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Exercice 1 : Moment d inertie d une tige On dispose d une tige rigide AB homogène, de section négligeable, de longueur l = 1 m et de masse m = 240 g. Cette tige peut tourner autour d un axe ( ) horizontal qui lui est perpendiculaire et passant par son milieu O. Le but de cet exercice est de déterminer, par deux méthodes, le moment d inertie I 0 de la tige, par rapport à l axe ( ). La position verticale CD de cette tige représente l origine des abscisses angulaires. On néglige toute force de frottement. Prendre : - g = 10 m s 2 ; π 2 = 10 ; 3 = 1, 732 ; - sin θ θ et cos θ 1 θ2 pour des angles θ faibles mesurés en rd. 2 A- Première méthode La tige, partant du repos à la date t 0 = 0, tourne autour de ( ) sous l action d une force F dont le moment par rapport à ( ) est constant de valeur M = 0, 1 m. N (Fig. 1). À une date t, l abscisse angulaire de la tige est θ et sa vitesse angulaire est θ. 1) a) Montrer que le moment résultant des forces appliquées à la tige par rapport à ( ) est égal à M. 1

Les forces exercées sur la tige sont : - Son poids P - Le réaction de l axe Δ; - La force F. La somme des moments de ces forces s écrit : M = M(poids) + M(réaction) + M(force F ) Or, M(poids) = M(réaction) = 0 car le poids et la réaction passent par l axe Δ. Par suite M = 0 + 0 + M = M b) Déterminer, en utilisant le théorème du moment cinétique, la nature du mouvement de la tige entre t 0 et t. Dans un référentiel galiléen, la somme algébrique des moments, par rapport à un axe fixe ( ), des forces extérieures appliquées à un système quelconque est égale à la dérivée par rapport au temps du moment cinétique du système par rapport à cet axe ( ) : M = dσ dt Dans le cas où le système est un solide en rotation autour de Δ nous aurons σ = I 0 θ et par la suite : M = d(i 0θ ) dt = I 0 θ Donc I 0 θ = M = constante θ = M I 0 = constante 2

La tige part donc du repos et son mouvement de rotation est uniformément accéléré. c) Déduire l expression du moment cinétique σ de la tige, par rapport à ( ), en fonction du temps t. On vient de trouver à la question précédente : θ = M I 0 En intègrant par rapport au temps, on obtient : θ = M I 0 t + θ 0 Avec θ 0 est la vitesse angulaire de la tige à l instant initial, mais comme la tige part du repos, alors θ 0 = 0. D où Or θ = M I 0 t. σ = I 0 θ = I 0 M I 0 t = Mt σ = Mt 2) Déterminer la valeur de I 0, sachant qu à la date t 1 = 10 s, la vitesse de rotation de la tige est 8 tours s. La vitesse angulaire θ = 2πN où N est la vitesse de rotation. θ = M I 0 t D où : I 0 = Mt θ = Mt 2πN 3

A t 1 = 10 s on obtient : I 0 = I 0 = Mt 1 θ 1 = Mt 1 2πN 0,1 10 2π 8 = 1,99 10 2 0,02kg. m 2 I 0 = 0,02 kg. m 2 B- Deuxième méthode On fixe, au point B, une particule de masse m = 160 g. Le système (S) ainsi formé constitue un pendule pesant dont le centre d inertie est G. (S) peut osciller librement, autour de l axe ( ). On écarte (S), à partir de sa position d équilibre, d un angle faible et on le lâche, sans vitesse, à la date t 0 = 0. À la date t, l élongation angulaire du pendule est θ et sa vitesse angulaire est θ = dθ dt. Le niveau de référence de l énergie potentielle de pesanteur est le plan horizontal passant par le point O. 1) Déterminer : a) La position de G par rapport à O (a = OG), en fonction de m, m et l ; 4

