Diagnostic patrimonial de la petite Cité TASE



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Diagnostic patrimonial de la petite Cité TASE JUILLET 2008 Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 1/72

Sommaire 1 Préambule :... 3 1.1 Rappel de la commande :... 3 2 Introduction... 4 3 Rappels :... 5 4 Philosophie de la cité jardin... 6 4.1 Des réhabilitations exemplaires... 9 4.1.1 Eléments de comparaison :... 10 5 Analyse des caractéristiques de la cité à son origine :... 15 5.1 Situation de la cité TASE :... 15 5.2 Un site inscrit dans un complexe industriel remarquable :... 16 6 Les grands principes de composition de la cité jardin TASE :... 21 6.1 Un complexe industriel et des sous entités :... 22 6.2 Un système viaire expression des usages:... 23 6.2.1 Le cheminement :... 24 6.2.2 La venelle :... 24 6.2.3 L espace de transition :... 25 6.2.4 Les limites :... 26 6.3 Une composition «pittoresque», une multitude ambiances :... 27 6.4 Les bornes architecturales et végétales :... 28 6.4.1 Les rideaux végétaux :... 28 6.4.2 Un jardin habité:... 30 6.4.3 Les alignements d arbres :... 31 6.4.4 Les arbres plantés:... 31 6.4.5 Les haies:... 32 6.5 Les principes d implantation du bâti :... 33 6.5.1 Les bornes visuelles :... 34 6.5.2 Typologie bâti :... 35 7 Les évolutions paysagères de la cité des jardins :... 50 7.1 Les mutations de la cité des jardins :... 50 7.2 Les transformations de l espace public et des limites:... 51 7.2.1 Le Stationnement :... 51 7.2.2 Les dépendances :... 52 7.2.3 Les Limites :... 54 7.2.4 La vétusté des réseaux:... 56 7.2.5 La question du mobilier urbain :... 56 7.2.6 Les espaces délaissés:... 56 7.3 Les transformations de l espace privatif :... 57 7.3.1 Les vides, les jardins :... 57 7.3.2 Les éléments annexés :... 58 7.3.3 Les portes d entrée :... 59 7.3.4 La variété des couvertures :... 59 7.3.5 Les altérations de façade :... 59 7.3.6 Les protections solaires :... 60 7.3.7 Les volets :... 60 7.3.8 Les fenêtres :... 60 7.3.9 Façades, enduits et revêtements, principes de coloration :... 61 8 Le Contexte :... 62 8.1 Le PLU :... 62 8.2 L occupation :... 63 8.3 Le Foncier de la petite cité TASE :... 64 8.4 8.4 La densité :... 65 Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 2/72

1 Préambule : 1.1 Rappel de la commande : Dans le cadre du Projet Urbain du Carré de Soie, l Agence d Urbanisme de Lyon en charge des différents projets de l agglomération lyonnaise, se voie confier une expertise patrimoniale et une mise en œuvre des outils réglementaires. Cette demande est formulée et initiée par le Grand Lyon, et concerne le Périmètre d étude du Carré de Soie. Il s agit d une part d élaborer un schéma de cohérence patrimoniale à l échelle du site dans une approche dynamique de projet urbain, en caractérisant les ensembles et les éléments bâtis ou non bâtis, dont la qualité patrimoniale mérite une attention particulière. L Agence d Urbanisme de Lyon s est efforcée d identifier les principales entités fondatrices au développement urbain de l Est lyonnais, d en dégager et de conforter la valeur patrimoniale L étude porte sur le périmètre d étude du Carré de Soie, des préconisations plus fines seront élaborées sur la petite cité TASE en raison de mutabilité plus sensible. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 3/72

2 Introduction Identifiée comme élément majeur de ce patrimoine en construction, la petite cité TASE labélisée Patrimoine du XXème siècle, apparait comme un élément fort de ce territoire. Parenthèse rurale avec un habitat individuel de faible densité ; «la cité des jardins» 1 correspond à une demande actuelle de logement. Située au cœur d un complexe industriel en pleine reconversion, cet ensemble a conservé son identité de quartier. Ses qualités urbanistiques, architecturales et paysagères lui confèrent une valeur certaine. Cependant cet ensemble répond à des usages de confort datant du début du XXème siècle et qui ne correspondent plus avec les normes actuelles de confort. 1 Nom originel de la cité TASE lors de sa création en 1924 Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 4/72

3 Rappels : La cité Jardin TASE à l échelle du Périmètre d étude du Carré de Soie 2 2 3 1 1 1 1/ Le complexe de Textile Artificiel du Sud Est 2/ L Ensemble paysager du Canal de Jonage [Centrale Hydro-électrique de Cusset] 3/ La Cité des Vallons [Décines] Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 5/72

4 Philosophie de la cité jardin Hier Expression architecturale, urbaine et naturaliste inspirée du modèle anglais, la cité jardin voie le jour en France au début du XXème siècle. Fruit d une utopie réaliste, cette théorie découle de l idéologie désurbaniste des hygiénistes britanniques. Pensés pour offrir un cadre de vie champêtre aux masses ouvrières, ces lieux de vie s implantent loin des nuisances des agglomérations industrielles. Deux gravures célèbres de l album de Gustave Doré sur Londres [1872] : le flot mal canalisé de la foule et des voitures dans la City, centre nerveux de la capitale anglaise ; l urbanisation sinistre de l East-End. Deux témoignages sur l absence d aménagement d ensemble. Parenthèse rurale à l intérieur d un écrin de verdure, cette banlieue agreste apparaît comme un concept libre d interprétation. Cependant un trait commun aux cités jardin est que certains principes ont dominé leur conception. Si les contours et les formes varient suivant la nature du terrain et des circonstances, il y a des règles essentielles qui codifient l organisation de cet espace. Ainsi la cité jardin «mêle habitat (individuel ou collectif), nature (du jardin privatif à l aménagement paysager et l espace publique) et équipement (social, culturel et scolaire).» 2 C est un lotissement concerté 3, où les habitations et la voirie s intègrent aux espaces verts publics ou privés, et destiné généralement à un usage social. Ce quartier est construit par un investisseur public, para public ou privé suivant un ou plusieurs modèles architecturaux définissant des types : les gabarits et les typologies peuvent varier. 2 In Pouvreau Benoît, Couronne Marc, Laborde Marie-Françoise, Gaudry Guillaume, Les cités jardins de la banlieue du nord-est parisien, Editions Le Moniteur, Paris, 2007, 143p. 3 Dans le sens où ces lotissements construits par des investisseurs publics, para publics ou privés, sont habités par des ouvriers qui sont liés par un contrat de travail par l industriel qui a construit la cité ou par un contrat à l organisme d HBM. Les deux parties doivent participer à la vie de la cité et suivre un certains nombre de règles; occupants et propriétaires ont des devoirs et des obligations, ils participent à la vie de la cité. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 6/72

