ASSOCIATION LIAISON DES FEMMES NONGTAABA DU BURKINA (ALFNB) Récépissé n 2006-121 /MATD/ Burkina Faso Unité Progrès Justice SG/DGLPAP/DOASOC Tél :70 47 18 91 ou 75 94 55 94 COMPTE RENDU DE CEREMONIE DE CLOTURE Le samedi 23 juillet 20111 a eu lieu dans la grande cour de l école primaire publique Léon LECLERC de Bantogdo, Commune de Sourgbila, Province du Kourwéogo, la cérémonie de clôture de la fin de l année scolaire 2010 :2011. Cette instance de rendez vous des parents, enseignants, élèves et autorités politiques, pédagogiques, coutumières et administratives, a connu particulièrement ce jour, une participation sans pareille, tant en nombre qu en représentativité. Elle était axée sur trois points essentiels qui sont : - Les allocutions ; - La communication des résultats scolaires ; - La remise des prix ; - La prise de repas communautaire. I. LES ALLOCUTIONS Se sont succédées pour la circonstance, huit interventions : Le mot du président des parents d élèves de l école L allocution de bienvenue du représentant du chef de village de Bantogdo L allocution du représentant du chef de terre de Bantogdo Le mot du directeur de l école Centre de Bantogdo Le mot du représentant des ressortissants de Bantogdo vivant à Ouagadougou ou d autres localités Le mot de la coordonnatrice de l association des femmes de Bantogdo (ALFNB) L allocution de monsieur le Maire de la Commune rurale de Sourgbila Le discours de madame le Préfet du département de Sourgbila
Si les trois premières interventions se sont limitées aux souhaits de bienvenue et de bon séjour à Bantogdo, les quatre dernières elles, se sont appesanties sur les résultats scolaires que le directeur de l école a présentés. Afin de permettre une cohérence dans le rapport, nous faisons état des résultats scolaires d abord avant d enchainer avec le reste des interventions. II- LA PRESENTATION DES RESULTATS SCOLAIRES Sur ce tableau synoptique, voilà succinctement les résultats des 9 classes de l école Léon Leclerc de Bantogdo. CP1 CP2 CE1 A CE1 B CE2 CM1 A CM1 B CM2 A CM2 «B» Effectif de 97 86 89 74 99 86 88 102 100 rentrée Abandons 02 02 05 2 00 04 01 02 01 Promus 79 77 70 67 81 63 62 61 admis sur 184 Présentés au CEP Redoublants 15 07 14 05 18 09 15 Pour le directeur Simporé Paul, les effectifs sont trop élevés et il faut les décongestionné pour espérer de meilleurs résultats. Ces effectifs ont été gonflés par la réception des élèves du CE1 De l école satellite de Tengsobongo qu ils sont tenus de prendre. La deuxième raison des mauvais résultats c est la nouveauté de l équipe enseignante car sur 10 enseignants, les six sont tous nouveaux. Elle n a pas manque de souligner sa bonne volonté ainsi que celle de ses collègues à mieux faire. C est sur ces résultats communiqués que les autres intervenants ont bâti leurs allocutions : Monsieur Pierre Sompougdou, au nom des ressortissants de Bantogdo vivant à Ouagadougou et ailleurs a félicité élèves et enseignants pour l abnégation observé tout au long de l année. Cependant, dira t il, les résultats restent en deçà des attentes de la population en général et des parents en particulier. Si les enfants restent les principales victimes, ils ne sont points les auteurs exclusifs de leur échec. L enseignant à qui il revient le mandat essentiel de l éducation de l enfant se doit de s y mettre effectivement et prendre ses élèves comme ses propres enfants et se soucier de leur réussite. Les parents également ont leur partie à y jouer. Ils doivent veiller à la bonne et régulière alimentation des enfants, leur suivi et encadrement à l école comme à la maison. Il a, à l occasion fait allusion à la formation dernière des APE/AME sur le rôle des parents à l école qui devrait être un document de référence pour les parents et les enseignants. Il a ensuite attiré l attention de la population sur la multitude des arbres qui abritent la présente cérémonie. Ceux-ci ont été plantés par les premiers élèves du village. Depuis lors, aucun arbre ne
s est ajouté à un autre. La nouvelle cour de l école est nu et ne peut rien abrité comme cérémonie. Il faut donc y songer dans le cadre d une école productive qui contribue au développement d un pays. Pour finir il a exhorté les uns et les autres à la bonne et franche collaboration pour une école de réussite. La représentante de l association des femmes de Bantogdo s est réjouie de la sortie massive de la population et surtout de la présence des autorités politiques administratives pédagogiques et coutumières. Elle a rappelé la motivation et l engagement de l association, représentation de toutes les mères et leur lutte constante et acharné pour la scolarisation, le maintien et la réussite de leurs enfants, particulièrement des filles. Il faut que les filles soient fortement scolarisées et qu elles réussissent. Il faut que la fille jouisse également d une grande sécurité physique, psychique et alimentaire pour une réussite intellectuelle. Au vu des résultats de cette année, au vu