La réglementation chauffage PEB Contenu technique à l attention des organismes de formation La réception des systèmes de chauffage de type 1 Professionnels du chauffage : chauffagistes agréés Version octobre 2010 Plus d infos : www.bruxellesenvironnement.be Professionnels Energie PEB et climat intérieur Installations techniques PEB Bruxelles Environnement IBGE Département PEB Email : chauffagepeb@ibgebim.be
LA RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 SOMMAIRE Les aspects réglementaires CHAPITRE 1: LES MISSIONS DU CHAUFFAGISTE AGRÉÉ... 6 1. GÉNÉRALITÉS... 6 2. EVÉNEMENTS DÉCLENCHANT L ACTE DE RÉCEPTION D UN SYSTÈME DE CHAUFFAGE... 6 3. SYSTÈMES DE CHAUFFAGE CONCERNÉS PAR LA RÉCEPTION... 6 4. CONTENU EN RÉSUMÉ DE LA RÉCEPTION... 7 CHAPITRE 2: ORIFICES DE MESURE DE COMBUSTION... 7 CHAPITRE 3: EXIGENCES RELATIVES À LA COMBUSTION ET À L'ÉMISSION DES CHAUDIÈRES... 7 CHAPITRE 4: EXIGENCE RELATIVE À LA NOTE DE DIMENSIONNEMENT DES CHAUDIÈRES... 8 1. PRINCIPE GÉNÉRAL... 8 2. MÉTHODE POUR LES BÂTIMENTS SOUMIS À DÉMARCHE PEB AVEC CALCUL DU E... 8 3. MÉTHODE POUR LES BÂTIMENTS AVEC UN SYSTÈME DE CHAUFFAGE EXISTANT... 8 4. MÉTHODE POUR LES BÂTIMENTS EXISTANTS SANS SYSTÈME DE CHAUFFAGE EXISTANT... 8 CHAPITRE 5: EXIGENCE RELATIVE À LA MODULATION DE PUISSANCE DES BRÛLEURS DE CHAUDIÈRE... 8 CHAPITRE 6: TIRAGE DE LA CHEMINÉE... 9 CHAPITRE 7: VENTILATION DU LOCAL DE CHAUFFE... 9 CHAPITRE 8: ETANCHÉITÉ DU SYSTÈME D'ÉVACUATION DES GAZ DE COMBUSTION ET D'AMENÉE D'AIR... 9 CHAPITRE 9: EXIGENCE RELATIVE AU CALORIFUGEAGE DES CONDUITS ET ACCESSOIRES DES SYSTÈMES DE CHAUFFAGE... 9 1. PRINCIPE GÉNÉRAL... 9 2. CHAMP D APPLICATION... 10 2.1 Quels sont les bâtiments concernés?... 10 2.2 Quels sont les systèmes de chauffage concernés?... 10 2.3 Quels sont les réseaux de distribution concernés?... 10 2.4 Quels sont les conduits de distribution concernés?... 10 3. CLASSE D ISOLANT UTILISÉ POUR LE CALORIFUGEAGE... 11 4. CLASSIFICATION DE L ENVIRONNEMENT DES CONDUITS... 11 5. CALORIFUGEAGE DES TUYAUX D EAU DE CHAUFFAGE ET D ECS... 11 5.1 Généralités... 11 5.2 Cas particuliers... 13 5.3 Récapitulatif... 14 5.4 Exemples de situations de tuyaux d eau à calorifuger... 16 6. CALORIFUGEAGE DES CONDUITS VÉHICULANT DE L AIR... 18 6.1 Principes... 18 6.2 Type d air véhiculé:... 19 6.3 Récapitulatif... 21 6.4 Exemples de situations de gaines d air à calorifuger... 21 7. CALORIFUGEAGE DES ACCESSOIRES DE CHAUFFAGE ET D ECS... 23 7.1 Texte règlementaire:... 23 7.2 Identification des accessoires concernés:... 24 7.3 Exigences selon la norme NBN D30-041... 30 7.4 Exemples de réalisations de calorifugeage selon NBN D30-041:... 30 7.5 Particularités pour les circulateurs et pompes.... 32 7.6 Particularités pour les vannes motorisées.... 33 7.7 Localisations où l exigence de calorifugeage des accessoires est d application... 34 7.8 Exemples de situations d accessoires à calorifuger:... 34 7.9 Dérogations... 35 7.10 Finitions des calorifugeages de conduits & accessoires... 36 PAGE 2 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 10: EXIGENCES RELATIVES AU PARTITIONNEMENT... 37 1. PRINCIPE GÉNÉRAL... 37 2. CHAMP D APPLICATION... 37 2.1 Quels sont les bâtiments concernés?... 37 2.2 Quels sont les réseaux de distribution concernés?... 37 2.3 Quels sont les systèmes de chauffage concernés?... 37 3. EXIGENCES POUR LES SYSTÈMES NEUFS... 37 3.1 Principes... 37 3.2 Organes de sectionnement... 39 3.3 Récapitulatif... 39 4. EXIGENCES POUR LES SYSTÈMES MODIFIÉS... 39 CHAPITRE 11: EXIGENCE RELATIVE À LA RÉGULATION DES SYSTÈMES DE CHAUFFAGE... 40 1. DÉCLENCHEMENT DE L EXIGENCE... 40 2. NÉCESSITÉ DE DÉFINIR LA RÉGULATION... 41 3. RÉGULATION TERMINALE POUR LE RÉGIME NORMAL... 44 3.1 Régulation en fonction de la température mesurée dans le local... 44 3.2 Régulation climatique... 45 4. RÉGULATION POUR LES RÉGIMES DE RALENTI ET HORS GEL... 49 4.1 Régime de ralenti... 49 4.2 Régimes hors gel et anti-condensation... 49 4.3 Dispositifs de régulation... 49 5. PROGRAMMATION DES CHANGEMENTS DE RÉGIME... 50 5.1 Programmateur à horloge et optimiseurs... 50 5.2 Gestion de la commutation entre deux régimes... 51 5.3 Résumé... 51 6. ARRÊT AUTOMATIQUE DU CHAUFFAGE... 52 7. GESTION DES CIRCULATEURS ET POMPES.... 52 8. RÉGULATION D UN ENSEMBLE DES CHAUDIÈRES D'UN MÊME SYSTÈME DE CHAUFFAGE... 52 CHAPITRE 12: TENUE D'UN CARNET DE BORD... 53 1. QU EST CE QU UN CARNET DE BORD?... 53 2. PRINCIPE GÉNÉRAL... 53 3. CONTENU MINIMAL DU CARNET DE BORD... 54 4. PARTICULARITÉS DE SYSTÈMES DE CHAUFFAGE EXISTANTS... 54 5. MISSION DU CHAUFFAGISTE AGRÉÉ VIS-À-VIS DU CARNET DE BORD... 55 CHAPITRE 13: DONNÉES COMPLÉMENTAIRES DEMANDÉES AU BÉNÉFICE DES CERTIFICATEURS56 1. FINALITÉS DE CES DONNÉES... 56 2. RÉPONSES DEMANDÉES.... 56 3. DIFFICULTÉS POUR RÉPONDRE... 57 CHAPITRE 14: DÉCLARATION DE CONFORMITÉ DE L ATTESTATION DE RÉCEPTION... 58 CHAPITRE 15: LES DÉFAUTS ET LES MESURES À PRENDRE... 59 1. DÉFAUTS QUI ONT ÉTÉ ÉLIMINÉS PENDANT CETTE INTERVENTION... 59 2. DÉFAUTS QUI NE PEUVENT PAS ÊTRE ÉLIMINÉS PENDANT CETTE INTERVENTION... 59 3. MESURES À PRENDRE POUR ÉLIMINER CES DÉFAUTS... 59 CHAPITRE 16: REMPLIR LA FEUILLE DE ROUTE... 59 CHAPITRE 17: RÉCAPITULATIF DES OPÉRATIONS À RÉALISER LORS DE LA RÉCEPTION... 60 ANNEXE 1: RÉALISATION DES ORIFICES DE MESURE... 61 1. INTRODUCTION... 61 2. GÉNÉRATEURS DE CHALEUR NON ÉTANCHES (TYPE B)... 61 2.1 Générateurs de chaleur équipés de brûleur pulsé gaz ou mazout... 61 2.2 Générateurs de chaleur équipés de dispositif antirefouleur/coupe tirage (générateurs alimentés en combustibles gazeux)... 62 3. GÉNÉRATEURS DE CHALEUR ÉTANCHES (TYPE C)... 63 ANNEXE 2: FEUILLE DE ROUTE D UN SYSTÈME DE CHAUFFAGE... 64 ANNEXE 3: CONCEPT DE VOLUME PROTÉGÉ DANS UN BÂTIMENT... 65 1. VOLUME PROTÉGÉ (VP)... 65 1.1 Ordonnance OPEB... 65 PAGE 3 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
ANNEXE 4: CONCEPTS DE RÉGULATION AUTOMATIQUE... 66 1. CONCEPTS DE RÉGULATION... 66 1.1 Qu est- ce qu une régulation?... 66 1.2 Boucle de régulation... 66 1.3 Boucle de régulation en matière de chauffage... 66 2. MODES D ACTION DES RÉGULATEURS... 68 2.1 Tout ou rien (TOR)... 68 2.2 Tout ou rien (TOR) avec Hystérésis (retard positif et/ou négatif par rapport à la consigne)... 68 2.3 Proportionnel (P)... 68 2.4 Proportionnel, Intégral, Dérivée (P.l.D )... 68 2.5 Régulateur à consigne indépendante (constante )... 69 2.6 Régulateur à consigne dépendante... 69 3. DIFFÉRENCE ENTRE RÉGULATION ET COMMANDE.... 69 ANNEXE 5 : ROBINETS THERMOSTATIQUES... 70 1. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT... 70 2. EN CONCLUSION :... 71 3. QUELLE CONSIGNE?... 71 4. EMPLACEMENT DES VANNES THERMOSTATIQUES :... 71 5. TYPES DE VANNE THERMOSTATIQUE:... 73 ANNEXE 6: CONTENU MINIMAL DE L'ATTESTATION DE RÉCEPTION D UN SYSTÈME DE CHAUFFAGE DE TYPE 1... 74 PAGE 4 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
CONTENU Ce syllabus présente les dispositions réglementaires relatives à la réception des systèmes de chauffage de type 1 tel que prévu par l arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 3 juin 2010 relatif aux exigences PEB applicables aux systèmes de chauffage pour le bâtiment lors de leur installation et pendant leur exploitation. PUBLIC-CIBLE Les professionnels du chauffage qui souhaitent obtenir le certificat d aptitude en tant que chauffagiste agréé. PAGE 5 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 1: LES MISSIONS DU CHAUFFAGISTE AGREE 1. GENERALITES Les missions du chauffagiste agréé dans le cadre de la réforme chauffage méritent d être rappelées. L agrément de «chauffagiste agréé» est obligatoirement requis pour pouvoir exécuter l un ou l autre des 2 actes règlementaires suivants: - la réception des systèmes de chauffage de type 1 - le diagnostic des systèmes de chauffage de type 1 2. EVENEMENTS DECLENCHANT L ACTE DE RECEPTION D UN SYSTEME DE CHAUFFAGE Ceci est un rappel. Cette matière est enseignée dans le «cours réglementaire sur l arrêté chauffage». Le RIT doit faire appel à un à un chauffagiste agréé pour réaliser la réception du système de chauffage de type 1 lors de la mise en service de celui-ci dans au moins un des cas suivants: 1) après l'installation d'une chaudière neuve ou ayant déjà été utilisée ; 2) après le remplacement du corps de chaudière d'une chaudière existante dans un système de chauffage (cas typique suite à un bris dans l échangeur non réparable. Le brûleur de la chaudière est réutilisé tel quel) ; 3) après le remplacement du brûleur d'une chaudière existante dans un système de chauffage. Le brûleur nouvellement placé peut être neuf ou avoir déjà été utilisé. Le corps de la chaudière est réutilisé tel quel ; 4) après le déplacement d'une chaudière existante dans un système de chauffage qui fait l objet d un changement de localisation. Après ce changement, la chaudière fait encore et toujours partie du même système de chauffage. Exemple: une chaudière qui était placée dans une cave, suite à la transformation de celle-ci en une autre affectation, est déplacée vers le grenier et fournit sa chaleur via de nouveaux tronçons de tuyauteries au même système de chauffage. Le RIT fait appel à un chauffagiste agréé de son libre choix. Celui-ci peut donc être le professionnel qui a réalisé l installation de la chaudière ou du système de chauffage dans son ensemble ou qui réalise l'entretien, OU tout autre professionnel, pour autant qu'il dispose d un agrément valide au moment de l acte et qu'il ne soit pas lié par un contrat de travail ou d'association avec le RIT du système de chauffage qu'il réceptionne. Pour rappel, le RIT est: - le déclarant du permis d environnement ; - le titulaire du permis d environnement ; - le propriétaire du système de chauffage, en l absence de permis d environnement ; - la co-propriété du système de chauffage, en l absence de permis d environnement. Référence législative: arrêté chauffage, articles 2 et 20. 3. SYSTEMES DE CHAUFFAGE CONCERNES PAR LA RECEPTION Ceci est un rappel. Cette matière est enseignée dans le «cours réglementaire sur l arrêté chauffage». Sont concernés, les systèmes de chauffage comprenant une ou plusieurs chaudières : - d une puissance nominale supérieure à 20 kw, et - fonctionnant avec un combustible liquide ou gazeux, et - chauffant de l eau comme fluide caloporteur intermédiaire. Référence législative: arrêté chauffage, article 2. PAGE 6 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
4. CONTENU EN RESUME DE LA RECEPTION Ceci est un rappel. Cette matière est enseignée dans le «cours réglementaire sur l arrêté chauffage». Le but de la réception d'un système de chauffage de type 1 est de vérifier sa conformité aux exigences suivantes: - orifices de mesure de combustion ; - exigences relatives à la combustion et à l'émission des chaudières en fonctionnement ; - exigence relative au dimensionnement des chaudières ; - exigence relative à la modulation de puissance des brûleurs de chaudière ; - tirage de la cheminée ; - ventilation du local de chauffe ; - étanchéité du système d'évacuation des gaz de combustion et d'amenée d'air ; - exigence relative au calorifugeage des conduits et accessoires ; - exigences relatives au partitionnement ; - exigence relative à la régulation des systèmes de chauffage ; - tenue d'un carnet de bord. Rappel des exigences: Tableau 1.1: rappel des exigences Exigences techniques Contrôle périodique Réception n Nature Type1 Type2 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 Orifice de mesure sur chaudière Combustion & émissions des fumées (mesures) Modulation de la puissance (brûleur) Tirage cheminée Ventilation chaufferie et cheminée Etanchéité évacuation fumées, amenée d air Dimensionnement chaudière Calorifugeage conduits & accessoires Partitionnement chaleur et air Régulation et sa programmation Carnet de bord Comptages énergie chaudière Comptages électriques des ventilateurs Récupération chaleur air extrait Variation du débit d air neuf Comptabilité énergétique CHAPITRE 2: ORIFICES DE MESURE DE COMBUSTION Voir «module relatif au contrôle périodique». CHAPITRE 3: EXIGENCES RELATIVES A LA COMBUSTION ET A L'EMISSION DES CHAUDIERES Voir «module relatif au contrôle périodique». PAGE 7 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 4: EXIGENCE RELATIVE A LA NOTE DE DIMENSIONNEMENT DES CHAUDIERES 1. PRINCIPE GENERAL Pour les chaudières nouvellement installées, la puissance calorifique nominale nécessaire doit être préalablement déterminée suivant une certaine méthode qui peut varier d après le type d affectation du bâtiment desservi par le système de chauffage et selon qu il s agisse d un bâtiment neuf ou existant. Les chaudières «nouvellement installées» concernent les chaudières neuves et celles existantes réutilisées. Cette méthode sera fixée dans une arrêté du ministre de l'énergie actuellement en cours de rédaction. Elle prévoit les 3 situations suivantes couramment rencontrées: - CAS 1 : nouveau système de chauffage desservant un bâtiment neuf pour lequel un calcul du niveau E est exigé - CAS 2 : renouvellement d une ou plusieurs chaudières d un système de chauffage existant - CAS 3 : nouveau système de chauffage desservant un bâtiment existant Par ailleurs, une note de dimensionnement attestant de l'application correcte de la méthode doit être jointe au carnet de bord. L arrêté GRBC du 3 juin 2010 ne précise rien concernant la personne habilitée à rédiger cette note de dimensionnement. Comme pour l'ensemble des exigences, c'est le responsable des installations techniques qui est responsable de l'existence de cette note de dimensionnement, mais libre à lui de demander à une personne de son choix de la rédiger (installateur en chauffage central, bureau d étude, ingénieur-conseil). Dans un premier temps, l'exigence porte uniquement sur l existence de cette note. Référence législative : arrêté chauffage, article 6. 2. METHODE POUR LES BATIMENTS SOUMIS A DEMARCHE PEB AVEC CALCUL DU E Fait l objet d un document spécifique. 3. METHODE POUR LES BATIMENTS AVEC UN SYSTEME DE CHAUFFAGE EXISTANT Fait l objet d un document spécifique. 4. METHODE POUR LES BATIMENTS EXISTANTS SANS SYSTEME DE CHAUFFAGE EXISTANT Fait l objet d un document spécifique. CHAPITRE 5: EXIGENCE RELATIVE A LA MODULATION DE PUISSANCE DES BRULEURS DE CHAUDIERE Voir «module relatif au contrôle périodique». Conséquence pratique importante : la puissance des systèmes de chauffage de type1 n excédant jamais 100Kw, seules les chaudières à condensation avec une exigence de modulation restent concernées. PAGE 8 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 6: TIRAGE DE LA CHEMINEE Voir «module relatif au contrôle périodique». CHAPITRE 7: VENTILATION DU LOCAL DE CHAUFFE 1 Voir «module relatif à la ventilation des locaux de chauffe neufs». CHAPITRE 8: ETANCHEITE DU SYSTEME D'EVACUATION DES GAZ DE COMBUSTION ET D'AMENEE D'AIR Voir «module relatif au contrôle périodique». CHAPITRE 9: EXIGENCE RELATIVE AU CALORIFUGEAGE DES CONDUITS ET ACCESSOIRES DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE 1. PRINCIPE GENERAL Les conduits et les accessoires placés après le 1 er janvier 2011 doivent être calorifugés suivant certaines prescriptions. Tous les conduits et accessoires non calorifugés existants dans un système de chauffage avant le 1 er janvier 2011 doivent être calorifugés suivant les mêmes prescriptions, dès qu au moins une nouvelle chaudière est raccordée à ce système de chauffage. Les conduits existants avant 1 er janvier 2011 sont considérés comme calorifugés: - s'ils sont revêtus d un matériau dont l épaisseur excède 5 mm après pose si ce matériau a été posé avant 1 er janvier 2011 ; - s'ils sont revêtus d un matériau isolant de classe 1 ou 2 posé après 1er janvier 2011 et dont l épaisseur après pose est égale ou supérieure aux valeurs valables pour les conduits neufs. Les accessoires existants avant 1 er janvier 2011 sont considérés comme calorifugés: - s'ils qui sont revêtus d un matériau dont l épaisseur excède 5 mm après pose si ce matériau a été posé avant 1 er janvier 2011 ; - s'ils revêtus d un matériau posé après 1er janvier 2011 et conforme à la norme NBN D30-041. Seuls les conduits et accessoires véhiculant de l air, de l eau de chauffage et de l ECS sont à calorifuger. Les épaisseurs d isolant dépendent: - de la classe de l isolant, fonction du pouvoir isolant du matériau ; - de l environnement de la conduite ou de l'accessoire ; - du diamètre pour les conduits véhiculant de l eau de chauffage ou de l'ecs ; - de la taille de l accessoire via le diamètre constructif de raccordement à une tuyauterie ; - du type d air pour les conduits véhiculant de l air. Nouveau tuyau d eau calorifugeage obligatoire Nouvelle gaine d air calorifugeage obligatoire Nouvel accessoire d'eau calorifugeage obligatoire Tuyaux d eau existants non calorifugés après nouvelle chaudière calorifugeage obligatoire Gaines d air existantes non calorifugées après nouvelle chaudière calorifugeage obligatoire Accessoires existants non calorifugés eau calorifugeage obligatoire Référence législative: arrêté chauffage, article 11 et annexe 3. 1 Au sens de l'arrêté, les systèmes d entrées et sorties d air et les systèmes d évacuation des gaz de combustion sont compris dans les locaux de chauffe. PAGE 9 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
