V M E dito rial Le Co nseil d A dministratio n P ré sident Dr. Fouad Zmokhol Zimco Printing Press sal Email: fouad@zimcogroup.com ic e- P ré sident Claude J. Bahsali ITG (Holding) sal Email: c.bohsali@itg.com.lb T ré so rier Patrick Farajian Société Sodetel Email: farajian@sodetel.net.lb S ec ré taire G é né rale Carine Husni Helliozid Technologies sarl Email: carine.husni@heliozid.com embres Elie Aoun Investment Holding Email: beoffice@cyberia.net.lb Michel Assaily Prime Investment sal Email: michel.asseily@prime-investments.net Farid El Dahdad Concrete Plus sal Email: gfryan@idm.net.lb Dr. Ahmad Hage Email: ahhage@yahoo.com Jean Hleiss Adir Insurance Email: jhleiss@adirinsurance.com Fouad Rahme BLC Invest Email: fouad.rahme@blcbank.com Walid Sfeir Fattal Holding Email: walid.sfeir@fattal.com.lb Georges M. Tabet NECB Bank sal Email: geta64@gmail.com Rassemblement de Dirigeants et Chefs d Entreprises Libanais Lebanese Businessmen Association Maquette : Sabine Bahri Abou Sleiman Immeuble Sarraf, 12 e étage, Avenue de l indépendance, Achrafieh, Beyrouth, Liban. Tel. : (+961-1) 320450 (+961-3) 289800 ; Fax : (961-1) 320395 ; Email : rdcl@rdcl.org.lb; Site Internet : www.rdcl.org.lb E t maintenant on v a où.? 7 Juin 2013 Le Libanais est connu pour ses nombreux talents, ses multiples forces mais aussi pour avoir la mémoire assez courte... C est vrai que cela pourrait être positif lorsqu il s agit d effacer les souvenirs pénibles de la guerre fratricide, mais ne rien apprendre de nos erreurs et vite oublier nos mauvaises manœuvres et nos stratégies erronées pourrait être assez dangereux quand il s agit d économie, de finance et de la gestion d un pays! Rappelons-nous, il y a encore quelques mois, notre pays assistait à un bras de fer entre, d une part, les syndicats qui réclamaient des augmentations de salaires et le patronat qui peinait à survivre à l ombre de la crise économique, et, d autre part, le gouvernement qui, tantôt jouait un rôle d arbitre par le biais de son ministre du Travail en exercice à l époque et tantôt était le troisième protagoniste indépendant et dessinait des plans utopiques et irréalisables. Rappelons-nous aussi que les chefs d entreprise ne se sont jamais opposés à une augmentation bien étudiée des salaires des fonctionnaires mais demandaient à se concentrer essentiellement sur les objectifs primordiaux des demandes légitimes des salariés : l amélioration du niveau de vie et l augmentation du pouvoir d achat, ainsi que la baisse des coûts des services urbains et sociaux. Les arguments du secteur privé étaient basés sur le fait qu une augmentation aléatoire de salaires, issue d un marchandage politique, mènerait sans aucun doute à une inflation galopante, à une hausse du taux de chômage, à un freinage de la croissance et à une augmentation de la dette publique et des taxes. Rappelons-nous enfin que le patronat avait signé avec les syndicats un accord pour désamorcer la crise qui aurait pu dégénérer et faire «exploser» la rue. Parallèlement, nous avons été forcés d accepter un accord pour contrer un projet étatique inexécutable qui aurait asséné le coup de grâce à notre économie et notamment au secteur privé. Quels ont été les résultats de cette augmentation? Tout d abord, cette augmentation «fictive» a été aspirée des poches des salariés avant qu ils n aient eu l occasion de profiter de la hausse des salaires. En d autres termes, elle a eu un effet contraire à son objectif initial vu que le pouvoir d achat et le niveau de vie des salariés ont baissé de façon spectaculaire ; un phénomène qui risque de déboucher sur une crise sociale sans précédent. D autre part, le gouvernement s est trouvé piégé entre une inflation galopante touchant tous les secteurs et plus particulièrement les produits de première nécessité, et un nouveau front, celui de la grille des salaires des fonctionnaires. Il est clair que l État ne peut financer ce nouveau coût que par une augmentation de taxes, que désormais ni les sociétés privées ni les contribuables ne peuvent supporter, sans alourdir davantage la dette publique. Cette augmentation, si elle a lieu, se répercutera directement et négativement sur les citoyens qui devront s attendre à une nouvelle augmentation du taux d inflation. Entre-temps, la grogne syndicale s est accentuée, la rue «bouillonne» et se prépare à de nouvelles revendications et de nouveaux dérapages. Les entreprises privées sont asphyxiées par l augmentation de leur coût, par la crise économique interne et régionale, et par la récession mondiale. C est pourquoi on ne peut s empêcher de se demander pourquoi au Liban on essaye toujours d inventer de nouvelles méthodes économiques? Pourquoi ne prenons-nous pas l exemple d autres pays qui sont passés par des crises semblables? Pourquoi dessine-t-on des plans économiques sur mesure, à la taille de certains groupes politiques? Pourquoi tous les gouvernements qui se sont succédé pratiquent la méthode de rafistolage et repoussent toutes les échéances et décisions importantes en guise de «cadeau empoisonné» à leurs successeurs téméraires? N aurait-on pas dû, comme tous les pays du monde, augmenter le salaire minimum et laisser le reste des salaires s autoréguler par le marché? Ne faut-il pas laisser un champ de manœuvre aux salariés qui bûchent, persévèrent et méritent des réajustements sur base de leur expérience et leur rendement au lieu de mettre tout le monde dans le même sac? De toute façon, ce qui est fait est fait... et peut-être presque oublié... mais «maintenant on va où...»?
S om maire 8 Juin 2013 3 6 7 9 14 14 15 16 17 17 18 20 21 22 26 29 30 32 33 34 35 36 37 37 38 38 40 40 41 E ditor ial du P rés ident T ribu ne Libre A ssemblée G énér ale Assemblée Générale et Election du Nouveau Conseil d Administration A ssemblée G énér ale et N ouv eau C on seil T ables Ronde s et déb ats Table Ronde «Comment sauver l Economie de notre pays?» avec SEM Nicolas Nahas et SEM Roger Dib Table Ronde «Simulation for an Economic Growth Policy for Lebanon» avec Dr. Abdallah Dardari et Dr. Marwan Iskandar Table Ronde avec le Président de l Association des Banques du Liban (ABL) Dr. Joseph Torbey Table Ronde sur l Adoption d un projet de loi sur les Sociétés par Action Simplifiée SAS au Liban avec SE le Prof. Ibrahim Najjar Conf ér enc es Participation du RDCL à la conférence «Value and Success in Business» organisée par LIQAA Conférence au «Rotary Club Beirut Cedars» Participation du RDCL au lancement du Rapport «MILES» pour la création d emplois par la World Bank Conférence du RDCL «Les Succès Libanais dans le monde et leurs facteurs clés de Réussite» Participation du RDCL à la conférence «Partnership between Financing and Investment» A c tivi tés ex ternes et réc eptions Dîner de Gala du RDCL Déjeuner débat du RDCL avec l Ambassadrice de L Union Européenne S.E. Mme Angelina Eichhorst Réuni ons ex ternes Visite à l Ambassadrice de la Commission Européenne SE Mme Angelina Eichhorst Visite au Président de la République Libanaise le Général Michel Sleiman Visite au Premier Ministre designé SE Mr. Tammam Salam Visite à l Ambassadrice Américaine au Liban SE Mme Maura Conelli Visite du Président du RDCL à la Chambre de Commerce de Tripoli Visite au gouverneur de la Banque du Liban SE Riad Salameh Visites des instances économiques à Riyadh V isites et réuni ons au R DCL Projet de création d une base de données aux investisseurs Visite d une délégation économique de l Ambassade Américaine Visite de l Ambassadrice de Suisse SE Mme Ruth Flint Visite d une délégation de l Organisation Internationale du Travail (OIT) Visite d une délégation du Bureau Moyen-Orient de l Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) Projet du RDCL sur la gouvernance et la transparence des ONG libanaises Réunion avec le coordinateur du plan de secours aux réfugiés Syriens au Liban
A A 9 Juin 2013 42 43 44 44 45 45 46 48 50 52 53 53 57 58 60 63 64 65 67 68 71 78 79 81 83 85 86 87 E tudes et po sition s Position du RDCL concernant la grille des salaires du secteur public Suggestions du RDCL pour résoudre la crise sur l échelle des salaires P ro j ets Div ers Accord du Ministère des Finances sur le projet des Actions Preférentielles présenté par le RDCL en juin 2012 Participation et partenariat du RDCL au Social Economic Award 2012 Participation du RDCL à la Commission Ministérielle pour un plan de réforme économique et social Participation du RDCL au jury du Produit de l Année Moyen-Orient et Afrique rtic les Le Conseil Économique et Social une nécessité au dialogue national par Mr. Roger Nasnas. International Rating Agencies: Political and Economic Discussions by Dr. Makram Sader Le CHO, un instrument financier pour les pays émergents par Dr. Riad Obegi. Une plus grande synergie entre banque privée et banque d affaire par Mr. Georges Abboud. The Impact of Continuous Learning by Mr. Antoine Aoun. Les Impairs d une Transformation par Maître Karim Dagher. Les pièges liés à l arbitrage par Maître Rana Chaaban. National Heritage Buildings (NHB) par Mr. Nagib Fadel. Hawa Akkar Un facteur vital pour l énergie au Liban We will rise stronger! Préparons-nous à affronter 2013 par Dr. Fouad Zmokhol. «Le Liban pays maudit... ou pays béni?» par Dr. Fouad Zmokhol. nnex es Compte rendu de la Participation du RDCL à la conférence Value and Success in Business Compte rendu du déjeuner débat du RDCL avec l Ambassadrice de L Union Européenne Compte rendu de la conférence du RDCL «Les Succès Libanais dans le monde et leurs facteurs clés de Réussite» Compte rendu de la participation du RDCL à la conférence «Partnership between Financing and Investment» Compte rendu de la table ronde sur l Adoption d un projet de loi sur les Sociétés par Action Simplifiée (SAS) au Liban Compte Rendu de la Visite du Président du RDCL à la Chambre de Commerce de Tripoli Compte rendu de la table ronde «Comment sauver l Economie de notre pays?» Compte rendu de la table ronde «Simulation for an Economic Growth Policy for Lebanon» Compte rendu de la table ronde avec le Président de l Association des Banques du Liban (ABL) Mot d ouverture du Président du RDCL au dîner de Gala du 9 Novembre 2012 88 E ditor ial du P rés ident (ar abe)
T ribu ne Libre 1 0 Juin 2013 Le dynam isme du sec teur priv é fac teur - c lé du suc c ès de no tre éc onom ie Par Mr. Zafer Chaoui (Membre du RDCL) Ainsi, le Libanais a su regarder vers l extérieur, il a émigré depuis des siècles à la recherche de conditions meilleures et durant la seconde moitié du siècle dernier, il n a pas hésité à s installer dans les pays pétroliers, en Afrique, au Canada, tout en restant fort attaché à son pays natal avec un flux d argent continu qu il envoie à sa famille. Ce dynamisme commence avec l enfant avant d aller à l école parce que rares sont les familles où il n y a pas un membre qui soit dans les affaires. Ce membre apprécié par ses frères et sœurs crée une ouverture d esprit chez l enfant ; on parle voyages, on parle achats, on parle ventes A l école, ce sentiment de négoce augmente : pays ouvert, liberté d expression et autres facteurs font que l élève n hésite pas à parler des expériences de ses parents, à avoir lui-même ses petites expériences ; je me rappelle que mon frère a vendu mon vélo à l âge de dix ans au début de l hiver pour se faire de l argent de poche! La connaissance des langues est aussi un facteur déterminant et la société intercommunautaire est une grande richesse et présenterait un potentiel énorme si on pouvait l écarter des dissensions confessionnelles. Nous limiter aux Libanais de l extérieur serait une erreur. Il est certain que ceux qui sont restés au pays, qui ont lutté pour la survie de leur entreprise et qui ont su la maintenir, voire la développer, sont ceux grâce à qui le système a pu se maintenir et survivre. L initiative individuelle, la mobilité à l intérieur du pays, les divers moyens d acheminement de la marchandise, le système bancaire efficace et sophistiqué et tant d autres facteurs nous ont permis de traverser les moments les plus sombres de notre histoire avec un minimum de dégâts. Ce secteur privé, qui continue à être la pierre de voûte de notre pays, est beaucoup moins puissant et efficace dans de nombreux autres pays de la région et en Syrie, par exemple, où il a été marginalisé durant de nombreuses années, joue t il un rôle actuellement? J en doute. Le secteur public dans les pays développés œuvre pour la croissance du secteur privé et mets à sa disposition tous les moyens dont il dispose. Est-ce le cas au Liban?
A ssemblé e G é né rale 1 1 Juin 2013 A ssemblée G énér ale et E lec tion du N ouv eau Co nseil d A dministration Le RDCL a tenu une Assemblée Générale Électorale le Jeudi 24 Janvier 2013 à 17h au siège du rassemblement en vue d élire sept nouveaux membres du Conseil d Administration, en présence d un quorum de plus 85% des membres du rassemblement. Les sept candidats élus sont M. Elie Aoun, M. Farid El Dahdah, M. Patrick Farajian, M. Fouad Rahme, M. Walid Sfeir, M. Georges Tabet, Dr. Fouad Zmokhol, qui se sont joints aux cinq membres du Conseil restants, Mlle Carine Husni, M. Michel Asseily, M. Claude Bahsali, Dr. Ahmad Hage et M. Jean Hleiss.
1 2 Juin 2013
A ssemblé e G é né rale et N o u v eau Co nseil 1 3 Juin 2013 Dr Fouad Zmokhol Président Doctorat en Administration des Affaires (DBA) de l université de New Port (USA) Directeur Général/Copropriétaire de Zimco group Professeur à l Université Saint Joseph - Liban (USJ) Membre du Conseil d Administration du Forum Francophone des Affaires (FFA)/Membre du Conseil d Administration de l Institute of Director (IOD) Intervenant sur différentes conférences nationale et internationale, Dr Zmokhol est l auteur de plusieurs publications sur la gouvernance d entreprise, l éthique des affaires, le management industriel, le marketing international, le management stratégique, le renouveau économique du Liban. Membre du Conseil d Administration du RDCL de 2003 à 2005. Secrétaire Général de 2005 à 2007, Vice-Président de 2009 à 2011, Président de 2011 à 2013, Président de 2013 à 2015. Claude J. Bahsali est né le 12 juin 1961. Il a été diplomé en ingénierie électrique de l Université Américaine de Beyrouth en Juin 1982, peu avant de joindre Mideast Data Systems (Liban) affiliée à ITG sal (Holding). Depuis lors, il a endossé plusieurs responsabilités dans le cadre du groupe. Claude a rejoint le bureau de direction d ITG sal (Holding) en 2001 et a été nommé Président Directeur Général en 2004. ITG sal (Holding) gère un portefeuille d entreprises spécialisées dans les technologies de l information et de la communication, l équipement de bureau, les logiciels et les services. Claude J. Bahsali Vice-Président Patrick Farajian Trésorier Patrick Farajian, est le PDG de Sodetel, un opérateur télécom qui offre des services Internet et de téléphonie fixe et mobile. La société est détenue conjointement par France Telecom et le gouvernement libanais. Avant sa nomination en 2003, il a conseillé le ministère des Télécommunications au Liban sur la création de l Autorité de Régulation des télécommunications. En tant que consultant, il a participé activement à la préparation de la réforme du secteur des télécoms, sa stratégie, sa libéralisation et sa privatisation. Il a occupé des postes supérieurs au département de planification de Nortel Networks au Canada. Il est membre du Conseil d Administration de nombreuses organisations. M. Farajian a un B. Engineering et un M. Engineering de l université McGill au Canada, ainsi qu un MBA de l INSEAD de Fontainebleau. PDG de la société SODETEL. Membre du RDCL depuis 2005, il a été élu trésorier de 2009 à 2011, de 2011 à 2013 et de 2013 à 2015. Titulaire d un Executive MBA de l ESA Beyrouth. Après une expérience de 2 ans dans la salle des marchés d une banque, elle a intégré en 1991 le groupe Heliozid Océ où elle occupe actuellement le poste de Directrice Financière et Administrative. A été membre du C.A. de l AEP et continue de soutenir cette association dans son développement en tant que conseillère. Carine Husni Secrétaire Générale
A ssemblé e G é né rale et N o u v eau Co nseil 1 4 Juin 2013 Elie Aoun Membre Elie Aoun comes from a banking discipline background and is specialized in the areas of Strategic Investment, Mergers and Acquisitions, Corporate and Financial Restructuring. After 13 years (1981-1993) of high managerial positions and board member in Bank of Beirut Sal, and 20 years (1993 To Date) of independent business and investment consultancy to domestic and international institutions and corporate clients, he is currently the Chairman & CEO of an Investment Holding; Lore (Holding) Sal, having actually participation and is board member in: Formatech: a consultancy and training company offering IT, Project Management and Business Courses in Lebanon and the Mena region in Partnership with Microsoft, Oracle, Cisco, Notre Dame University, Canadian and British Universities. Tamayyaz: that specializes in Human Capital Building offering workshops in Leadership, HR, Customer Engagement as well as Hospitality Management. Tamayyaz also provides consultancy services and psychometric evaluations aimed at Leadership Development. Holder of an MBA in Management and Financial Services, a Bachelor Degree in Computer Sciences and a Law Bachelor Degree in Business Law. Participated in several conferences, seminars and workshops as a keynote speaker, trainer and lecturer. Michel E. Assaily Membre Mechanical Engineer from Karlsruhe Germany, MBA, Harvard school. Founder and president since 1987 of Prime Investments Sal Holding, a holding company with interests in industry and trading, (building materials and industrial chemistry: cement and cementbased products, mortars, sealants and grouts, construction chemicals, industrial chemicals, fertilizers, polymer emulsions and adhesives, real estate, financial and investment management, consulting and business services). Board member of RDCL, former Vice- President of RDCL for 2005-2006. Member of the Beirut Trader s Association. Member of the Advisory Board of AMIDEAST Lebanon. Board member and Treasurer (former Vice-President of the Harvard Club of Lebanon and the Harvard usiness School Club of Lebanon. Président - Directeur General de la Ste Concrete Plus s.a.l Président - Directeur General de la Ste Cement Industrial Company s.a.l Certificate of internal Quality Auditor ISO 9000:2000 from International Certification Services SGS - London Baccalauréat de l école d Administration des affaires N.D.U. de Louaize Membre de l Association des industriels libanais depuis 2005 Farid El Dahdah Membre Jean Hleiss Membre Jean Hleiss, marié, père de 3 enfants. DEA en gestion des entreprises- spécialiste en stratégie. Membre du conseil d administration et directeur général adjoint de la compagnie d assurance et de réassurance Adir SAL- (Membre du Groupe Byblos Bank). Enseignant à l université St Joseph Faculté des sciences de l assurance. Premier vice président de l Union des Français du Liban (UFL). Président du comité constitutif de la ligue des anciens séminaristes Kreimistes. Membre de LGBC (Lebanese German Business Council). Membre du conseil d administration du RDCL depuis 2011.
A ssemblé e G é né rale et N o u v eau Co nseil 1 5 Juin 2013 Dr. Ahmad Hajj Membre Agé de 62 ans, Ahmad Hage est titulaire d un diplôme d ingénieur de l Ecole Nationale des Ponts & Chaussées, d un Doctorat d Ingénieur de l Université de Paris, d un Mastère en Finance de l Ecole Supérieure de Commerce de Paris et de l ESA, et, d une Maitrise en Sciences de l Université Libanaise. Sur le plan professionnel, Dr. Ahmad Hage a exécuté des grands projets en Arabie Saoudite (hangar d avions du Roi), en France (nouvel hôpital d Avignon),et, en Libye (construction de 3000 logements à Benghazi), avant de rejoindre, en 1982, le groupe Intra Investment Company en tant que Membre du Conseil et PDG de la banque du Kuwait & the Arab World (pour 9 ans),et d être élu, à 3 reprises consécutives, Membre du Conseil d Administration et Trésorier de l Association des Banques au Liban, puis, d être nommé Conseiller de la Direction Générale de la banque SGBL (pour 10 ans). Sur le plan extra- professionnel, Dr. Ahmad Hage a rejoint le RDCL en 1993 (il y a 20 ans) et a été élu, à plusieurs reprises, Membre du Conseil d Administration et parfois Trésorier ou Secrétaire Général. Il a aussi occupé des hautes positions au sein de la Communauté Française où il a siégé à Paris à l Assemblée des Français de l Etranger (en sa qualité de Conseiller élu des Français de l Etranger représentant le Liban, la Syrie et la Jordanie) et au sein de l Union des Français de l Etranger (UFE) Section Liban (Vice Président). Dr. Ahmad Hage préside, actuellement, la société «Manara 985 s.a.l.» et travaille dans la restructuration et le financement des entreprises au Liban, au Koweït et en France en partenariat avec le groupe Mady @ Co (Audit, Comptabilité et Conseil financier). Fouad Rahme Membre Fouad Rahme, ingénieur civil de la Faculté d Ingénieurs ESIB de l Université Saint Joseph, détient également un MBA de l Ecole des Hautes Etudes Commerciales HEC-Paris. Mr. Rahme a plus de 28 ans d expérience dans le domaine bancaire et du «Corporate Finance». Il a occupé plusieurs postes de responsabilités principalement au sein du corporate banking. Depuis mars 2012, il est le Directeur Général de la banque d investissement BLC INVEST, filiale de la BLC BANK. Il est également membre actif dans plusieurs associations et organisations non gouvernementales. Walid Sfeir Membre Walid Sfeir est le secrétaire général du conseil et le directeur du développement de Fattal Holding. Il a rejoint le groupe Fattal en 2005 en tant que directeur exécutif des filiales du groupe dans la région du Levant pour ensuite se concentrer sur le développement du groupe en Afrique du Nord et particulièrement en Algérie. Avant de rejoindre Fattal Holding, M. Sfeir était chef de projet chez McKinsey & Company en France et en Amérique du Sud. Son expérience de 6 ans chez McKinsey a porté principalement sur la stratégie et les projets de croissance dans diverses industries telles que l automobile, les biens de consommation et les télécommunications. Avant de rejoindre McKinsey & Company, M. Sfeir a été responsable d usine en Argentine pour Valeo, un équipementier automobile. Il a également travaillé pour Procter & Gamble en France et EADS, une entreprise aérospatiale. M. Sfeir a un diplôme en génie industriel de l Université de Technologie de Compiègne en France, un diplôme en administration des affaires de l ESSEC en France et est titulaire d un MBA de l INSEAD. Titulaire d un MBA en Économie de l Université Saint Joseph à Beyrouth et d un DESS en Finance et Banque de l Ecole de Commerce IAE - La Sorbonne Paris. Georges Tabet travaille dans le secteur bancaire depuis 1983, il a travaillé à Paris dans le trading des Actions, Obligations et Fonds à la Société Générale - Cowen, puis il a occupé le poste de Directeur Général Adjoint de la Blominvest sal de 2004 à 2010, et occupe actuellement le poste de Directeur Général de la Near East Commercial Bank sal. Georges M. Tabet Membre
A ssemblé e G é né rale et N o u v eau Co nseil 1 6 Juin 2013 La nouvelle équipe dirigeante a défini les priorités de son mandat comme suit : (Code de Commerce, etc.). publications diverses et renforcer les relations et canaux de communication entre les étudiants et les chefs d entreprises. en assurant un suivi structuré sur les dossiers discutés. l étranger et créer ensemble des relations professionnelles et des projets communs. l année en cours favorisant la relance de l économie, tout en appliquant des reformes structurelles dans les secteurs productifs garants de croissance économique durable. étude de projet (PPP) pour le transport en commun. front économique fort, uni et indépendant des tiraillements politiques qui nous entourent. activement aux dérivés antilibéraux auxquelles les entreprises font face. œuvrer pour une transparence des administrations publiques et privées. Social Responsibility) dans nos entreprises.
