EXPERT-COMPTABLE SOMMAIRE LE MARCHÉ DE L'EXPERT-COMPTABLE... 2 LA RÉGLEMENTATION DE L'EXPERT-COMPTABLE... 5 L'ACTIVITÉ DE L'EXPERT-COMPTABLE... 7 LES POINTS DE VIGILANCE DE L'EXPERT-COMPTABLE... 10 EN SAVOIR PLUS SUR CE SECTEUR... 12 1
LE MARCHÉ DE L'EXPERT-COMPTABLE Le secteur de l expertise comptable évolue dans un contexte difficile qui conduit son chiffre d affaires à marquer le pas ces dernières années. Ce ralentissement global de l activité s accentue sous l effet de facteurs conjoncturels mais aussi de facteurs structurels (simplification comptable, fin des missions de mise en conformité réglementaire, renforcement de la concurrence des centres de gestion agréés et des autres corps de métiers en matière de prestations non réglementées ). Toutefois, on enregistre des disparités de résultats selon la taille des opérateurs. Alors que les leaders dominent le secteur et captent la clientèle des grands comptes, les petits cabinets sont de plus en plus vulnérables en raison de leur positionnement sur les travaux comptables traditionnels, à plus faible valeur ajoutée et plus sensibles aux pressions concurrentielles (centres de gestion notamment). Dans ce contexte, la diversification semble être un moteur de croissance indéniable, permettant de soutenir les activités réglementées mises à mal par la crise économique et la concurrence croissante des grands cabinets : aide à la gestion, conseil social et fiscal, conseil patrimonial, etc La constitution de réseaux de cabinets permettra aux indépendants qui y adhèrent de mieux résister : la mise en commun de certaines ressources leur permet de proposer une offre plus attrayante et pluridisciplinaire afin de concurrencer les grands cabinets tout en conservant leur principal atout, la proximité avec leurs clients. Tendances La loi 2011-331 du 28 mars 2011 (loi de modernisation des professions judiciaires ou juridiques) favorisera le développement de l interprofessionnalité. En effet, cette loi a introduit un nouvel article qui permet désormais aux sociétés de 2
participation financière de profession libérale (SPFPL) de détenir simultanément des parts de SEL ou de société commerciale de droit commun des professions suivantes : avocat, notaire, commissaire priseur judiciaire, huissier de justice, expert comptable, commissaire au compte ou conseil en propriété intellectuelle. L organisation du marché - Les «Big Four» sont les quatre plus grands groupes d'audit au niveau international (Deloitte, Ernst & Young, KPMG, PwC). - Les cabinets de taille moyenne développent un chiffre d affaires compris entre 1 M et 10 M. - Les petits cabinets développent un chiffre d affaires inférieur à 1 M. EXPERT-COMPTABLE NOMBRE D'ENTREPRISES D'EXPERTISE COMPTABLE 2012 19 000 (1) CHIFFRE D'AFFAIRES DU SECTEUR (en milliards d'euros) 2011 7,882 Md (2) ÉVOLUTION DU CHIFFRE D'AFFAIRES DU SECTEUR EN VALEUR (indice ICA base 100 en 2005) 2013 2012 2011 2010 2009 125,2 (3) 122,0 119,4 116,1 114,2 3
(1) Source : Conseil supérieur de l ordre des experts comptables. (2) Source : Conseil supérieur de l ordre des experts comptables. (3) Source : "Activités comptables" - INSEE, Bulletin statistique. 4
LA RÉGLEMENTATION DE L'EXPERT-COMPTABLE Les aptitudes professionnelles L expert-comptable suit un cursus de formation d une durée de 8 ans : 3 années pour préparer le diplôme de comptabilité et de gestion (DCG), 2 années supplémentaires pour préparer le diplôme supérieur de comptabilité et de gestion (DSCG) puis 3 années de stage. Titulaire du DCG, du DSCG et de l'attestation de fin de stage, le professionnel obtient ensuite son diplôme d'expertise comptable (DEC) au terme de trois épreuves (deux écrits et un mémoire avec soutenance). Le professionnel doit être extrêmement rigoureux, avoir une éthique très stricte et être parfaitement formé. Il doit être doué d un esprit d analyse et de synthèse. Très disponible, il doit instaurer avec ses clients une relation formelle sans pour autant négliger un bon contact personnel. Enfin, il doit être un excellent gestionnaire de son propre cabinet. L environnement réglementaire Les contraintes à l installation Les professionnels doivent obligatoirement être inscrits auprès du Conseil Supérieur de l Ordre pour exercer. Les commissaires aux comptes doivent en outre être inscrits sur les listes établies dans les commissions régionales siégeant auprès de la cour d appel. Les principaux points de la réglementation professionnelle La profession est régie par l'ordonnance du 19 septembre 1945, modifiée par l'ordonnance du 30 avril 2014 (suppression de la condition de détention de 5