2. CHAMP D APPLICATION 2.1 Quels sont les bâtiments concernés? Tous, quelles que soient leurs affectations. 2.2 Quels sont les systèmes de chauffage concernés? Les systèmes de chauffage existants ne sont pas soumis aux exigences du calorifugeage tant qu ils ne font l objet d aucune modification après le 1er janvier 2011. 2.3 Quels sont les réseaux de distribution concernés? Les réseaux de distribution suivants sont concernés: - véhiculant de l air de chauffage (fluide caloporteur) ou pouvant être chauffé durant une partie de l année ; - véhiculant de l air de ventilation hygiénique pouvant être chauffé ; - véhiculant de l eau chaude alimentant des émetteurs de chaleur de tout type tels que radiateurs, convecteurs, éjecto-convecteurs, ventilo-convecteurs, panneaux rayonnants de surface (quelle que soit la surface : plancher, plafond, mur), aérothermes, batterie de chauffe d air ; - véhiculant de l eau chaude alimentant des unités terminales irriguées une partie de l année par de l eau chaude de tous types tels que éjecto-convecteurs, ventilo-convecteurs, panneaux rayonnants chaud/froid, batterie d air chaud/froid ; - véhiculant de l eau chaude sanitaires (ECS), pour tout tronçon dont la circulation forcée est réalisée durant au moins 2.000 heures/an. Ne sont donc pas concernés: - les boucles d eau chaude sanitaire fonctionnant en thermo-siphon ; - toute partie de distribution d eau de chauffage fonctionnant en thermo-siphon. Les parties fonctionnant en thermo-siphon sont écartées car c est la différence de température d eau entre des tronçons qui crée l effet moteur de la circulation. 2.4 Quels sont les conduits de distribution concernés? Ni la nature des matériaux constitutifs des conduits et accessoires, ni leur forme n est à prendre en considération. Les conduits de petites dimensions ne sont pas soumis aux exigences. - Les conduites véhiculant de l'eau chaude de chauffage ou de l'eau chaude sanitaire dont le diamètre extérieur est inférieur à 20 mm ; - Les conduits véhiculant de l'air dont la section droite de passage est inférieure ou égale à 0,025 m². Tuyaux et gaines sur le départ et sur le retour Tuyaux d eau Øext. < 20 mm pas de calorifugeage obligatoire Gaine d air section droite intérieure 0,025 m² pas de calorifugeage obligatoire Gaine d air cylindrique Øint. 178 mm pas de calorifugeage obligatoire PAGE 10 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
3. CLASSE D ISOLANT UTILISE POUR LE CALORIFUGEAGE Les isolants sont répartis en 2 classes: - classe 1: isolant dont la conductivité thermique est inférieure à 0,035 W/mK ; - classe 2: isolant dont la conductivité thermique est supérieure ou égale à 0,035 W/mK mais inférieure ou égale à 0,045 W/mK La conductivité thermique du matériau constituant le calorifugeage est la valeur déterminée: - selon les normes: o NBN EN ISO 8497 pour les matériaux mis en œuvre selon une surface cylindrique o NBN EN 12667 pour les matériaux mis en œuvre selon un plan, - à température moyenne de +10 C. Les matériaux ayant une conductivité supérieure à 0,045 W/mK ne sont pas considérés comme isolant. 4. CLASSIFICATION DE L ENVIRONNEMENT DES CONDUITS L environnement des tronçons des conduits est décrit selon les 2 catégories suivantes: Tableau 9.1: classification de l environnement des conduits Situation I Situation II Les conduits et accessoires situés: a. dans le sol, à l'extérieur ; b. dans tout espace ne faisant pas partie du volume protégé du bâtiment ; Les conduits et accessoires situés dans le volume protégé du bâtiment: a. dans un local de chauffe ou dans un local technique, dans des gaines techniques ; b. directement en apparent dans tout espace dépourvu de système de chauffage et équipé ou non d un système de climatisation ; c. directement en apparent dans tout espace équipé d un système de chauffage et d un système de climatisation ; d. dans les faux-plafonds, dans les faux-planchers, les habillages continus d unités terminales. Attention pour la «Situation I b.»: Identification des parois délimitant le volume protégé (VP). Le concept de volume protégé est exposé à l annexe 3 de ce cours. Quand le système de chauffage chauffe des espaces d un bâtiment faisant l objet d un dossier PEB, le chauffagiste agréé se renseignera auprès du «Conseiller PEB» afin de connaître les limites du volumes protégé. Quand le système de chauffage chauffe des espaces d un bâtiment ne faisant pas l objet d un dossier PEB, le chauffagiste agréé se renseignera auprès de l architecte, auteur de projet pour connaître les limites du volume protégé. 5. CALORIFUGEAGE DES TUYAUX D EAU DE CHAUFFAGE ET D ECS 5.1 Généralités 1. Il faut entendre par conduite les tronçons rectilignes, les coudes, tout autre changement de direction, les parties réalisant des changements de section de manière brusque ou progressive, les pièces de dérivation ou de convergence et ce quelque soit leur orientation dans l espace. 2. L exigence de calorifugeage de toute conduite de chauffage et d ECS dépend: de la situation de celle-ci, comme exposé au Tableau 6 ; de son diamètre extérieur ; de la classe d isolant thermique utilisé comme matériaux de calorifugeage. Le Tableau 9.2 donne en mm, les épaisseurs minimales après pose d isolant de classe 1 et 2 à placer sur les conduites. PAGE 11 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Tableau 9.2: Epaisseur d'isolant selon la situation des conduits Diamètre extérieur de la conduite en mm Isolant de classe 1 Epaisseur de l'isolant après pose en mm Situation 1 Situation 2 Isolant de classe 2 Isolant de classe 1 Isolant de classe 2 de 20 à 24,9 13 23 11 19 de 25 à 29,9 17 29 13 22 de 30 à 39,9 22 35 16 26 de 40 à 60,9 27 42 21 32 de 61 à 89,9 35 54 25 37 de 90 à 114,9 39 59 28 41 de 115 à 159,9 42 62 32 46 de 160 à 229,9 47 68 36 50 de 230 à 329,9 49 70 38 53 330 60 80 50 60 3. Le calorifuge ne peut pas être interrompu au droit des fixations des conduites. 4. Les tronçons de conduites traversant des parois du bâtiment, quelle qu en soit leur orientation sont à calorifuger selon les prescriptions suivantes: toute traversée d une longueur égale ou supérieure à 50 cm est considérée comme une "situation II" pour toute traversée d une longueur supérieure à 15 cm mais inférieure à 50 cm, le tronçon sur la longueur de la traversée est à calorifuger avec une épaisseur minimale de 10 mm (quelle que soit la classe de l isolant utilisé), pour autant qu il y ait une obligation de calorifugeage pour au moins un des 2 tronçons situés de part et d autre de la paroi traversée. 5. Excepté la traversée de parois, comme décrit ci-avant, il n y a pas d obligation de calorifuger les tuyaux encastrés dans des parois, contrairement à ce qui est prévu dans l annexe VIII de l arrêté des exigences PEB. En particulier, il n'y a pas lieu de calorifuger les conduites de chauffage et d'ecs situées en chapes. 6. Sont à calorifuger avec une épaisseur minimale de 15 mm pour un isolant de classe 1 et de 20 mm pour un isolant de classe 2, toute conduite véhiculant de l eau chaude de chauffage située directement en apparent dans tout local chauffé et non équipé d'un système de climatisation, dont le diamètre extérieur est supérieur ou égal à 50 mm et dont la circulation n est pas interrompue quand les débits des émetteurs situés dans ce local sont annulés. PAGE 12 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
5.2 Cas particuliers 1. Tuyaux de chauffage en acier selon la norme NBN A 25-103 et NBN A 25-104: Tableau 9.3: Epaisseur d'isolant selon la situation des conduits ACIER Tuyaux NBN A25-103 / 104 Diamètre DN Diamètre ext. tuyau mm Situation I Epaisseur de l'isolant après en mm Situation II Isolant de classe 1 Isolant de classe 2 Isolant de classe 1 Isolant de classe 2 10 17,2 Pas de calorifugeage obligatoire 15 21,3 13 23 11 19 20 26,9 17 29 13 22 25 33,7 22 35 16 26 32 42,4 27 42 21 32 40 48,3 27 42 21 32 50 60,3 27 42 21 32 65 76,1 35 54 25 37 80 88,9 35 54 25 37 100 114,3 39 59 28 41 125 139,7 42 62 32 46 150 168,3 47 68 36 50 200 219,1 47 68 36 50 250 273 49 70 38 53 300 323,9 49 70 38 53 350 355,6 60 80 50 60 2. Tuyaux en cuivre pour sanitaire et chauffage selon les normes NBN EN 1057 (2006) et NBN P 12-101: Tableau 9.4: Epaisseur d'isolant selon la situation des conduits CUIVRE Diamètre Diamètre ext. Tuyau mm NBN EN 1057 (2006) Situation I Epaisseur de l'isolant après en mm Situation II Isolant de classe 1 Isolant de classe 2 Isolant de classe 1 Isolant de classe 2 10,12,15,18 Pas de calorifugeage obligatoire 22x1 26,9 13 23 11 19 28x1 33,7 17 29 13 22 35x1 42,4 22 35 16 26 42x1,5 48,3 27 42 21 32 54x2 60,3 27 42 21 32 NBN P12-101 20x1 88,9 Pas de calorifugeage obligatoire 22x1 114,3 13 23 11 19 PAGE 13 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
3. Tuyaux de forme non cylindrique: Si un tuyau de forme non cylindrique est utilisé, il y a lieu de calculer le diamètre extérieur équivalent déq. Ce diamètre est le diamètre extérieur d un tuyau cylindrique qui présente le même périmètre extérieur p de la section droite que le tuyau de forme non cylindrique. On en déduit la formule de calcul classique suivante: déq = Exemple: de l eau circule dans un tube rectangulaire de 27 x 38 mm (cotes extérieures) Le calcul donne: périmètre p = 2x (27+38) = 130 mm et déq =130/Л = 41,4mm et il faut appliquer l exigence correspondant à la plage de diamètre extérieur de 40 à 60,9 mm du Tableau 9.2. Remarque importante: les tuyaux non cylindriques ne sont pas intéressants du point de vue calorifugeage car, pour une même section la surface du manteau isolant est plus grande et l exigence peut parfois être supérieure. En effet, le déq est plus grand que la cote maximale et peut amener à une plage de diamètre plus grande également. 5.3 Récapitulatif Le tableau suivant donne une autre grille de lecture: p π Tableau 9.5 : récapitulatif épaisseur de l isolant Cas Tuyaux placés.. Diamètres concernés 1 - à l extérieur Ø > 20 mm 2 - enterrés dans le sol, - dans un caniveau dans le sol Ø > 20 mm 3 - dans tout espace hors du VP Ø > 20 mm 4 5 6 7 8 9 - dans VP et dans chaufferie, - dans VP et dans local technique, - dans VP et dans une gaine technique - dans VP et dans tout faux-plafonds (1) (2) - dans VP et dans tout faux-plancher (2) - dans VP et dans tout habillage continu d unité terminale (2) - dans VP, en apparent et dans un local sans émetteurs de chaleur, sans émetteurs de refroidissement - dans VP, en apparent et dans un local sans émetteurs de chaleur, mais avec émetteurs de refroidissement - dans VP, en apparent et dans un local avec émetteurs de chaleur, et aussi avec émetteurs de refroidissement - dans VP, en apparent et dans un local avec émetteurs de chaleur, sans émetteurs de refroidissement Ø > 20 mm Ø > 20 mm Ø >20 mm Ø >20 mm Ø >20 mm Ø 50 mm Condition supplémentaire Tronçon où la circulation d eau continue quand la circulation dans tous les émetteurs est arrêtée. Epaisseurs minimales Tableau 6, situation I Tableau 9.2, situation I Tableau 9.2, situation I Tableau 9.2, situation II Tableau 9.2, situation II Tableau 9.2, situation II Tableau 9.2, situation II Tableau 9.2, situation II 15mm si isolant de classe 1 ou 20mm si isolant de classe 2 (1) : valable pour les faux-plafonds fermés et ajourés dont la proportion surfacique des ouvertures est 75% (2) : valable si le faux-plafond, le faux-plancher ou l'habillage est en contact avec un espace équipé ou non d émetteurs de chaleur, équipé ou non d émetteurs de refroidissement PAGE 14 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Du cas 9, on en déduit que dans la situation d un local chauffé (non équipé d émetteurs de refroidissement) représentée à la figure suivante, aucun tuyau n est à calorifuger. Figure 9.1: cas sans calorifuge obligatoire PAGE 15 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
5.4 Exemples de situations de tuyaux d eau à calorifuger Exemple 1: Cas d un local chauffé (non refroidi) par 2 radiateurs alimentés à partir du fauxplafond fermé. Tronçon 1 : DN50 soit Ø = 60,3 mm >50 mm A calorifuger par 15mm minimum d isolant classe 1 car correspond au cas 9 du Tableau 9.5 Tronçon 2 : DN32 soit Ø = 42,4 mm <50 mm Pas de calorifuge obligatoire local non refroidi (2) DN 32 (3) faux-plafond (1) DN50 Tronçon 3 : dans faux-plafond: en PVC et Ø=77 mm, à calorifuger départ et retour par 25 mm minimum d isolant de classe 1 ou 37 mm minimum d isolant de classe 2 car correspond au cas 5 du Tableau 9.5 Figure 9.2: Exemple 1 Exemple 2 : Cas d un local chauffé (refroidi) par 2 radiateurs alimentés à partir du fauxplafond fermé. Tronçon 1 : DN50 soit Ø=60,3 mm > 20 mm. A calorifuger selon les épaisseurs reprises dans le Tableau 9.2, situation II. Correspond au cas 8 du tableau 9.5 Tronçon 2 : DN32 soit Ø=42,4 mm > 20 mm. A calorifuger selon les épaisseurs reprises dans le Tableau 6, situation II. Correspond au cas 8 du Tableau 9.5. Pas de calorifuge obligatoire Tronçon 3 dans faux- plafond: en PVC et Ø = 77 mm, à calorifuger conduites de départ et retour par 25 mm minimum d isolant de classe 1 ou 37 mm minimum d isolant de classe 2 car cela correspond au cas 5 du tableau 9.5. local refroidi (2) DN 32 (3) Figure 9.3: Exemple 2 faux-plafond (1) DN50 PAGE 16 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Exemple 3: Cas d un local chauffé (non refroidi) par 2 radiateurs alimentés à partir d une colonne apparente. Tronçon 1 : en DN32 soit Ø = 42,4 mm < 50 mm La circulation y est présente quand les 2 radiateurs sont arrêtés. Correspond au cas 9 du Tableau 9, mais comme le Ø < 50 mm, il n y a pas d obligation de calorifuger. (1) DN32 (4) DN20 (2) (3) DN15 Tronçon 2 : en DN25. Tronçon 3 : en DN15. Tronçon 4 : en DN20. Pour les tronçons 2, 3 et 4, la circulation d eau est annulée quand les 2 radiateurs sont arrêtés. Correspond au cas 9 du Tableau 9, mais comme la circulation est arrêtée, il n y a pas d obligation de calorifuger. Figure 9.4: Exemple 3 PAGE 17 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
