1 APS résumé partie III Les outils d évaluation de l activité physique Le but est de quantifier/ évaluer les activités physiques habituelles (non-structurées).on a plusieurs méthodes : - Indirectes (subjectives) o Journal ou carnet d AP o questionnaires, enquêtes - Directes (objectives) o Observations o Podomètre o Accéléromètre o Cardiofréquencemétrie Ces outils de mesures varient en fonction de : leur utilisation à une large échelle / la tranche d âge à laquelle on s intéresse/ leurs coûts / leur durée / l acceptabilité de la personne / l influence sur le comportement. 1. Observation mesure directe version indirecte= enregistrement et analyse observateurs bien entraînés et utiliser de la même manière les grilles d observation Caractériser et quantifier les param. de l AP Concentration sur tout le mouvement ou juste une partie du corps utilisé chez les enfants/ patients mais pas dans les études épidémiologiques 2. Journal ou carnet Méthode déclarative, relevé régulier de l AP par le sujet lui-même sur un formulaire. Intérêt soit à toutes les AP ou seulement à certaines. Utilisée souvent avec une autre mesure Bien pour les enfants Faible coût et rassemble bcp de données. 3. Questionnaires d AP Méthode la + répandue Auto-administrée ou en entretien Doit contenir : type, intensité, fréquence et durée Période variable Pas cher et large diffusion possible Risques de sous ou surestimation Reproductibilité Validité (utilisé comme méthode de référence) Utilisation d une table de référence de dépense énergétique 4. Podomètre 1
2 Enregistre les mvmts sur un un plan vertical. Peut convertir les pas en distance ou en dépense d énergie Idéal pour marche, course, saut. Mauvaise estimation pour les vitesses lente seuil de sensibilité variable selon les modèles. Recommandé dans un contexte d éducation à la santé pour estimer les mouvements quotidien et fournir des feedbacks. 5. Accéléromètre mesure le signal d accélération-décélération et permet d obtenir une estimation du mouvement et de son intensité dans la vie courante. Sur plusieurs axes mais sensibles aux vibrations. Mesure valide de l AP mais estimation de la dépense énergétique moins précise. Doit être porté 3 à 5j. Exprimé en coups par minute 6. Cardiofréquencemètre fréquence cardiaque =paramètre utilisé comme mesure de la dépense énergétique utilisation basée sur la relation entre la fréquence cardiaque et la consommation d O2 Limite : cette relation pas valable si intensité faible ou très élevée, peut être influencé par d autre facteurs : stress, médicaments, température. Utilisation préconisée dans l entrainement sportif et moins pour les recherches liées à la santé. 7. Gold standart : l eau doublement marquée Non invasive et administrée par voie orale. Isotopes d oxygène et d hydrogène. Éliminés sous forme d urine, sueur, d eau et de CO2 La différence entre leurs vitesses d élimination est proportionnelle à la production de CO2, donc reflète la dépense énergétique. Permet de calculer avec précision la dépense énergétique globale. Limite : type d activité pas pris en compte, doit être mesuré séparément, couteux. Utilisé comme référence pour valider d autres types de mesure. Facteurs de risques identifiés des maladies cardio-vasculaires : - Inactivité physique - Tabac - Pression artérielle - Cholestérol Les recommandations traditionnelles sont différentes des recommandations actuelles. Avant on privilégiait une activité intense, d endurance, en une fois, utilisant les grands groupes musculaires, 3-5x par semaine. Ajd on recommande une activité modérée, 30mn par jour, comparable à la marche rapide 6-7j par semaine. «Entrainement physique- condition physique» «Exercice physique- État de santé» 2
