>> > Éditorial La Bourse de Montréal Une présence à chérir, un modèle dont il faut s'inspirer Par Isabelle Hudon, présidente et chef de la direction Chambre de commerce du Montréal métropolitain Bien des choses se sont passées depuis la décision de la Bourse de Montréal, en 1999, de se retirer des activités boursières traditionnelles pour se consacrer pleinement à l échange des produits dérivés. En fait, ce qui a pu sembler à certains comme un repli défensif s est révélé avec le temps comme une leçon formidable de stratégie et de mise en valeur de ses atouts au plus grand mérite de son président et chef de la direction, Luc Bertrand. En choisissant de miser sur les produits dérivés, la Bourse de Montréal faisait à l époque un choix qui en laissait plusieurs sceptiques entre autres, parce que sa stratégie différait de celle de la plupart des grands joueurs. Et combiné à une exécution sans faille, c est justement l emprunt d un chemin différent qui explique sa réussite aujourd hui. C est pour cela que la Bourse de Montréal représente un exemple si inspirant pour notre métropole. Elle est la preuve que c est souvent en misant sur ce qui nous distingue sur nos exceptions que l on peut le mieux réussir. Et cela, même dans un contexte de forte concurrence. Compte tenu de ses réalisations récentes, il y a tout lieu de souhaiter que la récente tentative de développer une bourse du carbone à Montréal lui permette, une fois de plus, de donner à la métropole un autre succès. Cela serait souhaitable pour deux raisons cruciales : la première étant que la réussite de la Bourse de Montréal en accroît également l attrait. Ainsi, comme en fait foi l intérêt que suscite sa transformation en compagnie publique, plusieurs voudraient en avoir un morceau quand ce n est pas l institution au complet pour l emmener ailleurs. Or, la présence de la Bourse de Montréal chez nous est un atout qu il serait dramatique de perdre : d abord en termes d emplois, ensuite parce qu il s agit de notre plus précieuse porte ouverte sur le monde financier international. Quant à l autre raison, elle a plutôt à voir avec les avantages que pourrait représenter la mise en place d un réel marché climatique : cette éventualité apparaît de plus en plus incontournable. Or, il s agit pour Montréal et pour ses entreprises d une occasion de prendre les devants et d être à l avant-garde de ceux qui possèderont une expertise en matière de lutte contre les changements climatiques. Pour toutes ces raisons, la consolidation de la présence durable de la Bourse de Montréal mérite que l on s en préoccupe, pour que ses succès puissent continuer de nous inspirer. >> > Tendances Un marché climatique à Montréal En attente d'une réglementation et de balises claires La Bourse de Montréal est déjà résolument engagée vers la mise en place de la première «bourse du carbone» au Canada. En juillet dernier, la Bourse a en effet annoncé, conjointement avec la Chicago
Climate Exchange, la mise sur pied du Marché climatique de Montréal, fondé sur la négociation et la transaction de crédits d émission de gaz à effet de serre et d autres produits environnementaux dérivés. Pour Luc Bertrand, le président et chef de la direction de la Bourse de Montréal, il s agit là d un secteur plein de promesses pour le développement futur de son organisation. «Ce qu offrira le Marché climatique de Montréal, c est un mécanisme efficace d échange et de découverte de prix ainsi que de la négociation (la vente et l achat) de crédits carbone en mode différé, c est-à-dire par l entremise du marché à terme. Nous croyons que les produits dérivés liés à l environnement ont le potentiel de dépasser en importance le marché financier tel que nous le connaissons aujourd hui.» Les engagements de Kyoto Ce mariage entre l environnement et les marchés financiers est directement issu du Protocole de Kyoto, ratifié en 2005, et en vertu duquel 38 pays parmi les 156 États signataires se sont engagés à réduire, d ici 2012, leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à leurs niveaux de 1990. La réduction à laquelle s est engagé le Canada est de l ordre de 6 %. Pour aider les pays à respecter leurs engagements, le Protocole prévoit donc la mise en place d un système international d échange de droits d émission de gaz à effet de serre. En vertu de ce système, les gouvernements doivent imposer aux entreprises des quotas d émission correspondant à un certain nombre de tonnes par année. Celles qui ne respectent pas leur quota auront toutefois le loisir d acheter des droits d émission de gaz à effet de serre de la part de celles qui ne l auront pas atteint. Et c est le marché qui déterminera, selon la loi de l offre et de la demande, la valeur des crédits d émission qui seront ainsi disponibles. Il existe déjà plusieurs bourses du carbone dans