6. CALORIFUGEAGE DES CONDUITS VEHICULANT DE L AIR 6.1 Principes Il faut entendre par conduit d air les tronçons rectilignes, les coudes, tout autre changement de direction, les parties réalisant des changements de section de manière brusque ou progressive, les pièces de dérivation ou convergence et ce quelle que soit leur orientation dans l espace. L exigence de calorifugeage des conduits d air est exprimée par une valeur minimale de l épaisseur de la couche isolante après pose, quelle que soit la forme de la section droite du conduit. L exigence de calorifugeage des conduits d air dépend de: l emplacement du conduit d air, caractérisé par la situation précisé ci-avant ; du type d air au sens de la norme NEN 13779 :2004 ; de la température de l air véhiculé dans le conduit c'est-à-dire des températures nominales de dimensionnement des installations directement après traitement qui correspondent aux conditions de base de température d hiver et d été en vertu des normes en vigueur ; de la classe de l isolant thermique précisée ci-avant ; de la présence d équipements spécifiques. L épaisseur minimale après pose (en mm) pour le calorifugeage est reprise dans le Tableau 9.6 suivant: Tableau 9.6: épaisseur de l isolant. Conduits d air Type d air présent dans le conduit Air neuf Conditions Température de l air véhiculé indifférent Situation du conduit 2 toutes les situations sauf I a. Epaisseur minimale de calorifuge (en mm) Isolant de classe 1 20 25 Isolant de classe 2 35 C I 40 50 Air fourni, 25 C et 35 C > 35 C II 20 25 I 80 100 II 40 50 Air recyclé, Air mélangé, Air repris si présence d un récupérateur de chaleur ou d un dispositif de recyclage en aval indifférent I 40 50 indifférent II 20 25 Rappel: Les gaines d air circulaires d'un diamètre de 80, 100, 125, 150 et 160 mm ne sont pas soumises à l obligation de calorifugeage. Exemple: Figure 9.5 2 Voir tableau 9.1 PAGE 18 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Figure 9.5 : illustration de gainage à calorifuger 6.2 Type d air véhiculé: Selon la norme NEN 13779 :2004: (1) Air neuf: air pénétrant dans le système ou par une ouverture en provenant de l extérieur avant tout traitement d air (2) Air fourni: flux d air pénétrant dans la pièce traitée ou air pénétrant dans le système après un traitement d air (5) Air repris: flux d air sortant de la pièce traitée (6) Air recyclé: air repris qui est renvoyé dans le système de traitement d air (7) Air rejeté: flux d air déchargé dans l atmosphère. (12) Air mélangé: air contenant 2 flux aérauliques ou plus Ces différents types d air sont représentés sur la Figure 9.6 suivante: Figure 9.6 : illustration des types d air selon NEN 13779 PAGE 19 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Origine de la mise en mouvement de l air. Les conduits concernés ici sont ceux qui conduisent de l air en mouvement. Comme il n est nullement précisé l origine de cette circulation, les exigences de calorifugeage s appliquent à une circulation forcée (via des ventilateurs) et à une circulation naturelle (thermo-siphon). Les conduits d air concernés par les exigences. Les conduits concernés ici sont ceux qui appartiennent à: 1. tout système de ventilation hygiénique appartenant à un système de chauffage, c.-à-d.dès qu il y a chauffage de l air (centralisé ou décentralisé) ; 2. un système de chauffage à air chaud : naturel ou forcé ; 3. un système combiné ventilation hygiénique et chauffage à air chaud ; 4. un système de climatisation par air, où l air est chauffé pendant une certaine période de l année, combinée ou non avec une ventilation hygiénique. Les conduits appartenant aux systèmes suivants ne sont pas concernés par les exigences de calorifugeage. 1. un système de ventilation hygiénique sans chauffage de l air introduit autre que via un récupérateur de chaleur sur l air repris ou sur l air rejeté, et ce quel que soit le type (A ou B ou C ou D) ; 2. un système de chauffage à air chaud dont aucune chaleur apportée n est produite par une chaudière (fluide caloporteur = eau) ; 3. un système de ventilation VMC gaz ; 4. un système de climatisation par air, où l air est uniquement refroidi (voir prochain arrêté sur les systèmes de climatisation). Pour rappel : classification des 4 systèmes de ventilation hygiénique Amenée d air neuf de manière naturelle mécanique Evacuation de l air de manière naturelle mécanique Système A Système C (extraction simple flux) Système B (pulsion simple flux) Système D (double flux) Les caractéristiques suivantes des gaines d air n entrent pas en considération pour la mise en application de l exigence de calorifugeage: - la forme de la section de la gaine : circulaire, carrée, rectangulaire, oblongue, etc. - le tracé de la gaine : rectiligne, courbe, etc. - la nature du matériau constitutif des parois du conduit: acier galvanisé, PVC, etc. - la présence d un absorbant phonique - la rigidité: souple, rigide. PAGE 20 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
6.3 Récapitulatif De manière plus explicite et détaillée par zone de localisation (de l extérieur vers l intérieur): Tableau 9.7 : récapitulatif épaisseur isolant pour conduits d air Caractéristiques du conduit Localisation du conduit d air à l extérieur, enterré hors VP Partout dans VP sauf apparent dans local uniquement chauffé Apparent dans tout local uniquement chauffé Air véhiculé Conditions Epaisseur minimale de calorifuge (mm) Isolant de classe 1 Isolant de classe 2 Amenée d air neuf --- 0 0 1 Air fourni t air 35 C 40 50 2 Air recyclé, Air mélangé Air repris t air > 35 C 80 100 3 --- 40 50 4 Pas de récupérateur (1) en aval Si récupérateur(1) en aval 0 0 5 40 50 6 Amenée d air neuf 20 25 7 Air fourni t air 35 C 40 50 8 Air recyclé, Air mélangé Air repris t air > 35 C 80 100 9 --- 40 50 10 Pas de récupérateur (1) en aval Si récupérateur(1) en aval 0 0 11 40 50 12 Amenée d air neuf 20 25 13 Air fourni t air < 25 C 0 0 14 Air recyclé, Air mélangé Air repris 25 C t air 35 C 20 25 15 t air > 35 C 40 50 16 --- 20 25 17 Pas de récupérateur (1) en aval Si récupérateur(1) en aval 0 0 18 20 25 19 Amenée d air neuf 20 25 20 Air fourni Air recyclé, Air mélangé Air repris 0 0 21 Situation n (1) : tout dispositif de récupération d énergie, échangeur statique, échangeur rotatif (roue), récupérateur thermodynamique (PAC). 6.4 Exemples de situations de gaines d air à calorifuger A. Cas d un système de ventilation et de chauffage: Un groupe de pulsion GP pulse de l air dans une salle de gymnastique d une école. Un thermostat d ambiance agit sur la batterie de chauffe P pour compenser les déperditions et chauffer la salle. Le groupe d extraction GE extrait de l air vicié de la salle (à 18 C en saison de chauffe par exemple) et le pulse sur un récupérateur de chaleur GF qui cède sa chaleur à la batterie R. L ensemble des équipements de A à D est placé dans un petit local technique compris dans le VP. L ensemble des équipements de E à H est placé dans un cabanon sur la toiture hors VP. PAGE 21 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Le clapet V1 est normalement ouvert et V2 normalement fermé quand la température ta est < 20 C. Quand ta > 21 C, V1 se ferme et V2 s ouvre, permettant de by-passer la batterie de préchauffe R. Figure 9.7 : calorifuge pour une VMC double flux avec récupérateur (source IBGE et Energie +) Quelles sont les exigences de calorifugeage en classe 1? Partie pulsion: en pointe hivernale - tronçons AB, BR, BC (via le by-pass) : air neuf dans VP d où un calorifugeage de 20 mm d épaisseur (situation n 13) ; - tronçons RCP : air fourni (car déjà traité par «R») dans VP, tc ~12 C d où pas de calorifugeage obligatoire (situation n 14) ; - tronçons PD : air fourni (car déjà traité par «P») dans VP, td ~40 C VP d où un calorifugeage de 40 mm d épaisseur (situation n 16) ; - tronçons DS : air fourni (car déjà traité par «P») apparent dans local uniquement chauffé (salle) d où pas de calorifugeage (situation n 21). Partie extraction: en pointe hivernale - tronçons SE : air repris apparent dans local uniquement chauffé (salle) pas de calorifugeage (situation n 21) ; - tronçons EF : air repris hors VP avec un récupérateur en aval, un calorifugeage de 40 mm d épaisseur. (situation n 12) ; - tronçons GH : air repris hors VP avec un récupérateur en amont, pas de calorifugeage (situation n 11). B. Cas d un système de ventilation double flux à pulsion neutre: Pulsion neutre : pulsion de l air hygiénique à une température très proche de la consigne de température d air (ambiante) des locaux chauffé. Immeuble de bureaux : valeurs typiques 1. consigne de t ambiante: 21 C, 2. consigne de t air pulsé: 21 C+ 1 = 22 C, Disposition des gaines selon la Figure 14 suivante, tout en apparent. Réseau de pulsion en aval de P: Aucune gaine n est règlementairement à calorifuger car t air pulsé < 25 C. Voir situations n 14 et 21. Réseau de pulsion en amont de E: Aucune gaine n est règlementairement à calorifuger. Voir situations n 18 et 21. PAGE 22 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Figure 9.8 : calorifuge pour une VMC double flux à pulsion chauffée (source IBGE et Energie +) Cas particulier: Ventilation double flux à pulsion non réchauffée, selon la Figure 9.9 Ce système de ventilation ne fait pas partie du système de chauffage. Les exigences de calorifugeage ne lui sont pas applicables. Attention cependant aux risques bien réels de condensation durant une partie de l année. Figure 9.9 : calorifuge pour une VMC double flux à pulsion non chauffée (source IBGE et Energie +) 7. CALORIFUGEAGE DES ACCESSOIRES DE CHAUFFAGE ET D ECS 7.1 Texte règlementaire: Les accessoires, y compris les brides (le cas échéant), dont la dimension correspond à un raccordement à une tuyauterie dont le diamètre extérieur est supérieur à 50 mm sont calorifugés selon la norme NBN D30-041, si ils sont placés dans une des situations 3 suivantes : I, IIa, IIb,IIc. 3 Voir tableau 9.1 PAGE 23 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
7.2 Identification des accessoires concernés: Sont à considérer comme accessoires de chauffage et d ECS: 1. vannes 2 voies de toute fonction motorisée ou manuelle : isolement, équilibrage, de mesure, de régulation, de tout type : à boisseau sphérique, papillon, à soupape à siège inclinée ou droit, à membrane, etc. 2. vannes 3 voies de toute fonction : de réglage, de régulation motorisées ou manuelles, tout type : à boisseau sphérique, papillon, à soupape à siège droit ; 3. vannes 4 voies de toute fonction : de réglage, de régulation motorisée ou manuelle, tout type : à boisseau sphérique, papillon, à soupape à siège droit ; 4. pot de décantation, débourbeur ; 5. cloche de désaération ; 6. bouteille casse-pression ; 7. filtre ; 8. clapet anti-retour ; 9. brides ; 10. corps de pompes et circulateurs ; 11. compteurs d eau ; 12. entretoises ; 13. soupape de pression différentielle. Hors champs: vases d expansion, cuves, ballons de stockage. Figure 9.10: vanne à boule et paire de brides PAGE 24 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Figure 9.11: vannes d isolement à soupape à siège droit Figure 9.12: vannes d isolement à soupape à siège incliné Figure 9.13: vanne de réglage à papillon et paire de brides PAGE 25 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Figure 9.14: vanne papillon Figure 9.15: vanne motorisée de régulation à 3 voies PAGE 26 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Figure 9.16: filtre Figure 9.17: pot de décantation à calorifuger Figure 9.18: aérateur PAGE 27 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Figure 9.19: compteur d eau chaude Figure 9.20: entretoises Figure 9.21: soupape de pression différentielle PAGE 28 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Ni les collecteurs, ni les bouteilles casse-pression ne sont considérés comme des accessoires mais comme un ensemble de conduites qui doivent à ce titre, être calorifugées. Figure 9.22: bouteille casse-pression sur les circuits secondaires Figure 9.23 : bouteille casse-pression sur le circuit primaire Figure 9.24 : bouteille casse-pression PAGE 29 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
7.3 Exigences selon la norme NBN D30-041 La norme NBN D30-041 précise les prescriptions de calorifugeage de la robinetterie et accessoires de tuyauterie et son application. Ces prescriptions sont d application pour: - tout accessoire et robinetterie véhiculant de l'eau chaude de chauffage ou sanitaire, quelle que soit sa température (contrairement au titre du 7.1 de la norme qui parle de t > 60 C). - des dimensions prévues pour raccordement de tuyaux dont le diamètre extérieur est supérieur à 50 mm (contrairement au 7.1 de la norme qui concerne les Ø > DN40 (diam. ext = 48 mm)) Tableau 9.8 : épaisseur calorifugeage accessoires Solution technique Enveloppe Matériau isolant Pouvoir isolant Anorak : matelas souple préfabriqué Capot : boîte préfabriquée Souple, sans découpe ultérieure. Tôle aluminium épaisseur 0,8 mm ou Matériau synthétique de rigidité équivalente Laine de roche avec ρ 40 kg/m³ Laine de verre avec ρ 24 kg/m³ Laine minérale dont le λ n est pas altéré par l eau. épaisseur minimum initiale = 60mm Résistance thermique 1,5 m²k/w (1) (1) En considérant le λ typique des laines minérales de λ = 0,04 W/mK on obtient une épaisseur minimale de e = 1,5 x 0.04 = 0,06m soit 60 mm. En pratique, les 2 épaisseurs minimales exigées sont donc bien les mêmes pour les 2 techniques. 7.4 Exemples de réalisations de calorifugeage selon NBN D30-041: Figure 9.25 : calorifugeage d accessoires avec matelas PAGE 30 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Figure 9.26: pose de manteaux Figure 9.27: démontés pour vanne PAGE 31 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Figure 9.28: capot monté sur une vanne 7.5 Particularités pour les circulateurs et pompes. a) Pour les circulateurs: pas d'obligation de calorifugeage, car effectivement la partie "enroulement du moteur électrique" peut être affecté par le rehaussement de température consécutive à la pose de matelas. C est la partie marquée «NC» sur la Figure 9.30 suivante. Seule la partie du corps de pompe proprement dite est visée par le calorifugeage. Si le circulateur est placé avec une coquille moulée isolante prévue par le fabricant même du circulateur, comme représentée à la Figure 9.29, cette solution est acceptée en lieu et place de l exigence de la NBN D30-041. b) Pour les pompes: même philosophie que pour les circulateurs. Comme représentée à la Figure 9.31, la partie marquée «C» doit être calorifugée (si diam. ext. > 50 mm), l autre partie marquée «NC» peut également l être sans que cela ne soit une obligation. Figure 9.29: coquille isolante moulée pour le corps de circulateur PAGE 32 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Figure 9.30: NC partie à ne pas calorifuger Figure 9.31: pompe à moteur séparé 7.6 Particularités pour les vannes motorisées. Pour les vannes motorisées: a) la partie "moteur" : pas d'obligation de calorifugeage, car effectivement la partie "enroulement du moteur électrique ou thermique " peut en être affecté ; PAGE 33 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
b) la partie "corps de la vanne" proprement dit doit être calorifugé si les conditions sont remplies (diamètre). Figure 38 - Vanne 3 voies motorisée 7.7 Localisations où l exigence de calorifugeage des accessoires est d application a) Les accessoires concernés par l exigence de calorifuge le sont qu ils soient placés indifféremment sur le départ ou le retour ou quelque partie mitigée d un circuit d eau chaude. b) L exigence de calorifugeage doit être examinée si l accessoire se trouve dans les cas 1, 2, 3, 4, 7, 8 ou 9 du Tableau 9.5 7.8 Exemples de situations d accessoires à calorifuger: Exemple 1: Cas d un local chauffé (mais non refroidi) par 2 radiateurs alimentés à partir du faux-plafond fermé. Tronçon 1: DN50 soit Ø = 60,3 mm >50mm L accessoire A1est à calorifuger car correspond au cas 9 du Tableau 9.5. Tronçon 2: DN32 soit Ø = 42,4 mm <50mm L accessoire A2 : pas de calorifuge obligatoire car dimension trop petite. Tronçon 3: dans faux-plafond: en PVC et Ø=77 mm, L accessoire A3: pas de calorifuge obligatoire car correspond au cas 5 du Tableau 9.5 Figure 9.33: exemple 1 PAGE 34 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Exemple 2: Cas d un local chauffé (mais non refroidi) par 2 radiateurs alimentés à partir d une gaine technique. Tronçon 1: DN65 soit Ø = 76 mm > 50 mm L accessoire A1 est à calorifuger car correspond au cas 4 du Tableau 9.5 Tronçon 2: DN50 soit Ø = 60,3 mm < 50 mm L accessoire A2: pas de calorifuge obligatoire car correspond au cas 9 énoncé ci-avant, le débit d eau s annule quand on ferme les 2 radiateurs. Figure 9.34: exemple 2 7.9 Dérogations a) Il peut être dérogé au calorifugeage des conduits et accessoires existants avant le 01/01/2011 en cas d'inaccessibilité ; b) Hormis dans des bâtiments neufs, il peut être dérogé au calorifugeage des conduits et accessoires avec les épaisseurs exigées si l environnement direct de ces conduits et accessoires ne le permet pas. Dans ce cas ces conduits et accessoires sont à calorifuger avec les épaisseurs maximales que permet l environnement direct. Procédure à suivre: 1) Elément déclenchant : présence d une nouvelle chaudière? Oui, car on est en phase de réception ; 2) Le conduit existe-t-il avant le 1/1/2011? Si non, la règlementation générale vue ci- avant est d application. Si oui, continuer à l étape 3 ; 3) Le conduit est-t-il accessible? Si non, le conduit est laissé dans l état actuel c.-à-d. pas de nouveau calorifugeage. Passer à l examen des autres conduits. Si oui, continuer à l étape 4 ; 4) Y a-t-il actuellement présence d un revêtement (quelque en soit le matériau) sur le conduit? Si non, continuer à l étape 9. Si oui, continuer à l étape 5 ; 5) Le revêtement présent actuellement a-t-il été posé avant le 1/1/2011? Si non, continuer à l étape 7. Si oui, continuer à l étape 6 ; 6) L épaisseur du revêtement présent actuellement est-elle 5 mm? SI ou,i le conduit est laissé dans l état actuel c.-à-d. pas de nouveau calorifugeage (car il est considéré comme calorifugé). Passer à l examen des autres conduits. Si non, continuer à l étape 9 ; 7) Le calorifugeage a donc été posé après l entrée en vigueur de l arrêté chauffage. Il convient de vérifier la validité du matériau utilisé en se posant la question : la conductivité de l isolant utilisé est-elle > à 0,045 W/mK? Si non, le calorifuge a un pouvoir isolant suffisant et continuer à l étape 8. Si oui, continuer à l étape 9 ; 8) Le calorifuge présent actuellement a-t-il une épaisseur aux valeurs prescrites dans cet arrêté chauffage? Si oui, ce conduit est conforme. Passer à l examen des autres conduits. Si non, continuer à l étape 9 ; 9) Y a-t-il une ou des limitations d espace dans l environnement immédiat du conduit qui entrave(nt) le placement d un calorifuge avec l épaisseur prescrite? Par limitation, il faut entendre des murs, voile de structure, machines, autres tuyauteries, etc. c.