En France, les cités ouvrières précèdent les célèbres théories anglo-saxonnes d Ebenezer Howard. Suivant l accroissement industriel, des initiatives originales et localisées sont l œuvre d associations privées ou d industriels utopistes. Symboles du paternalisme industriel du XIXème siècle, les cités dortoirs de Mulhouse et du Creusot demeurent des modèles reconnus mais singuliers. Rappel Historique de l évolution des cité jardins en France au regard des Lois qui ont permis le développement du logement social. C est en Angleterre que les premières traces de cités jardin apparaissent. Ebenzer Howard praticien de ce concept, œuvre pour que les hommes inventent une ville de l après ville, «une cité sociale» 4. Avec Garden Cities of Tomorow [les cités jardins de demain], Howard théorise ses expériences australiennes et américaines qui sont mises en œuvre et vérifiées avec la conception de Letchorth 5 en 1904. Héritage du siècle dernier, la grande idée d un droit au logement pour les familles les plus modestes se concrétise à l aube du XXème siècle. S inspirant de l ouvrage d Howard, humanistes, techniciens, et industriels français s approprient le concept et l adaptent à leurs propres enjeux. Soucieux d une meilleure hygiène de vie et tendant vers la conception d une cité idéale, ces philanthropes posent les conditions d une nouvelle forme urbaine. Cette utopie devient réalité grâce à Henri Sellier maire de Suresnes, ministre et fondateur, administrateur de l Office d habitations à bon marché du département de la Seine Saint Denis. Homme politique progressiste, Sellier se pose en ardent défenseur d un urbanisme raisonné et supervise la construction des cités jardins pour décongestionner Paris et ses faubourgs. La crise du logement et l urbanisation périphérique des agglomérations s amplifie à la fin de la Grande Guerre. Cette période d entre deux guerres est propice aux développements de ces lotissements. Chef de fil d un groupe d hygiéniste et d architectes, Henri Sellier est bientôt suivi par Raoul Dautry qui conçoit la cité des cheminots et Georges Chabaneaux qui réalise les 4 In Ebenezer Howard, Les cités-jardins de deamin, Garden cities of to-morrow, Préface de Ginette Baty-Tornikian, Editions Sens Tonka, Collection 11-24, 1998, n.p. 5 Grande cité jardin d Angleterre à la renommée mondiale. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 7/72

ensembles pavillonnaires de Reims. La cité du Chemin Vert à Reims et la cité de Suresnes en sont les plus beaux exemples. La prééminence de la maîtrise d ouvrage s affirme et les sociétés anonymes d HBM ne sont pas en reste et initient un certains nombre de projets dans toute la France. Le modèle d origine et évolue et s adapte, profitant de cet essor certains industriels développent ce concept pour loger leurs ouvriers. C est dans ce contexte que des organismes publics ou privés développent la construction de différentes cités jardins dans la périphérie Que soit pour la cité exemplaire de Stains [image de gauche] ou pour la cité du Chemin Vert à Grenoble [image de droite] construite par le groupe qui a fondé la cité TASE de Vaulx-en-Velin, ce modèle de lotissement se développe dans toute la France entre 1919-1939. Aujourd hui La cité jardin mêle habitat, équipements et nature nécessaires à la vie interne : - ils distinguent la cité jardin de la banalité des autres lotissements - participent concrètement à la logique de projet social - ont une valeur symbolique et structurante : composante forte de la structure urbaine - dans de nombreux cas leur implantation est fortement valorisée La diffusion du modèle dans la région lyonnaise : L essor industriel soutient le développement urbain de l agglomération lyonnaise dans les zones périphériques dès la fin du XIXème siècle. La croissance des grandes usines aux marges des villes ouvrent de nouveaux territoires propices à l urbanisation. Ces espaces de productions sont alors des points d ancrages aux marges des communes de la première couronne. Pensées comme des lieux de vie tournée essentiellement vers l unité de production, ces «nouvelles centralités» constituent des quartiers avec une certaine mixité sociale. La cité Berliet à Saint Priest, la cité Rhodia à Caluire, la cité TASE de Vaulx-en-Velin, la cité de la Soie de Décines et de Vaulx-en-Velin comptent parmi les exemples les plus significatifs des cités-jardins-ouvrières lyonnaises. Une forme urbaine toujours d actualité A la pointe du confort au début du XXème siècle, ces espaces sont encore perçus comme obsolètes. La réhabilitation de ces cités jardins apparaît comme un des enjeux urbains de ces 20 dernières années en France. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 8/72

4.1 Des réhabilitations exemplaires Comparables à la cité TASE de Vaulx-en-Velin, la cité du Chemin Vert à Reims et la cité Berliet à Saint Priest ont fait l objet de réhabilitations différentes mais exemplaires. 1- La cité du Chemin Vert à Reims 2- La cité jardin Berliet à Saint Priest [Rhône] Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 9/72

4.1.1 Eléments de comparaison : La cité du Chemin Vert [Reims] Sous l impulsion du foyer Rémois de nombreux lotissements pavillonnaires vont voir le jour aux abords de la commune de Reims à partir de 1912. Mais c est surtout après la première guerre mondiale que les cités jardins commencent à émerger. La plus emblématique de la métropole reste la cité du Chemin vert dont l église a été inscrite à la liste des monuments historiques. Modèle avant-gardiste de par sa conception générale, sa forme et son équilibre, cet ensemble fait l objet d une réhabilitation menée par la SA des H.L.M rémois depuis 1994. 1/ Identification : Nom du site : Adresse : Architecte Cité-jardin du Chemin Vert Quartier du chemin Vert, Reims Jean-Marcel Auburtin Date de réalisation : 1921 Typologie : Individuel continu Vue d ensemble de la cité du chemin Vert, Reims cliché Garcia Dorel-Ferré. Plan d ensemble de la cité du chemine vert, Reims cliché Garcia Dorel-Ferré. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 10/72