T ables rond es et Dé bats 1 8 Juin 2013 T able Ron de «C om ment sauv er l E c onom ie de not re pay s?» Le RDCL a organisé une Table Ronde le Jeudi 27 Septembre 2012, intitulée «Comment sauver l Economie de notre pays?» avec pour invités d honneur SEM. Nicolas Nahas, Ministre de l Economie et du Commerce et SEM. Roger Dib, Ancien Ministre et membre du RDCL. Cette rencontre a eu lieu en présence de l ancien Ministre Dr Adel Cortas, Dr Fady Gemayel (Président du Syndicat des Industries papetières et d emballage au Liban), Mr Serge Hochar (Président de l Union Vinicole au Liban), Mr Salim Saad (Secrétaire Général du Syndicat des Importateurs de Voitures), l expert économique Dr Marwan Iskandar, l économiste Mr Nassib Ghobril, Mr Roger Melki (conseiller du Ministère de l Économie), ainsi que des responsables du secteur économique privé et plusieurs membres du RDCL. En Annexe: Le compte rendu de la rencontre p. 83 T E c G w P c y» able Ronde «Si mula tio n for an onom ic ro th oli for Lebanon Le RDCL a organisé une Table Ronde le Mercredi 19 Décembre 2012, intitulée «Simulation for an Economic Growth Policy for Lebanon» avec pour invités d honneur : Dr Abadallah Al Dardari -Director of Economic Development and Globalization -United Nations ESCWA, Dr Marwan Iskandar -Economic Expert and President of «Banque de Crédit National S.A.L» En Annexe: Le compte rendu de la rencontre p. 85
T ables rond es et Dé bats 1 9 Juin 2013 T able Ron de av ec le P rés ident de l A ssoc iation des B anq ues du L iban ( A B L) Une Table Ronde fut organisée le Mercredi 20 Mars 2013 sur le thème «Comment le Secteur Bancaire peut-il aider les Entreprises Libanaises à traverser la Crise Économique?» avec pour invité d honneur, Dr. Joseph Torbey, Président de l Association des Banques du Liban (ABL). Cette rencontre fut clôturée par un cocktail notamment en l honneur de notre invité pour la Saint -Joseph. En Annexe : Le compte rendu de la rencontre p. 86
T ables rond es et Dé bats 2 0 Juin 2013 T able Ronde sur l A dop tion d un proj et de loi sur les S oc iét és par A c tion Si mplifiée (SA S) au Liban Une Table Ronde fut organisée le Jeudi 23 Mai 2013 au RDCL sur le thème «L Adoption d un projet de loi sur les Sociétés par Action Simplifiée (SAS) au Liban» avec pour invité d honneur, SE Professeur Ibrahim Najjar, Ancien Ministre de la Justice Cette rencontre fut clôturée par un cocktail en l honneur de notre invité et des présents. En annexe p. 79 le communiqué de presse intégral
Conf é renc es 2 1 Juin 2013 P artic ipation du RDCL à la c onf ér enc e V alue and Suc c ess in B us iness or ganisée p ar LI Q A A Le RDCL a activement participé à la conférence intitulée «Value and Success in Business» organisée par «LIQAA Center for dialogue of civilisations» le 28 et 29 Novembre 2012 En Annexe: L intervention du Dr. Fouad Zmokhol p. 67 Con fér enc e au «Rot ary C lub B eirut Cedars» Une conférence fut tenue le Mercredi 13 Mars 2013 par le Président du RDCL, Dr. Fouad Zmokhol «au Rotary Club Beirut Cedars» sur la situation économique au Liban, les raisons majeures et les risques de la «stagflation» actuelle. D autre part, certaines opportunités existantes dans la région ont été clairement présentées, et des solutions réalistes proposées comme issue probable de la crise.
Conf é renc es 2 2 Juin 2013 P artic ipation du RDCL au lanc ement du Rappor t M I LES pour la c réa tion d emploi s par la W or ld B ank Le Président du RDCL Dr Fouad Zmokhol a participé au lancement du nouveau rapport de la Banque Mondiale (World Bank) intitulé : «Good Jobs Needed: The Role of Macro, Investment, Labor, Education and Social Protection Policies- (MILES)» qui a eu lieu le Jeudi 11 Avril 2013 dans les locaux du Conseil Économique et Social. Ledit rapport développe une stratégie visant à soutenir la création d emplois au Liban ainsi qu à améliorer les opportunités du marché du travail pour la main d œuvre locale. Cette étude est le résultat d un Programme de Coopération Technique étalé sur 3 ans, entre la Banque Mondiale et le gouvernement libanais. Il a été élaboré sous la supervision d une Commission Ministérielle Multidirectionnelle comprenant les Ministères des Finances, du Travail, de l Économie et du Commerce, de l Éducation et de l Enseignement Supérieur, des Affaires Sociales, la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale, l Administration Centrale des Statistiques, le Cabinet du Premier Ministre, la Banque Centrale et enfin, le Conseil du Développement et de la Reconstruction. Cette analyse est basée sur une nouvelle étude portant sur la main d œuvre et les employeurs et sur un Modèle d Équilibre Général de l économie libanaise. La politique de recommandations découle des consultations avec les divers protagonistes.
COMMITTED TO STRIVING TOWARD A MUTUAL GROWTH. We at Banque Bemo S.A.L. constantly strive toward a long-lasting relationship with our customers, and mutual growth remains at the center of our interest. ELIAS SARKIS AVENUE, BEMO BLDG, ASHRAFIEH, BEIRUT, LEBANON TEL: +961 1 200 505, FAX: +961 1 983 368, WWW.BEMOBANK.COM
Conf é renc es 2 4 Juin 2013 Suc c c Co nfér enc e du RDCL L es ès Libanais dans le mo nde et leur s fac teur s lés de Réus site Le Rassemblement des Dirigeants et Chefs d entreprises Libanais (RDCL) en collaboration avec les Facultés de Gestion et de Management et des Sciences Economiques de l Université Saint-Joseph (USJ) a organisé le Vendredi 9 Novembre 2012, une conférence intitulée: «Les Succès Libanais dans le monde et leurs facteurs clés de Réussite» Les intervenants étaient : Dr. Fouad Zmokhol (Président du RDCL), Dr. Georges Achi (Chairman of Bank Audi Syria sa), M. Joe Saddi (Global Chairman of Booz & Company - Senior Partner and Managing Director of Booz Middle East Business), M. Gilbert Ghostine (President Asia Pacific - Diageo plc), Prof. Joseph Gemayel (Doyen de la Faculté de sciences économiques -USJ). La discussion fut modérée par Prof. Tony Gibeily (Doyen de la Faculté de gestion et de management - USJ). Cette conférence-débat a regroupé plus de 200 personnes du monde des affaires, du secteur privé et du milieu académique et a été suivi par un cocktail en l honneur des conférenciers et participants. En Annexe: Le mot d ouverture du Président du RDCL Dr. Fouad Zmokhol p. 71 La Présentation de M. Gilbert Gostine p. 72 Le mot de cloture du doyen Prof. Joseph Gemayel p. 74 L intervention de Dr. Georges Achi p. 76
Conf é renc es 2 5 Juin 2013 P artic ipation du RDCL à la c onf ér enc e «P artnership betw F inanc ing and I nv estment» een Le RDCL a participé à la conférence intitulée «Partnership between Financing and Investment» organisée par la Société First Protocol, sous le haut patronage du gouverneur de la Banque Centrale SE Riad Salameh, les 21 et 22 Mai 2013. Le Président du RDCL Dr Fouad Zmokhol a présenté la vision, les priorités et les divers remarques et propositions du rassemblement sur le projet du Partenariat Public- Privé (PPP) dernièrement présenté par le gouvernement. En annexe la présentation du Président du RDCL p. 78
A c tiv ité s ex ternes et ré c eptio ns Dî ner de G ala du R DCL 2 6 Juin 2013 Le Conseil d Administration du RDCL a organisé le Vendredi 9 Novembre un dîner de gala au Métropolitain Hilton Hôtel en présence de 400 personnes environ. Cet événement a regroupé la grande famille du RDCL, leurs amis et invités, ainsi que les présidents des instances économiques, les principaux acteurs économiques locaux, certains membres du corps diplomatique, plusieurs ministres et députés, la presse locale et régionale. En Annexe : Le mot d ouverture du Président du RDCL p. 87. Partners: Friends:
A c tiv ité s ex ternes et ré c eptio ns 2 7 Juin 2013
A c tiv ité s ex ternes et ré c eptio ns 2 8 Juin 2013
A c tiv ité s ex ternes et ré c eptio ns 3 0 Juin 2013 Déj euner déb at du RDCL av ec l A mbassadric e de L U nion E u rop éenne S.E. M me A ngelina Ei c hhor st Le RDCL a organisé un déjeuner-débat avec l ambassadrice de l Union Européenne au Liban SE Mme Angelina Eichhorst, le Mercredi 10 Avril 2013 au restaurant le Maillon, en présence de plus de 150 personnalités officiels, membres et invités. Etaient présents entre autres, les ministres de la justice Chakib Cortbaoui, de l environnement Nazem el Khoury, de l information Walid Daouk et des Télécommunications Nicolas Sehnaoui, les Ambassadeurs d Espagne : Milagros Hernandez, de Chypre : Homer Mavromadis, de Suisse : Ruth Flint, de Bulgarie : Plamen Tsolov et de Roumanie : Daniel Tanase, les députés Yassine Jaber et Jean Ogassapian, les anciens ministres Georges Corm, Ibrahim Najjar et Sélim El Sayegh, le Conseiller du Président de la République Shadi Karam, le Directeur Général du FMI Mohamed Al Hage, les Présidents des Instances Economiques : le Président de l Association des Banques, Mr Joseph Torbey, le Président de la Chambre de Commerce Internationale Wagih El Bizri, le Président de la Chambre de Commerce de Tripoli Toufic Daboussi, le Président de la Chambre de Commerce de Saida Mohamad Saleh, le Président du syndicat des Travaux Publics Fouad El Khazen, le Président du syndicat des hôpitaux privés Sleiman Haroun, la Présidente du Forum Francophone des Affaires Reine Codsi, le recteur de l Université Saint Joseph Père Sélim Daccache, le recteur du Collège Notre Dame de Jamhour Père Bruno Sion, l expert économique Marwan Iskandar ainsi que des représentants des ambassades, des ministères et des directeurs généraux des banquiers et des économistes libanais. Au nom des membres du Conseil d Administration, le Président du RDCL a remis une plaque commémorative à S.E. Mme Eichhorst avec l inscription : «En signe d Amitié et de Fraternité. En reconnaissance de notre partenariat continu avec la Communauté Européenne». En Annexe: Le compte rendu de la rencontre p. 68
A c tiv ité s ex ternes et ré c eptio ns 3 1 Juin 2013
A c tiv ité s ex ternes et ré c é ptio ns 3 2 Juin 2013
Réun ions ex ternes 3 3 Juin 2013 V isite à l A mbassadric e de la Com mission E ur op éen ne SE M me A ngelina Ei c hhor st Le Président du RDCL Dr Fouad Zmokhol accompagné de certains membres du Conseil d Administration à savoir : Mlle Carine Husni, MM. Elie Aoun, Georges Tabet, se sont réunis avec l Ambassadrice de la Commission Européenne Angelina Eichhorst en présence de l attaché économique Mr. Francisco Lopez-Menchero. Le Président du RDCL a tout d abord présenté les diverses priorités en cours du rassemblement ainsi que les projets déjà entamés, notamment : le projet sur l assurance vieillesse, la révision du Code de Commerce, le budget étatique pour l année 2013, le projet pour les actions préférentielles du secteur privé, ainsi que les résultats des tables rondes avec la CGTL, la Banque Mondiale, la Banque du Liban, le Fonds Monétaire International (FMI), l ESCWA. Dr Fouad Zmokhol s est ensuite penché sur les problèmes de l échelle des salaires qui secoue le pays et a exprimé les craintes du secteur privé sur le coût exact de ce projet ainsi que son financement exorbitant à moyen et long terme qui reste une sérieuse énigme non étudiée. Les membres du Conseil ont par la suite insisté sur le rôle du RDCL de défendre le secteur privé libanais tout en le gardant loin et indépendant de toutes les tensions politiques qui enveniment l environnement des affaires. Ils ont rappelé l importance et les opportunités de la reconstruction des infrastructures libanaises (électricité, eau, transport public ) avec l aide notamment des entreprises européennes sous forme de Partenariat Public Privé (PPP) qui est la seule issue possible et réalisable. Ils ont par la suite insisté sur l importance de promouvoir et proposer un projet de loi pour permettre la formation de sociétés anonymes simplifiées (SAS) et ont conclu en présentant les initiatives du Conseil actuel au niveau de la responsabilité sociale des entreprises (CSR) et de l environnement. Pour sa part, l Ambassadrice Européenne a félicité le Président du RDCL et son Conseil d Administration pour leur dynamisme et les actions concrètes et efficaces au service de l économie libanaise. Elle a félicité le RDCL d avoir continuellement une position Apolitique, indépendante et a encouragé l équipe dirigeante à continuer à se focaliser sur de petits objectifs réalisables. Elle a salué le haut niveau des entreprises libanaises privées, moteur central de l économie, qui suivent de très prés les standards de haut niveau international. Elle a insisté sur l importance du secteur privé à maintenir un avantage compétitif et rester loin des problèmes d ordre politique et confessionnel. Mme Eichhorst a ensuite présenté les grandes priorités de la mission européenne ainsi que les projets en cours (ie : sur l alimentation : Food safety,,,,) et a conclu que le Liban passe par une période de haute turbulence locale et régionale tout en espérant que ce mauvais cycle sera de courte durée. Elle s est réjouie d établir une liste d actions et projets communs entre la mission économique européenne et le RDCL. Cette première réunion productive sera suivie de plusieurs autres démarches, d une communication régulière et d un plan d actions économiques communes entre la mission économique Européenne et le RDCL.
Réu nions ex ternes 3 4 Juin 2013 V isite au P rés ident de la Rép ub liq ue Libanaise le G énér al M ic hel S leiman Le Président du RDCL Dr Fouad Zmokhol, accompagné des membres du nouveau Conseil d Administration élu en Janvier 2013 à savoir : M. Claude Bahsali, M. Partrick Farajian, Mme Carine Husni, M. Elie Aoun, M. Farid El Dahdah, Dr. Ahmad Hage, M. Jean Hleiss, M. Fouad Rahmé, M. Walid Sfeir et M. Georges Tabet, ont rendu visite au Président de la République Libanaise, le Général Michel Sleiman, le Mercredi 06 Mars 2013 au palais de Baabda. Le Président Zmokhol a tout d abord exprimé la volonté du RDCL à soutenir la Présidence de la République sur le plan économique en insistant sur l importance de dissocier la politique de l économie surtout en ces moments de turbulences politiques et sécuritaires. Il a par la suite présenté les diverses priorités du rassemblement pour l année 2013 ainsi que les projets déjà entamés durant l année 2012 D autre part, le Président du RDCL ainsi que les membres du conseil d administration se sont penchés sur les sujets chauds de l actualité locale: Le problème concernant l échelle des salaires, expliquant que les chefs d entreprises libanais ne sont en aucun cas en confrontation avec les syndicats, ils comprenent leurs maux et leurs demandes à l ombre de l inflation qui secoue notre pays et la région menant à une baisse de pouvoir d achat et du niveau de vie général. Le problème majeur est de trouver un financement indépendant adéquat à court, moyen et surtout à long terme à ces dépenses, sans effets néfastes sur l économie et sur la croissance. Insistant que jusqu à présent, aucune étude claire sur le coût exact d un tel projet ou sur son financement n a été encore présentée officiellement et concrètement. D autre part, il important de noter que les salaires publiques représentent déjà à l heure actuelle, 32 % du budget de l Etat et risqueraient d atteindre le chiffre de 40 % en cas d implémentation de la nouvelle grille des salaires, ce qui est alaramant et dangeureux pour la stabilité économique, financière et monétaire du pays. Le Président Zmokhol a proposé les suggestions suivantes: - Payer aux instituteurs l augmentation sur la cherté de vie similaire à celle du secteur privé (qui a eu lieu en Janvier 2012 ). - Subdiviser l échelle de salaires en plusieurs tranches distinctes afin de pouvoir étudier indépendamment les requêtes de chaque secteur d activité. Ainsi, par ce biais, il deviendrait possible de se pencher sur les demandes des professeurs, de trouver des solutions efficaces et d atteindre des objectifs réalisables. Il est inconcevable, voire
Réun ions ex ternes quasi-impossible que les caisses d État financent et appliquent une augmentation qui toucherait tous les salaires publics d un seul coup. - Restructurer les écoles publiques, en soutenant tout d abord un recensement méticuleux des enseignants du secteur public. L objectif ultime serait d une part, de mettre un terme à tous les emplois fictifs, et d autre part de permettre une révision des salaires des plus productifs. La deuxième étape serait une redynamisation des écoles publiques et une amélioration de leur niveau et des méthodes d enseignements afin de «redorer» leur blason. - Baser les augmentations de salaires sur le mérite, les aboutissements, le dévouement et non pas octroyer des augmentations systématiques et unilatérales, mettant tous les salariés dans un «même sac» et leur faisant bénéficier ainsi des mêmes gratifications, quelques soient les efforts fournis. Finalement, nous croyons fermement qu afin de dynamiser et améliorer les résultats, il est crucial de récompenser les efforts individuels. D autre part, les participants ont souhaité le meilleur au President Sleiman pour son prochain voyage en Afrique et l on remercié et félicité pour ces multiples visites dans les pays à forte densité d expatriés libanais dans le monde. Ces initiatives louables renforcent fortement les liens avec la diaspora libanaise qui représente notre vrai richesse nationale et lui redonne le goût, l envie et la confiance nécessaires pour revenir visiter sa mère patrie régulièrement et pour investir à nouveau sur sa terre, tout en soutenant que le Président de la République doit être le président et le rassembleur de 3 5 Juin 2013 tous les Libanais localement mais aussi internationalement de tous les expatriés Libanais dans tous le monde! En conclusion, le Président du RDCL, Dr Fouad Zmokhol a clôturé la discussion en insistant au nom du Rassemblement des Dirigeant et Chefs d Entreprises Libanais (RDCL) qu il est crucial, voire vital que les élections législatives aient lieu dans les délais constitutionnels. En effet, les échéances doivent être suivies et respectées par tous les partis politiques, quelques soient leurs divisions internes. Il est du devoir des politiciens d avoir la maturité et la sagesse nécessaires pour trouver des solutions productives et efficaces à leur divergences et surtout pour appliquer les lois et respecter notre Constitution qui nous a déjà beaucoup coûté!
Réu nions ex ternes 3 6 Juin 2013 V isite au P remier M inistre designé SE M r. T ammam S alam Les membres du Conseil d Administration du RDCL ont rendu visite au Premier Ministre désigné SE M. Tammam Salam, le Mardi 23 Avril 2013 à sa résidence à Mousaitbeh. Au nom du RDCL, le Président Dr Fouad Zmokhol a tout d abord félicité le premier ministre pour sa désignation par la majorité des députés, ramenant ainsi un souffle d espoir et un vent d optimisme qui commençaient à manquer aux libanais depuis un bon moment. Les participants ont enchaîné en rappelant que le pays était plongé il y a quelques semaines dans une troublante incertitude et le spectre du vide constitutionnel hantait tout le monde. Ce n est que suite à la nomination du premier ministre Salam qu un réconfort et une sorte de dégel se sont fait sentir sur le marché libanais qui a réagi positivement et rapidement à cette désignation consensuelle. Cette attitude a prouvé clairement et une fois de plus, que l entente des politiciens et le relâchement des tensions entre les diverses partis, se reflètent directement et positivement sur notre économie. En d autres termes, les conflits internes et politiques restent désormais en grande partie responsables du recul et de la stagnation économique de notre pays. Les membres du conseil ont insisté qu il est du devoir des chefs d entreprises libanais de prêter main forte au Premier Ministre désigné, de créer avec son ministère une solide synergie pour traverser les défis et les obstacles et de travailler main dans la main sur tous les dossiers épineux économiques et sociaux qui se dressent à l horizon. Au nom de la délégation du RDCL, le président Zmokhol a souhaité les plans d action suivants: 1. Les priorités de la nouvelle équipe dirigeante soient entre autres, d assurer une stabilité constante et une sécurité permanente et soutenue sans lesquelles il est impossible d opérer et de survivre. 2. Tous les pôles politiques se rassemblent autour d une seule stratégie et d un plan économique de secours commun afin de traverser la crise économique ambiante. 3. La nouvelle équipe soit en mesure de respecter les délais constitutionnels et d œuvrer pour que les élections aient lieu comme prévu dans une ambiance de compétitivité constructive et de respect mutuel, loin de toute tension en offrant (pour une fois!) un exemple de liberté et de démocratie. 4. La priorité soit de rétablir la confiance des touristes, de nos frères arabes et des investisseurs locaux et étrangers. Il ne faut surtout pas rater la chance de préparer un été florissant qui redonnerait un peu d oxygène à notre économie. Il serait vraiment désolant de passer à côté d une nouvelle opportunité de rebâtir une croissance constante et équilibrée. 5. Une stratégie et un plan de secours national soient mis en place urgemment face au nombre croissant des immigrés syriens qui traversent la frontière libanaise quotidiennement. Une organisation œuvrant à un recensement méticuleux devrait être mise en place, dotée d un support régional et international.
