CHAPITRE III : ANALYSE DU COMPTE DE RESULTAT



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Transcription:

1 CHAPITRE III : ANALYSE DU COMPTE DE RESULTAT L actvité de l entreprise se mesure sur une année par le résultat de l exercice. Ce résultat est formé par la diférence entre les produits et les charges de l exercice. Les produits et les charges sont séparés en trois grandes masses : - Actvités ordinaires(a.o) :l exploitaton (actvité correspondant au méter de l entreprise) et le fnancier (coût de fnancement de l actvité) - Hors actvités ordinaires(h.a.o) : actvité non récurrente de l entreprise - Partcipaton des travailleurs et impôts sur résultat La distncton entre les actvités ordinaires et les hors actvités ordinaires se défnit autour du critère de «récurrence». Il est possible de mieux comprendre et analyser la formaton du résultat par le calcul des SIG (soldes intermédiaires de geston). Les SIG sont des suites de marges (résultats partels) calculés à partr du compte de résultat. I. LES SOLDES INTERMEDIAIRES DE GESTION (SIG) Les SIG sont des indicateurs synthétques de l actvité de l entreprise, qui servent généralement de base à l analyse fnancière. 1.1. Marge brute sur marchandises La marge brute sur marchandises se calcule par la diférence entre le montant HT des ventes de marchandises et le coût d achat des marchandises vendues à corriger de la variaton des stocks de marchandises. Elle concerne uniquement les entreprises du secteur commercial (achat et revente en l état sans transformaton).elle représente le gain net que l entreprise réalise sur la revente de produits achetés en l état.

2 Il convient de suivre l évoluton de la marge brute sur marchandises et d en déterminer les causes (mévente de l entreprise, conjoncture dégradée, nouveaux concurrents ). Vente de marchandises 701 Transport sur ventes 612 Réducton sur vente de marchandises 7019 Achat de marchandises 601 Transport sur achat 611 + Rabais, remise, ristourne obtenues 6091 +/- Variaton des stocks de marchandises 6031 = Marge brute sur marchandises 1.2. Marge brute sur matères La marge brute sur matères exprime la diférence entre les ventes de produits fnis, la producton stockée, la producton immobilisée et le coût d achat des matères premières et fournitures liées, à corriger de la variaton des stocks. Elle mesure l actvité économique de l entreprise. Producton vendue 702, 703, 704 Travaux, services vendus 705,706 Producton stockée 73 Producton immobilisée 72 Transport sur vente 612 Réducton sur ventes 7092, 7093, 7094 Réducton sur travaux, services vendus 7095,7096 Achat de matères premières(mp) et fournitures liées 602 Transport sur achat 611 + Rabais, remise, ristourne obtenues 6092 +/- Variaton des stocks de MP et fournitures liées 6032 = Marge brute sur matères

3 1.3. Valeur ajoutée La valeur ajoutée s obtent par la diférence entre la producton globale (marge brute sur marchandises, marge brute sur matères, produits accessoires, subventon d exploitaton, autres produits) et la consommaton des biens et services en provenance des ters. La valeur ajoutée représente la richesse créée par l entreprise après comparaison avec la valeur initale des biens et services utlisés pour réaliser ces actvités. Elle rémunère les diférents facteurs de producton (Actonnaire, Personnel, Etat, Banquier) et l autofnancement. Marge brute sur marchandises Marge brute sur matères Produits accessoires 707 Subventons d exploitaton 71 Autres produits 75 Autres achats 604,605, 608 +/- Variaton des stocks d autres achats 6033 Transport 61(sauf 611 et 612) Services extérieurs 62,63 Impôt et taxes 64 Autres charges 65 = Valeur ajoutée 1.4. Excédent brut d exploitaton L Excédent brut d exploitaton correspond à la ressource dégagée par l entreprise avant la prise en compte de sa politque fnancière et d investssement. C est un bon critère de la performance industrielle et commerciale de l entreprise : - il est indépendant des produits et charges HAO, du mode de fnancement, des modalités d amortssement ; - l ensemble des produits et des charges composant l EBE sont encaissables et décaissables

4 Valeur ajoutée Charges de personnel (dont personnel extérieur) 66 = Excédent brut d exploitaton 1.5. Résultat d exploitaton Le résultat d exploitaton traduit la richesse dont profte l entreprise du faite de son exploitaton. Excédent brut d exploitaton Reprises de provisions 791,798 Transfert de charges 781 Dotatons aux amortssements et aux provisions 681,691 = Résultat d exploitaton 1.6. Résultat fnancier Il traduit les fux liés au cycle de fnancement de l entreprise. Il s agit d opératons d emprunt et de remboursement, mais également des opératons sur fonds propres (augmentaton de capital, distributon de dividendes ). Revenus fnanciers 77(sauf 776) Gain de change 776 Reprise de provisions fnancières 797 Transfert de charges fnancières 787 Frais fnanciers 67(sauf 676) Pertes de changes 676 Dotatons aux amort. et aux provisions fnancières 687,697 = Résultat fnancier