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La cité Berliet La cité Berliet située sur la commune de Saint Priest, est née de la volonté du constructeur automobile Marius Berliet, afin de loger l ensemble du personnel (ouvrier et cadres) à proximité de l usine. Cet ensemble immobilier, construit en 3 phases : 1920,1950 est constitué de 353 logements tant collectifs que semi-individuels. La vente des logements par Renault Trucks a abouti à la création de 19 copropriétés. 1/ Identification : Nom du site : Adresse : Architecte La cité Berliet. Saint Priest Vénissieux Bureau d étude de l entreprise-rené Bornarel. Date de réalisation : 1916-1967. Typologie : mixte Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 12/72

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Cité du chemin Vert [Reims] Cité Berliet [Saint- Priest] Cité TASE [Vaulx-en-Velin] Patrimoine de la SA HLM de Reims Voirie communautaire Typologie variée avec jardins privatifs Site compris dans les abords d un MH Surface totale : 278 000 m² Surface terrain hors voirie : 220 000 m² Proportion d habitat : 95% Nombre de logements : 617 Surface par logement : entre 60 et 145 m² Propriétés privées Voirie communautaire Typologie variée avec jardins privatifs Aucune protection Surface totale : 134 891m² Surface de terrain hors voirie : 94 135 m² Proportion d habitat : 95% Nombre de logements : 353 logements [dont 123 en collectif] Surface par logement : entre 60 et 80 m² Propriétés privées Voirie communautaire et communale Typologie variée avec jardins privatifs Site labellisé comme patrimoine XXe, aucune protection Surface totale : 150 000 m² avec le stade 130 606 m² Surface de terrain hors voirie : 96 508 m² Proportion d habitat : 95% Nombre de logements : 289 logements [à l origine], 264 logements [chiffre indicatif] Surface par logement : entre 70 et 100 m² 6 Espaces publics et privatifs inadaptés aux normes de confort avant 1995 5 années de réhabilitation 6 Données indicatives Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 14/72

5 Analyse des caractéristiques de la cité à son origine : Situation de la cité TASE : Localisée aux frontières des communes de Villeurbanne et de Vaulx-en-Velin au Sud du Canal de Jonage, le quartier de la Poudrette [la Côté], a été délimité de la façon suivante : - au nord, l Avenue Bataillon-Liberté-Carmagnole - au sud, le stade Aubert et les équipements municipaux - à l ouest, la rue de la Poudrette - à l est l Avenue Roger Salengro Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 15/72

5.2 Un site inscrit dans un complexe industriel remarquable : La «cité des jardins» à l entrée Ouest de la commune de Vaulx-en-Velin se développe à l intérieur d un ancien complexe industriel composé d un programme complet : site de production, logements et équipements à vocation collectives : écoles, lieu de culte, équipements publics, commerces, espaces de loisir Vue aérienne du complexe TASE prise avant la seconde Guerre Mondiale, les alignements d arbres sont au complet. Vue générale de la place de l église avant 1966 [Archives privées] Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 16/72

Vue aérienne de la cité jardin TASE donnant sur les grilles [Avenue Bataillon Carmagnole Liberté] de l usine et l allée du Stade. Vue de l école de filles Kagan et du foyer de jeunes filles Jeanne d Arc au premier plan intégrant le complexe TASE [A.M Décines, Vaulx-en-Velin] Vue du complexe Fibre et Mica au premier plan et de la ligne de chemin de fer de l Est lyonnais [A.M de Décines, Vaulx-en-Velin] Vue générale de la rue de l église dans les années 1970 [Archives privées] Vue générale du complexe TASE avec en premiers plans, les commerces et les cantonnements de la Poudrette et de la cité des jardins au second plan. Une autre vue générale du complexe TASE et de la cité des jardins [A.M de Décines et Vaulx-en-Velin] Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 17/72

Eléments de composition : - Une trame urbaine articulée autour de grands axes structurants - Un espace central partie intégrante de la composition urbaine - Une situation privilégiée par rapport au site de production qui en fait une «vitrine». Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 18/72

Une Hiérarchisation de l espace : - Qui constitue un programme complet : mixité entre habitat, unité de production, équipements et commerces de proximité - Qui définit la fonction des espaces - Source d une mixité sociale La cité jardin : - Un espace d interface - Une hiérarchie interne : traduction logique de la hiérarchie interne à l usine - Un traitement esthétique propre à l industrie textile Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 19/72

Traduction logique du réseau viaire, le parcellaire a été étudié pour coller parfaitement aux venelles. La combinaison des typologies de bâtis avec la variété des formes parcellaire permet des combinaisons infinies, Il faut noter plusieurs constantes : - l implantation du bâti se fait en front de rue avec un léger retrait - la plupart des parcelles sont traversantes La constitution de cet espace induit une proximité : signifiée par le cheminement, les limites et le parcellaire, ces éléments favorisent la proximité et le lien social de ce quartier. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 20/72

6 Les grands principes de composition de la cité jardin TASE : Cette «parenthèse rurale» dispose d une certaine spécificité. - Le réseau viaire constitue le fil des cheminements à l intérieur du quartier de la Poudrette. - L espace naturel reste la matière première du spectacle de la cité des jardins. - La mise en scène est traitée d une façon «pittoresque» 7 - Le dessin de cet ensemble pavillonnaire symbolise le respect d une nature considérée encore comme une protection des nuisances des grandes villes. De part sa dimension rurale elle pose certains grands principes de la qualité de vie : - une importance accrue des espaces verts - une composition pittoresque qui s appuie sur le schéma de la ville historique - une faible densité - une véritable identité de quartier - un rapport subtil entre espace privé et espace public - une entité à l échelle humaine Cet habitat individuel de faible densité correspond à une demande tout à fait actuelle en matière de logement. Si on omet de nombreux détails cet ensemble pavillonnaire n a subi que peu de transformations et a gardé une certaine cohérence et surtout une qualité de quartier qui lui confère une réelle valeur patrimoniale. Conçue au début du siècle dernier, la cité des jardins répond à des exigences de confort et de surfaces habitables d un autre temps, inadaptés aux normes de confort et de sécurité actuelle. Ces principes concourent en partie à dénaturer la cohérence de cet ensemble. 7 Dans le sens où les formes bâtis et la forme urbaine puisent leur inspiration des anciens centres historiques médiévaux. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 21/72