Réun ions ex ternes 3 7 Juin 2013 V à A SE M isite l A mbassadric e mér ic aine au Liban me Maur a Con nelli Le Président du RDCL Dr Fouad Zmokhol accompagné de certains membres du Conseil d Administration à savoir : Mlle Carine Husni, MM. Patrick Farajian et Elie Aoun se sont réunis le Mardi 30 Avril 2013 avec l Ambassadrice Américaine au Liban SE Mme Maura Connelli en présence de l attaché économique Mr. Ted Brian et de la conseillère économique Mme Claude Knesevitch. Le Président du RDCL a tout d abord présenté les diverses priorités en cours du rassemblement ainsi que les projets déjà entamés, notamment : le projet sur l assurance vieillesse, la révision du Code de Commerce, le budget étatique pour l année 2013, le projet des actions préférentielles du secteur privé, ainsi que les résultats des tables rondes avec la CGTL, la Banque Mondiale, la Banque du Liban, le Fonds Monétaire International (FMI), l ESCWA, L Association des Banques Libanaise (ABL), L Union Européenne. Les membres du conseil ont par la suite insisté sur le rôle du RDCL de défendre le secteur privé libanais tout en le gardant loin et indépendant de toutes les tensions politiques qui enveniment l environnement des affaires. Ils ont rappelé l importance et les opportunités de la reconstruction des infrastructures libanaises (électricité, eau, transport public ) avec l aide notamment des entreprises internationales sous forme de Partenariat Public Privé (PPP) qui est la seule issue possible et réalisable pour le Liban. Concernant la nomination du nouveau premier ministre SE Mr. Tammam Sallam, le Président du RDCL a affirmé que suite à cette désignation consensuelle, un réconfort et une sorte de dégel se sont fait sentir sur le marché libanais qui a réagi positivement et rapidement. Cette attitude a prouvé clairement et une fois de plus, que l entente des politiciens et le relâchement des tensions entre les divers partis, se reflètent directement et positivement sur notre économie.le Président du RDCL a par la suite insisté qu il est du devoir des chefs d entreprises libanais de prêter main forte au Premier Ministre désigné, de créer avec son ministère une solide synergie pour traverser les défis et faire face à tous les dossiers épineux économiques et sociaux qui se dressent à l horizon. Au nom du RDCL, il a souhaité que les priorités de la nouvelle équipe dirigeante soient entre autres, d assurer une stabilité constante et une sécurité permanente et soutenue sans lesquelles il est impossible d opérer et de survivre. Il a ajouté qu il est crucial de rétablir la confiance des touristes, des arabes et des investisseurs locaux et étrangers et ne surtout pas rater l opportunité de préparer un été florissant qui redonnerait un peu d oxygène à notre économie. Il est fortement espéré que la nouvelle équipe soit en mesure de respecter les délais constitutionnels et d œuvrer pour que les élections aient lieu comme prévu dans une ambiance de compétitivité constructive et de respect mutuel, loin de toute tension. D autre part, avec la multiplication du nombre de déplacés syriens au Liban et dans la perspective de l arrivée d un nouveau flot avec l intensification des batailles, les membres de la délégation ont insisté sur l urgence de bâtir une stratégie et un plan de secours national. Face à la gravité de la situation, une organisation œuvrant à un recensement méticuleux devrait être mise en place, dotée d un support régional et international. Il est crucial d internationaliser ce dossier et le transférer au Conseil de Sécurité en vue d organiser un congrès international consacré à cette crise humanitaire. D autre part, l implantation de camps pourrait être envisagée pour mettre un terme à la présence chaotique des déplacés sur le territoire Libanais. Le dernier point abordé fut les derniers développements et les mesures prises par le trésor américain concernant le blanchiment des capitaux. Le Président du RDCL a insisté sur la transparence et le professionnalisme du système bancaire libanais, pilier central de notre économie locale. Nos entreprises s exportent fièrement dans le monde conformément aux lois internationales afin de croître et se développer. Les chefs d entreprises libanais sont engagés dans la lutte contre le blanchiment d argent et contre toute pratique financière frauduleuse et il est de leur devoir de respecter toutes sanctions internationales et d assurer le meilleur contrôle possible à tous les niveaux pour maintenir et augmenter leurs échanges commerciaux à travers le monde. Les membres du conseil présents ont abordé d autre part l importance de la gouvernance des entreprises privées, les effets, risques et conséquences de la guerre en Syrie, ainsi que le sujet de l application de la FATCA sur les expatriés américains et notamment les libanais détenteurs de la double nationalité : libanaise et américaine. Cette réunion productive sera suivie d autres démarches et d une communication régulière entre le bureau économique de l Ambassade Américaine et le RDCL.
Réu nions ex ternes 3 8 Juin 2013 V isite du P ré sident du RDCL à la Chambre de Co mmerc e de T ripo li Suite à l invitation du Président de la Chambre de Commerce et d Industrie (CCI) de Tripoli, Mr Toufic Dabboussi, le Président du RDCL Dr Fouad Zmokhol s est rendu à Tripoli le Jeudi 09 Mai 2013 afin discuter des problèmes économiques et sociaux de la région du Liban Nord qui souffre ces derniers temps d une instabilité constante et d une sécurité rachitique précaire. La première réunion tenue au siège de la CCI de Tripoli en présence de plusieurs membres de son Conseil d Administration, a été suivie par une rencontre avec le Premier Ministre SE Mr Nagib Mikati à son bureau à Tripoli qui a entre autres salué les efforts du secteur privé libanais, pilier central de notre économie locale. La troisième étape de la visite s est tenue au port de Tripoli durant laquelle, une rencontre a eu lieu avec le Directeur Général du port Mr Ahmad Tamer en présence de hauts fonctionnaires qui ont affirmé que moins de 17 % de la capacité du port était exploitée et qu il était crucial de bâtir une zone franche élargie pour améliorer les échanges commerciaux. En dernier lieu, le Président du RDCL a visité le centre des Congrès de Tripoli, un des plus grands du Moyen Orient. Les membres de la CCI ont déclaré avec amertume que cet investissement colossal demeure à ce jour sous exploité vu qu un nombre restreint de foires y sont organisées. Pour terminer, il a été convenu qu une communication régulière sera entretenue entre la CCI de Tripoli et le RDCL pour défendre les intérêts économiques et commerciaux libanais ainsi que les valeurs du secteur privé.
Ré u nio ns ex ternes 3 9 Juin 2013 V B SE M S isite au gouv erneur de la anq ue Du Liban r Riad alameh Les membres du Conseil d Administration du RDCL se sont réunis le Mardi 21 Mai 2013 avec le gouverneur de la banque du Liban. Le Président du RDCL a tout d abord présenté les diverses priorités en cours du rassemblement notamment, le budget étatique pour l année 2013-2014, le projet des actions préférentielles du secteur privé, ainsi que les résultats des tables rondes et réunions avec la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International (FMI), l ESCWA, L Association des Banques Libanaises (ABL), L Union Européenne, L Ambassade Américaine Il a ensuite félicité le gouverneur pour les 20 années passées à la tête de la banque centrale, notamment sa gérance exemplaire «par une main de fer» durant les années difficiles et périlleuses qui auraient pu faire tout basculer dramatiquement. Dr Salameh ayant continuellement pris les décisions opportunes et positions appropriées et ayant surtout réussi à protéger l économie du pays des crises monétaires internationales, régionales et locales tout en restant loin et indépendant des dissensions politiques internes qui enveniment le monde des affaires. Les membres du Conseil d Administration ont poursuivi en insistant sur l effet positif de l injection des 1.5 milliards de dollars sur le marché libanais dont l effet direct sur la demande locale a boosté par un élan positif la croissance du pays qui boîte et peine à croître. Les chefs d entreprises sont en effet fiers de la politique monétaire du pays qui favorise l investissement et anime la croissance, en comparaison avec la politique fiscale -presque inexistante- qui tend à faire fuir les investisseurs au lieu de les attirer par certains appâts économiques et financiers avantageux. Par ailleurs, les participants ont passé en revu la dette du secteur privé qui a atteint sa limite par rapport à la taille de notre «Produit Intérieur Brut (PIB). Il est donc crucial d aider le secteur privé libanais non seulement à rééchelonner sa dette en attendant le passage de la crise économique, mais surtout restructurer ses crédits à travers des apports de fonds ou des investissements extérieurs. De ce fait, il est demandé voire recommandé aux entreprises privées une transparence et gouvernance sans pareil afin de pouvoir attirer les investisseurs et groupes financiers intéressés. Dr Zmokhol a d autre part insisté qu il est crucial de finaliser le projet du «Partenariat Public-Privé (PPP)» étant l unique espoir pour rebâtir nos infrastructures, sollicitant ainsi le support de la banque centrale afin que les banques d investissements soient des intermédiaires et puissent assurer des investisseurs potentiels ou même être eux-mêmes des partenaires dans ce grand projet de reconstruction. Enfin, les membres de la délégation ont insisté qu il était crucial de maintenir les prêts bonifiés / subventionnés par l état aux secteurs productifs. Ces mesures ayant donné des résultats encourageants à notre économie (investissement, création d emplois, croissance ) et à l État par un retour sur investissement (ROI) non négligeable (taxe sur le revenu, TVA sur les achats et import, investissement ). Ils ont poursuivi en demandant au gouverneur la possibilité que ces prêts subventionnés soient élargis pour englober les besoins en fonds de roulement (BFR) étant donné que les sociétés libanaises passent par une stagnation difficile et que ce support pourra aider à couvrir leur frais de fonctionnement en attente le passage de la «tempête». Le dernier point abordé fut les développements récents et les mesures prises par le trésor américain concernant le blanchiment de capitaux. Les participants ont insisté sur la transparence et le professionnalisme du système bancaire libanais, pilier central de notre économie locale et du rôle de control et régulateur de la banque centrale. Nos entreprises s exportent fièrement dans le monde conformément aux lois internationales afin de croître et se développer. Les chefs d entreprises libanais sont engagés dans la lutte contre le blanchiment d argent et contre toute pratique financière frauduleuse et il est de leur devoir (sans attendre ou recevoir de leçon de personne) de respecter toute sanction internationale et d assurer le meilleur contrôle possible à tous les niveaux pour maintenir et augmenter les échanges commerciaux à travers le monde. Cette réunion productive sera suivie d autres démarches et d une communication régulière entre la Banque Centrale et le RDCL.
Réu nions ex ternes 4 0 Juin 2013 V isite des I nstanc es E c onom iq ues à R iy adh Le Président du RDCL Dr Fouad Zmokhol, a participé à la délégation des Instances Economiques qui s est rendue à Riyadh en Arabie Saoudite le Samedi 9 Mars 2013. Les participants se sont réunis avec le second vice-premier ministre saoudien Moqren ben Abdel Aziz afin de se pencher sur les moyens de redynamiser les échanges entre les deux pays. À l issue de la rencontre, le responsable saoudien a remercié les représentants des organismes économiques pour leur visite en Arabie saoudite, «la seconde patrie des Libanais», a-til indiqué. «La politique extérieure du royaume est la même vis-à-vis du Liban puisque l Arabie saoudite porte une affection particulière à la République libanaise», a ajouté le ministre Moqren ben Abdel Aziz qui a tenu à réfuter les rumeurs selon lesquelles les Saoudiens retiraient leurs dépôts des banques commerciales, ou avaient l intention de changer leur politique à l égard des expatriés libanais travaillant dans le royaume. «Les investisseurs privés et le gouvernement saoudien n ont aucune intention de retirer leurs dépôts du Liban», a ainsi souligné Moqren ben Abdel Aziz qui a rappelé l importance qu accorde l Arabie saoudite à la stabilité économique du Liban et a en outre loué les efforts des organismes économiques dans le rôle qu ils jouent au Liban en vue de maintenir un équilibre malgré une conjoncture politique et sécuritaire difficile. De leur côté, les membres de la délégation ont tenu d abord à féliciter leur hôte pour la position à laquelle il a récemment été nommé, à savoir second vice-premier ministre. «Les Libanais ne peuvent que remercier le roi Abdallah pour son soutien continu apporté aux Libanais autant sur le plan financier qu économique». Le président du RDCL a soumis au responsable saoudien l importance de soutenir les projets d infrastructure au Liban, une requête qu il a promis de transmettre au roi Abdallah en soulignant toutefois que plusieurs projets d aide et de soutien à l infrastructure libanaise ont déjà été mis en place. Pour ce qui est de la venue des touristes saoudiens au Liban, le prince Moqren s était montré plus réservé à ce sujet expliquant toutefois que la décision ne revenait pas aux responsables saoudiens mais dépendait de la situation sécuritaire sur les plans local et régional. Par la suite, les représentants des instances économiques se sont rendus chez l ancien Premier ministre Saad Hariri dans sa demeure à Riyad, l occasion de se pencher sur l actualité essentiellement économique. Les présents ont réitéré l importance de consolider le sentiment d union nationale à l ombre des bouleversements politiques par lesquels passe la région. Ils ont également insisté sur l importance que le Liban maintienne une position neutre visà-vis de la crise syrienne afin de ne plus soumettre le Liban à des secousses qui fragilisent son économie. «Il faudrait que les responsables politiques adoptent un discours rationnel vis-àvis des pays du Golfe», a indiqué pour l occasion Saad Hariri qui a insisté sur l importance de maintenir la tenue des élections législatives dans les délais constitutionnels. Enfin, l ancien Premier ministre a loué les efforts des organismes économiques, «colonne vertébrale» de l économie libanaise.
V isites et ré u nio ns au RDCL Une réunion fut organisée le Mardi 2 Octobre avec M. Mohamad Naffi (Ancien Directeur de Formation et de Développement de la Banque du Liban) Mr. Elie Aoun et le Président du RDCL Dr Fouad Zmokhol. Suite à l accord du Conseil d Administration, il a été convenu de soutenir le projet présenté par Mr Naffi qui propose essentiellement : identifier les divers domaines d activités et d investissements au Liban et dans 4 1 Juin 2013 P ro j et de c réa tion d une b ase de données aux i nv estisseu rs toute la région investisseurs intéressés. Une étude et un plan de travail sont en cours de préparation. V iste d u ne délég ation éc onom iq u e de l A mbassade A mé ric aine Le RDCL a reçu en date du 1er Novembre 2012 la visite d une délégation économique de l Ambassade Américaine composée de Mr Shawn Tenbrink accompagné de Mme Claude Knesevitch. La réunion avait pour objectif une mise au point des dernières évolutions et chiffres économiques du pays, notamment en ce qui concerne le commerce extérieur (import-export), les investissements locaux et étrangers, le tourisme, l agriculture ainsi que le système bancaire libanais. Les membres de la délégation américaine se sont également informés des derniers rapports relatifs à l impact économique et financier de la guerre syrienne sur le Liban. De son côté, le Président de RDCL, Dr Fouad Zmokhol a présenté les divers projets entrepris par le rassemblement ces derniers mois ainsi que les chantiers en cours, tout en insistant sur les récentes positions du RDCL par rapport aux derniers événements économiques du pays.
V isites et ré u nio ns au RDCL V isite de l A mbassadric e de S u isse S E M me Ru th F lint 4 2 Juin 2013 Le RDCL a reçu en date du 12 Novembre 2012 la visite de l Ambassadrice de Suisse SE Mme Ruth Flint. L ambassadrice a tout d abord clairement exprimé les craintes de son pays face à l instabilité politique et économique du Liban ainsi qu aux tensions et aux divisions sécuritaires qui y persistent. Elle a ensuite présenté les priorités économiques de son pays qui se concentrent désormais sur l Europe et les grandes puissances économiques. Par ailleurs, la Suisse cherche à développer de plus en plus les petites et moyennes entreprises (PME) pour les rendre plus efficaces, rentables et compétitives. De son côté, le Président de RDCL, Dr. Fouad Zmokhol ainsi que Mlle Carine Husni, membre du Conseil d Administration ont présenté les divers projets entrepris par le rassemblement dernièrement, les chantiers et priorités en cours, tout en insistant sur les positions du RDCL face aux derniers rapports et chiffres économiques en vigueur. Mme l ambassadrice a encouragé à continuer dans la même direction et à poursuivre le lobby régulier du RDCL sur les décideurs, tout en conseillant de se mesurer aux pays identiques et de prendre les idées de réformes de ceux qui ont réussi à redynamiser leur croissance et à baisser leur taux de chômage par une forte implication du secteur privé. V isite d u ne délég ation de l O rganisation I nternationale du T rav ail ( OI T ) Une délégation de l Organisation Internationale du Travail (OIT) accompagnée de M. Samih Geha, actuaire et membre du RDCL, nous a rendu visite au RDCL le Mardi 29 Janvier 2013. M. Pierre Plamondon et M. Samih Geha ont clairement présenté les objectifs de leur étude concernant le système de retraite et services sociaux. La discussion a ensuite essentiellement porté sur le projet de l assurance retraite présenté par le RDCL en Septembre 2011 ainsi que sur les paramètres techniques, administratifs, managériaux et de gouvernance, requis pour l application d un régime de pension efficace au Liban. Le RDCL suit ce dossier -crucial pour nos entreprises et nos salariés- de très prés. Nous espérons vivement réussir à avoir notre projet voté au parlement et mis en application au plus tôt.
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V isites et ré u nio ns au RDCL Les membres du Conseil d Administration du RDCL ont reçu le mardi 19 Février 2012, la visite d une délégation du Bureau Moyen-Orient de l Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) présidée par Mme Salwa Nacouzi. L Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) est est l une des plus grandes associations d universités au monde, avec 782 établissements membres dans 98 pays. Implanté à Beyrouth, le Bureau Moyen-Orient (BMO), est l un des 10 bureaux régionaux de l AUF. Il comprend 56 établissements d enseignement supérieur et de recherche sur 13 pays. Le BMO est engagé dans une politique de réseau avec ses différents partenaires afin d aider à leur modernisation tant en recherche et formation qu en matière de gouvernance et d administration. L objectif de la rencontre était de présenter le projet «Apprentissage à distance et innovation pédagogique» que le BMO va déposer dans le cadre de l appel à candidature Tempus en cours. L objectif de ce projet est de réduire l inadéquation formation-métier et de favoriser l insertion professionnelle au Liban et en Égypte, en recensant les compétences requises par les entreprises afin d adapter les formations universitaires en conséquence, en réformant les curricula selon l approche par compétences. Des expérimentations pilotes se feront dans le domaine «Gestion-Banque- Finance». Le projet prévoit également la sensibilisation institutionnelle à la validation des acquis d expérience ainsi que la rédaction d un projet de loi pour la reconnaissance des Formations ouvertes et à distance par le ministère de l éducation et de l enseignement supérieur, partenaire institutionnel du projet. Les prochaines étapes sont la finalisation du formulaire de candidature et de ses annexes, pour un dépôt avant le 26 mars 4 4 Juin 2013 V isite d u ne délég ation du B ur eau Mo y en- O rient de l A genc e U niv ersitaire de la F ranc op honi e ( A U F) Une réunion s est dernièrement tenue au RDCL concernant un projet relatif à la transparence des Organisations Non Gouvernementales (ONG), en présence de Mr Jean Hajjar (Board Member and Advisor to the Chairman of BEMO Bank et membre du comité de «L Association du Foyer de l Enfant Libanais- AFEL»), Mr Gérard Zovighian, Président de la «Lebanese Transparency Association» (LTA), Maître Rabih Chaer, Directeur Général de la LTA, Mr Amine Nehmé, Président du Lebanese Development Network, Maître Joelle Cattan ainsi que du Président du RDCL, Dr Fouad Zmokhol. Il a été convenu au cours de cette réunion, de créer un organisme capable d encadrer les «ONG» libanaises afin de les aider à être plus efficaces, à suivre une charte internationale de gouvernance interne et avoir régulièrement un «audit» spécialisé afin de bénéficier, d acquérir et de maintenir un «label» de transparence et de bonne gouvernance 2013. Les partenariats institutionnels et académiques sont déjà consolidés. Une confirmation de la part des entreprises de leur implication est nécessaire pour la réalisation du projet. P O N G roj et du RDCL sur la gouv ernanc e et la transparenc e des libanaises au sein de leur organisme. Un projet d application est en cours de préparation par les experts présents.
V isites et ré u nio ns au RDCL 4 5 Juin 2013 Réuni on av ec le c or dinateur du plan de sec our s aux réf ug iés S yr iens au Liban Certains membres du Conseil d Administration du RDCL se sont réunis le Mardi 02 Mai avec Mr Ramzi Naaman, Directeur du «National Poverty Targeting Program for Social Safety Nets (NPTP)» auprès de la présidence du Conseil des Ministres et coordinateur en chef du plan de secours des réfugiés Syriens au Liban. La rencontre avait pour objectif de discuter et d analyser les risques et les conséquences économique de l afflux des réfugiés syriens sur le territoire libanais. Selon Mr Naaman, il y aurait aujourd hui plus de 500,000 déplacés syriens enregistrés auprès du UNHCR (United Nations High Commissioner for Refugees) et environ plus de 600,000 non inscrits, soit un total de 1,100,000 syriens au Liban à ce jour. D autre part, vu l intensification des combats, les prévisions des organisations internationales seraient de 1,000,000 personnes supplémentaires enregistrées d ici Décembre 2013: on pourrait donc parler de 1,500,000 refugiés enregistrés sur le sol libanais d ici la fin de l année 2013 (outre les personnes non inscrites). De plus, les informations officielles rapportent une répartition chaotique et non organisée de ces déplacés dans plus de 1100 villages sur tout le territoire libanais. Mr Naaman a poursuivi son argumentation en insistant que la crise sociale et économique touchant la majeure partie des libanais, accentue les tensions dans les régions: - D abord, nous assistons à une augmentation alarmante du taux de vols et de crimes, de plus de 50 % par rapport aux années précédentes. - Ensuite, les quantités de farine et de blé subventionnées par l état pour l année 2013 ont été presque totalement épurées à la fin du premier trimestre de l année. - Enfin, nos infrastructures déjà insuffisantes et rachitiques pour subvenir aux besoins des 4 millions d habitants vivants sur le sol libanais, pourraientelles aussi supporter les besoins d une population en croissance de 25 % ou même de 50% sur notre territoire? Pour terminer, les participants ont conclu qu il serait indispensable de créer une cellule d urgence nationale, régionale et internationale pour suivre ce dossier crucial de très près. Ainsi, nous espérons une réunion d urgence des Nations Unis pour présenter un plan de secours et de suivi international. Cette première rencontre sera suivie par d autres démarches et initiatives pour se pencher sur les effets et l impact économique et social de ce nouveau problème en ébullition.