-à-d. tout objet dont le coût de démolition ou déplacement est disproportionné par rapport au coût du calorifugeage proprement dit. Ce jugement est affaire de bon sens! A titre d exemple : l armoire du concierge, les matelas oubliés, le bac à sel, ne sont pas considérés comme des obstacles. Si non, il faut que le calorifuge soit conforme aux exigences PEB, et ensuite passer au conduit suivant. Si oui, il faut calorifuger avec un matériau dont la conductivité λ est < 0,045 W/mK et placer l épaisseur maximale possible que permet l environnement direct. 10) Ensuite passer au conduit suivant. PAGE 35 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Le logigramme suivant est une représentation synoptique des questionnements et décisions. Figure 9.35: logigramme de questionnement pour le calorifugeage 7.10 Finitions des calorifugeages de conduits & accessoires Le calorifugeage consiste en la pose d une (ou plusieurs) couche(s) de matériaux thermiquement isolants sur les conduites et accessoires en vue d en limiter très fortement l échange thermique avec l ambiance environnante. L exigence sur les conduites vise à l obtention d une performance thermique minimale du calorifugeage. Le plus important est de garder à l esprit la durabilité du calorifugeage c.-à-d. la bonne tenue dans le temps de la performance thermique initiale. Il faudra tenir compte des agents pouvant potentiellement accélérer le vieillissement ou participer à leur dégradation, tels que les rayons UV (soleil), oiseaux (piqûres), rongeurs (souris,..), vandalisme, etc. Le choix du matériau isolant, des finitions, des modes de fixation, etc.,sort du cadre de l arrêté chauffage. Ces considérations constructives importantes sont du ressort: - des clauses techniques d un cahier spécial des charges quand il existe ; - ou des règles de l art. PAGE 36 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 10: EXIGENCES RELATIVES AU PARTITIONNEMENT 1. PRINCIPE GENERAL Les systèmes de chauffage placés ou modifiés après le 1er janvier 2011 doivent respecter certaines prescriptions relatives au partitionnement de la distribution d'eau chaude de chauffage et d'air. Ces prescriptions définissent le placement d organe d arrêt sur la distribution d eau de chauffage et sur la distribution d air dans le but de créer des parties de bâtiment (dénommée zones) où les circulations des fluides peuvent être arrêtées en cas d inoccupation prolongée, évitant de ce fait des consommations d énergie inutiles. PARTITIONNEMENT = ZONAGE = Créer des zones = Créer une subdivision de la distribution Référence législative : arrêté chauffage, article 12 et annexe 4. 2. CHAMP D APPLICATION 2.1 Quels sont les bâtiments concernés? Tous, quelles que soient leurs affectations. 2.2 Quels sont les réseaux de distribution concernés? Les réseaux de distribution suivants sont concernés : 1. véhiculant de l air de chauffage (fluide caloporteur) ou pouvant une partie de l année être chauffé ; 2. véhiculant de l air de ventilation hygiénique, pouvant être chauffé ou non ; 3. véhiculant de l eau chaude alimentant des émetteurs de chaleur de tous types tels que radiateurs, convecteurs, éjecto-convecteurs, ventilo-convecteurs, panneaux rayonnants de surface (quelle que soit la surface : plancher, plafond, mur), aérothermes, batterie de chauffe d air ; 4. véhiculant de l eau chaude alimentant des unités terminales irriguées une partie de l année par de l eau chaude de tous types tels que éjecto-convecteurs, ventilo-convecteurs, panneaux rayonnants chaud/froid, batterie d air chaud/froid. Ne sont donc pas concernés, les réseaux de distribution : 1. d eau glacée ; 2. d eau chaude sanitaire produite (en boucle ou non). Ni la nature des matériaux, ni la forme des conduits, ni les endroits où ils passent ne sont à prendre en considération. 2.3 Quels sont les systèmes de chauffage concernés? Uniquement les distributions des systèmes : 1. nouvellement placés après le 1/1/2011 2. existants mais faisant l objet de modifications après le 1/1/2011 Cela veut dire que les systèmes de chauffage existants ne faisant l objet d aucune modification après le 1/1/2011, ne sont pas soumis aux exigences du partitionnement. 3. EXIGENCES POUR LES SYSTEMES NEUFS 3.1 Principes L exigence consiste à: 1. placer un organe de sectionnement à l entrée de la zone et un organe de sectionnement à la sortie de cette même zone ; 2. définir les espaces compris dans la zone, selon des critères qui peuvent dépendre de l affectation. Les zones sont raccordées hydrauliquement ou aérauliquement entre elles en parallèle, comme représenté à la Figure 10.1. PAGE 37 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Figure 10.1: représentation des zones en perspective 1. une zone est un ensemble de locaux contigus de même affectation et ayant des besoins thermiques, des exigences de confort, des horaires et des régimes de fonctionnement similaires ; 2. chaque zone dessert au maximum 1.250 m2 de superficie plancher chauffé ou ventilé ; 3. en dérogation au point 2, une zone peut avoir une superficie égale à 1.875 m² maximum à condition qu'elle jouxte sur le même étage une autre zone dont la superficie est égale à 625 m² maximum, si les critères de similarité énoncés au point 1 sont mieux satisfaits grâce à ce zonage ; 4. chaque habitation individuelle constitue une zone ; 5. lorsque des locaux contigus à affectation de bureaux et services et ayant des besoins thermiques, des exigences de confort, des horaires et des régimes de fonctionnement similaires sont situés sur plusieurs étages, on crée au moins autant de zones que d'étages de telle sorte que chaque zone regroupe des locaux situés sur un même étage. Attention: les surfaces planchers indiquées (1.250ou 1.875 m²) ne reprennent que les surfaces planchers des locaux ou espaces qui sont activement chauffés. Sont donc exclus, les locaux chauffés indirectement et ceux qui ne contiennent pas d émetteur de chaleur. PAGE 38 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
3.2 Organes de sectionnement On entend par: 1. organe de sectionnement, un organe de sectionnement manuel, un organe d isolement dont le passage de l état ouvert à l état fermé (écoulement nul) se fait par action manuelle uniquement. 2. organe de sectionnement motorisé, un organe d isolement dont le passage de l état ouvert à l état fermé (écoulement nul) se fait par l action d un moteur (quel qu en soit le type = thermique, servo-moteur unidirectionnel, bidirectionnel, ). L esprit de cette exigence incline à ce que les commandes électriques de toutes les zones créées soient centralisées dans un coffret en chaufferie ou près de l accueil dans le cas d un immeuble tertiaire. Toute vanne ou clapet d air de régulation motorisé peut être réutilisé comme organe de sectionnement motorisé si la commande de fermeture est prioritaire par rapport à la commande de régulation et que l isolement est assuré. Pour les réseaux hydrauliques de distribution d'eau chaude de chauffage, les points d'entrée et de sortie de zone des conduites doivent être équipés d'organes de sectionnement. Pour le point d'entrée de zone, l'organe de sectionnement doit être motorisé si le système de chauffage comprend plus d une zone. Pour les immeubles à appartements, l accès aux organes de sectionnement aux points d'entrée et de sortie de la zone doit être possible via l'appartement constituant la zone ou via un espace commun. Pour les réseaux aérauliques de distribution d'air des bâtiments à affectation de bureaux et services, les gaines d'air fourni et d'air repris doivent être équipées d'organes de sectionnement motorisés aux points d'entrée et de sortie de la zone. 3.3 Récapitulatif Le tableau suivant résume le type d organe de sectionnement règlementaire : Tableau 10.1 : récapitulatif organes de sectionnement Bâtiment Toutes affectations Toutes affectations Toutes affectations autres que bureaux & services (2) de bureaux & services de bureaux & services Réseau de distribution concerné hydraulique hydraulique aéraulique aéraulique aéraulique Nombre de zone 1 zone hydraulique > 1 zone hydraulique indifférent 1 zone aéraulique >1 zone aéraulique Au point à l entrée de zone 1 organe de sectionnement manuel 1 organe de sectionnement motorisé Pas d organe de sectionnement obligatoire (1) 1 organe de sectionnement manuel 1 organe de sectionnement motorisé Au point à la sortie de zone 1 organe de sectionnement manuel 1 organe de sectionnement manuel Pas d organe de sectionnement obligatoire (1) 1 organe de sectionnement manuel 1 organe de sectionnement motorisé (1) : pas obligatoire sur le plan règlementaire, mais vivement conseillé pour une maintenance facilitée. (2) : ceci est le cas en particulier pour les systèmes de ventilation hygiénique type C ou D commune à un ensemble de logements (immeuble de logements collectifs). 4. EXIGENCES POUR LES SYSTEMES MODIFIES Lorsqu il y a remplacement ou ajout de réseaux hydrauliques de distribution d'eau chaude de chauffage et/ ou aérauliques de distribution d'air, les exigences sont applicables aux locaux desservis par ces réseaux. PAGE 39 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 11: EXIGENCE RELATIVE A LA REGULATION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE 1. DECLENCHEMENT DE L EXIGENCE Tant qu il n y a pas de modification(s) aux chaudières, la règlementation accepte que les équipements de régulation en place restent en l état. Dès qu il y a installation d une nouvelle chaudière c.-à-d. d une chaudière neuve (qui n a jamais servi), la règlementation considère que l investissement financier consenti mérite que tout le système de chauffage desservi par cette nouvelle chaudière bénéficie d une régulation efficace sur le plan énergétique. Elément déclencheur = une nouvelle chaudière Dans le cas où la chaufferie comprend plus d une chaudière, pour faire simple, il suffit qu une nouvelle chaudière s ajoute ou en remplace une existante, pour qu il y ait mise en conformité de la régulation. Une régulation énergétiquement efficace d un système de chauffage donné est un ensemble de boucles de régulation qui fait fonctionner les différents composants du système de manière telle à obtenir le rendement annuel maximal tout en garantissant 2 résultats: - obtenir partout et à tout moment le service attendu ; - garantir la pérennité de chaque équipement (brûleur, chaudière, pompe, vannes 3 ou 4 voies motorisées, CTA...) (développement durable). Les composants sont : 1. production de chaleur : via une seule chaudière ou une batterie de chaudières ; 2. distribution de chaleur : via un ou des collecteurs, via un ou des circuits, via une ou plusieurs pompes ; 3. émission de chaleur : à un type d émetteur ou panaché ; radiateurs, convecteurs, plancher rayonnant, aérothermes, ventilo- convecteurs ; 4. production d ECS : de type instantané, à accumulation (pure), semi-accumulation Il n y a pas une régulation type idéale car: 1. il y a une multitude de systèmes de chauffage ; 2. parfois, seulement certains composants sont rénovés! L annexe 5 de l arrêté chauffage donne les principes à suivre: 1. exprimés en obligation de résultats et pas de moyen à mettre en œuvre ; 2. répartis selon les composants. Figure 11.1: représentation des parties, production, distribution et émission PAGE 40 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Avertissement : Au moment de l installation de la nouvelle chaudière, le chauffagiste agréé devra analyser l état des régulations existantes et celle de la nouvelle chaudière afin d en vérifier la conformité selon les prescriptions de l annexe 5 de l'arrêté chauffage. Il n y a pas systématiquement nécessité de faire investir le RIT dans de nouveaux équipements de régulation. 2. NECESSITE DE DEFINIR LA REGULATION La famille des «xxstats». Les «xxstats» sont des régulateurs qui regroupent de façon compacte les 4 composants de la boucle de régulation (mesure comparaison transmission - action). Leur mode d action est souvent équivalent à celui d un simple contact électrique type "ouvert / fermé" c.-à-d. du "tout ou rien". Ainsi dans la famille des «xxstats», on rencontre: 1. des thermostats: régulation de températures en général ; 2. des thermostats d ambiance: régulation d une température d air dans un local ; 3. des aquastats: régulation d une température d eau ; 4. des aquastats de chaudière: régulation d une température d eau régnant dans la chaudière ou sur le départ de celle-ci ; 5. des pressostats ou manostats: régulation d une pression ; 6. des hygrostats: régulation d une humidité relative. Il existe des modèles mécaniques et des modèles électroniques, plus précis. Dans les thermostats d ambiance et aquastats de type mécanique, la détection est effectuée par un élément sensible à la température, la comparaison est effectuée par un ressort d équilibre et l action est réalisée par l ouverture et la fermeture d un circuit électrique. La régulation d une installation de chauffage par thermostat d ambiance peut consister en une succession de marche / arrêt de la chaudière: 1. il fait trop chaud, le contact électrique du thermostat s ouvre et la chaudière s arrête ; 2. il fait trop froid, le contact électrique du thermostat se ferme et la chaudière se met en route. Les " stats " sont utilisés pour des chaînes de régulation simples, particulièrement dans le domaine de la sécurité. Attention à la définition d une régulation analysée sur le terrain : Exemple: le système de chauffage de cette maison est régulée par un thermostat d ambiance dans le living. Vous croyez avoir tout dit. Il n en est rien; car rien n est dit! En effet, le système de chauffage peut être régulé selon 3 modes différents. Mode 1: le thermostat d ambiance pilote le brûleur. Un thermostat d'ambiance placé dans un local témoin (ici, le living) commande directement la mise en route du brûleur. La régulation consiste ici en une succession de marche / arrêt du brûleur de la chaudière: 1. il fait trop chaud dans le local témoin, le contact électrique du thermostat s ouvre et le brûleur s arrête. 2. il fait trop froid dans le local témoin, le contact électrique du thermostat se ferme et le brûleur de la chaudière se met en route. La température d eau dans la chaudière ou à la sortie de celle-ci n est pas régulée, le capteur ne fait partie d aucune boucle de régulation. PAGE 41 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