6.1 Un complexe industriel et des sous entités : La notion de quartier ressort d une structure clair fondée sur des éléments facilement repérable. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 22/72

6.2 Un système viaire expression des usages: La cité des jardins se caractérise par l originalité de son maillage, rapidement identifiable, il concoure à l identité du quartier. Ainsi, le système viaire se caractérise par la superposition de 2 systèmes ménageant des circulations et assurant un lien avec les autres sous ensembles du complexe TASE : - un système d axes traversant - un système de ruelles convexes et concaves qui desservent l intérieur des îlots. Le système viaire traditionnel est complété par des venelles qui courent à l intérieur de la cité des jardins. Dans la plupart des cas, la venelle coupe l îlot et amène un nouveau facteur de diversité dans l implantation du bâti. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 23/72

6.2.1 Le cheminement : Au détour d une allée, d une venelle ou d une rue, le cheminement se trouve différencié, qu elle soit droite ou courbe, longue ou courte, bordée d arbres, de haies ou de pelouse, la rue ouvre sur un paysage domestique mis en scène depuis l espace public. 6.2.2 La venelle : Déclinaison fine et logique de la structure viaire, elle permet : - un accès privilégié aux jardins familiaux - propose un cheminement aux dimensions olfactives et sonores - ménage des surprises, des cônes de vue - raccourcit les déplacements piétonniers en évitant le contournement des îlots - fait de la cité des jardins, une parenthèse «hors ville» Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 24/72

6.2.3 L espace de transition : Passage entre l espace privé et l espace public, le jardin seuil ou droit de passage participe à l homogénéité des implantations. Espace de transition et lieu d échange. La subtilité des limites entre l espace public et l espace privé est soulignée par cette zone de transition, d accueil, le plus souvent fleuri. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 25/72

6.2.4 Les limites : Que ce soit la clôture ou la haie, la transparence des jardins reste visible depuis l espace public, cette proximité participe à la profondeur paysagère, en cœur d îlot la limite entre espace privé et espace public est infime. Côté rue la clôture ou la haie délimite clairement les espaces mais laisse entrevoir les jardins seuils, borne visuelle le bâti est en léger retrait. Les principes de cheminement restent balisés par les limites qui : - composent et organisent le front de rue - participent à la notion de nature maîtrisée A l intérieur des l îlot, plus discrètes les limites participent à la confusion entre le domaine privé et le domaine public, créant de véritables poumons verts. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 26/72

6.3 Une composition «pittoresque» 8, une multitude ambiances : Les Impasses La venelle Le passage La plate bande Le rond point Le clos L esplanade La cour La place Les cœurs d îlot Le parc arboré Les alignements 8 Principe urbain ou architectural s appuyant sur le schéma de la ville historique avec un habitat disposé en façade le long d un réseau dense de rues. C est à l origine une utilisation attentive de chaque mètre carré de terrain à bâtir avec une nette influence médiéviste : une vue doit s arrêter, ce blocage est signifiant. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 27/72

6.4 Les bornes architecturales et végétales : 6.4.1 Les rideaux végétaux : La constitution de cet espace pavillonnaire induit aussi la recherche d une certaine forme d intimité signifiée par : - l implantation du bâti - l implantation des essences plantées L Alignement végétal : - participe à la hiérarchisation des voies - souligne les axes - oriente le regard Avenue Bataillon CarmagnoleLiberté Avenue Bataillon CarmagnoleLiberté Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 28/72

L Arbre, Autres modes de plantation : - plantations ponctuelles qui tendent à souligner un aspect de la cité- jardin - élément d agrément des jardins collectifs ou privatifs - participent à la profondeur paysagère - protègent des vis à vis Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 29/72

6.4.2 Un jardin habité: La qualité paysagère de la cité jardin TASE repose beaucoup sur la présence d un paysage à préserver. Le patrimoine végétal doit faire l objet d une réflexion particulière quant à sa gestion et son renouvèlement. Les allées plantées et les jardinets ont un rôle déterminant dans la structure urbaine du lieu, ils assurent : - une cohérence à l ensemble du site - une hiérarchisation des espaces par la nature des allées plantées - une couture végétale qui assure un lien avec d autres espaces du carré de Soie - une ambiance incomparable Une palette végétale variée, quelques exemples : Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 30/72

6.4.3 Les alignements d arbres : 6.4.4 Les arbres plantés: Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 31/72

6.4.5 Les haies: Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 32/72

6.5 Les principes d implantation du bâti : La disposition du bâti répond à un précepte hygiéniste commun à chaque cité jardin qui doit permettre la circulation de l air entre chaque pavillon. L éloignement des pavillons est tel que les vis-à-vis ne sont perceptibles que dans certaine pièce urbaine. Plan réactualisé d après un plan réalisé par l étudiant en architecture Xavier Braine. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 33/72

6.5.1 Les bornes visuelles A l échelle du Quartier A l échelle de l îlot A l échelle de la rue D une grande diversité, l implantation des maisons découle d une multitude de combinaisons des types de bâti et de leur orientation par rapport à la voie. Les deux façades d une rue ne sont jamais identiques et participent à la qualité de quartier où la banalisé et la monotonie sont exclues A l échelle de la parcelle Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 34/72

6.5.2 Typologie bâti : La petite cité se compose de 88 maisons en partie jumelées pittoresques à grands toits pour 264 logements [289 logements en 1956] : - chaque maison dispose d une assiette commune : le jardin seuil, un droit de passage qui conduit à la parcelle divisée en parts égales entre les différents logements de la maison pour y accueillir les jardins. - chaque maison abrite 1 à 6 logements selon le type de bâti - l attribution de logement compris à l origine dans le contrat de travail, 13 types différents de bâti typologie des villas type A ordinaire modulaire ordinaire type B type C type D1 1924 date de construction 1951 1958 ouvriers chef d'atelier destinataires: ingénieur contremaître nombre de pavillons 16 15 14 6 5 5 1 4 3 2 5 3 8 nombre de logements par pavillons 4 4 4 4 3 5 6 2 2 2 2 2 1 nombre de niveaux par pavillon 2 2 2 2 2 2 2 1 2 2 1 2 1 type D2 type D3 type D4 type E type F type G type H type I type J Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 35/72

