Bonnes pratiques de prélèvements. Les hémocultures

Documents pareils
Prépration cutanée de l opéré

Ouverture d un pavillon médical : Mesures mises en œuvre pour la mise en eau et suivi bactériologique

STOP à la Transmission des microorganismes!

Intérêt diagnostic du dosage de la CRP et de la leucocyte-estérase dans le liquide articulaire d une prothèse de genou infectée

Chapitre VI : Gestion des risques épidémiques

EVALUER LA MAITRISE DU RISQUE INFECTIEUX EN EHPAD

Les Infections Associées aux Soins

Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports. Comité technique des infections nosocomiales et des infections liées aux soins

Mise en place du contrôle du bon usage des carbapénèmes: expérience d une équipe pluridisciplinaire

POURQUOI L HYGIENE HYGIENE = PROPRETE HYGIENE = PREVENTION DES INFECTIONS COMMUNAUTAIRES ET DES INFECTIONS ASSOCIEES AUX SOINS

Définition de l Infectiologie

Stratégies de dépistage des bactéries multirésistantes. Qui? Pourquoi? Comment? Après? L exemple des MRSA

BMR/ BHR en EHPAD Prise en charge des résidents

PROTOCOLE SONDAGE VESICAL

Infections nosocomiales

PSDP et usage des pénicillines - ESAC

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

SECTION II RELATIVE AU PRÉLEVEUR

SOINS INFIRMIERS EN HEMODIALYSE

o Non o Non o Oui o Non

CATALOGUE D'ESSAIS INTERLABORATOIRES AGLAE 2015 BIOLOGIE MEDICALE

Bio nettoyage au bloc opératoire

Recommandations des experts de la Société de réanimation de langue française, janvier 2002 Prévention de la transmission croisée en réanimation

Présentation générale du Programme

4 PROTOCOLES DE NETTOYAGE ET DE DESINFECTION A APPLIQUER 1 - PROCEDURE APPROFONDIE DE NETTOYAGE ET DE DESINFECTION DES VEHICULES

Jean-Christophe Richard Véronique Merle CHU de Rouen

SOINS DE PRATIQUE COURANTE. Prélèvement aseptique cutané ou de sécrétions muqueuses, prélèvement de selles

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Tuberculose bovine. Situation actuelle

Semaine Sécurité des patients

Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE

Prévention du risque infectieux en EHPAD, MAS, FAM et IME

Chapitre IV : Gestion des soins

2. HYGIENE ET PREVENTION DU RISQUE INFECTIEUX

GESTION DU RISQUE INFECTIEUX D ORIGINE ALIMENTAIRE DANS LES UNITES DE SOINS

Semaine Sécurité des patients «Le mystère de la chambre des erreurs!»

«Actualités et aspects pratiques de l antisepsie»

Précautions standard d hygiène au cœur de la prévention du risque infectieux

Traitement des Pseudarthroses des Os Longs par Greffe Percutanée de Moelle Osseuse Autologue Concentrée

La stratégie de maîtrise des BHRe est-elle coût-efficace? Gabriel Birgand

Les Solutions Hydro-Alcooliques en 43 questions

SURVEILLANCE DES SALARIES MANIPULANT DES DENREES ALIMENTAIRES

Ablation de sutures. Module soins infirmiers

va être opéré d un hypospadias

Précautions standard et complémentaires : quelles mesures pour quels patients?

ALIMENTATION DE L IMMUNODEPRIME. I Rappel des risques liés à l alimentation de l immunodéprimé

Simulation en aviation

La campagne québécoise des soins sécuritaires volet prévention et contrôle des infections

AUDIT 2009 des UCPC de Lorraine

SUTURE D EPISIOTOMIE ET PRISE EN CHARGE DE LA CICATRICE; RECOMMANDATIONS AUX PATIENTES

PREPARATION DU PATIENT POUR UNE CHIRURGIE. Marcelle Haddad

Guide de Mobilisation. de cellules souches pour mon. Autogreffe AVEC LE SOUTIEN DE. Carnet d informations et de suivi pour le patient et sa famille

de l air pour nos enfants!