5 1.7. Résultat des actvités ordinaires Le résultat des actvités ordinaires résulte de l actvité normale d exploitaton et de fnancement de l entreprise. De manière générale, le résultat des actvités ordinaires permet d analyser le résultat d une entreprise sans que le jugement ne soit modifé par des éléments non récurrents (hors actvité ordinaires) et fscaux. Résultat d exploitaton Revenus fnanciers 77(sauf 776) Gain de change 776 Reprise de provisions fnancières 797 Transfert de charges fnancières 787 Frais fnanciers 67(sauf 676) Pertes de changes 676 Dotatons aux amort. et aux provisions fnancières 687,697 = Résultat des actvités ordinaires 1.8. Résultat hors actvités ordinaires Le résultat hors actvités ordinaires traduit les actvités non récurrentes de l entreprise, c'està-dire qui ne sont pas susceptbles de se répéter d année en année. Produits des cessions d immobilisatons 82 Produits H.A.O 84(sauf 848),88 Reprises H.A.O 86 Transferts de charges H.A.O 848 Valeurs comptables des cessions d immobilisatons 81 Charges H.A.O 83 Dotatons H.A.O 85 = Résultat hors actvités ordinaires

6 1.9. Résultat net Le résultat net représente la mesure comptable du résultat qui fgure au passif du bilan. C est un élément central dans l analyse de la rentabilité fnancière de l entreprise. Cependant, il faut relever que, le fait qu il prenne en compte le résultat hors actvités ordinaires, la partcipaton des travailleurs et l impôt sur le résultat peut biaiser l analyse de son évoluton. Résultat des actvités ordinaires Résultat hors actvités ordinaires Partcipaton des travailleurs 87 Impôts sur le résultat 89 = Résultat net II. LES RETRAITEMENTS ECONOMIQUES DES SIG L objectf de l analyse de l informaton comptable est d établir un diagnostc sur la santé de l entreprise, en vue de prendre des décisions (décisions de geston, d achat ou de vente d acton, de cotaton ). Les documents comptables sont les principales sources (il existe des sources extracomptables : exemple, le rapport de geston) de données de l analyse fnancière. Cependant, les logiques de la comptabilité et de la fnance difèrent : - la comptabilité est par exemple basée sur la logique du coût historique, alors que la fnance raisonne en valeur de marché ; - les produits et les charges comptables ne sont pas touts encaissables ou décaissables - les documents comptables ont une forte teneur juridique L analyste devra donc procéder à des reclassements et retraitements, qui tennent parfois compte d informatons extracomptables.

7 2.1. La sous-traitance Le recours à la sous-traitance n entraine pas de croissance au niveau de l entreprise mais au niveau de son sous-traitant. En conséquence, les frais de sous-traitance sont retrés de la producton de l exercice pour obtenir la producton propre. 2.2. Les subventons d exploitaton Lorsque la subventon est octroyé à l entreprise pour compléter le prix de sa prestaton, elles sont retrées de la valeur ajoutée pour être ajoutée à la producton (ventes de produits fnis, travaux, services vendus ).Le retraitement permet alors de prendre en compte dans la producton de l exercice, tous les produits directement associés à la producton vendue. 2.3. Les redevances de crédit-bail Deux entreprises strictement identques, mais dont l une fait appel au crédit-bail alors que l autre est propriétaire de tous ses actfs de producton, auront des valeurs ajoutées diférentes (le crédit-bail étant comptabilisé dans les consommatons). Comment comparer donc ces deux entreprises? D un point de vue économique, le crédit-bail s analyse comme un moyen de fnancement des immobilisatons. Par conséquent, on traite les redevances périodiques comme si l entreprise était propriétaire de l immobilisaton. On calcul l amortssement que l on aurait pratqué si l on était propriétaire du bien. Cete dotaton fctve aux amortssements est intégrée au niveau du résultat d exploitaton, avec les autres dotatons d exploitaton. La diférence entre la redevance et l amortssement fctf représente les frais fnanciers associés au crédit-bail. Ils sont intégrés au résultat fnancier. Exemple :

8 L entreprise a loué en crédit-bail une machine d une valeur de 200.000 FCFA. Le contrat de locaton-vente est assort du paiement d une redevance annuelle de 55.000 FCFA pendant quatre(4) ans. Si l entreprise avait été propriétaire de la machine, elle aurait déterminée une dotaton aux amortssements d exploitaton d un montant de : Valeur d achat/durée d utlisaton : 200.000 / 4 = 50.000 Cete somme est donc retrée de la valeur ajoutée pour être comptabilisé en dotaton aux amortssements. La diférence entre la redevance annuelle et cete dotaton (55.000-50.000 = 5.000) correspond à des frais fnanciers, assimilables à ceux que l entreprise aurait supportés si elle avait efectué un emprunt. Ce montant est réintégré dans les charges fnancières. N.B : il existe également la possibilité de faire un retraitement actuariel du crédit-bail. 2.4. Les transferts de charges Les transferts de charges peuvent être reclassés en foncton de la nature des opératons aux- quelles ils se ratachent. Ainsi, le transfert de charges relatf aux salaires sera retré du résultat d exploitaton et comptabilisé au niveau de l EBE.

