Rapport mutualiste. Les valeurs de l entreprise Mutuelle des Motards

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Transcription:

Rapport mutualiste Les valeurs de l entreprise Mutuelle des Motards

Sommaire Les valeurs de la Mutuelle p. 3 Le mot du conseil p. 4 S investir dans la promotion de l économie sociale p. 5 Les outils de gouvernance p. 6 Les délégués bénévoles p. 8 L assemblée générale 2010 p. 11 Formation des administrateurs p. 14 Les contributions, les partenariats et le mécénat P. 16 Le développement durable p. 17 Remerciements p. 20 2

Les valeurs de la Mutuelle La Mutuelle des Motards est née d un mouvement revendicatif qui a vu naître la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC). Créée par des motards pour des motards, notre entreprise par son métier incarne la liberté de faire. Liberté de faire sur un registre de : fonctionnement mutualiste ; développement de partenariats bénéficiant à ses sociétaires ; actions d information et de formation pour la sécurité des motards et le partage de la route ; indépendance vis-à-vis de tout pouvoir ; conception de produits d assurance intégrant une dimension fondamentale liée à sa politique de prévention sécurité : la protection du motard ; mutualité des garanties, qui permettent à tous d y avoir accès. La culture de la Mutuelle est empreinte des valeurs de l économie sociale qui se traduisent par : une gestion démocratique du patrimoine collectif des sociétaires, via leurs élus du conseil d administration ; la mise en oeuvre de la démocratie au sein d instances impliquant les sociétaires dans les orientations de l entreprise : assemblées régionales, assemblées générales ; la valorisation par la formation d un capital humain délégués bénévoles ou salariés garant du projet social et de sa dimension éthique. Son métier d assureur Le métier de la Mutuelle des Motards est de défendre la pratique du 2-roues à moteur en proposant à tous les motards ou scootéristes sans discrimination des produits d assurance et des services préservant leur patrimoine physique et matériel. Ses produits d assurance intègrent, dès leur conception, comme les règles de souscription, une dimension inscrite dans son engagement d origine. Tout ce qui touche au développement de la pratique du 2-roues en toute sécurité se conçoit avec les composantes de la FFMC. Parmi elles : la FFMC Loisirs pour la sensibilisation des jeunes à la prévention ; l Association pour la Formation des Motards (AFDM) pour la formation et le perfectionnement à la conduite ; les Éditions de la FFMC, dont Moto Magazine dans lequel se trouve encarté Passion Mutuelle, journal d informations des sociétaires ; la Commission Stop Vol qui a permis la création de la norme AFNOR pour les antivols du marché, la formation auprès des jeunes pour la formation ERJRM, label reconnu par le Ministère jeunesse et sport. Les formations à la conduite 2RM La Mutuelle s appuie sur l Association pour la formation des motards (AFDM), issue comme elle du Mouvement FFMC, pour proposer formations et stages de conduite d un 2-roues. Son objectif : permettre aux motards novices comme aux plus aguerris d acquérir de bons réflexes grâce à l enseignement d experts en formation moto. 3

Le mot du Conseil C est la troisième édition du rapport mutualiste que nous vous présentons, notre volonté de partager avec vous la connaissance de l entreprise reste forte et nous espérons que vous prendrez autant de plaisir à consulter ces pages que nous en avons eu à les rédiger. Nous avons essayé de vous montrer que le Conseil d administration est à la hauteur de la confiance que vous lui accordez, qu il travaille de la manière la plus efficace possible, réunissant des administrateurs engagés dans leur fonction qui apportent à la mutuelle une diversité de compétences, d expériences pour mieux servir notre projet commun. Un rapport mutualiste, pourquoi? L objet de ce rapport mutualiste est d évoquer avec les sociétaires les actions inscrites dans les valeurs de la Mutuelle, et qui témoignent de son attachement à la gouvernance citoyenne et mutualiste des entreprises de l économie sociale. Les valeurs de l entreprise transparaissent dans son organisation, se traduisent dans ses relations avec les sociétaires, dans des actions qui se vivent au quotidien. Le rapport mutualiste a pour objet d assurer leur communication et leur transmission. 4

S investir dans la promotion de l économie sociale L économie sociale sera renforcée par les connexions entre les entreprises qui la composent! (source fascicule CRES LR) Pour la Mutuelle des Motards s investir avec la Chambre Régionale de l Economie Sociale Languedoc Roussillon c est promouvoir avec elle : «l école, un lieu de formation et d échanges au service des acteurs de l économie sociale L Ecole de l Entrepreneuriat en Économie Sociale (EEES) est une Société Coopérative d Intérêt Collectif (SCIC), co-construite par différents acteurs de l ensemble des trois familles de l économie sociale (ES) : associations, coopératives et mutuelles. Dans un contexte économique et social où la visibilité et la solidité du secteur sont déterminantes pour le devenir de l économie sociale, l Ecole se veut un outil au service des acteurs de l ES. Renforcer la double compétence managériale économique et sociale des dirigeants, accompagner le développement des associations, coopératives et mutuelles, favoriser l émergence de nouvelles structures de l économie sociale, telles sont les finalités de l École. L Ecole est un organisme de formation professionnelle continue. Elle est soutenue par la Région Languedoc-Roussillon et par l Europe, dans une volonté de développement et de renforcement du secteur de l économie sociale. produits, l animation sociale en milieu rural, le prix du livre, les prêts bancaires à taux variable» Entreprises, Employeurs et Groupements de l Economie Sociale et Solidaire* «La plupart des personnes sont en relation dans leur vie quotidienne avec des entreprises de l économie sociale. Plus de deux Français sur trois sont protégés par une mutuelle (santé, prévoyance, assurance auto ou habitation ). Trois Français sur quatre sont en relation avec une association ayant une activité économique (sanitaire et sociale, sportive, culturelle, éducative, environnementale ). Un Français sur deux réalise des échanges avec une coopérative (banque, agroalimentaire, commerce de détail, logement social ). Les entreprises de l économie sociale se distinguent par une organisation qui place la personne au cœur de l activité économique. Elles se caractérisent Coventis, pour les entreprises de l économie sociale! (source fascicule CRES LR) En favorisant la rencontre et les flux d affaires entre les acteurs et les filières de l Economie Sociale, Coventis contribue au rayonnement et au dynamisme de ce secteur. Coventis, c est l autre façon de développer des affaires : Une convention d affaires pour mobiliser les acteurs de l Economie Sociale et Solidaire. Un facilitateur d affaires pour développer des flux d échanges. Un portail d affaires pour promouvoir et mettre en réseau les entreprises de l Economie Sociale et Solidaire. Sait-on que de grandes innovations qui font aujourd hui partie de la vie quotidienne sont issues de l économie sociale? Quelques exemples à l initiative : des mutuelles de santé-prévoyance : la promotion des médicaments génériques, le Parcours Santé Mutualiste... des mutuelles d assurances : le constat amiable, les garages agréés, le tiers-payant en assurance automobile, le recours précoce à l informatisation des relations assureurs / experts / réparateurs en automobile,... des associations : l aide à domicile, l alternative à l hospitalisation, la prise en charge des personnes handicapées, le titre emploi service, les villages de vacances... des coopératives : le contrôle qualité des 5

