3 ème Forum des entrepreneurs maghrébins



Documents pareils
Secrétariat d Etat auprès du Premier Ministre chargé des Technologies Nouvelles

CAMPAGNE NATIONALE DE SENSIBILISATION «Pour un meilleur partenariat Banques/Petites et moyennes entreprises au service du Développement Humain»

Attijariwafa bank : un Groupe au service d une Afrique qui avance

E-Commerce en Afrique du Nord

GECA GLOBAL CONSULTING suarl 76, Avenue Habib Bourghiba App. A Ariana - TUNISIA MF: R/A/M/000

Intervention de M. Assane DIOP Directeur exécutif, Protection sociale Bureau international du Travail, Genève ***

Récapitulatif: Du 17 au 28 Août Mesures de développement de la place de Paris. Retard dans l implémentation du format SWIFT au Maroc.

Investissement étranger à la Bourse de Casablanca

Groupe de la Banque africaine de développement. ALLOCUTION D OUVERTURE DE M. OMAR KABBAJ Président du Groupe de la Banque africaine de développement

Allocution de Monsieur le Ministre à l occasion du 1 er meeting sur l information financière

«LE Capital-Investissement : accelerateur de croissance de l economie tunisienne»

BANQUE CENTRALE DU CONGO

Perspectives économiques régionales du Moyen-Orient et de l Afrique du Nord

Attijariwafa bank Présentation. Conseil d administration. Chiffres-clés Consolidés / IFRS. Réseau et effectifs Décembre 2014

Le leasing en Tunisie : Les clefs du succés. Fethi MESTIRI Rabat September, Session n.

La PME Marocaine. Levier de développement économique et d innovation. Saad Hamoumi Président de la commission PME

Secteur des Technologies de l Information et de la Communication (TIC) PLAN D ACTION

Veuillez trouver ci-joint la communication de Monsieur le Gouverneur à l occasion du forum international des finances et des affaires tenu à

ETUDE AFRIQUE AUPRES DU RESEAU BPIFRANCE EXCELLENCE

S engager pour la survie de l enfant: Une promesse renouvelée

Discours d ouverture de Sem Alassane Ouattara

M. Edos Ousséini YEYE Directeur Général de la PAPME I. L environnement des PME/PMI au Burkina Faso

La gouvernance des entreprises familiales : levier de performance et de pérennité. mercredi 30 En partenariat avec :

Royaume du Maroc. La masse salariale et ses impacts sur les équilibres économiques et financiers

ROYAUME DU MAROC OFFICE DES CHANGES

Note relative à l investissement direct étranger dans le monde et au Maroc

Réunion d experts Financement du développement en Afrique du Nord Rabat, Maroc, octobre 2010

Honorables invités, Mesdames et Messieurs,

L implantation des banques marocaines en Afrique

Présentation pour Salon international des innovations financières Paris 04 Mars 2010

Wali. Directeur général. commissaire Du gouvernement. conseil. M. Abdellatif JOUAHRI. M. Abdellatif FAOUZI. M. Le Wali. M. Le Directeur Général

P opulation. ATLAS DES POPULATIONS IMMIGRÉES en Ile-de-France / Regards sur l immigration / Population 2. Photo : Philippe Desmazes/AFP

Qui sommes-nous? Nos atouts

MULTINATIONALITE NAISSANTE DE BMCE BANK

ALLOCUTION DE CLOTURE DE MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, MINISTRE DE L ECONOMIE, DES FINANCES ET DU BUDGET

Croître ensemble, vivre ensemble

ALLOCUTION DE LA 2 ème PROMOTION MBA-IP / SENEGAL «SOUMAÏLA CISSE, PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L UNION ECONOMIQUE MONETAIRE OUEST AFRICAINE» A L

D A N S L E S PAY S F R A N C O P H O N E S

Banque Européenne. pour la Reconstruction et le Développement. Tunisie

co-développent LE 1 ER INSTITUT EURO-MÉDITERRANÉEN DE TECHNOLOGIE L INSA EURO-MÉDITERRANÉE

Les perspectives mondiales, les déséquilibres internationaux et le Canada : un point de vue du FMI

Le cadre juridique et fiscal des relations d affaires franco-africaines: un atout pour les entrepreneurs?

Synthèse du marché 2 Marchés Internationaux 2 Infos marchés et secteurs 3

Les perspectives économiques

Présentation. L AFEM regroupe à ce jour près de 300 membres. Elle est constituée de femmes qui dirigent des sociétés morales: SA, SARL, SNC.

Contrat d application pour l amélioration de la compétitivité logistique IMPORT-EXPORT

Sommaire INVESTIR AU MAROC

L Union des Femmes Investisseurs Arabes est une entité dépendant de la Ligue Arabe.