le monde, particulièrement en Europe où un système d échange de droits d émission est déjà en vigueur mais aussi aux États-Unis, qui pourtant n ont pas ratifié le Protocole de Kyoto. Créer une rareté Donc, ces droits d émission disponibles sur le marché représentent-ils, à toutes fins pratiques, des droits de polluer? Ce n est pas si simple, comme le rappelle Steven Guilbault, directeur de Greenpeace Québec. «L existence d un marché du carbone vient restreindre les droits disponibles d émission de gaz à effet de serre et a pour effet de créer une rareté de ces droits, dans la mesure où les États auront établi des plafonds d émission en conformité avec leur engagement de Kyoto. Nous y sommes donc favorables, mais à la condition que certaines balises claires soient respectées.» Mais voilà : pour l instant, le gouvernement canadien n a pas encore déterminé un calendrier de mise en place d un cadre réglementaire qui permettrait le fonctionnement au Canada d un marché climatique digne de ce nom. «Je ne vois pas comment une bourse pourrait fonctionner, poursuit Steven Guilbault, si on n a pas une réglementation qui fait en sorte que soit créée une véritable rareté des droits d émission de gaz à effet de serre.» Développer l expertise verte Selon Steven Guilbault, ce retard qu accuse le gouvernement canadien dans la mise en place d un cadre réglementaire conforme aux engagements de Kyoto a aussi des effets déplorables sur le développement de l industrie environnementale au Canada. «L absence d une réglementation claire n a pas favorisé, jusqu à maintenant, la modernisation des entreprises et le développement de l expertise verte au pays. Nous avons perdu des parts de marché dans ce domaine et ce sont nos voisins qui, à l heure actuelle, développent des technologies de réduction de gaz à effet de serre.» Pour le directeur de Greenpeace Québec, il est urgent pour le Canada de s aligner clairement sur Kyoto, d autant plus qu aux États-Unis les récentes élections de mi-mandat lui apparaissent comme le reflet d une préoccupation environnementale. «Plus de 150 villes américaines ont déjà adopté les objectifs de Kyoto et une trentaine d États américains adoptent des mesures qui en sont inspirés. Plus nous attendons, plus les coûts seront élevés.» >> > Commerce international Bourse de Montréal Une présence internationale accrue grâce à l'expertise technologique Lorsqu en 1999 la Bourse de Montréal a décidé de se spécialiser dans le secteur des produits dérivés et de la gestion de risque, bien des gens se sont interrogés sur son avenir, estimant que ce domaine d activité était somme toute assez marginal. Sept ans plus tard, tous les doutes ont été balayés. L an dernier, la valeur monétaire transigée à la Bourse de Montréal a atteint 12,400 milliards de dollars, un record qui avait déjà été éclipsé à la fin du
troisième trimestre de 2006. De 2001 à 2005, en fait, la Bourse a connu une croissance annuelle de son volume d activité de l ordre de 25 % en moyenne. Et l augmentation du volume a atteint 40 % pour la période de neuf mois qui s est terminée en septembre 2006. «La Bourse a réussi un coup de maître en se positionnant dans un secteur dont nul autre joueur canadien n avait, à l époque, vu l importance et le potentiel de développement», affirme Luc Bertrand, président et chef de la direction de la Bourse de Montréal. Une présence marquée à l international Aujourd hui, Montréal est donc reconnue comme la place financière du marché canadien des produits dérivés. Mais ce que plusieurs ignorent, c est que ses activités débordent largement les frontières du pays. «Dans un secteur où la concurrence est internationale, poursuit Luc Bertrand, il était essentiel pour nous d étendre notre réseau. C est pourquoi la Bourse est branchée sur les trois principaux centres mondiaux de liquidités que sont Londres, New York et Chicago. Nous sommes présents sur les écrans des plus grands courtiers à travers le monde.» Résultat? Les participants étrangers génèrent aujourd hui près de la moitié de l activité du marché à terme de la Bourse de Montréal, ce qui représente de 30 à 35 milliards de dollars de valeur notionnelle transigée quotidiennement par des étrangers sur le marché montréalais. Par ailleurs, depuis février 2002, la Bourse de Montréal est le plus important actionnaire et l opérateur technique de la Boston Options Exchange communément appelée BOX, spécialisée dans les options sur actions. «Nous sommes la première bourse non américaine à être autorisée par la Securities and Exchange Commission à gérer les opérations d une bourse américaine, souligne avec fierté M. Bertrand. Nous participons ainsi directement au marché boursier le plus dynamique et le plus exigeant au monde.» De plus, en septembre dernier, la Bourse a conclu des ententes de coopération avec quatre