Sensibilisation des opérateurs à l hygiène des aliments

INAUGURATION LABORATOIRE DE THERAPIE CELLULAIRE 16 FEVRIER 2012 DOSSIER DE PRESSE

DÉRIVATION VENTRICULAIRE EXTERNE (DVE)

Les solutions. Chapitre 2 - Modèle. 1 Définitions sur les solutions. 2 Concentration massique d une solution. 3 Dilution d une solution

Chapitre 4 : cohabiter avec les micro-organismes. Contrat-élève 3 ème

5. Matériaux en contact avec l eau

Réflexions sur les possibilités de réponse aux demandes des chirurgiens orthopédistes avant arthroplastie

AUDIT ISO SUR CESARIENNE CH MACON

Sommaire de la séquence 7

DE QUALITE GESTION DES RISQUES DEVELOPPEMENT DURABLE

STACCINI Pascal UFR Médecine Nice Université Nice-Sophia Antipolis

Niveau d assurance de stérilité (NAS) Hôpital Neuchâtelois Sylvie Schneider Novembre 2007

Comment concevoir son lit biologique

NETTOYAGE ET CONDITIONNEMENT DU MATERIEL DE SOINS EN VUE DE LA STERILISATION

Coordination de la Gestion des risques. Bilan - Programme

La découverte et l utilisation

Programme National de Prévention des infections associées aux soins en ES,

DON DE SANG. Label Don de Soi

LES SOINS D HYGIENE l hygiène bucco dentaire. Formation en Hygiène des EMS de la Somme EOH CH ABBEVILLE JUIN 2015

Hygiène et prévention du risque infectieux en cabinet médical ou paramédical

«Bonnes pratiques de retraitement des dispositifs médicaux et audits des cabinets dentaires : des peurs à la réalité»

Migraine et Abus de Médicaments

La version électronique fait foi

GESTION DE STOCK. July Hilde De Boeck

Service de Biothérapies

L ACCÈS VEINEUX DE COURTE DURÉE CHEZ L ENFANT ET LE NOUVEAU-NÉ

L ENTRETIEN DES LOCAUX ET DES EQUIPEMENTS AU BLOC OPERATOIRE

AIDE MÉMOIRE DE PROMOTION DU DON DE SANG

LES ACCIDENTS D EXPOSITION AU RISQUE VIRAL Prise en charge & Prévention

Lecture critique. Maîtrise de la diffusion de la résistance aux antibiotiques l hôpital : le rôle de l hygiène hospitalière D. Lepelletier, N.

Les Arbres décisionnels

Chambres à cathéter implantables

LA RESPONSABILITÉ DU RADIOLOGUE Point de vue de l avocat

formations professionnelles fin 2014 / début 2015 hygiène alimentaire en restauration collective audit, conseil et formation professionnelle

QU EST-CE QUE LA PROPHYLAXIE?

Parasites externes du chat et du chien

La réglementation quelques incontournables

1 ère manche Questions fermées

La lutte contre la tuberculose est régie par l arrêté royal du 17 octobre 2002.

DÉFICITS IMMUNITAIRE COMMUN VARIABLE

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

Le dépistage du cancer de la prostate. une décision qui VOUS appartient!

Contenu de la formation PSE1et PSE2 (Horaires à titre indicatif)

CATALOGUE DE PRESTATIONS FORMATION ET CONSEILS

Évaluation des compétences de l infirmière auxiliaire Aire ambulatoire / urgence. Pour vous, pour la vie

Transcription:

Bonnes pratiques de prélèvements - Les hémocultures Nejla AISSA Laboratoire de Bactériologie Eliette JEANMAIRE Service des Maladies Infectieuses et Tropicales 1

Déclaration d intérêts Absence de conflit d intérêt 2

Définitions et rappels Le sang = milieu normalement stérile Bactériémie - Fongémie = présence de micro organismes dans le sang Bactériémies symptomatiques (bactériémies vraies ) SRIS Sepsis grave Choc septique +/- symptômes liés au foyer primitif

Bactériémie vraie = maladie émergente Problème de santé publique Incidence en augmentation : 3/1000 jours d hospitalisations en 2010 o x 1,9 entre 2001 et 2010 (données ONERBA) Principale cause de décès dans les USI des pays développés o Mortalité élevée : 15-30% (Goto & Al-Hasan, CMI 2013) o Mortalité à 28 jours : > 60% en cas de choc septique

Hémocultures = pierre angulaire du diagnostic microbiologique Syndrome infectieux Endocardite infectieuse Sepsis sévère Choc septique Facteurs de risque d infection fongique invasive Fièvre inexpliquée Surveillance de patients à risques (ex : aplasie, présence de DIV ) Dérive par crainte de manquer de Dg Prescription médicale +++

Hémocultures = prélèvements les plus fréquents en milieu hospitalier «Hémoculture» = mise en culture du sang pour recherche de bactérie et/ou de champignon 1 hémocultures 2 Urines Prélèvement de réalisation complexe MAIS souvent BANALISÉ!!!