Rôle et stratégie de la Banque Africaine de Développement dans la promotion de l intégration financière régionale en Afrique

Les mesures en faveur de

Récapitulatif: Du 04 au 15 Mai Rapport 2014 de l ECSDA. Développements du CSD du Ghana. Rapport de l OICV sur la fraude d investissement.

Présentation d Helix international

La coopération universitaire Union Européenne Maghreb dans le cadre des programmes d éducation Tempus et Erasmus Mundus

VERS UNE COMMUNAUTÉ EURO- MÉDITERRANÉENNE DE L ÉNERGIE : Passer de l'import-export à un nouveau modèle énergétique régional

FORMATION INTENSIVE ET CERTIFIANTE DE TROIS JOURNÉES SUR : «Le métier de banquier. islamique» en partenariat avec

à la Consommation dans le monde à fin 2012

Le FMI et son rôle en Afrique

MOROCCAN AMERICAN BRIDGES 2007

Maghreb Startup Initiative

Forum Paris Europlace. Intervention de Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics. Pavillon d Armenonville. Mercredi 9 juillet 2014

BOAD en Bref. Edition 2014 BANQUE OUEST AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT

Conférence Internationale - Finance Islamique IFC Youssef BAGHDADI. Khalil LABNIOURI

ALLOCUTION DE M. BENJAMIN HOUNTON CHARGE DU BUREAU DU HAUT COMMISSARIAT DES NATIONS UNIES AUX DROITS DE L HOMME POUR L AFRIQUE DE L OUEST

L AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT AU CAMEROUN. Le secteur privé

Mot d ouverture de Mamadou Lamine N DONGO Lead Results Adviser Banque Africaine de Développement Coordonnateur de AfCoP

LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE EN RAPPORT 2013 COMMERCE INTRA-AFRICAIN: LIBÉRER LE DYNAMISME DU SECTEUR PRIVÉ

Avant Propos...3. Événement. Dossier

Le capital-investissement en Afrique

SERVICOM mise sur l internationalisation. Analyste chargé de l étude. Naira KAOUACH neira.kaouach@ameninvest.com.tn

CONSOLIDER LES DETTES PUBLIQUES ET RÉGÉNÉRER LA CROISSANCE. Michel Aglietta Université Paris Nanterre et Cepii

ENTRETIEN AVEC ULRICH SCHRÖDER, PRESIDENT DE DIRECTOIRE DE LA KFW : LES PME,PMI.EN PREMIERE LIGNE PAR FARIDA MOHA

NOVEMBRE Dossier de presse. Société Générale, 1 er réseau de banque universelle. en Afrique au service des Entreprises

Sommaire INVESTIR AU MAROC

NOTE D'INFORMATION SUR L'ÉMISSION OBLIGATAIRE DE $.US 1 MILLIARD SUR 10 ANS (JANVIER 2015)

13/05/14 S O M M A I R E Présentation de ICC 2. Nos pôles d'activité 2.1 Télémarketing 2.2 Télé-services

Pour travailler avec le film en classe Niveau b Avant la séance...4 L affiche...4 La bande-annonce...4 Après la séance... 5

Note de présentation de la circulaire du CDVM n relative aux opérations de placement en devises réalisées par les OPCVM à l étranger

Discours à la communauté d affaires française Montréal, 6 février 2014 Résidence du Consul général

La promotion de la pluralité linguistique dans l usage des nouvelles technologies de l information et de la communication

BASE DE DONNEES - MONDE

instruments de paiement échangés à travers les circuits bancaires

UNITED NATIONS NATIONS UNIES

BANK AL-MAGHRIB Le Gouverneur DN 49/G/2007 Rabat, le 31 août 2007 Directive relative à la fonction "conformité"

Ouverture des deuxièmes Assises de la Prévention des Risques Professionnels dans les Collectivités Territoriales. Parc des Expositions de la Nordev

Les investissements internationaux

7 métiers d avenir pour renforcer la compétitivité du secteur financier africain Avril 2012

L histoire de l assurance en Algérie

BOURSES SCOLAIRES. au bénéfice des enfants français résidant avec leur famille à l étranger AGENCE POUR L ENSEIGNEMENT FRANÇAIS À L ÉTRANGER

NATIONS UNIES COMMISSION ECONOMIQUE POUR L AFRIQUE Bureau pour l Afrique du Nord/ Centre Africain pour le Genre et le Développement

Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS.