notamment par un projet d entreprise à finalité sociale, une gouvernance démocratique et un partage collectif des richesses. Les 230 000 entreprises de l économie sociale réalisent environ 8 % de l activité économique nationale et emploient près de 2,3 millions de salariés qui viennent compléter l activité des bénévoles. En tant que mouvement des entreprises de l économie sociale, le CEGES (Conseil des entreprises, employeurs et groupements de l économie sociale) rassemble ces entreprises et leurs organisations pour faire entendre leur voix sur les grands sujets de société et dans le dialogue social, en tant que syndicat employeurs.» La Mutuelle des Motards ne peut que s y investir, sa vocation s y retrouve : La redistribution du résultat de l entreprise L entreprise est au service d un projet social et sociétal dans lequel sont réinvesties les richesses (économique, culturelle, sociale ) qu elle produit. La finalité de l entreprise n est pas la lucrativité ou le profit individuel. La rémunération des dirigeants Gestion désintéressée : engagement personnel à titre gratuit (bénévolat) ou plafonnement des indemnités des administrateurs. Pour les dirigeants salariés : transparence sur l ensemble des rémunérations allouées aux dirigeants (cumul salaires, indemnités et autres, incluant les filiales de l entreprise) et absence de rémunération proportionnelle aux bénéfices de l activité. La contribution de l entreprise à la cohésion sociale Gestion économique dans une perspective à long terme et d innovation sociale. Non discrimination et promotion de la mixité sociale dans l entreprise. Promotion de la qualité de l emploi et du dialogue social. Le mode d entrepreneuriat Entrepreneuriat non capitaliste, associatif, mutualiste ou coopératif. Projet d entreprise à finalité sociale et sociétale. Inscription dans une démarche de développement durable. La propriété de l entreprise Entreprise de droit privé valorisant la propriété collective et impartageable del entreprise, sous la forme de sociétés assurant la primauté de la personne sur le capital. L ancrage territorial Economie de proximité : ancrage des emplois dans les bassins locaux. Inscription de l activité dans une logique de développement territorial durable. Lieux de décision dans l entreprise au plus près des acteurs locaux. Participation aux instances de concertation avec les pouvoirs locaux. La gouvernance de l entreprise de l économie sociale Chaque sociétaire ou adhérent peut participer aux décisions (élections, AG ) selon le principe d égalité démocratique 1 personne = 1 voix. Gouvernance démocratique participative : les administrateurs sont élus parmi et par tous les adhérents ou sociétaires. Promotion de l égalité entre les hommes et les femmes et de la diversité dans le renouvellement des instances.» *(source CEGES) Les outils de gouvernance 6 Les assemblées régionales constituent l originalité de la Mutuelle, et un rendez-vous citoyen avec ses sociétaires. Salariés, délégués et administrateurs animent ensemble ces rencontres annuelles avec les sociétaires. Les salariés ont en charge d illustrer par leurs compétences techniques le discours politique de l administrateur et du délégué, lesquels sont suffisamment informés des procédures pour apporter leur éclairage sur les orientations stratégiques mises en oeuvre dans l entreprise. Ces contributions réciproques, qui reposent sur la confiance qu ont les uns et les autres dans leur capacité à promouvoir ensemble un modèle, un projet et les valeurs qui lui sont liées, sont propices à instaurer des débats de fond et des échanges avec les sociétaires réunis en assemblée régionale. Ces échanges restent pour le conseil d administration un impératif. Car la solidarité s y exprime autour d une réflexion collective sur : les mesures tarifaires, les produits et services, les attentes à satisfaire, le développement de la Mutuelle, ses orientations, sa gouvernance. C est en assemblée régionale que les sociétaires élisent (ou se portent euxmêmes candidats) leurs représentants à l assemblée générale qui suivra, et leurs représentants aux commissions sinistres. Déterminée à préserver le caractère particulier de ces rencontres qui la maintiennent en prise directe avec son sociétariat, la Mutuelle en a multiplié le nombre jusqu à organiser 66 assemblées régionales sur l ensemble du territoire en 2011. Elle y a convoqué nominativement près de 240 000 sociétaires. Environ 1800 d entre eux sont venus débattre de l actualité moto comme de l actualité de la Mutuelle. Soumis à l élection des sociétaires, 288 postes de représentants étaient à pourvoir, 268 sont pourvus pour se prononcer en assemblée générale prochaine sur les comptes de l année 2010 et les résolutions proposées par le Conseil d administration pour permettre le fonctionnement de l entreprise en 2011. Le Conseil d administration Ce que l on peut attendre d un Conseil d administration (source IFA, Institut Français des Administrateurs). Les moteurs de la dynamique du Conseil : Engagement- Indépendance et Compétence- Diversité- Discipline collective, des mots qui expriment une communauté de pensée et à travers eux on retrouve toute la philosophie de la gouvernance.