E tud es et pos itio ns P o sition du RDCL c onc pub lic Le Conseil d Administration du RDCL a tenu une réunion extraordinaire le Jeudi 11 Octobre 2012 et ce suite aux développements des derniers jours concernant l escalade sur la grille des salaires du secteur public. Le Président du RDCL Dr Fouad Zmokhol, membre des instances économiques, a résumé la position du RDCL comme suit: - Nous comprenons les demandes syndicales d augmentation de leurs revenus à l ombre de l inflation mondiale, régionale et locale suite à laquelle la survie devient de plus en plus difficile. Toutefois, nous nous opposons sur les solutions proposées qui revendiquent une augmentation de l échelle des salaires des employés du secteur public. - Cette augmentation fictive aura des répercussions diamétralement opposées aux objectifs revendiqués vu qu elle poussera l inflation de plus de 10 %. De plus, Elle s évaporera «des poches» des 400 milles bénéficiaires du secteur public bien avant d être encaissée, et augmentera la pression sur les 4 millions de citoyens et sur les entreprises qui peinent déjà à survivre. - Cette augmentation inefficace et improductive, réduira encore plus la croissance économique locale, la ramenant à un chiffre alarmant de 1.5 % et ce d après les prévisions de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire Internationale (FMI). Une si timide croissance augmentera dramatiquement les taux de chômage déjà proche de la barre des 20 % et pourrait entraîner une crise sociale et une récession comme jamais vues au Liban auparavant. - Nous sommes étonnés des réactions incendiaires, des attaques successives et des menaces de la part des syndicats contre le patronat du secteur privé et nous tenons à leur rappeler que leur employeur principal est l Etat Libanais et non le secteur privé indépendant! - Le secteur privé a signé un accord historique avec la CGTL en Décembre 2011 sur l augmentation de la cherté de vie, alors que le gouvernement vient de l appliquer au secteur public qui revendique déjà une deuxième augmentation successive! Aucun gouvernement ou société privée ne pourrait survivre après deux augmentations de salaires à quelques mois d intervalle. - Il est impensable que l Etat Libanais «s aventure» à augmenter les salaires publics à contre courant de toutes les économies mondiales qui réduisent leurs charges et masses salariales afin de survivre à l ombre de la récession mondiale. - L Etat a donné un chèque sans provision aux syndicats car il n a pas les moyens de le financer. Combler ce nouveau déficit par des taxes supplémentaires serait un crime économique: il augmentera la pression sur le contribuable et les entreprises sans augmenter en contre partie la productivité du secteur public. - Une augmentation de taxes pour améliorer nos infrastructures ou pour investir dans des projets constructifs et pragmatiques aurait pu être défendable mais une augmentation de taxes pour financer une augmentation de salaires est «un crime» économique impardonnable. Le Rassemblement des Chefs d Entreprises, propose les solutions suivantes et demande en priorité à l Etat ce qui suit : 1. Une restructuration complète des emplois publics et l élimination de tous les emplois fictifs qui ne sont plus confidentiels! 4 6 Juin 2013 ernant la grille des salaires du sec teu r 2. Evaluer le coût exact de la décision gouvernementale téméraire à court, moyen et long terme prenant en compte les indemnités de fin de service. 3. Bâtir une vision économique a long terme et ne pas repousser toute les échéances importantes continuellement,pratiquant une politique de rafistolage et de fuite en avant. 4. Publier en toute transparence les études de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI) concernant cette augmentation et ses effets / répercussions alarmantes sur notre économie. 5. Etablir une étude d une augmentation sur base de mérite et de productivité et non d évaluer tous les employer dans le même «panier». 6. Se penche essentiellement sur le avantages sociaux (sécurité sociale / enseignement public / soins médicaux/ transport public ) qui allégeraient le poids et les dépenses des concitoyens. 7. Organiser et contrôler les factures colossales des générateurs de quartier pour arriver à des prix abordables imposés et suivis par l Etat. Finalement, le RDCL accueille très favorablement l initiative du Premier Ministre d organiser une table ronde économique et sociale groupant tous les partenaires sociaux pour bâtir ensemble un plan de survie. Somme toute, les menaces, les discours agressifs, les chantages, ne mèneront qu à l auto destruction de notre économie. Ce n est que par une communication transparente et mature que nous pourrons traverser ensemble cette période cruciale et ce chemin sombre et épineux!
E tud es et pos itio ns Le RDCL suit de très prés la crise sur l échelle de salaires et a même entrepris un contact direct avec le Responsable syndical des écoles privées M. Nehmeh Mahfouz pour essayer de décrocher un accord constructif et réalisable. Nous étions très prés d arriver à bon port mais malheureusement la situation a malheureusement échappé à tout contrôle. Ci-dessous les détails de nos multiples rencontres et propositions pour gérer la crise efficacement: A l ombre de la crise économique et sociale, accompagnée d une inflation sans précédent qui secoue le monde, la région et le Liban, il est compréhensible et tout à fait légitime de faire face à des demandes d augmentation de salaires de la part des salariés tout bord ou secteur confondu. Tous nos concitoyens se battent vaillamment pour maintenir une qualité de vie et un pouvoir d achat acceptable subissant ainsi de fortes pressions négatives de tous flancs. Les entreprises de leur côté, peinent à survivre dans un environnement instable et extrêmement difficile, face à une timide croissance et sont continuellement confrontées à une hausse vertigineuse de leurs coûts les menant vers une douloureuse «Stagflation» (stagnation + inflation). Cependant, en ce qui concerne la grogne sociale des enseignants laquelle a pris une envergure non négligeable, il est difficile d y assister et de ne pas réagir, et ce en essayant d aider à trouver des solutions constructives et efficaces à leur légitime doléance (ceci sans oublier que ces mêmes personnes enseignent nos enfants et passent avec eux plus de temps que nous, parents). Ces instituteurs éduquent avec conscience et persévérance les générations à venir sur lesquelles nous comptons pour le vrai changement structurel. «Certains» ont essayé de nous mettre face à face en confrontation directe à maintes reprises mais fort heureusement sans grand succès palpable. Il est nécessaire de rappeler que les instituteurs sont rémunérés indépendamment par leurs écoles respectives et non par le secteur privé libanais qui avait signé en janvier 2012 un accord historique et une synergie sans précédant avec ses salariés (représentés par la CGTL), directement mis en application. Ceci dit et afin de pouvoir trouver une issue définitive à cette crise, nous proposons les suggestions ci-dessous : - Payer aux instituteurs une augmentation similaire à celle du secteur privé, appliquée à ses salariés depuis Janvier 2012 et qui fut par la suite également appliquée par le secteur public. plus tôt la loi nécessaire pour l application par le parlement de cette augmentation au corps enseignant privé. - Subdiviser ce qu on appelle échelle de salaires en plusieurs tranches distinctes afin de pouvoir étudier les requêtes de chaque secteur d activité indépendamment. Ainsi, il deviendrait possible de se pencher sur les demandes des professeurs, trouver des solutions efficaces et atteindre des objectifs réalisables. impossible que les caisses d État financent et appliquent une augmentation qui toucherait tous les salaires publics d un seul coup. - Restructurer les écoles publiques, en soutenant tout d abord un recensement méticuleux des enseignants du secteur public. L objectif ultime serait d une part de mettre un terme à tous les emplois fictifs, et d autre part de permettre 4 7 Juin 2013 Sug gestions du RDCL pour rés oudr e la c rise sur l éc helle des salaires une révision des salaires des plus productifs. La deuxième étape serait une redynamisation des écoles publiques et une amélioration de leur niveau et des méthodes d enseignements afin de «redorer» leur réputation et supprimer tout «tabou» ou préjudice. - Baser les augmentations de salaires sur le mérite, les aboutissements, le dévouement et non pas octroyer des augmentations systématiques et unilatérales, mettant tous les salariés dans un «même sac» bénéficiant ainsi des mêmes gratifications, quelques soient les efforts fournis. Finalement, nous croyons fermement qu afin de dynamiser et améliorer les résultats, il est crucial de récompenser les efforts individuels. modernisation de la loi pour permettre aux instituteurs méritant de bénéficier des augmentations régulières sur base de mérite et non attendre inlassablement des augmentations généralisées. Il est clair et normal que les syndicats et les chefs d entreprises ne puissent pas s entendre continuellement sur tous les points et sur tous les sujets, mais avec un peu de recul nous nous rendons compte que les points sur lesquels nous sommes d accord sont beaucoup plus nombreux que ceux sur lesquels nous divergeons! Nous espérons aider à mettre un terme à ce long conflit qui est pesant sur les instituteurs, les écoles, nos foyers et notre économie. Ce n est que par une discussion transparente, claire, objective et mature, dotée d une vraie volonté, que nous pouvons toujours résoudre tout conflit, d une manière constructive et efficace et atteindre tout objectif raisonné et réalisable. Si on veut on peut! Dr. Fouad Zmokhol Président du RDCL
P roj ets Div ers 4 8 Juin 2013 A c c or d du M inistèr e des F inanc es sur le proj et des A c tions P refér entielles prés enté p ar le RDCL en j ui n 2012 En Juin dernier, le RDCL avait présenté une étude préparée conjointement avec la «BEMO Securitisation BSEC» sur les actions préférentielles (projet d étude et e-mail du RDCL du 19.07.12 en pièces jointes). Cette étude a été suivie d un lobby fourni avec les ministères et parlementaires concernés. C est avec satisfaction et fierté que nous venons à présent de recevoir une lettre officielle du Ministre des Finances donnant son accord et soutenant explicitement notre initiative. Il s agit d un succès et d une grande réussite pour la famille du RDCL, ses sociétés membres et notre secteur privé. Nous espérons que ce projet sera bientôt voté au Parlement et mis en application au plus tôt afin de fournir de nouveaux outils de financement et un nouveau souffle à notre économie. P artic ipation et partenariat du RDCL au S oc ial E c o nom ic A w a r d 2 0 1 2 Le Conseil d Administration du RDCL a décidé de soutenir et de participer activement à l événement annuel «Social Economic Award 2012» organisé par la société First Protocol. L objectif de cet événement est d honorer les institutions dans l industrie, le commerce, la franchise, les secteurs bancaire et éducationnel pour le développement de concepts et de produits qui favorisent le bien-être social, un environnement meilleur, créent des offrent d emploi et préservent l identité, l histoire et le patrimoine du pays. Nous croyons que la reconnaissance des efforts des institutions de différentes catégories dans les secteurs économiques et sociaux, permettra d améliorer l état des moins fortunés et aura un impact positif sur la société toute entière voire sur la nation.
P roj ets Div ers 4 9 Juin 2013 P artic ipation du RDCL à la Com missio n M inistér ielle pour u n plan de réf or me éc onom iq ue et soc ial Le RDCL a activement participé à la Commission Ministérielle chargée de préparer un plan de réforme économique et social. Cette commission était composée des principaux membres du bureau du Premier Ministre SEM Nagib Mikati, de plusieurs ministres désignés ainsi de certains membres des instances économiques dont le président du RDCL, Dr. Fouad Zmokhol. Un projet final a été proposé par ce comité, et a été intitulé «Economic and Social Reform - action plan 2012-2015». Le President du RDCL Dr Fouad Zmokhol a activement participe au jury du Produit de l annee» moyen-orient et afrique. Le prix Produit de l année est une récompense indépendante décernée aux produits de consommation reconnus par un panel de consommateurs pour leurs qualités d excellence et d innovation. Ce prix fondé en France en 1987 par l ancien dirigeant de L Oréal, Christian Lebret, est désormais décerné dans plus de 36 pays de par le monde Les produits identifiés par le jury comme innovants et créatifs passent ensuite par la «phase recherche» : un panel représentatif de la population, formé de 1200 consommateurs vote pour les produits admis en répondant à un questionnaire conçu au préalable par une compagnie de recherche indépendante. Le vote des consommateurs est basé sur des critères spécifiques tels que: l innovation, l utilisation, la capacité d attractivité, la satisfaction et les intentions d achat. P artic ipation du RDCL au j ur y du P rodui t de l A nné e Moy en- O rient et A friq ue Le label Produit de l année est unique en son genre puisqu il est conçu pour apporter aux consommateurs un meilleur aperçu des derniers produits sur le marché.
A rtic les 5 0 Juin 2013 Le Con seil É c onom iq ue et S oc ial une néc essité au di alog ue na tional P ar M r. Rog er N asnas (P rés ident du Cons eil éc onom iq ue et soc ial, et anc ien P rés ident du R DCL) Le Liban est le pays du dialogue, politique, économique, social et culturel. Le dialogue est à la base de la démocratie et le garant de la paix sociale. Quand on néglige cette réalité, les crises surgissent et se nourrissent de nos dissensions. Après plus de trois décennies de troubles sur notre territoire, et devant les vicissitudes du changement que témoigne le monde actuel, j aimerais mettre l accent sur trois constantes: - Notre situation socio-économique nécessite l adoption d un programme de priorités qui tienne compte du levier que représentent les diverses mesures possibles. - Le développement durable requiert la coopération la plus large et la plus efficace des institutions de l état. Autrement dit, la reprise serait le résultat d un partenariat entre un secteur public dynamique et un secteur privé solide. - Il est indispensable d accélérer progressivement le rythme de la croissance afin de réduire la dette publique et sa charge, dans un avenir prévisible, et de répondre le plus tôt possible, aux nécessités les plus urgentes. C est dans ces conditions que l on peut assurer la quiétude sociale, créer des emplois, arrêter le déclin de la classe moyenne et lutter contre l effritement du niveau de vie. C est à travers ce programme que se renforcera la confiance dans l état et dans l avenir. Cette confiance est un facteur vital pour la reprise. Les expériences passées ont montré que la promotion de la démocratie repose dans une large mesure sur le développement. La réconciliation nationale est nécessaire à la reconstruction du Liban. Notre économie prospère lorsque tous, participons à la reconstruction: c est l effort commun, de tous et de toutes, qui réalise le progrès. L économie dirigée inhibe l initiative, et limite la croissance ; la liberté économique suscite la concurrence et le développement ; le rôle de l Etat, en économie de marché, est essentiellement de préserver l initiative et la concurrence et de garantir le bien être social. Le choix de la liberté et de la démocratie, renforcent et disciplinent l économie de marché, et consolident ainsi l attachement des citoyens aux intérêts suprêmes du pays. C est ce que nous avons plaidé à toutes les occasions, et c est ce que nous avons traité dans notre livre, publié en 2007, «Le Liban de demain, vers une vision économique et sociale» que nous avons rédigé en collaboration avec une équipe d experts spécialisés dans les divers aspects du développement avec les trois constantes: - Il n y a pas de progrès économique sans quiétude sociale, - Il n y aura pas de quiétude sociale sans développement, - Il est difficile de concevoir le développement durable sans une véritable réconciliation nationale. Nous avons besoin un besoin vital d une réforme qui réponde aux deux questions suivantes: 1. Quel pays nous voulons construire? 2. Quel serait le rôle économique du Liban de demain? Nous vivons une drôle d époque, avec de grands économistes et de mauvaises économies, particulièrement au Liban. Les investissements du Golfe, l activité touristique surtout de la diaspora libanaise, l expansion de nos services dans la région, et d autres facteurs avaient animé notre économie par le passé, mais avec les changements politiques et économiques radicaux au Moyen-Orient nous nous trouvons devant un ensemble de défis dont il faut prendre conscience : - La politique seule ne peut reconstruire un pays ; - C est avec le développement que l on reconstruit la nation. Le développement économique favorise le bien-être social, le bien-être consolide l appartenance nationale, la cohésion nationale renforce le progrès ; - Attirer les capitaux étrangers est nécessaire, mais non suffisant pour sortir de la récession. Il faudrait orienter ces investissements vers les secteurs productifs, et en particulier ceux qui assurent le plus d emplois aux jeunes. - Si les banques ont prouvé tout au long des années de crises qu elles étaient l un des piliers de notre économie et un grand soutien de l État, elles joueront, sans aucun doute, un rôle essentiel dans le développement en finançant en particulier les petites et moyennes entreprises. Ces aspirations ont été dévoilées lors mon élection à la présidence du Conseil Économique et Social il y a douze ans, et développés plus tard dans mon ouvrage «Le Liban de Demain» Le premier mandat du Conseil avait pour objet principal la constitution de l institution. Nous avions à doter le Conseil d un siège, engager le personnel, et organiser les méthodes de travail. Nous devions aussi promouvoir son rôle en tant que plateforme du dialogue pour les organisations économiques, les syndicats, les associations professionnelles et
A rtic les 5 1 Juin 2013 les organisations de la société civile. Il est le catalyseur des contradictions et l instrument du dialogue et de l entente socio-économique. Sur le plan du gouvernement, ce Conseil est une institution constitutionnelle, stipulé dans le pacte national à Taif. Sa mission réside dans la participation de la société civile dans la formation de l opinion et la contribution à l élaboration du programme économique et social de l Etat. Son intervention fait du programme du gouvernement un projet national. Ceci est d autant plus important que la «privatisation», le soutien des PME, ainsi que la stabilité sociale sont l affaire de tous. Le Conseil Économique et Social joue son rôle à travers trois fonctions: 1. Une fonction de représentation ; 2. Une fonction de compétence et de la spécialisation ; 3. Et une fonction de consultation et de communication entre l Autorité et la communauté Il est alors un exemple typique de l impulsion démocratique: son président est élu ainsi que son bureau et ses comités. Son travail est le résultat de la consultation et du dialogue de toutes les parties. Le Conseil donne son avis quant aux dossiers soumis par le Gouvernement, conformément à une procédure prédéfinie. Le Conseil peut également exercer une auto-saisine de certains dossiers qu il juge prioritaires et donner son avis au gouvernement sans qu il lui ait été requis. Le président et les membres du conseil accomplissent leur mission gracieusement sans aucune compensation. Bien que les cadres administratif et technique du CES sont toujours vacants, à l exception du poste de Directeur général, nous avons profité pour rendre le Conseil un centre destiné aux conférences et aux séminaires officiels et internationaux. D ailleurs le Conseil a été choisi à une certaine période pour être le «siège des réunions du Conseil des ministres». Nous avons œuvré en vue d accomplir pleinement notre rôle. Ainsi le Conseil a émis un avis consultatif au sujet du projet d amendement de la Loi de la sécurité sociale et du projet de l assurance vieillesse en particulier. Le dossier de l assurance maladie sollicitait notre attention. Nous avons organisé un dialogue permanent afin de déterminer les éléments à traiter du dossier sanitaire, et entamer l action nécessaire pour les résoudre. Nous avons de même publié une étude approfondie, et avons organisé une série de conférences sur le thème de l enseignement supérieur privé au siège du Conseil. De plus, le Conseil s est intéressé aux conditions de productivité et de compétitivité du secteur privé, et publié une étude sur les petites et moyennes entreprises. Cette étude a encouragé le merger des petites entreprises industrielles, une initiative qui a été approuvée par l Assemblée générale. Le Conseil a également préparé une étude dans laquelle il suggérait, à l époque le rééchelonnement des dettes des entreprises en difficulté. L assemblée générale a traité le programme de relance de l agriculture, et l a transmis aux commissions compétentes pour un complément d évaluation. Les comités ont également approfondi le dossier du tourisme. A coté de ce travail à l intérieur, le Conseil établissait des relations avec les Conseils économiques et sociaux internationaux, européens et arabes. Le Liban avait assuré sa place et contribué à la promotion du Liban. Nous avons reçu maintes résolutions d appui à notre conseil et à notre pays. Tout cela a été accompli en trois ans, et depuis 2003, terme du mandat de l Assemblée, les membres du Conseil n ont pas été nommés. Depuis, j ai continué, à la demande des hauts responsables de l État, à m acquitter de mes fonctions et à expédier les affaires courantes. Je me suis efforcé à ce que la place du Liban ne soit jamais vide dans les conférences internationales, et notre conseil a gardé une place distinguée à l étranger. Combien j ai été flatté quand le ministre Ahmed Luqman, Directeur général de l Organisation Arabe du Travail affiliée à la Ligue des États arabes, a exprimé son intention de travailler ensemble afin de consolider la coopération entre l Organisation et les Conseils économiques et sociaux arabes. Vous vous posez la question : où en est le CES aujourd hui vis-à-vis des dossiers économiques et sociaux internes? Je vous réponds : «où est donc le Conseil?» Le Président du Conseil n est pas le Conseil et surtout dans la période d expédition des affaires. Il devrait nécessairement y avoir une assemblée générale qui détermine les opinions et les orientations. Son avis doit être le fruit du dialogue, de la coopération et de la coordination entre les différents acteurs, syndicats, organisations, la société civile et l État». Ce Conseil répond à un besoin économique, une nécessité sociale. Il ne prend la place de personne. Il est le lieu qui regroupe tout le monde afin de contribuer à la reprise économique et au bien-être social, à un moment ou nous avons besoin d un maximum de solidarité et de soutien mutuel, pour sauver l économie et construire un meilleur avenir social. Nous avons une grande foi en Son Excellence le Président Michel Sleiman qui œuvre à confirmer le sécurité et à promouvoir le développement, en Son Excellence le Président de la Chambre, M. Nabih Berri, qui tient à activer les institutions et à promouvoir le progrès social, et en Son Excellence le Président du Conseil des Ministres, M. Najib Mikati qui œuvre à la sauvegarde de l économie et de la stabilité du Liban, et espérons revoir le Conseil exercer ses fonctions et s acquitter de sa mission.