3 Equivalent métabolique (MET) Unité correspondant à l estimation de la quantité d O2 utilisé par un corps en activité. 1 MET = énergie (oxygène) dont a besoin le corps quand vous êtes tranquillement assis, que vous lisiez ou parliez au téléphone =3.5 ml /Kg.min Activités physiques d intensité légère (< 3 Met) : Marcher lentement, nage lente, jardiner, pédaler sans effort, nettoyer les meubles, stretching. Activités physiques d intensité modérée (3-6 MET) : marcher rapidement, nage normale, tondre la pelouse, jouer au tennis en double, frotter le sol et laver les vitres. Activités physiques intenses (>6 MET) : courir, marche sportive, nage rapide, faucher, tennis en simple, déménager. Dépense énergétique Dépense énergétique en kcal/min Repos=1 kcal/min (pour 60kg) Dépense énergétique conseillée= 150 kcal/jour = 2 tranches de pain, 1 canette de coca, 1 bière, ½ plaque de chocolat. Besoins énergétiques journaliers Il faut d abord calculer la dépense énergétique de base au repos (formule de Black) et y ajouter les besoins énergétiques proportionnels à la quantité d activité physique. Classification de l intensité de l activité physique On utilise l échelle de Borg pour classification de l intensité de l activité physique. Va d effort nul à Effort maximal. Mesure l effort perçu par la personne, utile lorsqu on ne connait pas une personne et qu on doit lui proposer des exercices. Bonne manière de juger l effort. Pyramide des activités physiques AP supplémentaire Endurance, musculation, fitness 3x/semaine 30mn/j d'ap d'intensité modérée Activité de la vie de tous les jours ou sous forme de sport. Lutter contre la sédentarité Encourager le mouvement 1er objectif 3
4 Endurance, force et masse osseuse diminuent avec l âge mais l entraînement physique retarde la diminution et le seuil de passage vers le handicap et la dépendance, même si le début de l entraînement est tardif, il est toujours profitable. Pour les inactifs les bénéfices sur la santé d un début d AP est immédiat, pour des personnes déjà entraînées, une augmentation de l AP aura un bénéfice faible sur la santé. Prévalence de l (in)activité physique L activité physique à l échelle mondiale Le passage entre l adolescence et l âge adulte est critique. La quantité d AP est liée au niveau socio-économique du pays. De manière générale, les hommes sont plus actifs que les femmes. Grande inactivité chez les femmes dans les pays du Sud (Portugal, Grèce, Espagne). En 2002 dans l UE : - + de 40% des adultes déclarent ne pas avoir fait d AP modérées durant la dernière semaine écoulée - 49% passe plus de 4.5 heures assis chaque jour. L AP en Suisse 36.8% de personnes inactives Conclusion : Depuis 2002, stabilisation Les suisses alémaniques ont tendant à faire plus de sport, ils y accordent plus d importance. Objectifs nationaux : adopter des modes de vie plus sains - améliorer le bien être et le capital santé en réduisant les facteurs de risque. o pour 2008, 95% de la pop. doit connaître les bénéfices d une AP régulière. o D ici 2010, 90% des jeunes et 75% des personnes âgées ont intégré de manière suffisante l exercice physique au quotidien. - la quantité d AP est faible (1/3 d inactifs) - Elle s est stabilisée - Grande variation entre les pays, dépend du niveau économique du pays, la culture du pays et les déterminants géopolitiques. - En Europe, les pays du Nord on une forte prévalence pour l AP et les pays du Sud, une faible prévalence. - Les catégories de personnes pratiquant le moins d AP sont : les femmes, les personnes âgées, les personnes à faible niveau d éducation, les minorités ethniques, les classes sociales défavorisées, les jeunes. Les déterminants de l activité physique Il y a des facteurs variables et des facteurs non-modifiables dans ce qui pousse ou repousse à l AP. 4
5 Facteurs non-modifiables : - Facteurs individuels : Génétique, âge, météo, géographie, appartenance culturelle, niveau socio-économique. Facteurs variables (modifiables) : - Facteurs individuels : Image de soi, motivation, connaissance des bénéfices de l AP, notion de plaisir, valeurs, croyances. - Facteurs interpersonnels (micro- environnement) : École, travail, famille, amis, sécurité du voisinage, influences culturelles, logement. - Les facteurs sociétaux (macro-environnement) : Politique du gouvernement, programmes scolaires, accessibilité, système de presse, urbanisation et politique des transports. Cercle vicieux entre : inactivité sédentarité diminution des sollicitations