9 III. LES ELEMENTS D ANALYSE DU COMPTE DE RESULTAT L analyste fnancier utlise le compte de résultat pour poser un diagnostc sur l actvité. D une part, il évalue les ressources internes générées par l actvité, et d autre part, à partr des soldes intermédiaires de geston, il détermine des ratos. 3.1. La Capacité d Autofnancement(CAF) 3.1.1. Défniton de la capacité d autofnancement Les ressources dont dispose l entreprise peuvent avoir une origine externe et une origine interne. Les ressources externes peuvent provenir des augmentatons de capital, des subventons d investssements, ou des emprunts. Les ressources internes sont dues à l actvité de l entreprise. Le fnancement réalisé par les ressources internes est appelé autofnancement, c'est-à-dire fnancement par les propres moyens de l entreprise. La capacité d autofnancement est le potentel de trésorerie dégagée par l actvité de l entreprise. Elle est égale à la diférence entre les produits encaissables et les charges décaissables liées à l actvité de l entreprise. 3.1.2. Calcul de la capacité d autofnancement Il existe deux méthodes pour calculer la CAF : - la méthode additve, - la méthode soustractve. La méthode additve Cete méthode part de l EBE pour y ajouter les autres produits encaissables et les autres charges décaissables.

10 Charges(-) Frais fnanciers Pertes de change Charges H.A.O Partcipaton Impôts de résultats Produits(+) EBE Transferts de charges d exploitaton Revenus fnanciers Gains de change Transferts de charges fnancières Produits H.A.O (sauf Reprise de subventon d investssement) Transferts de charges H.A.O = CAF La méthode soustractve A partr du résultat net de l exercice, éliminer les produits calculés et les charges calculées. Résultat de l exercice Reprises sur amortssements et provisions Dotatons aux amortssements et provisions Produits de cessions d éléments d actfs Valeur comptable des éléments d actfs cédés Reprise de subventon d investssement = CAF 3.1.3. Interprétaton de la CAF La CAF indique les possibilités de fnancement de l entreprise. L autofnancement, c est la CAF diminuée des dividendes versées (autofnancement (n)=caf(n)-dividende payé en n (mais relatf à l exercice n-1)). Les possibilités fnancières de l entreprise sont d autant plus grandes (remboursement des emprunts, fnancement des investssements) quand la CAF est élevée. A contrario, une CAF négatve, refète une situaton dangereuse. Mais, il ne faut pas perdre de vue que la CAF n est qu un fux de trésorerie potentelle, c'està-dire dont on ne connaît pas la date d encaissement. 3.1.4. Ratos issus de la CAF Nature du rato Formules Interprétaton Capacité de remboursement Detes fnancières CAF Il traduit le nombre d années de la CAF auquel correspond le montant des detes fnancières Autofnancement CAF Valeur ajoutée Il mesure la part de la valeur ajoutée consacrée à l autofnancement

11 3.2. Les ratos décrivant l actvité de l entreprise Nature du rato Formules Interprétaton Evoluton de l actvité de (CA n+1 - CA n ) CA n Taux de croissance du chifre d afaires(ht) l entreprise (VA n+1 - VA n ) VA n Taux de croissance de la valeur ajoutée Valeur ajoutée efectf moyen Productvité (rendement apparent) de la main d œuvre Amortssements cumulés Taux d amortssement Immobilisatons brutes Evoluton des moyens Valeur ajoutée Productvité (rendement apparent) des mis en œuvre par Equipement productf équipements productfs l entreprise moyen Immobilisatons brutes Intensité capitalistque d exploitaton Efectf moyen Résultat de l exercice Taux de marge bénéfciaire Chifre d afaires HT EBE Taux de marge brute d exploitaton Evaluaton de la proftabilité de l entreprise Evaluaton de la rentabilité de l entreprise Chifre d afaires HT Marge brute sur marchandises Vente de marchandises HT Marge brute sur marchandises Chifres d afaires HT Résultat net de l exercice Capitaux propres Résultat des actvités ordinaires Capitaux propres (Résultat net + charges fnancières) Ressources stables EBE Ressources stables Taux de marge commerciale Taux de marque Taux de rentabilité fnancière générale Taux de rentabilité des capitaux propres issu des actvités ordinaires Taux de rentabilité économique générale Taux de rentabilité des ressources stables