L aquastat coupe le brûleur quand la température d eau a atteint sa consigne, même si le thermostat d ambiance est encore en demande. L aquastat ne sert que de limitateur en fixant une température maximale. La température d eau dans la chaudière est flottante avec une limite supérieure égale à la consigne de l aquastat. Le circulateur de l'installation fonctionne en continu, c.-à-d. qu il ne fait partie d aucune boucle de régulation! Il est hors jeu. Ceci est illustré à la figure suivante: Symboles: TA = thermostat d ambiance Aq = aquastat de chaudière B = brûleur R = robinet manuel de radiateur Figure 11.2: brûleur piloté par un thermostat Figure 11.3 En résumé : Il y a une seule boucle de régulation : thermostat d ambiance /brûleur Température d eau : non régulé = flottante avec un plafond = t aquastat PAGE 42 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Circulation continue. Mode 2 : Le thermostat d ambiance pilote le brûleur et le circulateur. Un thermostat d'ambiance placé dans un local témoin (ici, le living) commande directement la mise en route du brûleur et du circulateur. La régulation consiste ici, en une succession de marche / arrêt du brûleur de la chaudière et du circulateur : 1. Il fait trop chaud dans le local témoin, le contact électrique du thermostat s ouvre et le brûleur et le circulateur s arrêtent. 2. Il fait trop froid dans le local témoin, le contact électrique du thermostat se ferme et le brûleur de la chaudière et le circulateur se mettent en route. Figure 11.4: brûleur et circulateur pilotés par un thermostat P = pompe (ou circulateur) Pour la circulation d eau : variante. Le thermostat d ambiance commande en parallèle le fonctionnement du circulateur de l'installation, avec une temporisation à l arrêt c.-à-d.: enclenchement directement (une circulation dans la chaudière au démarrage du brûleur est souhaitée sur bon nombre de chaudières ) mais arrêt retardé (post-fonctionnement de quelque minutes), le circulateur évacue la chaleur emmagasinée dans la chaudière à l'arrêt du brûleur. En résumé : Il y a une seule boucle de régulation : thermostat d ambiance /brûleur + circulateur. Température d eau : non régulé = flottante avec un plafond = t aquastat Circulation discontinue. Mode 3 : Le thermostat d ambiance pilote le circulateur. Il y a 2 boucles de régulation indépendantes l une de l autre. Boucle 1 : Régulation de la distribution (circulation d eau chaude). Un thermostat d'ambiance placé dans un local témoin (ici, le living) commande directement la mise en route du circulateur. La régulation consiste ici en une succession de marche / arrêt du brûleur de la chaudière et du circulateur : 1. Il fait trop chaud dans le local témoin, le contact électrique du thermostat s ouvre et le circulateur s arrête. 2. Il fait trop froid dans le local témoin, le contact électrique du thermostat se ferme et le circulateur se met en route. PAGE 43 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Figure 11.5: circulateur piloté par un thermostat Boucle 2 : Régulation de la chaudière = régulation de la température d eau chaude sortant de la chaudière). La régulation de la chaudière consiste ici en une succession de marche / arrêt du brûleur de la chaudière : 1. Si la température d eau sortant de la chaudière est trop chaude, le contact électrique de l aquastat s ouvre et le brûleur s arrête. 2. Si la température d eau sortant de la chaudière est trop froide, le contact électrique de l aquastat se ferme et le brûleur se met en route. La température d eau dans la chaudière ou à la sortie de celle-ci est régulée à une consigne bien précise. 3. REGULATION TERMINALE POUR LE REGIME NORMAL 3.1 Régulation en fonction de la température mesurée dans le local Les émetteurs de chaleur doivent être équipés de robinets thermostatiques ou régulés en fonction de la température mesurée dans le local. tous les émetteurs sont régulés de manière à avoir une régulation de la température ambiante dans chaque local. 2 moyens sont possibles: 1. placement de robinets thermostatiques. 2. placement d une régulation d ambiance propre à un local. Le principe de régulation d application est celui de la régulation en fonction de la température intérieure. Le principe est théoriquement le plus sûr car le régulateur contrôle directement la grandeur à régler. Le régulateur «surveille» la température ambiante du local par l intermédiaire d un capteur. En mode chauffage, si la température ambiante chute, le régulateur donne l ordre d augmenter la puissance de chauffage et inversement. Réalisation concrètes possibles: 1. placement d un robinet thermostatique sur chaque radiateur situé dans un même local 2. placement d un robinet thermostatique sur la conduite (si elle existe) alimentant tous les radiateurs situés dans un même local et rien qu eux. 3. placement d un thermostat d ambiance commandant directement une vanne placée sur la conduite (si elle existe) alimentant tous les radiateurs, et rien qu eux, situés dans un même local. PAGE 44 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Figure 11.6: régulation par température du local Figure 11.7: régulation par température du local 3.2 Régulation climatique Lorsque la superficie plancher des locaux chauffés par le système de chauffage est supérieure ou égale à 400 m2, les émetteurs de chaleur de ce système de chauffage sont alimentés en eau chaude dont la température est régulée de manière variable selon une mesure de la température d air extérieur. La plage de variation de la température d eau de départ est égale au moins à 85% de l écart de température entre la température d eau de départ nominale et la consigne de température ambiante maximale des locaux chauffés par ces émetteurs de chaleur. L arrêté chauffage prescrit un principe: dès que la superficie plancher des locaux chauffés par le système de chauffage est supérieure ou égale à 400 m², il faut que l eau chaude envoyée vers la totalité des émetteurs de chaleur de ce système de chauffage soit régulée par un régulateur climatique, selon le concept vu ciavant. Il impose une qualité minimale du régulateur climatique: disposer d une plage suffisamment grande pour la variation de la température d eau de départ. Mais, il ne prescrit pas comment réaliser un système de chauffage qui suit ce principe. C est ainsi que l arrêté chauffage ne précise nullement: à quel niveau de l installation l eau de chauffage doit être glissante en fonction de la température extérieure ; comment est réalisée cette température variable. Pour vérifier la qualité minimale du régulateur climatique, il faut calculer la plage minimale selon la formule: PL = 0,85 x (t départ nominale - Consigne max. de t ambiante) PAGE 45 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Applications: Immeuble de bureau: Emetteurs = radiateurs en régime classique 90/70 C Consigne max. de t ambiante = 21 C PL = 0,85 x (90-21) = 58,7 C. La t d eau doit pouvoir varier dans la plage de 90 C à 90-58,7 = 31,3 C Maison unifamiliale: Emetteurs = radiateurs en régime moyenne t 75/65 C (EN442 ) Consigne max de t ambiante = consigne dans salle de bain = 24 C PL = 0,85 x (75-24) = 0,85 x 51 C = 43,3 C La t d eau doit pouvoir varier dans la plage de 75 C à 75-43,3 = 31,7 C Maison unifamiliale nouvelle K35: Emetteurs = rayonnement par le sol, en régime moyenne t 45/37 C Consigne max. de t ambiante = consigne dans salle d e bain = 24 C PL = 0,85 x (45-24) = 0,85 x 21 C.= 17,85 C La t d eau doit pouvoir varier dans la plage de 45 C à 45-17,8 = 27,2 C Attention: si le régulateur comprend des limites haute et basse. Figure 11.8: illustration de la plage minimale «PL» de variation de température glissante Réalisations concrètes possibles: Sont considérées comme solutions techniques répondant à l exigence a 2), si la plage PL est suffisante: 1. température glissante d eau sortant de la chaudière, voir Figure 11.9. 2. température d eau sortant d une vanne motorisée 3 voies ou 4 voies placée juste après la chaudière, voir Figures 11.10 et 11.11. 3. température d eau sortant d une vanne motorisée 3 voies (ou 4 voies) placée sur chaque départ de circuit après le collecteur, voir Figure 11.12. 4. température d eau sortant d une vanne motorisée 3 voies (ou 4 voies ) placée sur chaque départ de circuit après le collecteur, glissante en fonction d une température d air extérieur mais corrigée par une température intérieure (local témoin), voir Figure 11.13. Régler la courbe de chauffe. Voir Figure 11.14. PAGE 46 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Figure 11.9: température glissante au niveau de la chaudière Figure 11.10: température glissante par l intermédiaire d une vanne mélangeuse 3 et 4 voies Figure 11.11: température glissante limitée à la chaudière et sans limite après une vanne 3 voies PAGE 47 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Figure 11.12: température glissante en aval des 2 circuits secondaires sans correction de température intérieure ambiante Figure 11.13: température glissante en aval des 2 circuits secondaires avec correction de température intérieure ambiante PAGE 48 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Figure 11.14: visualisation d un réglage de la courbe de chauffe Référence législative : arrêté chauffage, annexe 5, point 1 4. REGULATION POUR LES REGIMES DE RALENTI ET HORS GEL 4.1 Régime de ralenti Un dispositif de régulation doit permettre de réaliser un régime de ralenti durant les périodes d inoccupation temporaire, c.-à-d. d atteindre et de maintenir des températures intérieures inférieures aux valeurs de confort de quelques degrés. En pratique: température de ralenti = température de confort ( 3 à 5 C) Référence législative: arrêté chauffage, annexe 5, point 2 1 4.2 Régimes hors gel et anti-condensation Un dispositif de régulation doit permettre de réaliser un régime de mise hors gel (ou anti-condensation) durant les périodes d inoccupation prolongée. Le régime de mise hors gel permet d atteindre et de maintenir des températures intérieures évitant le gel d eau dans les locaux et le régime d anti-condensation permet d atteindre et de maintenir des températures intérieures les plus basses possibles tout en évitant l apparition de condensations superficielles. En pratique : - température de mise hors gel : ~ 5 C - température d anti-condensation: 8 à 10 C L arrêté chauffage ne précise pas lequel de ces 2 derniers régimes est à appliquer. Il appartient au RIT de décider le régime le plus adapté selon les risques encourus : présence d eau ou de liquides, degré d hygrométrie plus ou moins important, dégradations possibles de parois en présence de condensations superficielles (selon la nature des matériaux entre autre), etc. Référence législative : arrêté chauffage, annexe 5, point 2 2 4.3 Dispositifs de régulation 1. Pour les systèmes de chauffage mis en service pour la première fois après le 1er janvier 2011, les dispositifs de régulation permettant de réaliser le régime de ralenti et le régime hors gel travaillent avec contrôle(s) d ambiance, c.-à-d. en tenant compte de l évolution d une ou plusieurs températures intérieures prises dans un ou plusieurs locaux témoins. PAGE 49 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Quand un nouveau système de chauffage est installé complètement après le 1er janvier 2011, la présence d un ou plusieurs capteurs de température est exigée dans les espaces (prise de température ambiante) où le régime de ralenti ou de mise hors gel est souhaité. Ce capteur permet de fixer de manière suffisamment précise le niveau de température (en dessous duquel il ne convient pas de descendre) et surtout de ne pas émettre de la chaleur dans cet espace tant que la température n est pas suffisamment proche du niveau désiré. Pour les systèmes de chauffage existant avant le 1er janvier 2011 mais équipés d une nouvelle chaudière (placée après l application de l arrêté), le contrôle d'ambiance n'est pas exigé, pour ne pas alourdir l investissement financier. Cela reste néanmoins conseillé. Par contre, des dispositifs de régulation permettant de réaliser le régime de ralenti et le régime hors gel doivent bien être prévus. En pratique, le régime de température abaissée d inoccupation peut être réalisé par un abaissement de température d eau de départ au niveau d un circuit ou mieux au niveau de la chaudière. 2. Pour les bâtiments dont le programme horaire d inoccupation temporaire est identique pour tous les locaux chauffés par le système de chauffage en question, le dispositif de régulation permettant de réaliser le régime de ralenti agit directement sur la chaudière ou l ensemble de chaudières. La période d'inoccupation peut être considérée comme temporaire lorsqu'elle sa durée est du même ordre de grandeur que la constante de temps du bâtiment. En pratique, pour un bâtiment à inertie moyenne: de ½ jour à 3 jours. 3. Pour les bâtiments dont le programme horaire d inoccupation prolongée est identique pour tous les locaux chauffés par le système de chauffage en question, le dispositif de régulation permettant de réaliser le régime hors gel agit directement sur la chaudière ou l ensemble de chaudières. La période d'inoccupation peut être considérée comme prolongée lorsque sa durée est sensiblement plus grande que la constante de temps du bâtiment. En pratique, pour un bâtiment à inertie moyenne: de 4 à 5 jours et plus. Remarque: dans le cas de bâtiments où différentes valeurs de températures intérieures d inoccupation ne sont pas justifiées, l arrêté chauffage exige que la régulation agisse directement au niveau de la chaudière (ou de l ensemble des chaudières, le cas échéant). Si le système de chauffage est complètement neuf, c est le capteur d ambiance exigé qui enclenchera la marche ou non de la chaudière. Référence législative: arrêté chauffage, annexe 5, point 2 3, 4 et 5 5. PROGRAMMATION DES CHANGEMENTS DE REGIME 5.1 Programmateur à horloge et optimiseurs 1. Si la superficie plancher des locaux chauffés par le système de chauffage en question est inférieure à 400 m², la commutation entre le régime normal, le régime de ralenti et le régime hors gel doit être réalisée à heures fixes au moyen d un programmateur à horloge. L horloge doit être à réserve de marche de 48 heures minimum et permettre la programmation de minimum 7 jours. Une réserve de marche de 48h veut dire que l horloge est à même de fonctionner encore correctement pendant une période de 48h après une coupure d alimentation électrique. Cette réserve augmente sensiblement les chances que l horloge reste à l heure. 2. Si la superficie plancher des locaux chauffés par le système de chauffage en question est supérieure ou égale à 400 m², la commutation entre le régime normal, le régime de ralenti et le régime hors gel doit être réalisée à heures variables par un optimiseur. L horloge doit être à réserve de marche de 48 heures minimum et permettre la programmation de minimum 365 jours. Un optimiseur est avant tout un calculateur qui va déterminer les meilleures moments pour réaliser les commutations. Ces moments seront fonction de différents paramètres. On trouve sur le marché différents types d optimiseurs avec des niveaux de sophistications variés. PAGE 50 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Voici les principaux types d optimiseurs disponibles: 1) optimiseur basé sur la température extérieure seule : le moment de la coupure et de la relance varie en fonction de la température extérieure. Lorsque la température extérieure augmente, le refroidissement du bâtiment est plus lent. L'heure de coupure est donc avancée automatiquement. De même, la température intérieure atteinte durant l'inoccupation et l'énergie nécessaire à la relance est plus faible. L'heure de la relance est donc retardée. Ce type d'optimiseur ne mesurant pas la température intérieure présente une certaine imprécision en ce qui concerne le moment précis où la température intérieure d'occupation sera atteinte. 2) optimiseur basé sur la température extérieure et intérieure : l'adjonction de la température intérieure atteinte durant l'inoccupation comme paramètre de décision pour enclencher la relance permet une plus grande précision dans la définition de l'heure de relance. Ce dispositif limite les risques d'inconfort et optimalise le temps de coupure et minimise ainsi la consommation d énergie. La paramétrisation de ce type de programmateur reste délicate. En effet, il faut procéder par essais - erreurs, puisque plusieurs paramètres importants restent inconnus de l'utilisateur : l'inertie thermique du bâtiment, le degré de surpuissance du chauffage, etc. 3) optimiseur autoadaptatif: le programmateur adapte automatiquement ses paramètres de réglage au jour le jour, en fonction des résultats qu'il a obtenu les jours précédents. Par rapport à l'optimiseur décrit ciavant et bien réglé, l'optimiseur autoadaptatif n'apportera pas d'économie d'énergie complémentaire. Son rôle est de faciliter (l'utilisateur ne doit plus intervenir systématiquement) et donc d'optimaliser le réglage. L autoadaptation devrait de préférence pouvoir être désactivée. 4) optimiseur «à la relance»: cet optimiseur ne calcule que la commutation inoccupation vers occupation. 5) optimiseur «arrêt et relance»: cet optimiseur calcule un arrêt anticipé (commutation de l occupation vers l inoccupation ainsi que la relance (commutation de l inoccupation vers l occupation). Figure 11.15: évolution en fonction du temps de la température intérieure avec horloge et optimiseur Référence législative : arrêté chauffage, annexe 5, point 3 1 et 2 5.2 Gestion de la commutation entre deux régimes Lors d une commutation entre deux régimes, la puissance de chauffage est nulle ou maximale de façon à minimiser les durées des phases de transition. En d'autres termes: 1) lors du passage de l occupation à l inoccupation, la puissance calorifique transmise s annule ; 2) lors du passage de l inoccupation à l occupation, la puissance calorifique transmise devient maximale pour atteindre à nouveau la consigne de confort le plus rapidement possible. Référence législative : arrêté chauffage, annexe 5, point 3 5.3 Résumé Ici, l arrêté chauffage précise comment le passage entre le régime normal (en occupation) et les régimes d inoccupation est organisé. Le mode de commutation demandé dépend uniquement de l importance du système de chauffage. Cette importance est caractérisée par la surface plancher des locaux chauffés. PAGE 51 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Le mode de commutation à appliquer se fait selon le tableau suivant: Tableau 11.1 : programmation des changements de régime Importance du système de chauffage S plancher locaux chauffés < 400 m² S plancher locaux chauffés 400 m² Mode de commutation 6. ARRET AUTOMATIQUE DU CHAUFFAGE horloge hebdomadaire (au moins) avec réserve de marche de 48h OU optimiseur pilotée par horloge annuelle (au moins) avec réserve de marche de 48h optimiseur pilotée par horloge annuelle (au moins) avec réserve de marche de 48h La régulation doit mesurer les besoins de chauffage des locaux. Si les besoins sont nuls, la régulation doit mettre les chaudières à l arrêt. «La régulation doit mesurer les besoins de chauffage» est à comprendre comme «la régulation doit déterminer à tout moment s il y a encore un besoin significatif de fournir de la chaleur». Cette fonction correspond à ce que la plupart des matériels actuels appellent «fonction eco». Ces régulateurs informés en permanence de la température extérieure et d une température intérieure, (dans un local témoin) tiennent compte du passé des conditions météo et détermine via un algorithme quand il ne faut quasi plus apporter de la chaleur. Une fois cette décision prise, ordre est donné d arrêter la chaudière ou la cascade de chaudière (voir " Régulation de l'ensemble des chaudières d'un même système de chauffage"). Il y a un ou plusieurs paramètres à régler. Un autre type de régulateur de conception plus simple, peut aussi convenir. Il s agit d un régulateur qui compare à tout moment la température d air extérieur instantanée à un seuil (réglable) et décide en cas de dépassement, de l arrêt des chaudières. Référence législative: arrêté chauffage, annexe 5, point 4. 