bourses chinoises la Shenzhen Stock Exchange, la Dalian Commodity Exchange, la Zhengzhou Commodity Exchange et la Shanghai Stock Exchange dans le but de favoriser le développement du marché des produits dérivés au Canada et en Chine. Une expertise technologique à exporter Si la Bourse de Montréal a été ainsi en mesure d assurer sa croissance non seulement au Canada, mais aussi à l étranger, cela est dû dans une large mesure à son leadership technologique. Car il faut bien dire que le folklore des places financières où les titres se négociaient à la criée est bel et bien révolu. Aujourd hui, tout cela se fait sur ordinateur à un rythme de plusieurs milliers de messages par seconde. C est pourquoi la Bourse a créé l an dernier un logiciel de négociation électronique parmi les plus performants de la planète. Appelé SOLATM, ce logiciel offre des temps de réponse de dix fois supérieurs à ce qu ils étaient auparavant, tout en réduisant dans les mêmes proportions les coûts d exploitation des technologies. «L invitation à créer BOX est clairement venue du fait que nous avions à offrir une expertise technologique de premier plan, explique M. Bertrand. Il n y aurait pas eu pour nous d autres moyens d entrer directement sur le marché américain.» Selon son président, la Bourse de Montréal se trouve en excellente position, à l heure actuelle, pour commercialiser son expertise technologique et son logiciel SOLA. «Plusieurs bourses dans le monde se trouvent à un moment critique de leur développement technologique, alors qu elles doivent renouveler leur équipement afin de faire face à un volume croissant de messages électroniques et de transactions. Nous sommes en mesure de les aider. Pour ce faire, nous maintenons notre leadership technologique et nous investissons en conséquence.» >> > Information d'affaires Le Fonds GO Capital géré par la Banque de Développement du Canada Un fonds d investissement de 100 millions $ pour la création d entreprises technologiques au Québec Les gouvernements du Québec et du Canada ont annoncé, le 17 novembre dernier, la création d un fonds de co-investissement entièrement consacré au prédémarrage et au démarrage d entreprises du secteur des technologies au Québec. Ce fonds de capital de risque, appelé GO Capital, est doté d une somme de 50 M $ issue de cinq partenaires, soit FIER Partenaires (25 M $), la Banque de Développement du Canada (10 M $), la Caisse de dépôt et de placement du Québec (10 M $), le Fonds de solidarité FTQ (3 M $) et Fondaction (2 M $). Le Fonds GO Capital sera entièrement géré par la Banque de Développement du Canada qui, de son
côté, contribuera un dollar pour chaque dollar investi par le Fonds dans les entreprises sélectionnées, ce qui portera à 100 M $ son financement total. Une disette dans le financement d entreprises en démarrage L objectif principal du Fonds est de soutenir en particulier la commercialisation de la recherche issue dans les universités et les laboratoires. Il sera surtout actif dans la phase de prédémarrage d entreprises, c està-dire à cette étape essentielle qui consiste notamment à assurer la protection de la propriété intellectuelle, à former les équipes de gestion, à réaliser la démonstration technique et commerciale du produit et à développer un prototype. Pourquoi créer un tel fonds maintenant? Essentiellement parce que depuis les sommets atteints au tournant des années 2000, le financement des entreprises technologiques au Québec s est quelque peu essoufflé. «Depuis quelques années, il y a clairement une disette dans le financement du démarrage d entreprises technologiques, explique Jacques Simoneau, vice-président exécutif, Investissements, à la BDC. Beaucoup de fonds se sont retirés de ce type de financement qui exige beaucoup de temps pour des montants relativement petits, soit généralement entre 500 000 et un million de dollars au profit de projets plus matures et offrant des rendements plus rapidement sur l investissement.» Dans la mire du Fonds GO Capital figurent les projets de création d entreprises à forte teneur technologique, non seulement en sciences de la vie et en télécommunications mais aussi dans des secteurs plus industriels tels que l énergie ou l environnement et ce, dans toutes les régions du Québec. «Nous sommes en lien avec l ensemble des milieux de la recherche afin de cibler les projets les plus porteurs, souligne M. Simoneau. Nous nous attendons à ce que le Fonds soit en mesure de financer le démarrage d entreprises sur une période de trois à cinq ans. C est le marché qui décidera.» Des perspectives intéressantes La BDC n est pas néophyte dans le capital de risque, loin s en faut. En fait, elle a créé en 2002 un groupe Prédémarrage en technologies qui a jusqu à maintenant a investi quelque 72 M $ dans 37 entreprises au Canada, dont 21 sont