capital, possibilité de créer des succursales d'expertise comptable) et le décret du 30 mars 2012 (instituant les Sociétés de participations financières d'expertise comptable), modifié par le décret du 18 août 2014 (portant sur le démarchage et instaurant le mandat fiscal unique). Statut juridique et fiscal Rendez-vous dans notre rubrique Les guides pratiques / Mes impôts & taxes pour connaître le taux de TVA qui s applique à votre activité ainsi que le mode d imposition de vos bénéfices. Rendez-vous dans notre rubrique Les guides pratiques / Mon régime social pour connaître le montant des cotisations et des prestations de votre régime social obligatoire. 6
L'ACTIVITÉ DE L'EXPERT-COMPTABLE L installation L association ou le rachat de parts sont les modes d installation les plus répandus. La valeur du fonds dépend de la diversification des activités, de la typologie de clientèle (entreprises, associations, secteur public, professions libérales, secteur agricole, particuliers) et de la notoriété du cédant. Il est important que celui-ci assure la transmission de la clientèle en collaborant quelque temps avec l acquéreur. Les investissements L équipement informatique, le mobilier de bureau et la documentation constituent l essentiel des investissements. Le professionnel, dont les déplacements sont fréquents chez ses clients, change également de véhicule tous les 2 à 3 ans. La gestion Le suivi au quotidien Le professionnel suit principalement son seuil critique : il s agit du chiffre d affaires qui doit être réalisé par chaque personne du cabinet pour parvenir à un bon équilibre économique. Les recettes de l activité Les honoraires sont librement négociés et de plus en plus diversifiés. En effet, l expert comptable utilise les missions traditionnelles, dites récurrentes, comme produits d appel afin d attirer et fidéliser de nouveaux clients. Il leur propose 7
ensuite des missions plus lucratives (conseil, audits, consultations ) qui, dans les cabinets importants, peuvent représenter jusqu à 50% du chiffre d affaires. Les charges à surveiller Les principales charges sont les frais de personnel et les cotisations sociales de l expert comptable. Les frais de déplacement sont également importants. La maîtrise du résultat Le résultat dépend essentiellement de la maîtrise de la valeur ajoutée et de l équilibre chiffre d affaires par personne occupée. Le professionnel doit également être très vigilant sur la diversification de sa clientèle, en évitant de concentrer son activité sur un nombre limité de grands comptes. La gestion financière et les besoins en trésorerie Le besoin en fonds de roulement est d environ un mois de chiffre d affaires en régime de croisière. 8
ACTIVITÉS COMPTABLES EVOLUTION DU NOMBRE DE CRÉATION 2013 2012 2011 2010 2009 1 278 (1) 1 354 1 483 1 753 1 611 (1) Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d entreprises. 9
LES POINTS DE VIGILANCE DE L'EXPERT-COMPTABLE Les principales difficultés du métier Le manque de diversification des activités : Beaucoup de petits cabinets sont restés très liés aux missions traditionnelles d expertise. Ils éprouvent des difficultés face aux centres de gestion agréés, dont les tarifs sont compétitifs, et face aux exigences plus importantes de la clientèle. L intensité de la concurrence : En dehors de la certification des comptes dont ils ont le monopole, les expertscomptables sont concurrencés par de nombreux acteurs sur les segments à forte valeur ajoutée : gestion financière, fiscalité, conseil en management La maîtrise du volume d activité : Une baisse d activité se traduit immédiatement par des charges de personnel disproportionnées au chiffre d affaires du cabinet et une diminution du résultat. Pour faire face à ce risque, l expert comptable doit veiller à diversifier et renouveler sa clientèle. Le portefeuille client : Une spécialisation excessive dans un secteur d activité (par exemple : entreprises du BTP) peut se traduire par un volume d impayés important en cas de crise sur ce secteur. De plus, la concentration du chiffre d affaires sur quelques gros clients est également dangereuse en cas de difficultés financières de ces derniers ou en cas de rupture de contrat. 10
Dans ce contexte, les petites structures qui passent des accords de partenariat ou qui s intègrent à des sociétés importantes, les structures moyennes qui gèrent bien leur seuil de rentabilité et les grandes structures sont celles qui se développent et réussissent le mieux. ACTIVITÉS COMPTABLES EVOLUTION DU NOMBRE DE DÉFAILLANCE 2010 2009 2008 2007 2006 30 (1) 42 38 44 39 TAUX DE SURVIE AU-DELÀ DES 5 PREMIÈRES ANNÉES Activités comptables Moyenne tous secteurs 81,4 % (2) 51,9 % (1) Source : Insee, Défaillances d entreprises. (2) Source : Insee, Taux de Survie à 5 ans pour la génération 2002. 11
EN SAVOIR PLUS SUR CE SECTEUR Les principales organisations professionnelles CSOEC Conseil supérieur de l ordre des experts comptables 19 rue Cognacq Jay, 75 341 Paris Cedex 07 Tel : 01 44 15 60 00 http://www.experts-comptables.fr CNCC Compagnie nationale des commissaires aux comptes 16 Avenue de Messine 75 008 Paris Tel : 01 44 77 82 82 http://www.cncc.fr 12