INSUFFISANCE RENALE AIGUE

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Transcription:

Université Constantine 3, Faculté de Médecine, Département de Médecine Module de Physiopathologie -3ème année de médecine. Année Universitaire 2015-2016 Enseignent :Dr.R.Kara Mostefa. Anesthésie Réanimation CHUC. Responsable du module :Dr.S.Selmi. INSUFFISANCE RENALE AIGUE PLAN : I. INTRODUCTION-DEFINITION II. PHYIOPATHOLOGIE A/ DEBIT DE FILLTRATION GLOMERULAIRE. B/MÉCANISMES PHYSIO-PATHOLOGIQUES ESSENTIELS IMPLIQUÉS DANS L IRA. III. DIAGNOSTIC III.1. Clinique III.2. Biologique IV. EVOLUTION ET PRONOSTIC V. TRAITEMENT 1

I. INTRODUCTION- DEFINITION : Les principales fonctions physiologiques du rein sont : -L élimination des déchets azotés: urée, créatinine, acide urique. -Régulation du bilan hydroélectrolytique et acidobasique: sodium, potassium, phosphore, H+. -Régulation de la tension artérielle: système rénine angiotensine aldostérone. -Sécrétions endocrines: vitamine D, érythropoïétine. Le terme «insuffisance rénale aiguë» (IRA) décrit : -une diminution brusque de la fonction rénale; par Diminution du nombre de néphrons fonctionnels, estimés par la réduction du débit de filtration glomérulaire (DFG). - entraînant l'apparition rapide de désordres sévères de l'excrétion des déchets azotés, de l'équilibre hydrique et électrolytique, et de l'équilibre acido-basique ; une diminution de la diurèse, voire une anurie, peuvent compléter le tableau. II. PHYSIOPATHOLOGIE : A/ DEBIT DE FILTRATION GLOMERULAIRE «DFG» : La diminution du DFG dépend de 3 paramètres: Ŕ Le débit plasmatique glomérulaire «Q A» Ŕ La pression nette d Ultra filtration «PUF» Ŕ Coefficient d Ultra filtration «K f» *Le Q A : vient du débit cardiaque. Dépond de la perfusion rénale et des résistances glomérulaires (Artérioles Afférentes) *Le coefficient Kf : dépend de la surface glomérulaire disponible «S» et de la conductivité hydraulique «K» (Kf = K x S). *La PUF : dépend de plusieurs facteurs : - Les pressions qui favorisent la filtration : -Les pressions qui s opposent a la filtration : Ŕ La pression oncotique intra tubulaire 0. Ŕ La pression hydrostatique capillaire glomérulaire «PCG» qui elle même dépond de la perfusion rénale et de l équilibre entre les résistances pré et post rénales (Artères afférentes et efférentes). Ŕ La pression hydrostatique intra tubulaire «PT». Ŕ La pression oncotique capillaire «PO». 2

DFG = PUF x Kf donc : DFG = [PCG Ŕ (PT + PO)] x K x S. Toute modification de l un de ces éléments entraine une baisse du DFG B/ MÉCANISMES PHYSIO-PATHOLOGIQUES ESSENTIELS IMPLIQUÉS DANS L IRA : Les mécanismes physiopathologiques impliqués dans l IRA sont d une part les mécanismes intervenant dans la survenue de l'ira, d'autre part les phénomènes physiopathologiques expliquant les conséquences de l'ira. 1. Mécanismes intervenant dans la survenue de l'ira : Ces mécanismes permettent de distinguer trois formes essentielles d'ira : IRA fonctionnelle, IRA organique, IRA obstructive. 1.1. IRA fonctionnelle : Cette forme, encore appelée IRA «pré-rénale», est caractérisée par une diminution de la filtration glomérulaire due au fait que les conditions hémodynamiques du fonctionnement rénal sont altérées : la pression de filtration régnant dans les capillaires glomérulaires est diminuée, en raison d'une hypotension artérielle systémique importante. Il existe, en outre, une vaso-constriction des artérioles glomérulaires, diminuant le débit sanguin rénal. Les principales causes d IRA fonctionnelle : - Diminution des volumes intra-vasculaires : hémorragie aigue, pertes hydro-sodées: cutanées, digestives, rénales. -Séquestration dans un troisième secteur : pancréatite aigue,cirrhose décompensée,syndrome néphrotique, iléus. -Diminution des performances cardiaques: insuffisance cardiaque, embolie pulmonaire, tamponnade. Lorsque l IRA est purement fonctionnelle le rein reste anatomiquement sain. L'IRA est rapidement réversible, dès que les conditions hémodynamiques sont restaurées. 3