Revue de Presse. NTIC / e-madina 11/04/ , Rue OUED TANSIFET CASABLANCA - MAROC. Tél : Fax :

Quelle stratégie d Intelligence économique pour le dessein africain du Maroc? ASMEX DAYS, Casablanca, 24 mars 2015

RENCONTRE PRESSE SOCIÉTÉ GÉNÉRALE, HISTOIRE, ENJEUX ET PERSPECTIVES

MEMOIRE POUR UNE HABILITATION A DIRIGER DES RECHERCHES

(Cotonou, le 18 Juillet 2013)

Zones franches et places financières offshore au Maroc

Avenir de la Fonction publique «parcours professionnels, carrières, rémunérations»

CAPITAL INVESTISSEMENT

Transcription:

3 ème Forum des entrepreneurs maghrébins Allocution de Monsieur Abdellatif Jouahri Wali de Bank Al-Maghrib Marrakech, 17-18 février 2014

Monsieur le Chef du Gouvernement, Monsieur le Secrétaire Général de l UMA, Madame la Présidente de la CGEM, Monsieur le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Madame la Représentante Résidente au Maroc de la BAD, Monsieur le Directeur du Bureau de la BM au Maroc, Mesdames et Messieurs les Présidents et les Directeurs Généraux, Mesdames et Messieurs, C est pour moi un réel plaisir de prendre part à cette rencontre d autant plus qu elle coïncide, jour pour jour, avec le 25 ème anniversaire de la création de l Union du Maghreb Arabe, le 17 février 1989, ici même à Marrakech. Ma première pensée est tout naturellement pour les Pères fondateurs qui ont œuvré avec conviction pour donner naissance à cette Union comme une promesse d un lendemain meilleur pour les peuples de la région mais aussi comme un engagement pour la consolidation des relations historiques et la création d un espace de vie commun et de libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux. * * * 25 ans après, où en sommes-nous? Permettez-moi d abord, pour cela, de m arrêter sur certains chiffres. 2

La région compte plus de 90 millions d habitants dont 30% âgés de moins de 15 ans et réalise, à fin 2012, un Produit Intérieur Brut (PIB) total d environ $430 milliards et un PIB moyen par habitant de près de $4.700 ; avec toutefois des écarts importants entre les cinq pays. Les disparités sont encore beaucoup plus larges avec les pays émergents comme le montre l exemple de la Turquie qui affiche à elle seule un PIB de $791 milliards (1,8 fois le PIB du Maghreb) en 2012, pour une population de 74 millions de personnes, ou encore avec les pays européens comme l Espagne qui a atteint un PIB de $1.351 milliards (3 fois le PIB du Maghreb) pour une population de 47 millions d habitants. Durant la décennie 2000 à 2010, le Maghreb a enregistré un taux de croissance moyen de 4,8% 1 ; une performance certes honorable mais qui reste insuffisante pour enrayer le chômage élevé, surtout celui des jeunes, dont souffre la région. En 2012, les données disponibles indiquent un taux de chômage moyen en Algérie, Tunisie et Maroc supérieur à 12%. Cela reflète notamment certaines de nos défaillances structurelles, en particulier celles de nos systèmes d enseignement qui peinent toujours à produire des profils adaptés aux besoins du marché du travail, impactant ainsi la compétitivité de nos pays. Il est vrai que des avancées ont été enregistrées en termes de scolarisation et de lutte contre l abandon scolaire mais les problèmes liés à la qualité de l enseignement et à la qualification des jeunes restent posés avec acuité. 1 Algérie : 3,8% / Libye : 5,2% / Mauritanie : 5,5% / Tunisie : 4,7% / Maroc : 4,9% 3

Pour ce qui est de la position extérieure, les comptes courants consolidés des 5 pays ressortent, en 2012, excédentaires à $27 milliards, avec un total de réserves de $352 milliards. Les différences sont évidemment considérables entre, d un côté, les pays producteurs de pétrole -affichant ensemble un excédent courant de près de $42 milliards et accumulant plus de 90% des réserves de la région- et, de l autre, les pays importateurs dont le déficit courant cumulé a atteint $14 milliards. Cette position aurait été meilleure si les échanges commerciaux intermaghrébins étaient plus développés. Ils ne dépassent pas 3% du PIB total de la région, entre 2007 et 2011, soit l un des taux d intégration régionale les plus faibles au niveau mondial. Pour illustrer, ce taux est de 25% pour l ASEAN 2, de 16% pour le MERCOSUR 3 et de 9% pour la CEDEAO 4. Ce n est guère mieux au niveau des investissements intermaghrébins qui restent très limités, représentant moins de 1% des investissements étrangers dans la région ; ce qui est encore une fois extrêmement faible par rapport à d autres blocs économiques régionaux : ASEAN (15%) et MERCOSUR (8%). * * * Peu de choses ont donc été réalisées, bien que les débuts aient été prometteurs... 2 Association des nations de l Asie du Sud Est 3 Marché commun de l Amérique du Sud 4 Communauté économique des Etats de l Afrique de l Ouest 4