La boite à outils du Conseil d administration Nous avons constitué des commissions qui nous permettent d échanger avec des salariés et de confronter nos contraintes et nos ambitions politiques à la rigueur Technique et à la réglementation. 1/ Les Commissions permanentes Ces commissions traduisent notre implication d administrateurs et la professionnalisation de nos méthodes de travail dans un contexte de forte évolution tant de la réglementation que des pratiques de notre secteur d activité, de la nécessité de confrontation entre l orientation politique et la mise en œuvre technique de celle-ci. Elles sont intégrées dans le processus de décision comme lieu d étude et d analyse des propositions de réflexion ou d aide à la décision qui seront soumises en Conseil. Engagement, des administrateurs engagés sont des gens qui travaillent et sont formés aux enjeux du métier. L engagement des membres du Conseil se manifeste par leur connaissance des dossiers, par le temps consacré aux comités et aux séances plénières. Indépendance et compétence, ce sont des critères déterminants de la force du Conseil. La légitimité vient avec le temps, il faut bien connaître le métier pour devenir compétent, les administrateurs doivent avoir de l expérience. Diversité, diversité des compétences, ne pas avoir que des financiers autour de la table mais des membres issus du Marketing, de la RH, de la production, du juridique des hommes et des femmes sans notion de quota car ce n est pas le sexe qui fait la compétence. Discipline collective, ce mot renvoie à la notion d équipe, au temps passé ensemble. Et de signaler que l initiative de ce jeu collectif ne peut provenir que du Conseil d administration et ne peut être piloté par des consultants extérieurs. Un Conseil d administration c est une équipe de rugby, ça ne peut pas fonctionner en individuel, pour créer du collectif, il faut travailler ensemble et pas en one to one.» (source IFA, Institut Français des Administrateurs) Notre Conseil travaille beaucoup et joue un rôle effectif sur la stratégie, l évaluation des dirigeants, la surveillance des risques. Un Conseil fort est un énorme atout pour la Mutuelle mais peut être aussi perçu comme une entrave pour le management. Nos prochaines étapes de réflexion devront répondre à trois questions dans ce contexte nouveau où nous avons proposé trois postes supplémentaires d administrateur et de ce fait créé une autre nécessité, celle de développer la pédagogie utile à leur intégration : Comment optimiser la coopération entre les acteurs? Comment créer une impulsion positive pour la Mutuelle? Comment développer la collégialité au sein de notre équipe? Cette réflexion sera accompagnée d une évaluation du Conseil d administration qui devra débuter en 2012, un outil nécessaire pour d approfondir l analyse du fonctionnement du Conseil. La commission permanente délégations bénévoles Les sujets abordés sont ceux touchant aux missions du délégué bénévole en coordination avec les méthodes, les procédures de l organisation de la structure. C est une force d inspiration et de proposition pour les évolutions futures du rôle du délégué bénévole de la Mutuelle. La commission permanente technique Les sujets abordés sont ceux touchant aux 2-roues à moteur, leur technologie et leur pratique. C est une force d inspiration et de proposition pour les évolutions futures de services/tarifs/règles de la Mutuelle. La commission permanente communication Les sujets abordés seront ceux touchant aux méthodes de communication, aux thèmes et aux bilans des campagnes antérieures. 2/ Les comités Le Comité d audit Le Comité a en charge de produire des avis et/ou des recommandations au Conseil d administration, concernant : le contrôle des comptes ( la mission consiste à s assurer de la fiabilité des états financiers, de l efficacité du système de contrôles internes liés aux informations financières et de la supervision du contrôle légal des comptes), l efficacité du contrôle interne (le Comité entend les opérationnels, les auditeurs internes et externes sur les risques majeurs de l entreprise, le degré d exposition aux risques et les plans permettant de minimiser ces risques) et la supervision du contrôle légal des comptes (en dehors de l audition régulière des Commissaires aux comptes (CAC), le Comité pilote la procédure de sélection des CAC pour présentation au Conseil d administration). Le Comité financier Le Comité financier aide notre Conseil à exercer un contrôle sur l administration financière de la mutuelle. 7

Délégués bénévoles 8 Ces sociétaires qui ont choisi de militer pour la Mutuelle Ils sont au nombre de 103, issus des quatre coins de France et même d Outremer. De tous milieux et de tous âges, ou presque : leur doyen a l âge de la retraite, quant au plus jeune d entre eux, il vient d entrer dans la vie active. Sociétaires, passionnés de moto, chacun d eux a un jour décidé de s investir dans sa mutuelle, à titre bénévole. «Ça peut paraître étonnant que quelqu un donne de son temps à un truc apparemment aussi rébarbatif que l assurance», sourit Christophe Coudon, administrateur réseaux actuellement en poste à Cayenne, qu il sillonne en 850 TDM, et où il a créé la toute première délégation bénévole de Guyane. «Consolider l ancrage motard de la Mutuelle, faire remonter les infos pour que l amélioration du service profite à la communauté des sociétaires... Pour moi, c est passionnant. Et pour le sociétaire, c est tout bénéfice : il est au contact d un autre sociétaire qui, par son engagement, a une vision beaucoup plus précise de la Mutuelle, qui peut le guider en matière d assurance, de formation, de prévention etc. En plus, je représente le conseil d administration, qui m a mandaté. Je suis en prise directe sur les infos.» Un rôle d interface qui se cristallise notamment au cours des Rencontres Nouveaux Sociétaires. Organisées et animées par les délégués bénévoles et les salariés des bureaux régionaux de la Mutuelle, celles-ci sont destinées aux sociétaires ayant souscrit leur contrat dans l année afin de mieux leur faire connaître leur Mutuelle, mais aussi la place qu ils y tiennent en leur double qualité d assuré, à titre individuel, et d assureur, à titre collectif. Postier à la retraite, Jean-Michel Claptien n a pas hésité à relancer les nouveaux sociétaires lillois sur Facebook en vue de la première rencontre nordiste. Celle-ci a réuni plus de cinquante participants. Pour organiser cette première, «J ai puisé les infos un peu partout auprès de mes collègues délégués, notamment à Limoges», explique le jeune retraité, qui roule en Yamaha 900 XJS Diversion. «C était l occasion de réunir et de présenter une partie de l équipe de Lille aux sociétaires, mais aussi des partenaires : experts, motocistes, moto-école, membres fondateurs. Nous avons projeté un film de présentation de la Mutuelle auquel j ai ajouté un diaporama dans lequel j ai compilé les images de plusueurs actions sur le terrain, d événements comme le Bol d Or. C est le moyen le plus convivial de faire connaître la mutuelle, nos valeurs, nos actions, notre projet, mais aussi la FFMC et ses différentes structures. Les sociétaires sont souvent très surpris, nous disent qu ils ne voyaient pas du tout la Mutuelle comme ça.»