A rtic les I A P o E c nternational R ating genc ies: litic al and onom ic Disc us sions 5 2 Juin 2013 B y : Dr. M ak ram S ader ( S ec retary G eneral o f the A sso c iatio n o f B ank s in Lebano n) A delegation from Standard & Poor s (S & P) has lately visited Lebanon based on an appointment by the Ministry of Finance to evaluate the Sovereign Rating of the Lebanese Republic debt. The Central Bank of Lebanon and the Association of Banks, have tried hard separately to convince the working team to, at least, change the Sovereign Risk outlook from Negative to Stable, if the rating itself can t be modified. However, we are not sure how successful we were in convincing the other party, since rating agencies conduct normally a thorough review of the various assessment aspects and components of any country. Therefore, we find necessary to reflect here some of our discussions, even if briefly. First, delegation members looked into the political situation and found endless discord concerning the Electoral Law, knowing that this Law is constitutive by nature and must represent a stable legislation that should never be subject to politicians whims and ambitions. Those frictions also control the stands on the current events taking place in Syria, where active parties in the opposition and the government, increasingly engage themselves despite the declared self-distancing policy, which leads to a deterioration in the security level. The same thing is happening with the International Tribunal matter, where opinions strongly oppose on whether to fund it or not! Therefore, the S&P team concludes that there is no unified national vision set for the country to handle its key issues and concerns, which will be reflected in short term future instability and will logically affect the outlook that they describe as negative. Second, they examined the structure and the performance of the economy to find that growth rates are decreasing from high levels that have exceeded an average of 8% during 2007-2010, to less than 2% since then. The government is reluctant to take measures or set policies to stimulate economic growth, expand the labor market and raise the level of productivity, when immediate action is highly needed in order to compensate the decline in the external demand for local services such as tourism and real-estate and construction, as well as the decline in external demand for Lebanese industrial goods. What has always been required is to avoid the paralysis, a situation that the president of the Association of Lebanese Industrialists talks about. Third, the Standard & Poor s team enquired about the structural reforms and how well established they are; they even asked about any progress that has been achieved on that level. What happened to privatization; which activities or institutions the government intends to privatize in part or in total; is it in terms of ownership or management!? Needless to stress the importance of privatization to them, since it attracts shareholders from Lebanon and abroad and enhances investment, leading to higher growth rates, in addition to increasing the efficiency of public services, reducing the cost on Lebanese citizens and improving the service quality. Furthermore, they ask about the social security reform process that has been talked about for years. Is there hope in adopting a pension and social protection system that provides the private sector employees with health protection after retirement age, as is the case at least with public sector employees? Such system also provides the Lebanese economy with a decent volume of long-term savings that Lebanon lacks completely, and which will be invested in long-term assets, giving the country the economic and social returns it desperately needs!? Finally, what happened to the administrative reform process especially that we have established a Ministry for it, committees and studies funded from inside and outside the country? Yet, nothing changed; instead, corruption and absence of productivity aggravated, sectarian conflicts deepened, the interest of people has become more ignored and public affairs abandoned. Fourth, the S & P team asked about the status of Public Finances. It discussed at length public finances development,
A rtic les 5 3 Juin 2013 structure and sustainability, in addition to the capability of the banking sector, commercial banks and the central bank to continue funding the budget deficits. Unfortunately, figures make them right. Instead of benefitting of the significant decline in the public debt service (-8%) to reduce overall expenditures, the government began to expand its primary expenditures that exclude the debt service, registering a 27% increase by the end of October 2012 compared to the same period 2011 (being the latest published statistics). This increase cannot be attributed to the raise in salaries and wages only, which has increased by 13.5% during the mentioned period. The deficit aggravated also by 77% due to the increase in expenses. As for the public debt it has registered an increase of 7.5% that amounts to $ 4.03 billion in 2012, compared to 2011. In view of this reality, the team suggested looking at countries in our region, like Cyprus, Greece and Italy, maybe we might reconsider?! We must not remain stubborn and brag about how Lebanon is different than all the mentioned countries, knowing that these economies are embraced by the European Community. Our banking sector is 3.5 times bigger than our GDP (Gross Domestic Product) and our deposits base is not only limited to our domestic economic activity; it is also supported by savings sent to us by our non-resident Lebanese from Chile to Australia, not to mention Canada and the Gulf Countries!! The serious events of 2005, 2006 and 2008 and the related and resulting security implications and policies that followed, reflected depositors confidence in the Lebanese banking system. During none of these events did deposits withdrawal to the outside exceed a level of $ 3 billion, i.e. less than 5% of the deposits in foreign currencies at the banking sector and less than 10% of its liquidity in foreign currencies. They (delegation members) recognize our banks ability to resist and our bankers large expertise in running their institutions in an environment full of risks and subject to significant sudden adverse changes. However, they worry and even warn us about any dramatic change that could suddenly occur to this atmosphere that we describe as comfortable, solid and stable, in view of the deteriorating business climate, and the continuation with the fiscal policy s old approach, as if it is not involved in the current changes! Fifth, they point to the trend in our external accounts during the two precedent years. During the last two years, the balance of payment in Lebanon, registered a consecutive deficit of approximate $ 2 billion in 2011 and exceeding $ 1.5 billion in 2012. Surely this negative development is due to the decline in tourism on the current account side, and the decline of Foreign Direct Investments (FDIs), particularly the Arab ones on the financial account side. Finally, it is also due to the rising growth of Lebanon s imports of foreign goods and services. For our part, we believe this new situation is circumstantial and reflects developments taking place around us. We also believe that we have accumulated during 2007-2010 a large volume of savings in foreign currencies that allows us to finance the BOP deficit levels registered in the last two years. For their part, they fear that the outcome of the past two years could be indicating a possible new trend that should be preferably dealt with using new policies, especially in the area of the budget deficit that represents an essential tributary to the external demand, and can lead subsequently to a widened deficit in the current account that is difficult to finance through the flow of foreign investments and of non-resident Lebanese, in particular. The broadening current account deficit from 14% to 21% of GDP is a worrying phenomenon. Because, funding this savings gap requires an appropriate increase in the flow of foreign currencies either though an increase in the external debt or through a significant increase in foreign investments, and positive prospects are not clear in both cases. Another option could be to reduce the import of goods to the benefit of domestic production, and that is a wish we all have, not only the Association of Industrialists. It is crucial that we take this debate with the international rating agencies seriously, especially after they were bold to reduce the credit rating for the USA, France and lately the UK. It is time to control the deficit and debt and to organize our internal Lebanese home. It is not acceptable to use the prevailing circumstances the region is witnessing as an excuse to do nothing. On the contrary, the difficult situation in the region that is expected to last for a long time should motivate us to stand ready and to cut short our useless expenses and unnecessary spending. We can even benefit from this period to proceed with reforms, so that we would be in the right place once this period is over. Within this context, falls the position of the Association of Banks in its warning of the need to reduce the deficit irrespective of any pretexts. Financial stability and monetary stability is a definite national interest that is essential to the subsistence of the Lebanese people. Not only is it essential to those who are at or below poverty lines or those with low incomes, but also to the middle-class income citizens, particularly the tranche working more in the private sector than the public one, contrary to what some circles and propositions are trying to suggest.
A rtic les 5 4 Juin 2013 Le CHO, u n instrum ent financ ier pour les pay s ém ergents. P ar Dr. R iad Ob egi (PDG B anq ue B EMO ) - Mem bre du R DCL Toute personne cherchant à améliorer sa situation devrait, en premier lieu, faire une évaluation stratégique de ses atouts et de ses handicaps afin de mettre en valeur les premiers et minimiser les seconds. Si l exercice était fait pour le Liban, on identifierait un certain nombre d actifs. Les plus importants seraient, sans doute, l inestimable patrimoine social, culturel, naturel et historique ; la richesse en eau, les réserves probables en hydrocarbures et puis l immobilier. Il est toujours difficile d évaluer que vaut l ensemble de l immobilier au Liban. Les statistiques manquent. Néanmoins, une étude en 2006 avait calculé que cela se montait à 320 milliards de dollars. Au demeurant, on peut faire l hypothèse que cela représente dans la plupart des pays du monde une somme comprise entre 15 et 20 fois le PIB avec une tendance dans les pays moins développés à être dans le haut de la fourchette. Incidemment, cela se comprend aisément ; les pays développés ont une bien meilleure productivité et les placements possibles n y sont pas aussi limités que dans les pays en développement. La somme colossale que représente l immobilier indique clairement une opportunité. Mais comment en accroître le rendement? Si l on descend au niveau individuel, on dispose avec un immeuble des options suivantes : l utiliser, le donner en location ou l hypothéquer en vue d emprunter. Ce choix est cependant contraint par le fait que peu de propriétaires ont un projet justifiant les coûts d emprunt. Il s agit là d une situation équivalente à celle qui avait mené à la création des banques. En effet, à l origine, il existait des personnes disposant d argent mais n ayant pas de projets et des personnes ayant des projets mais pas d argent. Le banquier est de fait un intermédiaire entre les premiers et les seconds. C est là sa principale fonction. Peut-on alors, à l instar de l argent, utiliser le secteur bancaire pour mettre en œuvre l immobilier, dynamiser l économie et augmenter la richesse de tous? Un instrument existe, le CHO. Il a fait l objet d une thèse, a été décrit dans l ouvrage : «Risque et crédit, le Certificat hypothécaire une solution pour les pays émergents» et son brevet est en cours d enregistrement. L idée est la suivante : Un propriétaire immobilier apporte à la banque de son choix une garantie réelle assise sur son bien immobilier (le CHO). Elle paye à ce propriétaire une rémunération de l ordre de 1% et peut utiliser cette garantie pour emprunter elle-même. Le risque pris par le propriétaire est que la banque fasse faillite durant la période de dépôt. Ce risque est identique à celui auquel font face les déposants dans une banque. Il peut être atténué par une surveillance rigoureuse de la Banque du Liban laquelle a montré son efficacité durant les vingt dernières années en protégeant le secteur (mais plus spécialement les clients de celui-ci) des crises locales, régionales ou internationales. Le système est fondé sur une agence dont le rôle est d attribuer à tous les biens immobiliers une valeur standard et, de constituer et conserver les registres sur lesquels sont portées toutes les transactions afférentes aux CHO. Le processus permet à la banque d avoir une quasi-liquidité, au propriétaire d avoir un revenu additionnel et à l économie de disposer d un financement plus abondant. La simulation faite dans la thèse aboutissait ainsi à une croissance additionnelle pour le PIB de près de 9% par an. Mais, comme pour la téléphonie mobile, ce simple descriptif cerne insuffisamment tous les effets d entraînement qui seraient générés par l introduction de l instrument. Citons pour mémoire : - Bancarisation accrue. Les propriétaires pourront désormais déposer un titre qui les qualifiera pour obtenir de nouveaux services de la banque. - Amélioration pour les biens immobiliers. Tous les biens seront estimés et une valeur standard déterminée pour chacun. Une forte incitation existera pour régulariser les biens immobiliers, les mettre aux normes et en faciliter la gestion. - Garanties moins coûteuses. Le nantissement du CHO ne coûtera rien, à l inverse des garanties hypothécaires actuelles. En conclusion, l introduction du CHO pourrait donner un coup d accélérateur à une économie émergente comme celle du Liban. Il pourrait aussi être mis à contribution pour des régions délaissées dans une politique d aménagement du territoire. Une telle réforme ne serait pas neutre et une implémentation imprudente pourrait entraîner des conséquences indésirables. Elle nécessiterait donc des mesures de supervision et d accompagnement appropriées. Il est impossible de prévoir où serait la première application du concept, au Liban ou à l étranger, si elle le serait sous cette forme ou une autre, mais il est très vraisemblable qu en tout état de cause, l immobilier jouera, à travers les banques, un rôle beaucoup plus important dans les économies émergentes durant les prochaines années.
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A U rtic les 5 6 Juin 2013 ne plus grande syner gie entre banq ue priv ée et banq u e d affaire P ar M r. G eo rges A bbo u d ( H ead o f P riv ate B ank ing - B LO M I nv est B ank ) - M embre du RDCL Durant les 20 dernières années la clientèle libanaise a profité d une politique de taux très avantageuse. Aujourd hui, les taux sur la livre et le dollar se sont considérablement resserrés. Ceci, couplé à une inflation au dessus de 4% fait que les déposants n y retrouvent plus leur compte. Les besoins de diversifier le cash de la clientèle vers d autres actifs sont de plus en plus pressent afin de préserver leur pouvoir d achat. Notre objectif est donc tout d abord de protéger ce pouvoir d achat avant même d envisager de faire fructifier le capital. Aujourd hui, le luxe ne se vit plus de la même façon. On choisit une banque privée pour faire aboutir ces projets, ses passions, et bien sur pour protéger la transmission du patrimoine aux futures générations Parallèlement, les besoins de la clientèle sont de plus en plus variés. Elle ne se contente plus de nous demander des conseils en placement, mais nous consulte également pour développer ou restructurer un portefeuille immobilier, car souvent il est immobilisé pendant des années. D autres demandes nous sont adressées pour participer au développement de l activité commerciale de certains de nos clients, ou pour soutenir certains projets d investissements intéressant les enfants de nos clients, et bien sur pour divers types de prêts. La coopération accrue entre la banque d affaire et la banque privée permet de «matcher» les besoins en financement de nos clients commerciaux avec le nouvel appétit de diversification de notre clientèle de banque privée, toujours en quête de nouvelles opportunités. Notre rôle consiste précisément à assurer ce lien entre les intérêts des uns et des autres. Ainsi, nous recevons comme d autres, des mandats de sociétés libanaises ou même étrangères pour lever des financements avec des possibilités de rendement supérieur à 12% qui pourront être proposés à la clientèle de la banque privée. Aujourd hui, les départements spécialisés dans l immobilier à travers les différentes banques ont en cours d étude plusieurs projets au Liban, qui sont aussi présentés cette clientèle. Nous avons nous-mêmes aussi établi un partenariat avec un gérant externe réputé pour permettre à la clientèle d investir dans un groupement de projets immobiliers aux Etats Unis, afin de profiter d un marché qui traite au plus bas depuis 30 ans et qui devrait surperformer au cours des prochaines années, grâce à une liquidité accrue, des bilans bancaires consolidés en nette amélioration, ainsi qu à une reprise des transactions. De plus, les différents gérants de fonds libanais de la place ont développés au cours des dernières années une excellente expertise avec aujourd hui plus d un milliard de dollars sous gestion, répartis à travers plusieurs fonds, locaux et au Moyen Orient. Nos banques d affaires ont établis des succursales dans d autres pays comme en Arabie Saoudite pour profiter d un marché en plein essor et d une législation de plus en plus accommodante sur les prêts immobiliers. Notre marché le plus prometteur reste au Liban. Le Liban a vu ses dépôts tripler en mois de 10 ans. Cela donne une idée suffisante sur l ampleur des opportunités et des besoins en termes de gestion d actifs et de diversification. Un bon banquier, c est comme un bon médecin: avec le temps il connait presque tout du client et de sa famille. Ce qui lui permet de savoir précisément quoi prescrire et surtout quoi proscrire. Nous misons sur une confiance établie avec la clientèle sur les 30 dernières années. Cette confiance nous rend très réactif et efficace chaque fois que des opportunités d investissements se présentent. Une synergie accrue entre la banque privée et la banque d affaire aidera beaucoup pour atteindre ce but.
A rtic les T he I mpac t of Con tinuous Learning 5 7 Juin 2013 B y M r. A ntoi ne A oun ( CEO F or matec h) - RDCL Mem ber The workplace has evolved considerably from that of twenty to thirty years ago due to technological advances. The revolution of mobile, social and online technologies has given birth to a 24/7 worldwide workplace. A Virtual Workspace, where people work from home by replying to emails, answering conference calls during nights or weekends, or instant messaging colleagues at any day and time, with disregard to working days and hours. This change in the workplace has led into a shift in the requirements of both employees and employers. Employees are now focused on personal development and advancement while companies and organizations are always under pressure to attract new talents and retain their existing ones. This means companies need to put a clear learning and development strategy to empower, motivate and retain their employees. So what are the benefits that continuous learning brings to companies and organizations? Continuous learning is an investment in your most important assets: your employees. When it comes to increasing revenue and profits, developing your employees is the key. Continuous learning enhances an employee s wellbeing and engagement, develops his skills and knowledge, thus increasing his performance and productivity at work. Cultivating a culture of Learning and Development requires the right strategy, effort and commitment from business owners, managers and leaders. This includes key activities such as establishing clear employee goals, developing career paths and putting in place a performance appraisal system. Although instructor led training remains the most beneficial to employees, other ways of training are also available such as virtual training or e-learning. The most important issue is that companies investing in training ensure that the results can be measured and aligned with business objective and that employee s performances are well monitored. While the benefits are clear, few organizations are yet to embrace a culture of continuous learning. Employees are often considered an organization s most valuable asset, yet many are failing to recognize the true value of empowering these assets. The companies who will be actively promoting a supportive culture through continuous learning will reap the benefits for the years to come. Les I mpairs d une T ransfor mation P ar Ma î tre Kar im Dagher (P artner- HB D- T Law F irm) Dans les trois derniers projets de Loi de Finances agréés par le Gouvernement et transmis au Parlement pour adoption (en occultant celui controversé de 2013), le Ministère des finances prévoyait de soumettre à l impôt sur la plus-value les cas de transformations de sociétés, même si celles-ci ne s accompagnent pas de changements substantiels dans l objet social et/ou dans l activité entreprise et/ou dans la personne des associés et leurs parts participatives respectives dans le capital. Or, si nous concédons aisément qu une telle mesure peut être compréhensible pour le cas d une société de personnes (SNC ou SCS par exemple) qui se transforme en société de capitaux (SARL, Société en Commandite par Action et SAL), dans la mesure où cette transformation emporte création d une personne morale nouvelle et changement dans le régime juridique et le régime fiscal de la société, elle est par contre totalement répréhensible et incongrue pour ce qui est du cas très usité de transformation d une Société à Responsabilité Limitée (SARL) en Société Anonyme Libanaise (SAL) avec son corollaire de conséquences néfastes et désastreuses pour nombre de PME désirant ou se voyant acculées de procéder à une restructuration organique et institutionnelle de leurs affaires, dans un environnement économique et financier délétère. Photo :! Greg Demarque / Commerce du Levant!