7. GESTION DES CIRCULATEURS ET POMPES. Les pompes et circulateurs doivent être gérés de manière telle que leur fonctionnement soit asservi au besoin thermique. Cela veut dire que chaque pompe (ou circulateur) est commandé en tout ou rien (marche ou arrêt) ou à débit variable par un régulateur pour : - le maintien de consigne (d occupation et d inoccupation) ; - l arrêt automatique (voir ci-avant) de chauffage de l ensemble ou d une partie du bâtiment (via un circuit hydraulique spécifique). Besoin thermique nul %débit d eau nul Donc, finis les circulateurs qui tournent tout le temps et oubliés de tous! Application de ces principes: une régulation existante comprenant un régulateur de température ambiante (1 local témoin) agit sur une vanne 3 voies mélangeuse permettant de réguler un réseau de radiateurs à température variable. Le circulateur qui pulse l eau dans ce circuit doit être mis à l arrêt quand la vanne 3 voies est positionnée en 100% recyclage (par sécurité et ce, après une temporisation de quelques minutes). En effet, à cette position correspond un besoin thermique nul, donc une fourniture de chaleur nulle et un débit annulé. Référence législative:arrêté chauffage, annexe 5, point 5 8. REGULATION D UN ENSEMBLE DES CHAUDIERES D'UN MEME SYSTEME DE CHAUFFAGE Ne concerne par les systèmes de type 1 car il n y a qu une seule chaudière. PAGE 52 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 12: TENUE D'UN CARNET DE BORD 1. QU EST CE QU UN CARNET DE BORD? Carnet de bord: dossier rassemblant tous les documents ayant trait aux installations techniques et aux bâtiments dans lesquels ces installations se trouvent. Autrement dit: carnet de bord = base documentaire du système de chauffage. Référence législative: arrêté chauffage, article 1. 2. PRINCIPE GENERAL Un carnet de bord doit être constitué lors de l installation du système de chauffage et doit être maintenu à jour par toute personne intervenant sur ce système pendant son exploitation. Les personnes intervenant sur un système de chauffage peuvent être les suivantes: - tout technicien chaudière qui réalise un contrôle périodique ; - tout technicien chaudière qui réalise un entretien en dehors du cadre règlementaire ; - toute société de maintenance qui réalise des prestations sur ledit système ; - tout chauffagiste agréé qui réalise une réception au sens de l arrêté chauffage ; - tout chauffagiste agréé qui réalise un diagnostic (de type 1) au sens de l arrêté chauffage ; - toute personne réalisant un diagnostic thermique/énergétique du système de chauffage et /ou du bâti desservi, en dehors du cadre règlementaire de l arrêté chauffage ; - toute personne, RIT, chauffagiste ou entreprise quelconque procédant à des modifications du système de chauffage Référence législative: arrêté chauffage, article 14 1. PAGE 53 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
3. CONTENU MINIMAL DU CARNET DE BORD Toutes les informations reprises dans le tableau suivant: Tableau 12.1 : contenu minimal du carnet de bord Aspect Nature du document Partie concernée Connaissance technique des équipements en service Règlementaire Règlementaire et Connaissance technique de la qualité du système de chauffage Notice de montage Notice d utilisation Notice d entretien Notice d utilisation y compris la paramétrisation La feuille de route Attestation de contrôle périodique Attestation de réception Note de dimensionnement Rapport de diagnostic de type 1 Factures (ou copie) d approvisionnement en combustible gazeux Connaissance des consommations d énergie Factures (ou copie) d approvisionnement en combustible liquide Chaudière Pompe/circulateurs Tuyaux Collecteurs Emetteurs de chaleur Gaines d air Calorifugeage Centrale de traitement d air Ventilateurs Vannes de réglage (équilibrage) Traitement de l air Traitement de l eau, etc. Tout composant de régulation centralisé et décentralisé et de sa programmation : Robinets thermostatiques Thermostat d ambiance Régulateurs climatique ou non Vannes de régulation Variateurs de débit, etc. Système de chauffage Chaudière Système de chauffage Chaudière renouvelée, brûleur renouvelé Système de chauffage Relevés des indexes de compteur Dates des relevés Relevés de l état du ou des stocks Quantités livrées Dates des relevés Il est par ailleurs conseillé que ce carnet de bord contienne tous les éléments complémentaires tels que plans, schémas, croquis, photos, mesures diverses, etc. Référence législative: arrêté chauffage, annexe 6, 1 4. PARTICULARITES DE SYSTEMES DE CHAUFFAGE EXISTANTS Pour les systèmes de chauffage qui existent avant le 1 er prescriptions reprises dans le tableau suivant: janvier 2011, le contenu est conforme aux Tableau 12.2 : particularités des systèmes de chauffage existants Etat du système Aucune modification apportée sur le système après le 1 er janvier 2011 Pour chaque modification apportée sur le système après le 1 er janvier 2011 Contenu du carnet de bord Rassembler tous les documents qui existent. Compléter par tous les documents liés à cette modification PAGE 54 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Qu entend-on par modification? Toute suppression, mise hors service (sans nécessairement enlèvement physique), ajout, déplacement des composants tels que chaudière, autre générateur de chaleur, pompe, circulateur, ventilateur, émetteur de chaleur, équipements de régulation, mode d action des régulateurs, etc. 5. MISSION DU CHAUFFAGISTE AGREE VIS-A-VIS DU CARNET DE BORD 1. Le chauffagiste agréé a pour mission de vérifier: o que le carnet de bord existe bien ; o que les informations sont bien concentrées et accessibles ; o que les informations sont bien tenues à jour, y compris sa propre prestation. 2. Le chauffagiste agréé a pour mission de rapporter sur l attestation de réception l état de conformité par «Oui» ou «Non» et dans ce dernier cas, signaler le ou les manquements constatés. PAGE 55 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 13: DONNEES COMPLEMENTAIRES DEMANDEES AU BENEFICE DES CERTIFICATEURS 1. FINALITES DE CES DONNEES Des données complémentaires sont demandées au chauffagiste agréé afin de transmettre des caractéristiques du système de chauffage sur l attestation de réception. Le cas échéant, ultérieurement, ces données seront utilisées par un certificateur lorsqu il collectera les données nécessaires pour établir un «certificat énergétique» d un bâtiment existant comprenant le système de chauffage en question. 2. REPONSES DEMANDEES. Les données à «relever in situ», lors de la visite de «Réception» sont toutes celles qui permettent de répondre aux 7 questions suivantes par «Ou»i ou «Non». En fonction de la réponse, il peut y avoir le cas échéant d autres sous questions. 1. Pouvez-vous constater la présence d'un régulateur qui définit la température d'eau de la chaudière en fonction d'une sonde extérieure? Oui/Non Cette question porte sur la présence d un régulateur qui agit sur la température d eau de la chaudière même et pas en aval. 2. Pouvez-vous constater dans le système de chauffage la présence d'une vanne 3 voies ou d'une sonde extérieure? Oui/Non Il s agit bien ici d un régulateur ou vanne 3 voies qui agit sur la température d eau qui est en aval de la chaudière comme par exemple : sur les circuits secondaires ou sur le départ d un collecteur. 3. Pouvez-vous constater la présence d'une pompe à chaleur? Oui/Non Il s agit d identifier dans le système de chauffage à réceptionner, la présence d une pompe à chaleur. Si Oui : question 3a. Quel en est le vecteur énergétique? Gaz / Electricité? Il s agit d identifier la nature de la source d énergie qui alimente le moteur entraînant le compresseur de la PAC. Si Oui : question 3b. Quel en est le type? Eau souterraine - Eau / Sol - Eau / Air extérieur - Eau / Air Extérieur - Air / Autre? Il s agit d identifier le type de milieu auquel sont raccordés le condenseur et l évaporateur de la PAC. Dans l option «autre», mentionner la situation rencontrée qui ne se trouve pas dans les 4 cas énoncés. Si Oui : question 3c. La PAC est-elle également utilisée pour la production d'ecs? Oui/Non Il s agit d identifier si le condenseur de la PAC délivre totalement ou partiellement de la chaleur pour la production d'ecs. 4. Les tuyauteries de chauffage présentes dans le local de chauffe sont-elles toutes isolées? Oui/Non Il s agit d identifier si toutes les tuyauteries (>= DN20 ou de plus de 20 mm de diamètre extérieur) véhiculant de l eau chaude pour le chauffage ou la production d ECS présentes dans la chaufferie et /ou dans le local technique sont calorifugées. Sont considérées comme calorifugées, les conduites recouvertes d un matériau d une épaisseur de plus de 5 mm. Si Non : y a-t-il plus de 50 mètres courants de conduites non isolées? Oui/Non Il s agit d estimer si la longueur cumulée des tronçons de tuyaux non-calorifugés dans la chaufferie et /ou dans le local technique, tous diamètres confondus, dépasse les 50 m. 5. Pouvez-vous constater en chaufferie la présence d'une cuve de stockage de l'eau de chauffage non reliée à une pompe à chaleur? Oui/Non PAGE 56 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Il s agit d identifier la présence ou non dans la chaufferie et /ou dans le local technique, d au moins une cuve de stockage d eau utile pour les besoins de chauffage des locaux et/ou ventilation 6. Pouvez-vous constater en chaufferie la présence d'une cuve de stockage d'ecs? Oui/Non Il s agit d identifier la présence ou non dans la chaufferie et /ou dans le local technique, d au moins une cuve de stockage d eau utile exclusivement à la production d ECS. Si Oui : Est-elle thermiquement bien isolée? Oui/Non Il s agit d identifier si la cuve est isolée avec au moins 20 mm d un matériau isolant. Si Oui : Quel est le volume de la (somme des) cuve(s) : < 100 l, de 100 à 200 l, >200 l? Il s agit d estimer le volume total des cuves (ballon) dans la chaufferie et /ou dans le local technique, par rapport aux plages renseignées. 7. Pouvez-vous constater la présence d'une boucle de circulation d'ecs? Oui/Non Il s agit d identifier la présence d'une boucle de circulation d'ecs, que celle-ci soit à circulation forcée (via un circulateur à fonctionnement partiel ou continu) ou à circulation par thermo-siphon et que la boucle alimente ou non tous les points de puisage d ECS. Si Oui : Est-elle isolée thermiquement sur toute sa longueur visible? Oui/Non Sont considérées comme calorifugées, les conduites recouvertes d un matériau d une épaisseur de plus de 5 mm. Il s agit d identifier si la longueur totale visible des tuyaux de la boucle est bien calorifugée. 3. DIFFICULTES POUR REPONDRE Si le chauffagiste agréé ne peut répondre par «Oui» ou «Non», il lui est instamment demandé d écrire sur le document de l attestation, en regard de la question, la raison ou les raisons pour lesquelles il ne peut répondre. Par exemple: impossibilité d accéder à tel local, machine «xyz» non identifiée. Il peut bien sûr compléter son analyse par un avis personnel, par exemple: je pense que la machine située au 2 ème étage est une PAC. Toute question laissée sans réponse Oui/Non, non accompagnée de raison, ni avis, rend l attestation incomplète. PAGE 57 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 14: DECLARATION DE CONFORMITE DE L ATTESTATION DE RECEPTION Une fois exécutée la vérification de chacune des exigences d'application pour la chaudière et le dispositif de ventilation et d'évacuation des gaz de combustion, le chauffagiste agréé doit statuer sur l'état de conformité globale et inscrire le résultat sur l attestation de réception. L état global peut être déclaré conforme si chacun des points repris dans le tableau 14.1 suivant est conforme. Tableau 14.1 : conformité de l attestation de réception Emissions de la chaudière( combustion ) Température nette seuil maximum Indice fumée seuil maximum Concentration en O 2 seuil minimum Concentration en CO seuil maximum Concentration en CO 2 seuil minimum Rendement de combustion seuil minimum Evacuation des gaz de combustion Présence d orifices, éventuellement réalisés lors de la réception : OUI/NON Tirage seuil minimum de 5 Pa Etanchéité des conduits OUI/NON Ventilation du local de chauffe neuf ou rénové, selon normes : OUI/NON/sans objet Ventilation du local de chauffe existant, selon prescriptions du Ministre : OUI/NON/sans objet Modulation de la puissance de la chaudière La modulation de puissance de la chaudière répond-elle à l'exigence énoncée à l'article 7 de l arrêté chauffage? OUI/NON/sans objet Exigences relatives au système de chauffage Le calorifugeage des conduits et des accessoires de distribution d'eau chaude de chauffage est-il conforme à l'article 11 du présent arrêté? Oui/Non Le calorifugeage des conduits et des accessoires de distribution d'eau chaude sanitaire est-il conforme à l'article 11 du présent arrêté? Oui/Non Le calorifugeage des conduits et des accessoires de distribution d'air est-il conforme à l'article 11 du présent arrêté? Oui/Non Les distributions d'eau chaude et d'air (partitionnement) sont-elles conformes à l'article 12 du présent arrêté? Oui/Non La régulation et sa programmation sont-elles conformes à l'article 13 du présent arrêté? Oui/Non Le carnet de bord est-il conforme à l'article 14 du présent arrêté? Oui/Non Combustible gazeux Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Combustible liquide Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme (En cas de dérogation, ce point ne doit pas être pris en compte dans la déclaration de conformité) Si oui, alors conforme (En cas de conditions météorologiques anormales, ce point ne doit pas être pris en compte dans la déclaration de conformité) Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui ou sans objet, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Si oui, alors conforme Pour un système de chauffage de type 1 avec une chaudière: - au gaz, il faut satisfaire à 17 conformités individuelles pour obtenir la conformité globale ; - au mazout, il faut satisfaire à 18 conformités individuelles pour obtenir la conformité globale. PAGE 58 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 15: LES DEFAUTS ET LES MESURES A PRENDRE 1. DEFAUTS QUI ONT ETE ELIMINES PENDANT CETTE INTERVENTION Le chauffagiste agréé inscrit sur l'attestation de réception, le ou les défauts/anomalies auxquels il a été possible de remédier lors de cette réception. Exemple: pose d une grille d entrée d air pour la ventilation du local de chauffe. 2. DEFAUTS QUI NE PEUVENT PAS ETRE ELIMINES PENDANT CETTE INTERVENTION Le chauffagiste agréé inscrit sur l'attestation de réception, le ou les défauts/anomalies constatés auxquels il a été possible de remédier lors de cette réception. Exemple: les principaux tuyaux DN40 existants ne sont pas calorifugés dans le couloir des caves. 3. MESURES A PRENDRE POUR ELIMINER CES DEFAUTS Le chauffagiste agréé inscrit sur l'attestation de réception, le ou les actions à entreprendre pour l élimination probable ou certaine de ces défauts. Exemple: il faudrait calorifuger les principaux tuyaux DN40 existants qui ne sont pas calorifugés dans le couloir des caves. CHAPITRE 16: REMPLIR LA FEUILLE DE ROUTE Le chauffagiste agréé complète la feuille de route dont le contenu minimal est défini à l annexe 2 de ce cours. Si aucune feuille de route n existe, le chauffagiste agréé l établit pour l ensemble des chaudières du même système de chauffage. Référence législative: arrêté chauffage, article 26 3 et annexe 8. PAGE 59 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