Pour Patrick Cazaux, formateur en PAO et délégué bénévole à Valence, ces rencontres sont «un moment à part. On fait autre chose que d évoquer avec les sociétaires leur dossier sinistre ou leur cotisation. Souvent, les sociétaires n ont pas idée de ce qu est la Mutuelle. Ça les incite à réfléchir, car ça remet en cause le schéma habituel de la simple consommation, du rapport dominant-dominé. Beaucoup de gens ont envie que les choses bougent, que les entreprises bougent, sur la base de valeurs humaines. L envie d être solidaire, de prendre nos destins en main, c est ça le mutualisme.» Et si nombre de sociétaires ou de motards ont une vision très «praticopratique» des délégués bénévoles, «il faut faire avec» pour Gauthier Chapat, professeur de danse et délégué bénévole à Clermont-Ferrand. «Notre rôle est méconnu, et souvent il n est pas compris d emblée. Lorsque je participe à une action sur le terrain, par exemple une journée portes ouvertes chez un concessionnaire, les gens ne font pas tellement la différence entre un salarié et un bénévole. Ils posent une question, veulent avoir une réponse, tout simplement.» Pour Gauthier, qui roule en BMW K 75 S, «même si ce n est pas facile, ça n est pas un problème sur le fond : à un moment donné, la Mutuelle mettait beaucoup en avant le rôle du délégué, de la même façon que l on voulait présenter toute l histoire de la Mutuelle dès la souscription du premier contrat. Mais l essentiel est de répondre à un besoin, et aux questions des sociétaires lorsqu ils se les posent. Certains iront au-delà et diront, devant notre démarche : " C est génial. " Ce qui compte, c est que «l institution» délégués bénévoles soit un plus pour la Mutuelle, que le soc puisse accéder à l info et à l écoute au moment ou il en a besoin. Le délégué bénévole a un déficit d image, et les bénévoles eux-mêmes ne cherchent pas spécialement à travailler leur image, ils essayent avant tout d être efficaces dans leurs actions. Notre priorité n est pas d être connus en tant que tels, mais d aider les gens. Je suis très admiratif de la communauté des délégués de la Mutuelle, beaucoup se remettent en cause, essayent d améliorer leur action, d aider les gens, de s emparer des outils qu on leur donne. C est un collectif de gens qui sont de purs idéalistes de la chose publique et de la moto, qui partagent une sorte d idéal social.» Sylvie Cordier-Pihet fait partie de celles qui, après avoir longtemps goûté aux joies d être passagère, ont décidé de prendre le guidon. Plus qu une passion exclusive, la moto est pour elle une renaissance. Voilà plus de dix ans qu elle roule, en hypersportives de préférence, sur des bolides qui suscitent la curiosité «Une nana sur ces engins, ça épate toujours!», mais rend surtout crédible l expérience qui alimente ses conseils et ses échanges avec les motards qu elle accueille à la motothèque du circuit Carole. Déléguée bénévole à la Mutuelle, militante à la FFMC, Sylvie s investit aussi au sein de la FFMC Loisirs, assure la sécurité pour l opération «Tasses pour un Bol», et participe es qualités à un projet d action humanitaire en Afrique de l Ouest. «Parler de moto avec des motards, c est chouette. Mais se préoccuper de leur vie et de leurs problèmes, c est encore mieux. C est ce que fait la Mutuelle. Pour moi, elle a un rôle social, avec plein de choses à l intérieur qu on ne voit pas ailleurs, comme les commissions sinistres, les commissions à 3 et d autres... Mais elle est pudique. C est par le biais des délégués bénévoles que les arguments peuvent sortir des poches. Il est rare que je n en aie pas quand on me dit que la Mutuelle est trop chère, ou qu il est difficile d y rentrer. Certains viennent, preuve à l appui, avec des tarifs. Ils ne savent pas ce qu il y a derrière, ils veulent le moins cher pour rouler, c est toute leur préoccupation. Mon argumentation, c est la mutualisation des risques, la prévention, la sécurité. Mon expérience aussi. Le bénévolat, c est de l enrichissement personnel par les autres, pour les autres. Mais en aucun cas un loisir. C est un investissement fort qui a un coût en termes de déplacements, de réunions, de formations. Les délégués bénévoles de la Mutuelle n ont pas de cahier des charges à proprement parler. Mais personnellement, même si je ne suis pas parfaite tout le temps, je me sens responsable d une image à tenir. Je représente le conseil d administration sur le terrain, je suis son relais au cœur des motards.» Interface encore, les délégués bénévoles le sont dans le cadre de deux instances sans équivalence dans le monde l assurance : les commissions à trois et les commissions sinistres. «En commissions sinistres, où les sociétaires et les techniciens de la Mutuelle siègent à parité, le délégué bénévole 103 mandataires mutualistes Qui sont-ils? Les délégués bénévoles sont des sociétaires qui se portent candidats pour se mettre au service du projet de la Mutuelle. Leurs candidatures sont évaluées par un comité de recrutement avant d être soumises à l approbation de notre conseil d administration. Leurs missions. Le rôle des délégués bénévoles est défini par notre conseil d administration et leurs missions sont placées sous notre responsabilité du fait du mandat que nous leur déléguons pour représenter la Mutuelle auprès des sociétaires en particulier et du monde motard en général. Issus pour la plupart du mouvement motard FFMC, ils sont à la fois des garants de l ancrage motard de la Mutuelle, des ambassadeurs de ses valeurs et les porte-parole de notre conseil d administration. Les délégués bénévoles relaient les décisions politiques qui concernent le fonctionnement et le développement de la Mutuelle à court, moyen et long termes ; ils participent à faire évoluer ce fonctionnement en relayant non seulement auprès des administrateurs mais aussi à la structure technique les informations qu ils recueillent auprès des sociétaires ; ils agissent aux côtés des salariés et des militants de la FFMC dans le cadre strict des valeurs qui orientent nos décisions de conseil d administration. Sur le terrain. Assemblées régionales, assemblées générales, Assises de la FFMC, conseils de régions, réunions locales entre antennes FFMC, délégations et bureau de la Mutuelle... Sur le terrain, qu il s agisse de réunions locales ou des grands rendezvous annuels de la Mutuelle et de son mouvement, les délégués bénévoles sont des relais contribuant à renforcer les liens et les synergies entre la Mutuelle, ses sociétaires, ses salariés et son mouvement. Au sein de la Mutuelle. Outre leur présence aux rencontres organisées avec les administrateurs et leur participation aux commissions permanentes, qui leur permettent d échanger directement avec nous, membres du conseil d administration, et les salariés, les délégués bénévoles contribuent en séance du conseil aux réflexions suscitées par les sujets mis à l ordre du jour en apportant leur vision et leur sensibilité propres. Le séminaire des délégués. Tous les ans, les délégués bénévoles sont réunis en séminaire ; cet espace d échanges avec nous, les administrateurs, étant organisé afin de recueillir les informations utiles à l exercice de leur mandat, de confronter leurs points de vue, de contribuer au moment voulu aux évolutions des produits et services pour les sociétaires et de convenir avec le conseil d administration des moyens à mettre en œuvre pour remplir leurs missions. Un séminaire qui permet de définir en commun les actions prioritaires à mener par les délégués pour être en phase avec les objectifs stratégiques. 9

amène du liant entre une position technique et une réalité humaine», estime Gauthier Chapat. «Parce que nous sommes sociétaires, comme ceux qui ont été élus pour siéger, mais aussi parce que nous comprenons l analyse technique, nous pouvons aider chacun à bien comprendre son rôle, et faire rebondir le débat. L enjeu, c est de comprendre une réalité humaine, pour ne pas s en tenir à un dossier d assurance purement technique. Cela peut avoir des prolongement inédits à l initiative du délégué, comme ce fut le cas récemment avec un sociétaire confronté au vol à répétition de ses motos devant son lieu de travail. Le délégué est entré en contact avec le patron de l entreprise, qui du coup a aménagé un emplacement 2-roues dans le parking de l entreprise.» En commissions à trois, il ne s agit plus cette fois d examiner la situation de sociétaires confrontés à une sinistralité particulièrement élevée, mais de recevoir des motards refoulés par les autres assureurs en raison d un «mauvais risque». «La com a trois a été créée à l origine pour donner une réponse à l exclusion dont étaient victimes les motards», analyse Patrick Cazaux. «C est, comme en commission Sinistres, mettre en phase nos valeurs et nos pratiques. On ne se contente pas d appliquer une grille en disant au motard "tu rentres ou pas dans le clous". Ces commissions sont la traduction de la volonté de la Mutuelle de garder sa dimension humaine, et de ne pas devenir une grosse machine administrative ne fonctionnant que par des barèmes, sans chercher à comprendre la personne qu il y a derrière un dossier. À mes yeux, il faut impliquer les sociétaires, car au final, ce sont eux qui assument le risque. Ça ne veut pas dire qu on répond toujours positivement. Il faut comprendre pourquoi le motard est dans telle ou telle situation, et chercher des solutions pour qu il en sorte. Idéalement, il faudrait mettre en place un accompagnement spécifique sur cette population, pour moi la com à trois ne doit pas s arrêter au contrat : c est l occasion de construire une relation spécifique, de prolonger la démarche.» La boite à outils du Conseil d administration suite 1/ Comité de recrutement Constitué d administrateur et de délégués bénévoles, il valide les canditatures au mandat de délégué. 1/ Comité des délégués Composé de délégués volontaires pour exprimer leurs sensibilités lors des séances du Conseil d administration à propos des décisions ou orientations qui sont prises. 10

