DOCUMENTATION SYNDIC ALE DS12050 20 JUILLET 2012 P r é s i de n c e Lau re n t D EN O R M A ND IE w w w. ex t r a ne t. fnbo i s. co m CONJONCTURE Paris, le 20 juillet 2012 PLAN DE SAUVEGARDE FILIERE FORET BOIS NATIONALE Madame, Monsieur, Cher Adhérent, Nous vous adressons la déclaration du Président DENORMANDIE qui, à l occasion du Conseil d administration de l ONF du 18 juillet 2012, a appelé solennellement de ses vœux la mise en place d un plan de soutien pour aider les entreprises à passer la crise. Dans cette même démarche, le Président Laurent DENORMANDIE a adressé un courrier d alerte à Monsieur le Premier Ministre, Jean-Marc AYRAULT (voir ci-joint). Ce message a été largement diffusé auprès du Ministère de l Agriculture, de l Economie des Finances et des PME, de l Ecologie ainsi qu auprès de la Direction générale de l ONF. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des suites qui auront été données à nos demandes. De votre côté, vous pouvez également utiliser cet argumentaire pour interpeller vos élus. Recevez Madame, Monsieur, Cher Adhérent, l expression de nos dévoués sentiments. Le Délégué Général, Nicolas DOUZAIN-DIDIER
Déclaration du Président de la FNB à l occasion du Conseil d Administration de l ONF du 18 juillet 2012 Il est à noter qu au Conseil d administration de l ONF participent toutes les autorités de l Etat, y compris l Elysée. En écho à la note de conjoncture de l ONF, le Président de la FNB a appelé de ses vœux, solennellement, la mise en place d un plan de soutien pour aider les entreprises à passer la crise. Le contexte économique général 1. La crise de fin 2008-2009 n est pas finie : Les entreprises sont à peine remises du traumatisme et, surtout, les «caisses» sont vides en matière de trésorerie. Le plan d aide OSEO et banques mis en place n est plus suffisant. 2. Le contexte européen et mondial est compliqué : La baisse de l activité est générale. Une inquiétude particulière en Asie et en Chine, où on observe un ralentissement de la croissance liée à une baisse de la consommation intérieure et une baisse des exportations pour la même raison. 3. La baisse de l immobilier en valeur et le ralentissement prévisible en volume n est pas bon pour la Filière : - Baisse de la mise en chantiers dans le neuf. - Baisse des chantiers de rénovation. 4. L emballage, indice de la production industrielle, est à la peine (secteur palettes/aquitaine). 5. L exportation n a pas été boostée par la baisse de l euro car a été accompagnée d un doublement des coûts de fret.
Contexte de crise pour la Filière Bois 1. La baisse du prix des grumes déjà amorcée est inéluctable et indispensable pour sauver les scieries. 2. Les concurrents allemands et scandinaves baissent leurs prix pour accompagner le marché du sciage et prendre des marchés. 3. Certains opérateurs du négoce reportent leurs échéances et ont des réflexes de cession de tout ou partie de leur activité en France. 4. Le passage de l été en terme de trésorerie va être très difficile (échéance août). 5. La reprise de septembre est improbable : - Pas de commandes sur le marché intérieur - Prix sur la grande exportation en baisse (déjà en cours). La nécessité d un plan d aide en faveur du secteur 1. Il faut aider les entreprises pour palier l accès de plus en plus difficile aux concours bancaires : - Report des échéances sociales et fiscales, aide au chômage partiel - Inclusion dans les aides OSEO des cautions nécessaires à l achat de bois (pas de cautions : pas d achats de bois). 2. Il faut soutenir le secteur de l immobilier : Si les mises en chantier tombent à 300.000 unités comme nous en prenons la direction (en 2009, les mises en chantier étaient tombées à 330.000 unités) la situation sera terrible en arrêts d activité et pertes d emplois (70% du résineux sont utilisés en construction et BTP). Nous demandons par décret : - Le doublement de la part bois obligatoire dans la construction - De passer à 500.000 traverses bois pour le rail, tout de suite. 3. Nous demandons la prolongation de 3 ans de l accord dérogatoire des bois abattus à 90 jours (poids des stocks, non respect par les clients des délais, export délais très longs).