La position de G, le centre d inertie du système (S), par rapport à O est donnée par : m + m OG = moo + m OB OG = a = m l 2 m + m OG = a = m l 2(m + m ) b) Le moment d inertie I de (S) par rapport à ( ), en fonction de I 0, m et l. Le moment d inertie I du système (S) par rapport à ( ) est la somme du moment d inertie de la tige et celui de la particule en B, par rapport ( ) : I = I 0 + m l 2 2 I = I 0 + m l2 4 2) Déterminer, à la date t, l énergie mécanique du système [(S), Terre], en fonction de I, θ, θ, m, m, a et g. L énergie cinétique du système (S) qui est en rotation par rapport à ( ) s écrit : E c = 1 2 Iθ 2 L énergie potentielle du système (S) est gravitationnelle et s écrit : E pp = m + m gh g étant l accélération de la pesanteur et h l altitude du centre d inertie de (S) par rapport au point O. Le signe moins est dû au fait qu on prend Le niveau de référence de l énergie potentielle de pesanteur le plan horizontal passant par le point O 5

h s écrit (voir figure ci avant): h = a cos θ L énergie mécanique du système [(S), terre] s écrit alors : E m = E c + E pp = 1 2 Iθ 2 m + m g a cos θ E m = 1 2 Iθ 2 m + m g a cos θ 3) a) Etablir l équation différentielle du second ordre qui régit le mouvement de (S). En absence des forces de frottement, l énergie mécanique du système est conservée et est donc constante. Sa dérivée par rapport au temps est donc nulle : de m dt = 1 2 2Iθ θ + (m + m ) g aθ sinθ = 0 Iθ + (m + m )g sin θ = 0 Pour des faibles angles, la fonction sin θ peut s écrire : sin θ θ 6

Remplaçons sin θ par θ dans l équation qu on vient d obtenir, on obtient : Iθ + (m + m ) gaθ = 0 L équation différentielle du second ordre qui régit le mouvement de (S) s écrit alors : θ m + m + gaθ = 0 I b) Déduire l expression de la période propre T des oscillations de (S), en fonction de I 0, m, l et g. L équation qu on vient d obtenir est celle d un oscillateur harmonique de pulsation ω : ω = (m + m ) ga I Dans ce cas l équation du mouvement s écrit : θ + ω 2 θ = 0. Cet oscillateur harmonique est périodique et l expression de sa période T est donc: T = 2π ω = 2π I (m + m )ga Remplaçons I par son expression trouvée à la question B.1.b et a par son expression trouvée à la question B.1.a : I 0 + m l2 T = 2π 4 (m + m m )g l 2(m + m ) 7

D où l expression de la période propre T des oscillations de (S) : T = 2π I 0 + m l2 4 g m l 2 4) La durée de 10 oscillations du pendule vaut 17, 32 s. Déterminer la valeur de I 0. La durée des oscillations vaut 17,32 s. La durée d une oscillation (T) vaut dans ce cas 1,732 s. Cherchons maintenant à déduire de l expression de la période trouvée juste avant, l expression de I 0 : T = 2π I 0 + m l2 4 g m l 2 T 2 = 4π 2 I 0 + m l 2 4 g m l 2 T 2 4π 2 g m l 2 m l 2 4 = I 0 (1,732) 2 4π 2 10 160 10 3 1 2 160 10 3 1 2 4 = I 0 I 0 = 0,019 kg. m 2 I 0 0,02. kg. m 2 Ce résultat va dans le sens de la valeur de I 0 trouvée à la première expérience. 8

Exercice 2 : Détermination de la capacité d un condensateur Dans le but de déterminer la capacité C d un condensateur, on dispose du matériel suivant : - Un générateur G délivrant à ses bornes une tension alternative sinusoïdale de valeur efficace U et de fréquence f réglable ; - Un conducteur ohmique de résistance R = 250 Ω - Un oscilloscope ; - Deux voltmètres V 1 et V 2 ; - Un interrupteur ; - Des fils de connexion. On réalise le montage du circuit schématisé par la figure 1. A- Etude théorique La tension aux bornes du générateur est u AB = U 2 sin ωt. En régime permanent, l intensité i du courant peut se mettre sous la forme : i = I 2 sin(ωt + φ), où I est la valeur efficace de i. 1) a) Donner l expression de l intensité i en fonction de C et du c dt avec u c = u AD. L intensité de courant est reliée à la charge q par l expression : i = dq dt 9

Or, la charge q est fonction de la tension aux bornes du condensateur : D où : q = Cu c i = d(cu c ) dt = C du c dt i = C du c dt b) Déterminer l expression de la tension u C en fonction du I, C, ω et t. A partir de l expression qu on vient de trouver à la question précédente, nous pouvons par intégration obtenir l expression de u c (t) : u c = 1 idt C Or, l expression du courant est donnée dans l énoncé par i = I 2 sin(ωt + φ), donc : Et finalement : u c = 1 I 2 sin(ωt + φ)dt C u c = I 2 cos(ωt + φ) Cω c) En déduire l expression de la valeur efficace U C de u C en fonction de I, C et ω. L expression de u c qu on vient de trouver peut s écrire aussi sous la forme : u c = U max cos(ωt + φ). Avec U max = I 2 Cω la valeur maximale de u c. La tension efficace U C s écrit en fonction de U max : 10