Hémoculture = prélèvement le plus fréquents en milieu hospitalier Hémocultures Sang Plvt dépistage Urines Laboratoire de Bactériologie CHRU de Nancy

Difficultés de détection des bactériémies (1) Moment optimal pour prélever difficile à déterminer En général : au pic fébrile, au moment de frissons o mais signes non spécifiques et non discriminants Avant toute antibiothérapie sans jamais la retarder o ou après une fenêtre thérapeutique

Difficultés de détection des bactériémies (2)

Difficultés de détection des bactériémies (3) Taux de positivité faible Seulement 5-10% des hémocultures prélevées sont positives Laboratoire de Bactériologie : 170 flacons / jour!!! Taux de positifs<10% / an 9,42% 9,33% 8,72% 8,73% 9,09%

Difficultés de détection des bactériémies (4) Concentration des micro-organismes dans le sang très faible 1-10 UFC/mL (forte variation 0,001 100 bactéries/ml) Arpi et al., 1989, Wain et al., 1998 La bactériémie est continue avec des quantités faibles et variables dans le temps Jonsson et al., 1993; Jarlov et al., 1995

Difficultés de détection des bactériémies (5) Sensibilité de détection avec volume total de sang mis en culture Le volume prélevé doit être suffisant! Volume total optimal : 40 60 ml

Hémocultures Le constat (1) Les contaminations sont encore trop fréquentes! 6 12,5% dans certains services Contamination à partir des bactéries de la flore du patient, du préleveur ou de l environnement Espèces souvent en cause (même si parfois elles peuvent être pathogènes!) o Staphylocoques à coagulase négative o Bacillus o Corynébactéries o Propionibacterium acnes Stohl et al. J Clin Microbiol. 2011 Snyder et al. Clin Biochem 2012

Hémocultures Le constat (2) Le volume prélevé est souvent insuffisant! Etude sur 55 centres en France o o o o Remplissage insuffisant des flacons : 33-52% des cas Volume moyen de sang / flacon : 2,8-9,3 ml 20,2-80,7% des flacons volume de sang < 5 ml 16-90% des séries moins de 15 ml de sang B. Lamy RICAI 2013

Hémocultures Le constat (2) Même constat au CHRU! Niveau de remplissage des flacons positifs N = 153

Hémocultures Le constat (2) Même constat au CHRU! Niveau de remplissage des flacons négatifs N = 759

Hémocultures Le constat (2) Même constat au CHRU! Niveau de remplissage selon le type de flacon Flacons positifs Flacons négatifs N = 153 N = 91 N = 62 N = 759 N = 378 N = 381

Hémocultures Ce qui est admis Volume insuffisant = Perte de chance diagnostique

Comment optimiser nos pratiques? Consolider la phase pré-analytique de la prescription au laboratoire prélèvement proprement dit transport conservation de l échantillon et éventuellement son prétraitement

Comment optimiser nos pratiques? Consolider la phase pré-analytique de la prescription au laboratoire prélèvement proprement dit transport conservation de l échantillon et éventuellement son prétraitement

Comment optimiser nos pratiques? La qualité au service du patient 1er Audit Formation personnel Amélioration continue Effort continu Communication 2ème Audit Démarche qualité Plan Do Check Act

Comment optimiser nos pratiques? Eviter les faux positifs Réduire les contaminants Détecter LA bactérie responsable et non les contaminants Eviter les faux négatifs Maitriser le volume Faire en sorte que LA bactérie responsable soit dans le flacon +++

Diagnostic erroné : on passe à coté de LA bactérie en cause Interprétation difficile des résultats Traitement antibiotique inapproprié o o Pourquoi diminuer les contaminants? ou l impact négatif des contaminations échec thérapeutique / risque de sur morbi-mortalité effet collatéral : pression de sélection ATB avec émergence des BMR Dépenses de santé inutiles o o durée séjour coût (examens de laboratoires, antibiothérapie )

