Communiqué de Presse vendredi 9 août 2013 Compte rendu de la réunion de la cellule de crise Grêle intempéries L'ensemble des organisations professionnelles agricoles, le Conseil général et les services de l'état se sont réunis jeudi 8 août après-midi pour faire le point sur les actions à mettre en place pour venir en aide aux sinistrés en agriculture. Le président de la Chambre d'agriculture, Jean-Philippe GRANGER, qui animait la réunion, a rappelé aux participants l'importance de travailler en proximité par l'échange d'informations et de coordonner ses efforts pour répondre à l'urgence de la situation. Plus de 100 communes ont été touchées par la grêle du 2 août. L'axe concerné se situe entre Villefranche de Lonchat et Payzac. Le second événement climatique de la soirée du 6 aout a touché essentiellement le secteur du Terrassonnais et concerne environs 5 communes. Sur les 8 700 exploitations périgourdines, on estime entre1 500 et 2 000 les exploitations touchées par cet événement climatique sans précédent. Suite aux visites de terrain du 5 et 6 août, le Vice-Président du Conseil général chargé de l'agriculture, Jean-Pierre St AMAND, déclare «Nous avons vu des terres brûlées et des situations humaines dramatiques». On évalue à 8 % les agriculteurs ayant souscrit une assurance récolte. En viticulture, seules 12 % des surfaces bénéficient d'une assurance. Groupama et le Crédit Agricole ont ouvert, au 8 août, 3 400 dossiers sinistres tous biens confondus (habitations, véhicules, ). Les procédures d'expertise nombreuses seront, longues même si les assureurs déclarent gérer les situations les plus urgentes. Il est toujours indiqué aux exploitations de se faire connaître auprès de la cellule de crise au 05 53 45 19 00. Contact Presse Chambre d agriculture de Dordogne Marie- Cécile MILLET marie-cecile.millet@dordogne.chambagri.fr 05 53 35 88 21 06 17 47 23 00 www.dordogne.chambagri.fr/espace-presse.html
Conséquences économiques : Premières estimations d'une perte de production de 60 millions d'euros. Coûts supplémentaires pour la remise en état des bâtiments, du matériel et du chômage technique. Perte à prévoir sur les prochaines récoltes (taille sévère à réaliser). Impact de cet incident climatique sur les exploitations arboricoles ayant déjà subi le gel de l'hiver dernier. Situation économique difficile de l'élevage, fragilisé par ce nouveau coup dur. Craintes des professionnels agricoles de cessations d'activités et des conséquences induites pour les coopératives agricoles. Conséquences matérielles Bâtiments, tunnels, bâches, serres, engins endommagés. Intervention sur toitures compliquée et dangereuse : amiante, toit fragile en fibrociment, manque de matériel adapté pour intervenir. Conséquences des dégâts sur le système de production : Manque d'alimentation pour les animaux : enrubannage endommagé, maïs ensilage couché,... Risques d'incendie dus à la fermentation des foins mouillés à cause de l'état. défectueux des toitures ; perte de la valeur nutritive des fourrages. Risques sanitaires pour les troupeaux résidant dans l'humidité. Cultures pérennes endommagées remettant en cause les récoltes à venir. Risques sanitaires sur les cultures fragilisées par les blessures causées par la grêle, voire la foudre.
Les aides aux sinistrés Le Ministre de l'agriculture a présenté une série de mesures à mettre en place : prise en charge d'une partie des cotisations sociales dégrèvement sur la TFNB facilité de paiement de la TVA Le Président du Conseil général de la Dordogne a envoyé hier un courrier au Ministre de l'agriculture afin de lui demander un soutien exceptionnel pour venir en aide aux sinistrés. La mission d'enquête visite des exploitations les 12 et 13 août 2013. Le 27 août prochain aura lieu la commission départementale d'expertise. Volet financier Jean-Pierre Raynaud, Vice-Président chargé de l'agriculture au Conseil régional d'aquitaine, propose de transposer en Dordogne le dispositif de prêt de trésorerie d'urgence à taux 0 % mis en place dans le sud Aquitaine suite aux inondations. Ce prêt, plafonné à 30 000 euros, peut permettre d'acheter des aliments et de gérer l'attente des fonds structurels. Le Président termine en déclarant «nous allons devoir gérer l'urgence au moins jusqu'en décembre». Dès à présent, les agriculteurs peuvent demander un échéancier sur leurs cotisations sociales auprès de la MSA. Leur dossier sera éxaminé au cas par cas. Il convient de rédiger une demande écrite à la MSA en indiquant les dégâts subis. La MSA va mettre en place la prise en charge des cotisations sociales avec dépôt de dossier pour ce mois novembre et une mise en paiement en mars prochain. Pour les viticulteurs, Jean-François Fruttero, Président de la FVB, annonce l'accès pour les viticulteurs à une convention de mise à disposition (CMD) ''vendanges''. La FVB met en relation acheteurs et vendeurs. La date butoir est repoussée au 10 septembre. Les viticulteurs peuvent appeler au 05 53 24 71 77. Les banques étudient les possibilités de reports d'échéance avec l'examen au cas par cas de la situation financière à court et long terme des exploitations concernées.
Volet matériel Le Conseil général mobilise 300 000 euros, affectés sur les plan départementaux, prioritairement aux zones sinistrées. La Chambre d'agriculture et le Conseil général se coordonne pour faciliter l'accès à ces aides par les sinistrés. Les syndicats FDSEA-JA proposent une affectation des foins mobilisés par les Pyrénées atlantiques pour les éleveurs périgourdins. Volet emploi Les agriculteurs employeurs de main d'oeuvre peuvent demander une aide pour le chômage technique, appelé activité partielle. Le dossier est téléchargeable sur http://vosdroits.service-public.fr/professionnels-entreprises/f23503.xhtml. Plus d'informations auprès de la DIRECCTE au 05.53.02.88.00. Une aide de 30 000 est octroyée par le Conseil général afin de participer aux frais salariaux engagés suite aux dégats de votre exploitation (remise en état des vergers, nettoyage et réparations de bâtiments serres, ). Volet social et humain Les présidents d'échelons locaux de la MSA des cantons sinistrés sont disponibles pour écouter les agriculteurs en difficulté et faire remonter à la caisse les situations les plus difficiles. MSA et Conseil général sont vigilants pour faciliter et accélérer les démarches liées à la demande de RSA agricole. La demande est à effectuer auprès de votre MSA. Les syndicats FDSEA-JA demandent un moratoire sur les contrôles PAC sur la zone sinistrée. Volet technique Les conséquences sur les cultures sont dramatiques. Cependant, en fonction de la situation, des marges de manoeuvre existent pour conserver ce qui peut l'être. Les conseillers de la Chambre d'agriculture réalise des préconisations techniques sur la pageweb spéciale ''grêle intempéries'' sur www.dordogne.chambagri.fr
Un prochain point presse aura lieu en milieu de semaine prochaine afin de vous faire part des résultats des visites de la commission d'enquête et de l'avancée sur les différentes mesures d'urgence.