L assemblée générale 2010, en bref et pour mémoire Assemblée générale ordinaire, extraits (La «presque» retranscription du rapport moral du Conseil d administration permet de vous brosser le panorama dans lequel évolue la Mutuelle ) «On juge le succès de la Mutuelle, non seulement sur la qualité de ses résultats économiques, mais aussi en fonction des formes de solidarité qu elle concrétise. Par exemple : solidarité entre les sociétaires qui participent à son économie. Cet esprit de solidarité responsable favorise la créativité de l esprit militant des acteurs, solidarité pour ce qui concerne les causes d intérêt collectif, en prise directe avec la vie de la cité. Dans son fonctionnement, la Mutuelle obéit à des règles, nées d une libre initiative collective. Son éthique implique le souci de la qualité du service, de la transparence de sa gestion et de la prise en compte équitable des relations avec ses salariés. Quant à son processus de décision, il s inscrit dans la démocratie mutualiste. C est un système ouvert et collégial, tourné vers l efficacité. Le pouvoir s exprime par l adhésion des sociétaires à un projet. La clef du succès de l entreprise, ce sont des années et des années de patient assemblage d un ADN qui ne peut pas être cloné par d autres et où la démarche militante tient une place centrale. Pas seulement parce qu elle associe au quotidien des militants, au premier rang desquels des bénévoles, comme les délégués et ses administrateurs. Mais parce qu il s agit plus largement d une démarche qui touche de nombreux pans de son activité, et qui surtout est partagée y compris par de nombreux salariés de la Mutuelle, et de nombreux partenaires, qui se reconnaissent dans cette démarche. C est comme cela que la Mutuelle a développé une formule de compétitivité qui lui est propre, créant LA différence avec les offres déjà présentes sur le marché. Sur une longue période, 27 ans, la (notre) Mutuelle est gagnante. Elle a affirmé, renforcé ses spécificités commerciales. Si la Mutuelle est encore là, c est parce qu elle a réussi à garder une longueur d avance, qu elle n a pas attendu la banalisation de ses atouts par l action des suiveurs, ou la banalisation des innovations qu elle apporte à la protection des conducteurs de 2RM par celle des pilleurs D autant que pour la première fois, et vous l aurez tous noté, nous faisons l objet d attaques ciblées sur notre cœur de métier : jamais les offres 2-roues d autres assureurs n ont été aussi alléchantes, et aussi agressives au niveau des tarifs. Ou sont la défense de la pratique du 2-roues et les réflexes de solidarité dans tout cela? Pourtant, et malgré le fait que l assurance 2-roues soit devenue clairement un produit d appel, la Mutuelle poursuit sa croissance, et nous concentrons notre énergie à la découverte de nouveaux axes de développement. Nous avons redéfini les règles de gestion, les objectifs et, pour finir, les tarifs (certains sociétaires ont d ailleurs participé aux groupes de travail animés par les administrateurs sur ces sujets)tout en restant centrés sur notre axe moto/motard, fondement de notre modèle technique, économique et de développement. C est le choix d orientation du Conseil d administration, parce que notre premier levier commercial est militant, et parce que nous avons un rôle de régulateur. Notre portefeuille doit être en phase avec le marché et nous devons pourvoir à l ensemble des besoins de protection de tous les pilotes de deux roues à moteur, ce qui nous confère un potentiel de développement important. Cela nous positionne comme «solutionneur» potentiel pour tout ce qui concerne les domaines de la moto et du motard. De fait, nous sommes repérés comme le référent technique et notre légitimité trouve son fondement dans la manière de déployer notre métier, nos modes de collaboration avec les partenaires Mouvement, les experts, les avocats, les réparateurs, le monde motard. Cela se vérifie aussi dans la mise en place du Comité d Audit, que l on a voulu articulé sur des compétences et des engagements internes au Conseil, celle des administrateurs. L apport expert externe ayant vocation à venir, dans un 2 ème temps, compléter ce socle. Alors aujourd hui, quelles priorités pour la Mutuelle, dans son plan de marche? C est bien la question la plus importante dans un univers concurrentiel, que celle de glissements éventuels à opérer de l activité historique vers d autres gammes, d autres technologies. Le succès obtenu pendant des décennies, la maîtrise du 11

processus mis au point représentent des raisons puissantes, quelque fois dissuasives pour ne pas épouser de nouvelles lignes de force. Il est vrai que l herbe peut à tort sembler plus verte ailleurs. Mais il est tout aussi vrai que les atouts historiques ne doivent pas devenir des boulets. Renforcer la pertinence du diagnostic porté sur la Mutuelle est avant tout une question d ouverture : rester un leader technique, projeter la dynamique actuelle à trois ans sans sous-estimer nos concurrents. D autant que dans le même temps, la diversité croissante des canaux de contact (face à face, téléphone, WEB) restructure la notion de proximité et la relation-sociétaire, où la proximité physique était censée, hier, encore répondre à toutes ses attentes. Mais pour la Mutuelle des Motards, l efficacité métier n est pas réductible à la technique et au savoir-faire : c est la base de l identité de l entreprise et structure son projet stratégique. L automatisation nécessaire dans l assurance ne peut ainsi se substituer à l intervention humaine. Et la multiplicité des canaux de distribution de notre offre ne la remplacera jamais. Aujourd hui, nous devons faire face à trois enjeux majeurs : la prise en compte du service au sociétaire comme exigence incontournable de la performance économique, les évolutions de l organisation du travail qui demandent des capacités de réaction et nécessitent plus d interactions entre travail individuel et travail collectif, l adaptabilité permanente, notamment de notre offre. L année 2010 s ouvre à nouveau dans un climat incertain Toute cette incertitude exige de la part de l assureur de la prudence dans la fixation des tarifs, lesquels doivent prendre en compte les exigences de solvabilité. Depuis près de 15 ans, nous avons suivi une politique des tarifs constante. Nous avons procédé à des baisses régulières chaque année en fonction de l expérience acquise par le sociétaire et du vieillissement de sa machine. Nous avons aussi piloté des baisses ciblées par segment en fonction des résultats techniques. Alors que la plupart des assureurs ont un comportement cyclique avec leurs tarifs notamment en IARD, à la Mutuelle cette pratique n a pas eu cours et les années fastes ont généré des ristournes de cotisation, tandis que le modèle technique du tarif était maintenu récompensant votre fidélité. Notre couverture est restée à un haut niveau et s est même enrichie chaque année. La mutualisation des cotisations aura permis de distribuer à un coût moindre pour chacun, les éléments du contrat devenus indispensables avec la prolifération des règlements conventionnels. SAVE en est cette année encore l illustration, une garantie indispensable à la portée de tous les motards, nous y reviendrons probablement dans les questions/réponses. Pour autant, nous sommes victimes de la récession du marché et d attaques concurrentielles ciblées. Nous avons, dans ce contexte la nécessité de découvrir de nouveaux canaux de distribution pour être présents là où sont les flux. Les modèles sociaux gagnants sont ceux qui sont capables de générer une croissance durable et socialement juste. Concilier efficacité économique et équité sociale, mutualité des risques et responsabilisation des individus, financement de la protection du travail et respect de l environnement peut finalement sembler utopique dans notre économie mondiale, concurrentielle et interdépendante En conclusion j aimerais dire toute la fierté qui est la nôtre d œuvrer pour développer et pérenniser 12