U max = U max 2 La valeur efficace U c de u c est alors égale à U c = I cω 2) En appliquant la loi d additivité des tensions et en donnant à t une valeur particulière, montrer que tan φ = 1 RCω. La loi d additivité des tensions permet d écrire : u AB = u AD + u DB Où u AB est la tension aux bornes du générateur, u AD est la tension aux bornes de la capacité et u DB est la tension aux bornes de la résistance. Nous remplaçons chaque tension par son expression et on obtient : U 2 sin ωt = I 2 cos(ωt + φ) + RI 2 sin(ωt + φ) cω Prenons maintenant comme valeur particulière pour t, l instant initial, c est à dire t = 0 : 0 = I 2 cos φ + RI 2 sin φ cω R sin φ = cos φ cω 11

et donc finalement : B- Détermination de C 1) A l aide de l oscilloscope sin φ tan φ = cos φ = 1 Rcω tan φ = 1 Rcω L oscilloscope, convenablement branché, visualise sur la voie (Y 1 ) la tension u AB aux bornes du générateur, et sur la voie (Y 2 ) la tension u DB aux bornes du conducteur ohmique. Sur l écran de l oscilloscope, on obtient les oscillogrammes représentés par la figure 2. Base de temps : 1 ms div. a) Reproduire la figure 1 en montrant les branchements de l oscilloscope. 12

Remarque : Les deux voies de l oscilloscope doivent avoir une masse commune. b) En se référant à la figure 2, i) déterminer la valeur de la fréquence f de la tension u AB ; Calculons la période du signal délivré par le générateur : T = 6 divisions la sensibilité horizontale T = 6 divisions La fréquence f = 1 = 1 T 6 10 3 = 166,67 Hz 1ms divisions = 6ms = 6 10 3 s f = 166,67 Hz ii) lequel des oscillogrammes, (a) ou (b), est-il en avance de phase par rapport à l autre? On peut remarque sur la figure 2 qu au début de l écran de l oscilloscope, la courbe (a) est déjà à son maximum, quand la courbe (b) part d une valeur nulle. La courbe (a) est donc en avance de phase par rapport à la courbe (b) iii) pourquoi l oscillogramme (a) visualise-t-il l évolution de la tension u DB? Dans le cas d un circuit RC, l intensité est en avance de phase par rapport à la tension délivrée par le générateur. Sur la voie Y 2 on visualise la tension u DB = Ri. Cette tension est en avance de phase par rapport à u AB qu on visualise sur la voie Y 1. Donc la courbe (a) représente l évolution de la tension u DB. 13

iv) déterminer le déphasage entre les deux tensions u AB et u DB. Pour déterminer le déphasage, commençons par calculer le décalage temporelle entre les 2 courbes. Soit t 1 ce décalage. Sur la figure 2 on peut lire t 1 = 1 ms. Par suite le déphasage φ sera égale φ = 2π t 1 Période du signal = 2π 1 6 φ = π 3 rd c) Calculer la valeur de C. On avait établie à la question A.2 la relation : On en déduit la valeur de C : Application numérique : tan φ = 1 Rcω C = 1 tan φ 1 Rω C = 1 tan π 3 1 250 2π f 2,2 106 F C = 2,2 μf 2) A l aide des voltmètres On débranche l oscilloscope et on règle la fréquence f à la valeur 200 Hz. On branche, ensuite, le voltmètre V 1 aux bornes du conducteur ohmique et V 2 aux bornes du condensateur. V 1 et V 2 indiquent respectivement 2, 20 V et 3, 20 V. En tenant compte de ces mesures et de la partie A, déterminer la valeur de C. 14