issues d universités ou de laboratoires de recherche. Si l on inclut les investissements subséquents, l ensemble de ces entreprises ont reçu 225 M $ en financement de capital de risque. «On compte sur les doigts d une seule main les projets que nous avons financés et qui ont résulté en radiations, assure Jacques Simoneau. En fait, le tiers d entre eux continuent de présenter des perspectives très intéressantes.» Car la BDC, même si ses investissements sont patients, ne s attend pas moins à des rendements sur ses investissements. «Le rôle de la Banque de Développement du Canada en est un d animateur économique, affirme M. Simoneau. Nous sommes là pour supporter les entrepreneurs et combler des besoins dans le marché financier. Mais nos opérations doivent se faire à profit. Nous remettons chaque année des dividendes au gouvernement fédéral.» Bien sûr, le succès en matière de capital de risque se mesure à plusieurs aunes. «Le premier sujet de satisfaction, poursuit M. Simoneau, c est de voir des entreprises qui n étaient pas là avant et qui offrent maintenant des emplois à haute valeur ajoutée, intéressants et stimulants. Et en plus du rendement financier de nos investissements, nous considérons aussi leur impact économique et leurs effets structurants.» À la BDC, c est donc avec beaucoup d optimisme qu on aborde la création du Fonds Go Capital. «Non seulement le Fonds va-t-il permettre de consolider la masse critique du Québec en matière de technologies, mais il pourrait aussi faire émerger des îlots de développement dans des technologies nouvelles», souligne Jacques Simoneau. Info entrepreneurs Pour en savoir plus sur les nombreux programmes et services offerts par tous les paliers de gouvernement, les personnes intéressées ont tout intérêt à consulter le service Info entrepreneurs offert à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Leader en matière de livraison d information intégrée et constamment mise à jour, Info entrepreneurs membre du Réseau Entreprises Canada demeure une source privilégiée d information d affaires et est donc en mesure de contribuer à la réalisation du plein potentiel des PME d ici en matière d innovation, de productivité et de productivité. Pour lire les nouvelles et connaître les nouveaux programmes gouvernementaux du service Info entrepreneurs, cliquez ici : http://www.infoentrepreneurs.org/francais/nouvelles.cfm >> > Tableau de bord Extra
Maintenant sur votre écran : Tableau de bord en ligne La Chambre est heureuse de vous offrir un nouvel outil de référence unique : la version en ligne de Tableau de bord. Il s agit de beaucoup plus que d une reproduction électronique des articles publiés dans l édition imprimée de Tableau de bord. Ce nouveau site Web met en ligne une information de nature économique qui permet aux gens d affaires d apprécier la progression économique de Montréal, mais avec des données continuellement mises à jour et un accès à l historique des indicateurs étudiés. Cette initiative est logée à l adresse www.tableaudebordmontreal.com. Ajoutez-le à vos favoris! Durant les premiers mois, Tableau de bord en ligne sera forcément un site en évolution. Pour cette raison, nous vous invitons à y revenir régulièrement et, par la même occasion, à nous communiquer vos commentaires et vos impressions à l adresse tableaudebord@ccmm.qc.ca Au plaisir de vous recevoir sur Tableau de bord en ligne! >> > Immigration d'affaires Les immigrants investisseurs Un impact majeur sur l activité économique du Québec L immigration représente plus que jamais un facteur de prospérité pour le Québec. En effet, on prévoit que, d ici dix ans, elle représentera la totalité de la croissance de la population active et, d ici 25 ans, la totalité de la croissance de la population globale. Mais outre l apport des milliers de travailleuses et travailleurs qualifiés qu elle accueille chaque année, la société québécoise bénéficie de l apport des immigrants de la catégorie des gens d affaires qui viennent ici pour investir ou encore pour lancer leur propre commerce ou prendre en charge la gestion d une entreprise. Les immigrants investisseurs : un apport qui se chiffre en milliards Le Programme des immigrants investisseurs s adresse aux ressortissants étrangers d au moins 18 ans qui souhaitent s établir au Québec pour y réaliser un placement de 400 000 $ sans intérêt, pour une durée de cinq ans. Afin d être sélectionné, chaque candidat doit notamment disposer d un avoir net d au moins 800 000 $ canadiens, accumulé par des activités économiques licites et avoir acquis une expérience en gestion d au moins trois ans dans une entreprise, pour un gouvernement, l un de ses ministères ou organismes, ou pour un organisme international, au cours des dix années précédant sa demande. Il doit également signer une convention d investissement