A rtic les 5 8 Juin 2013 Partant de ce constat, il conviendrait dans les développements qui vont suivre, d exposer la problématique exposée en abordant tour à tour et très synthétiquement le principe même de transformation (A) ainsi que ses résultantes au niveau fiscal (B) avant de conclure par une synthèse basée sur des faits probants et des éléments de droit et avec un objectif avoué d aboutir à un dispositif juridique clair et permanent par voie législative ou réglementaire (C). A-Principe de Transformation: II peut y avoir transformation de la société, soit par l effet d une disposition légale, soit par la volonté des intéressés. De nombreuses législations étrangères ont généralisé une solution traditionnelle en décidant que la transformation régulière d une société n entraîne pas, par elle-même, la création d une personne morale nouvelle. C est l ancienne qui continue à vivre sous une forme nouvelle, à moins que le pacte social ne reçoive d autres modifications graves; ce qui arriverait, par exemple, si les associés décidaient de modifier non seulement la forme, mais encore l objet de la société. La transformation régulière de la société ne modifiant pas en ellemême la personne morale existante, le patrimoine sera transmis intégralement sans conséquences fiscales notoires. Or en droit libanais, les choses se présentent différemment et ne sont pas établies de manière aussi claire et tranchante. Tout dépend en réalité du fait de savoir si ladite transformation laisse subsister la personnalité morale et le patrimoine acquis sous la forme précédente. Une opinion dominante va même jusqu à considérer qu elle n est réalisable, avec la conséquence précitée, que si elle a été prévue par les lois et les statuts et si les réglementations applicables à chacune d elles sont sensiblement similaires. Ce qui semble d ailleurs être largement le cas dans l hypothèse d une transformation d une SARL en une SAL. En effet, cette transformation se trouve d une part expressément évoquée voire recommandée en vertu des articles 5 et 34 du Décret-loi No 35 du 5/8/1967 qui répertorient les cas de figures et fixent les conditions de quorum et de majorité. D autre part, il ressort de la comparaison des dispositions du code de commerce et du Décret-loi No 35/67, que le droit des Sociétés à Responsabilité Limitée est aligné sur celui des Sociétés Anonymes. Il suffit pour cela de comparer les réglementations applicables aux procédures de constitution et de liquidation où à la tenue des assemblées et à l information des associés. Les mêmes règles gouvernent encore les sanctions des irrégularités de constitution et les responsabilités qui pèsent aussi bien sur les associés (limitation aux apports) que sur les organes de gestion (acte anormal de gestion, abus de droit, etc.). La situation des commissaires aux comptes est définie par un simple renvoi au droit des Sociétés Anonymes. La réserve légale est également obligatoire ainsi que la procédure prévue en cas de perte du 3/4 du capital (art. 216 du code de commerce et art. 33 du Décret-loi No 35/67). Le rapprochement du régime des deux types de sociétés est de nature à faciliter, le cas échéant, le passage de la forme à responsabilité limitée à la forme anonyme. Cette transformation est d ailleurs envisagée, par l article 34 précité du Décret-loi No 35/67, comme une opération normale lorsque le nombre des associés vient à dépasser les vingt (réserve faite du transfert des parts par voie de succession). Nonobstant les divers points de rapprochement entre ces deux formes sociales appartenant toutes deux à la famille des sociétés de capitaux - soumises depuis la Loi No 27 du 19 juillet 1980 à un impôt spécifique à taux fixe sur le bénéfice réalisé (IS) et à un autre retenu à la source sur la part de ce bénéfice distribuée aux associés- il subsiste cependant un certain nombre de divergences et de distinctions qui peuvent amener l administration fiscale à adopter une autre interprétation et à considérer qu il y a tout de même changement dans la personne morale de la société du fait de certaines différences majeures dans les régimes juridiques et fiscaux. A ce titre, il est évident que le régime juridique des actions des SA est généralement plus pratique que celui des parts sociales de la SARL. Les parts sociales, à la différence des actions, ne peuvent pas être représentées par des titres négociables, et il est interdit à une SARL d émettre des valeurs mobilières quelconques. Les cessions de parts sociales, même si elles ne sont pas constatées par un acte, sont soumises à l heure actuelle à un impôt (sur la plusvalue réalisée) de l ordre de 10% (en sus du droit de timbre de trois pour mille) et impliquent souvent l intervention du fisc pour réévaluer la valeur réelle ou effective des parts cédées. Par contre, le transfert de propriété des actions de la SAL, détenues par des personnes physiques, échappe quant à lui depuis près de vingt ans à cet impôt ( art 19 de la Loi No 282/93 modifiant l article 73-5 de la loi de l impôt sur le revenu) ainsi qu au droit de timbre fiscal de trois pour mille ce qui induit le passage d un régime fiscal à un autre régime plus favorable et plus complaisant et donc une porte ouverte à de nombreux montages dont le dessein délibéré est d échapper sciemment à l impôt par le biais d actes constitutifs d évasion ou de fraude fiscale. Il faut aussi signaler que l entrée d un nouvel associé dans une SARL suppose nécessairement l accord d une majorité qualifiée car la cession des parts à des tiers étrangers à la société n est pas libre;
A B rtic les 5 9 Juin 2013 ce qui n est pas le cas par principe pour la SAL sauf s il y a une clause d agrément ou de préemption explicitement prévue dans les Statuts. - Ré su ltantes F isc ales: A la lumière de ce qui précède, d aucuns s accorderont à considérer que la question de savoir si la transformation des sociétés entraîne ou non création d une nouvelle personne morale, est liée principalement aux conséquences importantes qui en résulteraient en matière fiscale (droits d enregistrements et impôts directs) voire même aux résultantes dans d autres domaines environnants comme en matière foncière par exemple (transfert de propriété au registre foncier ou perte du droit au bail). Dans la pratique, la transformation régulière (prévue par les textes) d une société en une société d une autre forme, qu elle soit civile ou commerciale, n est pas de nature, comme nous l avons démontré ciavant, à entraîner la création d une nouvelle personne morale quand elle ne s accompagne pas de modifications importantes et radicales; telles que le transfert du siège social, le changement de tous les associés ou une modification substantielle de l objet social. L administration fiscale après avoir traditionnellement largement adopté cette interprétation, a changé de position et tend, actuellement, à estimer que lorsque la transformation a pour effets et conséquences de placer la société sous un régime fiscal différent de celui sous lequel elle était antérieurement taxée (notamment dans le cas d une transformation d une société de personnes en une société de capitaux), nonobstant l absence de modifications substantielles et radicales, l existence même de la société se trouve de ce fait remise en cause. Effectivement, alors même qu au regard du droit commercial une telle transformation n entraînerait pas la création d une nouvelle entité morale, d un point de vue fiscal elle serait considérée comme une véritable cessation d entreprise avec, pour corollaire fiscal, la perception de droits et de taxes substantiels et astreignants, à l instar des droits de mutations et d enregistrement sur les biens immobiliers détenus en propriété et leurs accessoires (5,75%), du droit de timbre sur les divers actes et contrats et de l impôt sur les plus-values pour les cessions mobilières et immobilières ou sur les plus-values résultant des réévaluations d actifs (10%). Cette cascade d impositions est d autant plus cruelle et injustifiée pour nombre d agents économiques que le gain en capital n est souvent qu indicatif et la plus-value latente en l absence d une réelle cession effectuée. Ce qui mettra à la charge de l entreprise concernée une obligation d assurer le financement nécessaire par voie de fonds de roulement sans rentrées subséquentes et correspondantes. N est-ce pas une façon d imposer davantage les revenus de capitaux productifs au lieu de les exempter? Ne serait-il pas, par contre, plus logique qu une telle plus-value reste en «sursis d imposition» tant que l immobilisation n est pas effectivement cédée directement ou de manière indirecte? Ceci étant, ce problème d interprétation et par là même d imposition subséquente ne devrait pas se poser en principe dans l hypothèse d une transformation d une SARL en une SAL, étant donné que la transformation se fait, comme nous l avons d ailleurs déjà précisé, entre deux genres de sociétés de capitaux aux régimes pratiquement similaires. Cette analyse est confirmée dans les faits eu égard à l imposition de toutes les sociétés de capitaux (SAL et SARL) sur la base du régime du bénéfice réel, à l exception de celles qui sont soumises, de plein droit, au régime du bénéfice forfaitaire, au taux de l impôt (IS) proportionnel et fixe de 15%. C- Cadre lé gal et rè glementaire: Au Liban, il n existe à ce jour aucun texte légal, résultant des diverses lois régissant les impôts cédulaires, qui mentionne clairement et réglemente le cas de transformation de sociétés. Le seul texte de portée générale applicable, en l espèce et à tort, par l autorité fiscale, pour ce qui est de l imposition directe lors de la procédure de transformation ou plus après lors de la cession des titres, est l article 45 de la loi de l impôt sur le revenu (Décretloi N 144/59) qui assujettit à un impôt au taux actuel de 10 % toute plus-value constatée au moment de la cession ou de la réévaluation optionnelle d un bien de l actif immobilisé de l entreprise. A ceci s ajoute, pour ce qui est des biens immobiliers fonciers, les dispositions du Décret-loi No 148/59 et ce, dans la mesure où le registre foncier rend les droits de mutation (d enregistrement) exigibles par le seul fait de la régularisation de l inscription du nom du détenteur du droit au nom de la nouvelle forme sociale à l issue de la procédure de transformation. Cette dérive administrative et cette pratique étaient imputables à un vide juridique jamais comblé ou régularisé. Elles constituaient de plus une entorse au principe constitutionnel consacré par l article 81 qui disposait qu il ne peut y avoir d imposition sans texte (législatif). En fait, une situation similaire s était déjà posée avec le cas de fusions de sociétés où il existait un vide juridique total. En l absence de textes explicites, une requête a été présentée en 1996 au Ministre des Finances lui demandant une qualification quant au droit sur la mutation foncière des avoirs immobiliers des sociétés en voie de fusion. A son tour, le Ministre a interrogé
A rtic les 6 0 Juin 2013 la Cour des Comptes sur le sujet, suite à quoi celle-ci donna son avis consultatif daté du 26 Février 1997 que le Ministre adopta par la voie d une Circulaire N 759/S1 datée du 18 Août 1997. Dans cet avis, l autorité fiscale réfute toute continuation de la personne morale de la société «fusionnée» et considère par là même que cette opération emporte transfert de propriété des actifs sociaux et assujettissement aux divers impôts et droits définis ci-avant. La Circulaire dispose de plus que la mutation des droits réels immobiliers d une société à l autre relève du droit de 5% de la valeur des biens, lorsque ces biens représentent des apports en nature (dans le cadre de la fusion par combinaison) et d un droit de 6% de la valeur des biens transmis (dans le cadre de la fusion par absorption). Ces deux droits ayant été par la suite rabaissés à respectivement 2% et 5%. Or, force est de constater que la fusion n est assimilable à la transformation régulière de la société, ni d un point de vue légal ni sur le base des paramètres fiscaux. L autorité fiscale l a d ailleurs elle-même déjà reconnu dans le cadre de deux Instructions administratives séparées. La première émanant de l ancien Ministre des finances Jihad Azour portant le No 692/s1 et datée du 8 Avril 2008 qui demande aux services fiscaux compétents de surseoir à imposer les bénéfices cumulés reportés et les réserves lors de la transformation d une SARL en SAL et ce, en raison de la similitude des régimes fiscaux. Une seconde Instruction datée du 08/10/2009 et portant le No 2643/ S1 fut émise un peu plus tard par l ancien Ministre Mohamad Chatah afin de déterminer les modalités de mise en œuvre de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) pour ce qui est qui est de la transformation régulière des sociétés. Cette Instruction a elle aussi explicitement reconnu le principe de la continuité de la personne morale de la société régulièrement transformée et, par la même, le non-assujettissement à la TVA des éléments mobiliers et immobiliers de son actif social. Elle pourrait même selon l Instruction précitée bénéficier du droit à déduction et à récupération de la taxe supportée sur les transactions précédemment contractées sous l ancienne forme sociale. Partant de là et si l on applique les normes et usages fiscaux, l administration fiscale et plus généralement l autorité étatique seraient liées par leurs actes et dans l obligation de consacrer cet état des choses de manière constante et sans ambiguïté aussi bien dans la pratique que par voie de règlement ou de proposition de loi. En effet, et comme l affirmait Odent dans son ouvrage sur le Contentieux Administratif: «Une autorité administrative est, en effet, tenue de respecter, dans ses décisions individuelles, les règlements qu elle a ellemême pris : c est le principe qu exprime le vieil adage «legem patere quam ipse fecisti». Son respect est strictement assuré. Tant qu un texte réglementaire n est ni abrogé ni modifié, il subsiste et s impose à tous y compris à ses auteurs qui doivent y conformer leur activité et notamment les décisions individuelles qu ils peuvent avoir à prendre. La jurisprudence est à cet égard constante, ancienne et fournie». La jurisprudence constante du Conseil d Etat libanais l a elle aussi reconnu et confirmé (CE No 64/2006-2007du 31/10/2006). Face à cet imbroglio juridicoadministratif comment faire pour régulariser la situation d une manière saine et permanente? La solution passe nécessairement par une consécration législative définitive de l interprétation administrative réformiste opérée par les deux récentes Instructions mentionnées ci-avant afin de contrer tout nouveau changement et lier les agents du fisc en leur enlevant toute possibilité d interprétation arbitraire et intempestive. Pour preuve, il est de notoriété constitutionnelle qu une disposition hiérarchiquement plus élevée ne peut pas être modifiée ou rendue caduque par une disposition hiérarchiquement inférieure ou par un acte administratif délibéré. «Les autorités compétentes doivent, pour édicter des règlements légaux, respecter les textes hiérarchiquement supérieures». En conclusion, et au lieu de proposer des réductions d impôt octroyées dans le cadre de la transformation d une société à des taux légèrement différenciés comme c est le cas dans les derniers projets de lois de finances, il serait plus opportun de tout simplement surseoir à imposer jusqu à la rétrocession ultérieure des actions par leurs détenteurs comme c est d ailleurs le cas dans la plupart des pays fiscalisés. Un tel dispositif nécessiterait l intégration dans la loi de l impôt sur le revenu (et divers textes relatifs aux autres impôts et taxes concernés) de provisions propres aux cas de la transformation de sociétés, tout en l étendant si possible aux autres formes sociales; mais aussi et surtout une uniformisation et une harmonisation de la réglementation applicable aux plus-values mobilières de cession de titre en éliminant la discrimination et en assujettissant à l impôt les cessions d actions des SAL. De la sorte, on éviterait de pénaliser les sociétés et d affecter leur trésorerie tout en récompensant ceux des associés qui luttent pour la pérennité de l entreprise et son développement. Il serait de même possible, dans le cadre de l aménagement des cas de transformation de sociétés à régime fiscal différent (sociétés de personnes/ sociétés de capitaux), de procéder à l introduction d un barème dégressif en cas de cession du bien concerné dans les premières années suivant la transformation de la société sauf s il est remplacé par un actif productif capable d augmenter les capacités de production et/ou de commercialisation de l entreprise.
A rtic les Les pièg es liés à l arbitrage 6 1 Juin 2013 P ar Maî tre Rana Chaaban (Doc teur en droi t, Maî tre de c o nfér enc es U niv ersité du Mai ne, A dmise au x b arreaux de P aris et B eyr out h) Dans un article paru dans le monde diplomatique du 25 janvier dernier intitulé «Affaire Lagarde-Tapie si vous avez manqué un épisode», était pointé du doigt le fameux arbitrage opposant Bernard Tapie à L Etat français (actionnaire principal du Crédit Lyonnais) à l issue duquel le très critiqué Bernard Tapie a touché, avec la connivence de certains arbitres et l approbation controversée de Christine Lagarde, à l époque ministre de l économie, plus de 400 millions d euros. Qui ne se souvient des arbitrages Libancell et Cellis qui, en 2005, ont coûté à l Etat libanais plus de 266 millions de dollars chacun, somme versée tant au profit de la Société française France Telecom qu à celui de la Société Telecom Finland pour compenser les pertes subies du fait de la résiliation abusive des contrats qui les liaient à l Etat libanais? L arbitrage est l institution par laquelle une personne ou plusieurs personnes, l arbitre ou le tribunal arbitral, règlent le différend qui oppose deux ou plusieurs parties, en exerçant la mission juridictionnelle qui leur a été confiée par celles-ci. L arbitre joue ainsi le rôle d un juge et pour cette raison, on considère que l arbitrage est un mode alternatif de règlement des conflits (Alternative Dispute Resolution). Il constitue en effet une alternative à la voie normale, la voie judiciaire. Aujourd hui encore l engouement pour l arbitrage dans la pratique ne fait guère de doute. La multiplication des clauses d arbitrage dans les contrats en témoigne. Le but étant toujours de remédier à l engorgement des tribunaux, de choisir une procédure «sur mesure», flexible, confidentielle, rapide Mais, si l arbitrage présente des avantages considérables, est-il vraiment sans risques? Les attraits de l arbitrage tiennent tout d abord à l esprit même de l institution; véritable justice parallèle, l arbitrage séduit surtout par la rapidité de la procédure arbitrale par rapport à celle judiciaire : très souvent, dans les clauses d arbitrage stipulées dans les contrats, il est précisé que l arbitre devra rendre sa sentence dans un délai de six mois à compter de sa désignation. Par ailleurs, l arbitrage attire par la confidentialité qu il garantit, confidentialité précieuse notamment dans le monde des affaires. Enfin, la justice arbitrale semble plus adaptée que la justice étatique pour résoudre des litiges d une certaine technicité notamment en matière de construction : ces litiges supposent de la part de ceux qui les résolvent des compétences techniques précises que peut posséder un arbitre choisi dans ce but et que n ont sans doute pas les juges lesquels, face à des litiges d une haute technicité, devront se contenter de nommer des experts, ce qui n est pas sans retarder l issue du la procédure... Surtout, contrairement au juge, l arbitre n est pas tenu d appliquer la loi de l Etat duquel il relève. Plus encore, l arbitre peut appliquer à un litige les principes du droit du commerce international plutôt que telle ou telle loi d un Etat déterminé. Ainsi, l arbitrage permet de s affranchir de certaines règles rigides et de répondre plus directement aux besoins du commerce international. Ajoutons que l arbitrage international a tendance à prospérer dans des Etats où la justice est faible, partiale ou soumise à certaines pressions politiques. Dans ces Etats incapables souvent d imposer le recours à leurs propres tribunaux ou le respect de leurs décisions, les justiciables peuvent préférer l arbitrage. Cela est surtout vrai au Liban s agissant d un investisseur étranger qui sera plus tenté de contracter s il sait qu il peut recourir à l arbitrage et échapper ainsi aux juridictions libanaises nationales. Mais les risques de l institution ne sont pas à sous-estimer. Au-delà des honoraires de leurs avocats, les parties doivent assumer le coût des honoraires des arbitres ce qui rend la procédure arbitrale plus coûteuse que la procédure judiciaire. Idéalement et pour que l arbitrage ne devienne pas une justice des riches, il serait utile dans la pratique de plafonner les honoraires de l arbitre en amont de la procédure et en accord avec celui-ci (ou de retenir un barème publié notamment par certains règlements d arbitrage). Par ailleurs, et beaucoup moins que dans le cas d un juge, le risque d un arbitre partisan n est pas à exclure. Pour cette raison, et notamment en cas d arbitrage mené par un arbitre unique, il est recommandé en pratique à la partie au litige de porter une attention particulière à l arbitre proposé par l autre Une «due diligence» serait très utile. Par ailleurs, il serait indispensable d exiger systématiquement de l arbitre de rédiger une déclaration d impartialité et d indépendance dans laquelle il dévoilerait toute relation de quelque nature que ce soit qu il pourrait avoir avec les parties ou leurs conseils. Il y a plus : l arbitre, et c est le revers de la médaille, peut prendre trop de liberté par rapport à la loi ou aux principes choisis par les parties. Il lui est loisible de désactiver telle ou telle partie d une règle de droit pourtant applicable parce qu il la considèrerait inadaptée au litige qui lui est soumis. De là à estimer que ce comportement est celui d un arbitrepartisan tendant à désactiver une règle de droit qui serait désavantageuse pour telle partie au litige, il n y a qu un pas En outre, spontanément, naturellement, l arbitre aura tendance à être plus
A w rtic les 6 2 Juin 2013 «procédurier» qu un juge : et de fait, l arbitre a-t-il intérêt à ce que le litige soit réglé à l amiable alors que ses honoraires dépendent en principe du nombre d heure consacrées à tenter de trancher le litige? Enfin, au-delà des risques tirés de l arbitre lui-même, certains sont liés à la sentence arbitrale rendue. On oublie souvent qu une sentence arbitrale non reconnue par un juge étatique, ne vaut pas plus qu un «chiffon de papier». Or, pour exécuter une sentence en matière d arbitrage international, il va falloir choisir le pays où le débiteur condamné possède des biens. Et si ce pays a une vision peu libérale de l arbitrage, il est fort à parier que la sentence ne sera jamais exécutée... Surtout, si le débiteur condamné est une société ou un établissement public de l Etat dont les juridictions sont chargées de reconnaitre la sentence arbitrale le condamnant, le juge de cet Etat, voulant protéger sa partie nationale, refusera sans doute de reconnaitre la sentence. Ce risque est moindre dans le cas d un jugement N atio nal Her itage B ui ldings (N HB ) étranger. Comment dompter les excès de l arbitrage? Comment continuer à profiter de l institution sans en subir les risques? Autant de questions auxquelles il conviendrait de remédier en amont lors de la signature de la clause d arbitrage et au début de la procédure arbitrale, en comptant surtout sur l éthique des arbitres, qui malheureusement, de nos jours, est en perte de vitesse P ar M r. N agib F adel (Manag ing P artner F adel G roup ) At a time when the government is facing increased popular pressure to secure an adequate revenue stream to satisfy its growing expenditures (salaries ), it is worthwhile developing new ideas that would create value and secure exponential gains without affecting the economy, not to say contribute to an economic growth. One of such projects is the protection of what is left of our brown gold: the National Heritage Buildings (NHB). In all modern and civilized societies the NBH are preserved to the utmost extent especially at times when urbanization is at its peak. Lacking a strict protection will change the face of the country to a point of no-return. Lebanon had one of the most beautiful and charming cities in the region and its NHB were an integral part of its history and the differentiating factor compared to our surrounding oil rich monarchies. We can never compete in modern architectural projects but rather by the natural charm bestowed on our country. Unfortunately, greed and rampant corruption led to the destruction of many such buildings making Beirut a city of concrete with no urbanism and no human dimension. The idea is to create a regulated secondary financial market that would trade the exploitation rights of the NHB on the Beirut stock exchange. Owners of NHBs, wherever they are located, can sell their rights on the stock market to any contractor on the Lebanese territory and in any area of the country. Once they exercise their rights, part of the proceeds will be dedicated for renovation works, and part will go to solve any pending rental agreements (prior to 1992). The balance will be cashed by the owners who will also end up enjoying their free-from-rent renovated properties. They will also have the choice either to exploit the property for private usage or can rent it out on new terms, or even sell it at a premium. T he v alu e thu s c reated is 2. 5 times w hat these o w ners o u ld gain had they so ld the pro perty as land fo r demo litio n. From the buyer s perspective, they would be paying a fraction of their gains for an incremental exploitation factor. Moreover, each new floor that will be built will help in the preservation of NHBs. From its side, the government can have mu ltiple rev enu e so u rc es: - Sale of rights tax - Purchase of rights tax - Renovation tax and VAT - NHB sales tax (if it occurs) - Incremental construction area sales tax It is needless to mention that the above project will secure hundreds of jobs in the financial sector, the renovation and contracting sector, and on the rental and property markets. The above alone can secure a big chunk, if not all, of the badly needed financing of the salaries grid and most importantly safeguard our beautiful historical identity.