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Type A Type A, maison collective Date de construction Destinataire Nombre de pavillons Nombre de niveaux Description des caves Description des jardins Matériaux de construction Couverture Orientation de la ligne de faitage Façade Accès Percements Menuiseries 1924 Ouvriers 16 pavillons, pour 4 locataires chacun 1 pavillon R+1, 2 niveaux. Hauteur sous plafond : 2m15 à 2m50, superficie Totale : 112 m² Jardin seuil conduisant à 4 lopins de terre : les jardins Mâchefer, ciment, béton, enduit Toit à quatre pans pour le pavillon Parallèle à la chaussée -Façade antérieure : ne supporte pas d entrée, deux travées avec 4 percements rectangulaires -Façade postérieure : ne supporte pas d entrée, 4 travées avec 8 percements rectangulaires. -Façades latérales : composée chacune avec un hall d entrée avec arcade croupée au niveau de l entrée de la cave, porche d entrées latérales pour les appartements du rez-dechaussée avec marquise en bois, mur goute au premier étage avec deux percements verticaux [porte d entrée, fenêtre. Entrées latérales : les entrées des logements au RDC encastrés dans les escaliers, entrées du 1 er étage accessibles par des volées d escaliers reportés sur les façades latérales, entrées protégées par un porche aux 1 loggias à l étage. Percements rectangulaires, verticaux. Fenêtres en bois, deux vantaux, contreventements : volets en bois [bicolore à l origine] à écharpe. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 37/72

Type B Type B, maison collective Date de construction Destinataire Nombre de pavillons Nombre de niveaux Description des caves Description des jardins Matériaux de construction Couverture Orientation de la ligne de faitage Façade Accès Percements Menuiseries 1924 Ouvriers 15 pavillons, pour 4 locataires chacun 1 pavillon R+1, 2 niveaux. Hauteur sous plafond : 2m15 à 2m50, superficie Totale : 112m² Jardin seuil conduisant à 4 lopins de terre : les jardins Mâchefer, ciment, béton, enduit Toit à 2 pans avec demicroupes latérales, tuiles mécaniques. Parallèle à la chaussée -Façade antérieure : ordonnancées par 3 travées : une centrale avec porche d entrée et percement de la cage d escalier, 2 travées latérales avec 4 percements verticaux rectangulaires. -Façade postérieure : ne supportant pas d entrée, 4 travées avec 8 percements verticaux, -Façades latérales : 2 travées, porche d entrée protégé par une marquise en bois surmontée d un percement rectangulaire au 1 er étage, un percement au RDC pour la seconde travée En façade latérale pour les appartements au RDC, en façade antérieur pour les appartements R+1 et les caves. Percements rectangulaires, verticaux. Fenêtres en bois, deux vantaux, contreventements : volets en bois [bicolore à l origine] à écharpe. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 38/72

Type C Type C, maison collective Date de construction Destinataire Nombre de pavillons Nombre de niveaux Description des caves Description des jardins Matériaux de construction Couverture Orientation de la ligne de faitage Façade 1924 Ouvriers 14 pavillons, pour 4 locataires chacun 1 pavillon R+1, 2 niveaux. Hauteur sous plafond : 2m14 à 2m50, superficie Totale : 108 m² Jardin seuil conduisant à 4 lopins de terre : les jardins Mâchefer, ciment, béton, enduit Toit à quatre pans pour le pavillon, tuiles mécaniques. Parallèle à la chaussée. -Façade antérieure : ordonnancées par 5 travées, une centrale avec porte d entrée surmontée d un percement rectangulaire pour la cage d escalier, façade symétrique avec 2 travées de chaque côté comportant 8 percements rectangulaire. -Façade postérieure : 4 travées avec 8 percements verticaux -Façades latérales : pour chaque mur goutte, une entrée protégée par une marquise en bois protégeant les entrées des appartements du RDC. Accès Percements Menuiseries En façade latérale pour les appartements au RDC, en façade antérieur pour les appartements R+1 et les caves. Percements rectangulaires, verticaux. Fenêtres en bois, deux vantaux, contreventements : volets en bois [bicolore à l origine] à écharpe. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 39/72

Type D1 Type D1 maison en bande Date de construction Destinataire Nombre de pavillons Nombre de niveaux Description des caves Description des jardins Matériaux de construction Couverture Orientation de la ligne de faitage Façade 1924 Ouvriers 6 pavillons, pour 4 locataires chacun 1 pavillon central R+1 et deux pavillons latéraux. Hauteur sous plafond : 2m, superficie Totale : 140m² Jardin seuil conduisant à 4 lopins de terre : les jardins Mâchefer, ciment, béton, enduit Toit à deux pans pour le pavillon central, toits à deux pans pour les deux avant corps jumelés avec demie pour les pignons latéraux. Perpendiculaire à la chaussée pour le pavillon central, parallèle à la chaussée pour les deux avant corps latéraux. -Façade antérieure : ordonnancées par 6 travées [2 pour le pavillon central, deux pour chaque avant corps latéral], présence d enduits tyrolien pour le pavillon central et un frise faisant office de corniche. -Façade postérieure : Idem -Façades latérales : murs pignons Accès Percements Menuiseries En façade latérale pour les caves, en façade antérieure : accès à la chaussée, en façade postérieure : accès aux jardins. Présence d un porche d entrée originel comblé par les nouvelles entrées. Percements rectangulaires, verticaux. Fenêtres en bois, deux vantaux, contreventements : volets en bois [bicolore à l origine] à écharpe. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 40/72

Type D2 Type D2, maison en bande Date de construction Destinataire Nombre de pavillons Nombre de niveaux Description des caves Description des jardins Matériaux de construction Couverture Orientation de la ligne de faitage Façade 1924 Ouvriers 5 pavillons, pour 3 locataires chacun 1 pavillon central R+1 et 1 pavillon latéral Hauteur sous plafond : 2m, superficie Totale : 100m² Jardin seuil conduisant à 3lopins de terre : les jardins Mâchefer, ciment, béton, enduit Toit à deux pans pour le pavillon central, toits à deux pans pour l avant corps jumelé avec demie pour les pignons latéraux. Perpendiculaire à la chaussée pour le pavillon central, parallèle à la chaussée pour le corps latéral. -Façade antérieure : ordonnancées par 4 travées [2 pour le pavillon central, deux pour chaque avant corps latéral], présence d enduits tyrolien pour le pavillon central et un frise faisant office de corniche. -Façade postérieure : Idem -Façades latérales : murs pignons Accès Percements Menuiseries En façade latérale pour les caves, en façade antérieure : accès à la chaussée, en façade postérieure : accès aux jardins. Présence d un porche d entrée originel comblé par les nouvelles entrées. Percements rectangulaires, verticaux. Fenêtres en bois, deux vantaux, contreventements : volets en bois [bicolore à l origine] à écharpe. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 41/72