Facteurs de contaminations Non respect des indications et des consignes de prélèvement - Protocole hémoculture - Choix du site de ponction - Personnel formé Mains du préleveur mal désinfectées Peau du patient mal préparée Bouchons des flacons d hémocultures mal décontaminés Asepsie rigoureuse Multiplication des prélèvements Prélèvement UNIQUE Risque de contamination avec le nombre de prélèvements

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Tout commence au lit du patient! Flacons Bact Alert Flacons Bactec Flacons aérobies & anaérobies Flacons pédiatriques (volume de sang 3 ml) Plus rarement : flacons spécifiques pour recherche de Mycobactéries et champignons

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Précautions avant prélèvement Fermer la porte de la chambre Vérifier la prescription et préparer le(s) bon(s) de demande Respecter les règles d identitovigilance Vérifier la limpidité et la date de péremption des flacons Porter un masque de type chirurgical Pratiquer une désinfection des mains (du préleveur) par friction avec une SHA (ou à défaut un lavage antiseptique des mains)

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité 11 Choix du site de ponction Ponction veineuse périphérique = seule méthode validée pour prélever le sang en vue d une culture microbienne Le prélèvement via un DIV doit être banni o même si patient est difficile à piquer!!! o fréquence des contaminants (souvent colonisé par la flore cutanée) o exception = diagnostic d une infection liée à un DIV matériel en place hémocultures appariées

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Choix du site de ponction Préférer l avant-bras (ou à défaut, le dos de la main) o contre-indication : côté d un curage ganglionnaire, fistule AV, bras hémiplégique, lésion cutanée Après repérage de la bonne veine réaliser une désinfection des mains avec une SHA Enfiler des gants à usage unique (ou gants stériles si risque de retouche du point de ponction)

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Asepsie rigoureuse +++ Désinfection de l opercule des flacons = Bétadine alcoolique 5% o laisser la compresse de désinfection sur le flacon jusqu au prélèvement Désinfection de la peau du patient = Antiseptiques alcooliques (Biseptine chez l enfant) >> solutions aqueuses Caldeira et al. J Hosp. Infect. 2011

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Antisepsie cutanée Etape essentielle pour détruire la flore cutanée +++ Antisepsie cutanée large du site de ponction choisi sans repasser sur la zone déjà traitée ou de haut en bas en escargot

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Age > 30 mois Age 30 mois Détersion Bétadine scrub ou Hibiscrub * ou Biseptine Biseptine Rinçage eau stérile / Séchage compresses stériles compresses stériles Désinfection avec un antiseptique dermique Antisepsie cutanée Bétadine alcoolique ou Chlorhexidine alcoolique* ou Biseptine séchage complet Biseptine *pour la détersion et la désinfection, utiliser les produits mentionnés de la même couleur Après cette étape, ne plus toucher la zone de ponction!

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Paramètre fondamental détecter LA bactérie responsable recommandé : 40 60 ml dépend du : Importance du volume total mis en culture o volume de sang/flacon ni trop faux positif (activité des globules blancs) ni trop peu faux négatif volume optimal : 8 à 10 ml volume acceptable : 3 à 10 ml / flacon o nombre de flacon/épisode : 4 à 6 flacons/24h Tout se résume dans le volume!!!

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Recommandations traditionnelles 2 à 3 hémocultures échelonnées sur 24 heures (à renouveler si température > 38,5 C) ou 2 à 3 hémocultures espacées de 30 à 60 minutes, si l antibiothérapie doit être débutée rapidement 2ème série d hémocultures : si 1ère série négative après 48-72 h (endocardite infectieuse) 1 2 3

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Vers le prélèvement UNIQUE Nouvelles recommandations Prélèvement unique Recommandations traditionnelles Prélèvements multiples 1 2 3 Nouveauté dans le diagnostic des bactériémies Cuenca-Estrella, Clin. Microbiol. Infect.,2012

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Pourquoi un prélèvement unique? Sensibilité avec la quantité de sang prélevé Pas de gain de sensibilité si volume > 60 ml

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Pourquoi un prélèvement unique? A quantité prélevée égale la sensibilité reste la même, que le sang soit prélevé en une ou plusieurs fois Prélever bien une bonne fois pour toutes!!!