fonctionnelles diminution des capacités de l organismeaccentuation inactivité sédentarité. Les barrières à l AP Isolement social, manque de confiance en soi, manque de motivation, obésité avec diminution progressive des efforts, manque d autonomie, loisirs passifs. Le manque de motivation est un facteur fréquemment cité ainsi que le manque de temps à consacrer aux loisirs. Ces 2 facteurs sont par contre très bas chez les gens de plus de 65 ans. Le manque d argent est un problème chez les jeunes et les handicaps physiques le sont chez les personnes âgées. Relativement les mêmes raisons chez les hommes et les femmes. - Les relations entre la pratique d AP et les caractéristiques socioéconomique est complexe. - Le temps de loisir et la motivation pour l AP dépendent de ces caractéristiques socioéconomiques. - Le manque d argent et d accès aux transports sont également des barrières à l AP Barrières externes barrières interne stratégie de promotion différentes Des personnes faisant peu d AP ont tendance à en faire encore moins avec les années. Absence de différence liée au niveau d éducation si on exclue les activités professionnelles. L état de santé perçu est un indicateur fiable pour évaluer l état de santé d un individu. La quantité d AP est l accès aux équipements est lié. Dans les zones plus défavorisées, augmentation des adolescents en surpoids. Motivations à la pratique A l échelle individuelle, l AP est un facteur d épanouissement personnel : plaisir (89%), santé (72%), maigrir (15%). La motivation «santé», augmente avec l âge. Pour le plaisir reste la motivation principale. «Pour rencontrer des amis» arrive en 3 ème position puis «se muscler» (qui diminue aussi avec l âge). Motivations en catégories socioprofessionnelles Si on met de côté le plaisir, la santé arrive en tête pour tous les corps de métier. Plus d envie de gagner chez les cadres, et + envie de maigrir chez les agriculteurs par rapport à gagner et se muscler. 5
6 Autrement dans l ordre : santé- rencontrer des amis- se muscler- maigrir- gagner. Motivations et sexe Les femmes + pour maigrir, pour se muscler et pour la santé que les hommes. Les hommes plus pour le plaisir et pour gagner. Perception du rôle de l AP SI on demande de citer 2 facteurs importants pour la santé, le sport arrive en 5 ème position. D abord le tabac (41%), l alimentation (38%), le stress (33%) et l alcool puis l AP. Si on leur demande 2 facteurs importants en termes de prévention du gain de poids : alimentation (44%), les graisses (39%), le sucre (22%), les facteurs génétiques (18%), l AP (17%). Connaissances croyances. Une croyance est qqch que nous admettons comme vrai sans l avoir vérifié. Elles sont la base de nos réflexions, de nos raisonnements et de la construction de nos représentations. Ex : trop vieille pour faire de l exercice, le jogging est plus bénéfique que la marche pour ma santé. Une forte croyance de l importance de l AP pour la santé est corrélée avec le niveau d AP dans les temps de loisirs. Pas de corrélation entre le niveau socio-économique d un pays et le degré de croyance. Le niveau de connaissances des bienfaits de l AP sur les pathologies cardiaques est faible. Le niveau de connaissances est lié au niveau économique des pays. Les niveaux de connaissances élevés ne corrèlent pas avec le niveau d AP dans le temps de loisir. Morrow a fait une étude sur les connaissances des gens notamment sur les liens entre sédentarité et les risques de pathologies chroniques. Ces connaissances dépendent-elles de l âge, de l appartenance ethnique, du sexe ou du niveau d éducation? Résultats : les connaissances augmentent avec l âge, un peu de l ethnique (entre 22% et 36% de bonnes réponses). Elles dépendent aussi fortement du nombre d année d étude. Les pathologies les plus connues sont : maladies cardiovasculaires, hypertension, dépression. Les moins connues : ostéoporose, diabète, cancers. Connaissances imprécises Les suisses alémaniques accordent plus d importance à l AP que les romands pour la santé, les tessinois encore plus (80% disent que c est très important). 6