Type D3 Type D3, maison en bande Date de construction Destinataire Nombre de pavillons Nombre de niveaux Description des caves Description des jardins Matériaux de construction Couverture Orientation de la ligne de faitage Façade Accès Percements Menuiseries 1924 Ouvriers 6 pavillons, pour 4 locataires chacun 1 pavillon central R+1 et deux pavillons centraux RDC Hauteur sous plafond : 2m, superficie Totale : 140m² Jardin seuil conduisant à 4 lopins de terre : les jardins Mâchefer, ciment, béton, enduit Toit à deux pans pour le pavillon central, toits à deux pans pour les deux avant corps jumelés avec demie pour les pignons latéraux. Perpendiculaire à la chaussée pour le pavillon central, parallèle à la chaussée pour les deux avant corps latéraux. -Façade antérieure : ordonnancées par 7 travées [2 pour le pavillon central, deux pour chaque avant corps latéral], présence d enduits tyrolien pour le pavillon central et un frise faisant office de corniche. -Façade postérieure : Idem -Façades latérales : murs pignons En façade latérale pour les caves, en façade antérieure : accès à la chaussée, en façade postérieure : accès aux jardins. Présence d un porche d entrée originel comblé par les nouvelles entrées. Percements rectangulaires, verticaux. Fenêtres en bois, deux vantaux, contreventements : volets en bois [bicolore à l origine] à écharpe. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 42/72

Type D4 Type D3, maison en bande Date de construction Destinataire Nombre de pavillons Nombre de niveaux Description des caves Description des jardins Matériaux de construction Couverture Orientation de la ligne de faitage Façade Accès Percements Menuiseries 1924 Ouvriers 1 pavillon pour 6 locataires 1 pavillon central R+1 et deux pavillons centraux RDC Hauteur sous plafond : 2m, superficie Totale : 140m² Jardin seuil conduisant à 4 lopins de terre : les jardins Mâchefer, ciment, béton, enduit Toit à deux pans pour le pavillon central, toits à deux pans pour les deux avant corps jumelés avec demicroupe pour les pignons latéraux. Perpendiculaire à la chaussée pour le pavillon central, parallèle à la chaussée pour les deux avant corps latéraux. -Façade antérieure : ordonnancées par 8 travées [4 pour le pavillon central, deux pour chaque avant corps latéral], présence d enduits tyrolien pour le pavillon central et un frise faisant office de corniche. -Façade postérieure : Idem -Façades latérales : murs pignons En façade latérale pour les caves, en façade antérieure : accès à la chaussée, en façade postérieure : accès aux jardins. Présence d un porche d entrée originel comblé par les nouvelles entrées. Percements rectangulaires, verticaux. Fenêtres en bois, deux vantaux, contreventements : volets en bois [bicolore à l origine] à écharpe. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 43/72

Type E Type E, maison jumelée Date de construction Destinataire Nombre de pavillons Nombre de niveaux Description des caves Description des jardins Matériaux de construction Couverture Orientation de la ligne de faitage Façade Accès Percements Menuiseries 1924 Chefs d ateliers 4 pavillons, de 2 logements chacun 1 pavillon R+1, 2 niveaux. Hauteur sous plafond : 2m15 à 2m50, superficie Totale : 77m² Jardin divisé en 2 parcelles identiques. Mâchefer, ciment, béton, enduit Toit à quatre pans avec tuiles mécaniques. -Façade antérieure : organisation symétrique avec 2 travées chaque côtés et 4 percements verticaux [2 au 1 er étage, 2 en RDC] pour l avant corps, 2 travées en retrait abritant les entrées protégées de marquise. -Façade postérieure : 2 travées symétriques -Façades latérales : avec un pan en retrait sans percement et un avant corps avec 2 travées. Entrées insérées dans les 2 pans en retrait de la façade antérieure avec porche d entrée protégé par une marquise en bois. Percements rectangulaires, verticaux. Fenêtres en bois, deux vantaux, contreventements : volets en bois [bicolore à l origine] à écharpe. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 44/72

Type F Type F, maison jumelée Date de construction Destinataire Nombre de pavillons Nombre de niveaux Description des caves Description des jardins Matériaux de construction Couverture Orientation de la ligne de faitage Façade Accès Percements Menuiseries 1924 ingénieurs 3 pavillons, pour 2 logements chacun 1 pavillon R+1, 2 niveaux Hauteur sous plafond : 2m15 à 2m50, superficie Totale : 102m² Jardin divisé en 2 parcelles identiques. Mâchefer, ciment, béton, enduit Toit à quatre pans avec tuiles mécaniques. -Façade antérieure : composé de 4 travées avec toit terrasse [balcon] qui abrite le porche d entrée : 2 percements arc plein cintre [en façade antérieure et murs gouttes], percements verticaux -Façade postérieure : organisée en 4 travées symétriques par rapport à l axe central. -Façades latérales : ordonnancée en 2 travées, une avec deux percements verticaux [RDC, 1 er étage], l autre comprenant un toit terrasse [balcon] dans lequel s insère le porche d entrée. Entrées encastrées dans les 2 toits terrasses avec deux porches d entrée avec arc plein cintre en façades latérales et en façade antérieure, porches progressivement comblés. Percements rectangulaires, verticaux. Fenêtres en bois, deux vantaux, contreventements : volets en bois [bicolore à l origine] à écharpe. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 45/72

Type G Type G, maison jumelée Date de construction Destinataire Nombre de pavillons Nombre de niveaux Description des caves Description des jardins Matériaux de construction Couverture Orientation de la ligne de faitage Façade 1924 Contremaître 2 pavillons, pour 2 locataires chacun 1 Maison de plein pied, RDC, 1 niveau Hauteur sous plafond : 2m15 à 2m50, superficie Totale : 112m² Jardin divisé en 2 parcelles identiques Mâchefer, ciment, béton, enduit Toit à deux pans à demicroupe avec toit muret, tuiles mécaniques. Parallèle à la chaussée. --Façade antérieure : composée de 4 travées symétriques par rapport à l axe central. -Façade postérieure : Idem -Façades latérales : composées de 3 travées de même taille chacune. Accès Percements Menuiseries En façade antérieure avec porche d entrée qui a finit par être comblé. Percements rectangulaires, verticaux. Fenêtres en bois, deux vantaux, contreventements : volets en bois [bicolore à l origine] à écharpe. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 46/72