avec l un ou l autre des douze intermédiaires financiers autorisés à participer au programme 1, lequel devient son mandataire financier auprès des autorités gouvernementales. Au 31 octobre 2006, le Québec a reçu depuis 2000 quelque 6 560 placements d immigrants investisseurs d une valeur totale de 2,624 milliards $,sommes qui sont gérées par Investissement Québec. «Au jour 1 de la réception du placement de 400 000 $, nous escomptons ce montant auprès du gouvernement de manière à le garantir à l échéance du prêt, explique Guy Gravel, coordonnateur du programme immigrants-investisseurs à Investissement Québec. Les revenus escomptés générés par ce placement qui varient selon les taux d intérêt en vigueur sont ensuite affectés notamment à la rémunération des intermédiaires financiers et au financement de deux programmes d aide aux entreprises, soit le Programme des investisseurs pour l aide aux entreprises et le Programme d aide à l intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi.» Les programmes Le Programme des immigrants investisseurs pour l aide aux entreprises, qui est administré par Investissement Québec, s adresse aux PME dont l actif total consolidé est inférieur à 35 M $. Il vise à favoriser le développement économique du Québec en soutenant des projets de démarrage, de modernisation, d expansion ou de développement de marché de la part d entreprises de toutes les régions oeuvrant dans des domaines tels que la nouvelle économie, le recyclage et la récupération, le secteur manufacturier et le tourisme. Le financement fourni par le programme peut aller jusqu à 10 % du coût total des projets et jusqu à 15 % pour les entreprises en démarrage. Les entreprises ainsi appuyées ont préalablement été identifiées par un intermédiaire financier qui participe au programme. Le Programme d aide à l intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi (PRIIME) est une mesure incitative de soutien aux petites et moyennes entreprises pour qu elles embauchent des personnes immigrantes ou issues des minorités visibles. Géré par Emploi-Québec, ce programme d aide
financière s adresse aux PME dont le nombre d employés est inférieur à 250 et comprend quatre volets soit l acquisition d expérience en milieu de travail, l accompagnement, l adaptation des outils et des pratiques de gestion des ressources humaines au personnel immigrant et issu des minorités visibles et l adaptation des compétences au contexte de travail nord-américain. Impact sur l activité économique et sur l emploi «Depuis 2002, signale Guy Gravel, Investissement Québec a autorisé 1 371 dossiers pour une aide financière totale de 248 M $ en vertu du Programme des immigrants investisseurs pour l aide aux entreprises. Selon les entreprises bénéficiaires, les projets soutenus par nos interventions ont permis de maintenir ou de créer, au cours de cette période, un total de 10 805 emplois.» Quant au programme PRIIME, qui est en place depuis mars 2005, il a permis de verser jusqu à présent 6,4 M $ pour soutenir l intégration en emploi des personnes immigrantes et issues de minorités visibles. Selon M. Gravel, ces chiffres témoignent clairement de l impact positif du programme des immigrants investisseurs sur l activité économique au Québec. «Il s agit d un programme qui ne coûte absolument rien aux citoyens et qui permet de stimuler l activité économique et la création d emplois de façon très importante dans toutes les régions.» Pour en savoir plus Selon les données préliminaires pour 2005, plus de 26 000 ressortissants étrangers ont été admis au Québec au titre de l immigration économique, dont près de 1 800 dans la catégorie des gens d affaires. Pour en savoir plus, il est possible de consulter le site Web du ministère de l Immigration et des Communautés culturelles au www.immigration-quebec.gouv.qc.ca sous la rubrique Gens d affaires ou encoreles ressources d Info entrepreneurs, membre du réseau Entreprises Canada, et un service offert par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Par ailleurs, la Chambre a conclu une entente avec le ministère de l Immigration et des Communautés culturelles dont l objectif est d offrir des services d accueil et d accompagnement adaptés aux besoins des candidats et immigrants de la catégorie des gens d affaires et de favoriser leur intégration à la communauté des affaires métropolitaine. 1 Ces douze intermédiaires financiers sont : Courtage direct Banque Nationale inc.; Fiducie Desjardins inc.; Financière Banque Nationale; Industrielle Alliance, Fiducie inc.; MacDougall, MacDougall & MacTier inc.; MCA Valeurs Mobilières inc.; Renaissance Capital inc.; Scotia Capitaux inc.; Société de Fiducie Computershare du Canada; Valeurs mobilières Banque Laurentienne inc.; Valeurs Mobilières Hampton Ltée; et Valeurs Mobilières Investpro inc.