Signalons tout d abord qu un voltmètre mesure des valeurs efficaces. Soit U R la tension efficace aux bornes de la résistance mesurée aux bornes du voltmètre V 1. Soit U c la tension efficace aux bornes du condensateur mesurée aux bornes du voltmètre V 2. D une part, on a d après la loi d ohm U R = RI et d autre part U c = I déterminée dans la partie A). Faisons le rapport entre les deux tensions : cω (relation On en déduit : Application numérique : C = U c = 1 U R RCω C = 1 Rω U R U c 1 250 2π 200 2,2 3,2 C = 2,19 10 6 F C = 2,19 μf Nous pouvons conclure que les deux méthodes donnent des valeurs de C très voisines. Exercice 3 : Aspects de la lumière On dispose d une source (S) émettant une lumière visible monochromatique de fréquence ν = 6, 163 10 14 Hz. Données : c = 3 10 8 m s ; h = 6, 62 10 34 J. s ; 1 ev = 1, 6 10 19 J. I- Premier aspect de la lumière A- Cette source éclaire une fente très fine qui se trouve à 10 m d un écran. Une figure, étalée sur une grande largeur, est observée sur l écran. 15

1) À quel phénomène est due la formation de cette figure? Lorsque la source éclaire une fente très fine, le phénomène observé est le phénomène de diffraction. 2) Déterminer la largeur de la fente sachant que la largeur linéaire de la tache centrale est de 40 cm. Observons la figure de diffraction obtenue : la largeur de la tache centrale peut être définie par l angle α = 2θ 1. Soit x la largeur de la tache centrale. On a : tan θ 1 = x 2 D Application numérique : tan θ 1 = 20 10 2 10 = 0,02 Et comme θ 1 est faible, alors tan θ 1 θ 1, d où : Or θ 1 0,02 sinθ = k λ a 1 16

avec a 1 étant la largeur de la fente. Pour la tache centrale k = 1, d où : sin θ 1 = λ a 1 Et comme θ 1 est faible : θ 1 = λ a 1 La longueur d onde λ est déterminée par la relation λ = c ν. Application numérique : λ = 3 108 6,163 10 14 = 4,87 10 7 m = 0,487 μm Donc la largeur de la fente est égale à : a 1 = λ θ = 0,487 0,02 a 1 24 μm B- La même source éclaire maintenant les deux fentes du dispositif de Young, ces deux fentes verticales étant distantes de a = 1mm. Une figure est observée sur un écran placé parallèlement au plan des fentes et à la distance D = 2 m de ce plan. Décrire la figure observée et calculer la valeur de l interfrange i. On observe sur l écran un phénomène d interférences constitué de franges alternativement brillantes et sombres, régulièrement espacées. Une frange brillante centrale se trouve au centre. L interfrange i est la distance qui sépare deux franges claires successives ou deux franges sombres successives. 17

L expression de l interfrange est donnée par : i = λd a Avec a la distance entre les 2 fentes et D la distance entre les fentes et l écran d observation. Application numérique : i = 0,487 10 6 2 1 10 3 i = 0,974mm 1 mm C- Quel aspect de la lumière les deux expériences précédentes mettent-elles en évidence? Les deux expériences précédentes mettent en évidence la nature ondulatoire de la lumière. II- Deuxième aspect de la lumière A- Un faisceau lumineux émis par (S) tombe sur la surface d une plaque de césium dont l énergie d extraction est W 0 = 1, 89 ev. 1) a) Calculer la valeur de la fréquence seuil du césium. L énergie d extraction de Césium W 0 est reliée à sa fréquence seuil ν 0 nécessaire pour extraire l électron, par : ou h est la constante de Planck. W 0 = hν 0 ν 0 = W 0 h 18

Application numérique : ν 0 = 1,89 1,6 1019 6,62 10 34 ν 0 = 4,568 10 14 Hz b) Déduire qu il y a une émission d électrons par la plaque. Pour qu il y ait extraction et émission d électrons il faut que l énergie des photons incidents soit supérieure à l énergie d extraction. Soit ν la fréquence des photons émis par la source S. donc ν = 6,163 10 14 Hz > ν 0 = 4,568 10 14 Hz Ainsi, il ya émission d électron. hν > hν 0 2) Déterminer la valeur de l énergie cinétique maximale d un électron émis. La conservation de l énergie du système (photon-électron) se traduit par la relation : hν = W 0 + E c où E c représente l énergie cinétique maximale de l électron. Application numérique : E c = hν W 0 = hν hν 0 = h[ν ν 0 ] E c = 6,62 10 34 [6,163 10 14 4,568 10 14 ] E c = 1,06 10 19 J 19

