FERMETURE DU CENTRE MEDICAL STALINGRAD DE LA CRAMIF?

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Transcription:

Communiqué de presse 6 juin 2011 FERMETURE DU CENTRE MEDICAL STALINGRAD DE LA CRAMIF? Réponse de la Direction Le Centre Médical Stalingrad est une structure de soins gérée par La Caisse régionale d Assurance maladie d Ile-de-France (CRAMIF) où sont dispensés des soins à tarifs opposables pour répondre à un déficit d offre dans le secteur libéral et où sont réalisés des examens périodiques de santé, pour le compte de la Caisse primaire d assurance maladie de Paris. A l'heure où le débat sur les inégalités de santé est lancé, la problématique de l accès aux soins est le principe directeur retenu par la Direction de la CRAMIF pour développer et pérenniser l action menée par son centre de santé. L objectif poursuivi n est donc pas la rentabilité financière, mais la recherche progressive de l équilibre budgétaire d une structure qui se fait l écho des fragilités de l offre libérale, en accueillant une proportion de patients en situation de précarité ou socialement défavorisée particulièrement élevée. Ainsi, après plusieurs années de déficit, la Direction a fait procéder à un audit externe pour arrêter les lignes directrices du plan de redressement du Centre. Ce plan d actions s est matérialisé par le recrutement d un Directeur en avril 2010, une optimisation du taux d occupation des cabinets et l embauche de nouveaux praticiens dans des disciplines en déficit d offre de soins de secteur I sur le quart Nord-Est de Paris : gynécologie, urologie, rhumatologie, pédiatrie, psychiatrie Cette politique a porté ses fruits puisqu on peut déjà observer une augmentation tendancielle de la fréquentation de plus de 6 000 passages en un an. Cette démarche s est effectuée en informant régulièrement les personnels, tant administratifs que médicaux, des efforts à mener pour viabiliser le Centre, structure sociale et polyvalente, qui doit aujourd hui inscrire son action dans les partenariats, les réseaux de santé et accroître son offre de services médicaux pour répondre aux besoins d accès aux soins des populations, tout en garantissant sa viabilité économique. La CRAMIF n a pas pour objectif de fermer le Centre Médical Stalingrad, mais d assurer son avenir, en partenariat avec les personnels et institutions concernés. Contact presse & RSVP : Anne LAMBOURDIERE: 01.40.05.31.65 anne.lambourdiere@cramif.cnamts.fr communication@cramif.cnamts.fr

Point de situation au 1 er mai 2011 : des résultats encourageants

1. Le constat chiffré d une démarche de pérennisation du centre depuis deux ans Une subvention d équilibre fortement diminuée grâce à une meilleure utilisation des moyens existants Taux de couverture Subvention d équilibre 2008 89.57% 668 252.92 2009 87.34% 844 517.39 2010 94.68% 355 214.03 Une optimisation de l occupation des cabinets et une redéfinition de l offre de soins aux besoins identifiés localement Au 30 avril 2011 : le Centre a enregistré 34 622 passages hors bilans de santé. Pour mémoire, le nombre de passages hors bilans de santé était de : 93 896 en 2010, 87 243 en 2009, 86 299 en 2008. En 2010 avec l arrivée du Directeur du Centre, a été menée une politique d optimisation du taux d occupation des cabinets avec l embauche de nouveaux praticiens dans des disciplines en déficit d offre de soins de secteur I sur le quart Nord-Est de Paris : gynécologie, urologie, rhumatologie, pédiatrie, psychiatrie 2. Un audit externe en 2009 aux conclusions sans appel (Eurogroup) Le constat d une marge de manœuvre importante en termes de productivité L audit a souligné en 2009 que : - au niveau de la productivité médicale : le taux d occupation des cabinets n était que de 75% et pouvait être optimisé. L offre de soins gagnait à être réadaptée aux besoins ; - au niveau de la productivité administrative : la possibilité d augmenter l activité de 35% avec les mêmes moyens. La mise en œuvre d une politique d augmentation de l activité a permis de réajuster l offre de soins du centre Pour Eurogroup, l occupation de toutes les vacations disponibles pourrait permettre un retour à l équilibre, mouvement que l on peut déjà observer en 2010 de manière significative. Le Directeur s est donc employé à son arrivée à optimiser les cabinets médicaux afin d augmenter l activité et donc les recettes, tout en ciblant les spécialités identifiées comme déficitaires en soins à tarifs opposables. 2