Le secteur bancaire a été précurseur dans le développement régional, avec notamment la création en 1990 de l Union des banques Maghrébines (UBM). L UBM que j ai eu l honneur de présider à sa naissance a été à l origine de quelques belles initiatives telles le projet de création de la Banque maghrébine d investissement et de commerce extérieur (BMICE) et continue, en dépit des difficultés, à œuvrer pour le renforcement de la coopération entre les sociétés et institutions financières et bancaires maghrébines. Pour leur part, les Banques centrales ont, dès le départ, accompagné le mouvement avec la création d un Conseil des Banques centrales maghrébines en vue d une meilleure coordination dans les domaines monétaire et financier dans la perspective d une convergence progressive vers la réalisation d une union économique globale. Ce Conseil s est réuni 7 fois depuis 1990, la dernière rencontre ayant eu lieu en 2008 à Tripoli. Plusieurs résolutions ont été adoptées durant ces réunions - notamment la création des comités (i) de la supervision bancaire, (ii) de la politique monétaire et des régimes de change, (iii) des systèmes de paiement, et (iv) de la stabilité financière. Conscient de cette situation, le Fonds monétaire international (FMI), en concertation avec les Ministres des finances et les Gouverneurs des Banques centrales, a pris l initiative d organiser des conférences régionales de haut niveau, qui ont vu la participation des Directeurs généraux successifs de cette Institution. L objectif ayant été de poser les jalons d une intégration maghrébine sur le plan financier, économique et commercial, tout en contournant les difficultés liées à l environnement politique. 5

Ainsi, la première réunion s est tenue à Alger en novembre 2005 sur le thème de «la facilitation des échanges commerciaux». Ensuite, la réunion de Rabat en décembre 2006 s est penchée sur «les réformes du secteur financier en vue d une intégration financière». En novembre 2007, Tunis a accueilli la troisième réunion sur «le secteur privé en tant que levier du développement économique et de l intégration régionale», avec une participation remarquée de l Union Maghrébine des Employeurs. Le thème de la quatrième réunion, tenue à Tripoli en novembre 2008, a été «l encouragement des projets communs». Quant à la dernière rencontre qui a eu lieu, cinq ans après, à Nouakchott en janvier 2013, elle a porté sur «les investissements intra-maghrébins et les investissements directs étrangers et leur impact sur l emploi». Néanmoins, ces initiatives n ont pas eu la réussite escomptée avec seulement quelques réalisations limitées, à savoir : - l implantation de filiales d établissements financiers tunisiens en Algérie, de filiales marocaines en Tunisie, et d une banque d investissement algérienne en Tunisie ; - l agrément marocain accordé à une société de bourse tunisienne ; - la double cotation d une valeur boursière tunisienne sur les places de Tunis et de Casablanca. * * * 6

Aujourd hui, 25 ans après la création de l UMA, le bilan est clairement décevant. Alors que la configuration mondiale tend vers la constitution d ensembles économiques intégrés toujours plus grands et que l on parle même aujourd hui d une «zone de libre échange» entre les Etats-Unis et la zone euro, et que l on assiste en Asie à la création d espaces communs encore plus larges, et au moment où la région d Afrique sub-saharienne, par exemple, suscite l intérêt de plusieurs pays économiquement avancés, nous restons absents de la scène et loin de ces polarisations. Depuis plusieurs années maintenant, de nombreuses études y compris celles réalisées par les Institutions Internationales situent le coût annuel du non-maghreb aux alentours de 2% du PIB régional total et de plusieurs dizaines de milliers d emplois perdus annuellement. Dans ce contexte, l Initiative Maghrébine du Commerce et de l Investissement, qui sera officiellement lancée lors de votre conférence, constituera une étape importante et insufflera une nouvelle dynamique en vue de rattraper les opportunités perdues. * * * Les espoirs sont donc placés en vous, investisseurs, industriels et opérateurs privés et en votre Union Maghrébine des Employeurs, pour prendre les devants et relancer ce projet dont ceux qui nous ont devancés ont rêvé et auquel aspirent nos générations actuelles et futures. 7

Pour notre part, nous, Banquiers centraux, continueront d œuvrer dans la même direction. Nous prenons l engagement devant vous d intensifier à nouveau nos efforts pour soutenir vos initiatives, à la fois nationales et régionales. A titre d exemple, voyez les mesures successives prises par la Banque centrale du Maroc en faveur, en particulier, des PME et TPME. Mme Meriem Bensalah, Présidente de la CGEM mais aussi membre du Conseil de Bank Al-Maghrib, peut parfaitement en témoigner. En réunissant les efforts de tous et avec l espoir de voir la sagesse l emporter au niveau de nos décideurs politiques, nous réaliserons sur le terrain le rêve fait par nos Pères fondateurs il y a un quart de siècle, ici même, à Marrakech. Nous restons convaincus que l Union du Maghreb n est pas un choix mais un impératif dicté par un passé et un avenir communs. # # # 8