B- La figure ci-contre représente le diagramme énergétique de l atome d hydrogène. L énergie de l atome d hydrogène est donné par : E n = 13,6 n 2 (E n en ev, n un nombre entier non nul) 1) Un atome d hydrogène, pris dans l état fondamental, reçoit un photon de (S). Ce photon n est pas absorbé. Pourquoi? Calculons l énergie du photon émis par la source (S) : hν = 6,62 10 34 6,163 10 14 = 4,067 10 19 J En électron-volt, l énergie de ce photon est égale à : hν = 4,067 10 19 1,6 10 19 = 2,54 ev Si ce photon est absorbé, l atome d hydrogène doit passer du niveau fondamental ( 13,6 ev) au niveau ( 13,6 + 2,54 = 11,2 ev). Or on voit bien sur le diagramme d énergie que ce niveau n existe pas. Donc il n y a pas absorption du photon. 19

2) L atome d hydrogène, pris dans le premier état excité, reçoit un photon de (S). Ce photon est absorbé et l atome passe alors à un nouvel état excité. a) Déterminer ce nouvel état excité. Le premier niveau excité correspond à n = 2. L énergie de ce niveau est E 2 = 3,40 ev. Une fois que l atome d hydrogène ait absorbé le photon, son énergie sera égale à : Ce qui correspond au niveau n = 4. E 2 + 2,54 = 3,40 + 2,54 0,85. b) L atome se désexcite. Préciser la transition possible pouvant donner la radiation visible dont la longueur d onde est la plus grande. Le retour sur le niveau n = 2 donne naissance à la série de Balmer (domaine visible). Calculons les longueurs d onde de ces radiations. Le passage du niveau 3 vers 2 correspond à une énergie de valeur absolue : E 3 2 = 1,54 ( 3,40) = 1,86 ev = 1,86 1,6 10 19 La longueur d onde du photon émis : λ 32 = E 3 2 = 2,976 10 19 J hc = 6,62 10 34 3 10 8 E 3 2 2,976 10 19 = 6,673 10 7 m λ 32 = 0,6673 μm 21

Le passage du niveau 4 vers le niveau 2, donne naissance à un photon de longueur d onde : λ 42 = hc E 4 2 = 6,62 10 34 3 10 8 2,55 1,6 10 19 = 4,867 10 7 m λ 42 = 0,4887μm On déduit que la longueur d onde la plus grande correspond à la transition 3 2. C- Quel aspect de la lumière les parties A et B mettent-elles en évidence? Les parties A et B mettent en évidence le caractère corpusculaire de la lumière. Exercice 4 : Oscillations électromagnétiques Le but de cet exercice est de mettre en évidence le phénomène des oscillations électromagnétiques dans différentes situations. Pour cela, on dispose d un générateur G idéal de f. é. m E = 3 V, d un condensateur non chargé de capacité C = 1 μf, d une bobine d inductance L = 0, 1 H et de résistance r, d un conducteur ohmique de résistance R, d un oscilloscope, d un commutateur K et de fils de connexion. 22

A- Charge du condensateur On réalise le montage schématisé par la figure 1. L oscilloscope est branché aux bornes du condensateur. L interrupteur k est en position (1). Le condensateur se charge totalement et la tension entre ses bornes est alors u AM = U 0. 1) Déterminer la valeur de U 0. Lorsque le condensateur se charge totalement, la tension u AB aux bornes du condensateur devient égale à la f.é.m. E du générateur : u AM = U 0 = E = 3V U 0 = 3 V 2) Calculer l énergie électrique W 0 emmagasinée par le condensateur à la fin de la charge. L énergie électrique W 0 emmagasinée dans le condensateur à la fin de la charge a pour expression : W 0 = 1 2 CU 0 2 Application numérique : W 0 = 1 2 1 10 6 (3) 2 W 0 = 4,5 10 6 J B- Oscillations électromagnétiques Le condensateur étant totalement chargé, on met, à la date t 0 = 0, l interrupteur K en position (2). Le circuit est le siège d oscillations électrique. À une date t, le circuit est parcouru par un courant d intensité i. 23

1) Première situation (circuit idéal) Dans le circuit idéal, on néglige la résistance r de la bobine. a) Reproduire la figure 1 en indiquant un sens arbitraire de i. Le sens arbitraire choisi de i est celui de la figure juste dessus, de M vers A. b) Etablir l équation différentielle qui régit l évolution de la tension u AM = u C aux bornes du condensateur en fonction du temps. u AM est la tension aux bornes du condensateur (u AM = u C ) u L est la tension aux bornes de la bobine et s écrit : u L = L di dt + ri Et en négligeant la résistance interne de la bobine (r négligeable), u L devient : U L = L di dt 24