CHAPITRE 17: RECAPITULATIF DES OPERATIONS A REALISER LORS DE LA RECEPTION Le tableau suivant reprend l ensemble des opérations techniques et administratives que le chauffagiste agréé est amené à réaliser pour exécuter une réception complète. Tableau 17.1 : récapitulatif des opérations de réception Opérations à exécuter Résultat obtenu 0) Demander le carnet de bord et le consulter Disposer de la feuille de route, des attestations des contrôles périodiques antérieurs, des réceptions antérieures, du rapport de diagnostic 1) Déterminer la date de construction de la chaudière Année Y ou inconnue 2) Déterminer la puissance de la chaudière P [kw] ou inconnue 3) Si 2) inconnue, faire les mesures nécessaires pour déterminer la puissance au brûleur P [kw] 4) Examiner le ou les orifices de mesures: - existant(s) utilisables - inexistant(s) mais réalisable(s) - inexistant(s) avec 2 conduits concentriques (dérogation) 5) Examiner l analyseur de gaz de combustion: - est-il étalonné? - est-il en ordre de marche? 6) Réaliser les mesures d analyse des fumées de la cjhaudière. Imprimer le ticket. 7) Nettoyer le conduit de fumée (le cas échéant) 8) Nettoyer les composants de la chaudière(si pas neuve ) 9) Comparer les résultats des mesures des gaz de combustion avec les exigences: - si tout est conforme, agrafer le ticket à l attestation. - si une mesure n est pas conforme, tenter d atteindre le seuil. 10) Réaliser la mesure du tirage de l évacuation 11) Vérifier l étanchéité des conduits d évacuation et d'amenée 12) Examiner la ventilation du local de chauffe: - local neuf ou rénové - local existant, vérifier les exigences des prescriptions ministérielles, le cas échéant 13) Identifier les défauts, les mesures à prendre 14) Vérifier l exigence du calorifugeage des conduits & accessoires 15) Vérifier l exigence relative aux partitionnements 16) Vérifier l exigence sur les régulations 17) Vérifier l exigence de la tenue d un carnet de bord Orifice(s) disponible(s) (sauf si dérogation) Analyseur disponible 18) Statuer sur l'état de conformité globale Conforme ou non-conforme 19) Emettre des recommandations si nécessaires sur: - interventions complémentaires (non règlementaires) - ventilation du local de chauffe - utilisation rationnelle de l énergie 20) Compléter l attestation de réception, la dater et la signer 21) Remettre ou transmettre l attestation au RIT. 22) Compléter et le cas échéant créer la feuille de route 23) Si l attestation de réception est CONFORME: - en informer/rappeler le RIT. - transmettre une copie de l attestation à l IBGE (dans les 30 jours) 24) Si l attestation de réception est NON-CONFORME : - informer/rappeler les devoirs du RIT pour la remise en conformité. - transmettre une copie de l attestation à l IBGE (dans les 30 jours) 25) Archiver une copie de cette attestation (durant 4 ans) 26) Compléter le registre chronologique des contrôles périodiques (les 4 dernières années ) PAGE 60 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
ANNEXE 1: REALISATION DES ORIFICES DE MESURE 1. INTRODUCTION Cette annexe est issue d un document rédigé par l ATTB. Lorsqu une installation de chauffage central n est pas équipée d orifice de mesure, le technicien réalise l orifice lors de la mise en service de l appareil ou lors du premier contrôle de combustion suite à une intervention sur la partie combustion de l appareil ou lors d une prestation d entretien ou de contrôle périodique. 2. GENERATEURS DE CHALEUR NON ETANCHES (TYPE B) 2.1 Générateurs de chaleur équipés de brûleur pulsé gaz ou mazout Lorsque la partie horizontale du conduit d évacuation des gaz de combustion, située en amont du premier coude, est suffisamment longue et isolée, l orifice de mesure est disposé à une distance correspondant à 2xD (D = diamètre intérieur du conduit d évacuation des gaz de combustion), mesuré depuis la sortie du générateur de chaleur (Figure A.1). Si cette partie horizontale n est pas isolée, le perçage se fera immédiatement à la sortie de la boîte à fumée du générateur. Figure A.1: orifice de mesure situé sur un conduit d évacuation de gaz de combustion, lorsque la partie située avant le premier coude est suffisamment longue Si un coude est présent, à une distance inférieure à une distance de 2 x D, mesurée depuis la sortie du générateur de chaleur, l orifice de mesure est disposé à une distance 1 x D après le coude (Figure A.2). Figure A.2: orifice de mesure situé sur un conduit d évacuation de gaz de combustion, lorsque la partie située avant le premier coude n est pas suffisamment longue L'ouverture sera percée sous un angle de 45 degrés dans la partie supérieure de la conduite (Figure A.3). Cela présente l avantage que la sonde de mesure est présentée en oblique et que moins de condensats risquent de pénétrer dans l appareil de mesure. PAGE 61 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Figure A.3: percement de l'ouverture sous un angle de 45 2.2 Générateurs de chaleur équipés de dispositif antirefouleur/coupe tirage (générateurs alimentés en combustibles gazeux) L orifice de mesure est réalisé dans le conduit rectiligne (vertical) entre l antirefouleur/coupe tirage et le conduit vertical de la cheminée à une distance égale à 2D à partir du rebord de la boîte à fumée. Si les circonstances sont telles que cette distance ne peut être respectée, il est exceptionnellement autorisé de percer un orifice dans le coude de raccordement entre la chaudière et le conduit vertical de la cheminée (Figure A.4). prise de mesure actuelle (a) Figure A.4: générateur de chaleur équipé d'un dispositif antirefouleur/coupe tirage Attention: En Flandre, et jusqu'à nouvel ordre, la mesure est effectuée au point a (voir Figure A.4). Si les circonstances sont telles que cette distance ne peut être respectée, il est exceptionnellement autorisé de percer un orifice dans le coude de raccordement entre la chaudière et le conduit vertical de la cheminée (Figure A.5). PAGE 62 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
La Figure A.5 illustre différents cas de figure. Figure A.5: emplacement de l'orifice de mesure auprès d un générateur de chaleur atmosphérique à gaz doté d'un coupe-tirage Cas où plusieurs générateurs sont montés en série: Pour le cas d appareils à gaz montés en série (installations à double chaudières ou multi chaudières) avec un coupe-tirage de sécurité commun, les teneurs en CO des appareils isolés doivent être mesurées en amont du coupe-tirage de sécurité et les pertes d effluents gazeux de l ensemble de l installation (en pleine charge) en aval de celui-ci. Figure A.6: emplacement de l'orifice de mesure auprès de deux générateurs de chaleur atmosphériques à gaz dotés d'un coupe-tirage commun 3. GENERATEURS DE CHALEUR ETANCHES (TYPE C) Les règles définies pour les générateurs de chaleur non étanches restent d application. Néanmoins, un orifice supplémentaire est prévu afin de mesurer les paramètres relatifs à l air de combustion. En cas d évacuation concentrique, un élément de mesure à deux points est installé. Un des points de mesure sert à mesurer les gaz de combustion, l autre à mesurer la température de l air comburant ou sa concentration en CO2. (Ceci implique que deux sondes de température doivent pouvoir être raccordées à l appareil de mesure afin de pouvoir mesurer et ensuite déterminer le rendement de combustion). PAGE 63 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
ANNEXE 2: FEUILLE DE ROUTE D UN SYSTEME DE CHAUFFAGE Référence législative: arrêté chauffage, annexe 8. Etablie par Chauffagiste agréé Technicien chaudière agréé Conseiller chauffage PEB Feuille de route d un système de chauffage RIT Nom : N d agrément : Société : N de TVA : Rue & numéro : Code postal & commune : Tel : Courriel Fax : Date d exécution : Type du système de chauffage (1 ou 2): Caractéristiques de la chaudière (à compléter pour chaque chaudière) Corps de chaudière Type : B,, C : Plaque signalétique : absente présente Marque : Type : Année de Fabrication : N Puissance nominale (kw) : Adresse où se trouve la chaudière: Société : Nom : Rue & numéro : Code postal & commune : Tel : Courriel Fax : Brûleur gaz naturel propane gazoil autre: mixte: gaz naturel / gazoil Plaque signalétique : absente présente Marque : Type : Année de Fabrication : N n Acte ( réception, contrôle périodique ou diagnostic ) Date prévue Date effective Identité du Chauffagiste agréé, du Technicien chaudière agréé, ou du Conseiller chauffage PEB 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 PAGE 64 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
ANNEXE 3: CONCEPT DE VOLUME PROTEGE DANS UN BATIMENT 1. VOLUME PROTEGE (VP) 1.1 Ordonnance OPEB Art 3 - Définitions 28 Volume protégé: l ensemble des locaux du bâtim ent, y compris les dégagements, que l on souhaite protéger des déperditions thermiques vers l ambiance extérieure, le sol et les espaces voisins qui n appartiennent pas à un volume protégé. Font d office partie du volume protégé, les locaux d habitation et les autres locaux chauffés ou climatisés, ou destinés à être chauffés ou climatisés. PAGE 65 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
ANNEXE 4: CONCEPTS DE REGULATION AUTOMATIQUE 1. CONCEPTS DE REGULATION 1.1 Qu est- ce qu une régulation? On devrait parler de régulation automatique mais dans l usage courant, le mot «automatique» est très souvent omis. La régulation consiste à maintenir constante une grandeur physique tel que le niveau d eau d un réservoir percé, la température et / ou l humidité d un local, etc. La valeur de la grandeur que l on cherche à maintenir constante est appelée consigne. Pour cela, la régulation ajuste la «puissance» à apporter en fonction des besoins. En effet, pour maintenir la consigne, il faut compenser les perturbations telles que les fuites du réservoir, les variations de la température extérieure ou de l ensoleillement, etc. Automatique : veut dire qu il n y a pas d action manuelle nécessaire au maintien de la consigne. 1.2 Boucle de régulation - La consigne (W), c'est ce que je veux, ce que je désire obtenir. Par exemple, je veux 20 C dans mon salon. En Anglais : set point ou set value. - La grandeur réglée (X), c'est ce que j'ai réellement. Par exemple, j'ai 18 C dans ma pièce alors que je voudrais 20 C. - La grandeur réglante (Y), c'est la grandeur qui va agir sur le processus (ex : radiateur) pour permettre dans notre exemple de modifier la température ambiante. - Les perturbations (Z), ce sont des phénomènes qui peuvent modifier la bonne stabilité d'une boucle de régulation. Par exemple, dans le cas d'une régulation de température d'un local, l ouverture d'une fenêtre ou la pénétration du rayonnement solaire au travers de la fenêtre. - Le comparateur soustracteur (Xd), compare en permanence la consigne et la grandeur réglée et donne le résultat de cette comparaison au régulateur. Xd = W - X - Le régulateur, c'est le cerveau de la boucle de régulation, c'est lui qui régit toute la boucle. A titre d'information, voici quelques définitions pour la conception des régulateurs: - Le convertisseur permet de convertir la grandeur physique mesurée (température, vitesse,..) en une grandeur physique normalisée «compréhensible» par la boucle de régulation. Cette grandeur physique transformée doit correspondre à une tension continue (-10 à +10 volts) ou à un courant continu (0 à 20 ma ou 4 à 20 ma). Le plus souvent un capteur-transmetteur fait office de convertisseur. Pour une régulation de température, on utilise principalement un thermocouple, une PT 100, une C.T.N. - Le processus (ou process), c'est l'élément sur lequel agit la boucle de régulation, c'est le composant que l'on veut réguler. Cela peut-être la vitesse d'un moteur, la position du bras d'un robot, la résistance électrique d'un four pour en modifier sa température. - L'amplificateur (organe de puissance), c est l organe qui permet de transformer les informations provenant de la sortie du régulateur en une grandeur compatible avec le processus. Exemple : la sortie 0-10 volts d'un régulateur PID est transformée en une tension 0-220 volts compatible avec la résistance électrique d'un radiateur. Boucle de régulation = système asservi 1.3 Boucle de régulation en matière de chauffage Une boucle simple de régulation assure 4 fonctions : - Mesure : une sonde ou organe de détection qui mesure une grandeur physique. Exemple : une sonde de température - Comparaison : un régulateur qui interprète la mesure et la compare avec la consigne. Si la mesure diffère de la consigne, alors le régulateur envoie un signal de correction. Le régulateur est le cerveau du système. - Transmission : un actionneur commandé par le régulateur qui positionne l organe de réglage. Exemple : un servomoteur de vanne ou de registre. - Action : un organe de réglage qui modifie la puissance de l installation. Exemple : la soupape d'une vanne à deux voies qui règle le débit d'eau d alimentation de l émetteur. PAGE 66 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
On symbolise les différents équipements de la manière suivante : Figure D.1: composants d une boucle de régulation Figure D.2: exemples de composants de régulation Figure D.3: servomoteur de commande de vanne et vanne de régulation LE REGULATEUR = organe intelligent de la boucle, c'est lui qui va enclencher ou non un processus de transmission d énergie calorifique selon les informations comparées, reçues du capteur (ou des capteurs) et la consigne souhaitée par l'utilisateur. PAGE 67 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
2. MODES D ACTION DES REGULATEURS Précision et temps de réaction à une perturbation sont les 2 principaux critères du choix du régulateur. 2.1 Tout ou rien (TOR) Pour une boucle de régulation de température, ce type de régulateur enclenche 100% de la puissance de chauffe, puis la coupe (0%) lorsque la consigne est atteinte. La chauffe est réenclenchée lorsque l'on repasse en dessous de la consigne. Résultat : la température oscille constamment autour de la consigne (phénomène de pompage). Ce système est tout à fait inacceptable car il en résulte de trop nombreuses permutations du régulateur et de l'organe de puissance. Ce type de régulateur dont la grandeur de sortie (Y) ne peut prendre qu'un nombre limité de valeurs fixes. La valeur de sortie (Y) varie brusquement d'une valeur à l'autre, c.-à-d. de façon non progressive (tout ou rien). 2.2 Tout ou rien (TOR) avec Hystérésis (retard positif et/ou négatif par rapport à la consigne) Pour une boucle de régulation de température, ce type de régulateur enclenche 100% de la puissance de chauffe, puis la coupe (0%) lorsque la consigne est atteinte ou dépassée de quelques degrés. La chauffe est réenclenchée lorsque l'on repasse de quelques degrés en dessous de la consigne. Cette régulation est utilisée pour les systèmes thermiques stables de faible puissance ou de forte inertie thermique. Résultat : la température oscille autour de la consigne mais avec une plus grande fourchette (écart). Cet écart dépend de la grandeur de l'hystérésis choisi. Plus celui-ci est grand, plus la fourchette est grande. Le système est moins précis. L'organe de puissance et le régulateur commutent moins souvent. Plus celui-ci est petit, plus la fourchette est petite. Le système est plus précis. L'organe de puissance et le régulateur commutent plus souvent. Ce système est tout à fait acceptable pour les systèmes thermiques stables de faible puissance ou de forte inertie thermique. Il en résulte des permutations moins nombreuses du régulateur et de l'organe de puissance mais le système est moins précis. 