1.2. IRA organique : Dans cette forme d'ira, encore appelée IRA «d'origine rénale», une lésion rénale est à l'origine de la défaillance brutale de la fonction rénale. La lésion peut être : - une nécrose tubulaire aiguë ; - une lésion interstitielle aiguë ; - une lésion glomérulaire aiguë ; - une lésion vasculaire (atteinte artériolocapillaire intrarénale ou obstruction des artères ou des veines rénales). 1.2.1. La néphropathie par nécrose tubulaire (ou tubulopathie aiguë) est la plus fréquemment observée : - Elle est due soit à une diminution intense et prolongée de la perfusion rénale (pression et débit), survenant dans le cadre d'un état de choc avec vaso-constriction intense des artérioles glomérulaires afférentes et efférentes ; la vaso-constriction de l'artériole efférente est responsable de la nécrose tubulaire. - Soit à une intoxication aiguë. Dans certains cas, la vasoconstriction est responsable d'une nécrose corticale associée. 1.2.2. La néphropathie interstitielle aiguë : Elle se caractérise par l'infiltration du tissu interstitiel par des cellules diverses : polynucléaires neutrophiles dans les états infectieux, cellules néoplasiques, cellules mononuclées dans les états allergiques. Ces IRA ont une sémiologie proche de celle des nécroses tubulaires aiguës. Les reins sont généralement augmentés de volume, la protéinurie peut être supérieure à 3 g/l. 1.2.3. Les glomérulopathies aiguës : Elles sont responsables d'anomalies lésionnelles et biologiques dont les conséquences sont la réduction de la surface de filtration glomérulaire et du débit de filtration, des troubles de la perméabilité glomérulaire responsables de la protéinurie et de l'hématurie, et enfin une augmentation de la réabsorption tubulaire du sodium. 1.2.4. Les néphropathies vasculaires : Rares, elles sont représentées par l'occlusion aiguë des artères rénales et la maladie athéroembolique rénale. Le pronostic des IRA organiques est très dépendant de la nature des lésions rénales et des possibilités de réparation du parenchyme rénal qui y sont liées. - Dans les tubulopathies aiguës pures, la guérison de la lésion rénale et de l'ira survient en une à quatre semaines, un peu plus tardivement dans les formes très sévères. Dans les cas où une nécrose corticale est associée une insuffisance rénale définitive s'installe. -Dans les néphropathies interstitielles aiguës, la guérison des lésions rénales et de l'ira est habituelle. - Dans les glomérulopathies aiguë, l'évolution des lésions rénales et de l'ira est variable ; elle est fréquemment défavorable dans les néphropathies vasculaires. 4