Type H Type H, maison jumelée Date de construction Destinataire Nombre de pavillons Nombre de niveaux Description des caves Description des jardins Matériaux de construction Couverture Orientation de la ligne de faitage Façade 1953 célibataires 6 pavillons de 2 logements chacun 1 pavillon central R+1 et deux pavillons centraux RDC Jardin divisé en 2 parcelles identiques. Mâchefer, ciment, béton, enduit Toit à deux pans pour le pavillon avec tuiles mécaniques. Perpendiculaire à la chaussée. -Façade antérieure : ne supporte pas d entées, organisation symétrique avec 4 travées centrales et 2 travées extrêmes avec percements verticaux plus petits. -Façade postérieure : Idem -Façades latérales : 1 travée supportant le porche d entrée. Accès Percements Menuiseries En façade latérale pour les caves et les appartements Percements rectangulaires, verticaux. Fenêtres en bois, deux vantaux, contreventements : volets en bois [bicolore à l origine] à écharpe. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 47/72

Type I Type I, maison jumelée Date de construction Destinataire Nombre de pavillons Nombre de niveaux Description des caves Description des jardins Matériaux de construction Couverture Orientation de la ligne de faitage Façade Accès Percements Menuiseries 1924 Contremaîtres 3 pavillons de 2 logements chacun 1 pavillon R+2, 3 niveaux Hauteur sous plafond : 2m15 à 2m50, superficie Totale : 155m² Jardin divisé en 2 parcelles identiques. Mâchefer, ciment, béton, enduit Toit complexe avec noues et arrêtes qui font le lien entre le toit du corps central [2 pans] et les 2 toits des avant corps jumelés [2 pans chacun] Perpendiculaire à la chaussée pour les deux avants corps jumelés, parallèle à la chaussée pour le corps arrière. -Façade antérieure : organisation symétrique avec 2 travées chaque côtés et 6 percements verticaux [2 au 2 nd étage, 2 au 1 er étage, 2 en RDC] pour l avant corps, 2 travées en retrait abritant les entrées protégées de marquise surmontées de percements. -Façade postérieure : 4 travées symétriques, 2 niveaux en façade par travée. -Façades latérales : 1 travée avec 3 niveaux de percements en façade. Entrées insérées dans les 2 pans en retrait de la façade antérieure avec porche d entrée protégé par une marquise en bois. Percements rectangulaires, verticaux. Fenêtres en bois, deux vantaux, contreventements : volets en bois [bicolore à l origine] à écharpe. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 48/72

Type J Type J, maison individuelle Date de construction Destinataire Nombre de pavillons Nombre de niveaux Description des caves Description des jardins Matériaux de construction Couverture Orientation de la ligne de faitage 1956 Célibataires 8 pavillons avec 1 logement chacun. 1 pavillon RDC, 1 niveau avec comble Jardin personnel occupant toute la parcelle Mâchefer, ciment, béton, enduit Toit à deux pans. Perpendiculaire à la chaussée. Façade -Façade antérieure : 3 travées en RDC : 1 travée centrale supportant l entrée et 2 travées symétriques avec percements verticaux. -Façade postérieure : ordonnancée par 2 travées symétriques, identiques à celles de la façade antérieure. -Façades latérales : 2 travées avec porte d entrée pour l une et percement vertical pour l autre. Accès Percements Menuiseries En façade latérale et en façade antérieure. Percements rectangulaires, verticaux. Fenêtres en bois, deux vantaux, contreventements : volets en bois [bicolore à l origine] à écharpe. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 49/72

7 Les évolutions paysagères de la cité des jardins : 7.1 Les mutations de la cité des jardins : Par un jeu de voies convexes ou concaves, une implantation particulières des bornes visuelles [le bâti, les arbres], le plan global ainsi que le traitement des éléments de détail concourent au cachet de ce parc habité. Depuis la vente des logements en 1980, des évolutions traduisent la volonté des habitants d accéder à certaines normes de confort et de se distinguer du voisin. De nombreuses propriétés ont fait l objet de réhabilitations diffuses qui touchent aussi bien le bâti que les vides. L espace public a subi de nombreuses mutations qui se traduisent par: - le manque de lisibilité entre l espace public et l espace privatif - le manque de définition de certains espaces; les pièces urbaines, les alignements d arbres - l appropriation d une partie du domaine public par les habitants - la dégradation de l espace et du mobilier public Les nouveaux usages modifient l espace privatif : Le rapport entre la venelle, le parcellaire et la découpe des jardins apparaît comme une valeur esthétique spécifique à cet ensemble mais se traduit au quotidien comme un élément contraignant pour les habitants. 1/ les éléments sensibles des jardins : - les limites : clôtures et haies - le droit de passage ou jardin seuil - les essences plantées - les jardins 2/ les caractéristiques architecturales : - l enveloppe originelle du bâti - les façades - les ornementations - les percements - les menuiseries Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 50/72

7.2 Les transformations de l espace public et des limites: 7.2.1 Le Stationnement : Une utilisation accrue de l automobile : - une utilisation mixte des cœurs d îlot : pour le stationnement ou l installation de garages métalliques - le stationnement sur rue est devenue une pratique qui confisque l espace public - certaines pièces urbaines [place de l église ou places de la Boule en Soie] perdent leur fonction originelle pour devenir des parkings Stationnement occultant progressivement une partie de la venelle Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 51/72

7.2.2 Les dépendances : Plan réactualisé et complété d après un plan réalisé par l étudiant en architecture Xavier Braine. Après la fermeture de l usine en 1980, les garages en tôle pallient le manque d espace situés et participent au mitage des cœurs d îlots et jardins en lanière. Cependant les besoins ne sont toujours pas satisfaits et certains de ces abris sont détournés de leur destination d origine pour devenir des annexes de l habitat. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 52/72

Un exemple de garage en dur su parcelle. En cœur d îlot succession d abris en tôle Abris occupant la totalité d un lopin de jardin. bande de terrain entre deux villas. Espace totalement clos par la présence d un garage sur une Situé à l angle des parcelles, les garages ont du mal à s intégrer au reste. L ajout nécessite le plus souvent une obturation de la clôture. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 53/72