2.3 Proportionnel (P) Ce type de régulateur réduit ou augmente linéairement (proportionnellement) de 100% à 0% ou de 0% à 100 % de la puissance émise à l'approche de la consigne. Il n'émet plus que quelques % de la puissance avant d'atteindre la consigne. Résultat : le temps de montée en température est plus long qu'avec un TOR, mais l oscillation plus faible de la température finale. Conseillé pour les systèmes thermiques stables de faible puissance ou de forte inertie thermique. La consigne n'est jamais atteinte, il y a apparition d'un écart permanent qui dépend du facteur d'amplification du régulateur. La précision du régulateur n'est pas optimale. Plus l'amplification est grande, plus l'écart permanent sera petit mais avec de nombreuses oscillations. Plus l'amplification est petite, plus l'écart permanent sera grand mais avec peu d'oscillations. Y = Xd * Kp (facteur d'amplification du régulateur P) 2.4 Proportionnel, Intégral, Dérivée (P.l.D ) Ce type de régulateur adapte parfaitement la puissance de chauffage nécessaire au système à chauffer grâce à un algorithme de calcul sophistiqué. Parmi les modèles de régulateurs PID modernes, on distingue les modèles autoréglants et autoadaptatifs. Modèle autoréglant: Le régulateur détermine lui même les paramètres P, I et D optimum à chaque changement de consigne. Résultat : la température de consigne est atteinte et respectée, si le système à chauffer ne varie pas dans le temps (ex : cuve de fluide à niveau quasi constant). Modèle autoadaptatif: Le régulateur détermine lui même la valeur des paramètres P, I et D optimum, puis vérifie régulièrement si ceux-ci sont toujours adaptés à la charge. Résultat : la température de consigne est atteinte et respectée, même si le système à chauffer varie. Les variations ne doivent pas être incessantes, sinon le régulateur n'arrivera jamais à se stabiliser. PAGE 68 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Résultat final : les régulateurs PID donnent d'excellents résultats. Source : http://home.scarlet.be/lestechniques/regulation.htm 2.5 Régulateur à consigne indépendante (constante ). Quand on ne spécifie rien, il est sous-entendu que la consigne est fixe c.-à-d. constante dans le temps tant que personne ne la change manuellement. La consigne ne dépend d aucune condition, elle est indépendante. 2.6 Régulateur à consigne dépendante. Ici, la consigne n est plus fixe mais dépend d autres facteurs extérieurs. Le régulateur est à consigne dépendante ou conditionnelle. Il y a principalement 2 types de dépendance : - changement discontinu de consigne : consigne 1, ou consigne 2, ou consigne 3,etc. Ces consignes sont indépendantes entre elles. On parle de commutation de consigne c.-à-d. passer d une consigne à une autre. - changement continu de consigne : la consigne prend des valeurs qui changent progressivement sans saut (discontinuité). Dans la grande majorité des cas, la relation est réalisée selon une loi pouvant être traduite par une fonction mathématique continue. En régulation de chauffage, il y a 2 facteurs importants qui font varier les consignes : a) celui où c est le temps (qui passe) et cela pour des échelles différentes : l heure, la journée dans la semaine, le mois, les saisons. b) celui où c est le temps qu il fait dehors, c.-à-d. les conditions météorologiques du moment. Ces conditions météorologiques sont qualifiées par une ou plusieurs mesures physiques ; par exemple, mesure de la température d air extérieure, la vitesse du vent, la direction de vent, l ensoleillement. Dans la plupart des régulateurs commercialisés, seule la température de l air extérieur est prise en compte. Terminologies : - Cas a), on parle de régulation horaire ou régulation programmée (sous-entendu dans le temps). - Cas b), on parle de régulation climatique (cas général) ou régulation selon la température extérieure. Pour une régulation à consigne dépendante, on parlera ainsi par exemple d une régulation de la température d eau de départ du circuit x en fonction d une température extérieure ou reréglée par une température extérieure. 3. DIFFERENCE ENTRE REGULATION ET COMMANDE. Une commande : c est une action qui est exécutée en vue d un objectif à atteindre mais dont la continuité ne tient pas compte du résultat atteint. Exemple : Une chaudière chauffe de l eau à 60 C et un circulateur l envoie dans un réseau, le distribuant à différents radiateurs. La salle de bain est équipée d un radiateur avec un robinet manuel. Pour augmenter la température ambiante de cette salle de bain, l utilisateur va ouvrir (partiellement ou totalement) le robinet du radiateur. Le geste manuel d ouverture du robinet = une commande de chauffage. En effet, l ouverture du robinet (donc le débit d eau chaude de chauffage) n est pas influencée par la température ambiante qui est en train d augmenter dans la pièce. Il se peut que 2 heures après, la température y soit de 26 C, alors q ue l utilisateur en désirait 24 C par exemple. D où g aspillage d énergie. Dans ce cas-ci, il n y a pas de régulation en température ambiante dans cette salle de bain. PAGE 69 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
ANNEXE 5 : ROBINETS THERMOSTATIQUES 1. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT Figure E.1: coupe schématique d un robinet thermostatique Eléments d'une vanne thermostatique: 1. sonde de température ou bulbe thermostatique (poche de gaz) 2. poignée de réglage pour fixer le point de consigne 3. tige de transmission 4. ressort de rappel 5. clapet de réglage Généralement, la sonde de température (ou bulbe thermostatique) est logée dans la poignée de la vanne. Cette sonde est composée d'un liquide, d'un gel ou d'un gaz qui se dilate ou se contracte en fonction de la température qui l'environne. Des repères de consigne sont repris sur la poignée de la vanne (*, 1, 2, 3, 4, 5). En général, la consigne «3» correspond à plus ou moins 20 C et «*», au maintien "hors gel". La pos ition du clapet de réglage est déterminée par l'équilibre entre la poche de gaz et le ressort de rappel. Lorsque la température mesurée est inférieure au point de consigne, le bulbe thermostatique se contracte, le ressort entraîne une ouverture du clapet de réglage et le débit est augmenté dans le radiateur. L'inverse se produit quand la température mesurée est trop élevée. Incompréhensions lors de la manipulation de robinets thermostatiques. Comprendre ce principe de fonctionnement, c'est éviter les erreurs de manipulation: Exemples: 1. Dans un local inoccupé, la consigne des vannes thermostatiques a été réglée sur «*». A l'arrivée des occupants, le chauffage ne sera pas relancé plus rapidement si l'on met la consigne sur «5» que sur «3». En effet, dans les deux cas, le bulbe thermostatique mesure un écart de température important entre sa consigne et la température ambiante et le clapet de réglage de la vanne est ouvert en grand. Le risque, en plaçant la consigne de température sur «5», est de chauffer le local en permanence à 24 C, voire plus. 2. Dans un local occupé, l'expérience des occupants montre que la bonne température est atteinte avec une consigne de «3». Un jour, la température intérieure est insuffisante. Dans ce cas, cette dernière ne sera par améliorée si la consigne est mise sur «4». En effet, s'il fait trop froid alors que la consigne n'a pas été modifiée, la vanne est déjà ouverte en grand et le débit dans le radiateur est déjà maximal. Le coupable n'est donc pas la vanne mais plutôt la régulation centrale qui, par exemple, envoie de l'eau trop froide. Mettre la vanne sur «4» n'augmentera pas le débit du radiateur. Par contre, lorsque la régulation centrale sera corrigée, le local sera surchauffé. PAGE 70 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
3. Le raisonnement inverse est aussi valable : si, subitement, il fait trop chaud (par exemple, à cause de l'ensoleillement), mettre la vanne sur «1» ne changera rien puisque le clapet de la vanne est en principe déjà fermé. Par contre, si on laisse les vannes sur cette consigne, la relance matinale ne pourra se faire puisque les clapets se fermeront rapidement. 2. EN CONCLUSION : Une vanne thermostatique n'est pas un interrupteur. La consigne d'une vanne doit être réglée à la température de consigne voulue par les occupants. A partir de ce moment, la vanne va travailler toute seule pour maintenir cette consigne. Mettre la vanne sur «5» ou sur «1» si on a trop froid ou trop chaud ne sert à rien et risque de conduire à une surconsommation ou à un inconfort. 3. QUELLE CONSIGNE? Ou pourquoi la plupart des vannes ne sont-elles pas graduées en C (16, 18, 20, 22, 24 C)? Tout dépend de la capacité de la vanne à mesurer de façon fidèle la température ambiante du local. La vanne est inévitablement influencée par la chaleur dégagée par le radiateur, par la température de son eau, par le rayonnement froid d'un mur,... De plus, assurer 20 C en hiver demande le passage d e plus d'eau chaude qu'assurer 20 C en mi-saison. D u moins si la température de l'eau de chauffage n'est pas régulée en fonction de la température extérieure. C'est ainsi que 20 C de température ambiante corres pondra à une consigne de «3» pour une vanne, à une consigne de «2,5» pour une autre, à une consigne de «3,5» pour une troisième. D'une manière générale, la consigne de base assurant le confort dans des bureaux, des classes, est de l'ordre de «3». 4. EMPLACEMENT DES VANNES THERMOSTATIQUES : Les vannes thermostatiques doivent mesurer une température la plus représentative de la température réelle du local. La tête de la vanne, comprenant l élément thermostatique, ne doit pas être échauffée par le corps de chauffe. On peut repérer comme influences parasites : les coins de murs, l air chaud s élevant des tuyauteries ou du radiateur, un radiateur épais, des tablettes ou caches décoratifs, des tentures, Si les conditions adéquates ne sont pas réunies, il sera nécessaire d utiliser des vannes thermostatiques avec bulbe à distance. PAGE 71 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Figure E.2: positions correctes et incorrectes du robinet thermostatique sur radiateur et convecteur en caniveau PAGE 72 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
5. TYPES DE VANNE THERMOSTATIQUE: Ci-dessus est présenté le fonctionnement d'une vanne thermostatique de base dont le réglage de la consigne est laissé à l'entière responsabilité de l'occupant du local. Les vannes peuvent présenter des fonctionnalités complémentaires. On retrouve ainsi: Modèle standard avec sonde thermostatique et réglage libre incorporés. Modèle avec sonde thermostatique séparée (pouvant être placée à distance) et réglage libre incorporé. Modèle standard avec sonde thermostatique séparée (pouvant être placée à distance) et réglage libre à distance. Modèle à horaire programmable: une résistance électrique sur pile et commandée par horloge trompe la vanne qui se referme en période d'inoccupation. Modèle avec préréglage du débit pour équilibrer les différents radiateurs. Modèle institutionnel avec bague antivol (l'organe de fixation n'est pas accessible à l'occupant) et blocage de la plage de réglage. Modèle institutionnel avec réglage bloqué et inaccessible pour l'occupant. Figure E.3: modèles de vannes thermostatiques (source : Energie+) PAGE 73 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
ANNEXE 6: CONTENU MINIMAL DE L'ATTESTATION DE RECEPTION D UN SYSTEME DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 Chauffagiste agréé Nom : N d agrément : Société : N de TVA : Rue & numéro : Code postal & commune : Tel : Courriel : Fax Date d exécution : Attestation de réception d un système de chauffage de type 1 Chaudière Type : B, C : A condensation : Oui/Non Plaque signalétique : Absente Présente Marque : Type : Fabrication : Année : N Puissance nominale (kw) : Puissance réglée (kw) : Adresse où se trouve la chaudière : RIT Caractéristiques de la chaudière Société : Nom : Rue & numéro : Code postal & commune : Tel : Courriel : Fax : Brûleur Atmosphérique à air pulsé Gaz naturel Propane Gasoil Autre : Mixte : Gaz naturel-gasoil Plaque signalétique : Absente Présente Marque : Type : Année de Fabrication : N Vérification de la chaudière si celle-ci n est pas neuve. Un contrôle des dispositifs de sécurité a-t-il été effectué préalablement à la réception? Oui/Non Remarques : Vérification des exigences pour la chaudière Mesures Unité Mesures finales * Conforme/ Non Conforme Bruleur modulant Brûleur non-modulant 100% de la plage Grande allure Température d'eau (1) C Sans objet Gicleur :marque & type (2) Sans objet Gicleur : débit (2) Gal/h Sans objet Gicleur : angle (2) Sans objet Pression de la pompe (2) bar Sans objet Dépression de la cheminée (1) Indice de fumée (2) Concentration d oxygène O 2 (1) % Concentration de CO 2 (1) % Concentration de CO (1) Température des gaz de combustion tg (1) C Température de l air de combustion ta (1) C Température nette tg - ta (1) C Rendement de combustion (1) % Puissance réglée au niveau du brûleur (1) Pa Bacharach mg/kwh : pour tous combustibles (2) : si combustible liquide * :Les tickets des résultats de mesure sont à agrafer à cette attestation kw PAGE 74 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Les orifices pour la mesure sur les gaz de combustion sont-ils présents? Oui/Non Remarques: Remarques sur les exigences relatives à la combustion et à l émission des chaudières en fonctionnement (voir tableau ci-avant): La modulation de puissance de la chaudière répond-elle à l'exigence énoncée à l'article 7 du présent arrêté? Oui/Non Remarques: Le tirage de la cheminée à laquelle est raccordée la chaudière est supérieur ou égal à 5 Pa? Oui/Non Remarques: Ventilation du local de chauffe: Le local de chauffe, en matière d'amenée et d'évacuation d'air, est-il conforme aux normes NBN B 61-001, NBN B 61-002, NBN D 51-003 et NBN D 51-006? Oui/Non/sans objet Si non, note justificative pour délai supplémentaire de mise en conformité jointe à l'attestation: oui/non Le local de chauffe, en matière d'amenée et d'évacuation d'air, est-il conforme aux prescriptions ministérielles? Oui/Non/sans objet Remarques: Le système d'évacuation des gaz de combustion et d'amenée d'air est-il étanche? Oui/Non Remarques: Vérification des exigences relatives au système de chauffage Calorifugeage des conduits et des accessoires Le calorifugeage des conduits et des accessoires de distribution d'eau chaude de chauffage est-il conforme à l'article 11 du présent arrêté? Oui/Non Remarques: Le calorifugeage des conduits et des accessoires de distribution d'eau chaude sanitaire est-il conforme à l'article 11 du présent arrêté? Oui/Non Remarques: Le calorifugeage des conduits et des accessoires de distribution d'air est-il conforme à l'article 11 du présent arrêté? Oui/Non Remarques: Les distributions d'eau chaude et d'air sont-elles conformes à l'article 12 du présent arrêté? Oui/Non Remarques : La régulation et sa programmation sont-elles conformes à l'article 13 du présent arrêté? Oui/Non Remarques: Le carnet de bord est-il conforme à l'article 14 du présent arrêté? Oui/Non Remarques: PAGE 75 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Informations complémentaires au bénéfice des certificateurs. Pouvez-vous constater la présence d'un régulateur qui définit la température d'eau de la chaudière en fonction d'une sonde extérieure? Oui/Non Pouvez-cous constater la présence dans le système de chauffage soit d'une vanne 3 voies, soit d'une sonde extérieure? Oui/Non Pouvez-vous constater la présence d'une pompe à chaleur? Oui/Non Si Oui: Quel en est le vecteur énergétique? Gaz / Electrique Quel en est le type? Eau souterraine-eau / Sol-Eau / Air extérieur-eau / Air extérieur-air / Autre :. Est-elle également utilisée pour la production d'ecs? Oui/Non Les tuyauteries de chauffage présentes dans le local de chauffe sont-elles toutes isolées? Oui/Non Si Non: Y a-t-il plus de 50 mètres courants de conduites non isolées? Oui/Non Pouvez-vous constater en chaufferie la présence d'une cuve de stockage de l'eau de chauffage non reliée à une pompe à chaleur? Oui/Non Pouvez-vous constater en chaufferie la présence d'une cuve de stockage d'ecs? Oui/Non Si Oui: Est-elle thermiquement bien isolée? Oui/Non Quel est le volume de la (somme des) cuve(s) : <100L / de 100 à 200L / >200L Pouvez-vous constater la présence d'une boucle de circulation d'ecs? Oui/Non Si Oui: Est-elle isolée thermiquement sur toute sa longueur visible? Oui/Non Déclaration de conformité Le système de chauffage est conforme à la législation en vigueur : Oui/Non Défauts et mesures à prendre. Défauts qui ont été éliminés pendant cette intervention :.... Défauts qui ne peuvent pas être éliminés pendant cette intervention :..... Mesures à prendre pour éliminer ces défauts :.. Prochaine intervention : de contrôle périodique à réaliser au plus tard le de mise en conformité à réaliser dans les 5 mois à dater de cette attestation..... Attestation de réception établie par.... Attestation de réception reçue par Nom : Qualité :.. (signature du chauffagiste agréé) (signature du réceptionnaire) PAGE 76 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010
Rédaction : M. Dethier (IBGE) Comité de lecture : G. Knipping (IBGE), A. Beullens (IBGE) Editeurs responsables : J.-P. Hannequart & E. Schamp Gulledelle 100 1200 Bruxelles PAGE 77 SUR 77 RECEPTION DES SYSTEMES DE CHAUFFAGE DE TYPE 1 OCTOBRE 2010