Or, d après la loi d additivité des tensions, on a: Or u c = u L u c = L di dt D où i = dq dt = C du c dt u c = L d dt C du c dt = Lc d2 u c dt 2 Et finalement l équation différentielle qui régit l évolution de la tension u AM = u C aux bornes du condensateur en fonction du temps s écrit : d 2 u c dt 2 + 1 Lc u c = 0 c) Déduire, alors, l expression de la période propre T 0 des oscillations électriques en fonction de L et C et calculer sa valeur en ms, avec 2 chiffres après la virgule. (utiliser π = 3, 14). L équation trouvée à la question précédente est celle d un oscillateur harmonique de pulsation propre : Application numérique : ω 0 = 1 LC 1 ω 0 = = 3162,3 rd 0,1 1 10 s 6 La période propre de cet oscillateur a pour expression : T 0 = 2π ω 25

Application numérique : T 0 = 0,00198s T 0 = 1,98 ms d) Tracer l allure de la courbe représentant l évolution de la tension u C en fonction du temps. e) Préciser le mode des oscillations électriques établies dans le circuit. Comme la résistance interne de la bobine est négligeable, les oscillations électriques sont libres non amorties. 2) Deuxième situation (circuit réel) L évolution de la tension u AM = u C observée sur l écran de l oscilloscope est représentée par l oscillogramme de la figure 2. 26

a) Préciser le mode des oscillations électriques établies dans le circuit. On observe sur l oscillogramme des oscillations qui s atténuent avec le temps. Alors, ce sont des oscillations libres amorties. b) Donner une interprétation énergétique du phénomène obtenu. c) En se référant à l oscillogramme de la figure 2, A chaque échange énergétique entre le condensateur et la bobine, une partie de l énergie est dissipée dans la résistance interne de la bobine et transformée en énergie thermique par effet Joule. L énergie totale emmagasinée dans le circuit diminue progressivement et finit par s annuler. La diminution de l énergie du circuit conduit à une diminution de l amplitude des oscillations : les oscillations s amortissent i) Donner la durée T d une oscillation ; La période d une oscillation amortie (pseudo-période) est la durée entre deux passages consécutifs dans le même sens de la tension par la valeur nulle. 27

Sur le graphe, on peut lire que trois pseudo-période correspondent à 6 divisions. D où : T = 6 ms 3 = 2 ms ii) Comparer T et T 0 ; On peut remarquer que période et pseudo-période ont des valeurs très proches avec une légère supériorité de T par rapport à T 0. iii) Préciser la valeur autour de laquelle la tension u C évolue. La tension u C évolue autour de zéro. 3) Troisième situation On réalise un nouveau montage en série (Figure 3) formé du générateur G, de la bobine, du condensateur initialement non chargé, et de l interrupteur K. On ferme K à la date t 0 = 0. A une date t, le circuit est alors parcouru par un courant d intensité i. La figure 4 donne, en fonction du temps, les variations de i (Fig. 4a) et u C (Fig. 4b). 27

a) Préciser la valeur autour de la quelle la tension u C évolue. En se référant à la figure 4(b) on remarque que la tension u c évolue autour de E = 3V b) Donner la durée d une oscillation. La durée d une oscillation en se référant à la figure 4(a) ou 4(b) est de 2 ms. c) On considère les 3 intervalles de temps suivants : 0 t 0, 5 ms ; 0, 5ms t 1ms ; 1 ms t 1, 5ms. En se référant aux courbes de la figure 4, préciser, en le justifiant, l intervalle où : i) La bobine fournit de l énergie au condensateur ; Pour l intervalle 0,5 t 1 ms, la tension u c augmente alors que le courant diminue. On conclu que la bobine fournie de l énergie au condensateur. ii) Le condensateur fournit de l énergie à la bobine ; Pour l intervalle 1 ms t 1,5 ms, la tension u c diminue et le courant i augmente. On conclu que le condensateur fourni de l énergie à la bobine. iii) Aucun échange d énergie ne se produit entre le condensateur et la bobine. Pour l intervalle 0 t 0,5 ms la tension u c augmente et le courant i augmente. On conclu qu aucun échange se produit entre le condensateur et la bobine. Fin du corrigé 27