7.2.3 Les Limites Le mode de vie change, devient plus individuel et se traduit spatialement par l installation de nouvelles clôtures qui occultent Ainsi certains droits de passage et les jardins intérieurs sont progressivement clos. Les essences originelles des haies sont progressivement remplacées par des haies plus opaques, la variation des tailles et l aspect d abandon de certains espaces concourt à la disparité des limites. Depuis la vente de la cité des jardins, les limites constituent l élément le plus mutable. Carte réactualisée d après un plan réalisé par l étudiant en architecture Xavier Braine Profitant du léger retrait des maisons par rapport à la voie, ce sont les clôtures qui organisent le front de rue. Schémas des clôtures réalisés par l étudiant en architecture Xavier Braine Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 54/72

Différence de portails ² ² Clôture végétalisée intégrant une haie taillée Portillon en fer Portail en cœur d îlot Modèle courant occulter par des pans de bois Mur de clôture Modèle complexe Portail avec pilastre, haie taillée Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 55/72

7.2.4 La vétusté des réseaux: Les différents réseaux dénaturent l espace public et participent à l effet de délaissement de la cité des jardins. D autres de greffent à l espace privatif. 7.2.5 La question du mobilier urbain : Nuisances visuelles, le mobilier urbain montre que l espace public reste encore mal défini. En outre l absence de bancs publics ou d équipements de confort ne participe pas à la valorisation des pièces urbaines. 7.2.6 Les espaces délaissés: En Cœur d îlot, en marges des axes structurants. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 56/72

7.3 Les transformations de l espace privatif : «Révolutionnaire à l époque de sa construction pour la qualité des prestations offertes à la classe populaire, la cité jardin souffre aujourd hui de l évolution des normes de confort de la société actuelle, notamment en matière de surface habitable». Ces évolutions se traduisent par le développement d un mode de vie plus individuel que collectif dans les espaces privatifs 7.3.1 Les vides, les jardins : Une certaine disparité s opère entre les différents jardins qui composent le parc la cité, si certains sont entretenus, la plupart sont laissés à l état d abandon. Pour pallier le manque de place des appartements, les habitants ont conçus une variété d annexes qui vont du cabanon en bois à la véranda Qui servent d annexes aux appartements et traduisent les nouveaux besoins des habitants. Ces composantes se superposent à d autres et provoquent autant de nuisances visuelles qui perturbent la lecture paysagère de ce site. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 57/72

7.3.2 Les éléments annexés : Evolution des annexes au cours du temps Si la variété des types architecturaux participe à l originalité de la cité des jardins, le type d appartement le plus répandu [le F3] limite les usages. Les besoins de confort poussent les habitants à créer des annexes qui se greffent à l enveloppe initiale du bâti. Dans de nombreux cas, ces annexes se développent à l intérieur de la zone de passage : cette bande qui entoure la villa est progressivement comblée par des modules de différents gabarits pour les appartements en RDC. Le développement des extensions varie selon les types et la structure des jardins. On peut aussi se poser la question de la conformité des villas au schéma type division et réunion d appartements. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 58/72

7.3.3 Les portes d entrée : Variété des percements, standardisation des matériaux, occultation des porches d entrée. 7.3.4 La variété des couvertures : 7.3.5 Les altérations de façade : Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 59/72

7.3.6 Les protections solaires : 7.3.7 Les volets : A l origine standardisés, les volets disparaissent au profit des systèmes automatisés. 7.3.8 Les fenêtres : Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 60/72

7.3.9 Façades, enduits et revêtements, principes de coloration : Ravalement partiel d un pavillon, harmonie rompue par la différence d enduit. Ravalement partiel d un pavillon, enduit hétérogène. Enduits défraichis. Finitions grossières du ravalement. Ravalement intégral d une copropriété. Nature et choix de l enduit inadapté au support. Enduit ancien dont le «haut» est marqué par des rainures. Enduit à la tyrolienne d origine. Autre enduit d origine. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 61/72

8 Le Contexte : 8.1 Le PLU : Au regard du PLU, la Cité de la Soie est divisée en 3 secteurs de zone : - la zone UD1b-p comprenant la première tranche de construction des villas datant de 1925 [ville de Vaulx-en-Velin] - la zone UD1a pour le lotissement des Acacias et les lotissements de 1953 [ville de Vaulx-en- Velin] - la zone URd pour les commerces, les cantonnements et l ancien hôtel de jeunes filles [Villeurbanne] - la zone AUL pour le stade Aubert [Vaulx-en-Velin] Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 62/72

8.2 L occupation : La plupart des maisons qui composent le parc habité de la cité des jardins [la cité TASE] regroupe 2 à 5 ménages par villas excepté pour les maisons jumelées [au Sud Ouest : lotissement des Acacias, qui marquent les angles des îlots] et les 8 villas du «Carré des ingénieurs» [au Nord Ouest, allée du square]. Il faut noter une variation dans le statut foncier : une grande partie des maisons sont des copropriétés alors que les maisons jumelées relèvent de la propriété privée. Cette différence de statut pose des problèmes en termes de réhabilitation. Ces copropriétés ont été établies après la vente des villas en 1980. Les conséquences esthétiques sont apparues rapidement et se caractérisent par une diversité des réhabilitations réalisées par des initiatives privées. Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 63/72

8.3 Le Foncier de la petite cité TASE : Depuis la cession de la petite cité en 1980, la voirie est communautaire ainsi que l intérieur de certains îlots. Les alignements d arbres situés de part et d autre de l Avenue Bataillon-Liberté-Carmognolle relèvent de la propriété privée. Les équipements situés au pourtour de la cité sont principalement des propriétés communales depuis la cession des certains terrain appartenant à l usine à la municipalité de Vaulx-en-Velin en 1980. 8.4 Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 64/72

8.4 La densité : Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 65/72

Diagnostic patrimonial de la cité Tase Annexes Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 66/72

Le système d axe traversant : L Avenue Bataillon Carmagnole Liberté : La Rue Alfred de Musset : Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 67/72

La rue de l église, l allée du Stade : Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 68/72

L allée des Acacias : Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 69/72

La rue Maxime Teyssier : Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 70/72

Les autres venelles : Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 71/72

Directeur de la publication : Olivier Frérot Référents : Pascale Tridon / Samir Mahfoudi Tél : 04 78 63 43 41 p.tridon@urbalyon.org Infographie : Agence d urbanisme Agence d urbanisme LYON Juillet 2008 72/72