1.3. IRA obstructive : Cette IRA, encore appelée IRA «post-rénale» est due à l'obstruction des voies excrétrices. Les Principales causes d IRA obstructive : -Lithiases urinaires sur rein unique (sujet jeune). -Pathologie tumorale (sujet âgé) : adénome, cancer de la prostate, tumeur de vessie,cancer du rectum, utérus, ovaire envahissant les voies excrétrices. -Pathologie inflammatoire: fibrose rétro-péritonéale. Le parenchyme rénal n'est pas altéré par l'obstruction aiguë, mais l'interruption du flux urinaire rend la fonction rénale inopérante. L'IRA se corrige rapidement si l'obstacle peut être levé. 2. Conséquences physiopathologiques de l'ira : Les conséquences physiopathologiques de l'ira, quel qu'en soit le mécanisme, sont de même nature. Elles comportent : 2.1.Une rétention azotée : - L'urée : son excrétion rénale exclusive explique son accumulation et l'augmentation de son taux dans l'ira. Mais son taux dépend aussi de l'intensité du catabolisme protidique, et est ainsi fonction des circonstances cliniques dans lesquelles se produit l'ira : infection, hématomes, lésions musculaires. - La créatinine : l'élévation de la créatininémie ne témoigne que de l'intensité de la détérioration de la fonction rénale ; la clairance de la créatinine est diminuée. - Le rapport plasmatique urée/créatinine est maintenu à ses valeurs normales, lorsqu'il n'existe pas de catabolisme protidique anormalement élevé (auquel cas il est augmenté), ou d'insuffisance hépatocellulaire sévère associée (auquel cas, il est diminué en raison du déficit de la synthèse hépatique de l'urée), ou encore de rhabdomyolyse (auquel cas il est également diminué, mais ici par augmentation de la créatininémie due à la lyse musculaire). - L'acide urique : l'uricémie s'élève, sans conséquence pathologique importante. 2.2. Des troubles hydroélectrolytiques : - Hyperkaliémie : conséquence de l'hypercatabolisme et de l'acidose. - Hyponatrémie modérée fréquente ; il s'agit d'une hyponatrémie de dilution. - Hypocalcémie, après quelques jours en général, mais dès le début dans l'ira accompagnant une rhabdomyolyse, ou lors des pancréatites aiguës. 2.3. Des troubles acido-basiques : - Acidose métabolique par incapacité d'élimination des ions H + par le rein, et de régénération des ions HCO 3 -. L'acidose est d'autant plus sévère que le catabolisme est plus élevé. 5

III. DIAGNOSTIC : III.1. Diagnostic clinique: Souvent oligurie voir même anurie, mais une diurèse conservée n exclue pas une IRA. La clinique commune se déroule en 3 phases : Phase de début : - située entre l événement causal et l IRA, pauvre en symptôme. Phase d état : - Anurie ou oligurie (mais 40% des cas sont a diurèse conservée). - Augmentation des déchet azotés (Urée Ŕ Créatinine). - Chute de la clearance de la créatinine. - Signes de surcharge (œdème Ŕ OAP Ŕ HTA Ŕ Péricardite). Phase de reprise de la diurèse : - marquée par une débâcle urinaire et une polyurie osmotique. Risque de désordres hydro électrolytique durant cette phase. III.2. Diagnostic biologique: U : créatinine urinaire V : volume urinaire P : créatinine plasmatique K = 1,23 chez l homme et 1,04 chez la femme. 6

90 à 120 ml/min : Normale. 90-60 ml/mn : IR débutante (destruction 20% des néphrons). 60-30 ml/mn : IR modérée (destruction 45% des néphrons). 30-15 ml/mn : IR sévère (destruction 70% des néphrons). < 15 ml/mn : IR «terminale» (destruction 95% des néphrons. IV. EVOLUTION ET PRONOSTIC : Complications métaboliques propre à l IRA: - Hyperkaliémie. - Œdème pulmonaire. - Encéphalopathie urémique. La mortalité est le plus souvent liée: - Maladie causale: choc, traumatisme, pancréatite. - Complications de la réanimation: infections nosocomiales, embolie pulmonaire, dénutrition, hémorragies digestives. V. TRAITEMENT : Principes généraux : - éviter les médicaments Néphrotoxiques, l hyper kaliémie, l acidose. 7

Traitement symptomatique : - expansion volumique, mannitol, diurétique. Traitement étiologique : - causes rénales et extra rénales. Epuration extra rénale : - «hémodialyse ou dialyse péritonéale» en cas de surcharge, hyperkaliémie, anurie, acidose. REFERENCES : -D. Fries et P. Druet Ed. Herman ; Maladies Rénales. -S. Silbernagl et F. Lang Ed. Flammarion ;Atlas de poche de Physiopathologie. -F.Nicolas et D.Villers ;Les bases de la réanimation nouvelle édition. -www.nephrohus.org. 8