des effectifs de tous élèves de l école, nous constatons que la consigne de départ n est point respectée. Sur 820 élève que compte l école, seulement 388 sont des filles, alors que sur le plan communale, la proportion des filles est de56%. Toutefois, pour encourager les enfants à mieux travailler, l association vous invite, vous ; parents et enseignants, autorités de tous ordres à nous soutenir dans cette bataille pour la cause des enfants en général et celle des filles en particulier. Avant de clore ses propos, la représentante des femmes de Bantogdo n a pas manqué de rappeler au public les efforts constants que nos amis français, déploient pour la réussite des élèves. Les perturbations de l année scolaire n ayant pas permis à l école de servir les enfants en cantine, il leur sera néanmoins servi en avant goût et en guise de souhait de bonne vacances, un repas communautaire. Dès les premiers mois de la rentrée prochaine, la cantine sera fonctionnelle afin de permettre aux enfants de bien travailler tout au long de l année. S en est suivi le discours de Monsieur le Maire qui a effectivement emboité le pas de la précédente pour déplorer la proportion des effectifs des filles de l école. Lui, dans sa Commune en avait fait pourtant un cheval de bataille. Il leur donne rendez vous à la rentrée prochaine. «Il faut que la tendance se renverse». Il a déploré effectivement la lourdeur des effectifs dans les classes. Selon les statistiques de sa Commune, Bantogdo a plus de 7500 habitants et devrait disposer de 09 écoles, malheureusement, il n en dispose que de 04. Il reste beaucoup à faire et c est à la population de se mobiliser pour multiplier le nombre de classes afin de décongestionner les lourdes classes. C est les exigences de la décentralisation qui requiert le dynamisme et l engagement de chaque localité. Par là, Il a une fois encore félicité tous les actes que les ressortissants et les femmes de Bantogdo posent chaque jour pour le développement de sa Commune. Il promet de mettre tous en œuvre pour fournir à la l école les enseignants nécessaires au cas où les locaux seront disponibles. Enfin c est au tour de Madame le préfet de la préfecture d intervenir par un cri de cœur pour la libération des filles. Pour elles, la faible représentativité des filles, l échec de celles-ci à l école s explique par le fait que le mariage précoce et forcé persiste toujours à Bantogdo. Dans ses fonctions de préfet, depuis qu elle est dans la localité, elle a eu a géré à maintes reprises des cas de
fuite de filles, de filles volés ou violées précocement par le prétendant ou un autre. La fille en grossesse, honte de son état refuse de poursuivre ses études ou bien elle est purement et simplement bannie par ses parents. Alors elle abandonne. Cela contribue à décourager les parents à la scolarisation filles. Madame le préfet a alors exhorté les parents à plus d humanisme vis-à-vis de la fille car «la fille est beaucoup plus enclin à soutenir les parents sur tous les plans plus que le garçon, elle est la garante de la société de demain» III- LA REMISE DES PRIX Les prix étaient de deux sources : - Les prix décernés par l école elle-même, composés surtout de cahiers et de bics, étaient prévus pour les 05 meilleurs de chacune des 09 classes - Les prix décernés par l association des femmes. Cette série de récompenses se composait de quatre types de prix : Les deux meilleurs de chaque classe. (24 prix : des paquets de biscuits, cahiers, compendium métriques, sac d écoliers) Le prix de la lauréate au CEP (un sac d élève, 5cahiers de trois cent pages, 5 cahiers de 200 pages, un ensemble de compendium métrique, 2 bics, 1tissu kaki de 3m, un vélo dame dit «panier» Le prix de la fille Soré Alizèta admise au BEPC (un sac d élève,5 cahiers de 300 pages, un compendium, deux bics bleus Le prix d encouragement aux 04 directeurs de chacune des 04 écoles existantes dans le grand village de Bantogdo( des chemises multicolores) Le prix écoles( cahiers de 300 page pour la préparation des cours par les enseignants ainsi que des cahiers de 100pages pour les meilleurs élèves des 02 écoles qui étaient absentes à la cérémonie). Notons que nous avons été soutenues dans l acquisition des récompenses par les résortissants de Bantogdo vivant à Ouagadougou, la cotisation de l association de Femmes de Bantogdo et madame Leclerc, une vieille Canadienne qui a pris en charge l achat du vélo. En tout cas, c était du regret à ceux qui n avait pas bien travailler. IV- LE REPAS COMMUNAUTAIRE C est aux environs de 18heures que la cérémonie a pris fin. Les élèves quant à eux, devaient s aligner devant plus de six grandes bassines pour prendre leur ration de riz gras. Le temps n avait pas permis aux organisateurs de préparer l eau farinée qui était prévue et pourtant frisé par les enfants. Ce n est que partie remise.
Des troupes de danses ont clos en beauté cette cérémonie du 23 juillet 2011 à Bantogdo. Fait à Ouagadougou le 24 juillet 2011