4. Conserver pour les scieries, sans distinction de taille, un allègement des charges patronales. La FNB demande la mise en application du décret publié en début d année exonérant de charges les scieries. 5. Stopper les freins au développement du bois énergie, en gestation au ministère de l Ecologie. 6. Prévoir des aides directes à l export des pays tiers pour dégager le marché. 7. Prendre des mesures de sauvegarde à l entrée des produits à nos frontières (parquet, contreplaqué, etc.). 8. Revoir dès aujourd hui les conditions d accès au fonds stratégique bois qui devrait, sans limite de taille et de retour sur investissement, servir de levier de reconstitution des fonds propres de nos PME. 9. Profiter du mouvement de redressement productif pour réorienter en faveur de nos PME : - Le fonds stratégique d investissement - Activer la dynamique OSEO - Prêts participatifs - Financement stock - Assurance crédit national et export >><<
Monsieur Jean-Marc AYRAULT Premier Ministre Hôtel Matignon 57, rue de Varenne 75700 Paris SP 07 Paris, le 19 juillet 2012 Objet : Plan de sauvegarde Filière Forêt Bois nationale Monsieur le Premier Ministre, Nos PME et TPE de la Filière Forêt Bois souffrent du retournement conjoncturel du marché intervenu sur le premier semestre 2012, et s alarment des perspectives de marché qui s annoncent pour la rentrée de septembre. - Nos carnets de commandes se vident. - Nos trésoreries sont au plus bas suite à l application des délais de paiement, de la LME pour les bois bord de route, depuis le 1 er janvier 2012, faute de contrepartie en aval de notre filière. - Nos marges s effondrent en raison d une tension extrême sur les prix, liée à la concurrence allemande et scandinave et à la baisse d activité de l économie mondiale. - Les procédures de sauvegarde et de redressement de nos clients se multiplient et nos garanties d assurance crédit s étiolent. - L accès au financement de nos cautions bancaires pour l approvisionnement de nos scieries devient impossible. Tous ce signaux me portent à croire qu il s agit de signes avant-coureurs d une crise grave qui s annonce pour l automne dans notre Filière Forêt Bois nationale. /
Le secteur de l immobilier, auquel nous sommes économiquement liés, annonce une baisse d activité supérieure à 20%. Je viens d en faire état lors du conseil d administration de l ONF du 18 juillet 2012, en formulant des propositions de soutien, pour la plupart sans incidence budgétaire. Nous observons chaque jour par la Presse que l Etat apporte son soutien en réponse à une situation d urgence médiatique à certains grands secteurs cotés en bourse (automobile, Télécom, ) mais ayant largement délocalisé leur activité. Notre secteur n est pas coté en bourse mais représente 400 000 emplois en milieu rural non délocalisables, et constitue à ce titre une filière stratégique. Je souhaite porter à votre connaissance la vive dégradation de la conjoncture que nous subissons en appelant de mes vœux l émergence pour l automne d un plan d aide d urgence pour nos PME et TPE afin de préserver nos entreprises et nos emplois. L anticipation me semble être un élément central de toute stratégie industrielle et énergétique. Le bois est promis à un bel avenir car ses potentialités sont immenses et le projet de fonds stratégique carbone que nous portons en témoigne. J espère que vous pourrez prendre en considération ce signal d alarme pour construire ensemble les meilleures conditions du développement de notre industrie. Je me tiens à votre disposition et à celle de vos services pour trouver les meilleurs moyens de répondre à notre sollicitation. Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l assurance de ma très haute considération. Le Président, Laurent DENORMANDIE