3. Un objectif affiché de redressement et de viabilisation de la situation du Centre Vis-à-vis du Conseil d administration (CA), de la Caisse nationale d Assurance maladie (CNAM) et du personnel - Des points réguliers lors des séances de la Commission d action sanitaire et sociale et du CA pour tenir les administrateurs informés de l évolution de l activité et de la situation financière du Centre. - Des points réguliers avec la CNAM concernant les moyens mis en œuvre pour viabiliser le centre et donc réduire la subvention d équilibre (rencontres en novembre 2009 et septembre 2010). - Des réunions de restitution des conclusions de l audit en décembre 2009 pour l ensemble du personnel du Centre, puis en octobre et novembre 2010 pour présenter le projet d établissement au personnel administratif puis aux médecins. Une stratégie de pérennisation du Centre qui a abouti à la réalisation du projet d établissement 2011-2013 - Un projet d établissement réalisé 6 mois après la prise de fonction du directeur. - Un projet s articulant autour du développement de 10 pôles médicaux et de la vocation médico-sociale du centre. - Un projet dans la lignée des objectifs portés par l Agence régionale de Santé (ARS) et l Assurance maladie (Cf. orientations contenues dans la Convention d objectifs et de gestion 2010-2013). 4. Des résultats concrets dès 2010 A périmètre constant : une augmentation des recettes et de la patientèle - une augmentation de 7 600 passages en deux ans, - une augmentation des recettes de 500 000 sur 2010 (+8.57%), - la pérennisation du secteur radiologie qui augmente à lui seul ses recettes de 70 000 alors même qu il était systématiquement déficitaire et identifié comme un secteur en difficulté par Eurogroup, - une baisse de la subvention d équilibre de moitié sur 2010. Mais aussi une politique de maîtrise des coûts Une maîtrise des coûts induite par : - une faible augmentation des dépenses (+3.14% alors que les recettes augmentent de 8.57%), - une redéfinition des principaux marchés par le directeur et une rationalisation de la politique d achat, - une mise en adéquation des effectifs par rapport à l activité par le non remplacement de départs à la retraite faisant passer l effectif de 53 au 1 er janvier 2010 à 50 au 1 er janvier 2011. 3

La mise en œuvre de plans de réorganisation et d optimisation de l activité Cette optimisation de l activité repose en interne sur : - une coordination médicale accrue via l organisation de rencontres avec les médecins et par secteur, - une clarification du pilotage avec le directeur du centre et des cadres managers clairement identifiés, - la réorganisation de l activité en améliorant le circuit de prise en charge du patient, de l accueil physique et téléphonique (externalisation fin mars 2011) jusqu au soin. 5. Des perspectives de développement exprimées dans le projet d établissement 2011-2013 Optimiser l organisation interne tant administrative que médicale - continuer le mouvement de rationalisation des ressources, - poursuivre la politique d amélioration de l accueil et de simplification du circuit du patient, - améliorer la visibilité et la notoriété du centre, - travailler avec les médecins à des axes de développement médical et à la création de synergies. S ouvrir vers l extérieur - dans le cadre institutionnel : dans nos relations avec la Caisse primaire d Assurance maladie de Paris dans l optique d opérations de rapprochement (dentaire, achats, ressources médicales), - dans le cadre de nos relations avec l ARS, - dans le cadre des relations avec les réseaux de soins dans certaines spécialités afin de faciliter l articulation ambulatoire-hôpital. Développer l activité autour de pôles médicaux La création de 10 pôles médicaux sur la durée du projet afin de structurer l activité pour lui donner plus de visibilité et répondre au mieux aux besoins identifiés de la population sur le quart nord est de Paris, en proposant une offre de soins complète aux tarifs opposables. 10 pôles : - Ophtalmologique - ORL - Dentaire - Digestif - Appareil locomoteur - Centre de périnatalité - Gynécologie-obstétrique et endocrinologie - Médecine spécialisée - Médecine préventive - Psychologie et psychiatrie 4