notre mutuelle. Malgré les enjeux et les difficultés, malgré la crise, qui touche chacun d entre nous, directement ou au travers des membres de sa famille. Malgré tout cela, en 2009, la Mutuelle avance, se renforce. Un simple regard dans le rétro nous montre le chemin parcouru ne seraitce que ces dix dernières années : deux fois plus de sociétaires, deux fois plus de salariés, et des délégués bénévoles sur le point de revenir à un nombre record. Délégués bénévoles qui n ont jamais été aussi maîtres de leurs missions. Beaucoup de motards l oublient, mais la seule raison pour laquelle, aujourd hui, il peuvent s assurer, à la MAAF, AMV ou ailleurs, la seule raison, c est l existence de la Mutuelle des Motards. Et beaucoup de motards oublient, aussi, que si l assurance 2 roues continue d évoluer, et pas seulement au niveau des tarifs, c est dû à l existence de la Mutuelle des Motards, qui continue d avancer, de défricher, d inventer de nouvelles réponses aux besoins des motards, des scootéristes et des cyclomotoristes. Mais ce qui a changé, c est que si nous disparaissons, demain, les motards pourront toujours s assurer. Au moins à court, voire à moyen terme, l assurance moto restera un produit d appel, probablement compétitif en termes de prix. En revanche, avec la disparition de la Mutuelle, c est une conception unique de l assurance et de l entreprise qui disparaîtra. Une conception d intérêt général, pour les sociétaires, pour le développement de la pratique du 2 roues, pour les travailleurs aussi (parité, diversité). Fierté donc, car rien ne fut facile, rien ne fut simple. (débats internes, bouffage de nez et dissensions). Malgré tout cela, la Mutuelle avance encore, et nous pouvons collectivement en être fiers. Il serait confortable de penser que le temps des pionniers est terminé, après tout, la Mutuelle a aujourd hui des allures d institution. Mais à bien regarder dans le rétro, si la fierté s impose, et je parle au nom de la plupart des administrateurs présents devant vous, le sentiment qui domine, c est l humilité Et le fait que notre Mouvement fête, aujourd hui, ses trente ans renforce encore ce sentiment. Deux exemples : le premier, conformément à ce qui a été discuté avec l assemblée l an passé, ici-même, la Mutuelle vient de lancer SAVE. 27 ans après sa création, la Mutuelle généralise l assistance aux victimes d accident en 2-roues. C est à dire qu elle grave, noir sur blanc, et s engage par écrit auprès de ses sociétaires, à leur fournir l accompagnement, l assistance qui étaient au cœur de la préoccupation de nos fondateurs, de nos premiers gestionnaires sinistres. Est ce que vous savez qu en 1984, lorsque pour la première fois, un de nos sociétaires est mort sur la route (car malheureusement nous perdons plusieurs dizaines des nôtres chaque année), l équipe des sinistres a fait une collecte pour la famille du défunt? On peut trouver ça naïf, eh bien ça ne l était pas. Déjà, les limites de l assurance traditionnelle, conventionnée, réglementée au détriment de la relation humaine et de la solidarité, déjà, ces limites nous insupportaient. L autre exemple, et là aussi, les présents l an dernier se souviennent du débat de fond qui a eu lieu en assemblée, c est le lancement du Courtier du Motard (LCDM), ou plutôt ce que nous permet de faire LCDM, car LCDM n est qu un outil. Cette année, avec LCDM, la Mutuelle va enfin pouvoir distribuer ses produits d assurance chez ses Partenaires réparateurs. Ces mêmes motocistes qui ont participé, il y a 27 ans, à notre création. Ceux là même qui nous demandent, depuis 27 ans, de pouvoir, enfin, officiellement, avec tout ce que cela représente pour eux, être à nos côtés, porter nos couleurs, et à travers elles nos valeurs. Bref, si nous sommes fiers d avoir piloté le développement de la Mutuelle et d avoir souvent secoué le cocotier de l assurance moto, c est surtout l humilité qui domine. Car la Mutuelle, telle qu elle existe aujourd hui, commence, après 27 ans de travail, à ressembler à ce que voulaient en faire nos fondateurs de la FFMC. Ces motards qui ont choisi la voie de l autogestion, parce qu il pensaient pouvoir y mettre en pratique leurs idées, celle de l économie sociale et celle de la FFMC. Parce que leur grande ambition, c était de bâtir une entreprise de personnes, qui soit le prolongement naturel de la solidarité motarde ) 13