A rtic les Ha w a A k k ar U n fac teur vi tal pour l éner gie au L iban 6 4 Juin 2013 Depuis longtemps, la crise des finances publiques au Liban est liée à de piètres performances du secteur de l électricité. Ce secteur non seulement érode les ressources de l état mais oblige les consommateurs à payer des sommes considérables pour assurer leur sécurité énergétique. Un rapport publié par la Banque Mondiale en 2008 estime que la demande en électricité va augmenter de 60 % d ici 2015. Ceci représente une hausse de 1500 mégawatts de capacité de production énergétique. Il faudra non seulement assurer que la capacité présente surtout ne baisse pas, mais aussi investir au moins 1 milliard de dollars pour répondre à cette demande. Pour améliorer un problème national et investir dans la région la plus négligée du pays, Hawa Akkar, un projet de parc d éoliennes, s adresse aux besoins énergétiques croissants du Liban, et en particulier du Akkar. L énergie joue un rôle primordial dans l économie libanaise. Dans leur article «The causal relationship between energy consumption and economic growth in Lebanon», Leila Dagher et Talar Yacoubian du département d économie de l Université Américaine de Beyrouth, estiment qu afin «de protéger le pays qui dépend largement d imports énergétiques contre des approvisionnements extérieurs imprévisibles et aux chocs des prix d approvisionnement, les législateurs devraient souligner le développement de ressources énergétiques domestiques. Réduire les coupures de courant devrait être une priorité nationale qui aura un effet positif sur l économie.» En effet, les consommateurs privés et l industrie dépensent de plus en plus pour assurer leur sécurité énergétique. Le rapport de la Banque Mondiale estime que ceci augmente de % les dépenses pour l électricité par mois. Cette situation a poussé les citoyens à recourir massivement aux générateurs privés de quartier. Selon l économiste Kamal Hamdan «le Trésor public transfère l équivalent de quelque 20 % du budget de l État pour couvrir le déficit de l EDL. C est la deuxième plus grande dépense après le service de la dette.» Les auteurs du rapport de la Banque Mondiale soulignent le rôle du secteur privé qui a présent n a pas risqué de capital dans le secteur de l électricité. Hawa Akkar le nord offre une solution durable Lors du dernier «Beirut Energy Forum» qui s est tenu à Beyrouth en Septembre 2012, le Ministre de l Energie Gebran Bassil avait annoncé qu il allait appeler des investisseurs internationaux à
A rtic les 6 5 Juin 2013 construire un parc d éoliennes avec une capacité de produire 60 mégawatts au Liban. Le projet bien que proposé par le gouvernement sera porté et financé par le secteur privé. Ce dernier pourrait vendre à prix stable, étant donné que l électricité provient de sources renouvelables, indépendantes des fluctuations des prix du pétrole à l EDL, contribuant ainsi à approvisionner les besoins énergétiques du Liban. Suite à l annonce, Hawa Akkar a répondu à l invitation et a présenté une expression d intérêt au ministère. «Les 20 à 30 éoliennes prévues pour la première phase du parc de Hawa Akkar, ont le potentiel de produire 60 mégawatts soit d alimenter 60 000 foyers avec de l énergie qui provient d une source renouvelable, constante et pas chère», explique Albert Khoury, directeur général de Hawa Akkar. Le secteur de l énergie éolienne progresse mondialement d une année à l autre en raison de ses faibles coûts et de son respect de l environnement. L électricité produite à partir de l énergie éolienne a un prix fixe car elle n est pas liée aux fluctuations des coûts du pétrole. Ce secteur d énergies renouvelables est en pleine croissance près de 100 pays dans le monde entier produisent de l énergie à base d éoliennes. Répondre aux besoins d une région négligée Tandis que Halba, le chef-lieu du caza du Akkar n est qu à 112km de Beyrouth, ces deux heures de route relient deux mondes bien à part. La province située à l extrême nord du Liban a depuis des décennies été négligée par le gouvernement. N ayant reçu d aide ni après la guerre civile, ni après la guerre de 2006 ou celle de Nahr el Bared, pour réanimer les secteurs les plus touchés l agriculture et la pèche le résultat est que presque la moitié de la population doit emprunter de l argent pour couvrir les besoins quotidiens. Selon les recherches entreprises par Mada, une ONG qui cible les besoins de développement des régions au nord du Liban, ce chiffre est de 10 % plus élevé que la moyenne nationale. D après Mada, l infrastructure est en très mauvais état, les moyens de transports en communs inadéquats et chers. Il y a très peu d hôpitaux et de médecins, ni même de pharmacies. Le taux de personnes handicapées y compris
A rtic les 6 6 Juin 2013 celles qui souffrent de traumatisme psychologique (stress post-traumatique) est plus élevé que la moyenne nationale. Le retard de scolarisation et le nombre d écoliers qui échouent sont inquiétants. «C est une région pauvre qui dépend surtout de l agriculture. La vie y est dure. Afin de trouver du travail et d envoyer leurs enfants à l école, une grande partie de la population de Chadra est réduite à 1000 en hiver, et s élève à 5000 en été» d après Georges Khalil, président de la municipalité de Chadra. Khalil, né au Akkar y garde des racines et attaches profondes ainsi qu un domicile. «Le projet a été lancé il y a quatre ans au début les gens n arrivaient pas à s imaginer ces énormes turbines en haut de la crête mais ça souffle là-haut!». Selon Albert Khoury la phase initiale du projet entraine la création de plus de 350 emplois mais il y a aussi un potentiel important à réaliser au niveau du secteur touristique. Soulager des ressources limitées, améliorer la qualité de vie Les coupures de courant au nord du pays durent entre 10 et 12 heures par jours. «On paye environ 100 dollars pour 5 ampères,» explique Khalil. «J ai un ami qui subventionne le courant provenant d un générateur pour neuf personnes qui n auraient pas de courant, autrement, celles-ci ne savent pas qui paye» D après Khalil, le coût des générateurs est toujours en fluctuation, il n y pas de contrôle et donc il n est pas possible de savoir à combien les frais d électricité vont s élever, il est difficile de gérer un budget mensuel déjà très restreint. La moindre dépense inattendue ou urgence médicale ou autre est un véritable drame. Fait souvent ignoré, le manque d électricité a un effet désastreux sur l approvisionnement d eau. «Comment faire marcher une pompe sans électricité? Nous avons trois sources à Chadra mais il nous faut 300 kilowatts pour les faire marcher.» L ingénuité des uns, la générosité des autres, mais jamais le soutien du gouvernement font partie de ceux qui trouvent comment améliorer la vie des gens du Akkar. Khalil admet que ce projet est un défi et qu il a besoin d investisseurs. Développement rural et tourisme En plus du potentiel d alimenter 60 000 foyers, Khoury souligne que la réhabilitation de certaines routes d accès et la création d emplois par Hawa Akkar servira d essor pour cette région négligée. Le nord du pays dispose de paysages magnifiques, de sites archéologiques importants et d un potentiel touristique encore largement inexploré. «Le lien entre les énergies renouvelables et l écotourisme est logique et il est certain que les turbines de 125m de hauteur, attireront des visiteurs. Un exemple fort encourageant le premier parc éolien commercial en Angleterre attira 350 000 visiteurs lors de ses dix premières années» selon Assad Moukarzel, Ingénieur du projet. Grâce à ce site unique et à la construction d une voie d accès ainsi que la réhabilitation des routes pour assurer l acheminement de tout l équipement y compris des turbines, Hawa Akkar créera les conditions idéales pour que surgisse un marché pour l hôtellerie, la gastronomie, le tourisme et l artisanat local. Pour le secteur privé, lié à l énorme déficit du secteur d électricité, le financement de celui-ci entraine des risques bien plus considérables que sa gestion. Etant donné que la hausse de la demande d énergie sera telle que la demande en 1995 aura triplé d ici 2015, investir dans les énergies renouvelables, c est l avenir. Facebook: Hawa Akkar Twitter: @HawaAkkar
A rtic les W e w ill rise strong er! 6 7 Juin 2013 E dito rial of B ui lding & C o magazi ne by D r F ouad Zm ok hol (P resident of RDCL) There is no doubt that a couple of years ago, construction and real estate have largely and positively contributed to the boost and to the very high growth of our economy. These two sectors also played a major role in attracting foreign direct investment (FDI) to our country. On another hand we have to admit that this growth can also be viewed as a double edge sword since this increase also led to an unprecedented rise in prices and inflation in construction costs, limiting the buyers to a very limited, privileged and lucky few, mainly wealthy expatriates or Arab foreigners. Suddenly since 2011, this market has completely changed. From an international perspective, the financial crises that have hit the world in 2008 had many indirect effects on the Lebanese economy. Although our banking sector was quite secured and very well prepared to face and overcome the storm, we could not escape from the worldwide recession that reduced the purchasing power of investors. The Arab spring raised some hopes regionally. While the struggle for freedom created certain dynamism reality hit rather quickly. It is now clear that restructuring and structural reforms will need some time and we are consequently witnessing a high decrease in demand in the construction and real estate field. Locally, political tensions, daily security incidents and internal instability, also led to a loss of confidence and had a negative impact on this market. By relating the facts, my objective is not to be pessimistic but realistic in order to build plans for the near future. Lebanese businessmen are known to be world experts in extracting and finding opportunities from within the crises. Our reputation to adapt promptly to change needs to be sharply implemented. Promoters and contractors need to understand the new market demands and manage their investments strategically and accordingly. Buyers are becoming mainly local and are very sensitive to quality and prices while looking for small flats with the best building equipment. Green construction seems to become the flavor of the day. We are moving to a niche market where quality, differentiation, added value, taste and futuristic architectural designs, will be the main motives and major reinforcer in the construction and real estate market of tomorrow. I am confident we are able and willing to overcome this difficult path and will definitely rise stronger!
A rtic les P rép arons - nous à a ffr o n t e r 2 0 1 3 6 8 Juin 2013 P ar Dr F ouad ZMOKHOL (P rés ident du R DCL) L O rient le j our le 10/1/2013 L année 2012 fut une année rude pour le secteur privé libanais, nul ne pourrait le nier. La récession mondiale nous a vite rattrapés, les crises arabes ont eu des répercussions directes sur nos échanges commerciaux, la guerre syrienne s est dramatiquement amplifiée avec des effets néfastes sur notre économie et la stabilité du pays. Nos conflits politiques internes ont fait fuir nos touristes arabes, repoussé les investissements externes et gelé une grande partie des projets expansionnistes privés, faisant avancer notre croissance à reculons, affichant des chiffres alarmants sans précédent. La mauvaise gestion et les diverses décisions gouvernementales non étudiées ont aggravé la crise sociale, bloquant nos dirigeants dans un cercle vicieux improductif et sans évidente issue... Les regards et les priorités sont désormais braqués sur les prochaines élections parlementaires (si elles ont lieu), et peu d attention et d importance sont données à la crise économique et sociale qui secoue le pays. Dans un contexte aussi sombre, comment pouvons-nous nous préparer à affronter l année 2013? 1.- Plan de secours à court terme L objectif ne devrait sûrement pas être de se noyer dans un pessimisme autodestructeur mais au contraire de faire face à la crise avec réalisme et objectivité en bâtissant une stratégie ponctuelle et un plan de secours à court et moyen terme pour atteindre des résultats tangibles, rapides et efficaces. Nous devons recourir à des initiatives peu coûteuses, qui seront mises en action rapidement pour donner un peu d oxygène à notre économie. L unique solution serait de bâtir donc des stratégies à court terme, basées sur de petits objectifs réalisables, et de se contenter d accumuler des succès succincts mais permanents. En effet, il est inutile de bâtir des plans à long terme qui ne pourront jamais aboutir étant donné que ces projets risquent d être facilement modifiés et modulés à chaque retournement de protagonistes, nous ramenant continuellement à la case de départ. La plupart des études établies et achevées d une manière productive et efficace se retrouvent régulièrement gelées et rangées dans les oubliettes, encombrant les archives des ministères concernés. 2.- Soutenir les PME et les microentreprises Durant ces moments critiques, les grandes sociétés ont l habitude de ralentir les embauches et de réduire leurs investissements en attente du passage du cyclone en récession. Par contre, les PME, et spécialement les microentreprises, peuvent réagir plus vite à la crise et changer de cap plus facilement. Ces petites organisations sont très souples : leur taille, leur dynamisme et leur créativité leur permettent d identifier les opportunités cachées. Nos jeunes entrepreneurs peuvent créer de la valeur, engendrer des emplois, se développer, exporter leurs idées et attirer les investisseurs... Il est crucial de soutenir et d encourager ces initiatives et de leur assurer les fonds nécessaires pour survivre, se développer et croître. Il est indispensable de créer des fonds de financement, non seulement pour l investissement, mais aussi et surtout pour financer le fond de roulement (FDR) à coût réduit en aidant les PME à honorer leur dette, subvenir à leurs coûts et les accompagner à traverser cette période difficile. 3.- Revivifier le secteur touristique et attirer la diaspora libanaise D autre part, nous avons désormais perdu une très grande partie de nos touristes. Nos visiteurs qui entraient par la frontière terrestre syrienne ont évidemment disparu, et le reste de nos touristes arabes qui nous visitaient par voie aérienne se retrouvent menacés par des «groupuscules armés» tenus par des ficelles. Il devrait être un devoir national que nos dirigeants, tous bords confondus, déploient leurs efforts pour ramener les touristes arabes et leur assurer la sécurité et la stabilité nécessaires. En parallèle, n est-il pas opportun de rebâtir nos liens stratégiques avec notre communauté d expatriés? Une idée peu coûteuse au Trésor mais très efficace pourrait être par exemple d offrir pour les trois premiers mois de l année 2013 des rabais (de 50 %) pour tous les vols vers le Liban et d organiser des itinéraires pratiques à partir de pays à grande densité libanaise (Brésil, Australie,...). Si uniquement 10% de nos expatriés visitent le Liban une fois par an, notre économie se portera nettement mieux et trouvera une solution pour la majeure partie de nos maux. 4.- Une réforme fiscale interne À l ombre de ces crises économique et sociale dramatiques, il serait pertinent de ne pas se pencher uniquement sur le revenu des salariés, mais surtout sur leur coût journalier dépourvu de tout support étatique, qui les empêche de progresser. Ils sont asphyxiés par une double facturation récurrente d électricité, d eau, de communication, de santé et d éducation. Pour augmenter leur pouvoir d achat et leur niveau de vie, il est crucial de se concentrer surtout sur leur coût improductif et superflu. Par exemple, restructurer les écoles publiques, surveiller les prix des générateurs de quartier, réorganiser le transport publique. Pendant cette période critique de ralentissement économique et de faible croissance, il est impensable et serait un crime économique impardonnable d augmenter les impôts et taxes. Une telle décision amplifierait dramatiquement la pression sur les contribuables et les sociétés, réduirait davantage la croissance et aurait donc des résultats contraires aux objectifs vu qu elle réduirait éventuellement les bénéfices et donc les recettes de l État. Toute reforme fiscale devrait débuter en priorité par une restructuration
A rtic les 6 9 Juin 2013 des dépenses étatiques qui devrait se pencher sur une réduction des coûts bien avant de penser à augmenter les recettes. 5.- Bâtir des partenariats avec les chefs d entreprise syriens Enfin, il serait important et productif de bâtir des partenariats privilégiés avec les sociétés privées syriennes et d attirer ces investisseurs ou leur chef d entreprise à venir installer leurs industries, leur commerce, leurs affaires, etc. au Liban. Les grandes usines syriennes, au lieu de se diriger vers la Jordanie, l Égypte, les Émirats arabe unis, pourraient rapidement être délocalisées et venir s installer dans nos régions rurales. Cela contribuerait à réduire notre taux de chômage et à redynamiser notre croissance sur le territoire. Nos dirigeants sont connus pour être les spécialistes des occasions manquées! Ne les laissons pas passer une fois de plus à côté d une énième opportunité à portée de main... Pour conclure, à l ombre de ce paysage «Le Liban pay s maudi t. o u p ay s bén i?» sombre qui se dessine à l horizon de l année 2013, notre objectif est de survivre, de préserver et surtout d utiliser notre plus grand atout divin, celui de savoir identifier les opportunités à travers les crises. Notre secteur privé s est développé durant les années de guerre les plus dures, je suis personnellement confiant qu il relèvera le défi une fois encore quels que soient les obstacles! P ar Dr F ouad ZMOKHOL (P rés ident du R DCL) L O rient le j our le 31/10/2012. Les États-Unis, première puissance mondiale, sont très souvent impuissants face aux catastrophes naturelles, notamment les ouragans ou «hurricanes» qui s abattent continuellement sur leur territoire. Qui d entre nous n a jamais assisté aux effets dévastateurs de ces «monstres» à qui l on donne de drôles de noms de jolies femmes, laissant après leur passage toute une population désemparée! Le Japon, première puissance économique, vit dans la hantise quotidienne d un tremblement de terre qui risque d engloutir ses îles. Le dernier tsunami a gardé le monde entier en haleine devant ses vagues démesurées, détruisant tout sur son passage et menaçant d un incident nucléaire sans précédent qui aurait pu avoir des effets tragiques sur le monde entier! Le Liban, minime «point» sur la carte mondiale, a la chance «Dieu merci» d être loin des risques de catastrophes naturelles! Toutefois, notre cher pays se retrouve, par malheur, coincé et tenaillé entre ses deux puissants voisins. Ces derniers ont pour objectif commun de maintenir le Liban instable, insécurisé, étouffé et continuellement menacé, avec la hantise de le voir les dépasser du fait de sa résilience, de sa solidité et de sa volonté divine de continuellement renaître de ses cendres! Un des multiples atouts de notre cher Liban demeure son secteur privé qui a réussi à survivre et qui continue à croître sans limite en s exportant vers le monde entier parvenant à maintenir notre économie sur pied. Nous sommes fiers de nos entreprises, toutes industries confondues : bancaires, commerciales, industrielles, éducatives, médicales et services... qui continuent d avancer à une vitesse vertigineuse suivant les normes et règles internationales. Le Liban a longtemps été considéré comme «l université» du Moyen- Orient, le centre hospitalier de la région, le point de rencontre de la création, de la mode, du goût, de la restauration et de l entrepreneuriat. Nous avançons certes... en dépit des «contre-forces négatives» qui pèsent sur le pays, des divisions politiques internes, et plus précisément nos politiciens qui suivent des objectifs égocentriques et électoraux, absolument différents des nôtres. Nous entendons dans les diverses sphères qui nous entourent que les phares sont actuellement braqués sur les élections, devenues de nos jours la priorité nationale absolue! Cela veutil dire que notre lutte économique est relayée au second plan? Que les réformes structurelles sont mises en veilleuse? Que la reconstruction de nos infrastructures est rangée dans les tiroirs? Le pire est que nous avons tous les réponses à ces questions cruciales. L autoflagellation s est toujours avérée inutile, l autodestruction, «hobby» national, n a jamais rapporté gros et le pessimisme ambiant a constamment freiné les ambitions! Notre ultime objectif devrait être la survie et la persévérance! Les crises peuvent souvent cacher des opportunités inédites. Demandons à nos dirigeants de se fixer de petits objectifs atteignables à court terme afin de donner un peu de souffle et d oxygène à notre économie. Préparons-nous à reconstruire des accords économiques constructifs avec les nouveaux dirigeants du printemps arabe pour essayer de rétablir des relations commerciales privilégiées avec ces pays. Accueillons les chefs d entreprises syriens fuyant les confits et offrons-leur des possibilités d investissements attractifs. Unissonsnous atour d un plan économique de redressement, qui n aurait ni couleur, ni religion, ni parti-pris, ni «numéro», capable de protéger notre secteur privé, «pilier essentiel de notre économie», d attirer des investissements de la région et de survivre pendant le cycle ombragé de la récession mondiale! Malgré les malédictions qui s abattent sur le Liban, nous ne baisserons pas les bras : nous continuerons notre lutte dans ce merveilleux pays béni, quels que soient les sacrifices et les conséquences : tel est notre message et notre volonté!
7 0 Juin 2013...and still going P.O.Box: 11-9232 Beirut - Lebanon Tel: 00961 1 376821-00961 9 217944/5/6 Fax: 00961 1 376818-00961 9 217734 E-mail: ldlp@ldlp.com - Website: www.ldlp.com
A nnex es 7 1 Juin 2013 Com pte rendu de la P artic ipation du RDCL à la c onf ér enc e V alue an d Suc c ess in B us iness or ganisée p ar LI Q A A La F o i, La Liberté et Le G ain par Dr Fouad ZMOKHOL (Président du RDCL) Je voudrais tout d abord remercier les organisateurs de cette conférence. C est un honneur et un grand plaisir d être parmi vous aujourd hui. Afin de discuter efficacement sur le sujet principal de cette session, j aimerai subdiviser ce thème en trois parties principales : Quand on parle de Liberté, on ne peut ne pas penser aux dernières révolutions arabes qui ont bouleversé toute la région comme un tsunami de haute magnitude. Qui n a pas eu la chaire de poule devant les écrans durant les révolutions de ce qu on appelle «le printemps arabe» devant ces foules qui ont défié tous les obstacles pour réclamer Liberté et démocratie. Dans notre travail journalier, nous sommes peut être libres de nos actions et décisions, mais il est crucial de rester continuellement consciencieux et de maintenir le règles de la bonne gouvernance professionnelle. Le management, est un art, une stratégie, mais qui doit toujours suivre les bonnes règles pour bâtir de vrai bases solides pour l avenir. - La Foi - La Liberté - Le Gain La foi : La foi est et devrait être la base de toute action entreprise. La foi est une lumière qui nous permet de voir avec les yeux de notre cœur. J aimerai faire allusion à une citation de Saint Exupery : «On ne voit qu avec le cœur, l essentiel est invisible pour les yeux». La foi éclaire et guide nos pas, nos réflexions, nos idées. La foi n est pas uniquement dans la prière, mais en tant que chef d entreprise, je peux vous assurer et vous affirmer fièrement que la foi est présente dans toute action ou décision qui nous entreprenons journalierement. La foi nous donne le courage de se développer, d investir continuellement, malgré l incertitude qui plane sur notre économie et notre pays. Je suis croyant et pratiquant que la foi est présente dans mon cœur, dans mon foyer, dans mon entreprise et dans tout ce que j entreprends. La liberté : Quel beau et grand nom! Pour le définir et aboutir à une définition commune, il me faudrait plusieurs sessions et discussions Mais après l euphorie, la réalité a repris le dessus et le monde a compris que la liberté n est pas chose facile ni rapide mais un trajet épineux à long terme qui a besoin de réformes et de restructuration interne de longue halène. La liberté n est pas uniquement dans des changements superficiels ou des changements de leader mais une lutte qui doit toucher tous les secteurs, la culture, les esprits, l éducation La liberté, dans les affaires est aussi un long sujet. Sommes- nous libres de nos actions et de nos décisions dans nos entreprises? Je ferai ici allusion à un cours que je donne à des élèves en dernière année de Master en gestion «Création et stratégie d entreprises?». La première question que je pause à toutes mes promotions pour débuter mon cours est «pourquoi voulez vous créer une entreprises?» et ca ne rates jamais, je me retrouve toujours avec la même réponse: La recherche de liberté et d indépendance Il s agit d une réponse normale et instinctive, mais il faut toujours garder en tête que la liberté et l indépendance intégrale n existe pas dans le monde des affaires. Même si l on devient son propre patron, on reste dépendant de quelques gros clients, de notre banquier pour un découvert bancaire crucial, de certains fournisseurs peut être même dépendant de quelques employés irréguliers... Le Gain : Malheureusement, les chefs d entreprises sont souvent les malaimés de la société car ils sont perçus dans certains milieux comme des personnes assoiffées d argent, de gain et de bénéfices et dont les dollars sont reflétés dans leur regard Je rappelle ici que la plupart de nos entreprises sont des PO (Profit Organisation) à but lucratif. Ce n est pas un secret que nous travaillons dur pour générer des bénéfices. Ces bénéfices servent tout d abord à honorer nos dettes, à investir, à croître, à s exporter, à employer une plus grande équipe, à devenir plus productif et bien sûr à assurer une bonne qualité de vie dans nos sociétés. Il est très important d aider les sociétés à travailler et surtout à gagner de plus en plus car c est le seul moyen de «booster» la croissance. Seule la croissance peut nous aider au Liban à combler notre déficit public et à améliorer les conditions de vie de nos employés. Comment subdiviser ces bénéfices? Question qui reste bien sûr une décision libre. Personnellement, je suis convaincu que si l on a la foi et la liberté professionnelle, il est crucial d allouer une partie de nos gains à notre société qui a besoin de nous directement ou indirectement.
