l État et les partenaires au développement Mécanismes de suivi évaluation La, à travers son Conseil Municipal, est responsable de la prise de décision d élaboration du Plan d Investissement Communal (PIC). Elle l est également pour sa mise en œuvre. En tant que maître d ouvrage, le Conseil Municipal assume les responsabilités suivantes : 1. La consultation et le choix des prestataires, la supervision et la validation des études préalables et autres prestations de services ; 2. La préparation des dossiers de consultation pour les appels d offres concernant les marchés de travaux, de services et de fournitures ; 3. Le choix des entreprises et des fournisseurs ; 4. La signature et la gestion des marchés de prestations de services, de travaux et de fournitures ; 5. Le contrôle et la réception des travaux et fournitures ; 6. L ordonnancement pour paiement des entreprises, des prestataires de services et fournisseurs par le Trésor public. La mise en œuvre du PIP sera coordonnée par le Conseil Municipal assisté par : 1. La Commission de Planification Élargie ; 2. L Agence Régionale de Développement (ARD). Le suivi de l exécution du PIP va de la sélection des actions prioritaires les plus conformes aux orientations stratégiques jusqu à l évaluation ex-post des projets et des stratégies qui seront mises en œuvre. À cet égard, le suivi technique de la réalisation des orientations stratégiques et des objectifs spécifiques constitue un impératif pour assurer l efficacité de la mise en œuvre des actions et des investissements conformément aux attentes des principaux documents de référence notamment le DPES, le PODES, la SCA et les OMD. Ainsi, le suivi du plan doit être une activité permanente dans le cadre de la mise en œuvre des conventions types. Le suivi et le bilan de l exécution physique et financière des actions et des investissements qui forment les stratégies à moyen et long terme seront assurés par l Agence Régionale de Développement (ARD), Point focal du processus de l élaboration du Plan d Investissement Communal (PIC) et du Plan d Investissements Prioritaire (PIP). Par conséquent, un bilan du suivi de la mise en œuvre des stratégies sectorielles et multisectorielles devra être dressé, au moins annuellement, et soumis à l examen du Cadre Local de Concertation et de la commission élargie de planification. 13. Le Plan Annuel d Investissements (PAI) 91
93 Bibliographie 1. Budgets 2009, 2010 et 2011 ; 2. Direction de la prévision et de la statistique. Estimation de la population du Sénégal de 2005 à 2015, direction de la prévision et de la statistique, janvier 2006 ; 3. Document de Politique économique et sociale (DPES ) ; 4. Institut régional de coopération développement/alsace (IRCOD). Appui à l assainissement de la ville de Kolda au Sénégal. Diagnostic et proposition ; 5. PEPAM. Rapport synthèse des revues régionales de Kolda 2010 ; 6. Plan Directeur d urbanisme de Kolda. Rapport d urbanisme/règlement. Mars 1989 ; 7. Programme spécial indépendance Kolda Matrice d actions ; 8. Synthèse des restitutions zonales. Processus d élaboration du budget participatif 2011 ; 9. ANSD. Service Régional de la Statistique et de la Démographie de Kolda. Situation économique et sociale de la Région de Kolda ; 10. Formulation du document cadre de référence de la politique de développement économique et social. Contribution axe Sud. Août Bibliographie 92
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