La formation des administrateurs En 2010, le «Séminaire de rentrée des Présidents» aura donné aux administrateurs des trois mutuelles qui constituent CAMPUS, université de formation des conseils d administration, une opportunité de réfléchir aux enjeux et questions qui les intéressent, vision éclairée par des apports experts. La thématique centrale était l innovation en ce sens qu elle doit servir le projet et les valeurs de l entreprise de service. Quelles sont les caractéristiques d une entreprise innovante? La vision à long terme, l aptitude à identifier voire à anticiper les tendances du marché, la volonté et la capacité de collecter, de traiter, d intégrer l information technologique et économique. Ces compétences relèvent plutôt de la capacité stratégique des dirigeants, ceux que vous avez élus en assemblée générale pour représenter vos intérêts de sociétaires. Il y a d autres compétences qui relèvent plus de la capacité d organisation : c est le goût et la maîtrise du risque. Et enfin il n y aurait pas d innovation sans évocation de la gestion, de l organisation du travail ainsi que dans les conditions de travail et des qualifications des travailleurs. L innovation ne peut être que technique, elle est aussi sociale. Pour être totalement complets dans ce reportage, il nous faut évoquer les variables qui permettent de piloter efficacement le processus de l innovation. Il s agit notamment, dans le champ de services, de la relation avec le «client-sociétaire» et du fait qu il participe à la co-construction du service. La formation des administrateurs, une histoire avec CAMPUS L université G.I.E.* (Université créée par la MACIF, à laquelle sont désormais associées la MAIF et la Mutuelle des Motards) a pour ambition d aider à mobiliser l intelligence collective des hommes et des femmes acteurs du développement de leur mutuelle en partageant le savoir, en valorisant leur engagement par la formation tout au long de la vie professionnelle, traduisant ainsi les valeurs mutualistes fondatrices d une mutuelle. Les nouveaux membres du conseil d administration ont ainsi participé à plusieurs sessions de formations pour mieux servir la Mutuelle et ses sociétaires, ainsi qu à des conférences suscitant les réflexions nécessaires à l innovation. Des compétences renforcées Les ateliers de l innovation, comment développer son potentiel créatif : - renforcer ses attitudes et ses aptitudes personnelles à créer ; - utiliser une méthodologie et des outils de production d idées ; - produire un ensemble d idées et de concepts innovants sur des thématiques sélectionnées ; - intégrer l innovation dans la gouvernance ; Nouveaux administrateurs, comment intégrer les dimensions de la fonction pour exercer un mandat : - identifier la fonction et les missions de l administrateur au sein d une mutuelle assurances ; - identifier les mécanismes fondamentaux du métier d assureur ; - appréhender la gestion comptable et financière et interpréter les indicateurs économiques, comptables et financiers des rapports ; - savoir prendre des décisions sur la base des rapports soumis au conseil d administration ; Partager les pratiques : - croiser et capitaliser les pratiques et acquis pour améliorer sa propre efficacité ; - analyser et solutionner collectivement les problématiques apportées par le groupe. 14 Les autres temps fort de notre formation ont été organisés autour de sujets d actualité comme «Lire la conjoncture économique» : quels sont les mécanismes financiers, quel est l écosystème : les acteurs, leur mode de fonctionnement et leurs contraintes respectives, les partenaires financiers de la mutuelle, quels sont les évènements à suivre et quelle information est pertinente pour quelle prise de décision? «les enjeux du contrôle interne» : il s est agi de renforcer nos connaissances et de nous éclairer sur les objectifs, la définition, la réglementation ainsi que l organisation et la méthode du contrôle interne à travers le suivi et la préparation à Solvency 2 et plus globalement dans la stratégie de gestion des risques suivie par le Conseil d administration, «Les inégalités sociales, un défi» : évocation du contexte socioéconomique marqué par une crise profonde aux multiples facettes qui

inquiète, comprendre les enjeux et envisager comment l économie sociale peut y répondre), «Génération Y, mythe ou réalité» : qui sont les jeunes aujourd hui? quelles sont leurs valeurs clés, leurs aspirations? Que recherchent t ils? Quid du conflit intergénérationnel?) Et puis pour les membres du comité d audit un complément d informations pour parfaire leurs compétences, «Participer au comité d audit» (Permettre aux membres du comité d intégrer trois points de vue : stratégique et juridique, évolution des enjeux et du fonctionnement d un comité dans le contexte de la gouvernance des entreprises ; analytique et financier : les documents comptables et plus largement toutes les sources d information financière produite par la mutuelle ; opérationnel de l audit ; les relations entre le comité d audit et tous les interlocuteurs externes et internes de la mutuelle.) Enfin «Explorer l innovation» le voyage d étude qui dans sa deuxième édition aura emmené administrateurs et cadres des trois mutuelles (cela profite à la cohésion entre eux) aux Pays Bas pour explorer toutes les pistes d innovation en rendant visite aux entreprises et leurs dirigeants qui en ont fait montre. Ce dispositif de formation ne serait pas complet si nous ne pouvions être représentés également dans les travaux de recherche menés par CAMPUS-LAB et qui s intéressaient cette année aux «Nouveaux indicateurs de richesse» ou comment repenser la mesure de richesse en donnant corps à des indicateurs alternatifs à ceux communément admis comme par exemple le PIB. Vite le groupe de travail s est orienté vers la nécessité d inventorier les pratiques des trois mutuelles qui permettraient à la fois de nourrir la réflexion des chercheurs autour de la richesse, génératrice de sens et de conceptualiser par le terrain, en repérage local des pratiques. Des membres du groupe de travail se sont invités aux assemblées régionales, la Mutuelle des Motards ayant été remarquée non seulement pour ce fonctionnement atypique mais également pour la production du rapport mutualiste que vous êtes en train de consulter. Cerise sur le gâteau, son management général a été aussi observé et il en résulte que dans ce domaine également, elle en bonne place quand bien même l amélioration de sa gestion des ressources humaines doit rester un chantier permanent. 15

Les contributions, les partenariats et le mécénat Ou comment les sociétaires contribuent à la citoyenneté La plupart du temps examinées au coup par coup, ces relations concrètes avec d autres structures justifient une analyse de cohérence et la définition d orientations constructives. Les partenariats sont des relations suivies avec des structures agissant sur les axes intéressant la Mutuelle en accompagnement de sa politique de formation, de sensibilisation et/ou de prévention-sécurité. Les partenaires caractéristiques de cette catégorie sont la FFMC, l AFDM, la FFMC Loisirs, comme premiers exemples mais beaucoup d autres possibilités se présentent chaque année. Les partenariats rapprochent nos mondes de référence pour accompagner la politique de la Mutuelle sur la formation, la sensibilisation et/ou la prévention-sécurité. Les partenariats existants : FFMC Nationale La contribution au fonctionnement de la FFMC Nationale est l objet d une convention rédigée en commun par le Conseil d administration et le Bureau national STOP VOL Ce partenariat entre dans le cadre global des relations entre la Mutuelle et la FFMC mais sa fonction spécifique justifie une citation particulière, en effet de la collaboration avec STOP- VOL il résulte une politique de prévention du vol par les antivols recommandés qui a abouti à un accord avec l AFNOR. AFDM La Mutuelle apporte une contribution annuelle au titre de Prévention- Sécurité pour toutes les contributions techniques et les apports experts que lui fournit l AFDM. Nous avons, par ailleurs, développé une réflexion avec l AFDM pour créer des modules de formation/éducation. Ce seront des outils au service de la prévention des risques FFMC Loisirs Regroupant des centres d accueil et de formation à la pratique routière, principalement par l usage du cyclomoteur la FFMC loisirs organise des ateliers pédagogiques. La Mutuelle s implique significativement dans «Tasses pour un Bol».. le cadre des opérations Les Contributions «prévention/sécurité» relations ponctuelles pour des projet entrant directement ou indirectement dans le domaine de la moto suivant des orientations revues annuellement pour aller dans le sens des problématiques sociétales. Ne sont recevables que les projets qui ont un rapport avec les 2 et 3 roues à moteur, compatibles avec l esprit de la Mutuelle et qui concourent à en renforcer l image. Ce sont des projets concernant des groupes (pas de projets individuels) et l intervention de la Mutuelle est au maximum de 40 % du budget de l opération. Tout projet doit comprendre un descriptif du projet et des contenus pédagogiques, le budget général, l argument sur l intérêt pour la Mutuelle ainsi que les dispositions prises pour mise en valeur de la participation Mutuelle. Le Mécénat ce sont des aides de pure générosité correspondant à la responsabilité sociale de la Mutuelle. Le mécénat est à l origine d un lien social nouveau entre l entreprise et son environnement. Il s inscrit dans la perspective plus large du développement durable. Le mécénat exprime une forme originale d engagement des entreprises envers la société, se situant entre la philanthropie et la responsabilité sociale. S il est en principe tourné vers l extérieur, le mécénat n en a pas moins des effets positifs à l intérieur même de l entreprise, car il est à l origine de nouveaux liens sociaux. Les principales motivations de l entreprise mécène : fédérer le personnel autour de valeurs communes, voire l impliquer au travers du bénévolat ou du mécénat de compétence, soutenir des projets du personnel salarié et bénévole et montrer ainsi l engagement de l entreprise auprès de ses acteurs, améliorer la cohésion et l attractivité sociale de l entreprise. Exprimer les valeurs de l entreprise de façon tangible et contribuer à sa réputation (lisibilité et visibilité), être utile en apportant sa contribution à des causes d intérêt général, accompagner l intégration de l entreprise à son environnement. Assurer une veille sur les pratiques culturelles et sociales émergentes, communiquer en tant qu institution auprès de ses sociétaires et relations d affaires, ou autre réseau social motard. 16