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Pourquoi un prélèvement unique? Services de Dermatologie, Pneumologie et Maladies infectieuses et Tropicales Les 2 premières paires sont les plus contributibes!!!

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Le prélèvement unique en pratique Chez l adulte, prélever en un seul geste (1 ponction veineuse) o o 4 à 6 flacons bien remplis : 8 à 10 ml de sang / flacon soit un volume total optimal de sang de 40 à 60 ml (2 à 3 flacons aérobies & 2 à 3 flacons anaérobies) Toute hémoculture supplémentaire, après le train initial, doit être justifiée par une prescription médicale

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Le prélèvement unique en pratique Faire un repère sur le flacon = correspondant au volume de prélèvement recommandé (fonction de l âge et du poids du patient) Ne pas se fier aux graduations des étiquettes!!!

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Le prélèvement unique en pratique Ordre de prélèvement o o o en 1er : un flacon aérobie (afin de purger la tubulure) en 2ème : un flacon anaérobie Pour les flacons suivants : l ordre importe peu, l essentiel est que les flacons anaérobies n aient pas d air! O 2

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Surveiller le volume de remplissage du flacon +++ o o Le prélèvement unique en pratique maintenir le flacon en position verticale lors du prélèvement arrêter le prélèvement lorsque la marque de remplissage maximum est atteinte Numéroter les flacons dans l ordre de prélèvement +++

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Avantages du prélèvement unique Sensibilité de détection Risque de contamination = objectifs atteints

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Autres avantages non négligeables du prélèvement unique Pour le patient Diagnostic de qualité ( contaminants) Confort : 1 seule ponction Capital veineux préservé Antibiothérapie plus précoce Pour la communauté Interprétation + aisée des résultats (contamination 1er flacon) Pour les préleveurs Charge de travail Gain de temps (temps réinvesti en partie pour les bonnes pratiques du prélèvement) Risque AES Amélioration de la qualité des soins Coût

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Inconvénients du prélèvement unique Pas insurmontables! IDE : changements d habitudes Prescripteur : nouveaux automatismes d interprétation non indiqué : o pédiatrie o endocardite infectieuse

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Cas particuliers Diagnostic des infections microbiennes liées à un DIV = méthode des hémocultures appariées (matériel en place) en 1er : en périphérique 10 mn en 2ème : via le DIV (sans purge préalable) Volume de sang prélevé/flacon via le DIV = volume prélevé/flacon en périphérie Flacons correctement numérotés, identifiés : heure + mode de prélèvement Acheminés sans délai au laboratoire et incubés en même temps dans l automate

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Cas particuliers Diagnostic bactériologique d une endocardite Protocole traditionnel : 3 hémocultures (flacons aérobies et anaérobies) obtenues par 3 ponctions veineuses, échelonnées sur 24 heures espacées d une heure minimum avant toute prise antibiotique 1 2 3 2ème série d hémocultures : si 1ère série négative après 48-72 h

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Cas particuliers Prélèvements d hémocultures en néonatalogie et en pédiatrie Densité des bactéries (100-1000 UFC/mL) > l'adulte (1-10 UFC/mL) Volume total sang : plus faible à adapter au poids de l enfant

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Cas particuliers Prélèvements d hémocultures en néonatalogie et en pédiatrie Poids Flacon Volume de sang Nb de flacons Enfant 1 kg BD BACTEC TM 0,5 à 2 ml 1 1,1 à 2 kg PEDS PLUS/F 1,5 à 4,5 ml 1 2,1 à 12,7 kg 3 à 6 ml 1 12,8 à 36,3 kg BD BACTEC TM Plus Aerobic/F ou 5 à 7 ml 2 x 2 > 36,3 kg Lytic/10 Anaerobic/F 8 à 10 ml 4-6 D après Rémic - 2015

Facteurs clefs pour une hémoculture de qualité Conditions d acheminement au laboratoire Après étiquetage correct : flacons + bon de demande! Dès que possible Si transport non immédiat : conservation à température ambiante (systèmes automatisés)

En conclusion Pour un diagnostic de qualité, il faut Prescription médicale Préleveurs Prélèvement UNIQUE claire et pertinente Acheminement au laboratoire formés et qualifiés Et pour le reste faites confiance à votre bactériologiste maitrisé (asepsie volume) maitrisé (délai température)