A nnex es 7 2 Juin 2013 Il est de notre devoir d offrir une partie de notre temps à des actions sociales et d offrir une partie de nos bénéfices aux nécessiteux. C est notre meilleur placement qui nous rapportera un retour sur investissement (ROI) d une valeur inestimable. C est par ce léger pourcentage offert notamment en matière de temps alloué que nous pourrons tirer l énergie nécessaire dont on a besoin pour Excellences les Ambassadeurs, Messieurs les Ministres, Messieurs les Présidents des instances économiques, chers membres du RDCL, chers amis, chers invités. Au nom du Conseil d Administration et moi-même, c est un grand plaisir de se retrouver tous ensemble autour de ce déjeuner débat avec l Ambassadeur de l Union Européenne au Liban SE Mme Angelina Eicchorst. Le monde n est plus le même, l économie mondiale est en mutation ou en réadaptation, les entreprises sont en pleine réorganisation, les chefs d entreprises sont à la recherche de nouveaux horizons.. La crise financière des années 2008 n est pas encore complètement absorbée, la récession bat son plein en Europe qui peine à recoller les «morceaux» de la faillite de la Grèce et de la crise chypriote, les pays arabes sont encore en ébullition et leur restructuration parait longue et épineuse, la guerre en Syrie s aggrave et s envenime quotidiennement et son avenir semble incertain Quant au Liban, on ne peut malheuresement pas s empêcher d être pris dans ces sables mouvants régionaux et internationaux L année 2012 a été rude et celle en cours suit le même chemin périlleux parsemé d embuches. L inflation accompagnée persévérer, croître et gagner. Je vous félicite pour le sujet choisi pour cette session et aimerais clôturer mon allocution en insistant sur les points essentiels déjà présentés: Je suis confiant que La foi nous offrira la liberté, et la liberté nous ouvrira les portes de la réussite et du gain. La foi devrait être omniprésente dans d une timide croissance devient insoutenable aux entreprises, aux salariés et aux citoyens et ne fait qu aggraver les pressions sociales et le grondement de la rue. Nous maintenons malheureusement notre «spécialité» de faire passer les opportunités et d importer les problèmes du monde sur notre terre Le Liban, pays atypique ou plutôt casse tête chinois, où tout peut se compliquer et s enflammer en quelques minutes mais aussi où tous ces sombres nuages peuvent se disperser et se dissiper par un souffle divin in espéré et inattendu Il y a quelques jours encore, nous étions plongés dans une troublante incertitude et le spectre du vide constitutionnel nous hantait Nous voilà aujourd hui -Dieu merci- et comme par coup de baguette magique, avec un nouveau Premier Ministre consensuel désigné à grande majorité et avec un souffle d espoir et un vent d optimisme qui commençaient à nous manquer depuis un bon moment Au nom du RDCL, nous souhaitons le meilleur au Premier Ministre désigné SE Mr Tamam Salam. Il est de notre devoir de lui prêter fièrement main forte et de créer avec son ministère une solide synergie pour traverser tous les défis et les obstacles et travailler main dans la main ensemble sur tous les dossiers épineux économiques et sociaux qui se dressent à l horizon. chaque minute de notre journée et de notre vie. La vraie liberté est d être libre de prendre les bons choix et les bonnes décisions. Nos bénéfices nous appartiennent certes mails il est de notre devoir de faire profiter notre société de notre réussite. Donnons et le ciel nous le rendra au centuple. Merci et bonne chance à tous Com pte rendu du déj eun er dé bat du RDCL av ec l A mbassadric e de L U nion E ur op éenne S. E. M me A ngelina Ei c hhor st Mot d ouv ertu re du P rés ident du R DCL Dr. F ou ad Z mok hol Nous espérons aussi que : Les priorités de la nouvelle équipe dirigeante seront entre autres, d assurer une stabilité constante et une sécurité permanente et soutenue sans lesquelles il nous est impossible d opérer et de survivre. Tous les pôles politiques se rassemblent autour d une seule stratégie et d un plan économique de secours commun afin de traverser la crise économique ambiante. La nouvelle équipe sera en mesure de respecter les délais constitutionnels et d œuvrer pour que les élections aient lieu comme prévu dans une ambiance de compétitivité constructive et de respect mutuel, loin de toute tension en offrant (pour une fois!) un exemple de liberté et de démocratie. Commençons dès aujourd hui à rétablir ensemble- secteurs publique et privéla confiance des touristes, de nos frères arabes et des investisseurs locaux et étrangers. Ne ratons pas la chance de préparer un été florissant qui redonnerait un peu d oxygène à notre économie, ne passons pas à côté d une nouvelle opportunité de rebâtir une croissance constante, régulière et équilibré. L Europe a toujours joué un rôle crucial au Liban. Nous avons largement besoin de son support continu dans plusieurs
A nnex es 7 3 Juin 2013 domaines. Nous comptons tout d abord sur son expérience pour bâtir une vraie politique sociale notamment commencer par finaliser le projet sur l assurance vieillesse qui nous tient à cœur depuis de longues années Nous espérons également suivre l exemple de l Europe dans l éducation afin de restructurer -grâce à son soutiennos écoles publiques pour les rendre plus efficaces, plus performantes et largement améliorer leur niveau. Par ailleurs, nous avons perdu espoir que notre Etat soit en mesure de rebatir nos infrastructures, la seule et unique issue possible pour leur réhabilitation serait de créer des Partenariats Publiques Privés (PPP) avec des entreprises privées locales, européennes et internationales. Excellence, nous avons enfin et surtout besoin de votre feuille de route pour bâtir un «e-govrement» efficace et surtout un meilleur contrôle et une sécurité alimentaire et médicale La liste est encore longue mais je clôture par demander votre support au niveau de la qualité de nos produits afin d être compatible avec les normes européennes et accroître nos exports vers votre région. Notre ultime objectif est d améliorer et de fructifier les échanges commerciaux avec l Union Européenne et de créer des partenariats, des alliances stratégiques et des synergies productives avec vos entreprises. A l ombre de la crise de notre voisin chypriote, on ne peut s empêcher de demander votre avis face à cette crise alarmante. Après l écroulement de l économie grecque, c est autour de l île de Chypre d être piégée dans le tourbillon. Est-ce que les ondes négatives se rapprochent- ils de nos frontières? Cette crise serait-elle un acte prémédité comme décrit par certains experts? Qui profiterait réellement de ce default de paiement et qui serait le plus touché? Comment l Union Européenne a pu prendre le risque de manier les dépôts des particuliers? Ne craignez- vous pas une fuite de capitaux en dehors de la zone Euro? Et si c est le cas, quel serait l avenir de la monnaie européenne? Il est clair qu un «euro» bas favoriserait les pays exportateurs de votre zone mais augmenterait la pression sur les pays importateurs. Quel est l avenir, les objectifs, la strategie de l Europe à l ombre de tous ces changements? Je tiens à remercier notre sponsor la First National Bank. Et j appelle SE Mme Angelina Eichhrost pour recevoir au nom du RDCL, un petit souvenir symbolique mais qui vient du fond du cœur sur lequel est inscrit : «En signe d Amitié et de Fraternité. En reconnaissance de notre partenariat continu avec l Union Européenne.» J appelle les ambassadeurs et les représentants européens pour une photo souvenir puis les membres du Conseil D Administration du RDCL pour remettre la plaque commémorative. Disc our s de l A mbassadric e A ngelina Ei c hho rst, Chef de la Dé lé gation de l U nion eu ro pé enne au L iban Mesdames et Messieurs les membres du Rassemblement de Dirigeants et Chefs d Entreprise Libanais (RDCL), Chers amis (e), Je vous remercie pour votre invitation à ce déjeuner-débat. Je suis ravie d être avec vous pour parler de ces deux thèmes sur lesquels vous m avez demandé d intervenir: «Comment développer les échanges économiques entre le Liban et l Union européenne» et «L impact de la crise chypriote sur l Europe». En ce qui concerne le premier thème, je voudrais commencer par vous rappeler que l Union européenne a été, depuis sa création, le plus important partenaire commercial du Liban puisque plus d un tiers du volume total du commerce extérieur du Liban se fait avec l Union européenne contre, notamment, seulement un cinquième avec l ensemble des 20 autres pays arabes. Ce qui fait de l UE le premier partenaire commercial du Liban, ce sont les importations par le Liban de produits européens et non les exportations de produits libanais. Développer les échanges économiques entre le Liban et l Europe passe donc par le développement d une production libanaise qui soit exportable vers l UE, c est-à-dire capable de concurrencer les autres fournisseurs de l UE sur le plan de la qualité et des prix. L UE est consciente qu une telle ambition demande un important effort d investissement au secteur privé dans la modernisation de l appareil productif libanais, dans la recherche et le développement et dans la formation de la main-d œuvre employée. L UE est également consciente que le secteur privé ne peut réaliser seul cette ambition. Ceci explique l importance de l aide apportée par l UE aux PME libanaises. Cette aide a notamment pris la forme d un appui à la création de pépinières d entreprises («business incubators») dans les différentes régions du pays, d un renforcement des capacités de KAFALAT pour que cette institution puisse élargir son champ d intervention, notamment dans les domaines de l agriculture et de l énergie, d un appui au développement des infrastructures de la qualité et d un appui aux administrations qui sont en contact direct avec le monde de l entreprise, notamment les administration fiscales et douanières. Cependant, l UE est également consciente que le secteur privé doit aussi être aidé par des politiques gouvernementales. C est aux autorités libanaises qu il est demandé de développer les infrastructures nationales nécessaires à l abaissement des coûts de production et de transport. C est à elles qu il incombe de
A nnex es 7 4 Juin 2013 faire en sorte que les coûts des formalités administratives soient limités à ce que prévoit la Loi. Dans le cadre du nouveau Plan d Action pour la période 2013-2015 prévu par les accords de partenariat entre le Liban et l UE et agréé récemment entre eux, les autorités libanaises se sont d ailleurs engagées à lutter contre la corruption, à simplifier les procédures administratives, à moderniser les points de passages aux frontières, à moderniser le Code de Commerce, à promouvoir les exportations et à développer les infrastructures, en particulier les infrastructures énergétiques. Mais il appartient aussi aux autorités libanaises d encourager les jeunes Libanais à s engager dans les métiers liés à la production de biens manufacturés et, pour cela, de veiller à ce qu ils y trouvent des conditions de travail satisfaisantes, la possibilité d y effectuer une carrière épanouissante, débarrassés en particulier du souci de l accès aux soins de santé pour eux et pour leurs familles et débarrassés du souci de la vieillesse. C est dans ces conditions-là seulement qu ils pourront se consacrer pleinement à leur travail de développement de la production de biens exportables. A ce sujet, le Liban a posé, au cours du siècle dernier, les bases d un système de protection sociale. Des lois sont encore nécessaires pour parfaire ce système mais, plus encore, la paix sociale et la stabilité qui sont vous le savez bien - l un des objectifs ultimes du RDCL, passent par le respect des réglementations du travail qui existent déjà et qui, à l époque, s inspiraient des législations les plus modernes. Le respect de ces réglementations par tous favorisera au passage le développement d une concurrence saine entre entreprises un autre des principes que défend le RDCL - puisque trop d entreprises peu compétitives cherchent à survivre en ayant recours au contournement des réglementations sociales. Par ailleurs, si le principe de Responsabilité Sociale d Entreprise que vous cherchez à promouvoir met au cœur de l action sociale l entrepreneur individuel luimême, il n en demeure pas moins qu il est nécessaire que l Etat veille à ce que cela ne pénalise pas les entrepreneurs qui ont une conscience sociale de leur mission et, pour cela, qu il impose à tous le respect d une législation sociale minimum. Cela nous amène à nous poser les questions fondamentales suivantes: les entrepreneurs libanais sont-ils réellement prêts à jouer le jeu d une économie basée sur la concurrence? Comment faire pour imposer à tous les mêmes règles du jeu? Vous n ignorez pas que les Etats qui se donnent pour mission d organiser une saine concurrence sont des Etats qui se sont dotés de puissants organismes de contrôle, c est-à-dire des Etats qui coûtent cher. Et qui acceptera un Etat qui se donne pour mission de donner la priorité de l emploi aux jeunes Libanais, plus chers que la main-d œuvre des pays voisins, au risque de pousser les entreprises les moins compétitives à la faillite? Ces questions devraient constituer le cœur d un débat sur l avenir de l économie libanaise, le cœur d un nouveau pacte social. Je ne peux que me féliciter de la participation du RDCL aux débats récents sur ces sujets mais je ne peux, en même temps, que déplorer l absence de réel dialogue tripartite institutionnalisé et regroupant des participants véritablement représentatifs. En ce qui concerne la crise chypriote, l accord auquel les autorités européennes et chypriotes ont abouti met fin, je dois le rappeler, à plus d un an d incertitudes nées d un modèle économique non viable qui a amené le pays au bord du défaut de paiement. La restructuration du secteur financier, qui est au cœur de cet accord, vise donc à créer les bases d un modèle de développement plus soutenable. Cet accord est accompagné de mesures d urgence telles que des restrictions sur les mouvements de capitaux dont l objectif est d assurer la stabilité financière durant la phase de sortie de crise. Ces restrictions seront limitées dans le temps, non discriminatoires et seront pilotées de manière stricte par la Commission européenne. Je tiens à souligner que cet accord n est pas un nouveau modèle pour la résolution d éventuelles crises financières à venir. Chypre est un cas unique et les mesures adoptées ont été adaptées à la situation très particulière de l île. Celle-ci se caractérisait par un secteur bancaire très important (les dépôts étaient de l ordre de 8 fois le PIB) mais qui n était pas soumis à une supervision suffisante et dont la gestion manquait de la rigueur nécessaire. Il avait, de plus, subi d énormes pertes sur les crédits qu il avait accordés et sur les investissements qu il avait réalisés. Tout cela nécessitait un plan de sauvetage qui était hors de portée de l Etat chypriote. Les négociations, commencées dès juin 2012 se sont avérées bien plus lentes que prévu. Pour l économie chypriote, l impact de cet ajustement sera dur. L Union européenne va donc mobiliser ses différents instruments d assistance financière pour aider les autorités chypriotes à faire face à la crise économique qui s annonce. L UE va également fournir une assistance technique à ces autorités pour leur permettre de maximiser les profits qu elles peuvent tirer de ces fonds. Pour ce qui est de l impact de cette crise sur l UE, si on a pu constater une certaine inquiétude dans le monde de finance au moment où se déroulaient les négociations entre les autorités européennes et chypriotes, on notera toutefois que cela n a entraîné aucune panique et que la crise n a pas eu d impact immédiat sur la zone euro. Quant à l impact de la crise chypriote sur le secteur bancaire libanais, il faut souligner que le contrôle des mouvements des capitaux mis en place par les autorités européennes et chypriotes a empêché que ne se produise une panique bancaire pouvant conduire à des faillites en série, notamment à la faillite des banques les plus dépendantes de dépôts étrangers. Dans ces conditions, le risque se limite pour ces banques à voir leurs dépôts diminuer de manière progressive au cours des prochains mois, ce qui les amènerait à ralentir leurs activités et à réduire leur personnel de manière également progressive. Tout comme les banques qui comptent essentiellement sur des dépôts de ressortissants chypriotes, elles feront face, de plus, au risque de récession qui
A nnex es 7 5 Juin 2013 menace l île durant les quelques années à venir mais elles auront le temps de se désengager sans subir de pertes autres que celles qui sont liées à la réduction progressive de leur activité. Cette bonne Cher Père Recteur, Chers invités, Chers membres du RDCL, Chers amis, C est un grand plaisir d être parmi vous ce matin pour entamer et présenter la conférence intitulé «les succès Libanais dans le monde et leur facteur clé de réussite». Je tiens tout d abord à remercier l Université Saint Joseph, pour nous avoir accueillis chaleureusement dans son merveilleux nouveau campus. Cette université de renommée internationale, cette grande «usine» de générations, indiscutablement qualifiées, créatrice de richesse qui éduque inlassablement pour former notre élite libanaise. Je tiens ensuite à remercier chaleureusement nos partenaires dans cette conférence : la faculté de Gestion représentée par le Professeur Tony Gbeily qui sera modérateur de ce débat ainsi que la faculté des Sciences Économiques représentée par son doyen le Professeur Joseph Gemayel qui clôturera cette rencontre. Je remercie enfin du fond du cœur nos conférenciers qui n ont pas hésité à venir nous faire part de leurs expériences, de leur long trajet épineux, de leurs visions, de leurs conseils et surtout des facteurs qui ont contribué à la réussite de leurs entreprises, à leur réussite maîtrise de la gestion de la phase de transition par les autorités européennes et chypriotes à partir d une situation extrêmement inquiétante ainsi que la grande expérience libanaise en matière En effet, nous pouvons être tous fiers des grands succès Libanais dans le monde. Nos chefs d entreprises libanais réussissent à décrocher de très hauts postes dans les plus grandes sociétés internationales. Nous exportons fièrement nos idées, notre savoirfaire, nos connaissances et même nos entreprises dans le monde! Quel est le secret de ces réussites? Quels sont nos atouts et nos forces sur lesquels nous devons capitaliser? Avant d écouter les réponses à ces questions, je voudrais décrire l homme d affaires libanais comme étant: Un dirigeant qui apprend à s adapter à toutes les situations à une vitesse vertigineuse. Un grand stratège, capable de dessiner des plans à court, moyen et long terme mais surtout prêt à mettre en action des plans de secours et de survie en cas d urgences. Un combattant qui apprend dès son plus jeune âge à travailler dur dans un environnement instable et mouvementé, lui permettant d être continuellement en éveil et prêt à faire face à toute sorte de difficultés en changeant de cap rapidement au besoin. L homme d affaires libanais est ambitieux, dynamique, passionné avec un esprit compétitif développé. Doué d un flair inouï, il est continuellement à la recherche d opportunités capable de les identifier et de les saisir au moment opportun. Quant à nos sociétés libanaises, et bien les longues années de guerre leur ont appris à être vigilantes, résilientes, à prendre des risques calculés, à investir dans des domaines à haute rentabilité et profitabilité. La petite taille de notre marché et de notre économie a forcé nos entreprises à rechercher continuellement des marchés plus élargis, à potentiel plus fructueux. bancaire m amènent donc à penser que l impact de la crise chypriote sur le système bancaire libanais devrait être, en fin de compte, très limité. Je vous remercie. Com pte rendu de la c onf ér enc e du RDCL L es Suc c ès Libanais dans le monde et leur s fac teur s c lés de Réus site Mot d ouv ertur e du P ré sident du RDCL Dr. F ou ad Z mok hol Nos sociétés ont depuis toujours compté essentiellement sur leurs ressources personnelles, leur infrastructure individuelle, sans aucun support gouvernemental ou public. Il n y a surement pas de formule magique pour la réussite mais si je devrais résumer son secret en un mot, je dirais: la persévérance! Par ailleurs, il est également de notre devoir d encourager et d aider les jeunes dirigeants libanais à créer des microsentreprises qui pourront rapidement se développer en PME. La création d entreprises est cruciale pour redynamiser notre croissance locale et créer une partie des 19000 emplois dont nous avons besoin annuellement (face à 3500 offres d emploi uniquement ces dernières années). D autre part et avant de donner la parole à nos invités, j aimerais vous présenter une brève partie de leur biographie vu qu il me faudrait des jours pour retracer et m approfondir sur leurs parcours sans fautes et sans failles! Dr Georges Achi Mr Joe Saddi Mr Gilbert Ghostine Pour terminer, j aimerais transmettre les salutations de Mr Raymond Audi qui ne pourrait malheureusement pas être parmi nous aujourd hui, suite à une intervention chirurgicale de dernière minute. Nous lui souhaitons un prompt et rapide rétablissement. Je laisse la parole à notre premier conférencier Dr Achi, et invite Dr Gibeily à modérer le débat. Merci encore pour votre présence. Bonne conférence et bonne matinée!
A nnex es 7 6 Juin 2013 P rés entation de M r. G ilbert G hos tine:
A nnex es 7 7 Juin 2013
A nnex es 7 8 Juin 2013 A lloc ut ion de c lôt ur e du P rof. Jos eph G emay el - Doyen de la Faculté de sciences économiques à l USJ Mesdames et Messieurs, Chers Amis, Au terme d interventions aussi remarquables qu attachantes de trois dirigeants du monde économique d une qualité exceptionnelle, un double sentiment d admiration et de fierté nous anime. De l admiration et de la fierté à l égard de trois hommes de notre pays qui, à force de persévérance, de diligence et d imagination ont pu tracer un sillon indélébile dans l histoire de l entreprenariat. De la fierté également à l égard de nos banques, de nos entreprises, de nos universités et de nos écoles qui ont connu nos conférenciers, soit comme des dirigeants, soit comme des étudiants. Néanmoins, un sentiment paradoxal nous interpelle, à savoir que face à ces grandes réussites, nous sentons une frustration certaine de pouvoir faire difficilement renaître l espoir d une économie prospère, efficiente et solidaire. Notre économie a besoin d être restructurée, dans le sens d une meilleure intégration dans le nouvel environnement mondial globalisée et dans le sens d une redéfinition du rôle économique de l Etat. En réalité, le premier défi majeur qui se pose constamment à l économie libanaise depuis la fin de la guerre en 1991 réside dans le fait de pouvoir cerner les nouveaux avantages compétitifs du pays dans une perspective d intégration régionale et mondiale. Principalement, quels sont les secteurs et les branches d activité qui sont porteurs d une nouvelle croissance dans le pays, voire d un nouveau modèle de développement, et, par voie de conséquence, quel espace pourraient occuper les différents agents économiques, l Etat compris? Dans cette perspective, la réforme des structures de production au Liban est à envisager. Elle passe impérativement par la qualité des facteurs de production : en rendant plus performant le capital humain par des investissements en éducation et en formation, en développant l extension des nouvelles technologies, et surtout en exploitant davantage ces nouveaux facteurs que sont le savoir, l information et l innovation qui sont en train de modifier le processus de production. En clair, les avantages compétitifs de l économie libanaise restent à redécouvrir dans ce nouvel environnement mondialisé. Le deuxième défi majeur réside dans la nécessaire redéfinition du rôle économique de l Etat au Liban. Le plus important dans cette redéfinition est de reformuler les fonctions économiques de l Etat au Liban, en visant l amélioration des performances du secteur public en matière économique et sociale, loin de tout critère idéologique. Le problème majeur du secteur public au Liban réside moins dans la place qu il occupe dans la sphère économique, mais davantage dans son entière soumission à la sphère politique. La réforme du secteur public devrait s orienter dans le sens d un plus grand respect de l autonomie de la sphère économique. Il n est jamais trop tôt, ni d ailleurs trop tard, pour nous préparer à notre intégration dans le nouvel environnement mondialisé. Paradoxalement, le Liban à tradition libérale a parfois du mal à retrouver la voie de la compétition, c est peut-être parce que le libéralisme d aujourd hui n est plus le laisser-aller d hier. Le libéralisme d aujourd hui exige une plus grande conformité à un ensemble de règles et de normes. C est à un vrai changement de mentalités que nous Libanais sommes appelés. Je voudrais, au terme de cette intervention, exprimer nos remerciements aux trois grands conférenciers, au RDCL et à son dynamique Président, Dr Fouad Zmokhol, et permettez-moi de remercier notre Recteur, R.P. Salim Daccache, pour son soutien à cet événement.
7 9 Juin 2013
A nnex es 8 0 Juin 2013 I nterv ention d u Dr. G eor ges A c hi:
8 1 Juin 2013
8 2 Juin 2013 Co mpte rendu de la partic ipation du RDCL à la c onf ér enc e «Partnership betw een F inanc ing and I nv estment» I nterv ention d u P rés ident du R DCL Dr. F o u ad Zm o k hol
8 3 Juin 2013 Co mpte rendu de la table ro nde su r l A do ptio n d u n pro j et de lo i su r les S o c ié té s par A c tio n S implifi é e ( S A S ) au Liban
A nnex es 8 4 Juin 2013
A nnex es 8 5 Juin 2013 Co mpte Rendu de la V isite du P ré sident du RDCL à la Chambre de Co mmerc e de T ripo li
A nnex es 8 6 Juin 2013
8 7 Juin 2013 Co mpte rendu de la table ro nde «Co mment sau v er l E c o no mie de no tre pay s?»
A nnex es 8 8 Juin 2013
8 9 Juin 2013 Co mpte rendu de la table ro nde «S imu latio n fo r an E c o no mic G ro w th P o lic y fo r Lebano n»
A nnex es 9 0 Juin 2013 Co mpte rendu de la table ronde av ec le P rés ident de l A ssoc iation des B anq ues du L iban ( A B L)
A nnex es 9 1 Juin 2013 Mot d ouv ertur e du P rés ident du RDCL au dî ner de G ala du 9 N o v embre 2012
E dito rial 92 Juin 2013 بقلم د. فؤاد زمكحل
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