Le développement durable Selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l environnement et le développement durable (rapport Brundtland «Notre avenir à tous»), le développement durable est un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion, le concept de «besoins et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis à qui il convient d accorder la plus grande priorité et l idée des limitations que l état des techniques et de l organisation sociale impose sur la capacité de l environnement à répondre aux besoins actuels et à venir». Notre métier, la pratique de l assurance s inscrit dans ces concepts (mutualité des risques, responsabilité, vision à long terme de la prévention) et il est donc naturel à la Mutuelle de réfléchir développement durable car dans cette définition il ne s agit pas que la Terre mais des services qui ne sont pas qu immatériels. Toutefois la mise en œuvre d une démarche de développement durable dans une entreprise est un processus complexe qui engage toutes les fonctions de l entreprise. En 2010 les actions entreprises pour sensibiliser les collaborateurs à privilégier le train pour tous les déplacements professionnels en métropole, ont porté leurs fruits, notre empreinte individuelle 289 kg/co²/personne/an pour 302 en 2009 (Base 429 Salariés et 100 Délégués). 1. En 2010 le ferroviaire a été privilégié au détriment de l aérien et de la route ce qui améliore notre bilan global en baisse de 7 % : 153 007 kgs/co² pour 2 079 873 Kms parcourus Fer : 12 471 kgs/co² +14.8 % (6 g/co²/km) 1324 trajets (+8.8 %) et 804 599 kms (+14.8 %) Route : 90 577 kgs/co² -7% (127g/Co²/km) 717 274 kms parcourus L émission de Co² pour l utilisation des automobiles ou des motos a baissé de 7 % et le nombre de kms parcourus n a augmenté que de 1 % sur l année. Air : 49 959 kgs/co² -12 % (162 g/co²/km) 465 trajets (-13.7 %) estimation de 558 000 kms 2. Autres actions dans le domaine du développement durable Consommation de papier A4 blanc à la norme PEFTC sur l ensemble de nos sites France : 8 848 kg en 2010 soit 1,772 million de feuille. En hausse de 23 % par rapport à 2009 (6878 kg de papier pour 1,432 million de feuille). Recyclage des piles 60 Kg pour une estimation de 300 piles récupérées (1ère année de la récupération). Réduction de nos transports Fret : En regroupant nos expéditions de logistique Documentaire avec celles de nos fournitures de bureaux sur une seule plate-forme nous avons réduit de facteur 3 le recours à des camions de transports. A cette occasion nous avons pu également rationaliser le circuit de constitution de nos «kits de bienvenue» (circuit d assemblage impliquant plusieurs imprimeurs et générant des transports entre les points de production, d assemblage et de stockage). Recyclage Papier Blanc : 4 tonnes de papier collectées au Siège Social (en augmentation de 24 % en 2 ans) permettant de fabriquer 3.6 tonnes de papier recyclé et d économiser 80 000 litres d eau, 12 tonnes de bois et 4 000 litres de pétrole. Vélos à Assistance Electrique : mise à disposition de 3 vélos à assistance électrique du prestataire Mobileco (Economie Sociale) pour les collaborateurs du Siège Social pour les déplacements courts depuis juin 2010 : plus de 2600 km parcourus en 7 mois. Utilisation de bouteilles d eau Earth Water dont les bénéfices sont reversés au PAM de l ONU pour des programmes d accession à l eau. 3500 bouteilles en PET achetés en 2010 pour nos Actions Terrain, Assemblée Générale et Rencontres d encadrement interne. Et puis en vrac mais pour ne pas perdre de vue toutes les autres actions menées sur les aspects divers de la RSE (responsabilité sociale entreprise) en plus des contributions, partenariats : En matière de gestion des RH : accord sur l emploi des handicapés, Charte de la diversité en entreprise. En matière de produits : convention AVEM assurance des 2 roues électriques SAVE - Assistance aux personnes en situation d infraction (SOLUCIA). Convention épaviste et retraitement des déchets (stockage, dépollution, traçabilité. En matière d investissements responsables : (agences de notation SIRI, VIGEO, EthiFrance), l investissement socialement responsable en 2010 c est 62 % de nos placements. Projets pour 2011 : Recyclage des bouteilles d eaux plastiques courantes, des journaux, magazines et cartons au Siège Social. Refonte des systèmes d impressions permettant de réduire la consommation de papier et d électricité de nos imprimantes et photocopieurs en mutualisant les solutions d impressions et en définissant une charte des impressions favorisant les pratiques éco responsables (Recto/verso, N&B, etc.). Bilan énergétique de nos Bâtiments Siège social avec préconisations de solutions visant à réduire nos consommations énergétiques et thermiques. Réduction des nuisances sonores de notre installation Pompes à Chaleur B1/B2. Réflexions norme RSE* «ISO 26 000» pilotée par le Service RH avec l association Face Hérault. Lancement du projet nouveau Siège Social qui fera l objet d une réflexion environnementale globale tant en conception, qu en réalisation et exploitation (livraison du Bâtiment prévue fin 2013). * RSE : Responsabilité Sociale des Entreprises 17

Vos notes 18

Vos notes 19

ents s ation m r o f in Re es les mme é n n o o électi ppar ues c rendre et s é t Ont é us sont a our comp et le o qui n ensables p la Mutuel tre indisp connaître FFMC. de vo u e p x t mieu ouvemen sacré un por t. p n son m d avoir co e de ce ra et ceux r i Merc à la lectu tes celles oration b u s o p tem aussi à t ipé à l éla c i Merc ront par ti e édition. u qui a te troisièm t c de e iem merc Parc Euromédecine - rue de la Croix verte 34294 Montpellier cedex 5 Appel gratuit depuis un poste fixe 0805 36 36 36 Société d assurance mutuelle à cotisations variables, entreprise régie par le code des assurances